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samedi 23 février 2019

Intox BVA : LREM, en tête des intentions de vote aux européennes

LePoint (famille Pinault) relaie l'enquête RTL (groupe M6), La Tribune et Orange (Etat )

Fake-news institutionnelle : "LREM en tête des intentions de vote"

I
nvraisemblable
: un sondage BVA place
la liste LREM-MoDem à 25 % des voix devant le Rassemblement national (19 %). Les Républicains sont troisièmes, avec 10 %. 

L'Elysée retente le coup gagnant de la présidentielle : monter le RN pour tirer les marrons du feu, si tant est que les électeurs n'ont pas encore mis l'arnaque au jour, après vingt-et-un mois de coups durs.

A trois mois du scrutin, la propagande formate les esprits en construisant des tendances. 
Le parti présidentiel, fort de l'ancrage du MoDem, décrocherait le plus de suffrages, selon un sondage BVA diffusé samedi. 
Avec 25 %, la liste du parti d'Emmanuel Macron, LREM, devancerait celle du Rassemblement national (19 %). Au premier tour de la présidentielle, Macron avait obtenu 24% des suffrage exprimés; Marine le Pen, 21%. Malgré les mouvements sociaux (Loi Macron, statut des cheminots ou Gilets jaunes) et une impopularité qui ne se dément pas au fil des mois (Macron est tombé sous la narre des 30%), la liste du président viendrait en tête : infox ! 

BVA a déjà écrasé la concurrence.
Le duo de tête se détache de toutes les autres formations : Les Républicains obtiennent 10 % d'intentions de vote, devant les écologistes d'EELV (9 %), La France insoumise (7,5 %), Debout la France (6 %) et le Parti socialiste (5 %). Personne n'y croit, ne serait-ce qu'un instant, mais l'idée fera son chemin, si les media embraye le pas de BVA, comme c'est vraisemblable.
Et pourquoi la société Artémis, propriété de la famille Pinault, ne mettrait-il pas le groupe Groupe Sebdo-Le Point qu'il détient à 100 %, au service de Macron.

Si le scrutin avait lieu dimanche, Génération·s recueillerait 3 %, les listes UDI et PCF 2 % chacune, et une liste des Gilets jaunes 4 %, selon cette enquête : peu importerait donc la composition de cette dernière, qu'elle soit majoritairement de droite ou de gauche. On est dans la caricature du scrutin et BVA prend vraiment les électeurs pour des billes !

Suivent les causes perdues : Résistons ! de Jean Lassalle (1,5 %), devant les listes Les Patriotes (Florian Philippot) et les trotskistes, Lutte ouvrière et du NPA, à 1 %, et l'UPR (François Asselineau), 0,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.

Six Français sur dix (62 %) se disent aujourd'hui "intéressés" par ces élections, contre 35 % qui ne le sont pas. La participation, toujours basse pour ce type de scrutin, est estimée entre 47 % et 52 %. Lors des européennes de 2014, elle s'était élevée à 42 %.
A la dernière présidentielle, le taux d'abstention s'éleva à 22,23% au premier tour et à 25,44% au second... BVA-LePoint-RTL-Orange-LaTribunesont résolument volontaristes...

Enfin, BVA se tire une balle dans le pied: c'est cher payer l'intox...
Si 53 % des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 47 % n'ont pas exprimé d'intention de vote ou peuvent changer d'avis. Ce qui laisse à BVA une grande marge d'erreur, un boulevard.

Enquête réalisée en ligne du 20 au 21 février auprès de 929 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,3 points (ce qui permet à M. Le Pen et Macron de s'envisager à égalité !)
Les intentions de vote se basent sur des personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention, soit (seulement 474 personnes) : il faut toujours lire les petits caractères en bas de page... Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat (et n'engagent pas BVA, de son propre aveu...). Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
Une image figée qui indique une dynamique, c'est nouveau... 


samedi 9 mai 2015

Capitulation nazie commémorée à Moscou, mais instrumentalisée au journal Libération

"Mai 1945: Vladimir Poutine isolé pour commémorer le sacrifice soviétique", raconte Libération...

Les mensonges de Laurent Mouchard-Joffrin

L'isolement de l'Union européenne s'affiche à Moscou
Libération présente l'U.E. comme le centre du monde, mais il s'est déplacé à Moscou, pendant que Hollande fait campagne sous le soleil des Antilles. "Aucun dirigeant occidental ne côtoiera samedi le président russe lors de la grande parade militaire", indique le journal socialiste.
"La parade militaire russe célébrant le 70e anniversaire de la capitulation allemande [-ailleurs qualifiée de "capitulation nazie"-] s’annonce d’une ampleur sans équivalent. Vladimir Poutine veut ainsi afficher la puissance retrouvée de sa Russie où "la grande guerre patriotique" fait désormais figure d’idéologie officielle autant qu’à l’époque soviétique, voire encore plus." Il faut toutefois rappeler aux lecteurs de Libération que François Hollande est en guerre sur trois fronts: En moins de trois ans, le président socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. De plus, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait début septembre 2013, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie. "Mais sur la tribune officielle, il n’y aura aucun dirigeant occidental de premier plan. A la différence de 2005 où, de Jacques Chirac à George Bush, ils étaient tous là pour rappeler le rôle clef joué par l’armée rouge dans la défaite du nazisme et les immenses sacrifices des peuples de l’Union soviétique."  

