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jeudi 28 décembre 2017

Discrimination entre chômeurs : "rien de choquant" pour Macron, quand l'opposition s'indigne

Le fêtard du château de Chambord prône la "rigueur"...

Macron se prépare à renforcer le contrôle des inscrits à Pôle Emploi.

Emmanuel Macron a aussitôt réagi depuis son lieu de vacances de Bagnères-de-Bigorre  (Hautes-Pyrénées), où il coule des jours heureux en vacances de neige à La Mongie, à l'indignation suscitée par la suspicion à l'encontre de certains chômeurs et au durcissement des contrôles qui les cibleront, avec la volonté hypocrite de les "responsabiliser". "Il n'y a rien de choquant, a-t-il jugé, le mercredi 27 décembre, avant de se retrancher derrière l'exemple étranger: "C'est ce que font tous les pays qui nous entourent et je crois qu'il y a un fort consensus autour de ça", a justifié le chef de l'État au micro de LCI. Une série d'assertions qui pouvaient donc attendre son retour au travail ?
A noter que les pays voisins qui se situe sous la barre des 7% de chômage sont la République Tchèque où il est estimé à 2,9%, l'Islande (2,8%), Malte (4,2%), la Pologne (4,7%), la Roumanie (5,1%), le Luxembourg (6%) mais surtout le Royaume-Uni (4,2%) et l'Allemagne. Cette dernière affiche l'un des taux les plus bas de l'Union Européenne, avec 3,6% de chômage sur le mois d'août. Mais il faut préciser que ces deux pays pratiquent massivement l'intérim.
La France arrive également derrière la Slovaquie, la Lituanie, dont le taux est évalué à 7,5% et la Belgique, qui présente 7,3% de chômeurs, et qui font partie des nations dont la France veut se rapprocher sur le long-terme.
En vacances dans la station pyrénéennes, le chef de l'État a encore tenté de se justifier en rappelant que "ce sont les engagements de campagne qui sont tenus" et sont censés encourager le retour à l’emploi, la mesure est déjà promise à une  controverse durable… L'exécutif veut multiplier par cinq les effectifs des services de Pôle emploi dédiés à cette traque.

A la tombée de la nuit et sous la neige,
Macron a même trouvé un journaliste pour recueillir sa parole jupitérienne :


Comme un vulgaire député LREM 
(repéré par le député socialiste Arnaud Mouillard), Damien Adam, un cadre de 28 ans au Crédit agricole (SA de banques régionales coopératives et mutualistes) , qui dénonça ceux qui "partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage",
Paris Normandie du 7/11/2017
Macron assume le lancement de la traque des chômeurs réfractaires au travail. 
"Nous souhaitons que les demandeurs d'emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles", poursuit le néo-député de Seine-Maritime, visiblement très inspiré par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Ce dernier avait déjà jugé à la mi-octobre que "la liberté, ce n'est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances". Une sortie qui avait révélé la mentalité du parti présidentiel.
Or, sur un an, il n'a pas baissé de manière significative

"Il y a une indemnisation, mais
il faut s'assurer que chacune et chacun recherche bien l'emploi qui peut être offert, a asséné Emmanuel Macron. Et que lorsque l'emploi correspond à ses compétences, il le prend". "S'il n'y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays", a-t-il ajouté alors que sa volonté de discrimination était rappelée par le Canard enchaîné  dans son numéro daté du mercredi 27 décembre, à partir d'un document de travail - une note interne du directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud - qui aurait fuité dans sa boîte aux lettres, sur le durcissement du contrôle des chômeurs.

"Mettre des règles ne veut pas dire qu'il y a une suspicion derrière chacun", estime le président, inquiet de l'impopularité de son projet. Il pense justifier la "rigueur" de ces nouvelles mesures par son s'inscription dans un plan d'ensemble pour l'emploi, lequel prend une tonalité coercitive préoccupante. 

Il va donc distribuer l'argent du contribuable pour la formation des tireurs au flanc !
"On va investir 15 milliards d'euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage parfois depuis plusieurs années et qui n'arrivent pas à retrouver un emploi", a-t-il soutenu.

Dans un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que
l'assouplissement du Code du travail permettrait d'enregistrer des "résultats significatifs" sur la baisse du chômage", au bout de 18 à 24 mois".

