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lundi 17 décembre 2018

"Gilets jaunes" : révélation d'une manipulation de l'information par France 3 accusée de désinformation avec une photo truquée

La chaîne de service publique prise en flagrant délit de truquage d'une photo 

Cette presse mal-aimée qui se plaint d'être agressée est-elle vraiment vertueuse et respectable ?

Acte V de la manifestation de "gilets jaunes" devant l'Opéra,
à Paris le 15 décembre 2O18
Subventionnée ou d'Etat, elle clame son indépendance et se défend d'être partisane. Mais, dans son journal télévisé, France 3 a diffusé la photo d'une pancarte brandie par un manifestant. Or, elle est tronquée, amputée du nom de sa cible, le président Macron. La chaîne, accusée de censure sur les réseaux sociaux, invoque une ...erreur humaine.
Le CSA et Franck Riester ont-ils condamné la faute ?

Chaîne publique de France Télévisions, France 3 a présenté des excuses dimanche 16 décembre après avoir avoir diffusé une photo retravaillée d'un "gilet jaune" brandissant une pancarte où seul apparaissait le mot "dégage" avait été expurgée du nom du président Macron, alors que sur le cliché original, on lisait "Macron dégage".

Tandis que les confrères solidaires et indulgents jetaient un voile complice sur la tromperie, c'est sur les réseaux sociaux scandalisés par la manipulation et la censure que la photo modifiée a provoqué l'indignation. La direction de la communication de France Télévisions a raconté qu'il s'agit "d'une erreur et d'un manque de discernement de la part d'une personne qui concourt à la fabrication du journal télévisé".











La chaîne, accusée de censure après avoir diffusé cette photo retouchée lors de son journal télévisé de samedi, a tweeté dimanche qu'il n'y avait "aucune volonté de masquer cette pancarte", invoquant "une erreur humaine" et précisant que "cela ne se renouvellera pas".

 

"Nous tenions à vous présenter nos excuses (...) nous vous devions cette explication au regard de la confiance que vous nous accordez", a annoncé par la suite la chaîne dans son JT du soir.

Hypocrisie vertueuse du même tonneau insondable que celle-ci, apparaissant notamment sur l'ensemble des sites internet de cette presse exemplaire qui prétend nous "expliquer" l'actualité, comme Macron, ses 'carabistouilles' sociales: 

"Il ne s'agit ni d'une censure, ni d'une volonté de dissimuler une quelque information", a assuré la chaîne. La direction  a par ailleurs contacté la direction de l'information de l'AFP "pour présenter ses excuses à l'Agence et au photographe auteur de l'image retouchée".
Aucune volonté de masquer cette pancarte dans #jt1920 ¿@JTweFrance3¿ hier soir.
C’est une erreur humaine. Nous en avons identifié l’origine. 
Cela ne se renouvellera pas. pic.twitter.com/d4qzwUFYJq
— JT du WE de France 3 (@JTweFrance3) 16 décembre 2018

Sur l'image diffusée par France 3, on voit des policiers à cheval, de dos, faisant face à des "gilets jaunes" debout sur un escalier, sur la place de l'Opéra à Paris, pendant la 5e journée de mobilisation de ce mouvement samedi.

L'un des manifestants brandit une pancarte blanche où le nom "Macron" apparaît au-dessus d'un espace étrangement vide. La photo originale, prise par un photographe de l'agence, laisse apparaître le slogan "Macron dégage" inscrit, signe que la photographie a bien été retouchée par un journaliste militant pour faire disparaître le mot "dégage"

Censure des images en France macronienne comme en Union soviétique 

Staline a fait appel à un grand nombre de "retoucheurs" pour retirer ses ennemis de nombreuses photos officielles. L’un d’entre eux est Nikolaï Iejov, chef suprême du NKVD qui a supervisé les purges staliniennes. Longtemps bras droit du dictateur, l’homme a ordonné l’exécution de milliers de responsables du Parti communiste. Mais en 1939, Iejov perdit les faveurs de Staline et fut finalement arrêté, jugé par un tribunal secret et exécuté.
Les retoucheurs du dictateur soviétique se mirent alors au travail et firent disparaître Iejov de l’ensemble des photographies officielles sur lesquelles il apparaissait. La plus célèbre restant sans doute celle où il se trouve à la gauche du dictateur (voir photos ci-dessous).

