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mercredi 19 juin 2019

Réforme de l’assurance-chômage : ce qui va bouleverser la vie des plus exposés

La réforme Macron réduira les droits des demandeurs d’emploi: conditions d’accès, montant des allocations, etc…  

Le gouvernement a dévoilé, mardi 18 juin, sa réforme de l’assurance-chômage

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La pratique de la boxe ébranle le cerveau
Elle comporte deux volets
D’un côté, de nouveaux droits à la formation et à l’accompagnement seront octroyés aux demandeurs d’emploi, et l’assurance-chômage sera ouverte aux salariés démissionnaires qui souhaitent se lancer dans un nouveau projet professionnel ; 
de l’autre, le régime d’indemnisation sera significativement durci. Censé dégager 3,4 milliards d’euros d’économies en deux ans, ce second volet a provoqué la colère des syndicats, qui y voient un coup dur pour de nombreux demandeurs d’emploi

Voici comment s'y prend le gouvernement pour réaliser des économies drastiques:Résultat de recherche d'images pour "réforme de l’assurance-chômage"
Combien de temps travailler pour déclencher des droits au chômage ?

Pour prétendre à une allocation-chômage, une personne doit justifier d’une certaine période de travail au cours de laquelle elle a cotisé. Avec cette réforme, il faudra avoir travaillé davantage pour avoir droit à l’allocation.

Comment recharger et reporter ses droits au chômage ?

Un allocataire chômage qui reprend le travail avant la fin de sa période d’indemnisation peut non seulement reporter ses droits non utilisés pour plus tard, mais aussi accumuler de nouveaux droits au chômage. Ce système, baptisé "droits rechargeables", ne lui est accessible que s’il atteint un seuil minimum d’heures travaillées. La réforme va, là encore, durcir significativement l’accès au dispositif.

Quel montant pour l’allocation-chômage ?

Pour les salariés précaires

Le niveau de l’allocation-chômage touchée par le demandeur d’emploi est aujourd’hui calculé à partir du salaire moyen perçu lors des jours où il a travaillé au cours des 12 derniers mois.
Le montant sera désormais calculé à partir du salaire mensuel moyen, quel que soit le nombre de jours travaillés.

Ce changement n’aura pas de conséquence pour la plupart des salariés, qui sont en CDI. Il désavantagera en revanche les salariés précaires qui enchaînaient les CDD et les périodes de chômage, qui toucheront donc des allocations plus faibles. 
Le gouvernement affirme avoir pris cette décision pour empêcher les cas où, grâce à ce mode de calcul, un demandeur d’emploi gagnait davantage en étant au chômage que lorsqu’il travaillait.

Pour les hauts salaires 

Le niveau de l’allocation-chômage est aujourd’hui constant pendant toute la période d’indemnisation.
Il baissera désormais de 30 % à compter du 7e mois d’indemnisation, mais seulement pour les chômeurs de moins de 57 ans qui gagnaient plus de 4.500 € bruts lorsqu’ils travaillaient (les 10 % les plus aisés).


La réforme Macron de l'assurance chômage
portée par Muriel Pénicaud entre en application le 1er novembre 2019
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jeudi 28 décembre 2017

Discrimination entre chômeurs : "rien de choquant" pour Macron, quand l'opposition s'indigne

Le fêtard du château de Chambord prône la "rigueur"...

Macron se prépare à renforcer le contrôle des inscrits à Pôle Emploi.

