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dimanche 7 décembre 2014

Manifestation de chômeurs et précaires aux Etats généraux du PS

60 chercheurs d'emploi interpellés

Soixante participants à une manifestation contre la précarité et le chômage ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte de l'assemblée

Des militants ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte où se tenaient les Etats généraux du Parti socialiste près de la Porte de la Villette, dans le nord-est de la capitale, samedi à Paris.

Les manifestants entendaient intervenir devant les cadres socialistes en lisant un texte critiquant la politique du gouvernement, affirme dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. 

"Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser", selon la CIP.


La Coordination a fait état de l'interpellation de "plus de 60 personnes", dont 53 ont été conduites au commissariat.

Les manifestants interpellés ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi

Les nervis du PS ont tapé dur: "le service d'ordre a fait son boulot" !
Le Parti socialiste a déclaré que des manifestants avaient "essayé d'envahir la salle. Le service d'ordre du parti a fait son boulot pour qu'ils ne rentrent pas".

On n'était pas à Sirvens, mais...
"Ils étaient plutôt remontés et pas forcément pacifistes dans leur manière d'aborder les choses, et, après, les policiers ont pris le relais et les ont fait sortir de l'enceinte du site", a minimisé l'entourage de Kosta, alias Jean-Christophe Cambadélis. 

Quelque 8.000 manifestants selon les organisateurs, 850 selon la police, avaient défilé auparavant de la Place Stalingrad, dans le Xe arrondissement, à la place de Clichy (XVIIIe), dans le nord de Paris contre le chômage et la précarité, à l'appel de plusieurs organisations: Agir ensemble contre le chômage (AC), Apeis (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires, membre fondateur d'ATTAC), CGT Chômeurs, Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDH), CGT Spectacle...

"Hollande, l'autre pays du chômage"

Autre cible du mécontentement, le gouvernement. "Hollande, l'autre pays du chômage", pouvait-on lire sur la banderole en début de cortège.

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui défilait, "cette manifestation prend une importance d'autant plus grande au vu du contexte actuel, alors que des milliards d'euros sont reversés dans les caisses patronales". "Cette manifestation est aussi une riposte à l'action du MEDEF toute la semaine passée", a-t-il déclaré.


"La loi Macron va participer de la dégradation des conditions des travailleurs du dimanche et du soir, et cette manifestation est l'occasion de dénoncer aussi cela", a affirmé Jérôme Gleizes, conseiller de Paris et membre du Groupe écologiste (EELV) de Paris.

"Actuellement, j'ai deux contrats et j'arrive à 20h par semaine et 500 euros de salaire par mois: ce n'est pas vivable", déplore Fred, travailleur dans l'animation. "On parle d'abrogation des 35 heures mais beaucoup aimeraient bien pouvoir travailler au moins ce nombre d'heures-là", ajoute-t-il.

Tensions à Toulouse depuis la mort de Rémi Fraisse

D'autres manifestations ont eu lieu en province. 
A Marseille, quelque 150 personnes se sont rassemblées sous la pluie dans le centre-ville, devant l'antenne locale du Medef. 
Ils étaient 300 à Bordeaux.

Minute de silence, à l'occasion de la marche
contre chômage, à la mémoire de l'activiste 
écologiste mort sur le site de Sivens 
(Toulouse, 6/12/2014)
A Toulouse, où le contexte est tendu depuis la mort de Rémi Fraisse, entre 300 et 400 personnes ont défilé. Elles ont dû renoncer à parcourir les rues les plus centrales de la ville dont tous les accès étaient interdits par d'importantes forces de police.

La ville en étant à son sixième samedi consécutif de manifestations, parfois violentes, depuis la mort du militant écologiste tué par l'explosion d'une grenade sur le site du projet de barrage de Sivens, la police a canalisé le cortège vers une zone plus périphérique.

vendredi 15 mars 2013

Sapin trouve les associations de chômeurs sur son chemin


Le PS a développé les associations de chômeurs: elles se dressent contre le gouvernement

Les représentants d'AC !, MNCP, Apeis, CGT chômeurs et SNC ont fait part de leur colère 
Militants MNCP devant les grilles du Luxembourg,
le 09 mars-2011 à Paris
Reçus ce vendredi par le ministre du Travail, Michel Sapin, ils venaient avec sept revendications. 