Macron ne s'en prend encore qu'aux tags irrévérencieux ou hostiles
Ce fut le cas sur l'Arc de Triomphe, avant le passage du président, le 11 novembre 2018, comme l'attestent les photos ci-dessous:



 Manu 1er pourra conserver ses illusions intactes...


samedi 11 mars 2017

Peillon compare En Marche! de Macron avec les chambres à gaz

Macron demande que l'ex-ministre de l'Education de Hollande soit chassé de la campagne de Hamon

Agression mutuelle d'ex-ministres socialistes de Hollande

Une référence indécente de Peillon aux chambres à gaz pousse le porte-parole d'En Marche! à demander "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon".

Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", selon Vincent Peillon sur CNews (ex-i-télé), mercredi. A propos de ralliements contre nature, notamment suite aux engagements du communiste Robert Hue (ci-dessous, à gauche, avec Gaysot et Buffet) et du libéral Alain Madelin au côté de Macron, Peillon a développé une thèse d'autant plus choquante qu'elle est énoncée par un ancien ministre de l'Education. 

Selon ce philosophe socialiste, "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë...".

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a vivement réagi vendredi dans un communiqué réclamant "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence outrageante aux chambres à gaz.

L'ancien ministre de l'Éducation refuse de se retirer.

"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", s'entête Peillon.
"Je refuse cette polémique. Il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi Peillon. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il persisté et signé.
Admettant toutefois "une maladresse", il a précisé qu'il n'est "pas question de retrait". Qu'en pense le candidat de Peillon ?C'est à Hamon, 1m69 et 60 kg, d'en décider.

Ces propos de Peillon confinent à "l'ignominie", souligne l'équipe Macron.
"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement créé par l'ex-conseiller élyséen de Hollande.

"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.

Dans l'univers concentrationnaire nazi, 
le triangle rose était le symbole utilisé 
pour marquer les homosexuels.
Dans le cadre du programme génocidaire des nazis, des chambres à gaz furent utilisées par l'Allemagne hitlérienne pour assassiner principalement des Juifs (environ trois millions), mais également plusieurs dizaines de milliers de Tziganes et des homosexuels. 
Or, une rumeur circule, soupçonnant Macron d'une double vie avec Mathieu Gallet, PDG de Radio France : un coup bas politique renouvelé par Peillon qui aurait voulu la lui faire à l'envers ?
Le philosophe Peillon n'ignore pas que dès 1924, le régime soviétique procéda à des arrestations massives d’homosexuels "de mauvaise origine", attestées par la correspondance de l’écrivain Mikhaïl Kouzmine.
Mais
c’est le stalinisme qui va imposer une ligne d’homophobie radicale : l’homosexualité masculine (moujelojstvo) est recriminalisée le 17 décembre 1933 et l’article 154 (devenu plus tard l’article 121), introduit dans le Code en avril 1934, rend tout acte homosexuel passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.
Il y a aussitôt de nombreuses arrestations à Moscou, Leningrad, Kharkov et Odessa, notamment dans les milieux du théâtre, de la musique et des arts. A la mort de Kouzmine, en 1936, son amant, Youri Yourkine, et la plupart de ses amis sont arrêtés et fusillés. La même année 1936, le commissaire à la justice, Nicolas Krylenko, déclare que
l’homosexualité est un crime contre l’État soviétique et le prolétariat.
Pour les staliniens, l’homosexualité n’est pas seulement un héritage déplorable de l’Ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme, comme le souligne l’exclamation de Gorki dans la Pravda le 23 mai 1934 avant même la Nuit des Longs Couteaux :

