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samedi 31 mars 2018

"La pensée de Tariq Ramadan reste intacte", soutient le président de 'Musulmans de France'

Les femmes humiliées et violées par Ramadan, intactes ?

"La pensée" du théologien suisse Tariq Ramadan mis en examen et incarcéré pour viols "reste intacte"

Contre les femmes, le président de Musulmans de France (ex-UOIF), Amar Lasfar, conserve sa confiance au harceleur et violeur présumé, au deuxième jour du salon annuel du mouvement.
La 35e "rencontre annuelle des musulmans de France" se tient au parc des expositions du Bourget (ville UDI de Seine-Saint-Denis) avec un grand absent: Tariq Ramadan, vedette attitrée du salon où sa médiatisation favorisait attiraient la popularité.

Le propagandiste de l'islam radical a pourtant été mis en examen début février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes, d'abord, puis trois, début mars, la plaignante affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014. Le théologien conteste ces accusations.

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Ci-contre à droite, au côté de Martine Aubry,  l'homme d'affaires marocain (Atlas Tour, agence de voyages basée à Lille), Amar Lasfar, a une nouvelle fois appelé à respecter la "présomption d'innocence," exprimant, lors d'une conférence de presse, l'espoir que Tariq Ramadan soit bientôt "libéré" de prison et "blanchi".

Mais peu importe la justice de France aux Musulmans de France. "Même s'il était condamné, sa pensée reste intacte", a prévenu le président de MF, nouvelle appellation, depuis 2017, de l'UOIF 
(Union des organisations islamiques de France ), connotée par la radicalité et la radicalisation de l'islam en France, du fait de sa proximité avec les Frères musulmans.

"Personne ne peut remettre en cause ce qu'a fait et ce qu'a apporté Tariq Ramadan", a-t-il insisté. Le théologien n'a "pas bien géré sa défense" en "sous-estimant le combat médiatique", a-t-il raconté.

VOIR et ENTENDRE
les propos tenus par le tartufe Amar Lasfar en 1994 :


Le comité de soutien du théologien tient un stand au sein du salon, en Seine-Saint-Denis, où des bénévoles vendent ses livres, recueillent des dons et font signer un courrier à l'attention du président de la République.

L'ex-UOIF s'en prend à la Justice de France  

"Si le déni de procédure régulière dans l'affaire Tariq Ramadan persiste, cela confirmera que les valeurs historiques de la France (...) ne se traduisent pas de manière équitable pour tous les citoyens, et en particulier lorsque l'on est musulman", polémique le comité dans un communiqué du samedi 31 mars.
Imaginez un peu ce que Le Monde ou Libération écrirait si les harcelés du juge Tournaire tenaient ces propos...

"Ses livres se vendent comme des petits pains", s'est félicité le président de MF, soulignant que les musulmans vivant en France se radicalisent et que Tariq Ramadan est "né", comme intellectuel, au Bourget où le binational (Egyptien et Suisse) avait donné sa première conférence en 1992.

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En début de soirée,Amar Lasfar n'a pas hésité à faire observer une minute de silence en hommage à Mireille Knoll, une octogénaire juive assassinée à son domicile dans Paris et aux quatre victimes innocentes d'un islamiste, dont un policier qui a offert sa vie pour une otage, à Trèbles et à Carcassonne, dans l'Aude... Les musulmans rassemblés dans le hall des conférences se sont prêtés à cette indécente mascarade, preuve de la duplicité des adhérents à Musulmans de France. 

Quelque 160.000 personnes sont attendues jusqu'à lundi soir pour cet événement communautariste présenté comme la plus importante manifestation musulmane d'Europe, entre foire commerciale et tribune religieuse.

dimanche 16 avril 2017

Pour Pâques, rencontre des musulmans intégristes de France au Bourget

Les musulmans de France ont choisi le week-end de Pâques pour se rassembler au Bourget 

A neuf jours de la présidentielle et à quelques semaines du ramadan s'est ouvert  la 34e Rencontre annuelle des musulmans de France

Un rendez-vous ouvert sous la houlette de l'UOIF le Vendredi Saintentre forum politico-religieux et foire commerciale. Bien que vivement contestée, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) fait en France ce qu'elle veut, où elle veut, quand elle veut, donc lors ce week-end de Pâques, comme si de rien n'était. Quelque 170.000 entrées, pour environ 50.000 visiteurs individuels, étaient attendues de vendredi après-midi à lundi soir au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis): la France est le cadre de la plus importante manifestation musulmane ...d'Europe.

