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mercredi 14 novembre 2012

Conférence de presse de Hollande: réactions mitigées

La prestation n'a enchanté que les socialistes, et encore pas tous 
Le petit théâtre de
Guignol
Six mois après son investiture,
François Hollande a nié tout "virage" politique de son quinquennat

Hier mardi 13 novembre, les 400 journalistes qui avaient attendu fébrilement leur convocation, se pressaient dans les salons: recevoir l'onction présidentielle pour bons et loyaux services pendant la campagne présidentielle. 
Narquoise, la presse étrangère a observé cette scène unique dans le monde d'une presse "indépendante" et jadis "insolente" qui faisait allégeance à son monarque. Cette conférence de presse se passait pour la première à l'Elysée, puisque le président "normal" avait renoncé à une nouvelle délocalisation: le changement étant plus  éphémère encore que prévu, il n'a pas cette fois planté son estrade à l'Hôtel de la Marine. 
Le syndrome YMCA
Le ridicule de Montebourg, qui s'est affiché en P'tit gars de la Marine, a dû peser sur le retour de Hollande au port, même si, à voile ou à vapeur, peu importe au temps du mariage pour les personnes du même sexe. D'autant que,  de surcroît, la concubine du ministre redresseur de la production s'est volontiers laissée embrasser par l'une de ses chroniqueuses sur D8. 


Le Président s'est donc frotté aux ors de l'Elysée pour tenter de redorer son image "salie" par plusieurs mois d'improvisation et par l'amateurisme de ses collaborateurs du gouvernement, leurs couacs ou reculades. Il a accaparé l'antenne pendant deux longues heures (et plus), sans que ni l'opposition, ni aucun media n'y voit un retour à l'ORTF.


Il s'est appliqué à défendre ses choix économiques, critiqués de part et d'autre de l'échiquier, mais aussi parfois dans sa propre majorité, et s’est posé en "président responsable".

VOIR et ENTENDRE une synthèse Le Figaro du grand oral de F. Hollande, en 2 minutes:

Cette conférence de presse peut se résumer en dix phrases-clés

Lefigaro.fr a compilé les phrases clés du pensum que François Hollande a imposé à ceux qui l'ont bien voulu: droit de vote des étrangers, mariage homosexuel, relations avec l'Allemagne, gaz de schiste... 

Sur la Syrie: «J'annonce que la France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en terminer avec le régime de Bachar el-Assad.»


Sur le mariage homosexuel: «Je ne suis pas convaincu que si c'est la droite qui, après-demain ou encore plus tard, accède aux responsabilités, elle reviendra sur cette réforme, pas plus que la droite espagnole est revenue sur ce qu'avait fait le gouvernement Zapatero là-dessus.»

Sur le dérapage de Manuel Valls à l'Assemblée: «Manuel Valls fait remarquablement bien son travail. Ne perdons pas notre temps, ne nous divisons pas, ne polémiquons pas, ne cherchons pas à utiliser je ne sais quelle phrase à des fins de politique intérieure.»

Sur les gaz de schiste: «La recherche est possible sur d'autres techniques que celle de la fracturation hydraulique. Pour l'instant, cette recherche n'a pas abouti, je ne peux pas l'interdire, elle n'est pas interdite par la loi.»

Sur le droit de vote des étrangers: «Un référendum, en ce moment? Si nous n'aboutissons pas par la voie parlementaire, je verrai dans quel état est notre Nation, mais aujourd'hui, ce n'est pas dans mon intention.»


Sur Jean-Marc Ayrault: «Je l'ai choisi car j'ai une grande confiance en lui. Il est d'abord sérieux, c'est important. Il est ensuite loyal, c'est nécessaire. Il est dévoué, dévoué à la cause publique, et il est concret. Voilà pourquoi je lui renouvelle ici toute ma confiance.»

Sur le cap de la politique économique: «Nous vivons bien plus qu'une crise, nous vivons un changement du monde. Et c'est pourquoi depuis six mois, j'ai fait mes choix et je m'y tiens sans avoir besoin de prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage car ces choix sont conformes à mes engagements, à mes principes et, surtout, aux intérêts de la France.»

=> Le crédit d'impôt

Sur les critiques de l'Allemagne: «La chancelière et moi-même avons une responsabilité: faire avancer l'Europe. Ce qui compte, c'est pas ce qui se dit, c'est ce que nous nous disons.»

Sur l'arrestation d'Aurore Martin: «À aucun moment, ni la garde des Sceaux, ni le ministre de l'Intérieur et a fortiori moi-même, n'avons été interpellés pour dire quoi que ce soit au nom de la France.»

Sur l'Algérie: «Nous aurons à nourrir une relation particulière afin que nous puissions surpasser ce qui est lié à une histoire douloureuse, avec des mémoires blessées, de manière à regarder vers l'avenir, qui offre des potentialités entre nos deux pays.»

