POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Henri Guaino. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Henri Guaino. Afficher tous les articles

dimanche 27 avril 2014

40 parlementaires appellent à changer l’Europe

La France doit prendre ses responsabilités et demander à nos partenaires de se prononcer

Un groupe de 39 parlementaires* UMP emmené par Henri Guaino, député des Yvelines et Laurent Wauquiez, député de la Haute-Loire, plaide pour une remise en cause profonde de la politique européenne.


Après la Seconde Guerre mondiale, les pères fondateurs de l’Europe avaient fait partager aux peuples européens leur
grand rêve d’union, pour que les tragédies du passé ne recommencent jamais, pour que notre continent, rassemblant ses moyens et ses volontés, fasse entendre sa voix dans le monde, y défende ses idées, ses principes et ses intérêts, pour que nos nations s’ouvrent les unes aux autres, et tirant ensemble le meilleur parti de leurs forces productives, s’engagent durablement sur le chemin de la prospérité.
Qu’avons-nous fait de ce grand rêve?
Beaucoup d’Européens de cœur et de raison se posent désormais cette question: ceux qui ont répondu oui lorsqu’on leur a demandé d’approuver le traité de Maastricht ou la Constitution européenne, parce qu’ils ne voulaient pas sacrifier une si belle espérance, et ceux qui ont dit non parce qu’ils ne voulaient pas approuver ce qui, à leurs yeux, entraînait l’Europe et la France sur la voie du déclin.
  • Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés, creusé un fossé d’incompréhension entre les peuples et les responsables politiques, nourri la montée des populismes et des extrémismes.
Sans nier les responsabilités des gouvernements nationaux, à commencer par les nôtres, force est de constater que trente années de dérives ont condamné l’Europe à devenir une machine bureaucratique qui réduit, jour après jour, l’espace des libertés et de la démocratie. Trente années d’aveuglements ont installé durablement sur notre continent le chômage de masse, l’exclusion, la stagnation économique. Trente années de renoncements ont provoqué une profonde crise identitaire, mis à mal la cohésion des sociétés, creusé un fossé d’incompréhension entre les peuples et les responsables politiques, nourri la montée des populismes et des extrémismes. Si nous ne voulons pas que le rêve tourne au cauchemar et que reviennent les vieux démons qui ont été à l’origine de tant de malheurs, il faut changer d’Europe.
  • L’austérité aveugle qui détruit la croissance et creuse les déficits, ça ne peut plus durer.
Au point où nous en sommes, le temps n’est plus à la valse-hésitation des ajustements à la marge du Meccano institutionnel. L’urgence est aux remises en cause profondes. Notre pays doit prendre ses responsabilités et demander à nos partenaires de se prononcer. Le risque de crises circonscrites est moins grand que celui d’une crise générale qui pourrait tout emporter. Souvenons-nous de la chaise vide du général de Gaulle qui sauva la politique agricole commune. (Lire ici sur Gaullisme.fr)
L’austérité aveugle qui détruit la croissance et creuse les déficits, ça ne peut plus durer.
La politique monétaire qui fait peser sur l’Europe tout entière le spectre de la déflation et ruine la compétitivité de nos entreprises, ça ne peut plus durer.
L’ouverture sans contrepartie à toutes les concurrences déloyales, à tous les dumpings, ça ne peut plus durer.
La politique de la concurrence qui interdit toute politique industrielle et qui met les entreprises européennes à la merci de leurs concurrents, tellement plus habiles, c’est un comble, pour se protéger dans leur pays, ça ne peut plus durer.
La libre circulation poussée à l’excès qui interdit tout contrôle des déplacements de populations à l’intérieur de l’Europe pouvant mettre en péril la cohésion de nos sociétés et qui va jusqu’à mettre en concurrence, sur notre sol, nos salariés avec des salariés qui supportent trois fois moins de charges sociales, ça ne peut plus durer.
Le dumping fiscal et social à l’intérieur de l’Europe, ça ne peut plus durer.
Les frontières extérieures de l’Espace Schengen qui laissent passer des flux d’immigration incontrôlés, ça ne peut plus durer. L’élargissement sans fin, ça ne peut plus durer.
  • De ce constat, il nous faut maintenant tirer des conclusions politiques en rupture avec les atermoiements des dernières décennies.
L’Europe désarmée, l’Europe qui ne défend pas ses intérêts dans le monde, l’Europe qui est la variable d’ajustement de toutes les politiques de change, de toutes les politiques commerciales, de toutes les politiques migratoires du monde, l’Europe qui empêche ses nations de se protéger et qui ne les protège pas, l’Europe qui étouffe sous une masse de règlementations, l’Europe qui se construit contre les États et la souveraineté des peuples, ça ne peut plus durer.
De ce constat, il nous faut maintenant tirer des conclusions politiques en rupture avec les atermoiements des dernières décennies. Notre famille politique doit le faire. C’est son devoir si elle ne veut pas livrer notre pays à des aventures dangereuses et sans lendemain auxquelles pourraient conduire la colère et le désespoir de ceux, de plus en plus nombreux, qui souffrent et qui ont le sentiment de ne plus être maîtres de leur vie.
Ne nous y trompons pas: se résigner à inscrire la politique de la France dans le cadre d’une construction européenne à la dérive sans le changer profondément serait moralement inacceptable et politiquement intenable. Cette résignation nous condamnerait rapidement à l’échec si les Français nous confiaient à nouveau le destin du pays.
Ce qui se joue dans la campagne qui s’ouvre pour les élections au Parlement européen, c’est d’abord la définition de notre rapport à l’Europe pour pouvoir gouverner demain sans décevoir aussitôt tous ceux qui nous auront fait confiance.

Liste des 37 autres signataires :
Julien Aubert, député du Vaucluse, Marcel Bonnot, député du Doubs, Natacha Bouchart, sénatrice du Pas-de-Calais, Xavier Breton, député de l’Ain, Bernard Brochand, député des Alpes-Maritimes, Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin, Dino Ciniéri, Député de la Loire, Gérald Darmanin, député du Nord , Rémi Delatte, député de la Côté d’Or, Marianne Dubois, députée du Loiret, Sauveur Gandolfi-Scheit, député de Haute-Corse, Guy Geoffroy, député de Seine-et-Marne, Franck Gilard, député de l’Eure, Colette Giudicelli, sénatrice des Alpes-Maritimes , Henri Guaino, député des Yvelines, Françoise Guégot, députée de Seine-Maritime, Jean-Jacques Guillet, député des Hauts-de-Seine, Christophe Guilloteau, député du Rhône , Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin, Pierre Hérisson, sénateur de la Haute-Savoie, Alain Houpert, sénateur de Côte d’Or, Jacques Kossowski, député des Hauts-de-Seine, Valérie Lacroute, Députée de Seine-et-Marne, Thierry Lazaro, député du Nord, Geneviève Levy, députée du Var, Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes , Alain Marc, député de l’Aveyron, Philippe Meunier, député du Rhône, Jacques Myard, député des Yvelines, Patrick Ollier, député des Hauts-de-Seine , Bérengère Poletti, députée des Ardennes, Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne , Didier Quentin, député de la Charente Maritime , Jean Roatta, député européen , Paul Salen, député de la Loire, Jean-Charles Taugourdeau, député du Maine-et-Loire , Patrice Verchère, député du Rhône , Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, député de Haute-Loire, Nicolas Dhuicq, député de la première circonscription de l’Aube.

jeudi 19 avril 2012

Les communistes refuseraient d'entrer dans un gouvernement Hollande, estime Mélenchon

Le PCF veut des sièges de députés, sans les responsabilités


Les communistes ne voudraient pas participer à un éventuel gouvernement de gauche


C'est le sentiment du candidat du PCF, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) à l'Elysée,  selon son sentiment réaffirmé aujourd'hui jeudi.
Sur France 2, le candidat FG à l'Elysée a en revanche jugé "normal" que les Verts veuillent y aller: ironique et amer, il a expliqué qu'ils ont préféré un accord avec le PS à une alliance avec lui: ils ont  "tout sacrifié à quelques sièges aux législatives que vont leur donner les socialistes". 
 