A l'occcasion de cette 34e Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) l'UOIF entendait illustrer sa capacité de mobilisation d'une fédération de 250 associations réputée pour son organisation dirigiste et la formation des imams à l'enseignement privé confessionnel. C'était enfin également l'occasion pour l'UOIF de présenter son nouveau nom, "Musulmans de France", adopté en février lors d'une assemblée générale extraordinaire.

La politique s'affiche au Bourget

Au programme, des dizaines de conférences sur des thèmes divers et variés, allant de la "prévention de la radicalisation" au "repli identitaire" en passant par "l'échec scolaire" (dans l'espace famille) ou la "foi" (au forum génér'action). Ainsi ont-ils eu droit par exemple à une conférence samedi animée par Tareq Oubrou pour répondre à la question : "Un islam de France est-il possible ?". Samedi aussi s'est tenu un café-débat autour de la question : "Egalité hommes/femmes : les textes en otage ?".

Et à seulement quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'UOIF ne s'est pas privée de programmer au Bourget un débat sur l'élection présidentielle, samedi après-midi, avec un titre sans détour : "Pour qui voter?". "Nous sommes une structure apolitique et n'avons jamais donné de consigne de vote, assure le président de l'UOIF, Amar Lasfar, en préambule. Le vote musulman, en France, n'existe pas en tant que vote structuré, organisé. Mais en tant que citoyens, il est normal que nous nous intéressions à un scrutin aussi important", fait-il néanmoins valoir.

Une rencontre snobée par les candidats, droite et gauche à l'unisson

Les candidats, notamment de gauche, ont craint de s'afficher aux côtés des musulmans de France et la fréquentation est en baisse. 
"Si je comprends bien, je fais partie des grands chantiers de Marine Le Pen. Elle veut sortir de l’Union européenne, de l’euro et interdire la rencontre des musulmans au Bourget", grince le président de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), Amar LasfarDéfiant la candidate favorite des sondages et ses sympathisants, il remercie même la candidate du Front national de la publicité qu’elle a faite à la manifestation qui se tient jusqu’à lundi. 

Décriée pour ses sympathies islamistes, l’organisation a joué la carte de la prudence, ce week-end. 
Après avoir massivement choisi François Hollande en 2012, l’UOIF ne donne pas de consigne pour le scrutin présidentiel. Mais Lasfar rend un hommage appuyé au premier ministre Bernard Cazeneuve, tout en regrettant le vote du Mariage pour tous et le débat sur la déchéance de nationalité. 

L’UOIF y a lancé aux musulmans un appel contre l’abstention, mais sans donner de consigne de vote."Nous voulons surtout que les musulmans aillent voter", clame Amar Lasfar, sans laisser de place au doute. 




L'UOIF choisit entre la peste et le choléra
  
La cote de Mélenchon chez les jeunes marque le divorce avec le PS.
Du fait de l’état d’urgence et des divergences sur les choix de société, les Français de confession musulmane seraient tentés par l’abstention et ils semblent tentés de se réfugier dans le vote Mélenchon, candidat du PCF. L'organisation radicale penche donc clairement du côté de l'extrême gauche.
A l’entrée du grand hall, Leïla, mère au foyer et son mari - des témoins inventés sans vergogne à la faveur du "secret des sources" - attendent la table ronde sur "Qui voter ?" Cet atelier est bien la preuve que l'UOIF travaille les consciences. La jeune trentenaire a pourtant déjà fait son choix, assure Libération que la déontologie n'étouffe pas. "Pour JLM", clame-t-elle, à l'instar des sondeurs qui le créditent étrangement de 20% des intentions de vote supposées, contre 11% en 2012. 

Parmi les jeunes musulmans, Mélenchon semble avoir la cote. Étudiant en aménagement paysager, Mulham -s'il existe vraiment, gagne un peu d’argent en étant vendeur au stand de la grande librairie Sana. "Ce sont mes convictions écologiques qui m’ont déterminé", se serait-il justifié.