Violence des réactions à l'extrême gauche
Ils nous font le coup tous les (deux) ans  : un marronnier ?
"On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs" plutôt qu'au chômage, a lancé mercredi 27 décembre sur franceinfo le député La France insoumise (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, en réaction aux propos du président Macron qui a affirmé que le contrôle des chômeurs est "normal" et qu'il n'y a "rien de choquant".  
"C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité", a ajouté cet ex-conseiller clientèle-entreprises pour EDF à Lille. 
"La réalité du chômage, le gouvernement ne s'y attaque pas", estime Adrien Quatennens. "Le chômage tue directement 14.000 personnes par an en France. La réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent. On a un gouvernement qui laisse croire que la responsabilité première du chômage, c'est celles et ceux qui abusent." Selon le député, "plus de 98% des offres de Pôle emploi trouvent preneur."

Adrien Quatennens estime que le gouvernement "culpabilise les chômeurs" tout en appelant "sans cesse à faire le pari de la confiance dans des politiques libérales comme les ordonnances ou cette politique qui vise à libérer prétendument le capital pour relancer l'activité. Cela ne marche pas." 
Pour le député, "la grande majorité des personnes qui sont en souffrance et en recherche d'emploi, sont en recherche active." Le vrai problème du chômage en France, "c'est un problème de manque d'activité", explique encore Adrien Quatennens. "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité."

Les syndicats montent au créneau

"L’objectif des équipes de contrôle, ce n’est pas seulement de radier, c’est aussi de remotiver, remettre en selle des demandeurs d’emploi qui perdent pied, souligne Michel Breuvart, cadre du syndicat SNU-FSU de Pôle Emploi. Si les nouveaux contrôles ont la même démarche, ça peut s’entendre. Si la finalité est de radier, on ne sera pas d’accord. Il y a un fantasme autour des offres d’emploi rejetées, alimenté par ces employeurs qui recherchent en vain le mouton à cinq pattes, très qualifié, pas cher et souple sur les horaires. La réalité, c’est que 92% des offres sont des contrats de moins de six mois".


Libération mentionne l'indignation du FN sans le citer

L'Express re-twitte le PS

"Sans surprise", selon l'hebdo, " le Parti socialiste et la France insoumise sont au premier rang de la contestation. Le PS demande au président de la République et au Premier ministre de ne pas laisser à Pierre Gattaz le rôle de conseiller social de l'exécutif" : 


"Le chômeur est un suspect"
"La start-up de l'Élysée est diaboliquement créative en cette fin d'année : elle trie et expulse à tour de bras les migrants et promet pour 2018 de mieux contrôler et mieux punir les chômeurs #Thatcher #Malveillance #indignité", a violemment dénoncé l'amer Benoît Hamon, candidat laminé à la présidentielle, qui a quitté le PS pour fonder son officine, le mouvement Génération.s.


Le PCF dénonce, lui, ce "macronisme" pour qui "le chômeur est un suspect qui doit être étroitement surveillé": promesse de goulag ?  "A en croire E. Macron et le gouvernement, après une 'liberté' donnée au patronat via la casse du code du travail, la réforme sur l'assurance-chômage devait 'rééquilibrer' les choses, avec davantage de 'sécurité' pour les salariés", ironise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. 

Du côté de LFI (La France insoumise de Mélenchon), le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière - le même qui squattait un logement social de la Ville de Paris - récuse
une manoeuvre pour "rayer" des chômeurs de Pôle emploi et "pouvoir dire après 'regardez, grâce à nous, le chômage a reculé'". "Actuellement, un chômeur sur deux ne touche pas d'indemnités. Par ailleurs, ce que l'on appelle l'indemnité chômage, ce sont des cotisations. Personne n'a rien volé, les gens ont cotisé pour avoir droit à ça", a-t-il assuré ce jeudi sur RTL. A supposé que les bénéficiaires aient effectivement cotisé...

Le Front national dénonce lui aussi cette discrimination. Son porte-parole, Jordan Bardella, rejette une
"suspicion généralisée" sur "des victimes du chômage de masse", plaidant à la place pour "un ciblage des fraudeurs notoires". 

Dans un communiqué, le président des Patriotes, Florian Philippot, dénonce enfin une "tentative de culpabilisation" des chômeurs et "une manoeuvre cynique et populiste du gouvernement qui cherche à monter les petits contre les petits."

