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lundi 2 septembre 2019

Assurance scolaire - Attention, parents d'élèves, la MAE ne vous apporte pas forcément un plus

Le démarchage de la MAE à la télévision est une arnaque

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La première fois n'est
pas toujours
un succès
La MAE a déjà commencé sa campagne en direction des parents d'élèves, mais l'assurance scolaire que cette mutuelle propose au forcing en milieu scolaire
et spécialement auprès des nouveaux parents stressés à l'entrée de leurs jeunes enfants, n'apporte probablement aucune garantie supplémentaire. 
Ce serait une escroquerie de vous faire croire le contraire.

Les parents pensent que deux précautions valent mieux qu'une et pensent acheter leur tranquillité d'esprit en souscrivant cette assurance, en particulier
à l'instigation des enseignants du primaire, qui ont 'conscience' d'accomplir leur mission en faveur, non point des enfants, mais de...leur syndicat. Car tout est noyauté et militant !

Une assurance est certes exigible par le chef d'établissement pour les activités et sorties facultatives (ex: classe de neige), mais elle ne l'est déjà plus dès lors qu'il s'agit d'activités obligatoires à l'intérieur de l'école (ex: éducation physique) pour les dommages subis et causés par votre enfant.

Une assurance complémentaire -du type MAE- n'est pas indispensable, puisque vos enfants sont déjà couverts par vos contrats de parent(s) en dehors de l'établissement scolaire (ex: activité scolaire facultative hors de l'école ou trajet sur le chemin de l'école).

Dès l'instant que vous avez une assurance responsabilité civile familiale, sans doute incluse dans votre contrat multirisque habitation et d'une "individuelle accidents"pour votre enfant, voire la famille entière, les dommages causés à d'autres par votre enfant sont couverts par votre assurance familiale. Vérifiez simplement que cette assurance protège effectivement votre enfant au cas où il se blesse -ce qui est assez évident-, mais qu'elle complète aussi les remboursements versés par la Sécurité Sociale.

Une assurance scolaire MAE, par exemple, n'est pas chère, mais fait certainement double emploi. 
Vous ne serez pas mieux couvert, ni indemnisé mieux, si vous souscrivez deux fois pour le même risque.L'ARS ne prévoit d'ailleurs pas de financer la souscription à la MAE... Pas encore !
En période de dépenses scolaires lourdes, n'avez-vous pas un usage plus utile de vos deniers?

samedi 1 décembre 2018

Macron attire à nouveau les "gilets jaunes" aux Champs-Elysées

Le mépris de la majorité présidentielle exacerbe la colère populaire

Les "gilets jaunes" en colère contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat réinvestissent la capitale samedi

Après deux rassemblements en deux semaines sur les Champs-Elysées à Paris, le pouvoir macronien reste sourd aux cris de misère de la population pressurée de taxes injustifiées et le mouvement citoyen s'engage donc dans une troisième journée d'action aux contours encore incertains, tandis qu'une centaine de "gilets jaunes" belges ont également manifesté vendredi en Belgique, pays de l'Union européenne qui arrive deuxième, derrière la France.

Avec un taux de prélèvement de 45,3 % du produit intérieur brut, la France se hisse au 2e rang du palmarès des pays où les cotisations sociales, impôts et taxes sont les plus élevés, selon le dernier rapport de l'OCDE.
La France est désormais vice-championne du monde de la pression fiscale derrière le Danemark, selon l'étude annuelle de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). En 2016, les impôts (sur le revenu, les sociétés et la fortune), les taxes et les cotisations sociales représentaient, à elles seules, 45,3 % du PIB (Produit intérieur brut), tandis que la moyenne de l'OCDE se situait à plus de 10 points, au-dessous de la barre de 35 %.
 

Ce mouvement de colère sourde a trouvé à s'exprimer le 17 novembre,
commence à déborder les frontières de l'Hexagone.

Encouragé par le soutien de plus de huit Français sur dix et une pétition "pour une baisse des prix du carburant à la pompe" qui a dépassé le million de signatures, le mouvement entend de nouveau se faire entendre au coeur de Paris, à portée de voix du tandem Macron-Philippe.
Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting réalisé par Le Figaro et Franceinfo, 84 % des Français trouvent le mouvement justifié.
L'exécutif et ses députés ne manifestent aucune volonté de réforme de leurs modes de pensée. Désarçonnés par les revendications protéiformes de ce mouvement né des réseaux sociaux, hors de tout cadre politique ou syndical, l'amateurisme des élus LREM entrave la réflexion et la prise de décisions innovantes et justes. Ils ont en revanche voté l'interdiction de la fessée dans les familles...

