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mardi 24 avril 2018

Un collège en hommage à Arnaud Beltrame : des parents d'élèves préfèrent la polémique, dans les Alpes-Maritimes

Dans le même temps, un lycée de la région lyonnaise vient d'être baptisé Arnaud Beltrame.

Une belle âme

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Un collectif de parents d'élèves de Pégomas, près de Cannes, refuse que le futur collège de la commune porte le nom du gendarme assassiné, lors de l'attaque du supermarché de Trèbes, le 23 mars dernier dans l'Aude, pour des raisons de sécurité, selon Nice Matin.

Ce groupe de belles âmes des Alpes-Maritimes ne souhaite pas que leurs enfants aient l'exemple de ce héros
qui donna sa vie pour sauver une femme prise en otage par un terroriste. "Au-delà de l'émotion que l'acte de sacrifice de ce gendarme suscite, le collège de Pégomas, avec cette identité, devient potentiellement une cible à des attaques criminelles", expliquent cette minorité de parents d'élèves dans les colonnes de Nice Matin, mardi 24 avril. 

"Angoissant"

La Fédération d'appartenance de ces parents d'élèves n'est pas précisée.
"Ce choix est angoissant, symbolique de la mort d'un homme dans un contexte de menace terroriste. Les enfants de 10 à 14 ans ont le droit d'étudier et de grandir sans ce poids permanent sur les épaules", insistent-ils. "L'Histoire compte beaucoup d'autres héros reconnus comme des modèles possibles pour la jeunesse. Le nom d'un établissement scolaire ne doit pas être choisi dans l'immédiateté de l'émotion et de l'actualité, argumentent-ils. Nous souhaiterions que le nom de 'collège Rosa Centifolia' ou 'collège Rose de mai'  - des noms de roses (hybrides...) - puisse faire l'objet d'une étude." Le collectif des parents d'élèves a demandé à être reçu par le Conseil départemental de droite.

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Il semble, en vérité, que les contestataires ne souhaitent pas rappeler ce fait de barbarie à une certaine portion de la population scolaire, si française soit-elle, par ailleurs et en même temps.

Zinédine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes : il vivait dans une famille d'accueil de 13 à 15 ans, alors qu'il avait l'âge d'aller au collège. En 2007, un parking près du château porte en revanche son nom. L'image du coup de boule de Zidane sur Materazzi n'a pas ébranlé ces parents d'élèves-là.

Un lycée Arnaud Beltrame près de Lyon

Dans le même temps, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé lundi la construction d'un nouveau lycée à Meyzieu, près de Lyon, qui portera lui aussi le nom d'Arnaud Beltrame. 

Le colonel Beltrame, 44 ans, avait été mortellement blessé au cou par Radouane Lakdim, dans le magasin Super U de Trèbes, après s'être substitué à une otage. Un hommage national lui avait été rendu aux Invalides. 

A Pau, le conseil municipal a voté en faveur d'une proposition du maire François Bayrou (MoDem) de baptiser une rue de la ville au nom d'Arnaud Beltrame. Cette rue devrait se situer dans un quartier neuf de la ville.

samedi 31 mars 2018

Peut-on croire Collomb sur des "expulsions d'étrangers", pour ne pas dire des islamistes dangereux ?

Le ministre de Macron assure que 20 étrangers ont été expulsés de France en 2017: un exploit?

Parce que "étrangers" ?


Vingt étrangers  - radicalisés, précise finalement l'AFP -  en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb à Ouest-France dans un entretien paru samedi, un chiffre "jamais atteint auparavant", insiste la terreur des terroristes.

G. Collomb était interpellé sur les étrangers radicalisés présents sur le territoire par l'opposition non internationaliste, à la suite des attentats islamistes qui ont fait quatre morts, des hommes, dans l'Aude le 23 mars.