Et sur la menace islamiste au Mali



VOIR et ENTENDRE le décryptage proposé par Europe 1 le 14 novembre 2012:


VOIR et ENTENDRE les commentaires de Raphaëlle Bacqué - Catherine Nay - Carl Meeus - Pascal Perrineau, dans l'émission C dans l'Air animée par Yves Calvi, ce jour: (lien direct: cliquer sur Voir et entendre)



dimanche 22 mars 2009

Manifestations du 19 mars : quelques réactions à droite

Celles que les media ne dupliquent pas à l'infini…


En attendant le bide du « Printemps des libertés »
On commence à savoir que l’amère Royal est déçue que le « vent de révolte » qu’elle appelle de ses vœux ne soit qu’une bise, un vent…. Elle est d’ailleurs allée hurler son mécontentement au fond du Poitou-Charentes, ce qui est révélateur des espoirs qu’elle place sur cette mobilisation pour rien, face à un gouvernement à la fois "méprisant" "incompétent" et "obstiné", selon elle !

Des réactions plus étoffées, à droite
  • Brice Hortefeux, ministre du Travail : "La réalité, c'est que cette journée témoigne d'une réelle mobilisation, même si le nombre de manifestants est sensiblement le même que lors du 29 janvier et qu'en revanche le nombre de grévistes est nettement moins important".

  • "Le service minimum a parfaitement fonctionné, que ça soit à la RATP, à la SNCF ou en terme d'accueil des enfants". "C'est sans doute ce qui a permis à toux ceux qui n'ont pas souhaité faire grève de se rendre à leur travail, et c'est eux qui sont le plus nombreux".
    "Nous entendons le message qui est un message d'inquiétude, mais je ne pense pas qu'il y ait une demande de changement", a-t-il affirmé, jugeant plutôt qu'il s'agit d'"une attente de concret et de souci de justice et cela est compréhensible". "Ce ne sont pas simplement des défilés ou des manifestations qui permettront de sortir de la crise". "On ne peut pas demander un autre plan alors que le plan initial ne s'est pas encore déployé", a insisté le ministre, rappelant que les mesures prises lors du sommet social du 18 février doivent entrer "en vigueur entre aujourd'hui et le mois de juin".
    Face au Medef, il a rappelé qu'il ne devait y avoir "ni boucs émissaires, ni exemptés de l'effort" en temps de crise. "Le gouvernement prendra toutes ses responsabilités, ça signifie que nous légiférerons" si le patronat refuse de mettre en place un système garantissant que les dirigeants des entreprises en difficulté ne perçoivent pas de bonus.
    (Déclaration sur RTL, vendredi 20 mars)

  • Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP : "Que nous disent les salariés ? 'On ne veut pas être des variables d'ajustement et vos mesures doivent être justes', ce message il est très clairement pris en compte par le gouvernement". "Si on fait de la pédagogie sur les mesures qui ont été annoncées, ça fera du bien à tout le monde". Selon lui, les salariés, notamment "ceux du privé" qui défilaient jeudi "veulent qu'on les protège dans leur emploi et c'est exactement ce que l'on fait".A propos de ceux qui, à droite, réclamaient une suspension du bouclier fiscal, il a rappelé que "dans la majorité, personne n'a le monopole de la justice sociale parce que c'est l'action du gouvernement depuis 2007 que de mettre de la justice dans toutes les décisions que nous prenons, sans exception"."Il faut se méfier des fausses bonnes idées, de la solution miracle qui règlerait tout de suite tous les problèmes liés à la crise, ça n'existe pas". (Déclaration sur Canal +, vendredi 20 mars)
  • Henri Guaino, conseiller spécial à l'Elysée : "Il n'y a pas eu énormément plus de manifestants hier que la première fois", le 29 janvier. "Un million et demi, deux millions, trois millions, comme certains le prétendent, dans les rues, ça fait quand même une petite fraction du corps électoral".
    Les manifestants ont exprimé "une angoisse collective" pas "une défiance personnelle" à l'égard du président de la République ou du gouvernement. "Je ne pense pas qu'il y ait de rupture de confiance, il y un grand désarroi et une profonde angoisse".
    "On ne peut pas faire un nouveau plan de relance, un nouveau plan social à chaque fois qu'il y a une manifestation. Le calendrier du gouvernement il ne peut pas être dicté par le nombre de manifestants dans la rue ou par le calendrier des manifestations ou des grèves, il est dicté par les problèmes, par le calendrier de la crise économique".
    (Déclaration sur LCI, vendredi 20 mars)
  • Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy: "Ce qui est incontesté, y compris par les syndicats", c'est que "les taux de grévistes sont en diminution de 4 à 5 points dans le secteur public par rapport au 29 janvier. Donc, il y a un léger retrait". "S'agissant des manifestations, le ministère de l'Intérieur a donné le chiffre de 1.200.000 manifestants, un chiffre assez semblable à celui du 29 janvier".
    "Ce n'est ni un échec, ni un demi-échec, c'est une mobilisation très significative de salariés inquiets". "Il y a une inquiétude manifeste, légitime qui s'explique par la crise, mais on n'a pas franchi d'étape dans la protestation par rapport au 29 janvier".
    Interrogé sur les réponses que pourrait apporter le gouvernement, il a affirmé qu'il y avait eu "des annonces au cours du sommet social", mais que "les gens n'en ont pas conscience".
    "Le sommet social a prévu un certain nombre de mesures en faveur des gens modestes et des salariés qui risquent d'être touchés par le chômage", "les gens ne le savent pas, mais 10 millions de ménages vont voir qu'il y a des changements à partir d'avril". Il a ajouté que les "gens touchés le plus" étaient "ceux qui perdent leur emploi, et c'est pour eux qu'il faut mettre des priorités". (Déclaration sur RTL, jeudi 19 mars)