Alors que ses élus locaux, incapables d'autonomie, sont interpellés par leurs concitoyens, le gouvernement est saturé d'appels à faire un geste pour ces revendications des citoyens les plus fragilisés. Surpris d'être désavoué et désarçonné dans les théories hors-sol développées par leur maître à penser azimuté, les blancs-becs tentent d'engager le dialogue en écho des tentatives tardives et du coup infructueuse du gouvernement d'organiser la concertation avec des représentants, après avoir considéré le mouvement populaire de haut : nos concitoyens ne comprennent rien, mais on va faire de la pédagogie : nous les sachants, on va faire mine de les écouter, pour mieux les anesthésier ensuite avec des discours d'intentions, des promesses d'avenir et de cité radieuse.

Les annonces faites cette semaine par Macron - un dispositif pour limiter l'impact des taxes sur le carburant, ainsi qu'une "grande concertation" sur trois longs mois - ont plus irrité que convaincu.
"Du vent", du "blabla", ont réagi les "Gaulois réfractaires" - "fainéants" ou "cyniques" maltraités et injuriés, mais tous "séditieux" - qui restent rivés sur les routes ou les ronds-points. "Il nous faut du concret, pas de l'enfumage", a résumé Yoann Allard, un ouvrier agricole de 30 ans.

Une volonté de pourrissement 
De Buenos Aires où il participe au G20, comme si de rien n'était en France, 
le président français a redit jeudi vouloir répondre à "la colère légitime" et "la souffrance d'une partie du peuple" par "des décisions supplémentaires dans les semaines et les mois à venir", mais qui "ne seront jamais des reculs", alors que l'exécutif - relayé par ses élus bénis-oui-oui et sa presse "indépendante" (LCI- CNews et BFMTV) - continue de faire du chantage à l'urgence écologique pour tenter de justifier ses taxes sur les carburants (TICPE et TVA), alors que chacun sait qu'il confisque la fiscalité sur les carburants - au prétexte de la lutte pour la transition écologique -  et la détourne au profit du budget général en déficit.

Résultat : Macron fabrique des casseurs 

A la veille de l'acte III de cette mobilisation moins visible dans la rue mais de plus en plus populaire et alors qu'Edouard Philippe devait recevoir des "gilets jaunes" vendredi, Macron a envenimé la situation en excluant d'avance tout "recul" de Matignon.

Des "gilet jaune" devant l'Arc de Triomphe, le 24 novembre 2018 à Paris ( AFP/Archives / Lucas BARIOULET )

Filtrage, fouilles et vérifications d'identité
Dans un geste de renoncement, après avoir été bafoué dans son interdiction lors du rassemblement du 24 novembre dernier, le gouvernement s'est résigné à ouvrir les Champs-Elysées aux piétons samedi, comme le demandaient les "gilets jaunes".

Le président Emmanuel Macron s'adresse à la communauté française, le 29 novembre 2018 à Buenos Aires, en Argentine ( AFP / Ludovic MARIN )
Macron s'adresse à la communauté française, le 29 novembre 2018 depuis l'étranger, Buenos Aires, en Argentine 
Mais un filtrage et des fouilles seront "systématiquement" organisés, a précisé le demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, contraint par les échauffourées qu'il a favorisées lors de la précédente manifestation du 24 novembre.
Sur cette artère où déambulent entre 200.000 et 300.000 visiteurs par jour, les commerçants prenaient cette fois leurs précautions pour se prémunir contre de nouvelles dégradations samedi. 
Quant à la Mairie de Paris, elle a de nouveau laissé en place des éléments de chantiers qui avaient pourtant déjà servi à dresser des barricades, le 24...

Des rassemblements citoyens pacifiques sont aussi annoncés dans plusieurs autres villes du pays
Des 'gilets jaunes' font face aux forces de police devant un dépôt de carburant, le 29 novembre 2018 au Mans/AFP

Ainsi, le député LFI parachuté Mélenchon se rendra finalement à Marseille, sur l'emblématique Vieux-Port de Marseille, après avoir été annoncé à Paris.

Mais, dans les territoires français d'Outre-mer, à La Réunion en état d'insurrection, la ministre Annick Girardin a dû être exfiltrée  par son service d'ordre lors d'une rencontre devenue trop houleuse, jeudi soir. Signe d'une colère qui ne faiblit pas parmi ceux et celles pour qui les fins de mois sont de plus en plus difficiles. 

A Pau, des gilets jaunes se sont invités dans la mairie où le suppôt de Macron, François Bayrou, présidait une réunion.

Dans le sud-est de la France, neuf personnes ont été placées en garde à vue vendredi après des heurts dans la nuit à un péage de La Ciotat.

