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vendredi 13 juillet 2018

Un nouveau plan anti-terroriste : un de plus ?

Une DGSI musclée et un Parquet national antiterroriste feront-ils la différence ?
Siège du renseignement à Levallois-Perret, où la DGSI va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste
Cinq mois après l'annonce d'un vaste plan national de prévention de la radicalisation, le Premier ministre, Edouard Philippe, présente ce matin un nouveau plan d'action en 32 mesures contre le terrorisme, pour renforcer le précédent, dans un contexte de menace devenue essentiellement endogène avec des attaques de plus en plus imprévisibles, comme celle qui a eu lieu à Trèbes au printemps dernier, le terroriste ayant attaqué des policiers, puis un supermarché, juste après avoir déposé sa petite soeur à l'école.

La première mesure-phare concerne la DGSI, au siège duquel ce plan doit être annoncé. Le gouvernement souhaite aujourd'hui donner plus de pouvoirs à cette Direction générale de la sécurité intérieure, dont les policiers spécialistes du renseignement doivent suivre quelque 4.000 cibles parmi les plus inquiétantesCe service du ministère de l'Intérieur va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste. Ces policiers assureront désormais des investigations judiciaires et la coordination du renseignementsous l'autorité de magistrats. 
Le but est avant tout de mieux partager l'information, entre services antiterroristes souvent co-saisis dans des enquêtes. La section antiterroriste de la PJ parisienne, ou la Sdat (la sous-direction antiterroriste) travailleront ainsi autrement avec la DGSI.

Un Parquet national antiterroriste

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La création d'un Parquet national anti-terroriste est l'autre annonce majeure attendue ce matin. Le fameux PNAT n'est donc pas abandonné. Il devrait bel et bien être officiel aujourd'hui, avec des contours identiques à ceux qu'on pressentait. Ce nouveau Parquet national, à compétence nationale pour toutes les affaires terroristes (comme le Parquet national financier pour les affaires financières), devrait être un Parquet uniquement dédié aux affaires de terrorismeet ne pas s'ouvrir au crime organisé, comme il en avait un temps été question.

Parmi les autres mesures qu'Edouard Philippe devrait annoncer : la création d'une cellule de profilage des auteurs d'actes terroristes et d'identification des facteurs de passage à l'acte. L'idée serait de conduire un travail sur les caractéristiques communes à tous les auteurs d'attentats ou de tentatives d'attentats, pour dégager notamment des critères objectifs de dangerosité.

Le gouvernement devrait aussi annoncer la création d'une unité permanente dédiée au suivi des détenus terroristes ou des détenus de droit commun radicalisés en fin de peine. Des détenus qui inquiètent particulièrement les autorités, qui réfléchissent au meilleur suivi possible après la sortie de prison. Les prochains sortants  - on en attend 400 dans l'année qui vient - pourraient ainsi être désormais suivis par cette cellule spéciale, avec des policiers antiterroristes et des agents du renseignement pénitentiaires

Enfin, ce plan prévoit de mieux prendre en charge les victimes d'actes de terrorisme, et de créer pour elles un juge dédié.

mardi 24 avril 2018

Un collège en hommage à Arnaud Beltrame : des parents d'élèves préfèrent la polémique, dans les Alpes-Maritimes

Dans le même temps, un lycée de la région lyonnaise vient d'être baptisé Arnaud Beltrame.

Une belle âme

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Un collectif de parents d'élèves de Pégomas, près de Cannes, refuse que le futur collège de la commune porte le nom du gendarme assassiné, lors de l'attaque du supermarché de Trèbes, le 23 mars dernier dans l'Aude, pour des raisons de sécurité, selon Nice Matin.

Ce groupe de belles âmes des Alpes-Maritimes ne souhaite pas que leurs enfants aient l'exemple de ce héros
qui donna sa vie pour sauver une femme prise en otage par un terroriste. "Au-delà de l'émotion que l'acte de sacrifice de ce gendarme suscite, le collège de Pégomas, avec cette identité, devient potentiellement une cible à des attaques criminelles", expliquent cette minorité de parents d'élèves dans les colonnes de Nice Matin, mardi 24 avril. 