"Extirpez l’homosexualité et le fascisme disparaîtra"
Peillon est un habitué du dérapage sectaire
Invité de 'L'Entretien politique', mardi 3 janvier au soir sur France 2, le candidat à la primaire socialiste, Vincent Peillon, a établi un parallèle entre le sort des juifs sous l'Occupation nazie et la situation actuelle des musulmans de France. Au lendemain de ses propos, l'ancien ministre socialiste de l'Éducation a tenté d'éteindre la polémique qu'il a alluméeestimant que la laïcité est "utilisée" par certains contre des musulmans de France, comme cela avait "été fait" sous Vichy contre les juifs. "C'était il y a quarante ans", compte par erreur ce ministre faiblard en calcul mental, alors qu'il évoque les années 1940." "Les juifs, à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans, qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes radicaux", lâche le député européen.

Le sournois haineux est ensuite revenu sur ses propos...

A noter que, pour détourner l'attention de son délire anti-judéo-chrétien et de son attaque sur Manuel Valls, Peillon s'en prend à la candidate du FN :
VOIR et ENTENDRE Peillon dans un extrait de LCI qui s'attache à la polémique plutôt qu'aux faits d'agression verbale de cet universitaire et ex-ministre de ...l'Education à l'Histoire :

On peut aussi souhaiter prendre connaissance d'un extrait non expurgé, que voici pour être complet et honnête :
 
Vincent Peillon estime que la situation des... par info24fr

A noter la notion de 'patriotisme' selon l'internationaliste Peillon, rappelons-le, ex-ministre de l'Education...

Le CRIF dénonça une récupération "dévoyée" de l'Histoire
"L'histoire [Histoire] de la déportation de plus de 75.000 juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l'étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d'un soi-disant équilibre des souffrances." (Conseil représentatif des institutions juives de France)


L'Université suisse va-t-elle réembaucher un tel spécimen délocalisé de sectarisme ?

mercredi 22 février 2017

Le CRIF accuse le Front de gauche et Mélenchon de véhiculer la haine

Mélenchon tombe des nues et se dit choqué

Alors que Hollande lui rend visite, le CRIF prend parti contre les extrêmes 

Jean-Luc Mélenchon s'est dit "profondément choqué" mercredi de l'attitude "antirépublicaine" du Crif, qui ne l'a pas convié à son dîner annuel au motif, a expliqué son président, qu'il véhicule, selon lui, "la haine", au même titre que la présidente du Front national Marine Le Pen.

La plupart des candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai sont invités mercredi soir au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon n'a été convié.

"Le Président du CRIF m'insulte ce matin. J'en suis profondément choqué", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.
"Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique", ajoute-t-il, occultant les crimes du régime soviétique, et pas seulement sous Staline. "Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j'appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis."

Sur RTL, le président du Crif, Francis Kalifat, a invoqué une raison "très simple" pour expliquer que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'aient été conviés.

"Tous les deux véhiculent la haine"

"D'un côté, à l'extrême droite, c'est la haine de l'autre et le rejet de l'étranger (...) et, à l'extrême gauche, c'est la haine d'Israël et la déligitimation d'Israël. Donc je crois qu'ils n'ont pas leur place dans ce dîner", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit là d'une attitude "antirépublicaine". 
"Si le Crif représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j'en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d'Israéliens d'ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu [le Premier ministre israélien, majoritaire, malgré la "haine" de l'extrême gauche], ni ceux qui ne s'offusquent pas de la violation des résolutions de l'ONU", a-t-il riposté.

dimanche 22 novembre 2015

Sabotage de l'arrivée d'électricité d'Ukraine en Crimée

L'état d'urgence est décrété en Crimée 

La livraison d'électricité ukrainienne à la région de Crimée  est totalement interrompue après la destruction de pylônes en Ukraine. 