=>L'une d'entre elles exige un moratoire sur les sommes induement versées par Pôle emploi  (2,5% à 3% des allocations). L'ancienne ANPE réclame en effet le remboursement de 300 millions d'euros de trop perçus aux chômeurs qui ont reçu des versements par erreur, sans se plaindre... Certains doivent rembourser jusqu'à 10 000 euros.
Une autre concerne l'arrêt des radiations ou encore la création d'un fonds social pour les chômeurs. Ces représentants avaient été invités après le suicide d'un chômeur tracassé par Pôle emploi, qui s'était immolé par le feu devant une agence Pôle emploi.

Mesure d'urgence et endettement: 2.000 CDI chez Pôle emploi

Le ministère affirme, par communiqué, que le "gouvernement a  pleinement conscience des difficultés économiques et sociales que traverse la France et de leurs conséquences pour les personnes les plus fragiles". Il a étayé cette affirmation d'un rappel de " l'ensemble des mesures de justice sociale et d'urgence adoptées dès juillet 2012." Parmi elles, on compte le recrutement de 2.000 CDI d'ici la fin 2012 pour Pôle emploi (45 400 salariés), à commencer par 1400, des redéploiements, à dire vrai.

Le compte n'y est pas, selon les associations
"Il y a une grande déception de notre part", affirme Jacques-Henri Vandaele, président du Mouvement national des chômeurs et précaire (MNCP,1986), forte de 40 associations. Ce dernier regrette que "Michel Sapin soit parti au bout d'une heure", laissant la discussion se poursuivre avec le directeur de Pôle emploi, Jean Bassères.

Les associations "ne comptent pas en rester là"

Au-delà même des revendications "d'urgence",
ces associations expriment leurs doutes quant aux projets du gouvernement pour réduire le chômage, en hausse depuis 21 mois, et qui touche 10,2% de la population. "Personne n'y croit ,mais le gouvernement continue de maintenir que la courbe du chômage va s'inverser d'ici la fin de l'année", pointe à cet égard le président de MNCP, qui ajoute à propos du ministre : "On le voit toujours coincé sur la question de la dette". 
Le collectif d'associations prévoit des actions de protestation dans les prochaines semaines.

mardi 27 mars 2012

François Mitterrand avait sa table réservée au ...Fouquet's

Nicolas Sarkozy, héritier de François Mitterrand ?

Envahi par des chômeurs (retraités!) et des syndicalistes, le 7 mars 2012, le Fouquet's serait le "symbole" des "absurdités de son client le plus célèbre", affirment MNPC (Mouvement national des chômeurs et précaires = CGT chômeurs ), l'Apeis (Association pour l'Emploi, l'information et la solidarité = ATTAC) et AC (Agir ensemble contre le chômage = Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT), dans un communiqué commun ignorant les activités du président Mitterrand.
Une action "symbolique" de l'absurdité des attaques faites au président-candidat !

Le PS et ses réseaux ne se sentent même pas ridicules ?

La table 83 au Fouquet's était celle réservée - à l'année - au dernier Président socialiste

Fustigé par l'opposition, Nicolas Sarkozy n'y est allé qu'une fois
, le soir de sa victoire en 2007, tandis que la presse inféodée auto-censura l'information: le socialiste François Mitterrand y avait ses habitudes quand il était à l'Elysée (cf. Le Monde 17/02/2012).

Aucun journaliste -même impertinent- n'en n'a jamais pipé mot
, et personne ne s'en est donc jamais scandalisé.
Alors que l'épisode du Fouquet's revient sans cesse sur le devant de la scène, Nadine Morano contre-attaque en rafraîchissant les mémoires. " C'est très hypocrite que de reparler du Fouquet's en permanence ", a souligné l'invitée de l'émission politique de la Radio de la communauté juive (RCJ), la ministre de l'Apprentissage dimanche 26 février 2012. Sans faire le buzz... Ce qui est parfaitement incompréhensible, si on songe que les honorables journalistes sont tous dévoués au pouvoir, mais vous n'êtes pas obligés, désormais, de croire l'opposition !

" Nicolas Sarkozy y a passé deux heures et on en a parlé pendant cinq ans ", a t-elle fait valoir, avant de rappeller que l'ancien président socialiste François Mitterrand y avait sa table " réservée à l'année ". " S'il fallait analyser le nombre de restaurants dans lesquels François Hollande va quelquefois, qui sont bien plus chers que le Fouquet's, on aurait, aujourd'hui, de quoi épater les Français ", a poursuivi Nadine Morano.
D'ailleurs, y avait-il matière à scandale, dans l'un et l'autre cas ?
Le vertueux PS a eu le cynisme d'entretenir le mythe du "président des riches, à propos d'un établissement une étoile !