Un premier bilan des contrôles effectués par Pôle emploi a été dévoilé début novembre : 86 % des chômeurs inscrits s’acquittaient convenablement de leurs obligations, les 14 % restants ayant été radiés en cours de route: de quoi faire baisser ponctuellement les statistiques du chômage en novembre... Parmi ces derniers, seuls 40 % étaient indemnisés, 23 % relevant du régime de solidarité et 36 % ne touchant rien. D'où la question non traitée du travail au noir. 
Au final, de quoi relativiser un phénomène parfois évoqué en termes fantaisistes.

lundi 13 juillet 2015

Grèce: appel des fonctionnaires à la grève, mercredi

L'optimisme idéologique du perspicace Hollande mis à rude épreuve

Le syndicat grec des fonctionnaires, Adedy, appelle dès aujourd'hui à une grève de 24 heures mercredi

Les déçus du non expriment leur désarroi, place Syntagma
(Athènes, le 10 juillet 2015)
Les démocrates grecs comptent faire pression sur les élus
C'est en effet le jour probable du vote au Parlement de nouvelles mesures de rigueur, décidées lundi à Bruxelles, en échange d'un nouveau prêt sur trois ans à la Grèce.

L'Adedy est affiliée à la Confédération européenne des syndicats

Ce syndicat de fonctionnaires représente les intérêts des travailleurs auprès des institutions de l'Union européenne. 
Sa secrétaire générale est Bernadette Ségol,  une française de... 66 ans, ci-contre.


Les syndicats français affiliés sont la CFDT (Confédération française démocratique du travail, proche du PS), la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), la CGT (Confédération générale du travail), la CGT-FO (Confédération générale du travail), Force ouvrière, UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).

"Nous appelons à une grève de 24 heures, lors du vote de l'accord anti-populaire et à des manifestations à 16h00 GMT (19h00 locales) sur la place Syntagma", a indiqué un communiqué de l'Adedy, dont c'est la première grève depuis l'arrivée au pouvoir de Syriza en janvier.

Elément d'évaluation de la mobilisation des mécontents, mercredi
Il y a trois semaines, ils étaient environ 7.000 place Syntagma
, place de la Constitution, au pied du Parlement grec, pour rappeler leur volonté de dire non, "oxi", aux mesures de rigueur pour la Grèce et... soutenir leur gouvernement.

lundi 27 octobre 2014

Déficits publics: Bruxelles demande un nouvel effort de 3,6 milliards d'euros aux Français

Les concessions de la France à Bruxelles sont des supercheries

Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement ajuste son budget 2015.  
François Hollande n'est pas parvenu à faire accepter son budget 2015 auprès de ses partenaires européens aussi facilement que par le Parlement français...
Nous devrons encore nous serrer la ceinture de plusieurs crans. 

VOIR et ENTENDRE
Hollande prétendre devant le sommet européen que "la France a "fait ce qu'elle avait à faire":
Hollande a manqué son passage en force à Bruxelles
Le déficit devra être encore réduit d'environ 3,6 milliards supplémentaires et sera légèrement supérieur à 4,1% du PIB. Le plan présenté par Michel Sapin ne comporte aucune nouvelle économie ou réforme et les Français vont encore trinquer. François Hollande et Manuel Valls explorent l'idée d'une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), mais les augmentations de la redevance télévisuelle ou le prix du timbre sont déjà décidés et le gouvernement a confirmé une hausse d 4 euros (2+2) de la taxe sur le diesel. L'hiver sera dur et long.

Bruxelles exige de la France qu'elle rentre dans les clous 
La Commission européenne n'a pas épargné le pays co-fondateur de l'Union européenne. La pression s'est accentuée la semaine dernière, avec l'envoi à Paris d'un courrier du commissaire européen aux Affaires économiquesJyrki Katainen y demandait des éclaircissements  à Michel Sapin sur les raisons ayant "conduit à ce que la France prévoit de dévier des objectifs budgétaires". 
Le forcing a atteint un maximum lundi quand le président du Conseil des ministres italien, Mateo Renzi, un soi-disant allié de Hollande, a répondu au même genre de lettre en s'engageant à faire des efforts à hauteur de 4,5 milliards d'euros en 2015.

Isolé, Hollande risquait d'être d'autant plus repéré comme le dernier mauvais élève de l'Europe et celui qui ne respecte pas les règles qu'il avait contribué à élaborer lors de la définition du pacte de stabilité et de croissance.