    Le Nouveau centre : "Le Premier ministre a démontré ce soir que le gouvernement était à l'écoute de l'inquiétude exprimée aujourd'hui par de nombreux Français. Il a adressé un message de rassemblement à nos compatriotes touchés par la crise économique et sociale (...). Plutôt que de proposer un nouveau plan de relance, François Fillon a présenté aux Français son plan de confiance." (Communiqué, jeudi 19 mars)

  • vendredi 9 novembre 2007

    Loi LRU, les diverses réactions sur les sites universitaires

    L'opposition des extrémistes anarcho-révolutionnaires suscitent de vives réactions
    Le fil des événements

    Le 06 novembre 2007
    Des étudiants protestent contre la loi Pécresse
    Une infime minorité agissante et violente bloque des sites universitaires à la majorité.
    Des autorités administratives ferment certains d'entre eux pour qu'ils ne soient pas investis par des casseurs et pour protéger les équipements (ici, à Tolbiac, Paris 13°). Mais on rapporte des effractions et le cas d'un recours à une scie sauteuse pour forcer une fenêtre...
    Une quinzaine d'assemblées générales ont réuni mardi 6 novembre plusieurs centaines d'étudiants contre la loi sur l'autonomie des universités ou pour se tenir informer. Les revendications des étudiants:
    VOIR et ENTENDRE (TF1-LCI)

    Exemple à Lille
    VOIR et ENTENDRE

    Le 8 novembre 2007
    Valérie Pécresse face à la fronde étudiante
    La ministre de l'Enseignement supérieur multiplie les rencontres avec les organisations étudiantes. Un mot d'ordre : dédramatise.

    VOIR et ENTENDRE


    Entretien
    Valérie Précresse est l'invitée de Christophe Barbier
    VOIR et ENTENDRE

    samedi 5 mai 2007

    L'équipe Sarkozy s'indigne du chantage au chaos de Royal

    L'équipe Sarkozy s'indigne des propos de Royal

    Non Mme Royal, ce n’est pas vous ou le chaos !

    A deux jours du second tour des élections présidentielles, Mme Royal continue de refuser le débat d’idées et persiste à lancer des anathèmes et des attaques personnelles. Ce matin, sur RTL, la candidate socialiste n’a même pas hésité, à bout d’arguments, à affirmer que la candidature de Nicolas Sarkozy faisait planer un « risque » pour la France, « par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays ».

    Nous tenons à déclarer avec la gravité et la solennité, que ces déclarations sont inadmissibles et irresponsables de la part de quelqu’un qui prétend occuper les plus hautes fonctions de la République. En vérité, c’est une bien étrange conception de la démocratie qu’a Mme Royal. Dans un débat démocratique, on ne peut impunément proférer des menaces et des intimidations dans le but de chercher à dissuader la majorité des électeurs de voter pour l’autre candidat.

    Ce n’est ni en cherchant à faire peur aux Français, ni en proférant des invectives personnelles que Mme Royal arrivera à les convaincre de voter pour elle, mais en proposant des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, comme le fait depuis le début de la campagne Nicolas Sarkozy.

    Rachida DATI Xavier BERTRAND

    dimanche 29 avril 2007

    Débat Royal-Bayrou: Royal prête le flanc à la critique

    Une aventurière qui se cherche une personnalité…

    Royal prête à vendre son âme (?) dans sa quête aux voix des électeurs indécis.


    La candidate PS essaie de séduire le PD de Bayrou, bien que son Parti Démocrate n'ait aucune réalité, en dehors de sa pauvre tête: ses amis ne sont pas intéressés par ce nouveau truc! Mais pour attirer les UDF égarés qui n'ont pas encore fui le parti sabordé par Bayrou , Royal prend le risque de se dégager du carcan du PS et affirmer son autonomie pour ne pas rendre compte du bilan des gouvernements dans lesquels elle a fait de la figuration.

