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samedi 1 février 2020

Djihadiste syrien arrêté à Marseille soupçonné de tortures et crimes de guerre

Cet islamiste est soupçonné de tortures et crimes de guerre

L’homme, présent en France comme "étudiant", est détenteur d’un visa Erasmus

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Islam Alloush, djihadiste syrien
et étudiant islamiste Erasmus en France
Ancien porte-parole du groupe islamiste syrien Jaysh Al-Islam ("armée de l’islam"), cet étudiant  - bien sous tous rapports - est néanmoins soupçonné d’"actes de torture et complicité", "crimes de guerre" et "complicité de disparitions forcées"

Cet étudiant Erasmus de 32 ans a été arrêté à Marseille par l’OCLCHGCG (Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre), la section de recherches de Marseille et le GIGN, le 29 janvier 2020. A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, il a été présenté à un juge d’instruction parisien qui l’a mis en examen. 

Un juge des libertés et de la détention doit désormais statuer sur son éventuel [sic] placement en détention provisoire, requis par le Parquet national antiterroriste (PNAT). 

Il appartenait au groupe qui aurait enlevé une militante des droits humains, Razan Zaitouneh,  en 2013

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Cet étudiant Erasmus  - qui devait faire rayonner la culture française dans le monde - est en fait membre du groupe Jaysh Al-Islam, notamment soupçonné de l’enlèvement de l’avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, de son mari, Waël Hamada, et de deux de ses collaborateurs, qui n’ont jamais été revus depuis le 9 décembre 2013.
Plainte déposée en juin 2019

Me Zeitouneh avait été l’une des activistes vedettes du soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad et, à ce titre, avait reçu cette année-là le prix Sakharov des droits de l’homme en compagnie d’autres militants du "printemps arabe". Elle avait ensuite critiqué les violations des droits de l’homme commises par toutes les parties au conflit.

Une plainte visant des membres de ce groupe islamiste avait été déposée, auprès du pôle crimes contre l’humanité du PNAT en juin dernier, pour "actes de torture", "disparitions forcées", "crimes contre l’humanité et crimes de guerre", commis dans la Ghouta entre 2012 et avril 2018. 

L’homme interpellé sous le nom d’Islam Alloush s’appelle, en réalité, Majdi Mustafa Nameh

Cette plainte avait été portée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Centre syrien des médias (SCM), ainsi que par sept membres de la famille de Me Zeitouneh. Cette mise en examen ouvre "la voie à la première enquête judiciaire portant sur les crimes commis par le groupe armé", s’est félicitée vendredi la FIDH.

Il "figure parmi les hauts responsables de Jaysh Al-Islam" - une coalition de groupes salafistes qui prône la charia - qui "compta jusqu’à plus de 20.000 combattants et fit régner la terreur dans les zones rebelles qu’elle contrôlait, principalement dans la Ghouta orientale, dont elle perdit le contrôle en avril 2018," a encore expliqué Clémence Bectarte, avocate au Barreau de Paris depuis 2005, spécialisée en droit pénal, droit international des droits de l’Homme et droit international humanitaire. coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, avocate de la FIDH, un réseau de magistrats, juristes, avocats et professeurs de droit issus des organisations membres de la FIDH à travers le monde, organisation internationale illégitime.

samedi 15 décembre 2018

Macron aura attendu la neutralisation du terroriste islamiste pour se rendre à Strasbourg

Un hommage "privé" aux victimes et aux forces de l'ordre

Macron a mis en scène son déplacement à Strasbourg

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En présence des seules autorités civiles et militaires locales, il a déposé une rose blanche devant le mémorial improvisé par les passants devant la statue du général Kléber, vendredi 14 décembre, trois jours après l'attentat islamiste qui a endeuillé la ville, mardi 11. 

Le chef de l'Etat est arrivé de nuit à Strasbourg.

Les apparitions de Macron se font rares et elles sont désormais nocturnes. Le secret est même bien gardé, puisque la presse accréditée n'est plus convoquée. Le déplacement-surprise de son bunker de l'Elysée au Puy-en-Velay a eu lieu nuitamment, ce qui ne lui a pas épargné des huées et insultes et à sa voiture d'être prise en chasse par des habitants... 