Emmanuel Macron a aussitôt réagi depuis son lieu de vacances de Bagnères-de-Bigorre  (Hautes-Pyrénées), où il coule des jours heureux en vacances de neige à La Mongie, à l'indignation suscitée par la suspicion à l'encontre de certains chômeurs et au durcissement des contrôles qui les cibleront, avec la volonté hypocrite de les "responsabiliser". "Il n'y a rien de choquant, a-t-il jugé, le mercredi 27 décembre, avant de se retrancher derrière l'exemple étranger: "C'est ce que font tous les pays qui nous entourent et je crois qu'il y a un fort consensus autour de ça", a justifié le chef de l'État au micro de LCI. Une série d'assertions qui pouvaient donc attendre son retour au travail ?
A noter que les pays voisins qui se situe sous la barre des 7% de chômage sont la République Tchèque où il est estimé à 2,9%, l'Islande (2,8%), Malte (4,2%), la Pologne (4,7%), la Roumanie (5,1%), le Luxembourg (6%) mais surtout le Royaume-Uni (4,2%) et l'Allemagne. Cette dernière affiche l'un des taux les plus bas de l'Union Européenne, avec 3,6% de chômage sur le mois d'août. Mais il faut préciser que ces deux pays pratiquent massivement l'intérim.
La France arrive également derrière la Slovaquie, la Lituanie, dont le taux est évalué à 7,5% et la Belgique, qui présente 7,3% de chômeurs, et qui font partie des nations dont la France veut se rapprocher sur le long-terme.
En vacances dans la station pyrénéennes, le chef de l'État a encore tenté de se justifier en rappelant que "ce sont les engagements de campagne qui sont tenus" et sont censés encourager le retour à l’emploi, la mesure est déjà promise à une  controverse durable… L'exécutif veut multiplier par cinq les effectifs des services de Pôle emploi dédiés à cette traque.

A la tombée de la nuit et sous la neige,
Macron a même trouvé un journaliste pour recueillir sa parole jupitérienne :


Comme un vulgaire député LREM 
(repéré par le député socialiste Arnaud Mouillard), Damien Adam, un cadre de 28 ans au Crédit agricole (SA de banques régionales coopératives et mutualistes) , qui dénonça ceux qui "partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage",
Paris Normandie du 7/11/2017
Macron assume le lancement de la traque des chômeurs réfractaires au travail. 
"Nous souhaitons que les demandeurs d'emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles", poursuit le néo-député de Seine-Maritime, visiblement très inspiré par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. Ce dernier avait déjà jugé à la mi-octobre que "la liberté, ce n'est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances". Une sortie qui avait révélé la mentalité du parti présidentiel.
Or, sur un an, il n'a pas baissé de manière significative

"Il y a une indemnisation, mais
il faut s'assurer que chacune et chacun recherche bien l'emploi qui peut être offert, a asséné Emmanuel Macron. Et que lorsque l'emploi correspond à ses compétences, il le prend". "S'il n'y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays", a-t-il ajouté alors que sa volonté de discrimination était rappelée par le Canard enchaîné  dans son numéro daté du mercredi 27 décembre, à partir d'un document de travail - une note interne du directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud - qui aurait fuité dans sa boîte aux lettres, sur le durcissement du contrôle des chômeurs.

"Mettre des règles ne veut pas dire qu'il y a une suspicion derrière chacun", estime le président, inquiet de l'impopularité de son projet. Il pense justifier la "rigueur" de ces nouvelles mesures par son s'inscription dans un plan d'ensemble pour l'emploi, lequel prend une tonalité coercitive préoccupante. 

Il va donc distribuer l'argent du contribuable pour la formation des tireurs au flanc !
"On va investir 15 milliards d'euros pour former les Françaises et les Français qui sont au chômage parfois depuis plusieurs années et qui n'arrivent pas à retrouver un emploi", a-t-il soutenu.

Dans un entretien avec le quotidien espagnol El Mundo mercredi, Emmanuel Macron a estimé que
l'assouplissement du Code du travail permettrait d'enregistrer des "résultats significatifs" sur la baisse du chômage", au bout de 18 à 24 mois".

Violence des réactions à l'extrême gauche
Ils nous font le coup tous les (deux) ans  : un marronnier ?
"On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs" plutôt qu'au chômage, a lancé mercredi 27 décembre sur franceinfo le député La France insoumise (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, en réaction aux propos du président Macron qui a affirmé que le contrôle des chômeurs est "normal" et qu'il n'y a "rien de choquant".  
"C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité", a ajouté cet ex-conseiller clientèle-entreprises pour EDF à Lille. 
"La réalité du chômage, le gouvernement ne s'y attaque pas", estime Adrien Quatennens. "Le chômage tue directement 14.000 personnes par an en France. La réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent. On a un gouvernement qui laisse croire que la responsabilité première du chômage, c'est celles et ceux qui abusent." Selon le député, "plus de 98% des offres de Pôle emploi trouvent preneur."

