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vendredi 13 octobre 2017

Richard Ferrand (LREM): affaire classée; puissant délivré, libéré, blanchi

Le renouvellement de la vie publique attendra encore l'après-Macron... 

Un Parquet de Brest soumis à la ministre de la Justice

Richard Ferrand le 27 juin 2017 à l'Assemblée nationale lors de la première journée de la XVe  législature.
L'ami du président Macron pavoise :
ne dirait-on pas un pied de nez ?...
Le procureur de la ...République n'a pas jugé juste de poursuivre Ferrand. Il a classé sans suite l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Il ne semble donc plus qu'il y ait d'affaire Ferrand. Ainsi en a décidé le Parquet de Brest, qui a classé l'enquête sans suite en invoquant notamment la prescription de l'action publique. 
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C'est l'épilogue sans surprise après cinq mois d'une enquête que le pouvoir a fait durer jusqu'après les élections législatives et sénatoriales
Depuis les révélations du Canard enchaîné du 24 mai sur les pratiques peu orthodoxes des Mutuelles de Bretagne, le député du Finistère, macronien de la première heure, fidèle parmi les fidèles, mais éphémère ministre de la Cohésion des territoires adoptait un profil bas qu'il n'a pas tardé à redresser (photo ci-dessus).
Petit rappel des faits : le 25 janvier 2011, le conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne se réunit en vue de trouver un nouveau local pour héberger un centre de soins à Brest. Sur les trois offres qui émergent, une seule retient l'attention du conseil. Il s'agit de la Saca, une société civile bien qu'elle n'ait "pas encore d'existence légale, et "qui n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose à la location", assure Le Canard enchaîné. A sa tête, la bénéficiaire de l'opération, l'avocate Sandrine Doucen (ci-dessous), qui n'est autre que la maîtresse de Richard Ferrand,  n'est pas mentionnée sur le procès-verbal de la réunion. Ce n'est que le 24 février suivant que la SCI sera enregistrée au greffe du tribunal de Commerce. Le Crédit agricole financera 100 % du prix d'acquisition, soit plus de 400.000 euros, permettant au couple de réaliser une magnifique plus-value. Moralité de l'affaire: il n'y a pas d'affaire et surtout, pas de morale républicaine au Parquet.

Ferrand a pourtant signé le compromis de vente alors qu'il était encore au Conseil d'administration. Richard Ferrand avait toutefois immédiatement défendu son honneur : "C'était la solution la moins chère. Le prix était conforme au marché et rien n'a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne." 
A en croire Le Parisien, l'opération est pourtant loin d'être aussi limpide que le suggère le ministre. Me Castel, qui a cédé en 2010 les locaux pour le compte d'un de ses clients, explique ainsi dans le journal que le compromis de vente avait été signé par Richard Ferrand, et non par sa compagne...
L'avocat explique également que le contrat était assorti d'une condition suspensive, à savoir la signature d'un contrat de bail entre la Saca, la société de Sandrine Doucen qui devait substituer Richard Ferrand..., et les Mutuelles de Bretagne ! De quoi jeter le doute sur les propos du ministre qui prétend dans Le Parisien ne pas avoir été "partie à l'affaire". "Nous ne vivons pas sous le même régime matrimonial [avec sa compagne]. Nous n'avons pas de patrimoine commun. On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens", a-t-il affirmé, se défendant d'un quelconque "conflit d'intérêts".
Pour l'actuelle directrice des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaun, jointe par Le Parisien, il n'y a pas de problème car il n'existe pas de "lien juridique ou patrimonial" entre Richard Ferrand et sa compagne à la tête de la SCI. D'autant que la SCI n'existait pas au moment de la signature ! Dans un communiqué diffusé la semaine dernière, les Mutuelles assurent ainsi que "le conseil d'administration a eu raison de faire ce choix et de le confirmer". Le Conseil d'administration aurait-il eu tort si la maîtresse n'avait pas été bénéficiaire du montage et de la plus-value ?