Bénévole à l’UOIF, Islam, une jeune architecte qui vit entre la France et la Turquie, n’est pas inscrite sur les listes électorales, mais illustre l'adage de la gauche selon lequel l'immigration serait une chance pour la France, à défaut de l'être pour son pays d'origine. "Mais j’aurais voté blanc", explique-t-elle. Ainsi, tous les cas de figure sont-ils ainsi représentés. Leïla, comme d’autres, en veut surtout à l’ex-premier ministre, Manuel Valls. "Pendant le quinquennat, on a entendu toujours la même chose : que les femmes voilées étaient des femmes soumises", s’agace-t-elle, sans que Libération ne précise si elle est à visage découvert en France et voilée en Turquie.

Les candidats et leurs représentants - quand ils ont été invités par l’UOIF - ont soigneusement évité de venir au Bourget. Preuve, s’il était besoin, que l’organisation qui décrie le FN sent elle-même très fort le soufre. Pour la table ronde sur le vote, le nom des participants a été tenu secret jusqu'au moment de commencer. Le débat a d'ailleurs été vite expédié, un peu plus d’une vingtaine de minutes. 
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Sur la même ligne que la Manif pour tous, Camel Bechikh, l’un des participants, fait entendre sa différence. Libération ne précise pas qu'il est l'auteur de "Fils de France : plaidoyer pour un Islam enraciné" (éditeur communautaire). Ce participant est président de Fils de France et acteur de longue date du réseau associatif musulman. Pourquoi ne pas le préciser? Il soutient la thèse qu'un Français musulman peut être patriote à l’instar d’un Français catholique, juif, protestant, agnostique ou athée. Membre de l’UOIF et donc des Frères musulmans, il insiste sur la rupture entre la gauche et les milieux musulmans qu’a créée le vote du mariage gay. Et dans sa logique, il a encore plus iconoclaste de la pensée dominante. "Pourquoi nous, fils de l’immigration, ne nous poserions pas la question de savoir s’il ne faut pas désormais la [la rupture] restreindre ?" lance "ce musulman qui voulait un islam 'franchouille", selon le Nouvel Observateur.

Fréquentation en baisse à ce rassemblement des musulmans islamistes

L’un des responsables régionaux de l’UOIF, Azzedine Gaci, relève, "en aparté" (sujet à caution), qu’il verrait poindre "chez les ados et les jeunes une approche qui change vis-à-vis de l’extrême droite et du Front national. S’ils comparent le discours sur l’islam avec celui des autres politiques, ils ne voient pas de différence." Il fallait oser, surtout considérant la lecture très sectaire qu'ils ont du Coran. Si la jeunesse est vraiment en déshérence et si elle était désireuse de participer au scrutin, il faut justifier un vote pour le candidat de la "France insoumise". L'internationaliste Mélenchon plutôt que la patriote ? Alors l'intégration n'est pas pour demain...

L’UOIF n'a pourtant pas eu grand mal à attirer ce que la pensée musulmane qui a pignon sur rue, 
Le président de l'UOIF, Amar Lasfar, lors du congrès annuel de 2014.
tels les deux sociologues Farhad Khosrokhavar et Michel Wieviorka. Comme l’année dernière, la fréquentation est nettement en baisse. Usure du concept ? Difficultés économiques ? L'Algérien de Nantes Farid Abdelkrim - pour qui l'islam doit devenir français - n’est pas tendre avec l’UOIF et le Marocain Amar Lasfar, photo ci-contre, le président de l'Union des organisations islamiques de France (et homme d'affaires patron de l'agence de voyages 'Atlas Tours'), coqueluche des socialistes et notamment de la socialiste Martine Aubry, l'a tenu à l'écart du rassemblement du Bourget. Depuis le milieu des années 1990, Amar Lasfar défend des filles voilées exclues de leur établissement public, considérant, à la différence de Tareq Oubrou, que le voile est une obligation pour les femmes, il s'oppose à un autre membre de l'UOIF, .L’absence de Tariq Ramadan n’a rien arrangé. La volonté des organisateurs était plutôt de ne pas créer de remous, à une semaine du premier tour. 
Résultat de recherche d'images pour "selfie de Bernard Cazeneuve  en compagnie d'Amar Lasfar"

Les organisateurs du rassemblement du Bourget ont donc tout fait pour favoriser le candidat de l'extrême gauche. Reste que l'agitateur suisse, un "produit d’appel" et un bon client de l'extrême gauche, était absent. A l’UOIF, on prétend ne pas comprendre les raisons de ce faux bond. Pourtant, les brouilles, mais aussi les provocations et les polémiques passées expliquent les réticences de ses sympathisants en année électorale. "En ce moment, il veut prendre ses distances avec la France", raconte un responsable de l’UOIF. Comme son frère Hani, expulsé récemment de France, Tariq Ramadan serait, dit-on, sous pression de l’administration. Pensez donc !

mardi 20 septembre 2016

Institut Montaigne: pourquoi son estimation a minima du nombre de musulmans en France ?