Les autorités de la république de Crimée ont décrété l'état d'urgence dans la péninsule dans la nuit de samedi à dimanche, suite à la coupure totale de l'électricité venant d'Ukraine. Le ministère russe des Situations d'urgence a précisé que deux lignes à haute tension sont affectées et que 1,9 million d’habitants sont privés d’électricité. Depuis  le référendum d'autodétermination de la Crimée en 2014, l'Ukraine multiplie les mesures asphyxiant la sécessionniste: coupures d'électricité, suppressions de trajets en train et en car, etc... avec le soutien de pays européens.

Des attaques contre une ligne à haute tension, dans l'oblast de Kherson, sur le continent en direction de la Crimée, avaient déjà été recensées vendredi, conduisant à la fermeture de deux des quatre lignes approvisionnant la Crimée, rapporte l'agence Belga (à la différence de l'AFP et de ses petits copistes des organes de presse français). Deux nouveaux mâts ont été endommagés samedi par des auteurs inconnus, rapporte l'agence Tass. Depuis 00h20 dimanche (heure locale), toutes les parties habitées de la péninsule sont plongées dans la pénombre. 

Un sabotage aux explosifs ?

"Les générateurs de la république de Crimée ont été mis en marche. A 01h20, les villes de Simféropol, Yalta et Saki sont partiellement connectées", a précisé le ministère.

Selon les media russes, deux pylônes ont été détruits par des nationalistes ukrainiens dans la région de Kherson, en Ukraine, au nord de la Crimée annexée par Moscou en mars 2014. De leur côté, les media ukrainiens rapportent que le secteur où se trouvent les pylônes a été le théâtre d'échauffourées entre la police paramilitaire et des militants du mouvement nationaliste d'extrême droite Pravy sektor (Secteur droit).
La compagnie énergétique d'Etat ukrainienne, Ukrenergo, a également publié des photos d'un pylône électrique abattu et d'un autre endommagé. Selon elle, la nature des dégâts évoque un sabotage avec un possible "usage d'engins explosifs".

La Crimée fait partie de l'empire russe depuis la fin de du XVIIIe siècle et de l'Union des républiques socialistes soviétiques depuis 1922

La péninsule de Crimée, auparavant république autonome et russophone de l'Ukraine, a été rattachée à la Fédération de Russie, après un référendum réclamé par les habitants de Crimée à la suite du renversement à Kiev du président Ianoukovitch par des rebelles pro-occidentaux. En 1954, la Crimée avait été cédée à la République socialiste soviétique d'Ukraine par un décret soviétique: Nikita Khrouchtchev avait voulu "sceller l’union indéfectible des peuples frères". Après la chute du régime soviétique d'URSS en 1991, la Crimée avait obtenu le statut de République autonome de Crimée au sein de l'Ukraine indépendante. En 2014, la population -russophone- a obtenu sa réintégration à la Russie en tant que sujet fédéral.

samedi 8 août 2015

Aux sanctions européennes, la Russie riposte par un embargo et la destruction des marchandises infiltrées

Le bras de fer se durcit entre Poutine et Obama

Les fruits, les légumes et la viande importés d'Europe étaient censés rester bloqués à la frontière
depuis que certains pays occidentaux ont décidé  en 2014 de sanctions contre la Russie, le président russe a riposté en lançant un nouveau défi aux pays hostiles.

"Vladimir Poutine entend décourager les importations en provenance de l'Europe."  Les mêmes qui accusent la Russie de l'annexion de la Crimée, territoire de l'Empire russe depuis le XVIIIe siècle et de l'URSS de 1922 à 1991, n'hésitent pas aujourd'hui à inverser les données historiques: Obama et ses courtisans, Hollande et Cameron, ont tenté de punir Poutine et d'affamer le peuple en déclenchant des sanctions économiques, militaires, technologiques et énergétiques. Le crash du vol MH 17 dans l'est de l'Ukraine a joué un rôle déclencheur des hostilités de Washington et Bruxelles à l'encontre de la Russie, "qui refuse de reconnaître que l'Ukraine peut suivre sa propre voie", selon le Grand Satan Barack Obama en fin de bail à la Maison Blanche, qui refuse cette liberté aux russophones de Crimée.

