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mercredi 21 octobre 2015

Isère: la colère des gens du voyage fait sortir Taubira de sa réserve

Le gouvernement Valls trahit sa peur

Menaces sur l'Etat de droit 



Voies SNCF coupées, voitures en feu, saccages... Moirans a été le théâtre de violents incidents ce mardi. Un refus de permission de sortie pour assister aux obsèques d'un proche, mercredi, a provoqué une riposte par la violence. Une mutinerie a également éclaté dans une prison à 100 km de là.
Les forces de l'ordre déployées ont mis plusieurs heures pour rétablir un calme apparent à Moirans,après ces violents incidents du mardi 20. Les gens du voyage sédentarisés dans cette ville de l'Isère, où se côtoient également les communautés maghrébine et turque, ont provoqué de très violents incidents dans l'après-midi et jusqu'en début de soirée. 

Ils demandaient la sortie de prison de deux d'entre eux qui est le frère du défunt, tué, samedi, dans un accident de la route après un cambriolage.
Leur BMW, qui aurait été dérobé, a quitté la chaussée avant de percuter un arbreTrois hommes, dont certains étaient cagoulés et gantés, se sont tués dans l'accident de la route dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Joseph-de-Rivière en Isère, a révélé le Parquet de Grenoble. Un quatrième occupant est grièvement blessé, indique le quotidien Le Dauphiné Libéré.   
Des outils pouvant servir à commettre des cambriolages ont par ailleurs été découverts dans le véhicule. 
Pour l'heure, le Parquet de Grenoble n'est pas en mesure de dire si les victimes étaient déjà connues des services de police.
Qu'ils aillent au travail ou à Pôle emploi,
ce sera à pied...

Le refus du juge d'application des peines (JAP) a embrasé la communauté
Les représentants des gens du voyage n'ont pas obtenu l'autorisation classique d'une heure des détenus d'assister aux obsèques. "La justice semble refuser d'accéder à leur demande", selon la mairie de cette petite ville. Le Parquet a d'ailleurs confirmé que le juge n'entend pas revenir sur sa décision.

Peu après 16 heures, un groupe d'une trentaine de personnes a neutralisé la circulation sur la route départementale 1085, en mettant le feu à plusieurs véhicules. "Ils ont brûlé des palettes et des carcasses de voitures sur la chaussée", selon la préfecture qui a dû mettre en place des déviations pour rejoindre les axes vers Lyon et Grenoble. Le trafic était "en cours de rétablissement" dans la soirée.

Une centaine de personnes armées de barres de fer ont également bloqué la gare de Moirans, saccagé le restaurant attenant et brûlé des voitures sur les voies SNCF, provoquant des retards importants et l'interruption de la circulation des trains sur les axes Grenoble-Lyon et Grenoble-Valence, a confirmé la SNCF. 218 passagers devaient être évacués, a précisé la préfecture de l'Isère.

Sur BFM TV, la mère du détenu a expliqué qu'elle a tout fait pour lui obtenir une permission de sortie, depuis le décès de son second fils. "Je n'ai pas demandé que mon fils sorte comme ça. J'ai demandé qu'il sorte avec une escorte, même avec des boulets aux pieds s'il fallait, des menottes aux mains", raconte Adèle Vinterstein qui réfute les violences. Seules "des voitures ont été cassées, qui étaient déjà cassées, et des pneus. Il n'y a pas eu de blessés", soutient-elle. "Le but n'était pas d'en arriver là [...], mais c'était la seule solution pour qu'on m'entende", avoue-t-elle néanmoins.

Le gouvernement ne s'est montré que sur Twitter 
En langue de bois, les services du premier ministre Manuel Valls ont dénoncé des "violences inadmissibles". "Une seule réponse: la fermeté et le rétablissement de l'ordre républicain." 
"De tels comportements n'ont pas leur place dans la République," a condamné de son côté le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a donné la consigne au préfet de l'Isère de "diriger les opérations avec fermeté". 