François Mitterrand a toujours eu l'art de cultiver le secret, mais avec la complicité des media dévoués, qui n'avaient rien révélé de Mazarine, sa fille adultérine cachée.
Le président-monarque était certes ennemi de la transparence, qui, si elle s'était appliquée à l'époque, lui aurait certainement compliqué l'existence, et sans doute perturbé gravement sa vie politique.
Les libertés que la presse de gauche prend aujourd'hui avec sa déontologie professionnelle mettent en cause son honorabilité. Ce qui la regarde.

Mais sa fiabilité et la manipulation de l'opinion, ça NOUS concerne.

Combien de vertueux commentateurs ne sont-ils que des valets du PS et du SNJ ?
" C'est exaspérant d'avoir fait des procès indignes pendant cinq ans à Nicolas Sarkozy parce que ceux qui voulaient vraiment analyser son mandat auraient dû le faire sur son action ", a conclu Nadine Morano.

samedi 17 avril 2010

Accord pour un plan d'aide aux chômeurs en fin de droits

La droite est sociale et solidaire

Depuis le début 2010, Laurent Wauquiez préparait des mesures opérationnelles pour les 400.000 chômeurs en fin de droits qui se retrouveront sans revenus cette année. Il promettait « plusieurs centaines de millions d'euros », cofinancés par l'Etat et l'Unedic.


Pas de laissés pour compte


Les chômeurs en fin de droits bénéficieront d'une allocation temporaire, de formations rémunérées et de contrats aidés, selon un compromis auxquels sont parvenus jeudi soir la majorité des syndicats, le patronat et le gouvernement.

Solidarité financière des nantis

=> Au terme d'une ultime réunion de trois heures, gouvernement, syndicats et patronat ont décidé d'un "plan rebond pour l'emploi" de 705 millions d'euros destiné à plus de 300.000 demandeurs d'emploi en fin de droits.

=> Les Conseils régionaux, sollicités pour participer au financement des formations pour 20.000 chômeurs en fin de droits pourraient ajouter 133 millions d'euros supplémentaires à ces nouvelles dépenses .
Sur le million de demandeurs d'emploi devant arriver en 2010 au bout de leurs droits à une allocation chômage sans avoir retrouvé un travail, l'objectif était de trouver des mesures pour 360.000 personnes sans revenu de remplacement, financées conjointement par l'Etat et les partenaires sociaux.
Les mesures, qui devraient entrer en vigueur à partir de la fin mai, au lieu de la fin mars initialement envisagée, bénéficieront à une partie des demandeurs d'emploi arrivés au terme de leurs allocations entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010.

=> Une aide exceptionnelle pour l'emploi

"Filet de sécurité" pour 70.000 à 110.000 personnes et pour un coût maximal de 220 millions d'euros, cette aide est cofinancée à 50/50 par l'Etat et l'assurance chômage, donc par les 'privilégiés' et les classes moyennes sollicitées en toutes circonstances.

Cette aide sera
du même montant que l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) - près de 460 euros par mois - et d'une durée maximum de 6 mois, mais ne sera versée "que lorsque d'autres solutions n'auront pu être proposées par Pôle Emploi" et ne sera pas accordée à un chômeur qui aura refusé un contrat aidé ou une formation.

=> Outre ces allocations, des actions en faveur des fins de droits

Formations rémunérées
pour 70.000 personnes
et contrats aidés pour 170.000 autres (50.000 contrats initiative-emploi et 120.000 contrats d'accompagnement dans l'emploi) constituent deux pistes d'action privilégiées à destination des chômeurs en fin de droits ciblés.