C'est dans ces circonstances que, malgré les critiques de Washington et de Londres, Hollande a d'abord exprimé son besoin de livrer tout de même un porte-hélicoptères Mistral, négocié en 2011 et déjà payé par les Russes, subissant bon gré mal gré la pression de ses alliés sur le second, en fonction de l'attitude russe, tandis que l'Allemagne entendait préserver ses intérêts dans le secteur énergétique et que la Grande-Bretagne refusait de saborder la place financière de Londres, très accueillante aux capitaux russes.
La Crimée et Sébastopol sont particulièrement réprimés. Dans ces deux zones, les Etats membres de la coalition occidentale pro-ukrainienne interdisent les nouveaux investissements d'entreprises de leurs pays dans les infrastructures de transports, de télécommunication et dans le secteur de l'énergie. Egalement interdits, les investissements destinés à l'exploitation du gaz, du pétrole et des ressources minérales.

La Russie riposte par un embargo
Décrété le 6 août 2014 par Vladimir Poutine, l'embargo devait avoir une durée d'un an, mais concerne toujours l'ensemble des produits alimentaires, notamment la viande, le poisson, les produits laitiers et les fruits et légumes, très largement français. La valeur des produits touchés par l'embargo est estimée dans un premier temps à 9 milliards de dollars. Les effets de l'embargo sont compensés par les importations russes depuis les pays amis défavorables aux sanctions américaines, dont notamment le Brésil, le Chili, l'Argentine ou encore la Biélorussie. L'embargo stimule même les producteurs locaux russes.

V. Poutine entend décourager les importations en provenance de l'Europe

La Russie détruit les marchandises entrées en fraude.
Les cargaisons qui essaient de contourner l'embargo russe sont saisies et détruites. Des kilos de porc danois ont ainsi été jetés au feu et des camions entiers de fromages européens broyés par les douanes russes. Depuis jeudi 6 août et le dépassement du délai d'un an, au lieu de les renvoyer dans leur pays d'origine, la Russie détruit désormais les produits alimentaires en provenance des pays occidentaux, qu'ils soient saisis à la frontière ou dans les magasins. "Il n'y a aucune étiquette, aucune information sur le producteur, aucune date de fabrication ou d'expiration. Ces produits sont dangereux et impropres à la consommation", explique Andrei Panchenko, le représentant de l'agence nationale de surveillance sanitaire

Une mesure de dissuasion
Avec ces premiers contrôles sanitaires, Vladimir Poutine espère décourager les importations clandestines. La propagande occidentale n'hésite pas à faire parler des anonymes authentiques, s'ils ne sont pas inventés. "Je pense qu'un pourrait trouver un moyen d'utiliser cette nourriture au lieu de la brûler", estimerait un consommateur auquel le secret des sources permet de prêter les mots du journaliste. Une pétition pour que ces aliments soient donnés à des organisations humanitaires a été lancée. Quelle association ? Un collectif, peut-être? Elle aurait déjà réuni plus de 300.000 signatures en moins de 24 heures. 
La déontologie professionnelle autorise l'intox.

samedi 9 mai 2015

Capitulation nazie commémorée à Moscou, mais instrumentalisée au journal Libération

"Mai 1945: Vladimir Poutine isolé pour commémorer le sacrifice soviétique", raconte Libération...