Libération efface toutefois de la photo une Européenne influente.
 
La chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'elle estime nécessaire de se rendre à Moscou le 10 mai prochain.
"La visite en Russie sera pour moi un moment très important. A l'heure actuelle, de profondes divergences existent entre nous et la Russie, concernant notamment les événements en cours en Ukraine. Pourtant, en dépit de ces divergences, il est important pour moi de déposer le 10 mai, avec le président russe, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu pour rendre hommage aux millions de victimes dont l'Allemagne endosse la responsabilité depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré la chancelière fédérale.
Lors de sa visite à Moscou, Mme Merkel s'entretiendra également avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.

"Ce choix est assumé aussi bien à Washington que dans "la plupart des capitales européennes", soumises à Obama, affirme Libération, "afin de protester contre l’annexion de la Crimée [demandée et votée par référendum par la population] au printemps 2014 et le soutien militaire, financier et politique de Moscou aux combattants séparatistes [russophones] de l’Est de l’Ukraine [qui revendiquent leur rattachement à la Russie, tandis que les rebelles fascisant au pouvoir à Kiev réclament l'aide financière de l'U.E., en échange de... Tchernobyl !]. "Leur présence face aux chars défilant sur la place Rouge serait [conditionnel de désaveu] aussi une manière de se prêter à l’instrumentalisation de l’histoire [Histoire!] par le régime dont la propagande présente systématiquement les autorités ukrainiennes élues [démocratiquement? Libération ne l'affirme pas...] comme des "fascistes", clamant que les batailles d’aujourd’hui dans le Donbass sont la continuation de celles de la deuxième guerre mondiale."

La vérité, c'est la bouderie d'Obama et de ses laquais, Cameron et Hollande

Au fil de son intox, le quotidien socialiste nuance son affirmation d'isolement"L'homme fort du Kremlin peut certes se prévaloir de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du président chinois, Xi Jinping, du premier ministre indien, Narendra Modi, du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatah al Sissi, de clients sud-américain[s] comme le cubain Raul Castro ou le vénézuélien Nicola Maduro, ainsi que  de ses vassaux de l’ex-espace soviétique."Mais la fête n’en est pas moins un peu gâchée, montrant l’isolement croissant de Moscou sur la scène internationale," insiste Libération, fermement ancré sur la ligne gouvernementale. 

Quel mépris pour l'ONU et les peuples de Chine, d'Inde, d'Egypte, du Vénézuéla et de Palestine ! Car Mahmoud Abbas est également présent à Moscou, représentant les amis de Laurent Fabius. 
D’autres chefs d’Etat seront d'ailleurs présents à Moscou, dont des européens, tels le président tchèque Milos Zeman  et le... ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ! 

Les fréquentations du président Hollande  conviennent en revanche au quotidien socialiste. 
Il vient pourtant de se rendre au Qatar pour signer le contrat de vente de 24 Rafale et  en Arabie Saoudite, deux états du Golfe soupçonnés de financer le terrorisme islamiste, tandis que la loi renseignement Valls porte atteinte au libertés publiques et individuelles au nom de la lutte contre les djihadistes.

mercredi 22 avril 2015

Attentat déjoué à Paris: arrestation d'un étudiant boursier algérien

Le terroriste était fiché, mais non surveillé

Des faits de crime d'une jeune femme permettent de mettre la main sur le tueur

Cette jeune femme, retrouvée morte dimanche dans sa voiture à Villejuif, aurait été tuée par un "étudiant" de 24 ans. 
L'"homme" s'en serait pris à Aurélie Châtelain, 32 ans, pour lui dérober son véhicule. Pourquoi elle et son véhicule peut apparaître clairement à tout autre que la presse, sachant que l'individu est d'origine algérienne et que la jeune et séduisante femme - présentée comme monitrice de fitness - se dénude en public pour danser: une mécréante qui ne satisfait en rien aux prescriptions supposées du Coran. 
Le mobile du crime semblait mystérieux à certains, puisque la victime était appréciée et "n'avait pas d'ennemis". Aurélie Châtelain aurait eu le malheur d'irriter un terroriste islamiste. Le fanatique, un étudiant en informatique de 24 ans - sans précision de ses origines algériennes - aurait voulu "dérober" (voler, s'il avait été Européen) le Renault Scénic (ou Mégane, selon les sources) de la jeune femme pour "mettre en oeuvre" (sic) des projets d'attentats et l'aurait abattue "dans la foulée" (termes choisis d'origine par deux femmes journalistes du Figaro).
Aurélie Châtelain, dite Lily, se trouvait en région parisienne ce dimanche pour suivre une formation à l'enseignement des Pilates, une forme douce de gymnastique. La jeune "professeur de fitness" (en attendant, non diplômée) et de danse vivait à Caudry, dans le Nord, près de Valenciennes. Sans raison apparente, une mort violente et injuste l'attendait à Clamart.  
"En hommage" à leur collègue, les coachs ont décidé de... maintenir les cours en dépit de son décès. "On ne pouvait pas les annuler, ce n'était pas elle", se justifie-t-on dans l'association. Une marche plus ou moins blanche palliera ce manque de respect: "business is business" ou "the show must go on", comme on voudra.