C'est en revanche sur France 2 que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a jugé mercredi
"intolérables" les saccages à Moirans (Isère) et la mutinerie à la prison d'Aiton (Savoie) et "insupportable" que l'on use de violences "pour contester une décision de justice". 
Nous saurons à midi si le procureur juge également les faits aussi  "intolérables et insupportables" ou s'il donne droit - sous la pression - à la violence communautaire... Interrogée sur le fond de la demande des détenus -dans l'attente de cette nouvelle décision de justice, la garde des Sceaux n'a pas souhaité se prononcer. "Je n'ai pas à y être favorable ou pas, c'est le juge qui décide à partir des éléments, des pièces qui sont à sa disposition. Il y a un appel qui a été interjeté et la décision sera prise en toute indépendance et hors de toute pression", a-t-elle soutenu.
"Nous sommes dans une démocratie et il n'y a pas de vie possible dans une démocratie quand une décision de justice est contestée dans la violence. On est dans un Etat de droit, quand on n'admet pas une décision de justice, on saisit la justice", a fait valoir la ministre de Hollande.
Dans un communiqué, la garde des Sceaux a également jugé "intolérable" que l'on mette en cause "de façon inacceptable l'indépendance et la sérénité avec lesquelles les décisions de justice doivent être rendues".

Cent vingt policiers et gendarmes et cent sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
Finalement, "à 20 heures", la situation était "sous contrôle" mais non réglée, d'après la préfecture qui a précisé qu'il n'y a eu "aucun blessé" et que les incendies ont été "éteints par les sapeurs-pompiers." Un dispositif de sécurité devait toutefois être maintenu pour la nuit, d'après le ministre de l'Intérieur.

Mutinerie au centre de détention d'Aiton

Au même moment, une mutinerie a éclaté dans la prison d'Aiton en Savoie, à 100 kilomètres de là. "Cela a commencé vers 17h-17h30: une vingtaine de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules pour exprimer leur solidarité avec deux détenus -un frère et un cousin de la personne décédée - à qui on avait refusé une permission de sortie pour des funérailles", selon l'administration pénitentiaire. Ils ont mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leurs cellules, selon un syndicaliste.

Vers 19 heures, une équipe régionale d'intervention et de sécurité (Eris), venue de Lyon, est arrivée sur place. Les tensions sont alors rapidement retombées selon l'administration pénitentiaire. "Les détenus les plus impliqués seront transférés dans d'autres établissements", a annoncé le procureur d'Albertville, Jean-Pascal Violet.

L'avocat du  membre de la communauté des gens du voyage en détention qui a déclenché la mutinerie a déposé une nouvelle permission de sortir "sous escorte", a indiqué le procureur d'Albertville. Le juge d'application des peines l'"examinera au plus tôt", a ajouté le procureur, lors d'une conférence de presse improvisée devant la prison.

Cette explosion de violence rappelle ce qui s'est passé en août dernier dans la Somme. Un groupe de gens du voyage avait bloqué l'autoroute A1 au péage de Roye pour faire pression sur la justice et obtenir que le fils d'une victime d'une fusillade qui avait fait quatre morts dans un camp soit libéré pour assister aux funérailles de son père abattu dans la fusillade de Roye.
Difficile de dire que la communauté des gens du voyage est intégrée, vit dans le respect des lois de la République et des comportements normaux. Ou alors, le reste des Français est anormal.

mardi 20 octobre 2015

Castres coupée du monde par les gens du voyage

La police a dû évacuer les gens du voyage qui bloquaient la gare et la circulation des gens et des marchandises

Des familles ont pris possession des abords de la gare, menaçant la sécurité des voyageurs et des agents, selon la SNCF 

Il aura fallu quinze jours pour que la presse informe les Français que les trains ne circulaient plus dans une partie du Tarn en région Midi-Pyrénées, France. Le maire accuse la préfecture de ne pas remplir ses obligations en n'appliquant pas l'arrêté d'expulsion. Et d'ajouter: "Je ne peux qu'appuyer l'attitude de la SNCF, puisque le comportement des gens du voyage met en péril la circulation des trains et la sécurité des voyageurs."

Selon des journalistes du service public de France 3 Midi-Pyrénées sur place,
les gens du voyage qui occupaient illégalement un terrain appartenant à la SNCF à proximité de la gare de Castres auraient été évacués par la police à 9h30 ce mardi. Depuis deux semaines aucun train ne circulait en gare de Castres, contre 22 chaque jour en moyenne auparavant. A la vérité, les forces de l'ordre sont encore sur place et toutes les caravanes n'auraient pas été déplacées, selon un témoin libre et indépendant, sur place.