Ce think tank remet en cause son expertise sur les enjeux de politiques publiques à long terme

L'Institut Montaigne a fondé sur une enquête discutable de l’IFOP son étude des musulmans en France
 
Moins nombreux et plus visibles six ans plus tard ?
Grâce à des questions filtres sur la religion des enquêtés et celles de leurs parents, un échantillon de 1029 personnes musulmanes a été ainsi établi. Or, s'ils permettent de garantir à peu près la représentativité sur ces critères, les quotas d'âge, sexe, nationalité, etc... n'assurent pas la représentativité selon la religion, objecte Michèle Tribalat, démographe, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (INED) depuis 1976, spécialisée dans le domaine de l'immigration et de l'islam, que le site Atlantico a interrogée. Michèle Tribalat et le démographe Hervé Le Bras, chouchou des media s'opposent régulièrement sur les statistiques ethniques. Dans son ouvrage "Les Yeux grands fermés", Michèle Tribalat se montre critique vis-à-vis de l'attitude de l'État français face au décompte de l'immigration, le solde migratoire ne représentant pas, selon elle, la réalité de la présence étrangère en France. Elle met en doute notamment l'apport de l'immigration à la croissance économique, l'intégration réelle des étrangers au tissu social des pays d'accueil.

Atlantico : Dans son rapport sur les musulmans de France [ou en France !] publié en exclusivité par le JDD, l'Institut Montaigne avance qu'il y a entre 3 et 4 millions [approximativement] de musulmans en France. Ces derniers représenteraient par ailleurs 5,6% des plus de 15 ans. Ces estimations vous semblent-elles correctes ?
Michèle Tribalat : L’enquête de l’IFOP [et le JDD] réalisée pour l’Institut Montaigne a été conduite auprès de personnes âgées de 15 ans ou plus. Très prudemment, nulle part dans le rapport de l’Institut Montaigne, il n’est écrit qu’il y a entre 3 et 4 millions de musulmans. Seul le pourcentage de 5,6 % est cité et 5,6 % de la population de France métropolitaine de cet âge correspond exactement à 3 millions. Je suppose que l’on a extrapolé, sans trop savoir comment, aux plus jeunes (moins de 15 ans), ce qui a donné cette fourchette incroyable : entre 3 et 4 millions.

Ces chiffres sont très en-dessous d’estimations plus fiables. J’avais estimé, à partir de l’enquête Teo de 2008, dans laquelle on demandait la religion, à 4,2 millions le nombre de musulmans. Le tableau de l’accroissement en 2008 (à partir de l’estimation des naissances, des décès et du solde migratoire) m’avait amenée à écrire que les 5 millions seraient franchis autour de 2014. Imagine-t-on, compte tenu des flux migratoires et de l’accroissement naturel, que le nombre de musulmans a diminué depuis 2008 ? Les musulmans se seraient-ils mis à quitter en masse leur religion ces dernières années ?

Sur quelles bases ces estimations ont-elles été faites ? 

En fait, l’enquête IFOP est une enquête par quotas auprès d’un peu plus de 15. 459 personnes, réalisée sur une quarantaine de jours entre le 13 avril 2016 et le 23 mai 2016. Grâce à des questions filtres sur la religion des enquêtés et celles de leurs parents, un échantillon de 1029 personnes musulmanes ou ayant au moins un parent musulman (dont 874 se déclarant musulmanes) a été ainsi établi. Les quotas - âge, sexe, CS, nationalité, région, taille d’unité urbaine - permettent de garantir à peu près la représentativité sur ces critères et non sur d’autres critères. La représentativité selon la religion n’est ainsi pas assurée. Il est d’ailleurs vraisemblable que l’enquête de l’IFOP n’a pas touché la population musulmane en proportion comme elle l’aurait dû. 
Il n’est pas sûr non plus qu’elle ne souffre pas de biais d’observation. Rappelons que les estimations réalisées précédemment par l’IFOP en 2005-2009 et en 2008-2011 donnaient une proportion légèrement plus élevée de musulmans (5,8 % dans les deux cas).