    Royal a fait état d'une possible virage: "Je ne suis pas une femme de dogme, je suis libre", prétend celle qui est prisonnière de l'opinion. Et tout cela sans bien sûr se prévaloir de son genre, sans brandir son sexe!… Femme ou candidate, oui ou non ? Socialiste, oui ou non ?


    Nicolas Sarkozy, en déplacement avec Jean-Louis Borloo à Valenciennes (Nord), a ironisé sur la tenue de la rencontre Royal-Bayrou où le médiatique a pris le pas sur le politique.

    "C'est symbolique, il y en a deux dans un grand hôtel parisien et nous deux sur le terrain. Moi, ce qui m'intéresse, c'est rencontrer les Français, ce ne sont pas les combines d'états-majors", a-t-il déclaré.


    Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a parlé de "supercherie", Valérie Pécresse de "stratagème". "En matière économique, Ségolène Royal avait un comportement très 'petite fille' vis-à-vis de son professeur et je ne pense pas que ça crédibilise sa candidature", a estimé la porte-parole de l'UMP.


    Bayrou et Royal, qui avaient fait état -sans preuves- de pressions exercées par Nicolas Sarkozy sur la presse régionale et Canal+ qui ont démenti, avec indignation , lors de la mise en place des deux premiers cadres envisagés puis écartés pour ce débat, se sont prononcés pour une loi qui réglementerait la place des groupes financiers dans la presse.


    Le sectaire quotidien Libération, en mal de dévouement, publie samedi 28 une enquête où il rappelle que Martin Bouygues, dont le groupe contrôle TF1, était le témoin de mariage du candidat de l'UMP. En toute objectivité, Libération tait qu'il est la propriété d'un Rothschild, pour ne pas avoir à témoigner qu'on peut étre dépendent du grand capital, mais libre... Un article qui déconsidère donc le quotidien sauvé d'une mort annoncée par ... un banquier !


    Un analyste a estimé que Sa Cynique Majesté Royal était encouragée à la démagogie et contrainte de tenter le débat avec le président de l'UDF. "C'est ce qu'il fallait faire pour qu'il y ait une chance que ça marche. Si elle ne fait pas ça, elle arrivera à 40%, peut-être 45, mais pas plus", a tenté de justifier le politologue, Dominique Reynié, devant l'agence militante Reuters,


    comme Yahoo! Et le grand capital socialiste dans tout cela?


    L'arithmétique du respect socialiste des électeurs...

    samedi 28 avril 2007

    Royal-Bayrou court-circuitent leurs bases

    Royal fait fi de ses électeurs

    L’Humanité observe que le ‘débat citoyen’, c’est bien fini !

    Le journal communiste s'alarme de la dérive monarchique de Royal

    "À part Jean-Luc Mélenchon, les responsables socialistes font bloc derrière Ségolène Royal.

    Les oeillades de plus en plus appuyées de Ségolène Royal vers l’appareil centriste ont été diversement accueillies dans les rangs socialistes. Avant le premier tour, les soutiens de la candidate de la gauche n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger l’initiative de Michel Rocard appelant à une alliance au centre entre le Parti socialiste et l’UDF, proposition « inadmissible » revenant à « tirer contre son camp », selon Pierre Mauroy, une démarche « immorale » pour Jack Lang.

    Les 18,5 % obtenus par François Bayrou ont relégué cette intransigeance au placard. François Rebsamen, codirecteur de campagne de Ségolène Royal, [...] Idem pour Jean-Pierre Chevènement (MRC), [... ] Jack Lang s’est occupé à rassurer les électeurs de gauche inquiets de ce glissement à droite : « Nous sommes un mouvement de gauche, clairement ancré à gauche », et « il n’est pas question que le pacte présidentiel (de Ségolène Royal) soit altéré ». Quant à Laurent Fabius, le plus virulent avant le premier tour contre une alliance avec l’UDF qualifiée de « formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres »,

    il s’est abstenu [courageusement] de commenter ces propositions. [Préconise-t-il le vote blanc au 2° tour?]

    À l’inverse, Dominique Strauss-Kahn, qui s’était tenu à la prudence avant le premier tour, a salué une « occasion historique de changer la donne » politique. Favorable à un rapprochement de la gauche et du centre d’inspiration sociale démocrate européenne qui efface le « vieux clivage d’hier », l’ancien ministre de l’Économie a appelé à bâtir « la maison du renouveau », en reprenant le credo de François Bayrou pour « construire quelque chose de large dans lequel se retrouvent des gens assez différents ». Daniel Cohn-Bendit (Verts), soutien actif de Ségolène Royal, a prêché de son côté la « passerelle de valeurs entre la gauche et ce centre qui s’exprime en partie à travers François Bayrou », selon lui.

    Tous, pourtant, récusent le terme d’« alliance » en bonne et due forme, qui « n’aurait pas de sens pour la présidentielle », juge Jean-Marie Le Guen, proche de DSK.[...]

