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mardi 10 janvier 2017

CNN et le New York Times, ou l'information nauséabonde que la gauche avale

Pour Trump, le modèle de la presse française a rechuté dans le caniveau

L'AFP et ses clients partisans (Le Monde, Libération, BFMTV, France Info, etc) recourent aussi aux attaques sous la ceinture

CNN, porteur d'Hillary Clinton, adore désormais Moscou. Et notre presse lui emboîte le pas ! Non contents de distiller la rumeur, les décrypteurs de presse de gauche lisent dans les pots de chambre. La presse d'alcôve aurait même reçu de son ennemi, Poutine, de quoi compromettre Trump... Le Canard enchaîné n'y avait pas pensé; Mediapart est admiratif. Le Monde et Libération se sentent petits...

Un rapport de 35 pages agite les media américains. Et ses suiveurs français. Présenté à Donald Trump par les renseignements américains, il contiendrait des informations compromettantes recueillies par Moscou sur sa vie intime. Or, cette presse exemplaire n'a pu vérifier ses sources, puisque le FBI commence à peine à engager les vérifications ds sources qu'il a lui-même diffusées, après avoir la charrue de la rumeur avant les boeufs de la déontologie
Le 31 octobre 2016, CNN a annoncé avoir mis un terme à sa collaboration avec sa commentatrice politique Donna Brazile, par ailleurs... présidente du Comité national démocrate, après la publication par WikiLeaks de courriels révélant qu'elle a communiqué à l'équipe de campagne d'Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. Dans un des courriels, Donna Brazile déclare connaître certaines questions et offre d'en communiquer davantage.Lire PaSiDupes.
Le rapport évoque - sans preuves ni détails - une vidéo clandestine qui aurait été tournée à Moscou en 2013. Mais ce montage du FBI, largement acquis aux Démocrates, pourrait également éclabousser Barack Obama au moment de sa sortie de fonctions, parce qu'il fait fuiter pendant son second mandat des informations compromettantes non vérifiées,  mais classées défense, recueillies par la Russie sur le candidat républicain, devenu le prochain président américain. 
"Buzzfeed News publie en entier ce qui est présenté comme un document. Il contient des accusations, qualifiées de "révélations", sur des relations tarifées avec les femmes russes, "pour que les Américains puissent se faire leur propre idée", fusse à partir de montages sur le président élu et d'"allégations qui circulent parmi les plus haut niveaux du gouvernement américain", explique la publication, sans les nommer !, pour tenter de justifier un choix éditorial non pas sulfureux, mais à la fois calomniateur et diffamatoire. 
Comme le précise Buzzfeed, site d'information qui a rechuté dans la fange après s'être efforcé en 2011 d'accéder à la presse de qualité, que côtoie à la marge la journaliste media et divertissement Charlie Vandekerkhove (Fun radio, France Inter, BFMTV) et qui ne craint pas de goûter à ce pain-là.
Les sites francophones du type de BuzzFeed, diffusant des contenus de divertissement et d'"insolite", sont Melty, Topito, Koreus, Démotivateur, Minutebuzz, Konbini, ou Golem13.
Le rapport circule depuis plusieurs semaines dans les sphères politiques, de l'intelligence et des media (tous non spécifiés), ce qui, pour les journalistes du buzz, serait la preuve d'une quelconque validité, mais est surtout à dix jours de la prestation de serment du vainqueur d'Hillary Clinton. Il est composé d'une série de notes datées de juin à décembre 2016, rédigées par un ancien agent du contre-espionnage britannique. Elles auraient été préparées à l'attention des opposants politiques de Donald Trump. Jugé crédible par les éléments Démocrates du renseignement américain, le document est en cours de vérification par le FBI.
Le site Buzzfeed reste entaché par le scandale de juillet 2014, quand on découvrit qu'un de ses rédacteurs politiques, Benny Johnson, avait plagié d'autres sources (plus de 40 fois).
BuzzFeed a en outre dû avouer le 10 août 2014, qu'ils avaient reçu un financement de 50 millions de dollars d'un fonds américain de capital-risque.
Le 18 août 2015, le groupe bénéficie d'un financement de 200 millions de dollars du conglomérat de meédia américain NBCUniversal détenu par GeneralElectric, puis par le premier câblo-opérateur américain, Comcast, propriétaire du studio DreamWorks Animation.
Ce rapport évoque un secret de polichinelle : des liens de longue date entre le nouveau président américain et la Russie
 
Alors que Barack Obama, le président sensible de l'Etat le plus puissant de la planète, pleurait comme une madeleine en donnant cette nuit son dernier discours comme président des Etats-Unis, c'est un document de 35 pages fétides qui agite les media putrides outre-atlantique. C'est donc une chance que ce président ait promis une passation "douce" de pouvoirs...
 