Valls plie donc, Sapin annonçant qu'il va réduire le déficit en 2015

Pour donner satisfaction à
 la Commission, les technocrates du ministre des Finances se sont livrés à un tour de passe-passe, déshabillant Pierre pour habiller Paul et dégager 3,6 milliards d'euros - une somme ne figurant pas dans le courrier du ministre - sur les 93,3 milliards de déficit prévus jusqu'alors. Mécaniquement, le déficit public devrait ainsi passer de 4,3% à 4,15% du PIB. Soit 4,1%.

Voici la lettre transmise par les services de Michel Sapin à Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne.

La manip de Bercy est une entourloupette  

Elle a le mérite de ne pas irriter la majorité
, puisque l'effort de 3,6 milliards ne pénalise ni les réformes structurelles, ni les économies supplémentaires.  
Le gouvernement compte surtout sur quelques retombées favorables. Il citera les "moindres charges d'intérêt" de la dette "dans un contexte de baisse continue des taux depuis l'été", sans mentionner la baisse de l'euro par rapport au dollar, ce qui permettra de réduire le coût de la dette de 400 millions par rapport aux prévisions. La contribution française au budget européen devrait, quant à elle, être inférieure de 300 à 600 millions par rapport à ce qui est inscrit dans le budget 2015. Au vu des performances de la balance commerciale française depuis quelques années, le gouvernement ne peut espérer que la baisse de l'euro puisse favoriser les rentrées de recettes et une réduction de nos déficits publics. Il est en effet permis de douter qu'à court terme nos exportations puissent bondir, alors que le coût de nos importations se renchérira vraisemblablement. Et Hollande peut s'estimer heureux que cette baisse ne se produise pas conjointement à une hausse du prix des matières premières.

Valls ne réussit pas à sortir 350 millions de mesures 
 de sa manche 

L'hurluberlu de Bercy
Michel Sapin continue de faire croire que le gouvernement parviendra à "accélérer et renforcer la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale". Il dit pouvoir ainsi collecter 900 millions de recettes en plus. Quelque 500 millions supplémentaires viendraient de la non-déductibilité de l'impôt sur les sociétés de certaines dispositions, 300 millions de "ressources" supplémentaires des collectivités locales (venant par exemple de la taxe de séjour ou encore la taxe sur les parkings). Le nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur et successeur de Thomas Thévenoud, Matthias Fekl, ne bronche pas. Croit-il donc que le gouvernement fait ainsi la promotion du tourisme dont il a la charge? 
Le reste se partagerait entre une réévaluation à la baisse du coût du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et 350 millions "d'autres mesures", mais elle reste à caler... La plupart des dispositions de ce paquet figureront dans la loi de finances rectificative qui devrait être présentée le 12 novembre en Conseil des ministres.

La dimension réformatrice de ces annonces ne saute pas aux yeux
A qui veut encore l'entendre, le ministre des Finances assure néanmoins qu'elles permettent "de présenter un ajustement structurel budgétaire - qui ne tient pas compte des aléas de la conjoncture - supérieur à 0,5 point de PIB en 2015", contre 0,2 point prévu jusqu'à présent. L'intérêt des Français est de croire Sapin contre toute vraisemblance.

Alors que la Commission peut encore s'exprimer mercredi si elle estime qu'il y a un manquement au pacte de stabilité, précisément sur ces réformes de structure, Mon beau  Sapin fait preuve d'une belle assurance (comme sur la réduction du chômage) et claironne que la France est désormais "en ligne avec nos règles communes et les flexibilités qu'elles contiennent". Si ses déclarations seront relayées par la presse socialiste et enfumeront les Français, il n'est pas garanti que la Commission se laisse endormir.
Et le ravi de conclure : "Je ne doute pas que les éléments que nous précisons aujourd'hui permettront à la Commission d'apprécier l'effort réalisé par la France en 2015." 
Au-delà des fanfaronnades de Bercy, attendez-nous à nouvelles pressions de la Commission européenne. Et de nouveaux efforts.



mercredi 23 octobre 2013

Chômage: Sapin, ministre du constat des chiffres toujours plus mauvais

La fable de la courbe du chômage qui se redresse

Tous aux abris: v'la le yoyo du gouvernement !