C'est en blessant Aurélie Châtelain que le suspect se serait lui-même blessé à la jambe. L'individu qui perdait du sang appela le SAMU, qui alerta la police, qui l'interpella dimanche. 
En suivant les traces de sang, la police remonta jusqu'à son véhicule. La police y découvrit deux sacs à dos contenant des armes, puis trouva de la documentation à son domicile.

La presse joue sur les mots

L'homme a des "velléités de départ en Syrie"
C'est ainsi qu'on ne parle pas de djihad. Sur BFMTV, le très trouble journaliste Dominique Rizet affirme même qu'on ne va pas nécessairement de France en Syrie pour faire  le djihad !... 
Le même relais officieux du ministère de l'Intérieur ajoute aussi que les effectifs de police ne permettent pas de tenir tous les suspects à l'oeil. Ainsi circuleraient en France plus de terroristes que de policiers.

Fiché mais tranquille
"Cette information ancienne valait à cet étranger suspect d'être fiché, tout en suivant, pense-t-on des études, puisqu'il bénéficiait d'un logement du CROUS (oeuvres universitaires et sociales)...
Malgré les 17 morts des attentats par des djihadistes français à Paris, le projet de loi renseignement et les affirmations réitérés de détermination de l'exécutif socialiste à lutter contre le terrorisme, le garçon - bien que fiché - ne faisait l'objet d'aucune enquête judiciaire. 

Or, Cazeneuve dont la presse idolâtre vantait l'efficacité apprend que l'homme apparaît sur des images de vidéosurveillance de Villejuif. 
Son ADN est alors vérifié: il correspond à celui retrouvé sur le véhicule d'Aurélie Châtelain.
Accablant et révoltant.

jeudi 16 avril 2015

Castres,Tarn: profanation de tombes chrétiennes

La presse minimise et floute les informations

Les journalistes parlent d'abord de "vandalisme" ordinaire

"Des dizaines de tombes ont été vandalisées mercredi mercredi 15 avril dans un cimetière de Castres, dans le Tarn." Viennent les formules automatique pour dire que le pouvoir a bien fait son boulot: "Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé la zone. Les visiteurs, choqués, ont trouvé porte close."  Les journalistes craintifs passent ainsi rapidement à l'anecdote, au risque d'auto-censure de l'information sur le fond : "A proximité du lieu, une habitante, dont le père est enterré ici depuis 17 ans, qualifie ce vandalisme de 'dégueulasse'," rapporte BFMTV, privilégiant l'émotionnel

Pourtant, "c'est une manifestation de grande ampleur puisque 250 tombes environ ont été 'touchées' ", a indiqué le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD), présent sur les lieux. 
"80 tombes et non 250 ont été dégradées", a contesté la procureur-adjointe de Castres, Charlotte Beluet. 'Des éléments posés sur des sépultures ont été arrachés, renversés et deux croix ont été descellées. Une statue de la vierge a aussi été arrachée", a-t-elle en revanche précisé.

La presse nie bientôt l'évidence 

"Les policiers n'ont trouvé aucun signe pouvant indiquer un acte à connotation politique, raciale ou religieuse." Les arrachages de crucifix ou de statue ne sont donc pas en soi connotés...

Les services de l'Elysée, quant à eux, ont encore lâché l'un de leurs communiqués automatiques. Ils prêtent à Hollande qui se trouve en Suisse, une froide déclaration condamnant ces "actes indignes" qui "portent atteinte aux valeurs de notre République": le service minimum obligé. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devrait se rendre sur place ce jeudi. Sans doute le ministricule s'imagine-t-il que ses mots vont régler la question des agressions inter-religieuses.

Aucun tombeau n'a été ouvert, "seuls les symboles ont été abîmés, des croix arrachées et certaines stèles ont été cassées", a ajouté Pascal Bugis. "Ce saccage est intolérable. Cette atteinte à la mémoire des morts est terrible", a regretté l'élu, qui était accompagné du préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Il filtre enfin que des crucifix et des statues ont été arrachés

80 tombes vandalisées dans un cimetière de Castres
Les "dizaines de tombes" -qui sont en vérité près d'une centaine- n'ont pas été vandalisées, selon la procureur-adjointe de la République, mais profanées. Il ne s'agit pas de pots de fleurs renversés ou de plaques mortuaires cassées, mais de  tombes ciblées et de signes religieux dégradés, voire d'objets sacrés bafoués.