Etaient présents à Strasbourg des représentants de la police municipale et des policiers de la Brigade spécialisée de territoire (BST), dont les membres ont abattu l'auteur de l'attentat, ainsi que des militaires de l'opération Sentinelle, qui avaient blessé Cherif Chekatt mardi, et des membres des services de secours.

Le président mettait ainsi à profit son retour d'un sommet européen à Bruxelles pour faire un arrêt dans la capitale alsacienne. 
Emmanuel Macron s'est d'abord rendu place Kléber, dans l'hyper-centre, où passants et touristes ont déposé des milliers de bougies, des fleurs et des mots de compassion au pied de la statue, érigeant un mémorial improvisé aux victimes de l'attentat djihadiste.

Puis il s'est recueilli seul face à la statue, alors que des détachements de militaires entonnaient une Marseillaise a capella. 

Après son étape sur la place Kléber, Emmanuel Macron a fait quelques pas entre les chalets du marché de Noël, bien que fermé depuis l'attentat islamiste. 
En arrivant à l'aéroport de Strasbourg, le chef de l'État avait rencontré pendant une demi-heure quelques membres des forces de l'ordre qui sont intervenues en première ligne pour tenter de mettre un terme à la fuite du terroriste strasbourgeois, Chérif Chekatt, qui avait été finalement abattu la veille, vers 21h, jeudi soir 13 décembre, après avoir tué trois innocents dans le quartier historique.
Après qu'une femme a appelé le 197, suite à sa rencontre avec le tireur présumé, les membres de la Brigade de sûreté ont croisé en voiture un homme correspondant au profil de Chérif Chekatt. Le suspect a tenté d'entrer dans un immeuble, puis s'est retourné et a tiré dans leur direction. Les policiers ont riposté en le touchant mortellement. Selon France info, aucun policier n'a toutefois été blessé dans l'opération.
Le niveau du plan Vigipirate a été abaissé 

Le maire de Strasbourg avait appelé  "tous les Français et tous les Européens à revenir au marché de Noël", un geste qu'il qualifie de "défi au terrorisme" et de "signe de résistance".

Trois jours après l'attaque qui a frappé Strasbourg, le gouvernement a annoncé ce vendredi 14 décembre avoir ramené le plan Vigipirate au deuxième niveau, à savoir, "Risque attentat". Le troisième niveau "Urgence attentat" avait été fixé dans la nuit de mardi à mercredi, après la fusillade et les coups de couteau de Strasbourg qui ont déjà fait quatre morts, une victime en état de mort cérébrale et 11 blessés.

lundi 26 mars 2018

Tueries de l'Aude : des zones d'ombre dans le profil du terroriste islamiste

Le droit coranique au mensonge - la taqîya - en milieu hostile

Que savent les mécréants de la "taqiya", le concept coranique qui permet aux musulmans radicaux de dissimuler leurs véritables pensées, croyances et activités ?

Historiquement, cette tolérance devait permettre aux musulmans de survivre et de conserver leurs convictions dans des régions où ils étaient minoritaires, qu'il s'agisse des morisques qui vivaient dans la très chrétienne Espagne ou des chiites en terre d'islam, quand le sunnisme est majoritaire. Aujourd'hui, cette pratique a cours en France.

Utilisée à plusieurs reprises pour planifier des attentats, cette technique visant à se dissimuler entre deux attentats djihadistes, est un concept du djihad, consistant  à revêtir un masque de modernité pour mieux se mêler à la foule. Ainsi, le djihadiste fera semblant de vivre comme tout le monde, ira danser et boire, s'habillera comme la plupart des gens… C'est une tactique qui implique de faire tapis, de se dissimuler.
C'est une stratégie qu'on a constaté à Montauban mais également à Toulouse : après les attentats et pendant l'enquête, l'ensemble des proches et le voisinage tendaient à dire que rien ne laissait soupçonner une radicalisation, des projets terroristes… Extérieurement, les djihadistes donnaient unanimement le sentiment d'être bien intégrés. A Saint-Denis, par exemple, on entend dire que les djihadistes mangeaient des pizzas. C'est un procédé utilisé régulièrement pour planifier des attentats sans être repéré et qui permet, si la cause le justifie, d'enfreindre la loi islamique et les prescriptions concernant l'alimentation notamment. Ce qui ne signifie  as pour autant que chaque musulman qui s'est intégré se cache et complote un attentat, et c'est ce qui rend la tâche de la DGSI délicate. Ce n'est qu'après coup qu'on peut découvrir qu'après coup qu'un djihadiste cachait derrière une façade occidentalisée une stratégie de guerre intérieure.
La taqiya est donc autorisée en cas de contrainte extérieure, quelle qu’en soit la forme : persécution, menace sur la vie, absence de liberté religieuse (de conscience et de culte), ou djihad. Les mécréants occidentaux seraient donc mal avisés de prendre pour alliés des croyants musulmans.