"Déjà le cas !", a-t-il aussi assuré sur Twitter samedi, qualifiant le chiffre de 20 expulsions de "record", sans donner plus de détails, notamment sur l'identité et la nationalité des expulsés, sans donc aucune possibilité de contrôle de ses dires.
Collomb cite la droite que l'AFP tente de discréditer: 
L'inscription est-elle une la preuve d'une intégration réussie
et la garantie d'un "risque 50%" pour la population? 

Et les expulsions se sont-elles bien passées ?
En août 2017, trois individus de nationalité marocaine, âgés de 37 à 41 ans et vivant à Trappes, dans les Yvelines, ont été expulsés vers le Maroc en raison des liens qu'ils entretiennent avec la mouvance islamiste radicale, un pléonasme, selon une information de BFMTV. Deux d'entre eux font partie d'une fratrie de six frères bien connue des services de renseignement: ils sont frères du détenu de la prison d'Osny qui avait agressé deux surveillants en septembre 2016. Lorsque la DGSI n'est pas face à ce type d'évidence, elle est désemparée. Deux autres frères ont rejoint Daech.  Deux autres frères de cette famille, Abdelhafid et Khalid, qui ont rallié les rangs de l'organisation djihadiste Etat islamique en Syrie, sont probablement morts. En dessous de six islamistes, la DGSI est impuissante et parle de 'loup solitaire'.
En janvier 2017, suspectés d'être en liens avec la mouvance islamiste en France, deux habitants des Yvelines ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour éviter l'expulsion dans leur pays, le Maroc, où, selon eux, ils risquent la torture. Cette requête a, pour l'heure, mis en suspens leurs départs.

L'insistance du ministre de l'Intérieur pour  affirmer que les attaques à Trèbes et Carcassonne étaient "difficilement prévisible(s)" pose question.
Elle jette un fort doute sur la réalité des faits : un sentiment, même asséné, ne fait ni un fait, ni une vérité. 
L'auteur des assassinats au nom de Allah, Radouane Lakdim, à 25 ans, était déjà inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) depuis novembre 2015, mais les investigations n'auraient montré "aucun signe:  laissant présager un passage à l'acte".
Le couple Lakdim partageait le même signalement FSPRT.

La préfecture de l'Aude "souhaitait se consacrer à des objectifs considérés comme plus lourds" ? Combien d'entre eux menacent-ils encore - et bien davantage - la population du département, et au-delà?
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lui avait toutefois envoyé en mars 2017 une lettre de convocation pour un entretien d'évaluation : "elle souhaitait s'assurer qu'il ne présentait plus de signe de radicalisation avant que son dossier ne soit éventuellement mis en veille", a raconté le ministre, soulignant ainsi les soupçons de la DGSI. Cette convocation a-t-elle accéléré chez l'islamiste le processus criminel en préparation chez ce soi-disant "loup solitaire" ? 

Et quelle(s) charge(e) pesai(en)t sur Lakdine incarcéré en 2016, à Carcassonne?
Collomb élude et l'AFP détourne l'attention de l'information finale contenue dans la video ci-dessous, et n'hésite pas à accuser l'opposition de ne pas se laisser facilement convaincre.

La droite vigilante demande des mesures plus sévères à l'encontre des individus fichés, mais Collomb a déjà avoué être dépassé : le septuagénaire estime que "mettre en prison les 26.000 fichés S, ou ceux qu'on jugerait dangereux" est "impossible".

Collomb dissimule que la compagne de Lakdim était fichée dangereuse

Cette femme de 18 ans est suivie pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, qui la placent néanmoins à l'un des niveaux les plus bas de l'échelle de dangerosité, comme Radouane Lakdim. Il est donc permis de douter de la pertinence des critères et de l'adaptation des moyens de cette surveillance si elle est incapable d'anticiper un passage à l'acte.

Placée en garde à vue
après les attaques vendredi, la compagne de 18 ans du djihadiste franco-marocain est  'fichée S' (pour 'sûreté de l'Etat" !), ont indiqué une source policière et une source judiciaire "proches de l'enquête". 