Aucune inscription, aucun tag, ni revendication n'a été trouvé dans le cimetière, insiste le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD).

Il n'est pas anodin que la profanation a lieu au cimetière Saint-Roch de Castres 



D'une part, Castres est une ville DVD et, d'autre part, elle est située dans le Tarn socialiste. 
Le climat y est irrespirable depuis que les altermondialistes ont radicalisé la question de la retenue d'eau de Sivens réclamée par les exploitants agricoles. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, le conflit a fait un mort, un opposant au projet de barrage, et les tensions dans la population restent très vives. Thierry Carcenac, le président PS du Conseil général qui est également sénateur du Tarn était l’un des principaux promoteurs du réservoir. 

Pourquoi la ville de Castres est-elle ciblée, puisque Carcenac est élu du canton d’Albi Nord-Est,
à 52 km?

Quand des milliers de manifestants défilèrent à l'appel notamment de la FNSEA, pour exiger le maintien du projet de barrage de Sivens (Tarn) et exprimer leur "ras-le-bol" des "zadistes", c'était à Albi, ville préfecture. Castres, quant à elle, héberge le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) dont le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal-chef parachutiste, seule victime rescapée -mais tétraplégique- du djihadiste français Mohamed Merah en mars 2012, et certaines victimes des théâtres d'opérations militaires du président Hollande. 
Le 29 avril 2013, le caporal-chef Stéphane Duval du 1er RPIMa (Bayonne) est mort pour le Mali et deux militaires du 8eme RPIMA (Castres) ont été tués lors d'un accrochage en Centrafrique.

A la différence de certains organes de presse, le premier ministre a finalement admis la vérité du ciblage.
Manuel Valls a qualifié cet acte "d'offense insoutenable" et exprimé son soutien aux familles touchées par ces profanations. 


jeudi 26 février 2015

Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,3% sur un mois, et de 6,2% sur un an, toutes catégories confondues

Mensonge du journal Le Monde: "Le chômage a reculé en janvier"

"Baisse du chômage en trompe-l'œil au mois de janvier",
même pour Libération

"Alors que 2014 avait fini sur une nouvelle augmentation du chômage, 2015 part pour l'instant sur une tendance plus optimiste," nuance aussitôt le journal socialiste, après avoir trompé le lecteur en titre. En revanche, une tendance assumée au mensonge.
"Le nombre de chômeurs sans aucune activité au cours du mois (catégorie A) a diminué en janvier de 20.100 personnes, sur la France entière (DOM compris), selon les chiffres publiés mercredi 25 février par Pôle emploi. Une telle baisse n'avait pas été observée depuis décembre 2007, insiste le journal militant, mis à part en août 2013 en raison d'un 'bug SFR'."

"Le nombre total de chômeur [au singulier: un comble de la désinformation !] s'établit à 3.742.000 personnes. Sur la seule métropole, le nombre de chômeur" [toujours au singulier, pour Jean-Ba Chastand, bac+5 ?], si on n'envisage que la catégorie A "repasse sous la barre symbolique des 3,5 millions de personnes, qui avait été franchie en décembre, selon les données actualisées."

Le Monde peine à  en venir à la vérité

"En revanche, en prenant en compte les chômeurs ayant eu une activité réduite au cours du mois (catégories A, B et C), le nombre d'inscrits à Pôle emploi a encore augmenté de 16.400 personnes en janvier, ce qui relativise la bonne nouvelle," reconnaît le manipulateur, arrivé au milieu de l'article.

Ce jeune journaliste dispose des mêmes chiffres que PaSiDupes, mais il les tait.  
Au total, fin janvier 2015, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établit à 5.232.100 en métropole (5.530.600 Dom compris). On est loin des 3.742.000 "personnes" du départ de l'intox.

L'article dément le titre... 

"Il faut rester prudent et observer dans la durée les évolutions mensuelles", convient ainsi François Rebsamen, le ministre du Travail et de l'emploi, dans son communiqué. Une concession que le journaliste ne consent  lui-même que du bout des lèvres. Dans le détail, cette baisse a surtout bénéficié aux jeunes de moins de 25 ans (-1,4 %). 

En revanche, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a continué d'augmenter. 
Le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits depuis plus d'un an, a lui aussi crû de 0,7 %, ce qui a porté la durée moyenne d'inscription sur les listes à 542 jours, contre 539 en décembre.