Réactions syndicales
L'indécence cégétiste

La CGT a trouvé ce plan "pas à la hauteur des enjeux"
et a dénoncé un "marché de dupes" pour l'allocation temporaire.
L'association de défense des chômeurs AC! est très radicalement insatisfaite et banalise la misère : "Pour les chômeurs et précaires, le compte n'y est pas. Ce dispositif temporaire ne garantit qu'un revenu de misère. Nous exigeons une prolongation de l'indemnisation par l'assurance chômage des personnes, et une modifications des conditions injustes concernant l'accès aux minimas sociaux." La misère dans les pays occidentaux frappés par la crise économique européenne est sans comparaison avec celle qui sévit dans les pays du monde les plus défavorisés. La population du Darfour a une notion de la misère fort différente de celle des indécents d'AC!...
AC!, association non représentative, fondée en 1993 par des syndicalistes de l'Union syndicale Solidaires (ou on retrouve SUD - lien PaSiDupes), de la FSU et du courant gauche de la CFDT, des militants associatifs politiques ou intellectuels.
Notion de misère, selon les camarades du pouvoir soudanais

En revanche, la CFDT a admis que ce plan est "tout à fait satisfaisant" et s'est réjouie "qu'enfin on ait pris la question des fins de droit à bras-le-corps".
La CFTC a également salué "des mesures positives" et même FO contredit la CGT en reconnaissant un "compromis positif".

Côté patronal, le MEDEF a parlé de "mesures exceptionnelles et temporaires sans précédent".

A l'issue de la réunion à Bercy finie, Nicolas Sarkozy a rendu hommage au dialogue qui fournit "une nouvelle illustration de la volonté qu'ont l'État et les partenaires sociaux d'apporter ensemble des solutions concrètes à des situations difficiles".

Ce plan "très généreux pour ceux qui cherchent vraiment un emploi" (Lire PaSiDupes sur des cas d'abus) et "à l'équilibre entre la vision du gouvernement et le souhait des partenaires sociaux" a été validé par tous les syndicats, y compris patronal - sauf la CGT - , a fait valoir le secrétaire d'Etat à l'Emploi.
"Dans ce dossier très compliqué, tout le monde a fait un bout de chemin, ce qui n'était pas gagné il y a un mois et demi. C'est une bonne nouvelle pour les demandeurs d'emploi concernés notamment des classes moyennes", a souligné Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat.

samedi 3 octobre 2009

La Poste: la mascarade de la « votation citoyenne »

Une majorité de Français serait pour un référendum ?
Syndicalistes (?) masqués de SUD
jeunes, sveltes et courageux

Scènes de simulacre stalinien


Ces derniers jours, plusieurs témoignages de proches et amis -ou de lecteurs- corroborent la suspicion de manipulation des Français.

Ainsi, entre 11h et midi, hier à cette sortie d'école, les mamans et les mamies étaient incitées à signer une pétition sur un petit mur investi par un grand syndicaliste notoirement communiste: la stature et la voix profonde du militant laissaient-elles une marge de manoeuvres aux dames craintives cueillies à froid, cabas à la main ? La main rugueuse tendait un stylo pointé là où il convenait...

Aujourd'hui encore, il nous est rapporté qu'une dame (encore) qui refusait de pétitionner devant un magasin Shopi s'est vue demander des comptes. « Et pourquoi vous ne participez pas? » « Vous avez des raisons ? » On ne pouvait pas échapper à la pression: il fallait se justifier ! Lire PaSiDupes
Si on lit la presse...
On a une tout autre version de la réalité du terrain.

On apprend qu'un collectif veille sur nous.

Il regroupe plusieurs dizaines de partis de gauche, d'élus locaux d'opposition et d'associations militantes, opposés à l'ouverture du capital et au changement de statut de l'entreprise. Il a lancé cette consultation le 26 septembre dernier, une opération qui se terminera samedi 3 octobre, en début de soirée, et dont l'objet est notamment de provoquer l'organisation d'un référendum national sur ce dossier.

Dans cette consultation, les abstentionistes sont pour la capitalisation
Le collectif affirme avoir recensé jusqu'à présent au moins 4.000 lieux de vote dans toute la France et s'attend à dépasser le million de pétitionnaires. Les chiffres des RG pourraient diverger...
Les citoyens sont invités à répondre par "oui" ou par "non" à la question suivante: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser. Etes-vous d'accord avec ce projet?".

S'il s'agit d'un vote, il se fait en direct, sans isoloir, devant l'urne, avec signature de listes d'émargement, mais ni par Internet, ni par correspondance. Deux tréteaux, une planche, une urne transparente: des scrutins ont été organisés partout en France et dans des lieux très divers, sur les marchés, dans les gares, les entreprises, les universités, les bureaux de Poste ou tout simplement dans la rue. Evidemment, le secret du « vote » n'est pas respecté. Bien au contraire, puisque la pétition est à sens unique: ne signe que celle (ou celui) qui approuve la pétition.