Un rapport des chefs du renseignement américain a été divulgué à la veille de la première conférence de Donald Trump en tant que chef de l'Etat. Instrumentalisé par CNN, mais publié dans son intégralité par Buzzfeed seulement, ce mémo encore non vérifié a été lancé dans les jambes de Donald Trump vendredi par les chefs du renseignement américain, qui lui ont adressé sous la forme d'un résumé de deux pages, d'après CNN - chaîne de télévision qui avait froidement localisé Hong Kong en Amérique du sud, avant de chauffer, lors du G20 de 2011, en situant Cannes en Espagne du nord-ouest, et enfin de brûler en logeant l'Irak en Europe - et le New York Times - prestigieux journal de référence internationale, qui, en juillet 2008, censura pourtant une tribune de John McCain, au motif qu'il était candidat républicain à la présidence - ... Deux monuments qui en imposent néanmoins à la presse militante hexagonale républicaine et surtout... démocratique!  Les controverses ne sont pourtant pas exceptionnelles et récentes, puisque, dès 1930, le correspondant du NYT en Union soviétique, Walter Duranty, masqua aux Américains la famine organisée par Staline en Ukraine. 

La concertation d'une radio, CNN, et d'un journal, le NYT, apparaît une nouvelle fois au grand jour pour nuire au Républicain Trump, pendant sa campagne contre leur candidate Démocrate et depuis sa victoire sur Hillary Clinton dans la conquête de la Maison blanche. La vengeance est un plat qui se mange froid ou réchauffé. 

Ils lui ont aussi présenté leur rapport-maison, partiellement déclassifié, qui récapitule des opérations supposées de piratage informatique et de... désinformation pilotées par la Russie.

Donald Trump dénonce "une chasse aux sorcières". 
Buzzfeed avoue lui-même ne pas être en mesure d'authentifier le document qu'il publie in extenso ! Les notes de ce site de divertissement populaire, qui contiennent en particulier des informations sur une vidéo à caractère sexuel, une sextape, tournée dans un hôtel de Moscou clandestinement en 2013 par les services russes, afin de servir de moyen de chantage. Elle impliquerait des prostituées russes. 

Le document contient aussi des informations sur des échanges de renseignements supposés entre Donald Trump, certains de ses proches (non encore identifiés) et le Kremlin, qui auraient circulé dans les deux directions et pendant des années. 

Les zones d'ombre qui entourent pour l'heure ces informations n'appelent pas ses exploiteurs à la réserve... 
Elles agitent au contraire jusqu'à une certaine partie de la sphère politique et du Congrès. 
L'ancien porte-parole d'Hillary Clinton, Brian Fallon, a appelé le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, à autoriser une commission d'enquête spéciale. 
Obama se refuse toutefois à commenter ce qui serait un fuitage de ses services.

Donald Trump a exprimé son indignation sur ces salissures
"Fausses informations - une chasse aux sorcières totale !", a opposé le président élu, en lettres capitales sur son compte Twitter, tandis que les media français -farouches défenseurs du secret des sources- l'accusent,  sur la base d'allégations non vérifiées, de se mettre en colère et de manifester sa brutalité coutumière.  
En novembre 2016, Donald Trump avait pointé le New York Times, l'accusant d'être "malhonnête". "Ouah, le @nytimes perd des milliers d'abonnés à cause de sa couverture très mauvaise et hautement imparfaite du "phénomène Trump"", avait-il tweeté.
L'ex président de la Chambre des Représentants, Newt Gingrich, a fait valoir sur CBS que
Twitter est "une technique qui permet de toucher 13 à 14 millions de personnes gratuitement et de contourner le New York Times" ou les autres. D'où l'agressivité des media dans leur combat 
-notamment en France- pour éradiquer les adblockers (logiciels anti-pub) qui nous débarrassent des intrusions de la publicité commerciale.
Quelques heures plus tôt, l'avocat de la cible des media Démocrates, Michael Cohen, a qualifié ces informations de "ridicules, à plusieurs niveaux". 
Cité par ces notes, qui évoquent de manière détaillée un voyage qu'il aurait effectué à Prague pour y rencontrer des interlocuteurs russes, l'avocat a démonté les accusations sur son compte Twitter. "Je ne suis jamais allé à Prague de ma vie !", a-t-il affirmé.
Sauf si, selon lui, Prague est en République tchèque et non en Australie...

jeudi 4 juin 2015

Que cache Bruno Le Roux pour être sur la 'liste noire' du Kremlin ?