Elle était suivie par les services de renseignement avant l'attentat.
Interrogée depuis vendredi par les enquêteurs, l'islamiste en jupon (et hijab, de peur d'être frôlée ?) "manifeste des signes de radicalisation", brode sur le sujet une source judiciaire. Peut-elle ajouter qu'elle était appréciée de sa crémière et estimée de l'assassin ?

Le signalement de sa compagne se situe également à un niveau "très bas du spectre" de dangerosité, raconte une source proche du dossier et surtout du gouvernement. 
Etre fiché au pied de cette échelle n'est-il pas déjà un signe de dangerosité ? Elle a crié 'Allah Akbar" lors de son interpellation, rapporte le procureur Molins.

Un complice de Radouane Lakdim avait été placé en garde à vue vendredi. 
Il s'agit de l'un de ses amis, âgé de 17 ans et habitant dans la même cité d'Ozanam, près de Carcassonne. Il a été relâché.
Le quartier de l’Ozanam, dans lequel Radouane Lakdim vivait aussi, est connu comme réactif à la propagande salafiste qui fabrique des terroristes islamistes. 
Lakdim y avait bénéficié d'un emploi à la Régie de quartiers de la ville, organisme d’insertion dont le label est présent sur l’ensemble du territoire dans les zones défavorisées. Ses contrats - à durée très courts, environ un mois - étaient destinés à un public en marge.Lakdim  fréquentait la petite mosquée et aurait fait partie d’un noyau d’une dizaine de Carcassonnais proche des réseaux djihadistes toulousains - celui des frères Clain et de Sabri Essid, qui aurait été tué le mois dernier en Syrie, écrivent les journalistes de Libération, Rachid Laïreche et Ramsès Kefi.
"Un bâti anachronique", selon Libération
Ces deux journalistes décrivent un quartier "dont les murs, de loin, font penser à un foyer de travailleurs Sonacotra resté figé dans les années 80 et des bâtiments "ridés" ce qui n'est pas corroboré par la photo ci-dessus...
La DGSI se satisfait qu'un islamiste ne se fasse pas remarquer avant de passer à l'acte...


"Petit" délinquant, Radouane Lakdim avait toutefois été condamné une première fois à un mois de prison avec sursis en 2011 pour port d'arme prohibé, puis une seconde fois à un mois de prison ferme pour usage de stupéfiants et refus d'obtempérer en 2015. Soumis à une surveillance des services de renseignement, régulière sans être permanente, il s'est révélé être proche de la mouvance islamiste radicale, notamment sur les réseaux sociaux. Lors de son passage en prison en août 2016, Radouane Lakdim ne se fait pas remarquer.

Vendredi, quelques heures après l'attaque, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé que le djihadiste a "agi seul" et serait passé à l'acte "brusquement". 
Même son de cloche, évidemment, de François Molins, le procureur de la République de Paris, qui a confirmé la thèse gouvernementale déclarant que son suivi par les services de renseignement en 2016-2017 "n'a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d'un éventuel passage à l'acte terroriste".

A 16 heures, vendredi 23, Daech revendiquait les quatre assassinats et les 16 blessés.

lundi 26 mars 2018

Tueries de l'Aude : des zones d'ombre dans le profil du terroriste islamiste

Le droit coranique au mensonge - la taqîya - en milieu hostile

Que savent les mécréants de la "taqiya", le concept coranique qui permet aux musulmans radicaux de dissimuler leurs véritables pensées, croyances et activités ?

Historiquement, cette tolérance devait permettre aux musulmans de survivre et de conserver leurs convictions dans des régions où ils étaient minoritaires, qu'il s'agisse des morisques qui vivaient dans la très chrétienne Espagne ou des chiites en terre d'islam, quand le sunnisme est majoritaire. Aujourd'hui, cette pratique a cours en France.