S'il s'agit d'une pétition, un stylo offert et une feuille à en-tête NON en gros sur un coin de mur suffisent.

Un sondage en pleine votation démocratique

Un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche tombe à pic !
Selon cette enquête téléphonique peu anonyme, une nette majorité de Français, 59 %, exprimerait son souhait de voir le gouvernement organiser un référendum sur le changement de statut et l'avenir de La Poste.

Mais 41 % des sondés ont osé dire leur hostilité à cette idée de référendum. Peut-être n'entendent-ils pas se substituer aux députés qu'ils se sont choisi... Sinon, pourquoi les désigner ?

Le sondage souligne un clivage politique sans intérêt.Sans surprise, il « révèle » des divergences d'opinions particulièrement marquées: sept sympathisants de gauche sur dix souhaitant un tel référendum (77 %) , alors que six sur dix à droite (43 %) n'en voient pas l'intérêt.
Les résultats de ce sondage réalisé du 1er au 2 octobre auprès de 1 004 personnes, seront annoncés lundi prochain.
Sans aucune valeur juridique !

Quelques signataires de la pétition:

Association ATTAC-FRANCE,
Clémentine AUTAIN,
Claude BARTOLONE (Président PS du Conseil général de Seine Saint-Denis),
Olivier BESANCENOT (Porte parole du NPA),
José BOVE (Syndicaliste paysan),
Collectif AC ! (Dore-Allier-limagne-piedmont),
Collectif SDF ALSACE (Strasbourg - Bas-rhin (67)),
Association des Communistes Unitaires (ACU),
Fondation COPERNIC,
Jean-Luc COUPAT (Conseiller général de St-Amant Roche Savine),
Annick COUPE (Porte parole de l'Union Syndicale Solidaires),
Guillaume DAVRANCHE (Alternative libertaire),
Frédéric DUTOIT (Président des elus Communistes de Marseille),
Jean-Baptiste EYRAUD (DAL, Droit au logement),
Jérome GLEIZES (Collège éxécutif des Verts),
Cécile GONDARD (Secrétaire générale de SUD-PTT),
Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
Christian MAHIEUX (Secrétaire national de SUD-Rail),
Noël MAMERE (Député Verts de Gironde),
Henri MERME (Les Alternatifs),
Maurice MONGE (Président de l'association "touche pas à ma poste !" de Jouy sous Thelle 60240),
Yvan RENAR (Sénateur du PCF),
Aurélie TROUVÉ (Co-présidente d'ATTAC France)
Les commentaires

  • Laurent Fabius:
    >"Changer le statut de La Poste comme veut le faire M. Sarkozy relève d'un choix purement idéologique, qui n'apportera rien de positif". Dans un entretien publié samedi dans le JDD, le député socialiste estime que cette "votation citoyenne est aussi la conséquence d'un engagement présidentiel non tenu".
    Nicolas Sarkozy "s'était engagé à rendre possible un référendum d'initiative populaire sur ce type de sujet, et pourtant il a tout fait pour l'exclure en refusant de publier le texte d'application indispensable, alors que la Constitution a été révisée précisément en ce sens depuis plus d'un an", déclare-t-il.
  • Le collectif:
    "On ne se fait pas d'illusion sur le résultat du scrutin. Les chiffres qu'on attend, c'est le nombre de votants", a confié Nicolas Galepydes, animateur. Quant à la mise en doute de la légitimité du scrutin, il répond: "Je veux bien qu'on me dise que ça n'a aucune valeur juridique, pas plus qu'une manifestation ou une grève. Mais il y une vraie vague. C'est un vrai mouvement social. Le gouvernement a vraiment touché à quelque chose. Il y a une vraie crainte".
    Selon le collectif encore, "la question du service public postal ne peut pas se discuter uniquement entre le Parlement et le gouvernement, mais doit faire l'objet d'un vaste débat citoyen". "Une fois qu'on a bien débattu, on fait un référendum sur ce qu'on fait de La Poste".
  • Christian Estrosi
    "Quant on voit qu'un scrutin voit sa question posée par M. Besancenot et que ce sont les socialistes qui sont chargés de dépouiller, j'émets de sérieux doutes sur la crédibilité et la légitimité de ce scrutin", a observé le ministre.
    "S'il y a un gouvernement qui veut privatiser La Poste, je cours au premier bureau de la CGT voter contre", a répondu le ministre de l'Industrie Christian Estrosi vendredi sur RTL. Le gouvernement ne cesse en effet de dire que le changement de statut et l'ouverture du capital n'empêchera pas l'entreprise de rester 100% public et que c'est inscrit dans la loi."