"Angoissant"

La Fédération d'appartenance de ces parents d'élèves n'est pas précisée.
"Ce choix est angoissant, symbolique de la mort d'un homme dans un contexte de menace terroriste. Les enfants de 10 à 14 ans ont le droit d'étudier et de grandir sans ce poids permanent sur les épaules", insistent-ils. "L'Histoire compte beaucoup d'autres héros reconnus comme des modèles possibles pour la jeunesse. Le nom d'un établissement scolaire ne doit pas être choisi dans l'immédiateté de l'émotion et de l'actualité, argumentent-ils. Nous souhaiterions que le nom de 'collège Rosa Centifolia' ou 'collège Rose de mai'  - des noms de roses (hybrides...) - puisse faire l'objet d'une étude." Le collectif des parents d'élèves a demandé à être reçu par le Conseil départemental de droite.

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Il semble, en vérité, que les contestataires ne souhaitent pas rappeler ce fait de barbarie à une certaine portion de la population scolaire, si française soit-elle, par ailleurs et en même temps.

Zinédine Zidane a résidé à Pégomas lorsqu'il était au centre de formation de l'A.S Cannes : il vivait dans une famille d'accueil de 13 à 15 ans, alors qu'il avait l'âge d'aller au collège. En 2007, un parking près du château porte en revanche son nom. L'image du coup de boule de Zidane sur Materazzi n'a pas ébranlé ces parents d'élèves-là.

Un lycée Arnaud Beltrame près de Lyon

Dans le même temps, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a annoncé lundi la construction d'un nouveau lycée à Meyzieu, près de Lyon, qui portera lui aussi le nom d'Arnaud Beltrame. 

Le colonel Beltrame, 44 ans, avait été mortellement blessé au cou par Radouane Lakdim, dans le magasin Super U de Trèbes, après s'être substitué à une otage. Un hommage national lui avait été rendu aux Invalides. 

A Pau, le conseil municipal a voté en faveur d'une proposition du maire François Bayrou (MoDem) de baptiser une rue de la ville au nom d'Arnaud Beltrame. Cette rue devrait se situer dans un quartier neuf de la ville.

samedi 31 mars 2018

"La pensée de Tariq Ramadan reste intacte", soutient le président de 'Musulmans de France'

Les femmes humiliées et violées par Ramadan, intactes ?

"La pensée" du théologien suisse Tariq Ramadan mis en examen et incarcéré pour viols "reste intacte"

Contre les femmes, le président de Musulmans de France (ex-UOIF), Amar Lasfar, conserve sa confiance au harceleur et violeur présumé, au deuxième jour du salon annuel du mouvement.
La 35e "rencontre annuelle des musulmans de France" se tient au parc des expositions du Bourget (ville UDI de Seine-Saint-Denis) avec un grand absent: Tariq Ramadan, vedette attitrée du salon où sa médiatisation favorisait attiraient la popularité.

Le propagandiste de l'islam radical a pourtant été mis en examen début février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes, d'abord, puis trois, début mars, la plaignante affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014. Le théologien conteste ces accusations.

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Ci-contre à droite, au côté de Martine Aubry,  l'homme d'affaires marocain (Atlas Tour, agence de voyages basée à Lille), Amar Lasfar, a une nouvelle fois appelé à respecter la "présomption d'innocence," exprimant, lors d'une conférence de presse, l'espoir que Tariq Ramadan soit bientôt "libéré" de prison et "blanchi".

Mais peu importe la justice de France aux Musulmans de France. "Même s'il était condamné, sa pensée reste intacte", a prévenu le président de MF, nouvelle appellation, depuis 2017, de l'UOIF 
(Union des organisations islamiques de France ), connotée par la radicalité et la radicalisation de l'islam en France, du fait de sa proximité avec les Frères musulmans.

"Personne ne peut remettre en cause ce qu'a fait et ce qu'a apporté Tariq Ramadan", a-t-il insisté. Le théologien n'a "pas bien géré sa défense" en "sous-estimant le combat médiatique", a-t-il raconté.