L’enquête Teo, réalisée de manière aléatoire (tirage au hasard) par l’INED et l’INSEE en 2008 auprès de personnes âgées de 18-50 ans, est un outil plus fiable. Elle comprenait un échantillon d’un peu plus de 5.000 musulmans. Les informations recueillies sur les enfants ont permis de compléter la pyramide des âges, par le bas. Restait à estimer les plus de 50 ans. Je l’ai fait. L’équipe de chercheurs de l’enquête Teo a, ensuite, fait à peu près la même chose, donnant des résultats similaires. Et le Pew Research Center s’en est lui-aussi servi pour estimer la population musulmane en France à la mi-2010 (4,7 millions).

Comment expliquez-vous qu'il y ait de tels écarts entre les différentes estimations sur le nombre de musulmans en France ? Quels sont aujourd'hui les moyens de la statistique publique ?

Les écarts proviennent pour ce cas précis de méthodes différentes pour des enquêtes d’envergures différentes. Ce que j’ai expliqué plus haut. Les chiffres qui nourrissent régulièrement l’actualité sont le plus souvent entièrement fantaisistes. Leurs promoteurs sont incapables d’en expliquer la fabrication. Ils ne sont jamais sourcés. Pour être discutée, il faut qu’une estimation repose sur une méthode susceptible d’être discutée et s’appuie sur une observation. La statistique publique peut tout à fait, en droit, introduire des questions sur la religion dans certaines de ses grandes enquêtes.

L’enquête Teo, qui a été menée sur le terrain par l’Insee, l’a fait. Il lui faut seulement avoir un avis favorable de la CNIL et du CNIS. L’INSEE a du mal à franchir le pas car elle craint des polémiques interminables et il garde un mauvais souvenir du scandale causé, dans les années 1970, par le projet SAFARI [Système automatisé pour les fichiers administratifs et le répertoire des individus] censé connecter des fichiers administratifs [nominatifs], afin de produire des informations statistiques et qu’il a dû abandonner sous une bronca médiatique [le projet fut révélé en mars 1974 par le quotidien socialiste Le Monde, sous la présidence de Georges Pompidou, dans un article intitulé "SAFARI ou la chasse aux Français"]. C’est à la suite du scandale du fichier SAFARI que la CNIL a été créée. Ça a rendu l’INSEE timide et précautionneux.

Pourquoi Le Monde accepte-t-il aujourd'hui les statistiques de l'enquête IFOP sans sourciller ?

dimanche 15 septembre 2013

Mariage homo franco-marocain

Avec l'islam, ça ne passe pas !

Le "mariage pour tous" de Taubira est une escroquerie

La ministre n'avait pas prévu une convention bilatérale entre la France et le Maroc
Un couple homosexuel franco-marocain va donc devoir saisir la justice pour faire reconnaître son droit au mariage, a-t-on appris samedi 14 septembre auprès de son avocat. "Nous allons engager une procédure devant le tribunal de Grande instance de Chambéry pour demander que l'opposition du Parquet soit levée", a déclaré Me Didier Besson, confirmant une révélation du Dauphiné Libéré.

Le mariage de Mohammed et Dominique est empêché
Il n'y a pas eu d'union ce samedi à Jacob-Bellecombette, dans l'agglomération de Chambéry. "Nous avons fait opposition conformément aux instructions de la chancellerie", s'est justifié Pierre Filliard, vice-procureur à Chambéry. "(Elle) nous a demandé de faire prévaloir l'accord international sur le code civil. C'est pour l'instant la position officielle de la France", a-t-il précisé.