Adrien Quatennens estime que le gouvernement "culpabilise les chômeurs" tout en appelant "sans cesse à faire le pari de la confiance dans des politiques libérales comme les ordonnances ou cette politique qui vise à libérer prétendument le capital pour relancer l'activité. Cela ne marche pas." 
Pour le député, "la grande majorité des personnes qui sont en souffrance et en recherche d'emploi, sont en recherche active." Le vrai problème du chômage en France, "c'est un problème de manque d'activité", explique encore Adrien Quatennens. "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité."

Les syndicats montent au créneau

"L’objectif des équipes de contrôle, ce n’est pas seulement de radier, c’est aussi de remotiver, remettre en selle des demandeurs d’emploi qui perdent pied, souligne Michel Breuvart, cadre du syndicat SNU-FSU de Pôle Emploi. Si les nouveaux contrôles ont la même démarche, ça peut s’entendre. Si la finalité est de radier, on ne sera pas d’accord. Il y a un fantasme autour des offres d’emploi rejetées, alimenté par ces employeurs qui recherchent en vain le mouton à cinq pattes, très qualifié, pas cher et souple sur les horaires. La réalité, c’est que 92% des offres sont des contrats de moins de six mois".


Libération mentionne l'indignation du FN sans le citer

L'Express re-twitte le PS

"Sans surprise", selon l'hebdo, " le Parti socialiste et la France insoumise sont au premier rang de la contestation. Le PS demande au président de la République et au Premier ministre de ne pas laisser à Pierre Gattaz le rôle de conseiller social de l'exécutif" : 


"Le chômeur est un suspect"
"La start-up de l'Élysée est diaboliquement créative en cette fin d'année : elle trie et expulse à tour de bras les migrants et promet pour 2018 de mieux contrôler et mieux punir les chômeurs #Thatcher #Malveillance #indignité", a violemment dénoncé l'amer Benoît Hamon, candidat laminé à la présidentielle, qui a quitté le PS pour fonder son officine, le mouvement Génération.s.


Le PCF dénonce, lui, ce "macronisme" pour qui "le chômeur est un suspect qui doit être étroitement surveillé": promesse de goulag ?  "A en croire E. Macron et le gouvernement, après une 'liberté' donnée au patronat via la casse du code du travail, la réforme sur l'assurance-chômage devait 'rééquilibrer' les choses, avec davantage de 'sécurité' pour les salariés", ironise Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. 

Du côté de LFI (La France insoumise de Mélenchon), le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière - le même qui squattait un logement social de la Ville de Paris - récuse
une manoeuvre pour "rayer" des chômeurs de Pôle emploi et "pouvoir dire après 'regardez, grâce à nous, le chômage a reculé'". "Actuellement, un chômeur sur deux ne touche pas d'indemnités. Par ailleurs, ce que l'on appelle l'indemnité chômage, ce sont des cotisations. Personne n'a rien volé, les gens ont cotisé pour avoir droit à ça", a-t-il assuré ce jeudi sur RTL. A supposé que les bénéficiaires aient effectivement cotisé...

Le Front national dénonce lui aussi cette discrimination. Son porte-parole, Jordan Bardella, rejette une
"suspicion généralisée" sur "des victimes du chômage de masse", plaidant à la place pour "un ciblage des fraudeurs notoires". 

Dans un communiqué, le président des Patriotes, Florian Philippot, dénonce enfin une "tentative de culpabilisation" des chômeurs et "une manoeuvre cynique et populiste du gouvernement qui cherche à monter les petits contre les petits."