  • vendredi 2 novembre 2007

    Précarité : AC condamne Delanoë, les Communistes et Les Verts , comme les autres, en bloc !

    Expulsion du local d’AC ! par ...la Mairie de Paris
    Les défiants citoyens défiés par les drôles de citoyens de AC ! Les défiants ne peuvent pas mieux que les défiés (et inversement) malgré leurs déclarations édifiantes et leurs people compatissants.
    La Mairie socialiste de Paris s’est en effet illustrée en plein mois d’août, alors que la presse est en sommeil et que les nantis ont les doigts de pieds en éventail sur les plages de France et de Navarre.
    Voici l’extrait d’un communiqué de AC ! , en date du jeudi 30 août 2007. Seule la partie propagande a été retranchée.
    Expulsion du local d’AC ! par la Mairie de Paris :
    cachez ces pauvres que la gauche ne veut pas voir
    Ce matin, 30 août 2007, d’importantes forces de police ont expulsé le local d’AC !, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement.
    Ce petit local appartient à la SIEMP, une des sociétés immobilières de la Ville de Paris, présidée par Fabienne Giboudeaux (Les Verts).
    Après deux ans de lutte,
    la gauche parisienne place donc la rentrée des précaires sous le signe de la répression.
    Un signal fort en ce début de campagne municipale : malheur à ceux qui ne se satisfont pas d’une politique sociale qui se résume à Vélib et à Paris Plage.
    Depuis plus de trois ans, au 23 bis rue Mathis, des permanences hebdomadaires accueillaient les précaires de tous statuts : chômeurs, travailleurs pauvres, SDF, confrontés à des problèmes de survie quotidiens et multiples : coupures d’électricités, radiations de l’ANPE ou suspension du RMI, accès impossible aux services sociaux, trop perçus CAF ou ASSEDIC.
    Si la politique de l’Etat et de l’UNEDIC explique certaines de ces difficultés, beaucoup d’autres sont évidemment du ressort des élus parisiens, d’autant plus que la Ville a à la fois les compétences d’une municipalité et celles d’un département.
    A qui la faute si les services sociaux sont surchargés, notamment dans les quartiers pauvres, au point qu’en cas d’urgence sociale, le déblocage d’une aide financière de quelques dizaines d’euros prend souvent plusieurs semaines, à qui la faute si la simple obtention d’un rendez vous avec un travailleur social prend souvent le même temps ?
    A qui la faute si l’insertion professionnelle à Paris se résume à la multiplication des contrats précaires, comme le Contrat d’Avenir, avec des salaires dérisoires qui ne permettent même pas d’accéder aux droits fondamentaux, dans une ville où tout est plus cher qu’ailleurs ?
    A qui la faute si le contrôle, les suspensions de RMI se multiplient, si les allocataires sont envoyés dans des boites de reclassement privées au coût astronomique et à l’efficacité douteuse (comme Patrick Devedjian dans les Hauts de Seine, Bertrand Delanoë a ainsi choisi de faire appel à Ingeus) ?
    La responsabilité des élus Socialistes, Verts et Communistes est évidemment écrasante, surtout dans un département riche où aucun problème de budget ne peut être soulevé : en six ans, l’équipe gauche plurielle aurait pu choisir d’améliorer les conditions de vie des Parisiens pauvres, aurait pu, en commençant par ses propres services, créer autre chose que des emplois précaires et sous-payés.
    En lieu et place, face à ces critiques concrètes qui se traduisent effectivement au quotidien par de nombreuses actions, notamment d’occupation et d’interpellation des élus parisiens, la Ville de Paris a tenté d’instaurer la même forme de clientèlisme tant reprochée à ses prédécesseurs de droite.
    Ainsi en ce qui nous concerne, lors des négociations avec le cabinet Delanoë et de nombreux élus Verts, comme Mylène Stambouli, ou le président du groupe René Dutrey, c’est toujours les mêmes propositions qui nous ont été faites : tout était possible, un local, voire même une subvention pour en payer le loyer, à une seule condition : renoncer à une partie de nos activités, celles qui concernaient la critique en actes de la politique sociale parisienne. Concrètement, cela signifiait fermer nos portes à tous ceux qui en sont victimes.