"Cette baisse" - de 3 jours... de la durée d'inscription !- "s'explique", assure le journaliste perfide, "à la fois par une diminution des inscriptions et une hausse des sorties de listes." 
Les fins de CDD ont ainsi reculé de 0,9 % en janvier et les licenciements économiques de 3 %. De leur côté, les reprises d'emploi déclarées ont progressé de 2,6 % et les entrées en stage de 2,5 %. "Autant d'indicateurs plutôt optimistes", mais "qui auront besoin d'être confirmés dans les prochains mois pour savoir si le chômage recule enfin en France." 

lundi 3 mars 2014

Ukraine: visées américaines sur la Crimée autonome

La Crimée appelle Poutine à l'aide contre l'Ukraine, mais Obama met la pression sur la Russie 

Les Américains soutiennent les insurgés de l'Ukraine
 occidentale

Le Parlement russe a autorisé une assistance militaire à l'Ukraine de l'Est menacée par les insurgés de l'Ouest. La situation s'est tendue un peu plus encore avec la fermeture de l'espace aérien et le rappel des réservistes ukrainiens par le nouveau pouvoir issu de la rue à Kiev,instrumenté par les USA.

L'intox de l'opinion par la presse française est digne de l'époque soviétique 
Le Monde exploite la déclaration de l'Ukraine qui s'est dite "au bord de la catastrophe", dimanche 2 mars, prétendant que c'est "à la suite des opérations de l'armée russe sur son territoire", en Crimée "dont elle semblait perdre rapidement le contrôle". Or, d'une part, la Crimée -où la population est à plus de 80% russophone- a des accords bi-latéraux avec la Russie, et d'autre part, le 1er mars, le nouveau premier ministre de Crimée a appelé le président russe Vladimir Poutine à l'aider à restaurer la "paix et le calme" dans sa république du sud de l'Ukraine, au bord de la Mer Noire. "Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée", a déclaré Sergiï Aksionov -nommé après la destitution jeudi du gouvernement local par les députés- dans un discours retransmis in extenso par la télévision d'Etat russe. (lien)

Le Monde prétend que "l'Occident cherchait une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la guerre froide" et c'est une autre manipulation de l'opinion.
A la demande de la Crimée, comme le Mali auprès de Hollande, en Crimée, république autonome pro-russe d'Ukraine, les militaires russes accentuent leur pression sur le pouvoir insurrectionnel pro-occidental de Kiev, soutenu par les Américains et l'Union Européenne, pour des raisons stratégiques de domination de la Mer Noire contre les Russes. Etrangement, le journal Le Monde donne pour preuve d'un supposé "coup de force" russe avec la décision du commandant en chef de la marine ukrainienne de prêter allégeance aux autorités pro-russes de Kiev ! Le Monde rapporte la décision de l'amiral Denis Berezovski, a annoncé sa décision au cours d'une conférence de presse à l'état-major de la flotte russe à Sébastopol, mais n'en tire aucune conclusion sur la volonté légitime du peuple de Crimée de défendre son alliance avec la Russie contre l'ingérence occidentale.

Parallèlement, François Hollande fait son petit supplétif d'Obama en suspendant la participation française aux réunions préparatoires au sommet du G8 de Sotchi en juin, dans quatre mois.

Rejet des militaires ukrainiens de Crimée 

Des militaires russes dans la ville portuaire de Theodosie, le 2 mars.Les forces ukrainiennes de Crimée n'ont pu faire obstacle à l'assistance apportée par les militaires russes sous la protection desquels le pouvoir autonome de Crimée s'est placé. Les Russes protègent en effet les bâtiments publics, les aéroports et d'autres sites depuis les trois derniers jours.

Le gouvernement provisoire de Kiev et la presse occidentale ont mené dimanche une guerre des nerfs contre la Russie et la Crimée. Relayant le Quai d'Orsay, l'AFP participe à cette désinformation des organes de presse hexagonaux en contestant  la chaîne de télévision Russia Today qui  annonce les redditions de troupes fidèles à Kiev.

Des annonces qui font suite à celle de la défection de la frégate Hetman-Sahaydachniy, le navire amiral de la flotte ukrainienne, qui aurait, samedi 1er mars, refusé de suivre les ordres du gouvernement de Kiev et hissé le pavillon russe après une patrouille dans le golfe d'Aden. Kiev a évidemment démenti l'information.

Le ministère de la défense ukrainien a confirmé son occupation de la Crimée en indiquant qu'un millier d'"hommes armés" auraient tenté de bloquer dimanche l'entrée d'une unité des gardes-côtes ukrainiens à Perevalne (près de Simferopol, chef-lieu de la Crimée), afin de les contraindre à rendre les armes.
Selon un "media" local, quelque 400 fusiliers-marins ukrainiens étaient bloqués dimanche matin dans leur base à Feodossia, port à 200 km de Simferopol, Crimée, par un millier de militaires russes pour leur faire rendre les armes.
Des soldats des troupes de marines ukrainiens sont barricadés dans une base à Théodosie, un port de Crimée, et la Russie demande à ces troupes d'occupation de reconnaître la légitimité des autorités régionales favorables à Moscou. "Nous avons des ordres, a dit Dmitro Deliatiskiy, commandant de la base. Nous sommes en train de préparer notre défense."
A Perevalnoye, toujours sur le territoire de la Crimée, près de Simferopol, les occupants ukrainiens de la garnison locale a résisté aux appels à la reddition de la base, formant une chaîne humaine à l'entrée de la caserne et "dépliant un blindé" en signe de défiance. 