Dans la majorité présidentielle, l'inquiétude monte devant le rejet exprimé, au point que l'idée d'un moratoire sur la hausse des taxes commence à faire débat.

Du côté de l'opposition, à droite comme à gauche, les positions oscillent entre soutien et souci de ne pas prêté le flanc à l'accusation de récupération.

"Parce que nous avons pris la décision que chacun soit dans sa région", le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé vendredi qu'il ne manifesterait pas sur les Champs-Elysées mais qu'il serait à Marseille dans une marche réunissant des "syndicats, des révoltés du logement, des 'gilets jaunes' et des lycéens".

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan sera lui à Paris, à nouveau aux côtés des opprimés. La cheffe de file du RN, Marine Le Pen, a réclamé une dissolution de l'Assemblée nationale.

Le patron des Républicains (droite), Laurent Wauquiez, ira "à la rencontre" des manifestants dans sa circonscription. 

Quant à l'ex-président socialiste, François Hollande, il est allé voir des "gilets jaunes" pour défendre son bilan mis en cause par son protégé Macron ou ses affidés, s'attirant les railleries du président Macron pour avoir rappelé qu'il avait donné "un coup de pouce" au Smic, sous la pression.


Quand les carburants coûtent plus cher que l'impôt sur le revenu

Un employé moyen verse plus de taxes sur les carburants que d'impôt sur le revenu 


Alors que certains râlent contre les filtrages de voitures aux carrefours lesquels visent à attirer l'attention de Macron sur l'insupportable poids de la fiscalité des carburants sur leur niveau de vie, les commerçants et artisans, parmi les plaignants, sont au nombre de ceux qui font passer dans les frais généraux de leurs entreprises leurs passages à la pompe de véhicules professionnels qu'ils utilisent à leur usage personnel et familial - sans compter  les cadres ou employés qui effectuent tous leurs déplacements en voitures de fonctions ou d'astreinte -,  
il faut souligner que la France de 2017 n'a compté que 43,1 % de foyers imposables. Il est à croire que les autres, une forte majorité, sont tous des défavorisés, à quelque titre que ce soit. En 2017, sur les 37.889.181 foyers fiscaux, seuls 16.344.784 ont acquitté un impôt sur le revenu. Le différentiel est de 21.000.000. Ceux-là sont-ils néanmoins au nombre des "gilets jaunes' ? En 2017, quelque 8,8 millions de personnes vivaient en situation de pauvreté monétaire, c'est-à-dire sous le seuil de pauvreté fixé à quelque 1.026 euros par mois. 

Qui sont ces 12 millions de personnes qui 
ne paient pas l'impôt de solidarité sur le revenu
mais perçoivent pourtant des revenus supérieurs au seuil de pauvreté et des aides associées à leur exonération fiscale ?

Les ménages imposables ont en revanche payé davantage, les recettes de l’impôt sur le revenu grimpant d’un milliard d’euros pour atteindre 77,6 milliards en 2017.

Les employés habitant la province et contraints d’aller travailler en voiture sont injustement frappés par l’augmentation de la fiscalité sur les carburants

Leur budget est notoirement impacté par l'envolée de la fiscalité sur les carburants,  brutale, injustifiée et facteur d'inégalité sociale.  
C’est l’histoire d’une double peine. Des salariés de la France périphérique aux revenus moyens, qui n'ont d'autre choix que d’aller travailler en voiture faute d’alternative, et qui sont aussi les premières victimes de la fiscalité écologique sur les carburants. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics de Macron, Olivier Dussopt (LREM) devrait ainsi savoir que l'Ardèche ne dispose d'aucun réseau ferré : aucun train sur l'ensemble de ce territoire où il fut maire d'Annonay et député socialiste (proche de la Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, aujourd'hui proche de la gauche extrême) ... 

Des millions de Français partagent la colère des gilets jaunes et rêvent de voir le gouvernement renoncer à la nouvelle hausse de la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), prévue en janvier. Ces Français s’inquiètent de la fin du mois avant de penser à la fin du monde, roulent majoritairement dans des véhicules diesel - parce qu'incités par plusieurs législatures - et contribuent déjà largement à la TICPE lors de leur passage à la pompe. Or, la seule augmentation de cette taxe ajoutera 66 euros pour 2.000 litres au prix actuel ! ...

L’alourdissement, année après année, de cet impôt à vocation écologique a initié la révolte des gilets jaunes.  Macron n'a pas fait que pérenniser cette tendance dans son "monde nouveau" : il l'a accentuée, au moment où le cours du Brent (pétrole brute) baisse depuis deux mois maintenant. Les taxes représentent 60% des prix à la pompe et de manière indifférenciée entre le diesel et l'essence 'sans plomb' 95, les plus consommées : c'est dire que le prétexte de la réduction de l'empreinte carbone est fallacieux, car la taxe carbone est affectée, non pas à l'écologie, mais au budget général. 