Bruno Le Roux est-il plus trouble que balourd?

"C’est incompréhensible", estime 
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. 


Moscou a déclaré Le Roux "persona non grata" en Russie
A l'attention de Najat Vallaud-Belkacem, cette expression latine signifie que Le Roux est indésirable en Russie. Et lorsque le socialiste a appris samedi qu'il figure sur la liste des 89 personnalités européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, Bruno Le Roux déclare avoir trouvé cela "surprenant". Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, dont les diplômes sans date ne sont pas prouvés, n'a pu être ministre. Connu comme aboyeur aux pieds du pouvoir exécutif? Il n'est pas en pointe sur le dossier ukrainien, ni particulièrement actif sur aucune scène diplomatique. Certes, il est président de l'amicale France-Chine à l'Assemblée, mais il est aussi le "surprenant vice-président du groupe d'études "Vol libre et aviation légère"! A partir de là, il faut s'attendre à tout de ce lourdaud.

Il semblerait que ce soit essentiellement
en sa qualité de patron des députés socialistes que le nominé se retrouve "blacklisté" par Moscou, comme une réponse de Vladimir Poutine à la présence du président de la Douma Sergueï Narychkine sur la liste des personnalités visées par des sanctions économiques de l'UE dans le cadre du conflit ukrainien. Mais le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ne bénéficie pas des mêmes attentions. 

Alors pourquoi cet adjudant de quartier ? 
Daniel Cohn-Bendit, Henri Malosse, Bruno Le Roux 
et Bernard-Henri Lévy, interdits de séjour en Russie

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée fait l'innocent et brouille les pistes en émettant des hypothèses non crédibles pour expliquer sa présence sur la liste des interdits de séjour en Russie: réplique aux sanctions européennes, liens entre le FN et Moscou... "Je suis sur cette liste comme président d'un groupe politique (...) qui a toujours soutenu, depuis maintenant plusieurs mois , la position de médiation de la France dans le conflit avec l'Ukraine", estime le député de Seine-Saint-Denis. 
Il mène la troupe de députés à la trique
La décision du Kremlin lui fait désormais "ni chaud ni froid". Pourtant,  il ne se prive pas de la dénoncer: "Si l'enjeu est de faire un parallèle avec des mesures prises par l'Europe contre un certain nombre de Russes liés aux milieux extrémistes, alors ce parallèle n'est pas juste". 

"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique", juge ce dimanche Bruno Le Roux, interrogé sur Radio J. Le président du groupe socialiste ne soupçonne pas encore Gérard Depardieu, mais ne se prive pas de jeter en revanche la suspicion sur les liens Poutine-Marine Le Pen. 
Son accusation est pour le coup  politique et hexagonale. A demi-mot, Bruno Le Roux envisage une autre justification à sa mise à l'index. Avec quelques autres députés socialistes, notamment Razzye Hammadi (député -depuis 2012- de Seine-Saint-Denis, comme lui, mais grâce à un accord entre les états-majors PS et Front de Gauche) et Sébastien Denaja (autre néo-député, proche de Ségolène Royal), il est en effet à l'origine d'une demande de commission d'enquête parlementaire sur le financement du FN, notamment via d'importants emprunts contractés auprès d'une banque russe. "Je suis sur cette liste au moment où nous avons déposé à l'Assemblée une commission d'enquête sur les liens financiers entre le Front national en France et la Russie, puisque Mme Le Pen a été obtenir de l'argent pour financer ses campagnes en Russie, que la liste est dévoilée après qu'elle a été reçue- avec beaucoup de faste d'ailleurs - au Kremlin il y a quelques jours", résume le proche de François Hollande. Or, en 1987, le Parti communiste a reçu 1 million de dollars en provenance des caisses de la Banque d'Etat d'URSS  - planqué  dans deux soi-disant paquets de tracts - pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie, député de l'Allier (6,8 % des suffrages en 1988), comme le prouve une lettre du Kremlin publiée en 1992 par un hebdomadaire russe.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis est encore plus frontal: "Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux figure sur cette liste noire qui n'honore pas la diplomatie russe. Monsieur Poutine ne peut laisser des banquiers financer l'extrême droite en France et tenter d'intimider des démocrates", dénonce cet ancien trotskiste, républicain de fraîche date et actuel patron du PS, élu avec un score stalinien.

samedi 16 mai 2015

Hollande a les deux Mistral sur les bras: les Français devront-ils dédommager Poutine ?