Les mensonges de Laurent Mouchard-Joffrin

L'isolement de l'Union européenne s'affiche à Moscou
Libération présente l'U.E. comme le centre du monde, mais il s'est déplacé à Moscou, pendant que Hollande fait campagne sous le soleil des Antilles. "Aucun dirigeant occidental ne côtoiera samedi le président russe lors de la grande parade militaire", indique le journal socialiste.
"La parade militaire russe célébrant le 70e anniversaire de la capitulation allemande [-ailleurs qualifiée de "capitulation nazie"-] s’annonce d’une ampleur sans équivalent. Vladimir Poutine veut ainsi afficher la puissance retrouvée de sa Russie où "la grande guerre patriotique" fait désormais figure d’idéologie officielle autant qu’à l’époque soviétique, voire encore plus." Il faut toutefois rappeler aux lecteurs de Libération que François Hollande est en guerre sur trois fronts: En moins de trois ans, le président socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. De plus, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait début septembre 2013, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie. "Mais sur la tribune officielle, il n’y aura aucun dirigeant occidental de premier plan. A la différence de 2005 où, de Jacques Chirac à George Bush, ils étaient tous là pour rappeler le rôle clef joué par l’armée rouge dans la défaite du nazisme et les immenses sacrifices des peuples de l’Union soviétique."  

Libération efface toutefois de la photo une Européenne influente.
 
La chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'elle estime nécessaire de se rendre à Moscou le 10 mai prochain.
"La visite en Russie sera pour moi un moment très important. A l'heure actuelle, de profondes divergences existent entre nous et la Russie, concernant notamment les événements en cours en Ukraine. Pourtant, en dépit de ces divergences, il est important pour moi de déposer le 10 mai, avec le président russe, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu pour rendre hommage aux millions de victimes dont l'Allemagne endosse la responsabilité depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré la chancelière fédérale.
Lors de sa visite à Moscou, Mme Merkel s'entretiendra également avec le chef du Kremlin Vladimir Poutine.

"Ce choix est assumé aussi bien à Washington que dans "la plupart des capitales européennes", soumises à Obama, affirme Libération, "afin de protester contre l’annexion de la Crimée [demandée et votée par référendum par la population] au printemps 2014 et le soutien militaire, financier et politique de Moscou aux combattants séparatistes [russophones] de l’Est de l’Ukraine [qui revendiquent leur rattachement à la Russie, tandis que les rebelles fascisant au pouvoir à Kiev réclament l'aide financière de l'U.E., en échange de... Tchernobyl !]. "Leur présence face aux chars défilant sur la place Rouge serait [conditionnel de désaveu] aussi une manière de se prêter à l’instrumentalisation de l’histoire [Histoire!] par le régime dont la propagande présente systématiquement les autorités ukrainiennes élues [démocratiquement? Libération ne l'affirme pas...] comme des "fascistes", clamant que les batailles d’aujourd’hui dans le Donbass sont la continuation de celles de la deuxième guerre mondiale."

La vérité, c'est la bouderie d'Obama et de ses laquais, Cameron et Hollande

Au fil de son intox, le quotidien socialiste nuance son affirmation d'isolement"L'homme fort du Kremlin peut certes se prévaloir de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du président chinois, Xi Jinping, du premier ministre indien, Narendra Modi, du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fatah al Sissi, de clients sud-américain[s] comme le cubain Raul Castro ou le vénézuélien Nicola Maduro, ainsi que  de ses vassaux de l’ex-espace soviétique."Mais la fête n’en est pas moins un peu gâchée, montrant l’isolement croissant de Moscou sur la scène internationale," insiste Libération, fermement ancré sur la ligne gouvernementale. 

Quel mépris pour l'ONU et les peuples de Chine, d'Inde, d'Egypte, du Vénézuéla et de Palestine ! Car Mahmoud Abbas est également présent à Moscou, représentant les amis de Laurent Fabius. 
D’autres chefs d’Etat seront d'ailleurs présents à Moscou, dont des européens, tels le président tchèque Milos Zeman  et le... ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ! 

Les fréquentations du président Hollande  conviennent en revanche au quotidien socialiste. 
Il vient pourtant de se rendre au Qatar pour signer le contrat de vente de 24 Rafale et  en Arabie Saoudite, deux états du Golfe soupçonnés de financer le terrorisme islamiste, tandis que la loi renseignement Valls porte atteinte au libertés publiques et individuelles au nom de la lutte contre les djihadistes.

dimanche 15 février 2015

Au top 5 de l'horreur totalitaire, qu'a Staline à envier à Hitler ?