Présenter la taxe carbone comme un impôt écologique "c’est une escroquerie", a souligné le rapporteur général de la commission des finances au Sénat. Lors de la discussion générale du projet de loi de Finances, Alberic de Montgolfier, LR, a mis les points sur les "i" du gouvernement à propos de la TICPE. "Une simple mesure de rendement budgétaire et non d’une véritable politique en faveur de l’environnement", a-t-il dénoncé. (lien Public Sénat)
Dès l’année dernière, le Sénat s’inquiétait de la trajectoire des tarifs de la TICPE "qui allait atteindre les zones rurales et les ménages les plus modestes, surtout si elle s’accompagnait d’une hausse des prix du pétrole," a rappelé, ce jeudi 22 novembre, le rapporteur général (LR) de la commission des finances, Alberic de Montgolfier avant d’inviter l’hémicycle et les membres du gouvernement à "relire le compte rendu (de la séance du 24 novembre) de l’année dernière".
Jean-François Husson, rapporteur spécial (LR) pour l’écologie "avait parlé à l’époque d’un risque de nouveau bonnets rouges (voir l'article de Public Sénat). "On avait dit qu’en cas de hausse du pétrole, ces trajectoires pluriannuelles seraient insupportables. Nous considérions déjà à l’époque qu’il s’agissait d’une simple mesure de rendement budgétaire et non d’une véritable politique en faveur de l’environnement". Raison pour laquelle le Sénat ne l’avait pas voté.

Aujourd'hui, s'il utilise sa voiture pour se rendre au travail, un salarié aux revenus modestes, mais imposables, est susceptible de dépenser davantage en taxes sur les carburants, que ce qu’il débourse au titre de l’impôt sur le revenu.

Pour cerner l’impact réel de la fiscalité écologique, prenons un profil type, le salarié célibataire sans enfant qui perçoit 1.637 euros net par mois, soit des revenus correspondants au salaire moyen des employés français, en 2015, selon l’INSEE. Détenteur d’un diesel, il est obligé de prendre son véhicule pour ses trajets domicile-travail et parcoure 13.194 kilomètres par an, un chiffre qui correspond au kilométrage moyen des voitures particulières en France en 2017, selon les données de Statista. S’il possède un diesel classique (6,1 litres au 100 km), notre employé consomme 67 litres de gazole par mois. Que représente alors la fiscalité écologique sur son budget mensuel ?

Le dernier relevé de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), daté du vendredi 23 novembre, indique que la TICPE représente 0,732 euro/litre pour le gazole. Or, notre salarié-type roulant au diesel a versé 49 euros au titre de la fiscalité écologique, rien qu’au mois de novembre. Sur une année entière, à niveau équivalent, sa contribution à l'écologie s'élève à 588 euros,  en taxe carburant.

Le profil type n’a rien d’un gros rouleur. Pourtant, via les taxes carburants, sa contribution à la fiscalité écologique est quasi-équivalente au montant de son impôt sur le revenu.
A l’aide d’une simulation réalisée sur le site www.impots.gouv.fr, on observe que son impôt sur le revenu s’élevait à 601 euros, en 2018. Ce montant pourrait même être encore plus faible s’il était marié ou avait des enfants. D'où son constat de l’injustice qu’entraînent les taxes à la pompe : contrairement à l’impôt sur le revenu, basé sur la progressivité, la TICPE frappe également tous les automobilistes. Et a donc davantage d’impact sur les plus modestes.

Et ce n’est pas tout : en janvier 2019, le gouvernement va imposer un nouveau tour de vis fiscal.
Macron va enchérir le litre de gazole de 6,5 centimes d’euros. A elle seule, la TICPE ainsi renforcée coûtera à notre salarié 53,4 euros par mois et et 641 euros sur l’année. Il versera alors davantage de taxes carburants que d’impôt sur le revenu, à barème inchangé. 

Et la hausse des taxes sur les carburants est programmée pour se poursuivre jusqu’en 2022, ultime année du quinquennat d’Emmanuel Macron. dans quatre ans, notre salarié qui roule au diesel déboursera près d’un euro par litre de carburant (0,96 euro/litre) au titre de la fiscalité verte. L’addition de la TICPE deviendra encore plus salée : 64,3 euros par mois, et 771 euros sur un an. Notre employé déboursera alors 170 euros de plus en taxes carburants, qu’en impôt sur le revenu, à barème équivalent.