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a encore préparé les esprits au pire
C'est sa méthode de venir devant les caméras montrer qu'à défaut d'agir, il est un fin observateur de la courbe du chômage. Il prend ainsi les devants chaque mois. 
En septembre, il avait commencé par se féliciter d'une vague stabilisation, concluant que l'objectif du président d'inverser la tendance d'ici la fin de l'année pourrait être approché. Et patatras, Sapin apprend de Pôle emploi les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient faux ! Ce n'étaient pas 50.000 chômeurs de moins qu'il fallait comptabiliser, mais moitié moins (entre 21.000 et 28.000, selon un nouveau communiqué. Ce n'est pas pour rien que le monde entier les tient tous, au gouvernement, pour des bras cassés, des champions du dysfonctionnement, mais aussi de la pilule amère enrobée de sémantique rose en couche épaisse...

Mais les chiffres du chômage pour septembre qui seront publiés jeudi 
ne seront pas bons non plus. Pour de bon !
Un retour de balancier que Sapin met sur le compte de l'embellie factice d’août laquelle serait due à un "bug" SFR, mais que des économistes attribuent à la rigueur qui bride le rebond de l’activité.

Même si tous les indices des experts indépendants de Bercy le prévoyaient depuis quelques temps, les communicants estiment toujours que les choses vont mieux quand c'est une face de lune qui le dit. Michel Sapin  prend donc les devants ce mercredi sur Europe 1 en confirmant que les chiffres du chômage publiés jeudi en fin d’après-midi "ne seront pas bons".

Arc-bouté sur sa promesse d'inversion de la courbe du chômage et le regard tendu vers la ligne bleue de l'horizon du retour hypothétique de la croissance internationale espérée en vain jusqu'ici mais escomptée un jour ou l'autre si dieu nous prête vie, la boîte à sémantique de François Hollande est aussi vide que sa boîte à idées

L’institut de recherche économique OFCE a d’ailleurs appuyé sur la tête de Hollande

Un peu plus tard ce mercredi matin, il a affiché son scepticisme sur le dossier du chômage. Même s’ils disent discerner un " potentiel de rebond important" pour l’économie, les économistes de l’OFCE estiment que la rigueur bride le rebond de l’activité

Un disgnostic que l’agence de notation financière Standard & Poor’s n'est pas loin d’être partager.
Michel Sapin, qui avait d’ailleurs été très vite rappelé à la raison dans ses commentaires du mois d’août, s’était finalement bien gardé de parler d’une "inversion de la courbe". 
Gros matou échaudé craint l'eau froide. On pourrait espérer que Sapin cesse de  bercer d’illusions les demandeurs d'emplois pour septembre et octobre, mais il continue de croire que le retour de boomerang passera loin : "le bug du mois d’août qui a donné un effet faussement positif donnera cette fois-ci un effet faussement négatif ", a-t-il encore prétendu. 

Les travailleurs en recherche d'emploi en ont assez du foutage de gueule 

Si cette annonce tombe assurément mal alors que la situation sociale est tendue dans plusieurs sites industriels
(en Bretagne notamment, avec les abattoirs Gad, entre autres entreprises en difficultés), le ministre du Chômage essaye cependant de positiver: le langage de vérité n'est pas socialiste.

Et Sapin ressort les vieilles excuses aussi indécentes qu'éculées
Le crâne d'oeuf fêlé dénonce les amalgames ! 
"Il ne faut pas confondre les drames locaux et la montée du chômage (...)  la tendance est au ralentissement du chômage", a en effet raconté le marchand de sable.
La polémique ne fait pas bouillir la marmite.


dimanche 4 août 2013

Le gouvernement doit réviser ses prévisions de croissance à la baisse

L'excès d'optimisme ne crée pas de la croissance 

Bercy a commencé à bâtir le budget sur la base d’une prévision inférieure à 1%.

La mauvaise foi de l'exécutif
Alors que François Hollande répète à l'envi que la crise est derrière nous, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a admis, en feignant l'optimisme, que l'objectif de croissance pour 2014 était plus proche de 0,8% que de 1,2%.
Interrogé sur un changement à venir pour 2014 (la prévision est pour l’heure établie à 1,2%), Pierre Moscovici, le ministre des Finances, a indiqué sur RTL : "Notre objectif, c’est 0,8%, puis ensuite repasser nettement (!) au-dessus de 1%, 1,5%, pourquoi pas 2% en 2015 et 2016."
 
Moscovici veut positiver malgré la stagnation : "2014 devrait être la première année de croissance véritable depuis trois ans."