    Pour Pierre Moscovici, une telle alliance sur le modèle de l’Olivier italien de Prodi, qu’il appelle de ses voeux dans le Nouvel Observateur, ne peut se faire qu’« à terme ».

    Seul vrai trublion au PS, Jean-Luc Mélenchon rejette sur son blog une telle perspective, estimant que « Bayrou, c’est la droite ». Une stratégie qu’il pense perdante : « Croit-on que les 9 % de l’autre gauche (antilibérale - NDLR) nous sont acquis quoi qu’il arrive ? » Dans le Figaro, hier, il a répété que, « pour la gauche, il n’y a pas de majorité possible avec Bayrou ».

    jeudi 29 mars 2007

    Gare du Nord: réaction de jeune

    Incident de la Gare du Nord à Paris
    20 minutes.fr
    publie aujourd'hui jeudi 29 mars 2007 cette réaction d'un jeune militant de l'UNI:
    J’ai été révolté par l’exploitation honteuse de la gauche et l’amalgame entre jeunes et bande de casseurs suite aux incidents survenus Gare du Nord à Paris. Je vous propose de revenir sur les événements.Un voyageur sans titre de transport a agressé des contrôleurs qui vérifiaient les billets. Témoins de la scène certaines personnes s’en sont prises aux policiers venus en renfort avant que cela ne dégénère. Les photographies, les images diffusées par les médias sont sans équivoque, ils ne s’agissaient pas de jeunes mais bel et bien de casseurs et de pilleurs qui se sont opposés à l’arrestation du resquilleur.Au fait le pauvre resquilleur, si l’on écoute les déclarations de la gauche, serait presque une victime. Dans les faits il s’agit plus simplement d’un homme en situation irrégulière et très défavorablement connu des services de police. Le sens de la mesure et de la responsabilité étant ce qu’ils sont à gauche et en particulier chez Ségolène Royal, elle s’est emparée du sujet pour tenter de déstabiliser Nicolas Sarkozy, je dois dire en pure perte. Pas un mot pour les commerçants victimes des casseurs et pour les voyageurs de la Gare du Nord. En revanche, dans la bouche de Ségolène Royal ce ne sont que de pauvres jeunes et « des gens qui sont dressés les uns contre les autres, qui ont peur les uns des autres ». De qui ce moque-t-elle, il ne s’agissait pas de jeunes mais de casseurs, pilleurs, il ne s’agissait pas de gens mais de bande.Hier, j’ai assisté au meeting de Nicolas Sarkozy au cours de son discours voilà ce qu’il a dit : « ceux qui ont osé prendre la défense d'un individu connu pour 22 délits, qui se permet de frauder et de ne pas payer son ticket dans le train, qui, une fois interpellé, se permet de frapper des fonctionnaires qui font juste leur travail avec honnêteté, dans la légalité, qui déclenche une émeute avec des voyous qui cassent une gare, des abribus . Ceux qui prennent le parti des émeutiers et des fraudeurs ne leur rendent pas un service. Ils ne sont même pas généreux car ce n'est pas rendre service à une minorité que de laisser à penser que dans la démocratie française on peut faire n'importe quoi, n'importe comment ». Nicolas Sarkozy a demandé aux journalistes de « ne pas appeler ces voyous des jeunes, car les jeunes n'ont rien à voir avec cette minorité de voyous. Enfin il a dénoncé « l’amalgame avec un certain nombre de quartiers où la majorité des gens qui y vivent sont des honnêtes gens qui utilisent les métros et les trains et ne supportent plus la dictature des bandes, des voyous et des délinquants ».
    La France silencieuse doit pouvoir s'exprimer!

    lundi 12 mars 2007

    Au revoir Monsieur le Président

    Portrait du Président Jacques Chirac

    Dans une intervention télévisée d'une dizaine de minutes hier dimanche soir, Jacques Chirac a annoncé officiellement qu'il ne briguait pas de troisième mandat présidentiel.
    M. Chirac a exhorté les Français à ne "jamais composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre".
    Dans son intervention, le chef de l'Etat a annoncé qu'il dirait plus tard ses choix personnels pour les échéances électorales, s'abstenant donc de lui apporter son soutien.
    Portrait: VOIR et ECOUTER