Pourquoi le PS ne se vante pas de ses alliances avec les communistes

Pendant que ses troupes affrontaient les nazis, le "petit père des peuples" s'en prenait aux Juifs d'URSS. 
 
Parmi ces "cosmopolites", très peu échappèrent à la purge. Le livre de Guennadi Kostyrtchenko nous le rappelle.

En septembre 1942, on se bat à Stalingrad. Au même moment, la direction de la propagande du comité central rédige un rapport sur les institutions artistiques de l'URSS. Elle feint de découvrir que, un Arménien et un Russe exceptés, les responsables du Bolchoï, centre de l'art lyrique soviétique, sont tous des juifs. La situation serait identique aux conservatoires de Moscou et de Leningrad. Peu après, le dirigeant de la cinématographie révèle qu'il s'est opposé au cinéaste Eisenstein. Celui-ci voulait confier à une actrice "aux traits sémites très accentués" le rôle d'une princesse russe dans son film Ivan le Terrible.

Ainsi, en pleine guerre contre le nazisme, se prépare sournoisement la vague d'antisémitisme soviétique qui ne se calmera qu'à la mort de Staline, "le Pharaon rouge", en mars 1953. Elle aura plusieurs étapes, marquées par des meurtres, des tortures et des procès. Vaste entreprise d'épuration qui frappera l'Etat, le Parti, sans épargner aucun domaine de la société.
 
Guennadi Kostyrtchenko, un chercheur russe, est devenu le spécialiste de cette décennie de persécutions en URSS. Il a eu accès à des documents classés jusque-là "secrets". Sans se prononcer sur la part de judéophobie paranoïaque du dictateur et de machiavélisme politique dans la chasse aux éléments "cosmopolites", il analyse la mise en place d'un antisémitisme d'Etat bâti sur le vieux fond de xénophobie et de chauvinisme du "peuple russe". 

Les méthodes impitoyables de Staline et de ses sbires

Elles s'illustrent dans la liquidation du Comité antifasciste juif, créé dès les premiers mois de la guerre. L'URSS a encouragé les contacts de ce comité avec les organisations internationales juives à l'étranger, surtout en Amérique. Elle a également fait miroiter le projet d'une autonomie juive en Crimée, avant de le dénoncer. Le responsable du comité, directeur du Théâtre juif de Moscou, Salomon Mikhoëls, sera assassiné à Minsk, en janvier 1948. On interdira Le Livre noir, rédigé par une équipe d'écrivains juifs liés au comité. Provocations, aveux, montages auront raison des survivants, figures de la littérature yiddish. 

La purge, menée sous l'étendard de la lutte contre le "cosmopolitisme sans racines", s'étend comme la peste. Elle touche la presse, allant jusqu'à menacer Zaslavski, un journaliste protégé par Staline, qui se voit reprocher son abonnement au Théâtre juif. Des têtes tombent à la Pravda. Les intellectuels juifs sont chassés des journaux, de la radio, de l'enseignement supérieur. Ils survivent en donnant des conférences ou rejoignent des secteurs moins exposés. On "nettoie" la pédagogie, la philosophie, l'économie, l'industrie, la production et la recherche militaires. Seuls quelques juifs, peu nombreux, appartenant à l'élite, échappent au combat contre la "pollution". 

Un complot imaginaire

L'affaire des médecins, dite "des Blouses blanches", marque le paroxysme de cette politique délirante. Elle est analysée minutieusement par Kostyrtchenko. On invente de toutes pièces un complot des médecins du Kremlin, dont beaucoup sont juifs. Ils auraient assassiné des leaders soviétiques, comme Jdanov, disparu en 1948, et préparé l'assassinat de plusieurs autres. On les arrête. On les soumet à la question. La fin de Staline leur épargne une liquidation certaine. Quant à ceux qui furent mêlés à cette opération criminelle, hormis Beria, ils ne connurent aucun remords et vécurent avec les honneurs dus à leur rang. 