Pierre Moscovici reconnaît toutefois que
"l’ensemble des prévisions sont plutôt à la baisse pour l’ensemble de la zone euro et la France. Le FMI dit 0,8% [Comme l’OCDE], nous verrons quel est le chiffre que nous retenons."  
La prévision de croissance ne sera actualisée que fin août. Toute prévision jugée trop optimiste serait retoquée par le Haut Conseil des finances publiques.

Espoir de 0 et 0,5% et non pas 0.8%

Entre baffes et caresses, les entrepreneurs ne sont pas dans une dynamique de rebond... 
La frénésie fiscale du gouvernement casse les velléités de reprise économique et l'oblige à réviser, l'air de rien, la croissance à la baisse.

Le 1 août, Emmanuel Lechypre s'est intéressé à la prévision de croissance qui devrait être révisée à 0.8%: le gouvernement pratique toujours la méthode Coué!
VOIR et ENTENDRE 
Selon les imposteurs, la croissance à la baisse n’impliquera pas une rigueur accrue.

vendredi 10 mai 2013

Fabius se désolidarise des attaques du PS contre Merkel

Le ministre des Affaires étrangères devra laver les insultes socialistes

Laurent Fabius aura beaucoup tardé à juger "déplacée" la littérature de son parti sur l'Europe
L'aile gauche du PS dont il est pourtant proche a en effet dénoné l'"intransigeance égoïste" d'Angela Merkel, étiquettée de "chancelière de l'austérité"Ces insultes datent en effet du vendredi 26 avril, inspirant au Parisien ce commentaire:  "Angela Merkel en prend pour son grade"...

L'ingérence partisane du PS dans les élections allemandes

"Autant il est légitime de mener des discussions utiles avec notre partenaire allemand, autant il est déplacé d'attaquer le chef d'un gouvernement voisin et de faire comme si l'Allemagne était responsable de notre perte de compétitivité et de toutes nos difficultés", a déclaré l'ancien premier ministre au journal Le Monde daté de vendredi.

Réélue en septembre 2009, la chancelière fédérale est en effet candidate à sa propre succession en septembre et le PS fait campagne pour ses opposants du Parti social-démocrate (SPD), membre de l'Internationale socialiste.


Des ministres avaient déjà fait actes de germanophobie

A Bercy, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg plaident ouvertement pour desserrer l’étau de la rigueur. " Cette politique conduit à la débâcle", proclame dans Le Monde le ministre du Redressement productif, dénonçant le "sérieux budgétaire" qui "tue la croissance ". Quant à son collègue de l’Economie sociale et solidaire, il estime que "l’austérité ne peut plus être la solution".
Même son de cloche du côté de la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, qui a relevé, le même jour dans un entretien à Mediapart, qu' "on ne peut pas considérer que le coup de rabot général soit une bonne pratique politique".

Plus récemment encore, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, a appelé à la "tension", à la "confrontation" avec l'Allemagne dans un entretien au "Monde", la veille de la fuite du projet. 
Ce même jour, le premier secrétaire du PS Harlem Désir estimait qu'il fallait "changer ces politiques qui sont en train de devenir un obstacle à la solidarité européenne"...


Toujours aussi fourbe, François Hollande
 
Il oppose son " sérieux budgétaire" à l'austérité des autres, avait lui-même ouvert les hostilités le 8 avril 2013, qualifiant la relation franco-allemande de "tension amicale," et nie ensuite avoir allumé la mèche.

Pas étonnant que, en concurrence avec Hamon sur le flanc gauche du PS, Montebourg se croie encouragé à marteler: "la politique d’austérité imposée par l’Europe […] est rejetée par tous les peuples".
Aquillino Morelle, conseiller politique de Hollande, riposte, assurant qu’il n’y a "aucun tournant politique et économique à attendre. Le changement d’orientation ne prévaut pas". Mieux, Hamon et Montebourg n’ont pas reçu mission d’envoyer des " messages dans le sens d’un infléchissement de notre ligne économique", gronde ce conseiller.


Fabius, arbitre mollement

"Oui au débat, non au pugilat. Renforçons notre partenariat", a-t-il ajouté.
Laurent Fabius parle encore de "mauvais psychodrame" à propos de ce projet de document dont le gouvernement a obtenu la modification, pour ôter toute référence à la chancelière allemande.