    Réactions en France:
    La classe politique a retenu dimanche soir l'aspect historique du retrait de Jacques Chirac,
    - François Bayrou lui lançant un "coup de chapeau": "J'ai trouvé que la manière dont il s'est exprimé était émue et qu'il rappelait des valeurs de fond, que notre pays ne ressemble pas en effet à beaucoup d'autres, que nous avons un projet de société", a jugé le candidat UDF et
    - Sa Cynique Majesté Royal soulignant la "dignité d'intervention du chef de l'Etat qui fait référence à des valeurs constitutionnelles qui nous appartiennent à tous"."C'est un moment historique puisqu'une page de l'histoire va se tourner, une nouvelle page va s'ouvrir et ce sont les Français qui vont l'écrire eux-mêmes", a également affirmé Dame Royal, qui espère tourner la page de son doigt mouillé, comme on compte une liasse de billets.
    Son porte-parole Arnaud Montebourg a retenu pour sa part l'exhortation du chef de l'Etat à refuser l'extrémisme. A ses yeux, ce passage de l'allocution du président constitue une condamnation de "l'alliance que tente de construire Nicolas Sarkozy avec le parti de la famille Le Pen".
    - Jean-Marie Le Pen est le seul à critiquer "le plus mauvais président de la République de l'Histoire de France" et "le symbole de la corruption politique". "Je pense que Jacques Chirac aura été le plus mauvais président de la République de l'Histoire de France. Je perds en sa personne, et je m'en félicite, mon meilleur ennemi", a déclaré le candidat FN, fustigeant un "bilan de faillite".
    - Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche: "Je salue le départ de Jacques Chirac qui a marqué plus de 30 ans de la vie politique française. C'est une page de la République qui se tourne. Je lui rends hommage pour son action, même si je n'ai pas reconnu la France dans la litanie de succès qu'il a décrite, notamment en ce qui concerne la baisse du chômage".
    - Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à la présidentielle: "Jacques Chirac a dessiné avec dignité et émotion les contours d'une France républicaine, fière de son histoire et de ses valeurs, capable de les porter à travers le monde. En ne prenant parti pour aucun candidat, Chirac a voulu laisser le peuple seul juge de choisir son successeur. Tout l'enjeu de 2007 est de faire en sorte que ces belles paroles deviennent une réalité pour tous les Français".

    M. Chirac a reçu les éloges de sa famille politique.
    Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a salué en lui "un militant actif et déterminé de la République, dont elle peut être fière",
    tandis que le président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, l'a qualifié de "président qui aura incontestablement marqué le pays".
    - Eric Raoult, vice-président UMP de l'Assemblée: "Jacques Chirac a écrit une grande page humaine dont la France peut être fière. Une page se tourne, un nouveau chapitre va s'écrire: un relais est donc prêt, pour la Vème République avec Nicolas Sarkozy".
    - André Rossinot, maire de Nancy, co-président du Parti radical: "C'est un moment fort de l'histoire politique (...). Sa vision politique, forgée aux doubles sources du gaullisme à Paris et du radicalisme en Corrèze, aura marqué son époque. Sa réaffirmation des valeurs républicaines essentielles, son message humaniste, laïc, social et européen, soucieux du droit international et de la paix définissent les lignes de force qui doivent guider le vote des Français".
    - Jean-François Lamour (UMP), ministre de la Jeunesse et des Sports, a salué une "intervention très émouvante" et "un homme d'Etat soucieux de l'avenir de son pays et au-delà de l'équilibre et du développement du monde". "Avec noblesse, le Président de la République a transmis un message pour l'avenir dont chacun doit s'imprégner. (...) Je peux témoigner de l'attention que Jacques Chirac a toujours eue pour le développement du sport et du handisport ainsi que de son affection pour les grands sportifs français".
    - Christian Jacob (UMP, chiraquien), ministre de la Fonction publique: "ce n'est donc pas un discours sur le passé que nous a adressé le président, mais un puissant message d'espoir tourné résolument vers l'avenir".
    - Henri Cuq (UMP, chiraquien), ministre des Relations avec le Parlement a ressenti "émotion", "reconnaissance" et "optimisme". "Il a réconcilié la France avec elle-même et su la préparer aux grands défis de demain en faisant résolument le choix de la recherche, de l'innovation, des nouvelles technologies".
    - Jacques Godfrain (UMP), député de l'Aveyron: "Il s'est adressé à chaque Français avec dignité et émotion, affirmant sa passion pour la France et son service. Comme lorsqu'on encourage un proche qui a la vie devant lui, il a délivré des messages essentiels pour notre avenir. (...) Le combat de sa vie est le nôtre pour le respect de la laïcité, la lutte contre les discriminations et le combat pour l'égalité des chances".
    - Marie-Jo Zimmermann (UMP), députée de la Moselle: "J'espère que Jacques Chirac continuera à servir la France et les Français, et à faire vivre les convictions qu'il a rappelées ce soir avec solennité. (...) Il a livré avec lucidité des combats courageux pour la paix, pour le dialogue des cultures et pour le co-développement. C'est une page de l'histoire de la France qui se tourne".
    Nicolas Sarkozy, qui n'a pas réagi dimanche soir à l'intervention présidentielle, qualifie un tel soutien attendu d'"événement politique important", dans Le Journal du Dimanche.