La Russie réagit aux atteintes à l'intégrité du territoire ukrainien

Le président de transition des Ukrainiens sécessionnistes de l'ouest du pays, Olexandre Tourtchinov, a annoncé dimanche 2 mars la fermeture de l'espace aérien du pays à tout appareil non civil, et fait de la surenchère estimant que la réponse du chef de l'Etat russe, Vladimir Poutine, à la demande d'assistance de la Crimée s'apparenteraient à une déclaration de guerre à l'Ukraine.  Il tient des propos typiques des pouvoirs illégitimes pour tenter de se maintenir au pouvoir. "Toute tentative d'attaque des installations militaires sera de fait une agression armée directe contre notre pays, et la responsabilité en sera imputée à l'armée et aux dirigeants russes."  Le président ukrainien a en outre demandé à la communauté internationale de prendre de "véritables mesures" pour aider son pays, alors que les tensions s'accroissent dans la République autonome de Crimée, où les russophones sont majoritaires et souverains.

Le journal Le Monde prend fait et cause pour les insurgés sécessionnistes pro-occidentaux
Il se fait le porte-parole du nouveau premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui affirme que le pays se "trouve au bord du désastre" depuis les événements du Maïdan qu'il a lui-même créés. "C'est l'alerte rouge. Ce n'est pas une menace, c'est en fait une déclaration de guerre à mon pays, a-t-il dit. Nous appelons le président Poutine à retirer ses forces armées."

Par ailleurs, le Parlement ukrainien a tenu une réunion à huis clos, dimanche matin. Le nouveau secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, Andryi Paroubyi, a livré cette réplique qui démontre que le monde marche sur la tête : le légalisme des insurgés contre l'"agression" des sauveteurs de la Crimée. 

Le rôle détestable des puissances occidentales

Les intérêts stratégiques et politiques des soutiens de l'Ukraine sécessionniste sont transparents. Outre le parti-pris de la presse, notamment de gauche, qui fustigeait l'impérialisme américain du temps des présidents républi
cains, et titrant contre toute vérité "Malgré les bruits de bottes, Kiev tente la voie diplomatique", les vertueux VRP occidentaux de la démocratie ont des visées hégémoniques sur la Mer Noire où ils veulent réduire l'influence russe, et donc aussi en Méditerranée.

Les pro-américains menacent 
François Hollande et de Laurent Fabius, ministre va-t-en guerre des Affaires étrangères qu'on pourrait confondre avec celui de la Défense ont pris la décision dimanche de "suspendre" la participation de la France aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi prévu en juin. La diplomatie britannique a indiqué qu'elle suspend également sa participation et les Etats-Unis vont en faire autant. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, a de surcroît assuré qu'il pourrait y avoir des mesures pour "isoler" l'économie russe en cas d'invasion de l'Ukraine. La question se pose-t-elle vraiment de savoir qui est agressif...

Vaste programme, à la mesure des ambitions américaines. 
Le Danois Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN depuis 2009, a quant à lui affirmé que la Russie "menace la paix et la sécurité en Europe" et doit "cesser ses activités militaires et ses menaces" sur l'Ukraine, un ultimatum. "Nous allons discuter des implications pour la paix et la sécurité en Europe, et pour les relations entre l'OTAN et la Russie", a ajouté ce proche de l'administration Bush, avant une réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance atlantique sur la crise en Ukraine.

mercredi 4 septembre 2013

Experts divisés sur les preuves d'attaques chimiques en Syrie

Les inspecteurs des Nations Unis se divisent sur les éléments de preuves
Experts de l'ONU venus enquêter sur 

l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, 
à Ghouta (est de Damas), le 28 août 2013
"Aucun doute" sur l'implication d'Assad ?

Bien qu'on ne voit pas le rapport, pour Vincent Desportes, l'ex-directeur de l’École de guerre, habituellement très critique sur les dossiers défense, la crédibilité des éléments diffusés lundi serait renforcée par le refus de la France de s'engager en 2003 dans la guerre en Irak. "Le fait que nous n'y soyons pas allés en 2003 et que là nous montrions ces preuves prouve bien qu'il n'y a pas de doutes", dit-il. Ces preuves ne démontrent pourtant pas la culpabilité du régime, ni même que les documents produits aient un lien direct avec l'attaque du 21 juin.

Le volume des stocks chimiques accumulés par la Syrie,
les vecteurs dont dispose l'armée pour les utiliser, suffisent à accuser, selon lui, le régime.

Le général Desportes qui souligne en outre la connaissance qu'ont les services français de la Syrie et la fiabilité de leurs informations, n'a pas gardé en mémoire comment
le général Colin Powell avait été abusé par les documents de la CIA accusant Saddam Hussein en Irak.
Au delà du décryptage de courtes vidéos montrant les corps des victimes alignées, les informations diffusées reposent sur des analyses techniques des services de l'Etat, notamment de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Aucun doute ne l'effleure en particulier sur l'origine des tirs chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas, estime l'officier général : "Ça fait très longtemps qu'on sait analyser la provenance d'un projectile, c'est de la balistique extrêmement simple. Ce serait extrêmement surprenant qu'on soit arrivé à de mauvaises conclusions sur ces affaires là". Tout n'est-il pas un peu trop simple ?