Un premier bilan des contrôles effectués par Pôle emploi a été dévoilé début novembre : 86 % des chômeurs inscrits s’acquittaient convenablement de leurs obligations, les 14 % restants ayant été radiés en cours de route: de quoi faire baisser ponctuellement les statistiques du chômage en novembre... Parmi ces derniers, seuls 40 % étaient indemnisés, 23 % relevant du régime de solidarité et 36 % ne touchant rien. D'où la question non traitée du travail au noir. 
Au final, de quoi relativiser un phénomène parfois évoqué en termes fantaisistes.

mercredi 26 avril 2017

Forte hausse du chômage en mars, à la veille de la présidentielle

Hollande et Macron n'auront pas assuré le redressement de la courbe de l'emploi

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a enregistré une hausse de 1,3% en mars

Macron devra rendre compte de l'augmentation 
de 43.700 demandeurs d'emploi en catégorie A en mars par rapport au mois précédent. C'est la plus forte hausse depuis janvier 2013, quand Hollande promettait l'inversion de la courbe du chômage dès décembre. 
Le chômage a connu, en mars, une augmentation de +1,3% des demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires, s'établissant à 3,51 millions en métropole, a annoncé ce mercredi le ministère du Travail, au nom de sa ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation, la potiche Myriam El Khomri.

Résultat de recherche d'images pour "michel sapin redressement courbe emploi"Une contre-performance accablante pour un gouvernement qui pendant cinq ans n'a pas cessé de se mettre le doigt dans l'oeil (cf. Michou Sapin, ci-contre), annonçant toujours une embellie pour le mois suivant. Le quinquennat, que Hollande, Montebourg, Sapin et Macron avaient axé sur la lutte contre le chômage ne pouvait connaître une issue plus lamentable.

Les mauvaises excuses à la politique de l'ex-ministre Macron

Le hâbleur fatal à l'économie française
Cette augmentation est essentiellement due aux nombreux contrats courts non renouvelés, raconte-t-on cette fois au gouvernement, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité. Une possibilité que les "bras cassés" socialistes n'avait pas envisagée.

Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"Cette hausse ultime du quinquennat socialiste vient annihiler la soi-disant tendance positive sur les trois premiers mois de l'année (+ 41.000 chômeurs depuis janvier).

Des chiffres en hausse sur cinq ans

En prenant en compte l'Outre-mer, la hausse est de 1,2%
Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"pour un total de 3,77 millions de personnes sans activité inscrites sur les listes de Pôle emploi. Mais sur un an, le nombre de chômeurs baisse de 0,9%, comme en métropole. 

En revanche, comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent  de 0,2% sur un mois, avec 5,5 millions de personnes, mais augmentent sur un an (+0,9%).

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1% sur un mois, +3,7% sur un an). 

Les moins de 25 ans n'ont pas été épargnés, avec une hausse de 1,2% sur un mois mais un recul de 5,8% sur un an. Pourquoi ne jamais assumer la hausse du chômage sur cinq ans, malgré la priorité donnée aux jeunes par Hollande?

Image associée
Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d'un an), petite activité comprise, reste inchangé, a un niveau élevé, avec 2,48 millions de personnes concernées.

lundi 1 juin 2015

Le chômage a bondi en avril

Les 26.200 victimes de Hollande de plus en avril, voire 54.100

Le gouvernement demande encore "plusieurs mois"...

Et la reprise économique européenne débouchera sur une relance des embauches en France.

Nouveau constat d'impuissance du gouvernement de Hollande: l'économie ne réagit pas aux vitupérations de Valls. En France métropolitainele nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité), a augmenté de 0,7% sur un mois, à 3.536.000 en avril 2015 (soit 26.200 inscrits de plus). Sur un an, le nombre de chômeurs a augmenté de 5,1% (+ 171.100 demandeurs).
Au total, fin avril 2015, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B, C s'établit à 5.344.600 en métropole (5.645.000 Dom compris). Ce nombre est en hausse de 1% sur un mois (+54 100) et de +7,1% sur un an (+355 000).