Bien que démasqué sur son amitié avec Patrick Buisson (lien PaSiDupes) et sa proximité avec le dictateur sanguinaire syrien Bachar el-Assad (photo de gauche), il a néanmoins estimé que "l'honnêteté commande d'être fidèle à soi-même". Mélenchon tentait de réexpliquer qu'aucun représentant du Front de gauche ne siégerait dans le gouvernement que formerait le candidat PS en cas de victoire.
"Je ne vois pas comment nous irions dans un gouvernement dans lequel François Hollande a dit son programme, c'est à prendre ou à laisser. Dans ces conditions, on laisse", a ajouté l'ancien ministre PS.


Le candidat des communistes s'en prend au candidat socialiste

Y a-t-il une seule ou plutôt deux gauches ?

VOIR et ENTENDRE l'entretien mené par Frédéric Haziza, un "couillon", aux dires de son très urbain invité, sur LCP, avec Françoise Fressoz (Le Monde), Mathieu Demester (AFP) et Marie-Eve Malouines (France Info), une bande des quatre media pro-Hollande, par souci d'équité démocratique...
"Entre quelqu'un qui dit il faut que le Smic soit à 1.700 euros et quelqu'un qui dit : je vous donne 2,3 euros de plus, il y a quand même une petite différence, vous le voyez", a déclaré le candidat qui veut "faire les poches à la droite" plutôt qu'à la gauche des Pierre Bergé et des repreneurs du journal Le Monde... pour se distinguer de F. Hollande qui assure pourtant que, nanti, il n'aime pas les riches.

Mélenchon se défend avec véhémence aussi d'avoir honoré de sa présence la remise de légion d'honneur non seulement du journaliste Patrick Buisson, mais aussi de Henri Guaino, il y a deux ans, et avait même accepté d'être régalé par cet homme de droite, proche de Nicolas Sarkozy...

Et de mettre  aussitôt en cause l' "agent actif" socialiste, à savoir le Nouvel Observateur, suite à sa révélation, qualifiant l'hebdomadaire de Laurent Mouchard, dit Joffrin, soutien de Hollande, de gauche droitière, de "gauche caviar" et de "gauche Relais et Châteaux", effectivement habitués de  Chez Laurent, resto gastrronomique du VIe arrondissement et de la très huppée  Maison de l'Amérique latine.


 "Je pense que personne n'ira" au gouvernement"


Mélenchon l'affirme à l'émission "Questions d'info" LCP/Le Monde/AFP/France Info, reprenant des propos tenus devant des journalistes à la fin de la semaine dernière. 

 "Moi je n'y serai pas, je ne conseille pas d'y aller ", avait-il ajouté. 

Le quarteron de journalistes socialistes fait alors valoir que les communistes n'a  pas officiellement rejeté la perspective d'entrer au gouvernement, leur candidat et porte-parole riposte, irrité: "Je ne vois pas pourquoi cette légende se répand".  Il y a peu de raisons de penser que les communistes aient envie d'aller dans un gouvernement ", a-t-il insisté, rappelant qu'il milite avec eux depuis trois ans et donc les "connaît assez bien". 

Le PCF, il " va voter en interne; mais moi, je connais bien le Parti communiste (...) j'attends de voir comment les communistes feraient autre chose que de voter sur la ligne de l'autonomie exigeante que j'anime avec Pierre Laurent " [terne numéro un du PCF], a-t-il menacé, avant d'affirmer péremptoirement: " Il n'y a pas de divergences entre nous", les alliés du Front de gauche, Parti de gauche de Mélenchon et PCF.

Cela veut dire soutien sans participation ?
Il n'est question ni de soutien, ni de participation, ni d'opposition (...) Il n'y a pas de combines à l'horizon, il n'y en aura pas</em> !", avait-il ré-affirmé.

Vendredi dernier, à la veille de son meeting à Marseille, M. Mélenchon avait déjà affirmé qu' au Parti de gauche, comme au PCF, personne n'ira au gouvernement ou alors , comme Robert Hue, l'ex-secrétaire général du PCF soutenant François Hollande.

Les communistes du PCF moribond seraient-il les otages du Raspoutine Mélenchon qui fustige la "politique hirsute" ?

lundi 26 mars 2012

Réactions aux propos accusateurs du père du djihadiste tueur de Toulouse

Le père de Mohamed Merah veut porter plainte contre la France 

Le père de l'assassin de Toulouse et Montauban a annoncé son intention de porter plainte contre la France pour, dit-il, "avoir tué son fils".

Mohamed Benalel Merah, qui a abandonné ses enfants mineurs, reproche à l’État français de ne pas avoir capturé son fils vivant.

Mohamed Merah, d’origine algérienne  binational franco-algérien âgé de 23 ans, a, pendant dix jours, semé la terreur dans le sud-ouest de la France. Il a d’abord tué trois soldats à Toulouse et Montauban, puis a ouvert le feu à la sortie d’un établissement scolaire juif à Toulouse, tuant trois enfants et un enseignant, et blessant grièvement un adolescent.
Après seulement deux jours de recherches, la police finit par identifier le tueur et assiègea son domicile, dans un quartier résidentiel de Toulouse. Pendant plus de 30 heures, l’homme, armé jusqu’aux dents, resta terré dans son appartement transformé en bunker lourdement armé. Il fut finalement tué le 22 mars par le RAID, au cours d'une sortie  au cours duquel trois policiers sont blessés, dont un grièvement.

Des déclarations qui indignent les responsables politiques français.  

Lors d’une interview accordée ce mardi 27 mars au journal algérien "El Chourouk" et à laquelle a assisté le correspondant de FRANCE 24 en Algérie, Kamel Zaït, Mohamed Benanel Merah - à l'unison de la gauche française - s’interroge sur les méthodes utilisées par les forces spéciales de la police française lors du raid censé aboutir à son arrestation. " Ils auraient pu l’attraper endormi ; ils auraient pu utiliser un gaz par exemple, et le prendre comme si c’était un bébé", a-t-il déclaré. Le beau bébé !
"Pourquoi se sont-il précipités ? accuse-t-il. Pourquoi l’ont-il tué ? Ils auraient pu l’arrêter vivant et le présenter devant la justice. Il aurait pu écoper d’une peine de prison de plusieurs années, ou même à perpétuité. La peine de mort a été abolie en France."

"Je vais engager les plus grands avocats [ils seront volontaires !] et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. [Mais ils seront bénévoles !] Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils", avait-il affirmé la veille.