Le bras de fer se poursuit entre Moscou et Paris

La date-butoir est atteinte aujourd'hui


Le contrat entre la France et la Russie pour la livraison de deux Mistral est sur le point d'être annulé. Sauf que Paris et Moscou n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les conditions de cette annulation.

Le refus de Hollande de livrer la commande empoisonne depuis plusieurs mois les relations
entre Paris et Moscou. La vente de deux navires de guerre de type Mistral pourrait être annulée. Le président de la République qui voulait se donner une image de fermeté avait bloqué  l'an dernier la livraison, rompant le contrat d'un milliard 200 millions d'euros, au prétexte que Poutine avait entendu l'appel au secours de la population russophone de l'Est de l'Ukraine aux mains des insurgés de Kiev qui comptent sur l'Union européenne pour sauver l'économie sinistrée du pays. L'irresponsable président français a ainsi fait passer l'illusion de son intérêt personnel désespéré avant l'intérêt général, malgré un niveau d'endettement resté élevé et des perspectives économiques d'avenir terne, voire sombre.

Paris a proposé de rembourser 785 millions d'euros à la Russie,
à condition que Moscou autorise la revente des navires à un pays tiers. Par exemple à l'Ukraine, avec une aide massive de l'U.E. ? Moscou a refusé le 'deal' et réclamerait 1,163 milliard d'euros. Et, pour l'heure, la Russie s'oppose toujours à une revente des bateaux pour des questions de sécurité nationale.
"Les deux porte-hélicoptères Mistral ont été construits pour la marine russe, pour nos hélicoptères, nos systèmes de contrôle, notre infrastructure. Ces bateaux ne peuvent en aucune circonstance être cédés à un pays tiers pour le moment, c'est une question de sécurité nationale", a expliqué un haut responsable du ministère russe de la Défense.

Que faire des deux navires ?

Jean-Dominique Merchet, journaliste à L'Opinion et spécialiste des questions de défense, ne doute pas qu'il y aura in fine [merci le latin...] un accord entre les deux pays. Sur France Info, il l'explique : "Les deux présidents Poutine et Hollande se sont mis d'accord politiquement. D'ailleurs, Poutine l'a dit ' je ne serai pas très exigeant'." Il y a deux mois de ça et on ne sait où il place le curseur de son niveau d'exigence...

Non livraison des Mistral: "Il y aura au final un accord," selon Jean-Dominique Merchet, mais quel sera le montant des indemnités ?

Reste que la France se retrouve avec deux bateaux de combat de trop et "ne sait vraiment pas quoi faire. Ce sont des bateaux assez spécifiques. La Marine française en possède déjà trois et n'en veut surtout pas d'autres: elle n'en a absolument pas besoin. Il faudrait trouver un client à l'exportation mais ça c'est très difficile", explique-t-il.
Hollande n'a su vendre aucun Rafale à la caillera de Cuba et l'A400M est actuellement invendable. Le Drian ne débarrassera-t-il des Mistral, bijoux de technologie ? 

Des décrypteurs spécialistes de l'embrouille de l'opinion

Des seconds couteaux de l'analyse partisane mettent en cause ... Sarkozy. C'est classique, mais difficile à démontrer, alors ils accusent sans présenter aucun argument.

Mistral, porte-hélicoptères d'assaut

Les faits et dates sont les suivants.
Le Mistral est un bâtiment de projection et de commandement (BPC) - dont les premières études remontent à 1997 - construit en France à Saint-Nazaire par STX France et lancé en 2004. La marine nationale devrait disposer de quatre bâtiments de ce type: en plus du Mistral, le Tonnerre (L9014) qui a été admis au service actif en août 2007, le Dixmude (L9015) qui est entré en service en juillet 2012, lequel sera suivi d'une quatrième unité dont la date de construction n'a pas été fixée. Les trois premiers BPC ont remplacé les TCD Ouragan, Orage et Foudre.