    Réactions à l'étranger:
    George W. Bush a été le premier dirigeant à réagir à l'annonce du départ de M. Chirac, lui souhaitant "all the best", c'est-à-dire 'bonne chance' (et non pas 'ce qu'il y a de meilleur', traduction des agences sans aucun sens en français), depuis la Colombie où il est en déplacement. Le président Bush souhaite ce qu'il y a de meilleur au président Chirac au moment d'entrer dans la vie après la politique", a déclaré la Maison Blanche, assurant que les Etats-Unis et la France resteraient "des partenaires et des alliés loyaux".
    La chancelière allemande Angela Merkel a salué en Jacques Chirac un "partenaire de confiance" et souligné sa "forte conviction personnelle" en faveur de la coopération franco-allemande.
    Le gouvernement japonais espère que Jacques Chirac, féru du Japon, continuera à servir les bonnes relations bilatérales après son départ de l'Elysée.
    Comme au Japon, une presse chinoise bienveillante soulignait lundi la passion de Jacques Chirac pour l'Asie et la Chine en particulier. "Le monde ému exprime des regrets à l'annonce de la retraite de Chirac", titre en une le Global Times, une publication consacrée à la politique étrangère affiliée au Quotidien du Peuple. "Il aime passionnément la culture orientale, a visité 40 fois le Japon, au moins sept fois l'Inde et six fois la Chine (dont quatre comme président)", écrit le journal.
    Sur une pleine page, Pékin Soir annonce "la fin prochaine de l'ère Chirac", un président "grand spécialiste de la Chine qui aime la cuisine du Sichuan et les bronzes" du géant asiatique. Une photo en noir et blanc le montre en compagnie de Deng Xiaoping en Chine en 1975, alors qu'une analyse juge qu'"un 'dinosaure politique' européen se retire".
    Sur le continent africain, seul le président du Sénégal Abdoulaye Wade a rapidement réagi. "Chirac était l'ancre de l'Afrique au G8, le seul avec qui, nous Africains, nous avions un contact direct", a déclaré M. Wade sur la radio Radio France International, disant "regretter beaucoup" son retrait.
    Dans le monde arabe, à Beyrouth, l'éditorialiste du journal as-Safir Talal Salman rend hommage à un "ami" des Arabes. "En dépit des critiques que nous pouvons adresser à certaines positions de Jacques Chirac, la vérité est que les Arabes vont perdre un dernier ami en Occident, que ce soit en Europe et en Amérique", écrit-il.
    "Il est notoire de dire que la France, sous Jacques Chirac, a été l'amie des causes arabes en général et de la cause palestinienne en particulier. Sa position à l'égard de la guerre de l'occupant américain contre l'Irak, a été particulièrement courageuse", déclare l'éditorialiste.
    Au Brésil, les principaux journaux du pays ont souligné que l'on se souviendrait de Chirac pour son "opposition en 2003 à l'invasion américaine de l'Irak". "Son plus grand atout international a été de s'opposer à la guerre américaine en Irak", écrit ainsi Globo.

    lundi 12 février 2007

    Royal : programme fragmentaire, cloisonné et non chiffré !

    Pacte socialiste, un pot-pourri pour segogols.
    On dresse une liste de mesures et on l’intitule ‘programme’.
    Le dialogue s’arrête là: on chiffrera plus tard !…
    Royal ne voulait pas faire de promesses, mais la voici qui affirme qu'elle s'ENGAGE. Sur quoi? C'est toujours le flou, très peu artistique d'ailleurs.
    Car elle débite une série de mesures fragmentaires, dissociées les unes de autres, ça donne un kaléidoscope coloré, en trompe-l’œil ! Les électeurs se laisseront-ils berner ? Juju Dray reprend déjà la parole pour ne rien dire puisqu'il ne répond pas sur le fond du trou du programme dans lequel il ne voit pas qu’il pourrait précipiter les Français(e) . Il ne veut pas recevoir de leçon : malaise, malaise ! Il est très irritable, Juju le fourbe… Il va se faire venir des plaques rouges sur le visage, comme sa patronne à Villepinte.
    Il l’affirme à nouveau, pas d’augmentation des prélèvements obligatoires, grâce à une maîtrise de la dette publique. La fonction publique, et pas seulement les profs, est donc dans le collimateur de Sa Gracieuse Majesté Royal et les suppressions de postes sont déjà annoncées. Ce sont aussi les foyers fiscaux moyens –le grand nombre- qui devraient donc compenser ses dépenses. Elle n’oublie pas non plus les jeunes, dont elle a –assure-t-elle- le respect, mais qui devraient financer ses augmentations de la dette publique, sur plusieurs générations ! Personne ne serait épargné…