Mohamed Benalel Merah, 60 ans, s’est séparé de sa femme alors que son plus jeune fils, Mohamed, était âgé d’à peine 6 ans. Cinq ans plus tard, selon RTL, il est impliqué dans une affaire de trafic de drogue et condamné à cinq ans de prison ferme. Il n’a alors pratiquement plus aucun lien avec ses cinq enfants. Il serait retourné vivre en Algérie à sa sortie de prison.


Réactions  de la classe politique

Les membres de la majorité

Ils ont exprimé leur indignation à l'annonce des intentions de Mohamed Benalel Merah.

"C'est avec indignation que j'ai appris que le père de l'assassin de sept personnes [...] voulait porter plainte contre la France pour la mort de son fils", a déclaré le Président Sarkozy. "Je veux rappeler à cet homme que son fils avait filmé ses crimes et pris le soin diabolique de faire parvenir ses images ignobles à une chaîne de télévision", a-t-il poursuivi. Le président français a par ailleurs jugé la déclaration du père de Mohamed Merah "particulièrement indécente s’agissant d’un homme qui, lorsqu’il était en France, avait eu à connaître la prison".

Son conseiller spécial, Henri Guaino, a également sévèrement jugée la déclaration du père de Mohamed Merah. "C'est son droit [de poursuivre la France], mais je n'ai qu'un seul mot à la bouche : indécence", a-t-il déclaré sur les ondes de France Culture. " Ce type est un monstre qui a tué de sang froid. La société n'y est absolument pour rien ", a-t-il ajouté.

Alain Juppé a renchéri sur Radio Classique : " Si j'étais le père d'un tel monstre, je me tairais dans la honte", a-t-il déclaré. "Odieux", "indécent", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Pour le candidat socialiste François Hollande, le père de Merah "n'avait qu'une chose à faire, c'est se taire".

Côté opposition

La candidate altermondialiste d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle Gro-Eva Joly est sur la même ligne que le père du djihadiste

Elle a soutenu, dimanche 25 mars, que le tueur Mohamed Merah aurait "pu être interpellé" bien avant de commettre ses meurtres, vu ses antécédents de délinquant et d'islamiste radical.
" En clair vous dites que ces massacres auraient pu être évités ?", l'interroge-t-on. "Je dis exactement ça", répond la candidate EELV. " Il y a une plainte d'une voisine qui a dit que Mohamed Merah a voulu endoctriner son fils, l'a séquestré... Quand on a cette plainte, qu'on la passe au fichier et qu'on trouve un homme avec son palmarès (...) ça devrait faire tilt", a encore insisté la binationale franco-norvégienne.
Estimant que "les textes actuels auraient permis de l'arrêter", elle a également qualifié d'"écran de fumée" les propositions du chef de l'Etat sortant pour renforcer l'arsenal législatif. "Je souhaite que Nicolas Sarkozy s'explique là dessus", a encore dit Eva Joly.

Le candidat socialiste, François Hollande, a évoqué "une faille" dans la surveillance de Mohamed Merah, lors d'un meeting à Aurillac. Il estime que "des questions seront nécessairement posées". Mohamed Merah "avait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan". "Un contrôle accru des déplacements de voyageurs dans les pays sensibles s'impose. Nous tirerons toutes les leçons de cete tragédie", a-t-il poursuivi.
Mélenchon, en revanche,  exprime son soulagement
En marge d'un déplacement, Jean-Luc Mélenchon exprime son "soulagement" et confie avoir "beaucoup de peine pour les trois policiers blessés", lors de l'assaut qui a conduit à la mort de Mohamed Merah. "J'ai une pensée pour ceux qui travaillent pour nous au péril de leur vie", ajoute le candidat du Front de gauche avant de préciser que "personne ne se réjouira de sa mort". "Nous pouvons en conclure que cela ne pouvait pas bien finir."

Interrogé sur les propos de Marine Le Pen, sur le fait de savoir si Mohammed Merah n'aurait pas pu être interpellé plus tôt, Jean-Luc Mélenchon rétorque : " Il ne faut pas se lancer dans les analyses et enquêtes de comptoir de bistrot ". "Comme d'habitude Mme Le Pen montre son manque total du sens du bien commun et de la décence, d'abord on doit dire le respect aux policiers et après on va regarder. Peut être qu'il y a des failles."


En fustigeant Marine Le Pen qui est sur la même ligne que le PS et Europe Ecologie-les Verts, le candidat des communistes s'oppose au candidat  François Hollande.


Lionnel Luca salue "la mort d'un salaud" et "d'un islamo-fasciste"
Le député UMP Lionnel Luca s'est félicité mercredi de l'issue de l'intervention du Raid à Toulouse, qui a "mis hors d'état de nuire un islamo-fasciste", Mohamed Merah. Il a salué dans un communiqué la "mort d'un salaud". "Justice a été faite... et bien faite !"
Si Lionnel Luca rend hommage à "l'efficacité des forces de l'ordre comme la maîtrise du chef de l'Etat et du ministre de l'Intérieur, qui ont été à la hauteur des évènements", le porte-parole de la Droite populaire affirme qu'on "ne saurait en dire autant de l'opposition et tout particulièrement du candidat socialiste, qui s'est ridiculisé à vouloir jouer le président qu'il ne sera pas".

dimanche 29 janvier 2012

le journaliste Macé-Scaron provoque la "colère saine" d' H. Guaino

Première: Henri Guaino refuse de se laisser insulter sur un plateau de télé



Marianne (et d'autres)
ont-ils de bonnes raisons
d'être fiers ?...





On attendait que la majorité entre en résistance

Trop longtemps la presse d'opposition a instrumentalisé la courtoisie des acteurs politiques de la majorité.
Ils acceptent de débattre en direct en situation d'infériorité: l'animateur, soit hostile, soit craintif du SNJ, oriente les échanges en défaveur du représentant de la majorité et prend parti pour l'opposition largement représentée. On a vu des plateaux où le représentant du gouvernement était passé en jugement, seul et sans soutien, pas même celui de son hôte, par un jury totalement acquis à la gauche, avouée ou honteuse. L'engagement politique des invités est souvent dissimulé, ce qui est couramment le cas d'un membre d'association ou de la société civile. L'équilibre entre participants de droite et de gauche est rarement assuré.


Le spectacle de agit-prop est entré à la télévision

Les débats sont pliés d'avance, car livrés à des guérilléros

Des émissions de divertissement se mêlent de politique et des embuscades supposées hilarantes. Orchestrées par des chauffeurs de salle, elles sont montées par des chaînes crées par la gauche (Canal+) ou de service public noyautées par les gauchistes du Syndicat des Journalistes qui font leur loi sur France Inter ou France 3, par exemple.

Elles donnent la parole aussi bien à des experts-maison ou sympathisants, des décrypteurs et sondeurs appointés par les partis, mais aussi à des incompétents trouvés dans la rue (mais qui ont "tous les droits" de dire n'importe quoi, comme les autres) ou du monde du spectacle (qui n'ont "aucun devoir" ni de réserve, ni de pudeur, comme Noah). Or, il n'est pas exact d'assurer que tout le monde peut prendre la parole, car le panel des "témoins anonymes" ne sont pas tant représentitifs de la société que de l'opinion développée par l'émission, ses producteurs et son syndicat dominant: ils font l'objet d'un tri strict et abondent très largement dans le sens recherché.