En octobre 2009, la Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. Le président Sarkozy n'avait pas eu à prendre parti dans un conflit étranger qui n'avait pas encore été déclenché.


La crise ukrainienne a débuté en 2013.
 
En novembre 2014, rupture du contrat par le président Hollande qui a décidé de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’exportation du premier Mistral à la fédération de Russie.

Le dédit de Hollande met en péril la crédibilité de la France et l'emploi des salariés de STX France à Saint-Nazaire.


samedi 9 mai 2015

Capitulation nazie commémorée à Moscou, mais instrumentalisée au journal Libération

"Mai 1945: Vladimir Poutine isolé pour commémorer le sacrifice soviétique", raconte Libération...

Les mensonges de Laurent Mouchard-Joffrin

L'isolement de l'Union européenne s'affiche à Moscou
Libération présente l'U.E. comme le centre du monde, mais il s'est déplacé à Moscou, pendant que Hollande fait campagne sous le soleil des Antilles. "Aucun dirigeant occidental ne côtoiera samedi le président russe lors de la grande parade militaire", indique le journal socialiste.
"La parade militaire russe célébrant le 70e anniversaire de la capitulation allemande [-ailleurs qualifiée de "capitulation nazie"-] s’annonce d’une ampleur sans équivalent. Vladimir Poutine veut ainsi afficher la puissance retrouvée de sa Russie où "la grande guerre patriotique" fait désormais figure d’idéologie officielle autant qu’à l’époque soviétique, voire encore plus." Il faut toutefois rappeler aux lecteurs de Libération que François Hollande est en guerre sur trois fronts: En moins de trois ans, le président socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. De plus, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait début septembre 2013, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie. "Mais sur la tribune officielle, il n’y aura aucun dirigeant occidental de premier plan. A la différence de 2005 où, de Jacques Chirac à George Bush, ils étaient tous là pour rappeler le rôle clef joué par l’armée rouge dans la défaite du nazisme et les immenses sacrifices des peuples de l’Union soviétique."  

Libération efface toutefois de la photo une Européenne influente.
 
La chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'elle estime nécessaire de se rendre à Moscou le 10 mai prochain.
"La visite en Russie sera pour moi un moment très important. A l'heure actuelle, de profondes divergences existent entre nous et la Russie, concernant notamment les événements en cours en Ukraine. Pourtant, en dépit de ces divergences, il est important pour moi de déposer le 10 mai, avec le président russe, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu pour rendre hommage aux millions de victimes dont l'Allemagne endosse la responsabilité depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré la chancelière fédérale.
Lors de sa visite à Moscou, Mme Merkel s'entretiendra également avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.

"Ce choix est assumé aussi bien à Washington que dans "la plupart des capitales européennes", soumises à Obama, affirme Libération, "afin de protester contre l’annexion de la Crimée [demandée et votée par référendum par la population] au printemps 2014 et le soutien militaire, financier et politique de Moscou aux combattants séparatistes [russophones] de l’Est de l’Ukraine [qui revendiquent leur rattachement à la Russie, tandis que les rebelles fascisant au pouvoir à Kiev réclament l'aide financière de l'U.E., en échange de... Tchernobyl !]. "Leur présence face aux chars défilant sur la place Rouge serait [conditionnel de désaveu] aussi une manière de se prêter à l’instrumentalisation de l’histoire [Histoire!] par le régime dont la propagande présente systématiquement les autorités ukrainiennes élues [démocratiquement? Libération ne l'affirme pas...] comme des "fascistes", clamant que les batailles d’aujourd’hui dans le Donbass sont la continuation de celles de la deuxième guerre mondiale."

La vérité, c'est la bouderie d'Obama et de ses laquais, Cameron et Hollande

Au fil de son intox, le quotidien socialiste nuance son affirmation d'isolement"L'homme fort du Kremlin peut certes se prévaloir de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du président chinois, Xi Jinping, du premier ministre indien, Narendra Modi, du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatah al Sissi, de clients sud-américain[s] comme le cubain Raul Castro ou le vénézuélien Nicola Maduro, ainsi que  de ses vassaux de l’ex-espace soviétique."Mais la fête n’en est pas moins un peu gâchée, montrant l’isolement croissant de Moscou sur la scène internationale," insiste Libération, fermement ancré sur la ligne gouvernementale. 