Utilisée à plusieurs reprises pour planifier des attentats, cette technique visant à se dissimuler entre deux attentats djihadistes, est un concept du djihad, consistant  à revêtir un masque de modernité pour mieux se mêler à la foule. Ainsi, le djihadiste fera semblant de vivre comme tout le monde, ira danser et boire, s'habillera comme la plupart des gens… C'est une tactique qui implique de faire tapis, de se dissimuler.
C'est une stratégie qu'on a constaté à Montauban mais également à Toulouse : après les attentats et pendant l'enquête, l'ensemble des proches et le voisinage tendaient à dire que rien ne laissait soupçonner une radicalisation, des projets terroristes… Extérieurement, les djihadistes donnaient unanimement le sentiment d'être bien intégrés. A Saint-Denis, par exemple, on entend dire que les djihadistes mangeaient des pizzas. C'est un procédé utilisé régulièrement pour planifier des attentats sans être repéré et qui permet, si la cause le justifie, d'enfreindre la loi islamique et les prescriptions concernant l'alimentation notamment. Ce qui ne signifie  as pour autant que chaque musulman qui s'est intégré se cache et complote un attentat, et c'est ce qui rend la tâche de la DGSI délicate. Ce n'est qu'après coup qu'on peut découvrir qu'après coup qu'un djihadiste cachait derrière une façade occidentalisée une stratégie de guerre intérieure.
La taqiya est donc autorisée en cas de contrainte extérieure, quelle qu’en soit la forme : persécution, menace sur la vie, absence de liberté religieuse (de conscience et de culte), ou djihad. Les mécréants occidentaux seraient donc mal avisés de prendre pour alliés des croyants musulmans.

Le profil de l'auteur des attaques terroristes de Trèbes et Carcassonne, illustre la dangerosité des radicalisés

French National Gendarmerie Intervention Group (GIGN) stand next to vehicles as they gather outside the Super U supermarket in the town of Trebes, southern France, where a man took hostages killing at least two before he was killed by security forces on March 23, 2018. Security forces killed a gunman who first hijacked a car in nearby by Carcassonne, killing a passenger and injuring the driver, before shooting a policeman who was out jogging with his colleagues nearby. He then drove to a Super U supermarket in the town of Trebes and holed up there for more than three hours with hostages, killing at least two other people, according to sources.
ERIC CABANIS / AFPRadouane Lakdim ne rentre pas du djihad au proche-orient. Mais le profil plutôt lisse de ce franco-marocain discret abattu vendredi par le GIGN s'assombrit au fil des investigations, de nombreuses zones d'ombre faisant désormais taches.

Le tueur a pu profiter d'un "suivi intermittent"...
Suivi depuis mai 2013 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) selon Libération, l'individu est ensuite fiché S en 2014 en raison de sa présence sur des forums salafistes et de velléités de djihad en zone irako-syrienne. 
Ce musulman radical est également inscrit au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, qui compte environ 20.000 personnes.

À sa sortie de la maison d'arrêt de Carcassonne à l'été 2016, où il purgeait une peine d'un mois pour usage de stupéfiants, Radouane Lakdim fait l'objet d'une surveillance plus étroite de la DGSI. Infructueux, le dispositif est cependant levé au bout de quelques semaines.

"Il était fiché S, mais à un certain moment, c’est difficile de savoir si cette fiche S est encore valable, si le type est actif ou pas. A partir du moment où vous êtes un solitaire, vous communiquez peu. Si vous communiquez peu, vous n’êtes pas décelable, se justifient les services du Renseignement. Ça c’est un danger pour les services de renseignement" - et bien davantage pour la population des anonymes pris pour cibles -  tente d'expliquer l'ancien patron du Raid, Jean-Michel Fauvergue, devenu député La République en marche (LREM). 

Radouane Lakdim pratiquait la 'taqiya'


Plusieurs explosifs artisanaux et un pistolet automatique ont été retrouvés au domicile du "fiché S" ! Des indices qui nourrissent a posteriori l’hypothèse d’un acte prémédité, tant il est vrai que la police comme les carabiniers arrive après la bataille. 
L'ancienneté de son projet reste cependant une donnée inconnue, d'autant plus difficile à déterminer, bien que le Renseignement ait découvert enfin la doctrine de la "Taqîya", véritable art de la dissimulation suivie paisiblement par la plupart des djihadistes. Le consultant police-justice de BFMTV, Dominique Rizet, explique enfin, aussi finement qu'il peut, sans se mouiller, avec force 'peut-être" ou  "personne", ce qui contredit la vigilance policière réelle :
"Soit Radouane Lakdim est passé à l’acte très rapidement, en l’espace de quelques jours, et personne n’a pu s’en apercevoir, ou alors ça veut dire qu’à l’époque où il était suivi, il a peut-être tellement bien joué le jeu que personne ne s’est aperçu qu’il était en train de préparer quelque chose." 
Le cas de Radouane Lakdim n'illustre pas tant la difficulté pour les renseignements d'évaluer le niveau de dangerosité d'un individu, mais les carences du pouvoir politique en démocratie. Celui-ci dénonce unanimement la barbarie des tueurs, mais se donne des raisons républicaines et humanistes pour ne rien faire. On lit que "sur les radars des services, le jeune homme ne faisait pas partie du "haut du spectre" des individus jugés susceptibles de passer à l'acte." Typique des catégories administratives et de leurs sous-catégories qui légitiment l'inaction. Pendant ce temps, les victimes "perdent la vie": une chance, elles auraient pu trouver la mort, voire mourir...

Tueur islamiste de Trèbes: la compagne du terroriste islamiste était aussi fichée pour radicalisation

La jeune française convertie avait été repérée par la police...

La compagne du djihadiste assassin, Radouane Lakdim, a été placée en garde à vue.

Les policiers lors de l'intervention au domicile de Radouane Lakdim, dans une cité de Carcassonne.
Les "fichés S" peuvent bénéficier de l'attribution d'un logement HLM
Interpellée après que son compagnon a été abattu vendredi après avoir fait quatre morts dans la zone urbaine de Carcassonne, elle est fichée pour radicalisation depuis un an et suivie par la DGSI de l'Aude, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Cette femme majeure de 18 ans est "fichée S" (pour "Sûreté de l'Etat"), ont précisé des sources policière et judiciaire. Selon un enquêteur anonyme, elle était suivie par les services de renseignement.

Abattu par les forces de l'ordre après une équipée meurtrière à Carcassonne et Trèbes, le djihadiste franco-marocain, Radouane Lakdim, était lui-même fiché "S" et suivi depuis quatre ans (2014) par les services de renseignements.

Or, le procureur de la République de Paris François Molins assure pourtant qu'aucun aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l'acte terroriste" n'avait été décelé,  ce qui pose la question de la validité des "fiches S". Il avait été envisagé que la surveillance humaine partielle de Radouane Lakdim soit levée.

Deux gardes à vue ont été prolongées

La compagne française de l'assassin de 25 ans "d'origine marocaine" - en fait bénéficiaire de la double nationalité,  a été interpellée vendredi soir et un ami du tueur, un mineur âgé de 17 ans, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi. 

La femme d'origine française apparaît fortement endoctrinée et, sur sa photo de profil Facebook, on voit les yeux d'une personne qui porte un niqab.
Selon les services de renseignements, elle avait même fait l'apologie de l'Etat islamique sur les réseaux sociaux.  

Les enquêteurs exploitent aussi les éléments retrouvés lors de la perquisition au domicile de Radouane Lakdim à Carcassonne. Des expertises informatiques ont été lancées en urgence pour savoir avec qui il était en relation, qui a pu être au courant de son projet et qui a également pu lui fournir une arme.
Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l'acte de l'assaillant djihadiste et à trouver d'éventuelles autres complicités.