Le bilan des victimes de ce pogrom bureaucratique ne dépasse pas la centaine. Il n'a donc rien à voir avec l'extermination des juifs par les nazis. Staline dut se contenter de détruire les âmes, de briser les volontés, et, même s'il envisagea des déportations massives de Juifs vers l'Altaï ou le Kazakhstan, il ne put réaliser son plan.
Le "mur des cons" du SM n'a rien inventé...

Mais les purges staliniennes ont existé, en plusieurs vagues d'ampleur et de significations différentes.
Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un
climat de terreur et de suspicion policières, elles détruisaient toute possibilité d'opposition dans et hors du parti. En attribuant ses échecs à des boucs émissaires, elles justifiaient aussi les mesures de Staline. Enfin, elles faisaient disparaître non seulement les acteurs de la révolution d'Octobre qui portaient ombrage au maître du Kremlin, mais aussi les apparatchik qui auraient voulu s'émanciper de sa tutelle. Les premiers procès préfabriqués, celui des ingénieurs de l' "affaire Chakhty", celui du "parti industriel", celui du "bureau fédéral menchevik", font leur apparition dès la fin des années vingt (1928-1931). Ils sont suivis d'arrestations massives: la collectivisation forcée s'accompagne de la déportation de millions de familles paysannes qualifiées de koulaks. 
Mais le coup d'envoi de ce qu'il est convenu d'appeler la grande purge se situe au lendemain de l'assassinat de Kirov, le 1er décembre 1934, un acte isolé que Staline mit à profit sans tarder. L'explication immédiate du déclenchement de la grande purge réside dans la conjoncture : malgré le radicalisme des méthodes mises en œuvre pour la collectivisation et l'industrialisation, on assistait à un échec partiel. Au sein du bureau politique, une jeune équipe stalinienne, Kirov en tête, assassiné en 36, s'apprêtait à entreprendre une action visant à destituer Staline. 
Dès lors, le mécanisme des purges va s'accélérer sous l'égide du N.K.V.D. (commissariat du peuple aux Affaires intérieures). Il se situe à plusieurs niveaux: les grands procès des vieux dirigeants bolcheviques en sont la facette publique et le véritable début. Entre 1929 et 1931, plus de 250.000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour "déviationnisme droitier". En janvier 1937 se déroule un deuxième procès, celui du "Centre anti-soviétique trotskiste de réserve". Le verdict est le même que lors du premier procès : les dix-sept accusés sont jugés coupables et, à une exception, tous condamnés à mort.

Les procès de Moscou sont le signal du début de purges massives. 
La phase la plus violente se déroule de fin 1936 à 1938, et coïncide avec la Iejovschina. Durant ces deux années, la répression fait plus de deux millions de victimes, dont 725.000 exécutions. L'ordre opérationnel no 00447 du 31 juillet 1937, qui ordonne de réprimer les "éléments anti-soviétiques et socialement dangereux", marque le début des purges à grande échelle. Iejov y ordonne à la police secrète de fusiller un quota minimal de 75.950 personnes et d'en envoyer 193.000 au goulag.
Pour Robert Conquest, la Grande Terreur aurait entraîné au moins
six millions d'arrestations, trois millions d'exécutions et deux millions de décès dans les camps du goulag (la photo ci-contre n'est pas prise dans un camp nazi).
Beaucoup d'"ennemis du peuple" sont poursuivis sous l'inculpation de sabotage économique, d'affiliation au trotskisme ou de participation à la subversion étrangère. L'automne 1938 marque la fin de la "Grande terreur". La pratique des arrestations arbitraires continue toutefois jusqu'à la mort de Staline.

Mais il ne faut pas oublier que l'un de ses successeurs, Brejnev, voulut en finir à son tour avec un peuple qui tenait à ses traditions, à sa langue et à sa culture. Il l'obligea à un second Exode.

Prisonniers du Pharaon rouge, par Guennadi Kostyrtchenko. Trad. par Michèle Kahn. Solin/Actes Sud, 448 p.