    Notre raison d’être, c’est la lutte contre la misère et la précarité sous toutes ses formes, et quelle que soit la couleur politique des responsables qui l’entretiennent.

    Soit ! Mais pouvons-nous ajouter, ‘quelle que soit l’origine’ des précaires ou quel que soit le baileur ? Pourquoi Didier (son histoire dans La Provence) obtient-il les soutiens de la Confédération nationale du logement, du collectif contre les inégalités et du PC qui sont refusés à AC !, nous demandons nous ? Didier habite une ville UMP dans un département PS et son bailleur est la SA Vaucluse Logement (35 % de son parc de logement sur Avignon, 65 % sur le reste du département).
    AC ! c’est Agir ensemble contre le chômage, une association française de lutte contre le chomage fondée en 1993 par des syndicalistes trotskistes, originaires surtout de l'Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT, des militants associatifs et des personnalités politiques ou intellectuelles.

    A noter que, depuis le 30 août 2007, l'immeuble de la SIEMP, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement, est inoccupé... Le CAL, ou DAL, l'a-t-il investi?
    Les Verts l'ont-il offert aux 'mamans' africaines?

    Contacter
    SIEMP Société d'économie mixte de la Ville de Paris
    29 Boulevard Bourdon
    75180 Paris cedex 04
    Tél. : 01 42 77 20 20

    Demander Fabienne Giboudeaux: elle a 46 ans et habite Belleville, dans le XX° arrondissement, où il se passe toujours quelque chose...

    jeudi 6 septembre 2007

    Hollande veut faire payer cher la transparence

    Le patron du PS réclame encore des sous !

    Le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, a décidé de s’attaquer au magazine « Choc », qui a publié des photos de vacances de Flamby 1er avec la compagne qu’il tenait cachée depuis bien avant le début de la campagne présidentielle.

    François Hollande avait déjà fait appel à la justice contre le magazine « Closer », mais n’avait pas obtenu l’interdiction de parution du magazine. Il n'avait pas réclamé de dommages et intérêts. Seule sa compagne, la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, avait obtenu 15 000 euros en dédommagement du préjudice supposé.

    Le magazine « Choc » a aussi publié des photos de François Hollande avec la même jeune femme. La justice rendra son verdict vendredi. François Hollande a tenu à préciser que l’argent irait directement dans les caisses d’une association d’aide aux chômeurs. Cette fois François Hollande réclame 100 000 euros de dommages et intérêts par l’intermédiaire de M° Bérès.

    On notera que l’avocat de l’ex-concubin de Sa Majesté Royal n’est plus M° Mignard, l’ami du couple et le parrain de plusieurs de leurs enfants. C’est M° Pervenche Berès (photo), députée européenne (groupe du Parti des Socialistes Européens) et présidente de la commission affaires économique et monétaire du Parlement européen, qui représente Hollande dans cette affaire. Est-ce à dire que l’ami intime a fait le choix de la battue de la présidentielle ! Encore un dommage collatéral…

    Les indemnités seront reversées au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNPC), a précisé l'avocat Bérès. Comment le tribunal refuserait-t-il de condamner l’hebdomadaire, puisque dommages et intérêts serviront à une bonne cause ?

    Ce choix de l’encore Premier secrétaire du PS soulève tout de même un problème que le tribunal de Nanterre devra toutefois prendre en compte, puisque des photos prises sur une plage publique deviennent un enjeu politique : le MNPC est généralement associé à des organisations très sulfureuses marquées à l’extrême gauche : APEIS (voir le libellé de PaSiDupes), AC ! ou ATTAC, dont les fondateurs –entre autres– sont les journalistes engagés –dans le respect de la déontologie professionnellle, peut-être– Ignacio Ramonet, Daniel Mermet, Bernard Langlois, Philippe Val et les personnes morales parmi lesquelles on compte des syndicats tels FSU, CFDT des transports et des banques, UGICT et Fédération des finances CGT, SUD-PTT, Syndicat unifié des impôts (SUI), Confédération paysanne, Syndicat de la magistrature (SM) ; des associations (Droits devant !!) ; des publications ("Charlie Hebdo", "Politis",…).

    Lors d’une manif de chômeurs à Paris le 13 janvier 1998 , avec Arlette LAGUILLER (LO) et Christophe AGUITTON (AC !), Robert CREMIEUX (MNPC) déclarait: "Nous manifestons contre le patronat", ce qui n’est pas la même chose que de manifester en faveur des chômeurs !…