Le profil de l'auteur des attaques terroristes de Trèbes et Carcassonne, illustre la dangerosité des radicalisés

French National Gendarmerie Intervention Group (GIGN) stand next to vehicles as they gather outside the Super U supermarket in the town of Trebes, southern France, where a man took hostages killing at least two before he was killed by security forces on March 23, 2018. Security forces killed a gunman who first hijacked a car in nearby by Carcassonne, killing a passenger and injuring the driver, before shooting a policeman who was out jogging with his colleagues nearby. He then drove to a Super U supermarket in the town of Trebes and holed up there for more than three hours with hostages, killing at least two other people, according to sources.
ERIC CABANIS / AFPRadouane Lakdim ne rentre pas du djihad au proche-orient. Mais le profil plutôt lisse de ce franco-marocain discret abattu vendredi par le GIGN s'assombrit au fil des investigations, de nombreuses zones d'ombre faisant désormais taches.

Le tueur a pu profiter d'un "suivi intermittent"...
Suivi depuis mai 2013 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) selon Libération, l'individu est ensuite fiché S en 2014 en raison de sa présence sur des forums salafistes et de velléités de djihad en zone irako-syrienne. 
Ce musulman radical est également inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, qui compte environ 20.000 personnes.

À sa sortie de la maison d'arrêt de Carcassonne à l'été 2016, où il purgeait une peine d'un mois pour usage de stupéfiants, Radouane Lakdim fait l'objet d'une surveillance plus étroite de la DGSI. Infructueux, le dispositif est cependant levé au bout de quelques semaines.

"Il était fiché S, mais à un certain moment, c’est difficile de savoir si cette fiche S est encore valable, si le type est actif ou pas. A partir du moment où vous êtes un solitaire, vous communiquez peu. Si vous communiquez peu, vous n’êtes pas décelable, se justifient les services du Renseignement. Ça c’est un danger pour les services de renseignement" - et bien davantage pour la population des anonymes pris pour cibles -  tente d'expliquer l'ancien patron du Raid, Jean-Michel Fauvergue, devenu député La République en marche (LREM). 

Radouane Lakdim pratiquait la 'taqiya'


Plusieurs explosifs artisanaux et un pistolet automatique ont été retrouvés au domicile du "fiché S" ! Des indices qui nourrissent a posteriori l’hypothèse d’un acte prémédité, tant il est vrai que la police comme les carabiniers arrive après la bataille. 
L'ancienneté de son projet reste cependant une donnée inconnue, d'autant plus difficile à déterminer, bien que le Renseignement ait découvert enfin la doctrine de la "Taqîya", véritable art de la dissimulation suivie paisiblement par la plupart des djihadistes. Le consultant police-justice de BFMTV, Dominique Rizet, explique enfin, aussi finement qu'il peut, sans se mouiller, avec force 'peut-être" ou  "personne", ce qui contredit la vigilance policière réelle :
"Soit Radouane Lakdim est passé à l’acte très rapidement, en l’espace de quelques jours, et personne n’a pu s’en apercevoir, ou alors ça veut dire qu’à l’époque où il était suivi, il a peut-être tellement bien joué le jeu que personne ne s’est aperçu qu’il était en train de préparer quelque chose." 
Le cas de Radouane Lakdim n'illustre pas tant la difficulté pour les renseignements d'évaluer le niveau de dangerosité d'un individu, mais les carences du pouvoir politique en démocratie. Celui-ci dénonce unanimement la barbarie des tueurs, mais se donne des raisons républicaines et humanistes pour ne rien faire. On lit que "sur les radars des services, le jeune homme ne faisait pas partie du "haut du spectre" des individus jugés susceptibles de passer à l'acte." Typique des catégories administratives et de leurs sous-catégories qui légitiment l'inaction. Pendant ce temps, les victimes "perdent la vie": une chance, elles auraient pu trouver la mort, voire mourir...

vendredi 5 janvier 2018

Attentat des Champs Elysées : le père du terroriste, condamné à six mois de prison ferme

Le père Cheurfi a-t-il formaté son fils djihadiste dans la haine du flic ?