Appliquée à un autre salarié qui possède un véhicule essence et consomme 7,4 litres aux 100 km, cette mécanique fiscale est saisissante. 
Il lui faut 81 litres de carburant par mois pour parcourir le même kilométrage annuel. La TICPE du sans plomb grimpe moins vite que celle du gazole (+2,9 cts/litre en 2019), mais son niveau actuel s’élève déjà à 0,83 euro/litre, selon le dernier relevé de l’UFIP. Lors de son passage à la pompe, la part de TICPE versée par notre salarié est sensible : 67,14 euros par mois et 806 euros sur un an.

En 2019, la fiscalité écologique sur l’essence lui coûtera 69,5 euros chaque mois et 834 euros sur l’année. Enfin, en 2022, il dépensera 76,5 euros par mois, soit 918 euros annuels, au seul titre de cette taxe. Un chiffre qui dépasse largement le montant que notre employé consacre à son impôt sur le revenu.

jeudi 18 janvier 2018

LREM : Richard Ferrand fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire

le chef des députés En marche! n'en a pas fini avec la justice

Le juge d'instruction Van Ruymbeke a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts

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Cette relance de l'enquête fait suite à la plainte d'Anticor. L'association anticorruption réagit trois mois après le classement sans suite d'une première enquête.  Richard Ferrand fait à nouveau l'objet d'une information judiciaire, selon des sources judiciaires qui ont fuité  mardi

Cette fois, un juge d'instruction parisien a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts visant le chef des députés de La République en marche (LREM). C'est le doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, qui a ouvert, le 12 janvier, une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts", selon une source proche du dossier confirmant une information du Canard enchaîné. 

L'hebdomadaire anarchiste avait révélé en mai qu'un bien immobilier indirectement acquis par la compagne de Richard Ferrand était loué aux Mutuelles de Bretagne, dont l'ex-député PS était alors le directeur général (1998-2012). 

Le président Macron avait recasé son ami Ferrand à la tête du groupe présidentiel à l'Assemblée

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Richard Ferrand avait été contraint à quitter le gouvernement, lors d'un remaniement intervenu après les législatives de juin. Macron l'avait alors désigné chef du groupe parlementaire de la majorité.
Or, en octobre, le parquet de Brest avait classé son enquête préliminaire sans suite à la surprise générale. 
Dans son communiqué, le procureur de la République représentant la ministre Belloubet, garde des Sceaux, avait estimé que "les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" n'étaient "pas constituées, faute d'un préjudice avéré". 

Le délai de prescription fait débat. Concernant le délit de prise illégale d'intérêt, "la question est apparue complexe" et "le parquet de Brest aurait pu envisager l'ouverture d'une information judiciaire", avait-il reconnu, précisant que cette "infraction éventuelle" était prescrite, puisqu'une période de trois ans était passée. "Les investigations menées n'ont pas mis au jour d'éléments de dissimulation avérée permettant de reporter le point de départ de la prescription", concluait le procureur... 

C'est ce prétexte du parquet de Brest - et notamment de dernier point - qui a conduit l'association anti-corruption Anticor à déposer une plainte avec constitution de partie civile en novembre, afin d'obtenir la désignation d'un juge d'instruction. L'enquête va notamment s'attacher à établir s'il y a eu "dissimulation avérée", et donc si la prescription tient toujours. "Il était important qu'un juge indépendant étudie les suites judiciaires à donner à cette affaire", a déclaré mardi Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor. 

A noter que, habituellement incisif, le parquet national financier (PNF) s'était, quant à lui, déclaré incompétent au début de l'affaire en mai. Dans ce nouveau volet, il ne s'est pas opposé à l'ouverture de cette information judiciaire, selon Jérôme Karsenti. 

Richard Ferrand a tenu à relativiser cette annonce, auprès de ...BFMTV, mardi. L'élu du Finistère a assuré que l’information judiciaire du PNF était "mécanique" après un dépôt de plainte et qu'il s'agissait de "la suite logique des choses" : "Cela m'agace quand on est mis en cause, s'est-il pourtant lamenté. Mais moi je sais que je n'ai rien commis d'incompréhensible". Il ne faudrait pas en revanche qu'il ait commis quoi que ce fût de répréhensible...
Il a par ailleurs qualifié "d'acharnement" la plainte déposée par Anticor.

vendredi 13 octobre 2017

Richard Ferrand (LREM): affaire classée; puissant délivré, libéré, blanchi

Le renouvellement de la vie publique attendra encore l'après-Macron... 