    Ce pacte est un fourre-tout incohérent :
    - Hervé Mariton, député UMP: "Ségolène Royal, c'est un mélange d'évidences, de grandiloquence et d'impasses. D'évidences, car quand elle parle de prêt gratuit, on l'a fait et j'ai envie de dire: 'votez pour nous'. De grandiloquence, car quand elle parle de scolarisation obligatoire dès 3 ans, cela frappe mais la quasi totalité des enfants sont scolarisés à cet âge. Et d'impasses, car elle a la lucidité de dire que beaucoup repose sur la croissance mais ne dit pas comment mieux la trouver" (déclaration à l'AFP)
    - Francine Bavay, porte-parole du Collectif au service de José Bové, puisque, malgré son accaparement de la parole, il n’est que l’altermondialiste le plus médiatique à la rubrique Faits Divers, il ne serait qu’un membre violent parmi d’autres d’un collectif violent: "Ségolène Royal a délivré un discours affirmant des valeurs de gauche, mais assorti de propositions économiques et environnementales clairement dans la continuité du libéralisme" (communiqué). Pourquoi, par conséquent, préférer la copie à l’original?
    - France Gamerre, présidente de Génération Ecologie (GE) et candidate à la présidentielle: "La candidate socialiste s'est bornée à égrener, comme il fallait s'y attendre, des mesures sociales. Ce n'est donc pas encore cette fois-ci que les mesures urgentes pour enrayer les catastrophes écologiques qui se précisent seront mises en oeuvre. Face à l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique, la candidate socialiste propose un bain d'eau tiède" (communiqué).
    - Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy: "Cette litanie de constats et ce catalogue de mesures n'expriment aucune politique d'ensemble susceptible de créer de la croissance et de l'emploi, donc du pouvoir d'achat" selon un communiqué. "On ne sait toujours pas", où Mme Royal "veut emmener notre pays dans les 5 ans à venir".

    Un catalogue non chiffré
    Les socialistes ont un rapport trouble à l’argent, mais s’agissant de celui des électeurs il est opaque…
    Juju Dray, le fourbe, comble tant bien que mal le vide et annonce une réforme fiscale pour financer le programme Royal, mais après le discours de Miss Boulettes, les Français(e)s n’ont toujours pas le droit d’en savoir plus: les entreprises et/ou les classes moyennes ? Suspens : il faudrait faire confiance…

    La droite sait en revanche ce que gérer veut dire et s’inquiète:
    - Yves Jégo, secrétaire national de l'UMP: "Dans la recette Royal, beaucoup de dépenses publiques, un Etat omniprésent, mais la candidate s'est abstenue de toute précision quant aux recettes financières de son projet" (communiqué).
    - Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du candidat UDF François Bayrou: "On nous avait annoncé que Mme Royal allait donner de la cohérence à son action ; elle a répondu à un cahier de revendications". En annonçant pour "60 à 70 milliards d'euros de dépenses, […] c'est oui à tout le monde" (déclaration à l'AFP). S’ils sont prêts à se faire taxer davantage ?...
    - Nicolas Dupont-Aignan, candidat "gaulliste et républicain": "Depuis plusieurs semaines, la candidate socialiste avait préféré le silence en s'appuyant sur ses supposés débats citoyens". Elle "vient de dévoiler un programme présidentiel qui multiplie les promesses démagogiques dont le financement n'est évidemment pas assuré", et cela "alimentera la surenchère de promesses entre les principaux candidats" (communiqué).

    Comment les jeunes seraient-ils séduits ?
    Parce qu’ils manquent de références mais ne demandent qu’à les acquérir.
    - France Gamerre (GE) leur fournit des éléments de réflexion sur France-Info, en déclarant aujourd’hui lundi: Dame Royal « n’a pas de pensée moderne, transversale.[…] C’est le même programme qu’il y a 50 ans. » La candidate se dit révolutionnaire mais son programme, c’est « de l’eau tiède. » Voilà en effet de quoi séduire les jeunes révolutionnaires chauds, chauds, chauds !
    - Bruno Gollnisch, N°2 du FN décrit sa technique:" dresser le constat critique de la situation à laquelle on a contribué avec ses amis". En "condamnant l'excès de réglementation", en "constatant la dégradation de l'école et de la famille", Mme Royal aurait "pris ou feint de prendre le contre-pied du PS" (communiqué).
    - Bruno Mégret, président du MNR et soutien de M. Le Pen: "Ségolène Royal n'a rien apporté de nouveau, elle a simplement repris tous les thèmes du socialisme le plus archaïque. Avec elle, ce serait toujours plus de prestations d'assistance mais toujours moins de richesse pour les financer" (communiqué).
    - Valérie Pécresse et Luc Chatel, porte-parole de l'UMP: "L'UMP s'étonne de ce que Mme Royal, après trois mois de débats pseudo-participatifs, d'esquive et de diversion (...) en revienne purement et simplement aux archaïsmes et aux vieilles recettes du programme du Parti socialiste". "Consolidation des 35 heures, retour des emplois-jeunes, police de proximité, SMIC à 1.500 euros et RMI jeunes... Vous avez aimé Lionel Jospin 1997... vous adorerez Ségolène Royal 2007!" (communiqué).