Bon sang ne saurait mentir

Le père de Karim Cheurfi, le terroriste islamiste qui avait assassiné un policier en avril dernier sur les Champs Élysées, a été condamné à Bobigny pour apologie du terrorisme, jeudi 4 janvier, en comparution immédiate.

La veille, le sexagénaire s'était rendu dans un commissariat et il avait menacé de mort les policiers présents.

Salah Cheurfi est désormais en prison. 
Le père de Karim Cheurfi, âgé de 66 ans, qui a tenu des propos hostiles aux forces de l'ordre, a eu droit à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Ce musulman a également été condamné pour conduite en état d'ivresse. 

Il avait été interpellé mercredi 3 janvier au petit matin, à Gagny, en Seine-Saint-Denis, alors qu'il roulait tous feux éteints. 
Arrivés à sa hauteur, les policiers ont senti une forte odeur d'alcool et l'homme a été incapable de souffler dans l'éthylotest. Sur le chemin du commissariat, il a menacé de mort les fonctionnaires et donné raison à son fils. 

Peu après l'attaque sur les Champs Élysées, le père avait déjà proféré des menaces de mort contre des policiers dans un commissariat. 

Une ligne de défense classique
Salah Cheurfi a reconnu ses propos à l'audience jeudi, mais les a mis sur le compte de l'alcool. Il a également assuré qu'il ne parvenait pas à faire le deuil de son fils djihadiste. "Je ne suis pas méchant, je ne suis pas un assassin", a-t-il assuré. "Ce n'est que des mots", a-t-il estimé. 
"Non, ce ne sont pas que des mots", a opposé la procureure dans ses réquisitions. "L'apologie du terrorisme est un délit" susceptible de "créer un climat favorable à la commission d'une infraction", a-t-elle souligné, ajoutant "ne pas croire que l'alcool soit le facteur déclenchant" de ce délit.

Attentat commis par Karim Cheurfi sur les Champs-Élysées 

Cette attaque est un attentat terroriste
Le 20 avril 2017, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, armé d'une kalachnikov, Karim Cheurfi, 39 ans, avait assassiné Xavier Jugelé, au volant d'un fourgon de police en stationnement, de deux balles dans la tête.
Avant d'être abattu, ce Français musulman avait aussi blessé deux autres fonctionnaires de police et une passante allemande, atteinte par des balles perdues.

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Le terroriste islamiste, Karim Cheurfi, qui était connu comme dangereux du fait de son obsession à vouloir tuer des policiers, avait plusieurs condamnations à son actif, dont une, en 2005, à quinze ans de détention pour tentative de meurtre sur un élève gardien de la paix et d'un frère plus jeune de celui-ci. Il ne faisait cependant pas l'objet d'une fiche S.

Moins de deux heures après, l'organisation terroriste Daech, dite 'Etat islamique',  revendiqua l'attentat. Cette revendication, qui indique que l'auteur de l'attentat serait un dénommé Abou Youssouf al Belgiki, suscite des interrogations sur l'implication réelle de l'EI et la possibilité d'une 'fake news' de Daech...

lundi 30 octobre 2017

Enquête sur l'attentat manqué du Thalys : quatre arrestations, en Belgique

La police belge a interpellé quatre suspects d'attentat contre le Thalys Amsterdam-Paris

La police belge a été efficace, annonce le parquet fédéral de Belgique

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Le parquet fédéral de Belgique a annoncé lundi l'interpellation  de quatre individus dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué du Thalys Amsterdam-Paris en août 2015
Résultat de recherche d'images pour "thalys amsterdam attaque TERRORISTE"Les policiers ont mené six perquisitions à Bruxelles et dans d'autres lieux de Belgique, mais n'ont saisi ni armes, ni explosifs.