Les services de renseignement américains sont parvenus aux mêmes conclusions que leurs alliés français, souligne-t-il, et les Britanniques n'avaient eux-mêmes "aucun doute" sur l'implication du régime syrien. L'intox sur l'Irak reprend à propos de la Syrie.

"Nous sommes dans un exercice de vérité, dans une crise grave des relations internationales dans laquelle se joue la crédibilité des grandes puissances. Je ne pense pas qu'un pays comme la France, qui a une posture morale vis-à-vis du monde, s'amuserait à tricher sur les conclusions de son enquête", conclut le général Desportes décidément fort pour exprimer son sentiment.

Certains 
mettent en garde contre les risques de manipulations,
tandis que d'autres se disent convaincus de la responsabilité du régime syrien.

Les documents  diffusés par Paris divisent les experts
.
Opération vérité du gouvernement ou fuite en avant pour tenter de convaincre l'opinion française du bien-fondé d'une intervention militaire ? 

Les premières interrogations portent sur le choix des informations déclassifiées.
Le document diffusé lundi n'est pas une note des services de renseignement français, mais une "note de Matignon" 
C'est ce que déclare Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), qui émet de graves soupçons sur l'exécutif qui aurait pioché dans plusieurs rapports des services des éléments pour convaincre les parlementaires et les Français.
"Il n'y pas d'éléments nouveaux. C'est une démonstration par défaut. Ils ne prouvent à aucun moment que c'est Bachar al-Assad qui a conduit l'attaque, ils disent seulement que la résistance n'est pas capable de faire ça. Ce qui, en plus, est discutable", souligne-t-il.

Eric Denécé pointe "une série d'incohérences"

D'abord sur le bilan d'"au moins 281" morts lors de l'attaque du 21 août
près de Damas, avancé par le gouvernement. 
"Ils disent que seul Bachar est capable de conduire une attaque de grande ampleur. Or, 281 morts, c'est une attaque importante, ce n'est pas une attaque chimique de grande ampleur", souligne-t-il : "Si du gaz sarin avait été utilisé, il y aurait eu beaucoup plus de victimes". (cf. l'attentat par la secte Aoum qui a fait 5.500 victimes dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995.)

Autre interrogation sur les vecteurs - obus ou roquettes - qui auraient été utilisés et dont seul le régime syrien disposerait. "On a parlé de roquettes Grad, or toutes les photos que montre la rébellion sont des images de roquettes artisanales que personne ne connaît", fait-il valoir.

D'autres experts ont regretté qu'aucun résultat d'analyses réalisées sur des échantillons prélevés en Syrie n'ait été rendus publics.
Pour Hamish de Bretton-Gordon, ancien officier de l'armée britannique chargé de la défense contre les armes chimiques, les informations des services français confirment les éléments impliquant le régime de Damas fournis vendredi par le secrétaire d’État américain John Kerry. En particulier sur les sites chimiques, les lanceurs, ou le nombre de victimes.
"Un autre membre permanent du Conseil de sécurité vient appuyer ce qu'a dit Kerry, et le niveau de crédibilité de ces éléments est très élevé", a-t-il déclaré : "Je crois que nous sommes tous quasiment certains qu'une substance toxique a été utilisée". C'est une chose et l'identité du maître d'oeuvre en est une autre.

mardi 3 septembre 2013

Syrie: Ayrault présente un faisceau d'éléments qui ne prouvent rien

Le rapport des services français déclassifié lundi est jugé "décevant" par un expert

Ce document ne prouve rien
Pourquoi le gouvernement ne fournit-il pas les données brutes ? 

Que cherche-t-il à dissimuler en
  livrant les analyses de ses services de renseignement ? Dans une note déclassifiée diffusée lundi, résultat d'un travail de déduction, Paris accuse le régime syrien d’être responsable de plusieurs attaques chimiques, dont celle du 21 août, qui a fait plusieurs centaines de morts en banlieue de Damas. La synthèse est d'autant plus sujette à caution qu'il s'agit d'une construction superficielle et lacunaire: c'est ainsi que la note ne publie pas les résultats d’analyses d’échantillons recueillis sur les sites des attaques.

Des "preuves", c'est beaucoup dire ! 

Les éléments diffusés lundi relevaient du "secret défense". Ils ont été recueillis par les services de renseignement français, et ne s’appuient pas seulement sur des informations émanant des services américains. Le rapport se prévaut du sérieux de la Direction général de la sécurité extérieure (DGSE), de la Direction du renseignement militaire (DRM) et du Service de santé des armées (SSA), tous des services de l'Etat.