L’exécutif annonçait une prochaine récolte des fruits de la petite reprise économique en cours. Michou Sapin, le ministre des Finances, tenait pour acquise  cette année la prévision de 1 % de croissance que le gouvernement estimait désormais être "un plancher".

Pôle emploi a annoncé, ce lundi en fin d’après-midi, une très forte hausse du nombre d’inscrits en avril. C’est la troisième hausse mensuelle de suite et une telle augmentation n’avait plus été connue depuis septembre dernier, et même depuis septembre 2013 en catégories A,B,C.

Un nouveau record "historique" comme ils les aiment

Jeunes, seniors, hommes, femmes, chômeurs de longue durée: aucune catégorie n’est épargnée. Près de 2,5 millions de personnes sont désormais inscrites à Pôle emploi depuis plus d’un an. En dépit d’un recours toujours massif aux emplois aidés et la priorité affichée à lutter contre le chômage des jeunes, on compte désormais 546.600 inscrits de moins de 25 ans ne travaillant pas du tout, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis mi-2013.

Pour noircir encore le tableau, la totalité des motifs de sortie de Pôle emploi sont en recul, et tous les motifs d’entrée (licenciements, fins de CDD, etc.) progressent. Nous le répétons, la France compte désormais, en France métropolitaine, 3.536.000 chômeurs de catégorie A, un nouveau record absolu. En intégrant l’Outre-mer et les chômeurs travaillant partiellement, ce sont même désormais plus de 5,6 millions de personnes qui pointent chaque mois au service public de l’emploi. 

Mai est le troisième mois consécutif de baisse pour la popularité du couple exécutif. François Hollande sous la barre des 20% d'opinions favorables (19%). Son premier ministre Manuel Valls, chute lourdement. "Alors qu'il comptait 35% d’opinions positives à la suite des attentats de janvier, il voit sa cote de popularité baisser drastiquement: depuis février, il a perdu 10 points de popularité, pour s’établir en mai à 25% d’opinions positive", note YouGov.
Or, en octobre 2014, Jacques Attali estimait objectivement que "François Hollande est le meilleur président depuis Mitterrand"Aujourd'hui, Frère Rebsamen clame que "Hollande est un bon président"..."Je souhaite que François Hollande soit candidat en 2017, " a-t-il déclaré le 25 mai, au journal... Le Monde. "Sa politique commence à livrer ses résultats", a-t-il lancé. "Il reste encore deux ans pour que les Français prennent conscience que François Hollande est un grand président." A moins que, d'ici là, la moutarde de Dijon ne monte au nez des Français. 

Le miracle viendra du renfort de 100.000 contrats aidés supplémentaires

A défaut de résultats immédiats, l’exécutif continue d’inviter les Français à la patience, malgré les efforts déjà produits. "La croissance économique enregistrée au premier trimestre (+0,6 %), dynamisée par la montée en charge du pacte de responsabilité et de solidarité, a été plus forte que la moyenne de la zone euro. Il faut toutefois un délai de plusieurs mois avant que la reprise de l’activité ne se traduise par des embauches", leur a chanté le ministre du Travail, François Rebsamen.

Alors que près de 450.000 demandeurs d’emploi éloignés du marché du travail bénéficient pourtant déjà de contrats aidés et que plus de 120.000 demandeurs d’emploi supplémentaires ont accédé à une formation depuis le début de l’année, il promet que "cette politique sera intensifiée d’abord avec un renfort de 100.000 contrats aidés supplémentaires par rapport à la loi de Finances initiale, ensuite avec 60.000 demandeurs d’emploi supplémentaires en formation, selon l’engagement pris avec les présidents de conseils régionaux".

Le gouvernement souligne que dans ce contexte, "l’enjeu des prochains mois est d’accompagner le retour de la croissance en levant les freins au recrutement qui subsistent". Ce problème est au cœur des rendez-vous qu’enchaînent depuis ce lundi matin Manuel Valls avec les partenaires sociaux pour préparer des mesures en faveur des TPE et PME, qui concentrent 70 % de l’emploi salarié.