Or, tous - peu ou prou, mais de plus en plus - ne véhiculent au fond rien d'autre que des impressions personnelles ou les sentiments d'anonymes participant de la rumeur plus que des faits. Supputations et élucubrations ne font pas davantage peur aux responsables politiques qui aliment les désordres du raisonnement et le chaos déontologique qu'aux chaînes d'"information" qui meublent ainsi un nombre excessif d'heures d'antenne.
Tous perturbent la réflexion et polluent le débat et ainsi les analystes y perdent-ils leur latin et l'opinion est-elle manipulée.

Les comiques ont sali le débat
Si les chansonniers étaient spirituels, nos humoristes politiques ne sont pas drôles. Les attaques étaient mouchetées, elles sont désormais directes, voire frontales. Coluche et Le Luron maîtrisaient le biais de leur humour, Didier Porte et Stéphane Guillon se laissent emporter par l'opinion du microcosme parisien et la nouvelle génération par la vulgarité, comme Nicolas Bedos. L'humour politique dessert le débat.

Les aigris de 1995, 2002 et 2007 ont dévoyé le débat
Dix-sept-années d'amertume et d'ambitionS refoulées...
L'argumentation des élus de la majorité démocratique peut donc être bien documentée et fondée sur la réalité du terrain comme de l'action réélement menée par le gouvernement, si percutante soit-elle, elle est néanmoins attaquée par des mercenaires de la désinformation. Des invités sans foi ni loi interrompent les démonstrations et caricaturent les mesures. Les membres de la majorité se font agresser comme au coin d'un bois, sans broncher. Ils ont cru longtemps que c'est le prix à payer par les démocrates à la liberté d'expression !

Le conseiller de Sarkozy ouvre la voie de la révolte

Henri Guaino claque le bec de Joseph Macé-Scaron, journaliste représentatif de la presse bobo du Marais et de l'agression verbale débridée, comme les aiment les media partisans, soucieux d'audience et de buzz mais superficiels et manipulateurs.

La droite dénonce activement la désinformation
L'heure est au refus de la caricature et de l'insulte: stupéfait le journaliste l'apprend à ses dépens.

VOIR et ENTENDRE
la "colère saine" d'Henri Guaino agressé par le sulfureux journaliste de Marianne, sur le sujet de l'identité nationale , au cours du débat qu'Olivier Galzi était supposé diriger sur i>télé, le 28 janvier 2012.
Extrait:
"Je n'accepte pas ce genre de langage, vous caricaturez le débat, vous transformez le débat politique en guerre civile, s'emporte le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Vous êtes le bien ? Vous voulez me donner des leçons de morale ? Vous êtes qui pour me dire ça ? Vous avez fait quoi dans votre vie pour me dire que je suis indigne ? Ce débat n'était pas indigne, c'est vous qui êtes indigne ! Indigne de votre métier, indigne de ce débat, indigne du débat démocratique... C'est une attitude inadmissible ! Je ne viens pas sur un plateau pour me faire insulter par quelqu'un qui n'a aucun titre pour porter des jugements moraux."


=> A noter que France 2 a fourni une illustration de sa déontologie professionnelle en faisant aussitôt exploiter l'indignation d'Henri Guaino -hors contexte- par l'insupportable comique du journal de Mlle Drücker...


Henri Guaino a des raisons de s'indigner


Il connaît aussi bien son sujet que ce sujet-là.

Joseph Macé-Scaron (1958)
Sorti du lycée Pasteur, à Neuilly-sur-Seine, ce journaliste migrateur est passé par l'IEP, pour atterrir à Magazine Hebdo (classé à droite pendant les années Mitterrand, 1983-1985), s'installer au Figaro (1985-1995), puis faire étape au Point (1995), avant un retour du fils prodigue au Figaro où il fut un temps directeur de la rédaction du Figaro Magazine (2003).

Ce bel esprit flexible est un cumulard fier
Il est aujourd'hui directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne, directeur du mensuel Le Magazine Littéraire (repris en main par Marianne) et producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture... Autant de postes que les jeunes n'auront pas.

Donneur de leçon et plagiaire récidiviste

En août 2011, Acrimed révèla que, dans son roman Ticket d'entrée, Joseph Macé-Scaron a pris la liberté de recopier quelques passages de la traduction française de American rigolos : chroniques d'un grand pays de Bill Bryson sans citer ce dernier.
Le chroniqueur fielleux Bruno Roger-Petit pointe un autre passage de "Ticket d’entrée", que Joseph Macé-Scaron aurait emprunté à "La Belle vie", un roman Jay McInerney cette fois, paru en 2003.

L'essayiste et critique littéraire distingué a-t-il écrit quoi que ce soit de sa main ?
Ce digne directeur du "Magazine littéraire" a aussi puisé dans un livre de Rachel Cusk pour composer son roman. Là encore, la similitude entre les deux passages est troublante, et invite à se demander de quoi est faite la "méthode JMS". De cette moralité qui crédibilise les attaques frontales à la télévision avec le soutien d'un transfuge de France 2 ? Macé-Scaron fait visiblement plus de copié-collé que de création...
L'Express pointa des faits similaires pour "Trébizonde avant l'oubli" ; cette fois, la source est le livre de Ernst Jünger, 'Premier journal parisien', 1941-1943, tandis que Le Monde, reprenant un numéro de 1999 du Canard enchaîné, fournit un autre exemple datant de 1998 pour Le Cavalier de minuit.

Joseph Macé-Scaron rejette les accusations de plagiat et se défend en évoquant des " emprunts " — dont seraient coutumiers tous les auteurs: autant mouiller tout le monde !— et le concept d'intertextualité (Gérard Genette).
Et pour couronner cet belle carrière d'addiction au pillage, en septembre 2011, L'Express signale aussi les " emprunts " faits par Joseph Macé-Scaron en tant que journaliste à divers critiques littéraires.

Le magazine (1997) du vertueux Jean-François Kahn, puis de Maurice Szafran, Marianne, qui soutient Bayrou, le candidat qui lave plus blanc qu'Eva-Gro Joly, estime donc qu'il n'est fait pas tache aux côtés de Laurent Neumann ou Jacques Julliard. Vanessa Schneider, Renaud Dély et la hyène ricanante Nicolas Domenach, infatigables agents de surface spécialistes des ménages de plateaux, n'en sont pas plus ébouriffés...

ASSEZ DE MALTRAITANCE MEDIATIQUE

Les acteurs politiques de la majorité sont dorénavant invités à ne pas faire le dos rond.

Le CSA n'a-t-il donc pas le courage de rappeler les agitateurs à l'ordre ?

dimanche 30 octobre 2011

Henri Guaino lance une campagne contre les mensonges de la gauche

Ne pas se laisser enfumer et rétablir la vérité



"Les Français trancheront une fois qu’on leur aura dit la vérité sur ce quinquennat", estime Henri Guaino.



Le conseiller spécial du président en exercice était l’invité du JT de France 2 ce dimanche.

Pour dire aux Français s’il est candidat pour un nouveau quinquennat à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi dernier à la télévision qu’il attendrait fin janvier, peut-être février , voire début mars.

Pourquoi si tard, s'interrogent les polémistes désoeuvrés ?
Ce serait une stratégie pour épuiser ses adversaires, dont le socialiste François Hollande, soupçonnent les media rythmés par l'agenda socialiste ? Absolument pas, répond Henri Guaino, puisque le PS a librement fixé son calendrier et a pris ses responsabilités en décidant de poursuivre - officiellement - sa campagne de dénigrement, avec des primaires précoces, dès octobre.
Henri Guaino souligne en outre l'ampleur de la tâche du Président dans le contexte international de turbulences économiques et financières actuelles.
Nicolas Sarkozy toujours pas candidat. Normal, explique Henri Guaino
Ecouter le conseiller spécial du président, sur France 2 (0'35") L’objectif de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas 2012, c’est avant tout de s’occuper des affaires de la France ".
Henri Guaino met en évidence les ambiguïtés des media d'opposition

Le calendrier de Nicolas Sarkozy est indépendant de celui du PS
Le Chef de l'Etat ne s'en laisse pas imposer... Il est président et a d'autres préoccupations que les socialistes: d'abord celle de servir le pays et celle ensuite de conserver le pouvoir à la droite.
Henri Guaino explique la spécificité de la situation du président sortant
" Quand on est candidat, on rentre en campagne ", explique le conseiller spécial du président de la République. Or, et d’autant plus en ces temps particulièrement troublés, " ce serait une faute morale et donc une faute politique qu’aucun président sortant d’ailleurs n’a commise ", poursuit-il. Nicolas Sarkozy ne fait que "son devoir ".

Et puis les media soumis au PS jouent à un drôle de jeu.
Ils jouent constamment la surprise: soit le président tarde à déclarer sa candidature et la presse s'impatiente, soupçonnant de surcroît une stratégie, comme ce serait actuellement le cas, selon eux; soit le président se déclare en octobre, à la façon de son 'challenger' socialiste et la même presse "insolente" s'indigne à la Une de son abandon du service de la France. Mais Nicolas Sarkozy ne s'est pas laissé entraîner à une éjaculation précoce à la façon de la "gauche molle".

Sarkozy n'est pas déjà entré en compétition: il la poursuit depuis 2007

Face caméra
, jeudi dernier sur TF1 et France 2, le chef de l’Etat a ainsi jugé "vraisemblable" que François Hollande soit son principal rival concourant dans la compétition, dans la multitude du premier tour.

En tant que président en exercice, il a notamment fustigé deux mesures prises par la gauche quand elle était au pouvoir et qui continuent de grever les affaires du pays: le passage de la retraite de 65 à 60 ans, décidé sous François Mitterrand pour faire avaler les pillules des dévaluations, et les 35 heures "qui ont ruiné la compétitivité du pays", a lancé Nicolas Sarkozy.
La petite journaliste de France Info sous influence socialiste juge, quant à elle, "difficile de croire pourtant que des dispositions prises au début des années 80 pour la première et il y a plus de 10 ans pour la seconde, sont à l’origine de la crise que traverse le pays et du montant astronomique et historique de sa dette publique : 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB (au premier trimestre 2011)".
Plus nuancé, Henri Guaino, convient que ces mesures malencontreuses ont d'autant plus gravement impacté l'économie nationale que les crises économique et financière internationales qui ont surgi aux États-Unis en juillet 2007 ont gagné l'Europe.
Les mesures démagogiques du PS ont fait prendre un risque inconsidéré qui s'est révélé lourd de conséquences. En effet, la banque d'investissement multinationale Lehman Brothers a fait officiellement faillite le 15 septembre 2008 suite à la crise financière mondiale née de la crise des subprimes.

Si elles ne sont pas responsables de tous les maux de la France, les politiques menées par la gauche ont eu une incidence tout à fait négative et durable.
Sur les 35 heures notamment, le conseiller spécial du président explique que les socialistes n’ont pas compris que "le travail crée le travail".
Et à ceux qui répliquent finement que le gouvernement Fillon ne les a pas supprimées, il fait valoir que, grâce à l’antidote de la défiscalisation des heures supplémentaires (gouvernement de François Fillon en 2007), mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a réussi à stopper l’hémorragie. Le député PS Jean Mallot a sorti un
rapport parlementaire publié en juin dernier selon lequel la mesure aurait coûté 0,23% du PIB pour n’en rapporter que 0,15%. Par ailleurs, certains salariés ont bénéficié des avantages de la défiscalisation des heures supplémentaires sans
forcément travailler plus, relèvent le rapport et France Info. Toujours selon l'élu socialiste, le dispositif "exclut les personnes aux revenus les plus modestes", singulièrement les personnes ...en recherche d'emploi !!

La campagne présidentielle va être l’occasion de " rétablir une vérité "

Le conseiller spécial de l'Elysée avoue par ailleurs ne pas supporter "le mensonge permanent" qui enveloppe le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

N'en déplaise à la gauche, les Français doivent avoir accès à la vérité
La vérité est le contraire de la démagogie et de l'intox partisane: des abus de pouvoir des media militants.
Rétablir la vérité, c'est admettre que Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse pendant son mandat de poser les jalons de la reconstruction du pays dans une conjoncture particulièrement difficile que l'opposition a feint d'ignorer pendant des années en se frottant les mains.
Car oui, "il va falloir tout reconstruire", explique le conseil spécial du président, mais cette fois les fondations sont solides, malgré le gouvernement Jospin, dont Martine Aubry a été le ministre du Travail.

Henri Guaino souhaite lutter contre la désinformation
La réalité n'est pas l'interprétation des faits présentée par France Info, par exemple.
La politique menée depuis 2007 par Nicolas Sarkozy ne peut être plus longtemps dénaturée.
" Je ne peux pas supporter le mensonge permanent qui entoure son quinquennat ", a dit Henri Guaino. " Les Français trancheront une fois qu’on leur aura dit la vérité sur ce quinquennat ", a-t-il conclu.

jeudi 23 juin 2011

Présidentielle - Pas de front républicain pour l'UMP: ni PS, ni FN

Le Front républicain arrange la gauche

Le PS et les Verts bavent sur la majorité mais réclament son aide...

Aucune connivence possible avec les socialistes.

La Ch'tite Aubry (PS) reprend les insultes et Cécile Duflot (Europe Ecologie-les Verts) dramatise.

VOIR et ENTENDRE l'abaissement de la gauche haineuse qui retourne à l'invective:

vendredi 3 juin 2011

La bi-nationalité, une quasi-spécificité française en Europe

La bi-nationalité, c'est en France et non pas en l'Allemagne

La double nationalité, ou bi-nationalité, cas le plus fréquent de la « multinationalité », est le fait de posséder deux nationalités en même temps. Avec les droits (et devoirs ?) afférents à chacune.

La Belgique accepte la double nationalité. La législation belge a été modifiée en 2008 et les Belges qui acquièrent la nationalité de l'un des dix pays faisant partie de la Convention de Strasbourg du Conseil de l'Europe du 6 mai 1963 ne perdent plus la nationalité belge. Ces pays étaient : l'Autriche, le Danemark, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège et les Pays-Bas.
En Allemagne, depuis le 1er janvier 2000, tout enfant né sur le territoire allemand de parents étrangers eux-mêmes nés sur le sol allemand, ou arrivés à l’âge de 8 ans, est allemand à sa naissance. Mais la double nationalité est inenvisageable: l'acquisition de la nationalité allemande entraîne la perte de la nationalité d'origine (avec quelques exceptions).

Claude Goasguen veut limiter la binationalité

Le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité, le député UMP Claude Goasguen, estime qu'il faut limiter la binationalité ou en tout cas les droits politiques des binationaux , tel leur droit de vote.
Ainsi, les Français ne seraient pas "moins égaux" que les binationaux !
Dans un entretien paru lundi 9 mai dans La Croix, le député-maire d'arrondissement de Paris déclare:
"Il est certes impossible, comme le suggèrent certains extrémistes, de supprimer la binationalité, mais il faut la limiter", alors que la mission dont il est le rapporteur doit achever ses travaux d'ici à la fin mai après une ultime réunion.

Vers un recensement des binationaux ?
"Je souhaite que l'on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d'un registre des binationaux", explique-il.

"
En France aujourd'hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions", reconnaît-il.

"Je souhaite aussi qu'on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays
", précise-t-il.

Elle est interdite en Allemagne
Interrogé sur les conséquences concrètes pour les gens concernés, Claude Goasguen répond : "Cela veut dire qu'on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu'on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu'une personne puisse voter en France et dans un autre Etat. En procédant ainsi un binational se retrouverait en quelque sorte avec 'une nationalité et demie'".

Certains pays, comme l'Australie et la Bulgarie, interdisent à toute personne détentrice d'une deuxième nationalité le droit de se présenter à une élection législative (ou présidentielle, en Bulgarie).
En Nouvelle-Calédonie (collectivité française d'Outre mer), il le corps électoral est restreint aux « citoyens » calédoniens qui seuls sont électeurs au Congrès et au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
La gauche sera-t-elle hostile à l'application du principe démocratique: "une personne, un vote" ?

La meilleure solution: une convention internationale

A propos de l'affaire des quotas dans le football français, l'élu parisien juge que "le débat de la Fédération a dérapé sur ces questions de couleur de peau", qui "n'ont rien à voir" avec la nationalité, et que la polémique "vient polluer la réflexion de fond sur la binationalité qui devient un problème majeur non seulement en France mais dans tous les pays".

"Je pense qu'il faudra en arriver un jour à une convention internationale au niveau de l'Onu pour élaborer un droit commun de la nationalité", conclut-il.

La mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité en France, créée en octobre 2010 lors du débat sur le projet de loi sur l'immigration, est composée de 15 membres (8 UMP, 4 PS, 1 Nouveau Centre, 1 GDR et 1 non inscrit).
Elle est présidée par le député PS de l'Essonne Manuel Valls.
Le maire d'Evry s'est déclaré "totalement opposé à une remise en cause de la binationalité" réclamée par la présidente du Front national Marine Le Pen. Bientôt la bi-nationalité tibétaine en Chine et un jour en Palestine ?

Qui sont-ils ?

Les bi-nationaux notoires ne sont pas tous footballeurs !

Mais lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, neuf footballeurs français ont joué la compétition avec une autre équipe que les Bleus, alors qu'ils avaient porté le maillot de l'équipe de France en sélection de jeunes. Ces "binationaux" sont nés et ont grandi dans l'Hexagone, mais ont choisi de jouer pour le pays d'origine de leurs parents.
Le fils basketteur de Yannick Noah, citoyen du monde, cumule trois nationalités: par son père, par sa mère et par son employeur américain. Cool !
En politique, Joly Eva est accessoirement française, puisque norvégienne de naissance. Mais c'est en France qu'elle veut être présidente de la République...

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour le 3 juin 2011:

"Z comme Zemmour" du 3 juin 2011 par rtl-fr

Henri Guaino juge que la question "mérite d'être débattue"

Le conseiller spécial du président s'est exprimé, alors que Marine Le Pen demande aux députés de proscrire la binationalité.
"Est-ce que c'est vraiment l'urgence du moment ou est-ce que, au contraire, l'urgence du moment c'est précisément la moralisation du capitalisme, le chômage, le rapport à l'argent ? J'ai tendance à penser qu'il y a dans l'immédiat des points plus importants et que, peut-être même, ouvrir ce débat dans le climat actuel n'est pas forcément la meilleure des choses", a poursuivi la "plume" de Nicolas Sarkozy.

"Sur le fond, c'est une question qui mérite légitimement d'être posée", a ajouté le conseiller du Chef de l'Etat.
Mme Le Pen a écrit aux 577 députés pour leur demander d'abroger la possibilité d'avoir une double nationalité, française et étrangère, qu'elle juge être une "atteinte à la cohésion républicaine". Un certain nombre de députés UMP, notamment au sein du collectif de La Droite populaire(courant nationaliste et identitaire), réclament aussi l'abrogation de la binationalité.

samedi 7 mai 2011

L'équipe de France, chasse gardée Black, malgré les échecs ?

L'hégémonie noire pose les problèmes de binationalité et de quotas

L'idéologie paralyse la FFF

Le 28 avril, Mediapart reproche à la FFF de chercher des solutions à la crise du foot

La fédération affronte ceux qui ont intérêt aux tabous ethniques pesant sur notre société
Les responsables ont fait le constat que l'équipe d'Espagne réussit mieux: les gabarits de joueurs plus modestes sont compensés par leur technicité plus grande. Entre autres remèdes pour sortir de l'impasse où se trouvent les Bleus, leurs responsables avaient envisagé de mettre en place des « quotas » dans la sélection des apprentis footballeurs de l’Institut national du football (INF). Objectif : éviter que les centres de formation soient pris d'assaut par les Africains et que les joueurs formés par les instances fédérales n’aillent évoluer sous un autre maillot que celui des Bleus. Les joueurs binationaux ne permettent ni un retour sur investissement positif, ni de redresser le niveau de l'équipe de France.
Des propositions énoncées lors d’une réunion au siège de la fédération, en novembre dernier, ont fuité, parce qu'elles constituent une menace pour le recrutement actuellement très favorable à la diversité.
Laurent Blanc, le sélectionneur, et François Blaquart, le directeur technique national (DTN) présents ont été livrés au déchaînement des media politiquement corrects et des responsables politiques vertueux et, le lendemain, Mediapart a publié la retranscription d’un enregistrement audio de la réunion que le DTN a authentifiées.

Lors de cette réunion, Érick Mombaerts, sélectionneur des Bleuets, lance le débat en levant un tabou : « Est-ce qu’on s’attelle au problème et on limite l’entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité ? » « Moi j’y suis tout à fait favorable », répond Laurent Blanc. « Donc il faut 30 % ? Un tiers de gamins qui peuvent changer [de nationalité] ? » rebondit Mombaerts. « Même pas, estime François Blaquart, le DTN. L’idéal, c’est de dire, mais pas officiellement : “De toute façon, on ne prend pas plus de tant de gamins qui sont susceptibles de changer à terme.” » Seul Francis Smerecki, sélectionneur des moins de 20 ans, soulèvera le problème de l'entrave idéologique : « C’est discriminatoire ! »

Laurent Blanc, lui, élargit le débat au mythe en vigueur dans les centres de formation à qui il reproche de former trop de joueurs sur le même modèle, grands et puissants. « Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks […] Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture. » L'équipe de France en général et l'Olympique de Marseille en particulier disposent de footballeurs bourrés de talent, dont Mathieu Valbuena (ci-contre, né en 1984 en Gironde) qui mesure 1 mètre 67 et pèse 58 kilogrammes. Un gabarit que ne représente en rien un handicap mais qui, dans le contexte africain lui a néanmoins valu le surnom de Le P'tit ou le Petit vélo: discrimination ?

L’incendie médiatique se répand et les pompiers de la politique sortent leurs lances.
A l'Elysée, Henri Guaino se déclare « viscéralement opposé à toutes formes de quotas ». « Intolérable », réplique Martine Brochen-Aubry en écho. « Inimaginable » et « contraire à la loi et à la Constitution », selon la ministre des Sports Chantal Jouanno. L'équipe de France est inondée, submergée de belles déclarations: coulée !

L'avenir de la France est plombé de tabous

Le microcosme du football français a identifié le problème le 31 mai 2002
Le bloquage remonte au jour de la victoire du Sénégal (1-0) face à la France, en Coupe du monde.« Le Sénégal était composé aux trois quarts de joueurs formés en France, avait confié Raymond Domenech, ancien sélectionneur et ex-directeur technique national. C’est anormal. Le problème, c’est le règlement Fifa. »
Domenech était un raciste épargné par Mediapart.

Et le texte est clair : tout joueur peut jusqu’à 23 ans choisir la sélection dans laquelle il souhaite évoluer, s’il en possède la nationalité bien sûr, même s’il a joué auparavant dans une autre équipe nationale de jeunes. C’est ce que déplore Laurent Blanc. « Quand un joueur a porté les couleurs des moins de 16, 17, 18, 19, 20, 21 ans et des Espoirs, il appartient à la France, il a défendu les couleurs de la France et cela me dérange de le voir partir dans une autre sélection après 23 ans », a-t-il argumenté lors de cette fameuse réunion. Ainsi Moussa Sow, le meilleur buteur de Ligue 1 avec vingt et une réalisations, fut champion d’Europe des moins de 19 ans en 2005 avec la France et fait aujourd’hui les beaux jours du Sénégal. Tout comme Jacques Faty, champion du monde des moins de 17 ans avec les Bleus, lui aussi international sénégalais.

Le « scandale », soutient Lilian Thuram, est ailleurs !
Bras armé de Mediapart, il s'en est pris à son ancien coéquipier
, sur TF1 : « La binationalité, c’est un faux problème puisque les meilleurs joueurs seront toujours retenus par la France. C’est l’équipe de France qui est prioritaire. Benzema, Nasri, M’Vila jouent avec qui ? Avec l’équipe de France ! » Ce que confirme Faty : « J’ai fait le choix du Sénégal car l’équipe de France n’allait pas m’appeler dans les années proches. Je n’ai pas connu, à Clairefontaine, un joueur avec deux nationalités qui ne voulait pas d’abord jouer pour la France. »
Il reste que les plus balèses se plaignent d'un nombre excessif de rencontres nationales et internationales cumulées et avouent ne pas tenir le coup en jouant pour leur club et leur équipe nationale africaine: si en plus ils doivent jouer avec les Bleus, il faut aménager pour eux les calendriers et les entraînements sur deux continents...
Les performances ne dépendent-elles pas de la forme physique, du travail d'équipe et d'une belle entente cordiale ?

samedi 29 janvier 2011

Plus rose que rose, le PS fait campagne pour le mariage gay

Jean-Marc Ayrault inscrira une proposition de loi "avant l'été"

Gay, gay, marions-les !

Le 24 août 2010, deux femmes qui avaient tenté de s’unir à Reims
, estimèrent que la définition du mariage par le Code civil n'est pas constitutionnelle et saisirent le Conseil constitutionnel, notamment au sujet des articles 75 et 144, qui interdit ne reconnaît pas le mariage aux personnes de même sexe.

Ce vendredi, le Conseil constitutionnel a confirmé l’illégalité du mariage homosexuel et a indiqué qu’il laisse au législateur le soin de modifier la Constitution pour le légaliser par un vote démocratique…

Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a annoncé vendredi 28 janvier l'inscription d'une proposition socialiste de loi reconnaissant le mariage homosexuel "avant l'été" à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault instrumentalise les homosexuels

  • L'opposition PS-Europe Ecologie-PC cherche-t-elle à se distinguer de Jean-Luc Mélenchon et à isoler un peu plus le Parti de gauche du PC au sein du Front de gauche ?
    VOIR et ENTENDRE la logique de Mélenchon envers le mariage:

    94% des Pacsés ne sont pas des homosexuels...
  • Ainsi, Marie-George Buffet (PCF) a-t-elle déclaré par communiqué que la décision des Sages la "conforte dans le choix qu'(elle) a fait de déposer une proposition de loi visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Le régime de Staline, comme les nazis, a pourtant instauré les violences homophobes: la loi du 7 mars 1934 punissait de cinq ans de travaux forcés les rapports homosexuels.
  • Au Nouveau Centre, Hervé Morin et le député européen Jean-Marie Cavada se sont déclarés favorables au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
  • Le NPA d'Olivier Besancenot se prononce en faveur du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples de même sexe.
    Mais à Cuba, l'homosexualité fut déclarée illégale dans les années 1960 et qualifiée de « manifestation de la décadence capitaliste » par certains dirigeants cubains. Aujourd'hui, des militants LGBT dénoncent encore plusieurs milliers d'arrestations par an et des condamnations judiciaires en raison de l'homosexualité.
  • A l'inverse, le Front national et le Mouvement pour la France sont opposés au mariage homosexuel. Toutefois, le FN n'est pas opposé au concubinage entre personnes du même sexe ni au PACS.

    Le PS cherche simplement à agiter l'opinion, sachant qu'un débat parlementaire a peu de chances de concrétiser ses espoirs. La majorité parlementaire n'étant pas favorable aux unions homosexuelles, l'opposition cherche à collecter pour 2012 les dons du vote homosexuel.
    Après l'avoir entravé et humilié, les socialistes vertueux tentent de réhabiliter le Parlement.
    "A quelques mois de la présidentielle, les Français doivent pouvoir être associés à ce grand choix de société ", estime Jean-Marc Ayrault. Ce texte a toutefois peu de chances d'être adopté, la majorité UMP désapprouvant en effet le mariage homosexuel. Le socialiste sectaire a manqué l'occasion de saluer au passage l'engagement de Carla Bruni-Sarkozy dans la lutte contre le SIDA et sa pésidence du dernier gala d’AIDES, occasion pour quelques généreux donateurs d’aider la recherche contre la maladie et de soutenir les malades.

    Le PS défie le Conseil constitutionnel

    Toujours est-il que les socialistes n'ont pas remis au lendemain de stigmatiser le Conseil constitutionnel qui a placé le législateur face à ses responsabilités .
    "A ma demande", le groupe PS, qui a déposé une proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel, "l’inscrira à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant l’été, dans le cadre de notre droit d’initiative parlementaire", a-t-il annoncé.

    Le Conseil constitutionnel ne participe pas au gouvernement des juges
    "Sauf à inventer le gouvernement des juges, le Conseil constitutionnel ne pouvait pas prendre une autre décision. Il dit le droit, ce n’est pas lui qui fait la loi ", a commenté Jean-Marc Ayrault dans un communiqué. Reste qu'on se demande toujours qui l'applique.
    "Le mariage homosexuel est un choix politique qui doit se faire au grand jour au Parlement, devant les Français", a ajouté le député-maire de Nantes, un brin soupçonneux du système parlementaire mais démagogue envers la rue.

    Le mariage homosexuel divise la France

    Au téléphone des sondeurs, les Français semblent aujourd'hui majoritairement favorables à la légalisation du mariage homosexuel: (58%) se disent favorables , contre 35% qui y sont opposés, d'après un sondage TNS-Sofres réalisé pour Canal+, en date du 28/01/11
    Concernant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le soutien de l'opinion est moins important mais progresse également: près de la moitié des Français (49%) s'y disent favorables
    Lien Le Figaro

    La question reste pourtant très clivante au PS
    Aujourd'hui, les responsables de la rue de Solferino critiquent « l'immobilisme » de la droite sur cette question sociétale.
    Totalement exclu par Nicolas Sarkozy, le mariage homosexuel avait été inscrite par le Parti socialiste dans son programme présidentiel de 2007.
    Jean-Marc Ayrault est-il représentatif?
    Selon son analyse, " comme le Pacs il y a 10 ans, les préventions ou les hostilités s’estompent. Le droit au mariage pour des parents de même sexe est de mieux en mieux admis et de nombreux pays en Europe et dans le monde [voir le détail de l'esbroufe socialiste ci-dessous] l’ont reconnu dans leur loi".
    " Jusqu’à présent, la majorité s’est toujours refusée à prendre la moindre initiative en ce sens. Mais la société évolue plus vite que l’UMP ", s'est-il gargarisé.
    Que reste-t-il du mariage homosexuel célébré par l'ex-socialiste Mamère dans sa 'république bananière de Bègles ?
    Lire PaSiDupes

    Les positions socialistes sont diverses et troubles
    « Toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire», assure Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale aux questions de société. Mais cette proche de Sa Cynique Majesté Royal exploite le filon politicien de la discorde fétide. En vérité et quoi qu'en dise la chaufferette de son siège parlementaire, Désirdavenir Royal en campagne avait occulté ce thème, pour la bonne raison qu'elle est réservée sur la question.

    L'ancienne ministre Christine Boutin a réagi pour le JDD.fr à la décision du Conseil constitutionnel vendredi. Connue pour son combat contre le PACS, il apparaît aujourd'hui que
    « Cette décision n’est pas surprenante. Je n’étais pas du tout inquiète. C’est une réponse en droit. Le mariage est fondé depuis le code civil sur un homme et une femme. Neuf sages, aussi sages fussent-ils, ne peuvent pas se substituer à l’Assemblée et au Sénat dans un régime démocratique. » Elle met en garde contre le mariage homosexuel en tant qu'il est « une porte ouverte à l’adoption. L’intérêt de l’enfant est d’avoir un papa et une maman. Ma problématique est de voir l’intérêt du plus fragile et de le défendre quel que soit le type de fragilité. En l’occurrence, il s’agit de l’enfant. Par contre, on me trouvera toujours aux côtés de ceux qui luttent contre la discrimination homosexuelle. Actuellement, il y a un fait d’actualité d’un homosexuel qui a été tabassé par des dingues, j’espère bien que les peines seront lourdes. »
    « Ce n’est pas du tout ma foi qui me conduit à prendre cette position. C’est laréalité historique, biologique, psychologique. Pas du dogmatisme ou de l’idéologie. », précise-t-elle à l'attention des amateurs d'amalgames.

    La majorité est partagée

    L'UMP n'a pas encore officiellement réagi.
    Seul Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a rappelé sur LCI, qu'il n'était pas favorable à un feu vert juridique donné au mariage homosexuel. « Ça peut être un sujet de campagne présidentielle, de débat politique, de débat parlementaire, pas un débat de droit» a-t-il déclaré cette semaine.

    A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin fut le premier Premier ministre libéral à inviter les associations LGBT à Matignon, tandis que le 28 septembre 2010 Dominique de Villepin réaffirma son opposition au mariage et à l’adoption pour les gays et lesbiennes.

    Le 5 juin 2004, le mariage de deux hommes a été annulé d'office et le maire Verts de Bègles, Noël Mamère, sanctionné. Ce « mariage » homosexuel célébré à grand renfort publicitaire n'est d'ailleurs pas une réussite: les époux, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, ont défrayé une nouvelle fois la chronique, judiciaire cette fois, deux ans plus tard. Le parquet de Bordeaux a ouvert à leur encontre une enquête préliminaire pour «abus de faiblesse, abus de confiance, vol, falsification et usage de chèques». Noël Mamère s'est d'abord dit lassé qu'on l'associe à cette union annulée par la justice. « Je n'ai aucune réaction. Je ne suis pas marié avec eux ! » s'agace le député Verts...
    Il n'est unique non plus. Le 13 juin 2009, le maire de Haute-Goulaine (Loire-Atlantique) a procédé au mariage en mairie… de deux lesbiennes et le maire, Jean-Claude Daubisse, est un élu de l’UMP. Un acte totalement illégal dont la justice, se fondant sur le Code Civil et la jurisprudence de l’affaire de Bègles, devra se saisir. C'est dire que la caricature de la droite par l'opposition n'est respectueuse ni de la réalité ni de l'opinion qu'elle manipule.

    La presse aux ordres du PS ne nous dit pas tout
    Voté en 1999 sous le gouvernement Jospin, le Pacs (Pacte civil de solidarité)
    , contrat de droit français, est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures, quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune.

    Le mariage homosexuel est aujourd’hui légalisé dans dix pays en pointe, lance l'opposition, mais seulement 10 dans le monde: Pays-Bas (qui est revenu sur la légalisation du cannabis), Belgique, Espagne, Canada, Afrique du Sud, Norvège, Suède, Portugal, Islande et Argentine… mais pas en France.

    A l'étranger, la répression de pays essentiellement musulmans
  • De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie saoudite, Iran, Nord du Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen.
  • L'homosexualité est toujours punie d'emprisonnement dans une soixantaine de pays (de quelques mois à la perpétuité), de sévices corporels, de déportation ou de travaux forcés, dont : Sénégal, Algérie, Bangladesh, Botswana, Burundi, Cameroun, République démocratique du Congo, Émirats arabes unis, Éthiopie, Îles Fidji, Guyana, Jamaïque, Kenya, Libye, Malaisie, Maroc, Mozambique, Nigeria, Oman, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tanzanie, Togo, Zambie. Cette liste n'est pas exhaustive.
    En France, le PS souhaite aura donc du mal à convaincre dans les mosquées.
  • LCP organise un prochain débat 'équitable et démocratique', auquel sont invités:
    +Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire, 'instigateur', selon LCP initiateur en janvier 2006 d’une entente parlementaire « pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de pouvoir s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère », d'une part,
    et
    +Jean-Luc Romero, conseiller régional socialiste d’Ile de France, président d’Elus Locaux Contre le Sida;
    +Emmanuel Blanc, président de Gaylib (associé à l'UMP, mais dont le blog est hébergé par Têtu, possédé par Pierre Bergé, PS);
    +Philippe Rollandin, porte parole de l’Association des Parents Gays et Lesbiens, d'autre part.
    Les débatteurs seront-ils à 58% favorables au mariage homosexuel, ou à 75 ?