Depuis plus de deux semaines, les employés de la SNCF avaient exercé leur droit de retrait

Qui savait que les cheminots craignaient pour "leur sécurité et celle des voyageurs"? À l'origine de ce mouvement, le squat de gens du voyage au bord des voies de chemin de fer.
Une détonation aux causes indéterminées, un pétard, selon les services de Cazeneuve depuis Paris, un tir à balles réelles, selon des témoins locaux, a décidé les agents SNCF de terrain à fermer la gare, après une série d'incivilités dont les voyageurs et eux mêmes ont été victimes.
Le maire de la ville, Pascal Bugis, dénonce les actes de malveillance dus à la présence des gens du voyage. "Des fait de sabotage", explique-t-il, avec le dépôt de plaques de béton sur les voies et les aiguillages. "Ailleurs en France, (ce serait) considéré comme des actes de terrorisme"
La COP21 ne passe plus à Castres et le gouvernement produit du CO2.
La circulation des trains est interrompue et remplacée par des autocars entre la ville et Saint Sulpice/Lavaur, ainsi que Mazamet: 58 + 20 km de zone de non-droit sur le service public de la société nationale.


Préfecture et mairie (SE) se renvoient la balle

Photos à l'appui, le maire égrène les actes de malveillance et les dégradations commises par les gens du voyage à la gare et à la Vivarié.
Photos à l'appui, le maire liste les actes de malveillance 
et les dégradations commises par les gens du voyage
à la gare et à la Vivarié.
La vingtaine de famille s'est intentionnellement déplacée sur une zone à risque au bord des voies, suite à la décision de la mairie de Castres de fermer le camp d'accueil des gens du voyage de la Vivarié pour six mois pour pouvoir effectuer une rénovation

Suite au "bidouillage" du réseau d'électricité pour éviter de payer les consommations, la commune a décidé de fermer le centre pour "maintenance". "Il y avait des fils électriques qui traînaient; c'était extrêmement dangereux pour les enfants", explique la commune.

Le 7 octobre,
le tribunal de Grande Instance de Castres avait d'ailleurs ordonné l'expulsion des familles installées à quelques mètres des voies. Ce camp regroupe une vingtaine d'adultes et autant d'enfants. "On continue de demander l'exécution de cette décision pour retrouver la sérénité", a expliqué le service communication de la SNCF. Outre les incivilités fréquentes envers les agents, des enfants en bas âge se promenaient sur les voies, ce qui posait des problèmes de sécurité évidents.

Le maire dénonce la "complicité" de l'Etat
Malgré la décision de justice , la préfecture laisse la situation pourrir.
"Cette situation est insoluble, l'État ne peut pas mettre toujours des terrains à disposition. Tant que la Vivarié sera fermée, l'espoir qu'ils partent ailleurs est illusoire", avait renoncé mardi le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Les différentes procédures d'expulsion demandées par la SNCF, ordonnées par la justice et exécutées par la police n'ont fait que déplacer le "problème" de quelques dizaines de mètres à chaque fois. "Et l'État se retourne vers la commune pour leur trouver un terrain. Mais de qui se moque-t-on ?", gronde le maire. Pascal Bugis ne voit pas pourquoi il devrait fournir des terrains gratuitement avec eau et électricité. N'importe quel citoyen paye son logement. D'autant que les gens du voyage bénéficient des prestations sociales, comme les autres", rappelle le maire.

"J'ai demandé le recours à la force publique. Il n'y a eu aucune évacuation, dénonce le maire divers droite
, Pascal Bugis. Personne ne fera le travail à la place de l'Etat." Le maire accuse l'Etat de se rendre complice d'une "prise d'otage des usagers". Son opposition municipale, par la voix de la conseillère municipale PCF de Castres, Gréaldine Rouquette, n'avait pas hésité à affirmer qu'aucune solution de remplacement n'avait été trouvée pour les familles expulsées par décision de justice. Un terrain a été proposé, où il y a déjà une famille, informe le maire, mais "ils ont refusé, car ils ne veulent pas se mélanger"...

"Je remplis mes obligations de A à Z. Il s'agit de travaux de mise en sécurité suite à la destruction systématique par les occupants des installations électriques notamment". Le maire - qui a repris la ville au PS en 2001 - dénonce les exigences des gens du voyage qui souhaiteraient "un terrain par famille Ce ne sont pas des sur-citoyens ou des privilégiés de la République", n'en déplaise au Front de gauche.
"L'État a mis à disposition un terrain le long de la rocade à certains d'entre eux, mais ils ne veulent pas être tous ensemble !", explique Pascal Bugis qui indique qu'il est "hors de question que je me prête à ce cinéma avec les deniers des contribuables".

Quoi qu'en pense l'opposition municipale d'extrême gauche, le maximum a été tenté pour débloquer le problème dont la gauche ne facilite pas la recherche de solution:
 

Les propositions de relogement offertes par la mairie ont toute été refusées. "On a proposé des solutions dans les autres aires d'accueil autour de Castres, comme à Aussillon [à 10 kilomètres], Lavaur ou Graulhet; ils ne veulent pas y aller" explique l'élu dans La Dépêche du Midi.