Quel mépris pour l'ONU et les peuples de Chine, d'Inde, d'Egypte, du Vénézuéla et de Palestine ! Car Mahmoud Abbas est également présent à Moscou, représentant les amis de Laurent Fabius. 
D’autres chefs d’Etat seront d'ailleurs présents à Moscou, dont des européens, tels le président tchèque Milos Zeman  et le... ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ! 

Les fréquentations du président Hollande  conviennent en revanche au quotidien socialiste. 
Il vient pourtant de se rendre au Qatar pour signer le contrat de vente de 24 Rafale et  en Arabie Saoudite, deux états du Golfe soupçonnés de financer le terrorisme islamiste, tandis que la loi renseignement Valls porte atteinte au libertés publiques et individuelles au nom de la lutte contre les djihadistes.

mercredi 17 décembre 2014

Embargo: le "Flamby" Hollande retombe face à Poutine

Hollande évoque une "désescalade" des sanctions contre la Russie

Nécessité socialiste n'a point de loi politique ni morale

Pour forcer le président Poutine à cesser de soutenir les séparatistes russophones dans l'est de l'Ukraine, l'Union européenne s’est attaquée à des secteurs économiques clés pour la Russie. Mardi 29 juillet, Bruxelles a formellement adopté de nouvelles sanctions contre la Russie pour son soutien aux séparatistes pro-russes qui combattent dans l’est de l’Ukraine pour leur rattachement à la Russie, à la suite de la Crimée qui ne reconnaît pas les nouvelles autorités provisoires à Kiev et a voté pour son rattachement par référendum en mars 2014. Réunis à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 ont décidé de frapper directement l'économie russe avec des mesures fortes: blocage de l'accès des marchés financiers européens aux entreprises russes et interdiction de ventes d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil à la Russie. Ainsi, l'UE a-t-elle également décidé de bloquer les avoirs de quatre hommes d'affaires russes ciblés en tant que proches du président Vladimir Poutine et accusés de bénéficier de la soi-disant annexion de la Crimée ou de soutenir activement la déstabilisation de l'est de l'Ukraine. C'était la première fois que l'UE s'attaquait aux milieux d'affaires, ce qui devait être un "avertissement fort" de sa détermination à sanctionner, selon le président du Conseil européen, Herman van Rompuy.
VOIR et ENTENDRE les Occidentaux montrer leurs muscles en juillet 2014: 


Depuis l'entrée en vigueur des sanctions économiques contre la Russie, les autorités allemandes chargées du contrôle à l'exportation étaient devenues très pointilleuses: les permis d'exportation étaient délivrés au compte-goutte. "C'est supposé être une sanction contre la Russie, mais en réalité c'est une sanction qui nous touche nous en premier lieu", affirme aujourd'hui Hans Naumann, un chef d'entreprise. Dès le début septembre, Angela Merkel mettait d'ailleurs en garde contre de nouvelles sanctions qui ne resteraient pas sans conséquences pour les entreprises allemandes. De quoi inquiéter les patrons qui souffrent déjà des restrictions en vigueur.
La Russie a décrété une "interdiction totale" de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment des pays d'Europe et des Etats-Unis en réponse aux sanctions occidentales à l'encontre de Moscou.
VOIR et ENTENDRE la riposte de Poutine aux sanctions européennes:


En France, le déni était en revanche la règle à l'extérieur comme à l'intérieur. Qui, de la Russie ou de la France, paierait le prix fort, du fait de la décision de François Hollande de suspendre jusqu'à nouvel ordre la livraison à Moscou du BPC Vladivostok, le premier des deux Mistral, navires de guerre qui maintiennent l'emploi des chantiers de Saint-Nazaire - dont les entreprises concernées (DCNS, STX et les sous-traitants) pourraient se retourner contre l'Etat pour obtenir des dédommagements - et assurent de précieuses rentrées aux budgets déficitaires du marchand d'armes socialiste ? Il n'est pas sûr que ce soit la Russie et, si la vente suspendue était annulée - ce qui, à ce stade, n'est plus assuré - au final, l'arroseur est l'arrosé...