Quels sont les cinq points du rapport parisien ? 
1 -Une attaque en terres rebelles 
L'attaque chimique du 21 juin a été perpétrée dans des zones tenues par les rebelles, selon l'imagerie française. Après l'attaque au gaz, le régime est accusé d'avoir intensément  bombardé la zone avec une "volonté d'effacement des traces environnementales", affirme la note. De source gouvernementale et bien que les rebelles soient armés par l'Arabie saoudite, ils n'auraient pas les moyens de mener une telle attaque, "massive et coordonnée", qui a utilisé des roquettes "très vraisemblablement de fabrication industrielle", estiment les services du gouvernement français.

2 -"Un cas majeur" 
Les services d'Etat commentent la déclassification d'une telle note: "assez rare, voire exceptionnelle". Elle peut s'expliquer selon lui par le caractère aussi exceptionnel de la situation. "C'est un cas majeur de sécurité nationale française et de sécurité du monde", puisqu'il s'agit de la question de la prolifération des armes de destruction massive, a-t-elle insisté.

3 -Trois cas "vérifiés" d'attaque chimique 
La note des services de renseignement français revient sur trois cas "vérifiés" d'utilisation d'armes chimiques par le régime ces derniers mois. Contrairement à ces précédentes attaques, qui utilisaient de "petites charges chimiques", et avaient un "objectif de terreur", l'attaque du 21 août est qualifiée de "massive", avec un "objectif tactique, de reconquête du terrain". Cette note de neuf pages a été rédigée par la  DGSE) et par la DRM, toutes deux placées sous l'autorité du ministre de la Défense.

4 -Six courtes vidéos en guise de preuves 
Pour crédibiliser ses dires, Hollande a fait publier lundi soir six vidéos "sur les 47 analysées" -ou mises en forme- par le ministère de la Défense. Selon le ministre Le Drian, elles "attestent l'utilisation d'agents chimiques contre les populations civiles".

La première aurait été tournée le matin du 21 août. D'autres ont précédé cette attaque sans créer autant d'émoi. Carla del Ponte (ONU) a pourtant donné au journal Le Monde un témoignage qui accuse les rebelles
Lien PaSiDupes consacré à l'article oublié du Monde du 6 juin 2013: "Syrie: les rebelles ont très bien pu à nouveau utiliser du gaz sarin de combat "
   
La deuxième montre des corps d'enfants non identifiés et recouverts sous des couvertures.
La troisième relève l'un des symptômes imputable à l'usage du gaz sarin: la cyanose, qui peu aussi bien être liée à une insuffisance respiratoire qu'à une malformation cardiaque congénitale, comme on en trouve dans tous les hôpitaux. Les images sont en outre précédées d'assertions de mise en condition, la source est inconnue et la scène est située dans une banlieue de Damas, sans éléments qui l'attestent.

Sur la quatrième, on exhibe encore un enfant, cette fois en détresse respiratoire, sans aucune preuve que cette pathologie soit la conséquence d'une attaque, celle-ci ou une autre. Ni même que l'enfant n'est pas soigné pour une autre cause que militaire...

La cinquième montre une hypersalivation mousseuse, manifestation possible d'un cancer ou de la rage.
et la sixième des mouvements incontrôléscomme dans les cas sévères d'hyperthyroïdie.


Les services français sélectionnent les éléments

Bien que ce ne soit pas son rôle, cette note de synthèse 
précise que l'attaque privilégiée par Paris aurait fait près de 1.500 morts et des civils intoxiqués, sans blessures physiques. Huit quartiers différents ont alors été visés en même temps par des tirs d’artillerie. Une opération qui suppose une planification et des moyens importants que la rébellion n’a pas, insiste Paris, qui accuse le régime de Bachar al-Assad

Ce qui manque dans le rapport 
Pour Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), le raisonnement est crédible, mais le rapport est "assez décevant en ce qui concerne son contenu". 
"J’aurais espéré que l’État français révèle les résultats des analyses sur les échantillons prélevés à Damas il y a quelques jours", déplore-t-il au micro d’Europe 1, expliquant que ces "analyses sanguines, capillaires et urinaires auraient permis d’affirmer, côté français, que nous étions certains de l’utilisation d’un neurotoxique". Nous n'avons au final aucune certitude...
Mais si le gouvernement tient à garder secrets les résultats de ces analyses, c’est pour une raison diplomatique officielle: Paris ne souhaiterait en effet pas court-circuiter l’enquête de l’ONU, qui doit être rendue dans ...trois semaines.

 Les dernières infos d'Europe 1 sur la Syrie :


Plus de deux millions de Syriens ont quitté le pays, selon l'ONU. C'est huit fois plus qu'il y a un an.

• Aux États-Unis, Barack Obama tente d'entraîner le Congrès dans la guerre , lui réclamant - sans y être obligé- le feu vert à une intervention militaire.


• Côté français, le Parlement doit débattre mercredi en vue d'une éventuelle intervention militaire, mais aucun vote des élus du peuple n'est prévu.