Les usagers de la SNCF espèrent une reprise progressive du trafic mercredi dans la journée, la SNCF précisant qu'il était nécessaire de vérifier toutes les voies après 15 jours d'arrêt.

jeudi 16 avril 2015

Castres,Tarn: profanation de tombes chrétiennes

La presse minimise et floute les informations

Les journalistes parlent d'abord de "vandalisme" ordinaire

"Des dizaines de tombes ont été vandalisées mercredi mercredi 15 avril dans un cimetière de Castres, dans le Tarn." Viennent les formules automatique pour dire que le pouvoir a bien fait son boulot: "Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé la zone. Les visiteurs, choqués, ont trouvé porte close."  Les journalistes craintifs passent ainsi rapidement à l'anecdote, au risque d'auto-censure de l'information sur le fond : "A proximité du lieu, une habitante, dont le père est enterré ici depuis 17 ans, qualifie ce vandalisme de 'dégueulasse'," rapporte BFMTV, privilégiant l'émotionnel

Pourtant, "c'est une manifestation de grande ampleur puisque 250 tombes environ ont été 'touchées' ", a indiqué le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD), présent sur les lieux. 
"80 tombes et non 250 ont été dégradées", a contesté la procureur-adjointe de Castres, Charlotte Beluet. 'Des éléments posés sur des sépultures ont été arrachés, renversés et deux croix ont été descellées. Une statue de la vierge a aussi été arrachée", a-t-elle en revanche précisé.

La presse nie bientôt l'évidence 

"Les policiers n'ont trouvé aucun signe pouvant indiquer un acte à connotation politique, raciale ou religieuse." Les arrachages de crucifix ou de statue ne sont donc pas en soi connotés...

Les services de l'Elysée, quant à eux, ont encore lâché l'un de leurs communiqués automatiques. Ils prêtent à Hollande qui se trouve en Suisse, une froide déclaration condamnant ces "actes indignes" qui "portent atteinte aux valeurs de notre République": le service minimum obligé. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devrait se rendre sur place ce jeudi. Sans doute le ministricule s'imagine-t-il que ses mots vont régler la question des agressions inter-religieuses.

Aucun tombeau n'a été ouvert, "seuls les symboles ont été abîmés, des croix arrachées et certaines stèles ont été cassées", a ajouté Pascal Bugis. "Ce saccage est intolérable. Cette atteinte à la mémoire des morts est terrible", a regretté l'élu, qui était accompagné du préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Il filtre enfin que des crucifix et des statues ont été arrachés

80 tombes vandalisées dans un cimetière de Castres
Les "dizaines de tombes" -qui sont en vérité près d'une centaine- n'ont pas été vandalisées, selon la procureur-adjointe de la République, mais profanées. Il ne s'agit pas de pots de fleurs renversés ou de plaques mortuaires cassées, mais de  tombes ciblées et de signes religieux dégradés, voire d'objets sacrés bafoués.

Aucune inscription, aucun tag, ni revendication n'a été trouvé dans le cimetière, insiste le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD).

Il n'est pas anodin que la profanation a lieu au cimetière Saint-Roch de Castres 



D'une part, Castres est une ville DVD et, d'autre part, elle est située dans le Tarn socialiste. 
Le climat y est irrespirable depuis que les altermondialistes ont radicalisé la question de la retenue d'eau de Sivens réclamée par les exploitants agricoles. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, le conflit a fait un mort, un opposant au projet de barrage, et les tensions dans la population restent très vives. Thierry Carcenac, le président PS du Conseil général qui est également sénateur du Tarn était l’un des principaux promoteurs du réservoir. 

Pourquoi la ville de Castres est-elle ciblée, puisque Carcenac est élu du canton d’Albi Nord-Est,
à 52 km?

Quand des milliers de manifestants défilèrent à l'appel notamment de la FNSEA, pour exiger le maintien du projet de barrage de Sivens (Tarn) et exprimer leur "ras-le-bol" des "zadistes", c'était à Albi, ville préfecture. Castres, quant à elle, héberge le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) dont le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal-chef parachutiste, seule victime rescapée -mais tétraplégique- du djihadiste français Mohamed Merah en mars 2012, et certaines victimes des théâtres d'opérations militaires du président Hollande. 
Le 29 avril 2013, le caporal-chef Stéphane Duval du 1er RPIMa (Bayonne) est mort pour le Mali et deux militaires du 8eme RPIMA (Castres) ont été tués lors d'un accrochage en Centrafrique.