Le chef de guerre au Mali rétro-pédale en Russie. Comment le soi-disant expérimenté  Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères à la pochette de Hollande, a-t-il pu ignorer que la Russie est moins attachée qu'il le croyait à ces contrats russes ( 1,2 milliards ), qui ont été très contestées au sein de l'appareil militaro-industriel du pays. Le contrat avait été conclu par l'équipe précédente, celle de Medvedev et du ministre de la Défense Serdioukov, très critiqué en interne pour ce choix d'ouverture - dans le style de Kiev ! - vers l'Occident qui marquait une rupture radicale avec la tradition soviétique.
Et la France de Hollande aurait encore à perdre un peu plus en termes d'image. La valeur de la signature de l'Etat français risquerait d'être encore davantage dépréciée, au point de fragiliser d'autres possibilités de contrats, au premier rang desquels, la vente de Rafale en Inde.

Tout ça pour en arriver là: 
Hollande s'aligne !... 


Alors que la Russie fait face à une chute importante de la valeur du rouble et que Obama se rapproche des frères Castro, voilà que François Hollande évoque jeudi une possible atténuation des sanctions économiques à l'encontre de Moscou. Il ne s'agit en aucune façon d'une initiative personnelle, alors que la crise financière russe sert de prétexte à débloquer les relations diplomatiques entre l'Union européenne et Moscou. Bruxelles profite de la faiblesse actuelle des marchés russes pour tenter d'infléchir Vladimir Poutine, en promettant d'atténuer les sanctions économiques en cas d'efforts notables: Hollande ne fait pas autrement. "Je considère que, aujourd'hui, si les gestes sont envoyés par la Russie tels que nous les attendons, il n'y a pas lieu de prononcer de nouvelles sanctions", a ainsi déclaré François Hollande au sortir d'une réunion des chefs d'Etat européens à Bruxelles, estimant qu' "il conviendra au contraire de regarder comment nous pouvons engager nous aussi une désescalade".

Poutine n'est pas du "Flamby" et reste inflexible 

Consciente de l'enjeu que représente le marché russe pour l'Europe et soucieuse de ne pas enfoncer plus encore Moscou, l'Union européenne pourrait assouplir sa posture. Envoyée sur le front, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a fait une nouvelle tentative, appelant jeudi Vladimir Poutine à un "changement radical" d'attitude. La diplomate a par ailleurs appelé le Kremlin à adopter un "mode coopératif" face aux crises actuelles, mais elle aussi avoué que la crise financière russe "n'est pas une bonne nouvelle" pour l'Europe"Le monde n'a jamais été aussi dangereux et instable que maintenant", a-t-elle raconté, plaidant tout à coup pour une "relation constructive" avec la Russie afin de "faire face à ces crises, spécialement en Ukraine". "Nous devons développer une stratégie solide et responsable avec la Russie", a-t-elle lancé. 

Sur la même ligne, François Hollande a estimé que si la Russie s'engage dans un processus de "résolution de la crise en Ukraine, il n'y a pas de raison que nous prolongions cette situation". "L'intérêt de tous, l'intérêt de l'Ukraine, de la Russie, de l'Europe, c'est qu'il y ait rapidement des solutions qui puissent être trouvées", a-t-il soudainement estimé. Le sommet européen, qui se poursuit encore vendredi, s'est ouvert sur des sanctions à l'égard de la Crimée, annexée par la Russie, mais ne devrait déboucher sur aucune nouvelle sanction contre Moscou.

"L’Occident se comporte comme un empire": en peau de lapin, alors !
Jeudi matin, à l'occasion de sa grande conférence de presse annuelle, Vladimir Poutine s'était encore montré inflexible avec l'UE, estimant que les Occidentaux se comportaient en impérialistes, une référence directe aux multiples sanctions prononcées par Bruxelles depuis le crash du vol MH17 dans l'Est ukrainien. Le président russe a néanmoins reconnu que la Russie avait sa part de responsabilité en matière économique, n'ayant pas profité suffisamment des années passées pour diversifier son économie, très dépendante des cours des hydrocarbures.

Poutine ne lâche rien. 
L’Union européenne doit comprendre que la Crimée est une "partie inaliénable" de la Russie, a réagi jeudi soir la diplomatie russe après l’adoption à Bruxelles de nouvelles sanctions visant de facto Moscou. " Et nous rappelons à l’UE notre droit de répondre de manière adéquate à ces soi-disant "mesures de restrictions contre les citoyens russes sans distinction", a riposté le ministère russe des Affaires étrangères.
Crise économique en Russie et conflit ukrainien, ou non, le vertueux Hollande n'a pas renoncé à livrer ses deux navires de guerre à la Russie !... 
Mais Hollande risque de devoir trouver d'autres prétextes.