Il met en cause les Français
"Il faut expliquer à ceux de nos compatriotes de tous bords qui ne l'auraient pas compris que les Allemands ne sont pas des Français qui parlent...allemand, et aux Allemands que les Français ne sont pas tous des 'cigales irresponsables'", raconte Laurent Fabius.

De l'égarement socialiste son collaborateur tire une morale pour tous ! 
Evoquant le même épisode, le ministre délégué en charge des Affaires européennes, Thierry Repentin, a estimé pour sa part dans un "chat" organisé sur le site internet du Monde que "la mise en cause d'un Etat ou d'un responsable politique n'est pas acceptable."

Il enfume aussi. "Par ailleurs, cette partie du document masque par contrecoup l'éventail des propositions intéressantes du PS. C'est dommage !", a-t-il déploré.

La duplicité socialiste indigne l'UMP
Ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes (2008-2009) Bruno Le Maire estime que : "Le PS véhicule une germanophobie insupportable". Le député UMP Bruno Le Maire dénonce une mauvaise stratégie.

Jean-François Copé et François Fillon ont publié, lundi 29 avril, un communiqué commun pour dénoncer la "responsabilité de personnelle" de François Hollande" dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande". 
"Dès le début de son quinquennat, au sommet de Bruxelles, le 29 juin 2012, le nouveau président français a manœuvré pour tenter d'isoler la chancelière allemande. Ce comportement indigne, guidé par des préoccupations bassement partisanes, a donné le ton de ce que serait, désormais, sa relation avec l'Allemagne. Le résultat est catastrophique", affirment-ils également.
Reprenant l'expression d'Alain Juppé, les deux responsables déplorent la voix "inaudible" de la France, "isolée en Europe". Ils citent en exemple l'accord du 8 février sur le "budget européen en baisse, contraire aux objectifs de François Hollande mais adopté par le concours d'une alliance germano-britannique".

jeudi 14 février 2013

Hollande avoue nous avoir conduits à la récession

Croissance zéro pour la France en 2012

Le "capitaine de pédalo" nous a menés en bateau et à la stagnation 

Peut-on faire confiance à Moscovici ?
La croissance de la France a été nulle en 2012
Notre économie a enregistré un net recul par rapport à 2011, où la croissance annuelle avait été positive, à 1,7%, selon les chiffres de l'INSEE publiés ce jeudi. 
C'est pire que ce que les économistes redoutaient,  -0,2%. Sur un an, le PIB baisse également de -0,3%.

Hollande n'a pas pris la mesure de la situation
Hollande, orgueilleux et borné ?
Bercy a dû avouer un repli de 0,3 % du PIB, c'est à dire de la richesse produite dans le pays pour quatrième trimestre, après +0,1 % déjà, au troisième trimestre.

Moscovici ne se compare plus à l'Allemagne
Sur l'ensemble de 2012, l'Allemagne affiche encore une croissance de + 0,7% du PIB. 

Contre 0% pour la France.
Mais Moscovici met tous les pays européens dans le même panier percé. Sans se départir de son habitude  socialiste du mensonge, le ministre français assure que ces chiffres sont "présents dans l'ensemble de l'Europe"...
"La situation n'est pas bonne, ce sont des chiffres préoccupants", a toutefois admis Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, sur France 2.  Cela nous pose une question collective." Et de s'interroger: "Alors que nous avons sauvé la zone euro, comment pouvons-nous faire en sorte que nous retrouvions des perspectives de croissance et donc d'emploi ?" 
Nous aurions aimés qu'il le sût !

Et le gouvernement Ayrault renonce à nous faire croire qu'il est en capacité d'enterrer son objectif de 3% du déficit public.

mercredi 14 novembre 2012

Conférence de presse de Hollande: réactions mitigées

La prestation n'a enchanté que les socialistes, et encore pas tous 
Le petit théâtre de
Guignol
Six mois après son investiture,
François Hollande a nié tout "virage" politique de son quinquennat

Hier mardi 13 novembre, les 400 journalistes qui avaient attendu fébrilement leur convocation, se pressaient dans les salons: recevoir l'onction présidentielle pour bons et loyaux services pendant la campagne présidentielle
Narquoise, la presse étrangère a observé cette scène unique dans le monde d'une presse "indépendante" et jadis "insolente" qui faisait allégeance à son monarque. Cette conférence de presse se passait pour la première à l'Elysée, puisque le président "normal" avait renoncé à une nouvelle délocalisation: le changement étant plus  éphémère encore que prévu, il n'a pas cette fois planté son estrade à l'Hôtel de la Marine
Le syndrome YMCA
Le ridicule de Montebourg, qui s'est affiché en P'tit gars de la Marine, a dû peser sur le retour de Hollande au port, même si, à voile ou à vapeur, peu importe au temps du mariage pour les personnes du même sexe. D'autant que,  de surcroît, la concubine du ministre redresseur de la production s'est volontiers laissée embrasser par l'une de ses chroniqueuses sur D8. 