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 Me Castel explique que cette vente "arrangeait tout le monde", à commencer par son propre client, mais soutient avoir immédiatement "compris la manœuvre" : "Cela m'avait choqué à l'époque [quand Ferrand n'était pas connu comme un proche du président Macron]. Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat." Selon Le Canard enchaîné, les lieux ont en effet été rénovés aux frais des Mutuelles à hauteur de 184.000 euros. Ce qui expliquerait que le loyer ait été peu élevé... Rien qui soit de nature à troubler le procureur ! Pour Me Castel, qui sort aujourd'hui du bois au mépris du secret professionnel, Richard Ferrand aurait dû faire acheter l'immeuble directement par la mutuelle : "C'était l'intérêt de celle-ci, juge-t-il. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait quinze ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié. Or là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. C'est un schéma moins éthique." Et l'avocat à la retraite d'interroger : Richard Ferrand a-t-il cherché à "masquer que sa compagne allait piloter la SCI ?"
Un commissaire aux comptes aurait-il dû être saisi pour rédiger un rapport spécial transmis à l'Assemblée générale de la mutuelle, comme le suggère l'avocat ? Non, répond Richard Ferrand : "Interrogez le commissaire aux comptes – mon successeur l'a fait –, il vous confirmera de facto qu'il n'y avait pas nécessité à un rapport spécial." Pour la justice, le dossier est clos. Le Parquet national financier a annoncé qu'il n'ouvre pas d'enquête, tout comme le parquet de Brest.
"Les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" ne sont "pas constituées, faute d'un préjudice avéré", a jugé le procureur nommé par le gouvernement.
Cambadélis avait-il donc tort ?


dimanche 1 septembre 2013

1er septembre: ses changements législatifs et tarifaires

Tout ce qui change en France en septembre !

Septembre est avec janvier l'un de ces mois de changement
 traditionnel à la fois législatif et tarifaire 
en France.
 
La rentrée est également synonyme de hausse des prix pour les portefeuilles des ménages. Cette année, septembre apporte son lot de modifications, mais pas uniquement de mauvaises nouvelles... Mais toutes ont un coût pour les 50% de Français soumis à l'impôt, notamment les classes moyennes.

Coup de pouce au RSA
A compter de ce 1er septembre, le gouvernement procède à la revalorisation de plusieurs prestations sociales, pour tenir compte de l'augmentation du coût de la vie. Le Revenu de Solidarité active (RSA-socle) est relevé de 2%. Il augmente de 2%, passant de 483 à 493 euros mensuels pour une personne seule. Une mère isolée , souvent immigrée, avec un enfant de moins de 3 ans percevra 844 euros par mois (827 euros précédemment). Le RSA-socle pour un couple avec deux enfants est porté de 1.015 à 1.035 euros par mois. Deux millions d'allocataires sont concernés par cette revalorisation du RSA-socle au 1er septembre. Elle est la première étape du relèvement exceptionnel de 10% promis pour 2017.

Revalorisation de l'Allocation Adulte Handicapé
Dans le cadre de la mise en oeuvre de son plan de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a également décidé de revaloriser l'Allocation Adulte Handicapé (AAH). Elle est relevée de 1,75% au 1er septembre. Le montant pour une personne handicapée, vivant seule sans ressources, passe de 776,59 euros à 790,18 Euros par mois. Cette allocation concerne 950.000 allocataires.

Déploiement de la 'garantie jeunes'
Le Gouvernement déploie aussi au 1er septembre sa 'garantie jeunes'. Elle est expérimentée sur 10 territoires : Allier et Puy-de-Dôme, Aude, Bouches-du-Rhône (Marseille), Eure, Finistère, Lot-et-Garonne, Vaucluse, Vosges, Seine-Saint-Denis (communauté d'agglomération Est), Réunion. La 'garantie jeunes' a pour objectif d'aider les 18-25 ans en situation de précarité à trouver un emploi ou une formation. L'accompagnement vers l'emploi est renforcé par une allocation d'un montant équivalent au RSA pendant les périodes sans emploi ni formation.

Modification du barème fiscal des plus-values immobilières
Le Ministère de l'Economie et des finances va par ailleurs appliquer les modalités de la réforme de l'imposition des plus-values immobilières qui sera intégrée au projet de loi de finances pour 2014. Ces nouvelles mesures concernent les ventes réalisées à compter du 1er septembre 2013, à l'exclusion de celles des terrains à bâtir. Les ventes de biens immobiliers bénéficieront d'une exonération totale de la plus-value au titre de l'impôt sur le revenu, à partir 22 ans de détention du bien et non plus 30 ans comme actuellement. Dès la 6eme année de détention, les propriétaires pourront bénéficier de 6% d'abattement. L'exonération au titre des prélèvements sociaux -CSG et CRDS- sera répercutée de manière progressive chaque année. Comme précédemment, elle sera totale au bout de 30 ans.
Enfin, le Gouvernement fait un geste pour les cessions intervenant entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014. Un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% est appliqué pour la détermination du montant imposable à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux des plus-values résultant de ces ventes.

Ajustement du prix du gaz
Le tarif réglementé du gaz va baisser, à peine ! En application de la formule tarifaire fixée par l'arrêté du 27 juin 2013, les tarifs réglementés de vente de gaz en distribution publique proposé par GDF Suez baisseront de 0,18% au 1er septembre 2013. Cet ajustement correspond à une baisse de 0,01 euro/kWh. Au total, 2,4 millions de français sont concernés. Cet ajustement permettra en moyenne d'économiser 0,1% sur la facture annuelle de gaz.