Une circulaire du ministère de la justice, publiée fin mai après la promulgation de la loi sur le mariage pour tous, précise en effet que les ressortissants de 11 pays, dont le Maroc, ne peuvent pas épouser une personne de même sexe. Les conventions bilatérales entre la France et ces pays qui n'autorisent pas ces unions"ont une autorité supérieure à la loi", estime en effet le ministère.
Le gouvernement ne tentera pas de renégocier les conventions bilatérales qui empêchent les ressortissants de onze pays de se marier avec un ou une Français(e) de leur sexe. Dans une réponse écrite, envoyée mi-août, au député socialiste de l'Isère Erwann Binet, rapporteur de la loi autorisant le mariage homosexuel, les ministères des affaires étrangères et de la justice écartent cette option, évoquée dans un premier temps par la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Les homosexuels originaires de Pologne, de Bosnie, du Monténégro, de Serbie, du Kosovo, de Slovénie, du Maroc, de Tunisie, d'Algérie, du Cambodge et du Laos ne pourront donc pas, jusqu'à nouvel ordre, se marier avec un partenaire français de même sexe. Seules des actions en justice pourraient permettre aux couples demandeurs d'obtenir gain de cause: des magistrats vont encore faire la loi à la place des représentants du peuple...

Existe-t-il un droit supérieur à la loi républicaine?
Me Besson conteste cette lecture du droit. Il estime que la convention franco-marocaine, signée en 1981, "ne s'applique pas directement en droit interne": en clair la loi française ne s'applique pas en France ! "Cette convention dit que la France s'engage à appliquer les dispositions de la loi marocaine pour les mariages célébrés en France", dit l'avocat. "Ça n'a pas de sens ! Car la loi marocaine interdit le mariage entre une musulmane et un non-musulman. Vous vous imaginez appliquer ça en France ?", demande-t-il.

L'avocat entend en outre saisir le tribunal administratif pour demander réparation pour les frais de mariage engagés par ses clients. "L'opposition leur a été notifiée le 12 septembre pour un mariage prévu le 14, alors que les bans étaient publiés depuis longtemps", raconte-t-il. "Toutes leurs réservations étaient faites, les invités étaient déjà arrivés", ajoute l'avocat.

Face à ce type de situation,
plusieurs associations françaises ont demandé mercredi au ministère de la justice une "réponse politique et rapide". Elles demandent que la possibilité du mariage entre personnes de même sexe soit inscrite "comme un principe supérieur en France, principe au nom duquel il est possible d'écarter la loi étrangère normalement compétente".

Le couple va attaquer le Parquet de Chambéry pour lenteur

Pensant célébrer leur union officielle ce samedi, Dominique et Mohammed avaient engagé des frais et certains de leurs invités étaient déjà arrivés. Parmi eux, Sami, un Marocain qui s'est marié à son compagnon en Belgique. Il raconte que les démarches qu'il a dû effectuer ont été semblables à celles d'un couple hétérosexuel. "L'État belge applique sa loi sur son territoire", explique-t-il. "On ne va pas appliquer la loi du Maroc, le Maroc ne reconnaît même pas l'homosexualité !" 
Si la cérémonie a été annulée, Dominique et Mohammed comptaient quand même faire la fête pour célébrer, à défaut de mariage, leur pacs, contracté au mois de mars.

Najat Vallaud-Belkacem n'a pas été vigilante 

En 
militant les yeux fermés, le robot du gouvernement n'a pas été bonne conseillère. Elle n'a pas réalisé dans quels beaux draps elle met ses compatriotes en France.
Lien PaSiDupes : Premier mariage homo: nouveau prosélytisme de Najat Vallaud-Belkacem

Octobre 2012: invitée par une association militante de gays et lesbiennes, Vallaud-Belkacem dit à des collégiens du Loiret ce qu' "il faut penser" du "mariage pour tous", mais ce n'est pas, selon elle, du prosélytisme... Est-ce alors un abus de confiance sur mineurs par personne ayant autorité ou un viol des consciences ?

VOIR et ENTENDRE
VBK se décarcasser en milieu scolaire:
 

Les lesbiennes de Bollène, Vaucluse
Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), la maire de Bollène, a refusé aussi longtemps qu'elle a pu de célébrer au nom de "sa conscience" l'union de deux femmes, Angélique Leroux et Amandine Gilles. L'adjointe municipale à la culture les a finalement mariées mardi 10 septembre, pour éviter des poursuites judiciaires à la maire. Mme Bompard leur a même offert un bouquet de fleurs: elle respecte les personnes, mais conteste la loi.

lundi 1 juillet 2013

Indulgences du pouvoir laïc envers les musulmans

Les signes religieux ostentatoires dans la gendarmerie

Mohamed-Ali Bouharb, visiblement imam des gendarmes




Dans son édition du 15 mai 2009, Le Figaro dressa le portrait de Mohamed-Ali Bouharb, aumônier musulman de la gendarmerie française. 