Le Président s'est donc frotté aux ors de l'Elysée pour tenter de redorer son image "salie" par plusieurs mois d'improvisation et par l'amateurisme de ses collaborateurs du gouvernement, leurs couacs ou reculades. Il a accaparé l'antenne pendant deux longues heures (et plus), sans que ni l'opposition, ni aucun media n'y voit un retour à l'ORTF.


Il s'est appliqué à défendre ses choix économiques, critiqués de part et d'autre de l'échiquier, mais aussi parfois dans sa propre majorité, et s’est posé en "président responsable".

VOIR et ENTENDRE une synthèse Le Figaro du grand oral de F. Hollande, en 2 minutes:

Cette conférence de presse peut se résumer en dix phrases-clés

Lefigaro.fr a compilé les phrases clés du pensum que François Hollande a imposé à ceux qui l'ont bien voulu: droit de vote des étrangers, mariage homosexuel, relations avec l'Allemagne, gaz de schiste... 

Sur la Syrie: «J'annonce que la France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en terminer avec le régime de Bachar el-Assad.»


Sur le mariage homosexuel: «Je ne suis pas convaincu que si c'est la droite qui, après-demain ou encore plus tard, accède aux responsabilités, elle reviendra sur cette réforme, pas plus que la droite espagnole est revenue sur ce qu'avait fait le gouvernement Zapatero là-dessus.»

Sur le dérapage de Manuel Valls à l'Assemblée: «Manuel Valls fait remarquablement bien son travail. Ne perdons pas notre temps, ne nous divisons pas, ne polémiquons pas, ne cherchons pas à utiliser je ne sais quelle phrase à des fins de politique intérieure.»

Sur les gaz de schiste: «La recherche est possible sur d'autres techniques que celle de la fracturation hydraulique. Pour l'instant, cette recherche n'a pas abouti, je ne peux pas l'interdire, elle n'est pas interdite par la loi.»

Sur le droit de vote des étrangers: «Un référendum, en ce moment? Si nous n'aboutissons pas par la voie parlementaire, je verrai dans quel état est notre Nation, mais aujourd'hui, ce n'est pas dans mon intention.»


Sur Jean-Marc Ayrault: «Je l'ai choisi car j'ai une grande confiance en lui. Il est d'abord sérieux, c'est important. Il est ensuite loyal, c'est nécessaire. Il est dévoué, dévoué à la cause publique, et il est concret. Voilà pourquoi je lui renouvelle ici toute ma confiance.»

Sur le cap de la politique économique: «Nous vivons bien plus qu'une crise, nous vivons un changement du monde. Et c'est pourquoi depuis six mois, j'ai fait mes choix et je m'y tiens sans avoir besoin de prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage car ces choix sont conformes à mes engagements, à mes principes et, surtout, aux intérêts de la France.»

=> Le crédit d'impôt

Sur les critiques de l'Allemagne: «La chancelière et moi-même avons une responsabilité: faire avancer l'Europe. Ce qui compte, c'est pas ce qui se dit, c'est ce que nous nous disons.»

Sur l'arrestation d'Aurore Martin: «À aucun moment, ni la garde des Sceaux, ni le ministre de l'Intérieur et a fortiori moi-même, n'avons été interpellés pour dire quoi que ce soit au nom de la France.»

Sur l'Algérie: «Nous aurons à nourrir une relation particulière afin que nous puissions surpasser ce qui est lié à une histoire douloureuse, avec des mémoires blessées, de manière à regarder vers l'avenir, qui offre des potentialités entre nos deux pays.»

Et sur la menace islamiste au Mali



VOIR et ENTENDRE le décryptage proposé par Europe 1 le 14 novembre 2012:


VOIR et ENTENDRE les commentaires de Raphaëlle Bacqué - Catherine Nay - Carl Meeus - Pascal Perrineau, dans l'émission C dans l'Air animée par Yves Calvi, ce jour: (lien direct: cliquer sur Voir et entendre)