Monté en gare de Bruxelles avec un fusil mitrailleur, le 21 août 2015, un ressortissant marocain, Ayoub el Khazzani, ouvrit le feu dans le TGV à destination de Paris.
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Après plusieurs tentatives infructueuses, le terroriste fut désarmé par deux touristes Américains, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, et un Britannique Chris Norman , mettant fin à l‘attaque qui a fait trois blessés.

Le tueur islamiste dit avoir agi sous l'ordre direct d'Abdelhamid Abaaoud, alias Abou Omar.

Dans le bureau du juge d'instruction, le Marocain de 27 ans a précisé son parcours de la Syrie à l'Europe en passant par la Turquie.

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Durant leur périple, ils ont suivi les indications livrées par Bilal C. (alias Hamza, un Algérien qui sera arrêté en Allemagne en juillet 2016), chargé de partir en reconnaissance dans les Balkans pour faciliter l'infiltration de djihadistes de retour de Syrie.
Résultat de recherche d'images pour "Ayoub el Khazzani"L’avocate d’Ayoub El Khazzani, a demandé aux juges d’instruction d’organiser une reconstitution. Maître Sarah Mauger-Poliak, qui conteste la version commune des faits présentée par les militaires, souhaite ainsi déterminer le rôle exact de son client et les conditions dans lesquelles il a été maîtrisé par les jeunes militaires américains et les voyageurs présents dans le wagon. "Etait-il là pour commettre un massacre, ce qu’il réfute, ciblait-il des militaires, les armes se sont-elles [toutes] enrayées avant qu’il ne soit maîtrisé ?" Ce sont les questions qu'elle souhaite, comme les enquêteurs, élucider. Elle a également déploré les conditions de détention du djihadiste. "Il fait l’objet de fouilles intégrales cinq à dix fois par jour, alors même qu’il n’a pas quitté sa cellule, et est réveillé toutes les trois heures depuis deux ans par le personnel pénitentiaire," raconte-t-elle.

Il a reconnu 
ses liens avec le coordinateur de trois commandos distincts des attentats du 13 novembre 2015, tué dans l'assaut du Raid à Saint-Denis, après avoir fait 130 morts dans les rues, en terrasse ou en concert à Paris et à Saint-Denis (93), aux abords du Stade de France, où se jouait un match amical de football France-Allemagne, auquel assistait le président François Hollande.

samedi 26 août 2017

La France expulse trois islamistes radicaux vers le Maroc

Pléonasme: s'il était modéré, un musulman serait-il un islamiste ?

Les trois fanatiques musulmans, de nationalité marocaine, vivaient à Trappes dans les Yvelines. 

Agés de 37 à 41 ans,  ils ont été expulsés de Trappes (Yvelines) vers le Maroc en raison de leurs liens avec la mouvance "islamiste radicale", a fait savoir le ministère de l'Intérieur.

Deux frères de l'agresseur de la prison d'Osny. 
Parmi eux, deux font partie d'une fratrie de six frères bien connue des services de renseignement. Ils sont frères du djihadiste détenu à la prison d'Osny qui avait agressé deux surveillants en septembre 2016, aidé par plusieurs complices. 
Après avoir blessé deux policiers avec une arme artisanale à la faveur d'une promenade, le détenu s'est agenouillé pour entamer une prière au milieu de la coursive, puis, en garde à vue, il a tenu des propos sans équivoque, rapportent surveillants et policiers de l'unité dédiée aux "personnes" radicalisées violentes, où les détenus sont surveillés 24 heures sur 24 par l'administration. Les enquêteurs du Parquet antiterroriste, à qui l'enquête a été confiée, cherchent à savoir si l'acte était prémédité, comme l'islamiste l'aurait reconnu devant les policiers, et si "l'homme" était en relation avec Larossi Abballa, l'assassin du couple de policiers de Magnanville (le 16 juin 2016), originaire des Yvelines, comme lui, et qui avait réalisé des vidéos appelant à tuer des gardiens de prison. On notera que l'individu était radicalisé avant son incarcération : le système pénitentiaire ne peut être tenu pour responsable.
Condamné le 23 mars pour un voyage avorté vers les terres du djihad syrienBilal T. [Taghi], 24 ans, avait blessé deux de ses gardiens dans le dos et à la gorge avec un couteau fabriqué avec un morceau de métal de 15 cm (25 cm, selon Le Figaro), dimanche 4 septembre : une lame "très fine et très aiguisée qui a transpercé de part en part la gorge du surveillant à 2 mm de la carotide puis est passée à quelques millimètres du poumon', affirme-t-on de sources pénitentiaires.
Prière musulmane dans une salle de culte de la prison d'Osny en 2005