Ses quartiers ? Un local retranché au deuxième étage du fort militaire de Charenton, à Maisons-Alfort. Dans le bureau du capitaine Bouharb, récemment nommé premier aumônier musulman de la gendarmerie, deux grands drapeaux, français et européen, un portrait officiel du président en exercice et l’Appel du 18 juin complètent le décor somme toute assez conventionnel s’il en est, sous un tableau blanc et deux divans orientaux tendus d’un tissu moiré émeraude et or. Ainsi qu’un exemplaire du Coran posé à côté de l’ordinateur. 

Tenant son képi où a été brodé le croissant de lune, symbole de l’islam, entre deux rameaux d’olivier, il toise son hôte d’un regard bleu azur rappelant le ciel tunisien de ses aïeux. Père de deux jeunes enfants, il est marié à une agent de la brigade des douanes. "Elle possède un pistolet, mais son arme, instrument de coercition, est moins puissante que la mienne qui offre le soutien de la religion", sourit-il. Celui qui a fait sa "déclaration d’amour profond à Allah vers l’âge de 17 ans" a fréquenté les mosquées de Rouen et du Havre pour suivre des séminaires de formation (à l'Institut catholique de Paris ?). 
Stigmatisation du mécréant ? 
Sans détour, l’aumônier affirme : "Apprendre à communiquer est devenu indispensable pour évoquer l’islam, tant la confusion des genres est grande quand on assimile cette religion à l’intégrisme, voire au terrorisme…" 

Soutien spirituel dans les moments difficiles 

Tabou de la montée de l'islam?
Dans la gendarmerie, où la célèbration de Sainte-Geneviève n'est pas encore dénoncée, Mohamed-Ali Bouharb entend ‘‘intégrer l’islam au sein d’une grande institution régalienne, sans jamais céder au prosélytisme. Ma fonction me l’interdit (…) Des gendarmes musulmans de tous les grades me téléphonent ou m’envoient des mails, sourit l’aumônier qui se dit incapable d’en estimer le nombre Plusieurs fois par semaine, je leur apporte un soutien spirituel quand ils ont perdu un proche ou lorsqu’ils passent un concours. Je ne suis pas là pour faire de la figuration." 

L’aumônier veut organiser un pèlerinage militaire à La Mecque. 

Prosaïque, l’imam en uniforme n’hésite pas à fournir l’adresse d’un bon médecin pour les circoncisions ou celles des agences de voyages organisant des pèlerinages sans escroquer les fidèles. Et aussi celles où on célèbre des mariages homosexuels (Ouverture de la première mosquée homo annoncée à Paris). D’ailleurs, il ne cache pas son envie d’organiser d’ici à 2011 un voyage de militaires musulmans à La Mecque. 

Service à la carte pour les gendarmes musulmans 

Enfin, il veille à ce que la viande hallal soit servie aux pratiquants, qu’ils soient en caserne ou en opérations extérieures. "Nous avons composé quatorze types de repas et près de 50 000 barquettes repas ont été commandées il y a un an", se félicite le jeune officier. 

Sollicité par la hiérarchie, il a été récemment consulté sur la conduite à tenir lors d’obsèques musulmanes ou lorsqu’une de ses ouailles fut affectée par erreur comme serveur dans un mess qui sert de l’alcool. "À chaque fois, j’ai été écouté", se félicite Mohamed-Ali Bouharb, qui se déclare "plus que satisfait de constater à quel point la gendarmerie cultive le respect de l’autre." 

Une attention qui commence dès l’école, comme peuvent en témoigner deux élèves officiers pour qui le ramadan tombait durant leur "stage d’aguerrissement." Pour qu’ils tiennent le coup, l’aumônier leur a permis de rompre le jeûne à condition qu’ils le rattrapent l’année prochaine. Comme le répète Mohamed-Ali Bouharb : "Musulman oui, mais gendarme avant tout !" 

Quid du poisson des gendarmes catholiques, le vendredi ? 
Dans les écoles, il est servi un tout autre jour, mais il ne faudrait pas y voir une réminiscence de la laïcité ciblée ...
D'après Le Figaro

VOIR et ENTENDRE une intervention de Mohamed-Ali Bouharb sur France 2 en février 2009: