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lundi 14 septembre 2009

Municipales partielles: le MoDem fait élire le PS à Carcassonne

Cantonale de Saint Cyprien: le Nouveau Centre conserve sa mairie
Mairie de Carcassonne
La gauche dit merci à Bayrou
Soutenu au 2e tour par le MoDem (officiellement) et les Verts (implicitement), Jean-Claude Perez a nettement remporté dimanche le scrutin face au candidat UMP, Gerard Larrat, dont l'élection en 2008 avait été annulée pour fraude, permettant au PS de reprendre cette ville ancrée à gauche.
A la tête d'une liste d'union PS-PCF-PRG M. Perez a totalisé 54,03% des voix, contre M. Larrat qui a rassemblé 45,97 des suffrages sur son seul nom.
Le PS, hégémonique dans l'Aude, complète ainsi sa main-mise sur le département avec l'acquisition de cette ville de 45.000 habitants, après son succès en 2008 à la mairie de Narbonne, elle aussi longtemps administrée par la droite en milieu socialiste.
Perez, 45 ans, élu député en 1997 à l'âge de 33 ans, a été conseiller municipal de Limoux (Aude, 1989-1995), puis de Carcassonne (2001-2009). Il est actuellement membre de la commission de la Défense nationale de l'Assemblée Nationale.

Mairie de Saint Cyprien
Thierry Del Poso (Nouveau centre) a pour sa part été élu maire de Saint-Cyprien, station balnéaire des Pyrénées-Orientales secouée par une affaire de corruption.
Dans cette commune profondément enracinée à droite, Jacques Bouille (UMP) avait été maire pendant vingt ans, régulièrement élu au premier tour. Mis en examen et placé en détention en décembre 2008, notamment pour blanchiment, corruption et trafic d'influence, il s'était suicidé en prison le 24 mai 2009. Son successeur, Pierre Fontvieille, élu le 2 juin, avait à son tour et mis en examen et placé en détention le 10 juin, provoquant ensuite la démission du conseil municipal.
Le nouveau maire, candidat de la liste du Nouveau Centre soutenue par l'UMP, a obtenu 47,48% des voix devant la candidate PS Marie-Pierre Sadourny-Gomez (23,54%), et deux candidats divers droite, Jean Roméo (15,14%) et Claudette Guiraud (13,84%), dont l'investiture de l'UMP lui avait été retirée entre les deux tours car elle refusait de se retirer.

Mairie de Briançon
A Briançon, la liste PS devance l'UMP d'une courte tête au 1er tour. La liste PS de Gérard Fromm a devancé d'une courte tête dimanche de l'élection municipale de Briançon, celle de l'UMP, Monique Estachy, après l'invalidation par le Conseil d'Etat de l'élection du maire sortant Alain Bayrou (ex-UMP) pour infraction au code électoral. Le conseiller général Gérard Fromm, 65 ans, qui a obtenu 40,81% des voix, affrontera Mme Estachy, 69 ans, vice-présidente du Conseil Général des Hautes-Alpes, (39,67%), au second tour, le 20 septembre.

Mairie de Bernay (Eure)
La droite a conservé dimanche soir la mairie de Bernay dès le 1er tour d'une élection municipale partielle organisée à la suite de l'annulation du scrutin de mars 2008 par le Conseil d'Etat après des soupçons de pression.
La liste conduite par Hervé Maurey, proche du ministre de la Défense, Hervé Morin, lui aussi élu de l'ouest de l'Eure, l'avait emporté en mars 2008 au second tour avec 71 voix d'avance sur la liste de gauche. Mais le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin le 31 juillet en reprochant à Hervé Maurey d'avoir adressé une lettre personnelle à 77 familles d'une école privée locale dans laquelle il les mettait en garde contre une suppression de la subvention versée par la ville en cas de victoire de la gauche. Dans cette ville de 9.000 habitants, la liste conduite par le sénateur Hervé Maurey (NC), maire sortant invalidé, a obtenu 50,97% des suffrages. la droite a ainsi battu de 89 voix la liste de gauche emmenée par Gilles Launay (PS) qui en a réuni 49,03%.

Cantonale partielle de Mauléon (Deux-Sèvres)
Duel UMP/PS au 2nd tour dans l'ex-canton de M. Lambert et sur les terres de l'amère de Melle, Désirdavenir Royal.
Philippe Brémont, candidat sans étiquette, est arrivé dimanche en tête au premier tour de l'élection cantonale partielle de Mauléon (Deux-Sèvres), marqué par une abstention très élevée (66,97%). M. Brémont, qui a obtenu 2.161 voix, devance largement le socialiste André Hérault, qui a obtenu 924 voix, suivi de l'UMP, Gérard Albert (Albert, nom de famille), a recueilli 800 voix.
Cette cantonale partielle était organisée en raison de l'inéligibilité d'une année prononcée le 21 janvier 2009 par le tribunal administratif de Poitiers à l'encontre de Daniel Amiot (UMP). Il est reproché à M. Amiot d'avoir payé sa campagne électorale (4.000 euros) avec son chéquier personnel et non pas avec son compte spécial de campagne.
Bien qu'arrivé largement en tête, M. Brémont, maire de Nueil-les-Aubiers, commune dans laquelle M. Hérault est également conseiller municipal, n'a pas rassemblé sur son nom le quart des inscrits comme le prévoit la loi et un second tour est donc nécessaire.

Cantonale partielle de Nice
Victoire du candidat soutenu par l'UMP dans le 6e canton de Nice.
Soutenu par l'UMP, le candidat UMP-Nouveau Centre, Lauriano Azinheirinha, a largement remporté dimanche le second tour d'une élection partielle dans le sixième canton de Nice devant son adversaire socialiste. M. Azinheirinha, adjoint à l'éducation du maire de Nice, Christian Estrosi, a obtenu près de 60% des suffrages exprimés (59,44%) devant le socialiste Xavier Garcia (40,56%).
Le ministre Christian Estrosi (UMP) s'est félicité de ce résultat qui confirme "la solidité de nos positions à Nice" et constitue "une reconnaissance de l'action de notre municipalité, ainsi qu'un soutien au gouvernement de Nicolas Sarkozy". Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a souligné de son côté que le résultat de cette cantonale "démontre la capacité du Nouveau Centre, l'UDF d'aujourd'hui, à participer au renouvellement de la vie politique française".

Ainsi, l'ex-UDF joue-t-elle les arbitres en apportant ses voix tantôt à gauche, tantôt à droite.

mardi 26 juin 2007

Rétrospective PS : meeting Eurexpo de Lyon

Où est le Pacte présidentiel Royal?
Vendredi 27 avril 2007, Marie-sEGOlène Royal et ses chauffeurs de salle, Christiane Demontès, Najat Belkacem, Arnaud Montebourg, Jean-Jack Queyranne, Gérard Collomb, Dominique Strauss-Kahn, tenaient meeting à Lyon.
Belkacem croit déjà que ses 29 ans lui donnent un droit à siéger au Palais Bourbon.
Montebourg, en pleine hystérie : il s’est déjà annexé Bayrou !
Le débauchage de Bayrou n’est pas du débauchage, s’il est au profit du PS.
Sa Cynique Majesté Royal a entendu ‘ce que les Français voulaient’ : elle n’a entendu que les militants et n’a pas écouté la France.
Terne et sombre, elle se sait déjà battue: elle ne s'auto-suggestionne que sur la fin, selon la méthode artificielle de Le Guen, et leurre les ségogols.
Une seule candidate aurait adressé un appel contre l’abstention…
Ne pas lâcher la parole’. Qui parle ?
VOIR et ENTENDRE

Ségolène à Lyon envoyé par socialistes_du_Rhone

La 'saine' duperie de Royal était déjà à l'oeuvre.

lundi 18 juin 2007

Législatives: Juppé victime de l'abstention et du MoDem

Victime des circonstances...
N°2 du gouvernement Fillon, Alain Juppé est amené à présenter sa démission, à la suite de la réussite de sa concurrente socialiste.
Le 2° tour des législatives 2007 a connu le plus fort taux d'abstention depuis 1981.
40% d'abstentionnistes ne sont pas sans conséquences sur le scrutin : jamais depuis 1981 l'électorat de droite n'avait pensé que le scrutin était à ce point joué d'avance. Cet excès de confiance, partagé par l'appareil UMP, a été lourdement préjudiciable aux candidats.
Les causes sont plurielles:
1- la rumeur, lancée par les médias militants de gauche, prédisait un raz de marée bleu sur le Palais Bourbon. Dans sa grande naïveté, la droite y a cru et ne s'est pas mobilisée convenablement.
2- un défaut de communication du gouvernement a permis au PS de déformer le projet de TVA sociale. Aura-t-il appris -à ses dépens et un peu tard- qu'il convient de prévenir les attaques de l'opposition et ses possibilités de dévoiement des réformes à venir dans l'opinion, en prévoyant les angles d'attaque et en adaptant sa communication en conséquence?
3- un excès de pudeur, ou le vertige du succès, d'abord à la Présidentielle puis au 1er tour de la législative: la victoire pouvait être appelée sans complexes et l'abstention combattue avec détermination au deuxième tour, mais la droite semble avoir été impressionnée par la spirale de son propre succès et avoir craint les accusations de vampirisation du scrutin!

Bilan: l'opposition ne devrait pas pouvoir se plaindre d'une confiscation du pouvoir. Elle pourra tout à loisir, soit démontrer sa faculté de proposition et/ou exercer son pouvoir de contestation, soit aussi faire de l'obstruction comme au cours de la législature précédente, en déposant des amendements en masse... Il ne lui en effet est pas naturel d'être constructive !

Législatives 2007: le scrutin majoritaire a fait ses preuves

La proportionnelle n'est pas nécessaire
La gauche républicaine s'est dite par avance victime du scrutin majoritaire, mais a-t-elle à l'arrivée des raisons de se plaindre? La paranoïa a produit son effet sur certains, mais ses électeurs seront représentés et pourront se faire entendre, dans le respect des institutions de la V° République!...
La gauche radicale devra, quant à elle, s'interroger -avec lucidité- sur son implantation nationale réelle !
Les minorités violentes trotskistes et anarchistes se sont faites entendre dans la rue, ont été condamnées dans les urnes: les Français n'ont donc pas souhaité les entendre à l'Assemblée Nationale...

Législatives 2007: résultats du 2° tour

Résultats par circonscription
(source TF1-LCI)
ou
(source MSN)

Législatives 2007: la gauche a fait moins mal au 2° tour

Pas de raz de marée rose, ni de déferlante bleue.
Tout le monde est-il content?
Le PS et ses alliés de dernière heure arrivent au 2° tour au niveau de la droite au 1er tour !

Législatives : personnalités élues et battues

Législatives 2007: les personnalités
Voici la liste des principales personnalités élues ou battues dimanche au soir du second tour des élections législatives:
Les principales personnalités élues
Droite:
Christine Boutin
Michèle Alliot-Marie
Roselyne Bachelot
Jean-Pierre Soisson
André Santini
Patrick Devedjian
Patrick Balkany
François Goulard
Renaud Dutreil
Nadine Morano
Hervé de Charette
Catherine Vautrin
Maurice Leroy
Jean Tiberi
Eric Raoult
Renaud Muselier
Modem:
François Bayrou
Philippe Ksiazek
Jean Lassalle
Jean-Christophe Lagarde (MoDem ou Nouveau Centre?)
Gauche:
François Hollande
Laurent Fabius
Arnaud Montebourg
Jean-Marc Ayrault
Jean Glavany
Henri Emmanuelli
Christiane Taubira
Jean-Louis Bianco
Pierre Moscovici
Michel Sapin
Jack Lang
Julien Dray
Michel Delebarre
Dominique Strauss-Kahn
Aurélie Filippetti
Marylise Lebranchu
Michel Vauzelle
Alain Rousset
Delphine Batho
Claude Bartolone
Patrick Braouezec
Jean-Christophe Cambadélis
Elisabeth Guigou
Jean-Marie Le Guen
Daniel Vaillant
Verts
Yves Cochet
Noël Mamère

PCF
Marie-George Buffet
Alain Bocquet
Maxime Gremetz (dissident)
FN
Marine Le Pen

Les principales personnalités battues
Droite:
Alain Juppé
Léon Bertrand
Arno Klarsfeld
Alain Carignon
Jean-Louis Bruguière
Renaud Donnedieu de Vabres
Alain Marsaud
François d'Aubert
Philippe Bas
FN
Marine Le Pen
Modem
Jean-Marie Cavada
Gauche:
Vincent Peillon
Emile Zuccarelli
Jean-Pierre Chevènement
Jacques Mellick
Georges Sarre
Safia Otokoré
Patrick Mennucci
Georges Sarre
Roger-Gérard Schwartzenberg

mercredi 13 juin 2007

MoDem: Royal en flagrant délit de mensonge

Prise au piège de ses ‘saines’ magouilles politiciennes
Sa Cynique Majesté Royal affirme qu'elle n'est pas "dans des stratégies d'alliance" avec le MoDem...

Sa Cynique Majesté Royal estime pourtant que les remous internes provoqués au Parti socialiste par son appel à François Bayrou sont une "tempête dans un verre d'eau". Mardi soir, le bureau national du PS a en effet réaffirmé la ligne "pas d'accord, pas de désistement" en faveur du MoDem".

Michèle Alliot-Marie a observé que la candidate socialiste battue à la Présidentielle reste dans un schéma stratégique et ne se hausse toujours pas au niveau du débat d’idées.
Marie-sEGOlène Royal en est à sauver les meubles. Pathétique !

La conviction d’Arno Klarsfeld emportera l’adhésion

Législatives 2007 à Paris dans le 12e arrondissement
L'avocat Arno Klarsfeld face à la socialiste Sandrine Mazetier. Telle est l'affiche de la huitième circonscription de Paris. Les deux candidats sont au coude à coude à l'issue du premier tour : Arno Klarsfeld a rassemblé sur son nom 35,8% des voix, tandis que Sandrine Mazetier a obtenu 32,2% des suffrages. Les électeurs de Jean-François Pernin, MoDem, (12,3%) sont donc très courtisés.
La 8e circonscription de Paris, aujourd'hui détenue par l'UMP Jean de Gaulle, est stratégique. La perdre, ce serait mettre en péril les chances de victoire de la droite aux municipales l'an prochain. A gauche, l'enjeu est tout aussi crucial. Dans cette circonscription où Marie-sEGOlène Royal l'a emporté avec 900 voix d'avance face à Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, la réussite d’Arno Klarsfeld mettrait Bertrand Delanoë en situation de faiblesse au sein d'un PS très mal en point.

En 2005, Arno Klarsfeld fut sollicité par Nicolas Sarkozy, président de l'UMP et ministre de l'Intérieur, pour rédiger des rapports sur un certain nombre de thèmes ou pour exercer des missions de médiation.
Video: Ce qu'Arno Klarsfeld pense de Sarkozy
Arno klarsfeld envoyé par sarkozyfr

Lors du premier tour des élections législatives, Arno Klarsfeld (UMP) a rapidement gagné la sympathie des électeurs qui l’ont adopté dans le 12e arrondissement de Paris. Ils l’ont vu sillonner les rues et les marchés de Daumesnil à Picpus avec une belle énergie. Son look décontracté, son sérieux et sa compétence d'avocat ont visiblement plu à de nombreux électeurs. "Vous allez gagner, vous avez ma voix", "vos parents sont formidables". (Histoire des Klarsfeld : VIDEO )
Ca semble rouler pour Arno Klarsfeld.
Depuis qu'il est candidat de l'UMP dans la 8e circonscription de Paris, l'avocat médiatique s'initie aux joies de la politique, chaleureusement encouragé par les habitants du coin. Ce matin-là, jean-baskets et veste noire, il aborde, décontracté, les passants du marché du cours de Vincennes. Il serre des mains et fait la bise à tout va. Le staff de campagne est confiant. "Il apprend vite", glisse Jean-Pierre Bechter, son suppléant, pas peu fier de son poulain, en pleine discussion avec un charcutier.

Dans cette circonscription, la balle est au centre. Le candidat du MoDem Jean-François Pernin a en effet réalisé un score de 12,3%. Avec le vote des abstentionnistes du 1er tour, le report des voix centristes sera déterminant dans l'élection de dimanche. "L’arbitre" du match PS-UMP, comme il se définit lui-même, deviendrait le pivot avec lequel il faut s'allier. Pour le moment, Jean-François Pernin reste prudent. "Je ne penche vers personne. (...) Je me rangerai derrière la décision de mon parti le moment venu", explique-t-il. Le centriste, à l'instar du leader du MoDem, François Bayrou, n'a pas donné de consignes de vote à ses électeurs.
Tout reste donc encore à faire pour les deux candidats du PS et de l'UMP.

Bayrou ne fait pas confiance à Royal

Bayrou penche à droite ou à gauche à la tête du client.
Courtisé par le PS comme par l'UMP pour le second tour des législatives, Bayrou a choisi de ne pas donner de consigne de vote afin de bien marquer l'"indépendance" de son nouveau Mouvement Démocrate, expliquant vouloir faire de son parti, sa chose, "une formation politique nouvelle indépendante, qui ne se plie pas aux raisons ou aux oukases des autres formations". Dernier sursaut d'arrogance...
Car il faut bien observer que le MoDem a obtenu dimanche un score largement inférieur à celui de son leader à la présidentielle (18,57%), qui le place néanmoins en position d'arbitre dans de nombreuses circonscriptions, mais l’incite à plus de modestie.
Et afin d'"éviter toute ambiguïté" évidemment fortement ressentie, il a souligné n'avoir pas rappelé l'ex-candidate socialiste PS, qui lui avait laissé lundi un message téléphonique. "Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient ‘en fait ils sont passés à gauche’ ", a-t-il expliqué. Le fondateur du MoDem, arrivé troisième et donc éliminé au 1er round, s’était en effet distingué en débattant entre les deux tours de la présidentielle avec Sa Cynique Majesté Royal. Il devait annoncer finalement qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy et avait donc été accusé de préparer un changement d'alliance par la majorité des députés UDF, qui l'ont alors lâché pour le candidat UMP ! Voilà pour les principes et la galerie…

"Nous sommes indépendants." Ajoutons, 'indépendants, faibles et isolés'... "Il n'y a pas besoin de négociation avec le PS. Il n'y a pas besoin de négociation avec l'UMP", a-t-il fanfaronné mardi matin.
Dans le même temps, le président délégué de l'UMP, Jean-Claude Gaudin, annonçait mardi que le parti retirait son candidat dans la circonscription de François Bayrou, qui pouvait cependant se maintenir en forçant une triangulaire. "Il n'y a pas de compromission, il n'y a pas de négociation. C'est un geste que l'UMP souhaite faire à l'égard de François Bayrou", a assuré J.-C. Gaudin.
"Etant donné l'ambiance de la campagne, c'est une surprise", a sobrement commenté Bayrou, pourtant largement responsable du climat détestable de la campagne et qui ne pratique pas la politique de l'ouverture. Il est vrai que la décision de l'UMP est essentiellement symbolique puisque M. Bayrou, arrivé largement en tête, semblait assuré de conserver son siège.
Dans la seule autre triangulaire possible pour le MoDem, également dans les Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle est en revanche en ballottage défavorable, devancé par son concurrent UMP.

Le MoDem, qui présentait 535 candidats au premier tour pour 577 sièges, n'aura que six candidats encore en compétition dimanche, dont Jean-Christophe Lagarde (Ile de France), qui ménage tout le monde et refuse de dire s'il siégera avec Bayrou ou avec le Nouveau Centre (UDF) rallié à Sarkozy, s'il est élu.

Les critères d'évaluation des candidats? Tout en flou et en subjectivité ! Dans les circonscriptions où le candidat MoDem est éliminé, le message aux électeurs est de prendre en compte "la personnalité des candidats et la défense du pluralisme". Donnant sa bénédiction, F. Bayrou a par exemple réaffirmé mardi son "estime" pour l'ancien ministre socialiste en ballottage dans le Val-d'Oise.
Le MoDem de l'Isère a pour sa part appelé "à faire battre tout candidat condamné par la sécurité ou représentant un système marqué par la corruption ou les affaires", en allusion à Alain Carignon (UMP). Il semble bien parti pour l'emporter contre toute attente. A la différence de Bayrou, les électeurs ont déjà considéré que Carignon avait payé et pouvait rentrer dans le circuit. Ce qui est vrai de tous les condamnés, et pas seulement dans les banlieues...
Dans le Rhône, deux ex-candidats MoDem, dont l'ancien ministre Azouz Begag, ont appelé à voter PS,
alors que dans la Drôme, le député européen Thierry Cornillet s'est prononcé pour un UMP.

Royal et l’UMP ont regretté l'absence de consigne de Bayrou. "S'il est candidat au pouvoir, il faudra bien qu'il trouve des alliés, il ne pourra pas être dans un splendide isolement et attendre que tout le monde vienne à lui", a commenté le porte-parole du PS Julien Dray.
Et l’UMP Jean-Claude Gaudin a pour sa part ironisé : "A force de la tendre, la main, il va me venir des crampes" !

lundi 7 mai 2007

Sarkozy bénéficie d'un vote d'adhésion

Report des voix: un sondage Ipsos/Dell
Cette enquête pour Le Point, Europe 1, France 2 et 20 Minutes réalisée dimanche 6 mai précise que le vote pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle dimanche est largement un vote d'adhésion.
D'après , 77% des personnes ayant voté pour le candidat de l'UMP l'ont fait parce qu'elles avaient "envie qu'il soit président" et 18% pour "barrer la route à Ségolène Royal".
Pour la candidate socialiste, le vote d'adhésion atteint 55% et le vote de barrage 42%.
Nicolas Sarkozy semble avoir plus fait bouger les lignes de vote traditionnelles que sa concurrente.
Ainsi, 6% des personnes se disant "à gauche" ont voté pour Nicolas Sarkozy et 13% des personnes "plutôt à gauche", tandis que 3% des personnes "à droite" ont voté pour Ségolène Royal et 3% des personnes "plutôt à droite".
En revanche, parmi celles se décrivant comme "très à gauche" 0% ont voté pour Nicolas Sarkozy, tandis que 3% des personnes "très à droite" ont voté pour Ségolène Royal.

Quatre-vingt-dix-huit pour cent des électeurs se considérant proches de l'UMP ont voté pour Nicolas Sarkozy, 83% des sympathisants Front national et 66% des sympathisants UDF.

Les sympathisants des Verts ont voté à 32% pour le candidat de l'UMP, les sympathisants PS à 10%, les sympathisants PC à 12% et ceux de l'extrême gauche à 14%.
Les personnes se déclarant proches d'aucun parti ont voté à 55% pour Nicolas Sarkozy.

Parmi les électeurs de François Bayrou, 40% ont voté pour Nicolas Sarkozy, 38% pour Marie-sEGOlène Royal, 7% ont voté nul ou blanc et 15% se sont abstenus.

Ceux de Jean-Marie Le Pen ont voté à 63% pour le candidat de l'UMP, 12% pour Ségolène Royal, 5% nul ou blanc, et 20% se sont abstenus.

Soixante-et-onze pour cent des personnes interrogées souhaitent des ministres UDF au gouvernement, une proportion qui passe à 80% chez les électeurs de Nicolas Sarkozy.
Jean-Louis Borloo est le Premier ministre favori des Français (38%), devant Michèle Alliot-Marie et François Fillon, tous deux à 17%.

2007: carte des résultats de la présidentielle

Résultats département par département
Cliquer sur la carte pour accéder aux résultats par département

2007- Chiffres des résultats de la présidentielle

Résultats officiels
France entière (résultats complets)
2° Tour
Dimanche 6 mai 2007


Inscrits 44 472 363

Votants 37 343 469 - 83,97%
Abstentions
7 128 894 - 16,03%

% Votants
Blancs ou Nuls 1 569 450 - 4,20%
Exprimés 35 774 019 - 95,80%

Voix % Exprimés
M. Nicolas SARKOZY 18 983 408 - 53,06%

Mme Ségolène ROYAL 16 790 611 - 46,94%

1 er Tour
Dimanche 22 avril 2007

Inscrits 44 472 834 6
Abstentions 7 218 592 - 16,23%
Votants 37 254 242 - 83,77%

Nombre Votants
Blancs ou Nuls 534 846 - 1,44%
Exprimés 36 719 396 - 98,56%

Voix - Exprimés
M. Olivier BESANCENOT 1 498 581 - 4,08%
Mme Marie-George BUFFET 707 268 - 1,93%
M. Gérard SCHIVARDI 123 540 - 0,34%
M. François BAYROU 6 820 119 - 18,57%
M. José BOVÉ 483 008 - 1,32%
Mme Dominique VOYNET 576 666 - 1,57%
M. Philippe de VILLIERS 818 407 - 2,23%
Mme Ségolène ROYAL 9 500 112 - 25,87%
M. Frédéric NIHOUS 420 645 - 1,15%
M. Jean-Marie LE PEN 3 834 530 - 10,44%
Mme Arlette LAGUILLER 487 857 - 1,33%
M. Nicolas SARKOZY 11 448 663 - 31,18%

dimanche 6 mai 2007

Rendez-vous Place de la Concorde

Les électeurs de Sarkozy se rassemblent Place de la Concorde

Sarkozy, ELU, selon les sondages

Sarkozy très large vainqueur
Reuters l'affirme:

Nicolas Sarkozy a très largement remporté l'élection présidentielle française, selon les estimations et sondages sortis des urnes. Toutes les sources donnent le candidat de droite gagnant dans une fourchette de 53 à 55 % des voix, contre 45 à 47 % à sa rivale socialiste Ségolène Royal.
Un sondage de l'institut CSA donne un rapport 53-47 % en faveur du leader de la droite.
Ifop donne un avantage plus important encore (55 %) au candidat de l'UMP, contre 45 % à Mme Royal.


Les instituts CSA, Ifop et TNS Sofres prévoient une participation record de 85% à 86%. Au premier tour le 22 avril, la participation finale était de 83,77 %, témoignant d'une forte mobilisation des quelque 44,5 millions d'électeurs, dont 3,3 millions d'inscrits supplémentaires par rapport à 2002.
Les envoyés spéciaux de la Radio Suisse Romande à Paris décrivent la liesse des partisans de Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP et la « chappe de plomb » tombée sur ceux de Ségolène Royal dès la diffusion des premières estimations.

Le jour tant attendu du choix pour cinq ans

Nous aurons bientôt un nouveau président.
Faisons confiance aux Français et Françaises.
Leur choix démocratique majoritaire s'impose à tous.

samedi 5 mai 2007

Sarkozy a besoin de tous

Le peuple de France a besoin de lui

SES ENGAGEMENTS POUR TOUS
Il faut maintenant choisir et
FAIRE LE BON CHOIX !

L'équipe Sarkozy s'indigne du chantage au chaos de Royal

L'équipe Sarkozy s'indigne des propos de Royal

Non Mme Royal, ce n’est pas vous ou le chaos !

A deux jours du second tour des élections présidentielles, Mme Royal continue de refuser le débat d’idées et persiste à lancer des anathèmes et des attaques personnelles. Ce matin, sur RTL, la candidate socialiste n’a même pas hésité, à bout d’arguments, à affirmer que la candidature de Nicolas Sarkozy faisait planer un « risque » pour la France, « par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays ».

Nous tenons à déclarer avec la gravité et la solennité, que ces déclarations sont inadmissibles et irresponsables de la part de quelqu’un qui prétend occuper les plus hautes fonctions de la République. En vérité, c’est une bien étrange conception de la démocratie qu’a Mme Royal. Dans un débat démocratique, on ne peut impunément proférer des menaces et des intimidations dans le but de chercher à dissuader la majorité des électeurs de voter pour l’autre candidat.

Ce n’est ni en cherchant à faire peur aux Français, ni en proférant des invectives personnelles que Mme Royal arrivera à les convaincre de voter pour elle, mais en proposant des réponses concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, comme le fait depuis le début de la campagne Nicolas Sarkozy.

Rachida DATI Xavier BERTRAND

Royal déchaîne sa haine

Lesdangereux mauvais sentiments de Royal.
Texte de l'entretien publié par RTL

Ségolène Royal répond à Jean-Michel Aphatie le 04/05/2007 à 10h38 sur RTL
Après Nicolas Sarkozy la veille, la candidate socialiste à la Présidentielle était l'invitée de RTL vendredi matin. Elle a mis en garde contre "les risques" que représentent "les violences et les brutalités" que déclencherait l'élection de son rival UMP. Elle ne baisse pas face aux sondages qui lui sont défavorables.

- Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Ségolène Royal.
+Ségolène Royal : Bonjour.
- Il y a une alerte rouge sur votre campagne. A 48 heures du second tour de scrutin, tous les sondages donnent Nicolas Sarkozy vainqueur. L'écart se creuse même. Selon la dernière étude TNS-Sofres pour RTL - LCI et le Figaro, 54,5 % d'intentions de vote se portent sur Nicolas Sarkozy et seulement, 45,5 % sur vous. Ségolène Royal, êtes vous inquiète ?
+Ne prenez pas une voix si triste !
- Ah ben, je ne suis pas triste !
+Ecoutez, il y a eu...
- Le moment est solennel tout de même...
+Il n'est pas grave !?Il y a plus de 150 sondages, tous les sondages m'ont donné perdante. Une élection n'est pas faite par les sondages. Donc moi, je me bats jusqu'au bout pour convaincre les Français. Vous savez, ce qu'ont donné les précédents sondages par rapport à la précédente élection présidentielle et même par rapport...
- Ils ne se sont pas trompés au premier tour ?
+Oui, je ne pense pas qu'ils avaient prévu que Lionel Jospin serait éliminé au premier tour de l'élection présidentielle.
- Et je parlais du premier tour de l'élection de 2007...
+Oui. Mais je parlais, moi, de l'élection présidentielle précédente.
- Nous ne parlions pas de la même chose...
+Voilà. Donc, je crois qu'il faut mobiliser jusqu'au bout et faire comprendre aux Français qu'elle est le choix qui est aujourd'hui devant eux. Voilà. Moi je pense que le choix de Nicolas Sarkozy est un choix dangereux et donc, je ne veux pas que la France soit orientée vers un système de brutalités. Lorsqu'un candidat ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires, sans être entouré de 300 policiers comme lorsqu'il a essayé de s'y rendre encore récemment, je pense qu'en effet, ce n'est pas la France que nous voulons. Moi je veux que la fracture sociale ne soit pas le destin de la France de demain et je suis convaincue que pendant ces deux derniers jours, les Français vont réfléchir à ce qu'ils veulent pour notre pays.
- François Bayrou indique qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Mais il refuse de dire explicitement qu'il votera pour vous. Quand on est un responsable politique qui a recueilli 7 millions de voix, au premier tour d'une élection présidentielle, est-ce que ce n'est pas manquer de clarté et de courage de ne pas dire explicitement son choix, Ségolène Royal ?
+ Non, je pense qu'il le fait à la fois subtilement et de façon responsable vis-à-vis de ses électeurs qui ne souhaitent pas de consigne de vote ; et en même temps, il a été suffisamment clairvoyant et suffisamment dur dans son constat et juste dans ce qu'il a exprimé par rapport au système UMP, au système Sarkozy, à ce que cela représenterait comme je le disais à l'instant, comme danger pour la France en terme de concentration des pouvoirs, en terme de brutalités, en terme de mensonges aussi sur des choses qui sont affirmées avec un aplomb invraisemblable et contraire à la vérité. Donc, François Bayrou a eu le courage de dire tout cela ; et je crois qu'aujourd'hui lorsqu'il dit clairement qu'il ne votera pas pour le candidat de la droite dure, il agit selon les convictions et selon l'idée qu'il se fait de l'intérêt du pays.
- Mais il ne dit pas qu'il votera pour vous. Il peut voter blanc.
+Ah mais c'est sa liberté, bien sûr !
- Vous n'êtes pas certaine, Ségolène Royal, qu'il votera pour vous ?
+Mais non. Je ne fais pas d'intrusion dans le secret de l'isoloir.
- Mais alors sur quelle base pouvez-vous dire, puisque vous l'avez dit hier : "Ma décision est prise. Si je suis élue, je travaillerai avec le centre, avec François Bayrou en particulier". S'il ne vote pas pour vous, sur quelle base pouvez-vous travailler avec lui ?
+Mais parce que je rénove la Politique.
- Ah !?
+Bien sûr.
- En travaillant avec des gens qui ne votent pas pour vous ?
+Oui, bien sûr.
- C'est audacieux ?
+C'est très audacieux. Mais je pense que la France aujourd'hui en a besoin. La France a besoin d'être débloquée et contrairement au candidat de la droite dure, je ne suis pas la femme d'un clan, je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd'hui fonctionne comme de véritables tracts. Je regardais, hier, les informations sur LCI, une fois de plus... et le résumé qui était fait du débat que nous avions eu ensemble. A croire cette chaîne, c'est moi qui avais tout faux et c'est Nicolas Sarkozy qui avait tout juste. On ne relevait même pas la grave erreur qu'il a commise pour quelqu'un qui est candidat à l'élection présidentielle : de confondre pour l'Iran le nucléaire civil et le nucléaire militaire... On ne rappelait pas que sur l'EPR, il avait fait cette grave faute de confondre la troisième et la quatrième génération de centrale. Donc, je crois qu'il y a là un candidat qui est lié aux puissances médiatiques et financières, comme l'a dit d'ailleurs François Bayrou et de l'autre, une France qui précisément ne veut pas que le Pouvoir continue à être concentré entre les mains d'un même système qui est au Pouvoir depuis cinq années. Et moi, je veux débloquer le système politique. Je crois que lorsqu'il y a un affrontement bloc contre bloc, ce n'est pas la France qui gagne. Au contraire ! Et en effet, ma main tendue vers les centristes, quelque soit le vote intime de François Bayrou, reste là parce que je pense que c'est en élargissant une Majorité que l'on peut faire à nouveau avancer le pays en reprenant un certain nombre d'idées sur l'Etat impartial, sur la question de la lutte contre la dette, sur une vraie réforme de l'Europe qui corresponde à l'aspiration des citoyens.
- Il est assez rare que dans le procès général que les responsables politiques ont fait aux médias durant cette campagne, une chaîne, précisément, soit citée. Vous l'avez fait. Vous l'assumerez comme çà ?
+Oui, bien sûr. De toute façon, tout le monde le sait. Tout le monde le voit. Et je ne vois pas pourquoi j'aurai la langue de bois et je ne dirai pas les choses telles qu'elles sont aujourd'hui.
- Sans doute cette chaîne vous répondra ! "Ma décision est prise, dites-vous, pour le travail avec les centristes". Pensez-vous que les dirigeants socialistes sont d'accord avec votre décision qui est une décision solitaire finalement ?
+Mais vous savez, il faut toujours des éclaireurs pour assurer une mutation de la politique, pour moderniser la politique. Et aujourd'hui, j'ai cette responsabilité là en lien direct avec le pays.J'ai compris que les Français ne voulaient plus qu'il y ait comme ça des alternances brutales et schématisées d'un camp contre un autre. J'ai entendu les valeurs qui sont défendues par les électeurs du centre et par François Bayrou en particulier. Et sur certaines de ces valeurs, je me reconnais, en particulier sur les valeurs liées à l'humanisme, au respect de la personne humaine, au refus du mensonge, au refus de la concentration des pouvoirs, au refus de la défense d'un certain nombre d'intérêts, au refus du creusement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres parce que c'est cela le programme de Nicolas Sarkozy.C'est cela que la France sera demain si Nicolas Sarkozy est élu. Et ma responsabilité, aujourd'hui, c'est à la fois de lancer une alerte par rapport au risque de cette candidature et par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays. Tout le monde le sait mais personne ne le dit. Y'a une sorte de tabou sur ce qui se passe...
- Il y aura des violences, s'il est élu ?
+Il y a une sorte de tabou, vous le savez, sur ce qui...
- Il y aura des violences si Nicolas Sarkozy est élu ?
+Je le pense. Je le pense. Un candidat qui ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires sans susciter des mouvements qui le conduisent et qui le contraignent à être encadré par plusieurs centaines de policiers, je pense, en effet, qu'il a créé dans le pays et en étant uniquement à la tête d'un parti - parce qu'il reste, aujourd'hui, président de l'UMP (ce qui ne s'est jamais vu depuis le début de la Ve république) -, je pense, en effet, qu'il y aura des tensions très fortes dans le pays parce qu'il a multiplié les provocations et les violences verbales, en particulier à l'égard des quartiers populaires.
- Mais si Nicolas Sarkozy est élu......
+Je crois, en effet, que cette candidature est dangereuse ; et c'est pourquoi je demande aux électeurs de bien réfléchir pendant ces deux derniers jours de campagne.
- Si Nicolas Sarkozy est élu, il le sera démocratiquement. Les violences si elles existaient, elles seraient illégitimes ? Nous en sommes d'accord ?
+Mais il faut qu'il se demande pourquoi il en suscite autant. Je crois qu'il en est aussi responsable.
- Il n'y a pas de violences encore aujourd'hui ?
+Non, mais il y a des violences verbales. Il y a une attente très tendue dans un certain nombre de quartiers. On le sait. Il a encore récemment lors de son dernier meeting à Bercy utilisé un certain nombre de propos qui ne sont, je crois, pas dignes d'un candidat à la présidence de la République, en tout cas qui ne sont pas conformes aux valeurs républicaines lorsqu'il parle de liquider "Mai 68", lorsqu'il dit qu'il va re-formater les Français, lorsqu'il fait acclamer le mot de "karcher", je pense qu'il flatte ce qu'il y a de plus sombre dans l'être humain.Et moi, je veux, au contraire, encourager ce qu'il y a de plus clair. Je veux encourager la lumière qu'il y a dans toute personne humaine parce que je crois que la France a besoin de paix civile, de réconciliation, d'être réformée sans brutalités, de vérités de la parole politique et aussi d'ouverture et d'élargissement d'une majorité pour que toutes les bonnes idées et toutes les sensibilités le plus largement possible, soient rassemblées pour réformer la France.
- C'est vous ou le chaos, Ségolène Royal ?
+Ce n'est pas ce que je dis ! Mais il y a quand même quelque chose de vrai dans cette vision des choses. Je crois qu'en effet, Nicolas Sarkozy a accumulé au cours de cette campagne, à la fois les contre-vérités, un certain nombre de mensonges, y compris sur la question de la sécurité puisque depuis qu'il est ministre de l'Intérieur, il y a eu 30% d'augmentation des agressions depuis 2002. Il a menti aussi sur la question des retraites en prétendant que l'équilibre des retraites était assuré, ce qui n'est pas exact. Donc, il a - avec un aplomb - multiplié, y compris des promesses qu'il ne pourra pas tenir. Il a promis à tous les Français la suppression des droits de succession, le bouclier fiscal alors que le pays est gravement endetté. Donc, quand en effet, un candidat a autant d'aplomb pour dire des mensonges, des contre-vérités et qu'en même temps, il ne peut pas se déplacer sur l'ensemble du territoire national, oui je pense que cette candidature est à risques.
- La campagne se termine sur un mode assez dur. Merci Ségolène Royal.

C'est obsessionnel et pathologique.
Est-elle consciente de son état et de SES violences verbales?
Pour le respect des électeurs de Sarkozy, elle repassera! En 2012?

Chat politique avec Xavier Bertrand

Il s'agit d'éclairer les indécis.
Proposition du site du magazine Le Point
LIRE
La campagne présidentielle avec Xavier Bertrand

04/05/2007 - Modérateur Nidam Abdii, saisi par Françoise Vernat - ©
"En démocratie, il vaut mieux choisir plutôt que voter blanc."
Question de Sophie: Douze ans que la droite est au pouvoir, et Sarkozy a quand même réussi à faire croire qu’il incarnait la rupture…Comment a-t-il fait ?
Xavier Bertrand : Première des choses, douze ans de pouvoir, n’exagérons pas, n’oublions pas les années 1997-2002 pendant lesquelles c’est Jospin qui a exercé le pouvoir. Sans oublier, non plus, la sanction des électeurs qui en 2002 ne l’ont pas porté au second tour. Par ailleurs, N. Sarkozy a clairement montré qu’il incarnait une rupture par rapport aux années passées, sa façon d’agir, sa façon de s’exprimer ont été clairement reçues par les électeurs comme la garantie du changement.
Question de Dominique: Monsieur Sarkozy veut incarner le changement, comment peut-il réellement le faire en ayant à ses côtés des personnalités qui composent déjà pour la plupart le gouvernement actuel ? Où est réellement le changement ?
Xavier Bertrand: Quand on regarde son équipe de campagne, François Fillon est expérimenté mais pas ministre sortant, ses porte-parole ne sont pas non plus ministres sortants, moi j’ai quitté aussi mes fonctions et il y a une génération autour de Sarkozy, Rachida Dati notamment, Valérie Pécresse, Nathalie Koschusko-Morizet, Rama Yade, Laurent Vauquier, Luc Chatel entre autres qui symbolisent cette génération. Mais il est important aussi de pouvoir compter sur l’expérience d’autres : Borloo, Michèle Alliot-Marie, par exemple.
Question de CLARA: Ségolène a montré plus d’autorité lors du débat. La France n’a-t-elle pas besoin de quelqu’un de cette stature, plus que d’un technicien comme le candidat de l’UMP ?Xavier Bertrand: Elle a surtout montré une véritable agressivité, lors de ce débat, Mme Royal, et je pense qu’il a été clairement établi que la sérénité était du côté de Nicolas Sarkozy, maîtrise des dossiers, maîtrise de soi, voilà les qualités qu’on attend d’un président, et c’est Nicolas Sarkozy qui les incarnait.

Question de Moulai: D’après vous, s’il est élu, M. Sarkozy doit-il lancer les réformes les plus difficiles dès cet été (service minimum, régimes spéciaux, etc.) ?
Xavier Bertrand: Un calendrier précis a déjà été proposé car le changement doit se faire sans tarder, dans la clarté. Le service minimum doit devenir réalité avant fin 2007, la réforme des régimes spéciaux devant s’engager en 2008 comme prévu, au titre des rendez-vous de la réforme des retraites. Les autres mesures, comme l’exonération des heures supplémentaires, des intérêts d’emprunt, les peines planchers pour les multirécidivistes intervenant dès l’été 2007, pour ne citer que quelques-unes de ces mesures…
Question de Jean-Pierre: Pouvez-vous donner des précisions sur l’accueil des enfants "handicapés mentaux"(terme utilisé par Mme Royal) à l’école ? 7000 places auraient été supprimées. Ceci est important car beaucoup d’indécis se posent des questions.
Xavier Bertrand : Ce qu’elle a dit était totalement faux. Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 89 000 en 2002 à 160 000 en 2007, chiffres officiels disponibles par exemple sur les sites du ministère, confirmés par les associations. Le nombre de postes de personnes qui s’occupent de ces enfants handicapés en milieu scolaire a augmenté de 80 %. Voilà la réalité, en sachant que la loi de février 2005 a accéléré encore ces efforts. Maintenant, N. Sarkozy veut aller plus loin encore, en mettant en place un droit opposable qui garantira réellement pour chaque enfant handicapé une scolarisation adaptée. J’ai été choqué par le ton de Mme Royal qui a voulu polémiquer sur un sujet qui devrait échapper vraiment à la polémique.
Question de faris Dans chacune de vos interventions, vous dites toujours que la candidate Mme Royal n’a pas de programme ou qu’il est flou. N’est-ce pas insulter les 9 millions d’électeurs qui ont voté pour elle au premier tour ? Pensez-vous que ces électeurs soient des "moutons" qui ne réfléchissent pas et qui votent à l’aveuglette ? Ne faut-il pas un peu d’humilité ?
Xavier Bertrand: Je persiste et signe, à savoir qu’un catalogue de promesses ne fait pas un projet de société. D’ailleurs dans le débat de mercredi, on voit bien que Ségolène Royal, si elle a présenté certaines orientations, n’a pas précisé le mode d’emploi de ces réformes, ce qui est pourtant indispensable pour pouvoir juger de la crédibilité d’un projet. Elle n’a pas non plus apporté de réponses précises aux questions précises sur les 35 heures, le pouvoir d’achat, les retraites, l’adhésion de la Turquie à l’UE. L’immigration, par ailleurs : la campagne que nous avons menée a été une campagne républicaine et donc respectueuse ; ce respect, je le porte à l’ensemble des électeurs.

Question d’Arkadia :Même si l’histoire pour le moment lui donne raison, Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas pris un risque fou en se limitant devant Ségolène Royal, lors du débat du 2 mai ? Le côté impertinent ou incisif, dont il a fait preuve par exemple devant M. Le Pen dans une émission télévisée, fait partie des moments de communication qui lui ont donné sa dimension médiatique actuelle. Etait-ce une stratégie voulue, délibérée, calculée ?
Xavier Bertrand: Ne comparons pas ce qui n’est pas comparable, nous étions mercredi dans un débat pour l’élection présidentielle, il s’agissait de faire valoir les projets de chaque candidat, pas de se livrer à une joute qui n’aurait pas été au niveau du débat… je pense que ce qui intéressait les Français, c’était de voir les différences entre les propositions et les personnalités des candidats…

Question de retry01: Pourriez-vous me dire exactement ce que sera la politique "éducation nationale" de M. Sarkozy ? N’est-ce pas dans ce secteur qu’il faudrait ajouter du personnel, alors que nos enfants sont à plus de vingt-cinq par classe ?
Xavier Bertrand: Ce n’est pas le cas partout, d’ailleurs, dans les collèges qui ont besoin d’aide renforcée, Nicolas Sarkozy voudrait même que les objectifs soient de dix-sept par classe. L’élu local que je suis peut aussi témoigner que la réalité n’est pas toujours de vingt-cinq par classe. Nous savons bien également que l’Éducation nationale ne se résume pas à une question de moyens, mais bien d’orientation et de priorités. Avec la mise en place, notamment, d’un service public de l’orientation qui est une vraie priorité.

Question d’Eric Lurien: Comment Monsieur Sarkozy peut-il prétendre vouloir être transparent à l’égard des Français alors qu’il ne l’est déjà pas à l’heure actuelle concernant les "vrais" chiffres du chômage ou bien encore quand il manipule les chiffres concernant les voitures incendiées dans la nuit du 31 décembre dernier ?
Xavier Bertrand: Il est quand même surprenant que quand les chiffres du chômage sont régulièrement à la baisse, on se pose la question de la fiabilité de ces chiffres, alors que quand ils étaient à la hausse, jamais l’opposition ne les avait remis en cause. La question sur la fiabilité du thermomètre me laisse quand même très perplexe. La vérité est que chacun s’accorde à reconnaître la tendance nette et constante sur les chiffres du chômage qui diminuent ; c’est une excellente chose, avec le taux le plus bas depuis vingt-cinq ans, et nous nous fixons un autre objectif : parvenir au plein-emploi en cinq ans, soit un taux de chômage de 5 % au bout de cinq ans… Concernant les chiffres des délits, là aussi les outils statistiques n’ont jamais changé, quels qu’aient été les gouvernements, ce qui permet de constater que ces crimes et délits avaient augmenté de 17 % de 1997 à 2002 et qu’ils ont baissé depuis 2002 de plus de 9 %.

Question de Mitch: Que pensez-vous de l’attitude de Mme Royal qui en vient presque à menacer les Français de violences et d’émeutes si M. Sarkozy est élu dimanche 6 mai ?
Xavier Bertrand: Cette attitude n’est pas responsable, pas digne, et personne ne peut utiliser l’expression « moi ou le chaos » comme l’a fait Mme Royal ce matin sur RTL… Dans une campagne présidentielle les Français attendent des arguments, pas des slogans.

Question de LALA: Le gouvernement actuel est en place jusqu’à l’arrivée du nouveau président de la République. Si M. Sarkozy est élu, je suppose qu’il choisira un nouveau Premier ministre et donc un nouveau gouvernement. Ou alors, attendra-t-il la fin des législatives pour connaître la majorité qui sera élue à l’Assemblée nationale ?
Xavier Bertrand: La première des choses c’est que l’élection présidentielle n’est pas encore terminée, deuxièmement un gouvernement sera mis en place sitôt le nouveau président installé, et cela avant les législatives…

Question de noemie: Y aura-t-il un rejet définitif des bayrouistes si Sarko est élu, ou négociation pour les législatives ?
Xavier Bertrand: Nicolas Sarkozy a toujours indiqué que la majorité présidentielle qu’il souhaite constituer s’appuierait sur plusieurs pôles, celui de la droite républicaine, celui du centre et même un pôle de gauche avec des personnalités de gauche… à qui il serait demandé de ne rien renier, ni leurs idées, ni leurs amitiés, ni leur fidélité.

Question de droitetoute: Vous aussi, vous ratissez large, de Roger Hanin à Claude Allègre en passant par Besson, Attali et j’en passe… Pour quelqu’un comme moi qui s’apprête à voter blanc, quels sont vos arguments, pour me faire changer d’avis ?
Xavier Bertrand: En démocratie, il vaut mieux choisir plutôt que voter blanc. Qu’avec le socialisme de Mme Royal, qui incarne le conservatisme, car le socialisme français est tout sauf moderne - il n’a rien à voir, ni avec le socialisme allemand, ni avec l’anglais ni avec l’espagnol - il n’y a aucune autre perspective que le retour aux années Jospin, soit dix ans en arrière… Que par ailleurs Nicolas Sarkozy souhaite une France qui réussit, qui va de l’avant et qui donne sa place à chacun… c’est-à-dire un projet de société centré sur la valeur du travail, qui donne toute sa place à l’identité nationale et renforce la cohésion sociale…
Question de francis: Après le débat de mercredi, aucun des deux candidats n’a parlé de la défense nationale, nous sommes tout de même des citoyens français et donnons tous les jours notre savoir-faire et savoir-être dans le monde comme pour notre mère patrie. En effet, quelles sont les nouvelles structures pour les salaires, la vie familiale, les conditions de travail, car si dans notre société tout va mal, l’armée aussi est malade, nous formons un des maillons de la France, mais pas grand monde parle de nous. Quelles seront vos actions à l’UMP pour nous, enfants de France ?
Xavier Bertrand: Le débat de mercredi était prévu pour durer deux heures, il a duré deux heures quarante, mais de nombreux sujets n’ont pu être traités complètement. En revanche Nicolas Sarkozy est intervenu dans la campagne à de nombreuses reprises sur le thème de la défense, en parlant de la place des personnels tout autant que de la question des matériels ; il a effectué des déplacements sur la question de la défense.
Question de sandrine: Les Français semblent voter contre un candidat et non pas pour celui qu’ils veulent voir gouverner. De plus la cohabitation leur a plu dans les années précédentes. Ne craignez-vous pas les élections législatives, dont personne ne paraît s’inquiéter ? Notre futur président doit pouvoir avoir un gouvernement de sa majorité afin de mettre en place ses idées.
Xavier Bertrand: Je crois au contraire que cette fois-ci, les Français veulent émettre un vote positif. C’est-à-dire ne plus voter contre mais pour. Par ailleurs, concernant les législatives, les Français aiment la clarté et la cohérence, et je suis persuadé que le président élu aura une majorité pour gouverner.
Question de roberto: Finalement, n’avez-vous pas l’impression que les Français jouent quand même l’alternance, puisque Chirac n’était pas vraiment à droite ?
Xavier Bertrand: Ils veulent un vrai changement, ils sont très nombreux à exprimer un sentiment d’exaspération, et ils veulent que le changement s’opère très rapidement.
Question de vv: À mon avis, il faut faire plus d’efforts pour expliquer l’essentiel du programme économique. La plupart des Français ne se rendent pas compte du danger de la situation actuelle et du désastre économique inévitable sans mesures urgentes.
Xavier Bertrand : Alors, tout d’abord Nicolas Sarkozy a adopté, durant toute cette campagne, un langage de vérité, il a parlé sans tabou, sans détour ; il a porté les différents débats, expliqué comment il mettrait en ?uvre son programme, il a annoncé des mesures comme le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, de façon à rendre crédible la réduction du poids de la dette.
Question de moulai:D’après vous, la tendance fournie par les derniers sondages peut-elle être contredite dimanche ?
Xavier Bertrand: Je ne me fie pas aux sondages, ils donnent une tendance, ce sont les thermomètres de ce que les Français ont pu penser hier ou avant-hier, mais pas les baromètres de ce qui va se passer précisément dimanche.
Question de philippe: Si Nicolas Sarkozy est élu, va-t-on assister à une régression des droits des homosexuels en France, notamment sur les discriminations et sur l’union des homosexuels ?
Xavier Bertrand: Je ne vois absolument pas ce qui peut permettre de penser cela. Rien dans les actions de Nicolas Sarkozy, rien dans ses propos qui permette d’exprimer de telles affirmations. Bien au contraire, la lutte contre les discriminations reste une priorité pour nous…

A vous de voir...