Un Parquet de Brest soumis à la ministre de la Justice

Richard Ferrand le 27 juin 2017 à l'Assemblée nationale lors de la première journée de la XVe  législature.
L'ami du président Macron pavoise :
ne dirait-on pas un pied de nez ?...
Le procureur de la ...République n'a pas jugé juste de poursuivre Ferrand. Il a classé sans suite l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Il ne semble donc plus qu'il y ait d'affaire Ferrand. Ainsi en a décidé le Parquet de Brest, qui a classé l'enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l'action publique. 
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C'est l'épilogue sans surprise après cinq mois d'une enquête que le pouvoir a fait durer jusqu'après les élections législatives et sénatoriales
Depuis les révélations du Canard enchaîné du 24 mai sur les pratiques peu orthodoxes des Mutuelles de Bretagne, le député du Finistère, macronien de la première heure, fidèle parmi les fidèles, mais éphémère ministre de la Cohésion des territoires adoptait un profil bas qu'il n'a pas tardé à redresser (photo ci-dessus).
Petit rappel des faits : le 25 janvier 2011, le conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne se réunit en vue de trouver un nouveau local pour héberger un centre de soins à Brest. Sur les trois offres qui émergent, une seule retient l'attention du conseil. Il s'agit de la Saca, une société civile bien qu'elle n'ait "pas encore d'existence légale, et "qui n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose à la location", assure Le Canard enchaîné. A sa tête, la bénéficiaire de l'opération, l'avocate Sandrine Doucen (ci-dessous), qui n'est autre que la maîtresse de Richard Ferrand,  n'est pas mentionnée sur le procès-verbal de la réunion. Ce n'est que le 24 février suivant que la SCI sera enregistrée au greffe du tribunal de Commerce. Le Crédit agricole financera 100 % du prix d'acquisition, soit plus de 400.000 euros, permettant au couple de réaliser une magnifique plus-value. Moralité de l'affaire: il n'y a pas d'affaire et surtout, pas de morale républicaine au Parquet.

Ferrand a pourtant signé le compromis de vente alors qu'il était encore au Conseil d'administration. Richard Ferrand avait toutefois immédiatement défendu son honneur : "C'était la solution la moins chère. Le prix était conforme au marché et rien n'a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne." 
A en croire Le Parisien, l'opération est pourtant loin d'être aussi limpide que le suggère le ministre. Me Castel, qui a cédé en 2010 les locaux pour le compte d'un de ses clients, explique ainsi dans le journal que le compromis de vente avait été signé par Richard Ferrand, et non par sa compagne...
L'avocat explique également que le contrat était assorti d'une condition suspensive, à savoir la signature d'un contrat de bail entre la Saca, la société de Sandrine Doucen qui devait substituer Richard Ferrand..., et les Mutuelles de Bretagne ! De quoi jeter le doute sur les propos du ministre qui prétend dans Le Parisien ne pas avoir été "partie à l'affaire". "Nous ne vivons pas sous le même régime matrimonial [avec sa compagne]. Nous n'avons pas de patrimoine commun. On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens", a-t-il affirmé, se défendant d'un quelconque "conflit d'intérêts".
Pour l'actuelle directrice des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaun, jointe par Le Parisien, il n'y a pas de problème car il n'existe pas de "lien juridique ou patrimonial" entre Richard Ferrand et sa compagne à la tête de la SCI. D'autant que la SCI n'existait pas au moment de la signature ! Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, les Mutuelles assurent ainsi que "le conseil d'administration a eu raison de faire ce choix et de le confirmer". Le Conseil d'administration aurait-il eu tort si la maîtresse n'avait pas été bénéficiaire du montage et de la plus-value ?

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 Me Castel explique que cette vente "arrangeait tout le monde", à commencer par son propre client, mais soutient avoir immédiatement "compris la manœuvre" : "Cela m'avait choqué à l'époque [quand Ferrand n'était pas connu comme un proche du président Macron]. Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat." Selon Le Canard enchaîné, les lieux ont en effet été rénovés aux frais des Mutuelles à hauteur de 184.000 euros. Ce qui expliquerait que le loyer ait été peu élevé... Rien qui soit de nature à troubler le procureur ! Pour Me Castel, qui sort aujourd'hui du bois au mépris du secret professionnel, Richard Ferrand aurait dû faire acheter l'immeuble directement par la mutuelle : "C'était l'intérêt de celle-ci, juge-t-il. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié. Or là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C'est un schéma moins éthique." Et l'avocat à la retraite d'interroger : Richard Ferrand a-t-il cherché à "masquer que sa compagne allait piloter la SCI ?"
Un commissaire aux comptes aurait-il dû être saisi pour rédiger un rapport spécial transmis à l'Assemblée générale de la mutuelle, comme le suggère l'avocat ? Non, répond Richard Ferrand : "Interrogez le commissaire aux comptes – mon successeur l'a fait –, il vous confirmera de facto qu'il n'y avait pas nécessité à un rapport spécial." Pour la justice, le dossier est clos. Le Parquet national financier a annoncé qu'il n'ouvre pas d'enquête, tout comme le parquet de Brest.
"Les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" ne sont "pas constituées, faute d'un préjudice avéré", a jugé le procureur nommé par le gouvernement.
Cambadélis avait-il donc tort ?