A la différence de certains organes de presse, le premier ministre a finalement admis la vérité du ciblage.
Manuel Valls a qualifié cet acte "d'offense insoutenable" et exprimé son soutien aux familles touchées par ces profanations. 


dimanche 9 septembre 2012

Castres: des jeunes blessent un militaire grièvement à l'oeil

Bagarre générale entre "jeunes" racistes anti-blancs et militaires 

Un soldat a perdu la vue d'un oeil dans de violents affrontementsà Castres

Dans la nuit de vendredi à samedi, une soixantaine de jeunes et de soldats du 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) se sont livrés à une véritable bataille rangée d'une rare violence vers 1h30 du matin samedi, dans les rues de la sous-préfecture du Tarn et singulièrement sur le quai Miredames en marge d'une fête locale.  

Les militaires du 8e RPIMa, qui profitaient d'un quartier libre dans un bar du centre-ville, auraient été provoqués et traités de "sales Français " et de "sales militaires ", selon les témoignages concordants de plusieurs témoins. 
Le colonel Eric Chasboeuf, chef de corps du 8e RPIMa, confirme qu'au nombre d'une dizaine au départ, les parachutistes avaient eu le tort de défendre une jeune fille qu'importunaient des jeunes dans le bar. Les coups sont rapidement partis entre les deux camps, l'alcool n'aidant pas à calmer les esprits.


'gasface' est le titre d'une publication française
dédiée au hip hop et donc au rap:
le verbe renvoie au visage de dégoût
qu'inspire celui/celle qu'on méprise

Réponse du MRAP au "racisme anti-blanc"

" Promouvoir des identités artificielles et “ uniques ”, qu’elles soient nationales, religieuses, ethniques ou raciales, conduit inéluctablement au racisme. Ces enfermements identitaires émanent des groupes dominants, mais se reproduisent dans les groupes dominés : le racisme anti-blanc en représente un avatar."
Le MRAP le condamne à ce titre d’autant plus qu’il apporte une inacceptable et dangereuse non-réponse aux méfaits et aux séquelles de la colonisation. "

Plus sur Rue 89: lien

D'autres militaires et d'autres jeunes sont arrivés en renfort




La bagarre a viré en affrontement général sur la grand place du centre de Castres. 
Un jeune militaire de 21 ans a ainsi été grièvement blessé à un oeil par un tesson de bouteille. Transféré à l’hôpital Purpan à Toulouse (Haute-Garonne), où il a été opéré, "il a perdu son oeil droit. Désormais à 21 ans, il ne peut plus exercer son métier".

Les forces de l'ordre, police nationale et police municipale, n'ont pu empêcher des rixes sporadiques à tous les coins de rue, malgré des tirs de balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour séparer les opposants.  "On a vu des groupes de gens courir les uns après les autres, certains avaient des barres de fer à la main", raconte un témoin sur le site de ladepeche.fr. 
Une patrouille du 8e RPIMa a dû venir récupérer ses hommes.

Les policiers n'ont interpellé que deux jeunes âgés d'une vingtaine d'années 

L'un serait l’auteur de coups de poings sur la victime et le deuxième est suspecté d’être l’auteur du coup de tesson de bouteille. Ils ont été placés en garde à vue. 

Les forces de l’ordre sont restées mobilisées dans la nuit de samedi à dimanche afin d'éviter toutes représailles ou tous nouveaux débordements.   Les policiers devaient entendre encore de nombreux témoignages hier après-midi et également visionner les images des caméras de vidéosurveillance, nombreuses dans l’Écusson. 

Alors que des rumeurs de "match retour" la nuit suivante circulaient en ville samedi, le commandant du 8e RPIMa de Castres a limité les quartiers libres et donné des consignes de prudence.

Le lourd tribu du 8e 
RPIMa de Castres


Ce régiment de prévention et de gestion des crises participe régulièrement à des missions de présence au Gabon, en Nouvelle-Calédonie et en Côte d'Ivoire. Il a été très performant ces dernières années au Tchad, au Rwanda, au Zaïre, en Irak, au Koweït, au Cambodge, en Bosnie-Herzégovine et en ...Afghanistan. En juillet 2008, le 8e RPIMa est projeté dans la région de Kapisa en Afghanistan il y mène plus de 50 actions de combat.
Sa 4e compagnie renforce le bataillon français de Kaboul. 
Le 18 août, la section " Carmin 2 " tombe dans une embuscade dans la vallée d'Uzbin. Après d'intenses combats, huit hommes perdront la vie.
Depuis 1951, le régiment a perdu 19 officiers, 90 sous-officiers et 434 parachutistes.