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jeudi 4 juin 2015

Que cache Bruno Le Roux pour être sur la 'liste noire' du Kremlin ?

Bruno Le Roux est-il plus trouble que balourd?

"C’est incompréhensible", estime 
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. 


Moscou a déclaré Le Roux "persona non grata" en Russie
A l'attention de Najat Vallaud-Belkacem, cette expression latine signifie que Le Roux est indésirable en Russie. Et lorsque le socialiste a appris samedi qu'il figure sur la liste des 89 personnalités européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, Bruno Le Roux déclare avoir trouvé cela "surprenant". Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, dont les diplômes sans date ne sont pas prouvés, n'a pu être ministre. Connu comme aboyeur aux pieds du pouvoir exécutif? Il n'est pas en pointe sur le dossier ukrainien, ni particulièrement actif sur aucune scène diplomatique. Certes, il est président de l'amicale France-Chine à l'Assemblée, mais il est aussi le "surprenant vice-président du groupe d'études "Vol libre et aviation légère"! A partir de là, il faut s'attendre à tout de ce lourdaud.

Il semblerait que ce soit essentiellement
en sa qualité de patron des députés socialistes que le nominé se retrouve "blacklisté" par Moscou, comme une réponse de Vladimir Poutine à la présence du président de la Douma Sergueï Narychkine sur la liste des personnalités visées par des sanctions économiques de l'UE dans le cadre du conflit ukrainien. Mais le président du groupe socialiste au Sénat, Didier Guillaume, ne bénéficie pas des mêmes attentions. 

Alors pourquoi cet adjudant de quartier ? 
Daniel Cohn-Bendit, Henri Malosse, Bruno Le Roux 
et Bernard-Henri Lévy, interdits de séjour en Russie

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée fait l'innocent et brouille les pistes en émettant des hypothèses non crédibles pour expliquer sa présence sur la liste des interdits de séjour en Russie: réplique aux sanctions européennes, liens entre le FN et Moscou... "Je suis sur cette liste comme président d'un groupe politique (...) qui a toujours soutenu, depuis maintenant plusieurs mois , la position de médiation de la France dans le conflit avec l'Ukraine", estime le député de Seine-Saint-Denis. 
Il mène la troupe de députés à la trique
La décision du Kremlin lui fait désormais "ni chaud ni froid". Pourtant,  il ne se prive pas de la dénoncer: "Si l'enjeu est de faire un parallèle avec des mesures prises par l'Europe contre un certain nombre de Russes liés aux milieux extrémistes, alors ce parallèle n'est pas juste". 

"Ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique", juge ce dimanche Bruno Le Roux, interrogé sur Radio J. Le président du groupe socialiste ne soupçonne pas encore Gérard Depardieu, mais ne se prive pas de jeter en revanche la suspicion sur les liens Poutine-Marine Le Pen. 
Son accusation est pour le coup  politique et hexagonale. A demi-mot, Bruno Le Roux envisage une autre justification à sa mise à l'index. Avec quelques autres députés socialistes, notamment Razzye Hammadi (député -depuis 2012- de Seine-Saint-Denis, comme lui, mais grâce à un accord entre les états-majors PS et Front de Gauche) et Sébastien Denaja (autre néo-député, proche de Ségolène Royal), il est en effet à l'origine d'une demande de commission d'enquête parlementaire sur le financement du FN, notamment via d'importants emprunts contractés auprès d'une banque russe. "Je suis sur cette liste au moment où nous avons déposé à l'Assemblée une commission d'enquête sur les liens financiers entre le Front national en France et la Russie, puisque Mme Le Pen a été obtenir de l'argent pour financer ses campagnes en Russie, que la liste est dévoilée après qu'elle a été reçue- avec beaucoup de faste d'ailleurs - au Kremlin il y a quelques jours", résume le proche de François Hollande. Or, en 1987, le Parti communiste a reçu 1 million de dollars en provenance des caisses de la Banque d'Etat d'URSS  - planqué  dans deux soi-disant paquets de tracts - pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie, député de l'Allier (6,8 % des suffrages en 1988), comme le prouve une lettre du Kremlin publiée en 1992 par un hebdomadaire russe.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis est encore plus frontal: "Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux figure sur cette liste noire qui n'honore pas la diplomatie russe. Monsieur Poutine ne peut laisser des banquiers financer l'extrême droite en France et tenter d'intimider des démocrates", dénonce cet ancien trotskiste, républicain de fraîche date et actuel patron du PS, élu avec un score stalinien.

lundi 15 septembre 2014

Si DSK avait été élu, la France serait alliée de Poutine

DSK, la botte secrète de Poutine

Le président russe fait appel à l’expertise de l'ancien patron du FMI
Dominique Strauss-Kahn aurait accepté la mission d'atténuer l’effet des sanctions internationales.  Après l’affaire du Sofitel, DSK se refait d’abord une santé financière en intervenant dans de nombreuses conférences, dont certaines sont rémunérées jusqu’à 150.000 euros de l’heure. 
Puis il s’associe à un homme d’affaire, Thierry Leyne, et prend la tête d’une banque d’affaire luxembourgeoise baptisée LSK. Ensemble, ils vont créer la première banque d’investissement du Soudan du Sud. Là-bas, Dominique Strauss-Kahn comprend vite que son image n'a pas été entamée par les "affaires". 

Un socialiste social-libéral français pour réformer l’économie russe 

En 2013, DSK est nommé conseiller du gouvernement serbe. 

Puis il prend le pouvoir au conseil de surveillance d’une banque russe qui dépend du géant pétrolier Rosneft, placé aujourd’hui sur la liste noire des sanctions européennes.
Pour Christopher Dembick, économiste chez Saxo Bank, cela signifie que DSK est adoubé par le Kremlin.:
"Ce n'est pas public, il ne s'affiche pas avec Vladimir Poutine, mais on ne peut pas avoir de siège dans un conseil de surveillance d'une grande entreprise sans l'aval du Kremlin. [...] Il faut bien comprendre que la Russie a énormément de potentiel mais que son économie est en grande difficulté sur le court-terme. DSK peut donc apporter son expertise."
Cet engagement de DSK auprès de Poutine intervient alors que l'Union européenne a pris de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. En Ukraine, où Kiev gère la partie pro-occidentale sous la tutelle américaine, le cessez-le-feu dans l'est du pays pro-russe, est globalement respecté. Mais l'OSCE réclame d'urgence une solution plus durable. La recherche est en cours d'une solution politique susceptible de résoudre le conflit entre Kiev et les séparatistes russophones, selon l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. L'ONU estime pour sa part que la trêve est une première étape d'un plan de paix censé mettre fin à cinq mois de combats qui ont fait plus de 3.000 morts.
Avec l’aggravation des sanctions internationales, son choix d'apporter son soutien au gouvernement serbe a fait de DSK un expert idéal aux yeux de la Russie. Aujourd'hui, Poutine compte plus que jamais sur l'ancien patron du FMI pour dynamiser son marché intérieur et contre-carrer l'action des alliés de l'Ukraine, notamment celle de François Hollande, le président par défaut de la gauche française.