Le Parquet antiterroriste s'était saisi de cette agression apparaissant comme la
première action djihadiste fomentée en prison, c'est-à-dire "concertée". Bilal Taghi a été mis en examen pour "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
Le 07 septembre 2016, Libération écrivait : "Bilal Taghi, qui a frappé au couteau deux gardiens de la prison d’Osny dimanche, ne présentait « pas de problème particulier », selon un représentant syndical." Et ajoutait pourtant : "Sur un mur de la prison d’Osny, dans le Val-d’Oise, Bilal Taghi dessine un cœur avec le sang d’un gardien et se met à prier." Libération commente les faits : "L’attaque, qu’il a reconnu avoir préméditée devant les enquêteurs, relance le débat sur l’efficacité de ces quartiers où sont concentrés les profils islamistes." Le quotidien ne préconise aucune solution.

Depuis au moins un an, le ministre connaît la famille Taghi 

"Chez les Taghi, la radicalisation est une histoire de famille, écrit Libération en septembre 2016. Trois frères de Bilal sont impliqués à différents niveaux dans la sphère djihadiste. 
En juin 2014, son cadet, alors âgé de 14 ans, était frappé [sic] par une interdiction de quitter le territoire au motif qu’il pratiquait sa religion de « manière extrême » et s’informait sur les départs en Syrie ; tout en indiquant : « Je ne veux pas partir encore, je suis trop jeune. » "

Deux de ses aînés, Abdelhafid et Khalid, ont rejoint la Syrie respectivement courant 2012 et durant l’été 2014.
Khalid y aurait trouvé la mort en novembre 2014, à l’âge de 25 ans. Extrêmement engagé dans les rangs de l’organisation Etat islamique (EI), Abdelhafid apparaît quant à lui dans l’enquête sur la cellule de Verviers, pilotée par Abdelhamid Abaaoud, coordinateur des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Il aurait été tué dans des bombardements aériens sans que sa mort n’ait pu être confirmée.

Bilal Taghi, lui, a été condamné en mars à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Il était parti à Rakka, en Syrie, fief de l’EI avec femme (22 ans) qui n'est autre que la nièce d'Ahmed Laidouni, un vétéran du djihad - et enfant, dix jours après l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Un voyage qui s’est finalement arrêté à 400 km de la frontière syrienne dans un accident de la route, le 21 janvier 2015. Ils sont hospitalisés, puis placés en centre de rétention avant d'être renvoyés vers la France, en mars 2015.

Devant les enquêteurs, Bilal Taghi - surnommé "l'émir" - avait "reconnu et revendiqué vouloir tuer un gardien de prison", qu'"il voulait passer à l'acte immédiatement au nom de Daech" "sans attendre de sortir de prison" et "faute d'avoir pu partir en Syrie", selon une source proche du dossier. 
De source pénitentiaire, selon Le Figaro, "l'individu bénéficiait de fortes complicités parmi les autres détenus avec lesquels cette agression aurait été programmée. Les enquêteurs auraient trouvé sur un autre détenu des liens qui font penser que l'idée était de procéder à une «exécution» telle que Daech a l'habitude de les pratiquer.
Selon cette source pénitentiaire,
l'auteur de l'agression «aurait badigeonné l'une des portes de cellules du sang du surveillant et aurait levé les mains afin de prier».
Enfin,
un téléphone portable a été retrouvé dans l'une des cellules de cette unité dédiée. De quoi alimenter le débat 
 actuellement ouvert pour ou contre le portable dans les cellules. 
L'identité du troisième homme expulsé vers le Maroc n'a pas été précisée. 
Ces trois nouveaux expulsés portent à 51 le nombre d'expulsions exécutées depuis le début de l'état d'urgence.