jeudi 23 février 2017

Le président Hollande s'est affiché avec Théo, un fraudeur présumé

Un scandale financier salit Théo et sa famille, éclaboussant Hollande

Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a-t-il ouvert une enquête pour "suspicion d'abus de confiance et escroquerie" ?

Avant d'avoir déclaré un viol par un policier lors de son arrestation à Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis, le 2 février dernier, dès juin 2015, Théo Luhaka avait attiré l'attention de la presse et de la police sur le niveau de vie de sa famille et lui-même et ils seraient désormais impliqués dans une affaire financière, confiée au Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis.

L'un des frères de Théo aurait créé une association pour lutter contre la violence en Seine-Saint-Denis 
Aulnay Events (créée en 2003) dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo - et censée embaucher 30 personnes, ayant vocation à devenir animateurs de rue. Cette noble association a "pour but de lutter contre la violence. Nous avons choisi de proposer des activités en donnant la priorité aux familles et à la formation professionnelle dans le but de faire en sorte que les jeunes obtiennent un diplôme [BAFA] donnant accès à un emploi." 
Tous les Centres de Vacances de France
 Règlementation du Ministère de 
la Jeunesse et des Sports
"Philosophie de l'organisme : Nous prônons l'idée que le rassemblement et la connaissance d'autrui limite considérablement les risques de dérapages et de violence. Nous mettons en place lors de chacun de nos séjours [au Chalet des Cabrioles (Haute Savoie), géré par 'autrement-loisirs', par ex.] un esprit de rencontre et d'ouverture à l'autre afin de faciliter la prise de dialogue et de maintenir un coté humain dans nos rapports quotidiens.[...] "Notre rôle premier est de créer une quantité de souvenirs pour tous, nous sommes en séjour et non pas à l'armée" [sic]...


Dans ce cadre, l'association a reçu 678.000 euros de subventions de l'Etat, c'est-à-dire les contribuables français, via les contrats aidés entre janvier 2014 et juin 2016.
 
Or, un contrôle de l'Inspection du travail d'Ile-de-France mené en 2015 n'aurait trouvé aucune preuve de la réalité de ces emplois. 

Selon les informations du Parisien, huit membres de la famille de Théo, dont Théo lui-même, auraient perçu plus de 170.000 euros en provenance de l'association, financée par l'argent public. 

D'autre part, 350.000 euros de cotisations sociales n'auraient pas été réglés.
Contacté par le journal, un des frères de Théo, Mickael Luhaka (ci-dessus, devant la photo de son frère hospitalisé), se défend d'avoir employé des salariés fantômes et assure être interdit bancaire, tout comme son frère.

C’est une affaire qui embarrasse les autorités, et ce,
jusqu’au plus haut sommet de l’Etat.

lundi 2 janvier 2017

Nouvel an : l'escroquerie de Bruno Le Roux sur le nombre de voitures brûlées

Une routine socialiste de la désinformation: où sont les "fact-checkers" de la désintox ?

Le ministre de l'Intérieur a menti en interprétant les chiffres


Sa lecture de certains chiffres est une falsification du nombre de véhicules incendiés dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Une insulte aux Français.
Premier bilan officiel de Pruno Le Roux et premier mensonge du ministre de l'Intérieur. Son interprétation des chiffres officiels est à l'image du bilan de Hollande. Cette fois, après le nombre de chômeurs minimisé par leur envoi en formation sans garantie finale d'emploi ou ceux de la croissance ou encore ceux de la dette publique, c'est le nombre de véhicules brûlés pendant la nuit de la Saint-Sylvestre qui est trafiqué. 

A en croire l'escroc de , dans la lignée des Cahuzac et des Sapin à Bercy,
le réveillon du 31 décembre 2016 se serait déroulé "sans problème majeur". Mieux encore, "le phénomène des voitures incendiées est contenu", a-t-il ajouté - "les yeux dans les yeux" - dans une démonstration mensongère démontée par Le Monde .
"Cette année encore, le bilan des véhicules brûlés montre qu'aussi intolérable soit-il, le phénomène est contenu par rapport à 2016, avec 650 mises à feu directes, là où elles étaient à 602 l'an passé.