VOIR et ENTENDRE
les propos tenus par le tartufe Amar Lasfar en 1994 :


Le comité de soutien du théologien tient un stand au sein du salon, en Seine-Saint-Denis, où des bénévoles vendent ses livres, recueillent des dons et font signer un courrier à l'attention du président de la République.

L'ex-UOIF s'en prend à la Justice de France  

"Si le déni de procédure régulière dans l'affaire Tariq Ramadan persiste, cela confirmera que les valeurs historiques de la France (...) ne se traduisent pas de manière équitable pour tous les citoyens, et en particulier lorsque l'on est musulman", polémique le comité dans un communiqué du samedi 31 mars.
Imaginez un peu ce que Le Monde ou Libération écrirait si les harcelés du juge Tournaire tenaient ces propos...

"Ses livres se vendent comme des petits pains", s'est félicité le président de MF, soulignant que les musulmans vivant en France se radicalisent et que Tariq Ramadan est "né", comme intellectuel, au Bourget où le binational (Egyptien et Suisse) avait donné sa première conférence en 1992.

Image associée
En début de soirée,Amar Lasfar n'a pas hésité à faire observer une minute de silence en hommage à Mireille Knoll, une octogénaire juive assassinée à son domicile dans Paris et aux quatre victimes innocentes d'un islamiste, dont un policier qui a offert sa vie pour une otage, à Trèbles et à Carcassonne, dans l'Aude... Les musulmans rassemblés dans le hall des conférences se sont prêtés à cette indécente mascarade, preuve de la duplicité des adhérents à Musulmans de France. 

Quelque 160.000 personnes sont attendues jusqu'à lundi soir pour cet événement communautariste présenté comme la plus importante manifestation musulmane d'Europe, entre foire commerciale et tribune religieuse.

lundi 26 mars 2018

Tueur islamiste de Trèbes: la compagne du terroriste islamiste était aussi fichée pour radicalisation

La jeune française convertie avait été repérée par la police...

La compagne du djihadiste assassin, Radouane Lakdim, a été placée en garde à vue.

Les policiers lors de l'intervention au domicile de Radouane Lakdim, dans une cité de Carcassonne.
Les "fichés S" peuvent bénéficier de l'attribution d'un logement HLM
Interpellée après que son compagnon a été abattu vendredi après avoir fait quatre morts dans la zone urbaine de Carcassonne, elle est fichée pour radicalisation depuis un an et suivie par la DGSI de l'Aude, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Cette femme majeure de 18 ans est "fichée S" (pour "Sûreté de l'Etat"), ont précisé des sources policière et judiciaire. Selon un enquêteur anonyme, elle était suivie par les services de renseignement.

Abattu par les forces de l'ordre après une équipée meurtrière à Carcassonne et Trèbes, le djihadiste franco-marocain, Radouane Lakdim, était lui-même fiché "S" et suivi depuis quatre ans (2014) par les services de renseignements.

Or, le procureur de la République de Paris François Molins assure pourtant qu'aucun aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l'acte terroriste" n'avait été décelé,  ce qui pose la question de la validité des "fiches S". Il avait été envisagé que la surveillance humaine partielle de Radouane Lakdim soit levée.

Deux gardes à vue ont été prolongées

La compagne française de l'assassin de 25 ans "d'origine marocaine" - en fait bénéficiaire de la double nationalité,  a été interpellée vendredi soir et un ami du tueur, un mineur âgé de 17 ans, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi. 

La femme d'origine française apparaît fortement endoctrinée et, sur sa photo de profil Facebook, on voit les yeux d'une personne qui porte un niqab.
Selon les services de renseignements, elle avait même fait l'apologie de l'Etat islamique sur les réseaux sociaux.  

Les enquêteurs exploitent aussi les éléments retrouvés lors de la perquisition au domicile de Radouane Lakdim à Carcassonne. Des expertises informatiques ont été lancées en urgence pour savoir avec qui il était en relation, qui a pu être au courant de son projet et qui a également pu lui fournir une arme.
Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l'acte de l'assaillant djihadiste et à trouver d'éventuelles autres complicités.