Les personnels pénitentiaires sont excédés.
"Nous sommes fatigués de ce mot de déradicalisation qui ne veut rien dire", s'insurge, en septembre 2016, Jean-François Forget, secrétaire général de l'UFAP-UNSA, le principal syndicat de surveillants de prison. "A Osny, poursuit-il, "ces détenus reçoivent des massages de masseurs professionnels et des cours d'escrime... 
Après Fresnes, les prisons de Fleury-Mérogis et Osny vont regrouper les islamistes radicauxEn février 2015, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, avait annoncé l'extension à deux nouvelles prisons de l'expérimentation du regroupement de détenus identifiés comme islamistes radicaux. Une telle expérience était déjà menée à Fresnes depuis novembre. Elle l'est désormais à Fleury-Mérogis et Osny qui regroupent également les islamistes radicaux, preuve que leur nombre va  grandissant.
De plus, le quartier arrivants de cette maison d'arrêt est tellement débordé par la surpopulation qu'il n'est pas rare que des détenus soient affectés dans l'unité dédiée alors qu'ils n'ont rien à y faire. A l'inverse, les détenus qui sont accueillis dans l'unité dédiée sont régulièrement remis en détention classique puisque les sessions ne durent pas plus de 8 semaines. Certes, depuis dimanche soir, des mesures ont été prises mais pour combien de jours?", s'interrogeait-il.

mardi 27 juin 2017

Le terroriste des Champs-Elysée avait prévenu la presse de son attentat islamiste

La presse, mieux informée que les services du renseignement, malgré l'état d'urgence...

Le gouvernement ne lit-il pas la presse ?

L'assaillant islamiste qui a foncé sur un fourgon de gendarmerie avait envoyé un courrier menaçant la France d'un "bain de sang", révèle Le Monde, ce mardi 27 juin.
Le 29 mai, trois semaines avant de passer à l'acte, le 19 juin, Adam Djaziri aurait prévenu les media français dans une lettre signée "Abou Mahdi al-Roumi", s'auto-proclamant dans le même temps "porte-parole des soldats du Califat en France", rapporte Le Monde. Sans révéler les journaux bénéficiaires des informations qui n'ont pas informé le gouvernement. La vacance du pouvoir est en cause : Bernard Cazeneuve et les six ministres candidats étaient en campagne  des législatives et davantage préoccupés de leur siège à l'Assemblée que de la sécurité des Français.

Mais Le Monde et ses confrères ont fait de la rétention d'info

La police a effectivement retrouvé la lettre dans l'ordinateur de l'auteur de l'attaque contre un fourgon de gendarmerie. Le courrier de huit pages, accompagné d'un photomontage comportant le drapeau de l'organisation Etat islamique (EI) et la formule "soldats du Califat", écrite à l'aide de munitions, promettait un "bain de sang" à la France si le gouvernement ne répondait pas à la longue listes d'exigences, dressées par le terroriste. 

Le djihadiste exigeait notamment "l'arrêt immédiat des bombardements" en Syrie ou la "libération de tous les musulmans emprisonnés pour avoir tenté de commettre un attentat". 

"Les Français n'ont pas tenu compte de l'avertissement"


Les Français n'y sont pour rien.La presse et l'exécutif ne peuvent en dire autant.
Le terroriste aurait notamment contacté l'écrivain controversé Marc-Edouard Nabe, en lui écrivant : "Connaissant vos positions, nous sommes certains que vous serez une des premières personnalités influentes à diffuser notre message". Ce que l'auteur avait effectivement fait, en en partageant une capture d'écran sur Twitter. 

La presse et les services gouvernementaux ont failli à leurs devoirs.
Ils "n'ont pas tenu compte de l'avertissement envoyé par les soldats du Califat", écrivait le musulman radical dans une lettre-testament envoyée à des proches, le jour de l'attaque, ce qui a conduit les enquêteurs à faire le lien avec la lettre de menaces reçue fin mai. 