Le mensonge est une vertu socialiste dont est superbement doté Pruno Le Roux.
Ancien chef de meute PS à l'Assemblée, nouveau ministre de l'Intérieur et proche de François Hollande, Bruno Le Roux s'est fait prendre en flagrant délit de trucage de son CV.
Pendant quelques jours sur le site du ministère, l'ancien patron des députés socialistes était présenté comme ancien élève de HEC et de l'Essec, révèlent Atlantico et Marianne qui certifient qu'il n'a jamais été diplômé de ces deux écoles prestigieuses, pas plus que Taubira de sa prétendue série de doctorats.
"Une erreur"?  Depuis le  fuitage de la tromperie sur ces vrais-faux diplômes, leur mention a disparu du site du ministère. Et la biographie falsifiée de Bruno Le Roux sur le site du groupe socialiste à l'Assemblée est inaccessible. Joint par Marianne, le cabinet de Bruno Le Roux assure que tout le monde peut se tromper et que cette fiche "n'a jamais été validée par Bruno Le Roux" qui n'était évidemment au courant de rien. "Il est titulaire d'un DEA de stratégie et management à Paris-X, en partenariat avec HEC et l'Essec, bidouille l'entourage. Il y a dû y avoir des cours à HEC et l'Essec, mais ça n'en fait pas un ancien étudiant pour autant", bredouillent ses proches. Paris X, c'est justement Nanterre... "C'est une personne [bienveillante !] qui a mal interprété les diplômes de Bruno Le Roux sur un premier site. Les autres biographies n'ont fait que copier-coller", signale à l'hebdomadaire un collaborateur [tout aussi bardé de diplômes authentiques ?] du nouveau ministre, spécialiste du travail facile...Cette malencontreuse "erreur" n'est pas sans rappeler la polémique provoquée par un autre menteur, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. En 2014, Mediapart avait révélé qu'en 1985 - années Mitterrand - l'apparatchik avait obtenu d'une Université amie un doctorat sans avoir le moindre diplôme universitaire de niveau inférieur. Un tel degré universitaire aurait justifié que le trotskiste exerçât un emploi en rapport de cette prestigieuse certification, mais Kostas n'a jamais rien fait de ses dix doigts: un gâchis ?  Le premier secrétaire avait fini par avouer la... supercherie.
Au final, nul ne s'étonnera plus que ces bras cassés ont mis la France par terre.

Bruno Le Roux ne comptabilise que "les mises à feu directes"  

Contrairement à ses prédécesseurs, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, qui prenaient en compte l'ensemble des voitures brûlées, Zorro de Beauvau peut ainsi expliquer une baisse qui n'existe que dans sa tête. 
Comme l'expliquent Les Décodeurs [et,  sur le sujet, je n'ai pas entendu cet autre 'fact checker'l'Antoine Krempf de chez Ikea  France Infosi on ne s'intéresse qu'à ce chiffre brandi par l' 'intoxiqueur' Pruno Le Roux, on note une hausse de 8 % par rapport au réveillon du 31 décembre 2015. Difficile donc de parler de "un phénomène contenu".



Beaucoup de style (épingle écarlate et drapeau tricolore) pour un mensonge offensant le peuple français. 

Qui croire dans ce gouvernement de malhonnêtes ?
Certes, il se trouvera un analyste [diplômé !], un consultant émérite [on verrait bien Elkkabach] ou un décrypteur de base (puisque le moindre journaliste, même le lecteur ânonnant de dépêches le plus crasse s'affuble de ce terme éblouissant la plèbe] pour vanter le bilan du tout nouveau ministre qui réussit si bien comme garde chiourme socialiste au Palais Bourbon.

Les chiffres publiés par Bruno Le Roux prouvent eux-mêmes la tromperie.
"Sur les cinq dernières années, le nombre total de véhicules brûlés – directement (par "incivilité" ciblée) ou indirectement (par contamination de voisinage) – a diminué de 20 %," raconte-t-il. Sans donner de chiffre d'ensemble, il se contente d'évoquer un pourcentage. Or, 804 voitures avaient été carbonisées en 2016, 940 en 2015, 1 067 en 2014 et 1 193 en 2013. En appliquant cette baisse de 20 % indiquée par le ministre à ce dernier chiffre, on peut affirmer que 954 véhicules ont été détruits par les flammes ce 31 décembre 2016. Bien loin des 650 "mises à feu directes" indiquées dans le communiqué du ministère.

A la vérité,
le nombre de voitures brûlées est en hausse de... 17,5%
Il a donc fortement augmenté, passant de 804 l'an dernier à 945.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, avoue désormais "945 voitures brûlées ou endommagées", soit une hausse de 17,5% par rapport à l’année dernière.