La sous-direction anti-terroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient échoué à identifier l'auteur de la lettre avant l'attaque ratée sur les Champs-Elysées le 19 juin dernier, révèle Le Monde.
Image associée
Lundi 19 juin, vers 15h40, à la veille du second tour des législatives et deux semaines après une attaque djihadiste à Notre-Dame de Paris, alors qu’il descendait les Champs-Elysées pour se rendre sur une mission de protection publique, un fourgon de la gendarmerie a été percuté par une Renault Mégane. Ni les gendarmes, ni les passants n’ont été blessés mais l’habitacle de la voiture s’est immédiatement embrasé. Le conducteur, extrait par les gendarmes, est mort quelques minutes plus tard. Rapidement, la thèse d’un accident a été évacuée. 
Deux bombonnes de gaz de 13 kgs, un fusil d’assaut (Kalachnikiov, pour dire les choses) et deux armes de poing, dont l’une était attachée à sa ceinture, ainsi que des centaines de munitions, ont été découverts dans le véhicule du "jeune homme". 
D'après LCI, il était aussi en possession de barils de poudre, de talkies-walkies et de détecteurs de mouvements. Il y avait de quoi "éventuellement faire sauter cette voiture", précise le ministre Collomb.
Figurait également, une carte d’identité, celle d’Adam D., un Français de 31 ans, né en décembre 1985 à Argenteuil et issu d’une famille salafiste domiciliée depuis une trentaine d'années dans l’Essonne, au Plessis-Pâté.
Un élément déterminant qui permettra à la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de faire une perquisition du domicile dans la soirée. Sur place, un "stock d’armes" supplémentaire a notamment été découvert, indique une source proche du dossier. Une lettre dans laquelle le suspect prête allégeance au chef de Daesh a aussi été retrouvée.
Jamais condamné, l’"homme" faisait néanmoins l’objet d’une fiche 'S' pour sûreté d’état depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale"Son frère et ses deux sœurs salafistes avaient d’abord intrigué la DGSI. "On pouvait voir en les croisant dans la rue qu’ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a témoigné le maire de la commune, Sylvain Tanguy, 45 ans (CNAM) parlant d’une "famille qui n’a jamais fait parler d’elle", ce qu'en pareilles circonstances affirment tous les élus pour dégager toute responsabilité. A la suite de la perquisition, quatre personnes ont été placées en garde à vue : son père, son frère, sa belle-sœur et son ex-épouse. Il s’agit néanmoins d’une procédure non pas "relativement courante" dans ce genre de dossier, mais systématique, pour tenter de recueillir des informations.
Plusieurs voyages d’Adam D. en Turquie ont intrigué les enquêteurs. En 2015, notamment, il a transité par ce pays avec son ex-femme et ses enfants,  sans qu'aucun passage en zone irako-syrienne n’ait d’ailleurs pu être établi. Ces déplacements ont cependant donné lieu à une surveillance accrue sans que rien ne puisse donner lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire ni même à des mesures coercitives dans le cadre de l’état d’urgence.

Permis de port d’armes
Dans le portefeuille retrouvé dans la voiture du djihadiste, les enquêteurs ont également découvert un permis de port d’arme de catégorie B, délivré en 2012 par la préfecture de l’Essonne. Lorsqu’il en fait la demande, Adam D. adhère depuis un an à un club de tir sportif et il est tout à fait éligible à l’obtention d’un permis : son casier est vierge et il peut fournir un certificat médical indiquant qu’il ne fait l’objet d’aucune altération psychologique. Neuf armes étaient enregistrées auprès des autorités, dont trois étaient soumises à une autorisation particulière (deux pistolets et une carabine).
Plus troublant encore, lorsqu’au début de l’année 2017, Adam D. demande un renouvellement de son permis, le terroriste salafiste est cette fois bien dans le radar des autorités. Cette procédure nécessite la consultation de deux fichiers : le traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et le Fichier des personnes recherchées (FPR). Or, ce dernier notifie la fiche S. Malgré tout, la licence lui est accordée. Les services préfectoraux nient toutefois une faille : selon eux, la DGSI ne voulait pas éveiller les soupçons d’Adam D. alors même que celui-ci fréquente régulièrement les stands de tirs.
L’enquête ouverte en flagrance par le parquet antiterroriste de Paris a été confiée à la DGSI et la Section antiterroriste de la brigade criminelle (SAT).

En clair, l'homme", le "jeune homme" qui bénéficie de l'anonymat dans la presse est, rappelons-le, Adam Djaziri. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt tunisien pour des faits de terrorisme depuis 2014.
Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, plusieurs attentats ciblant particulièrement les forces de l'ordre.