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jeudi 7 avril 2016

Présidentielle 2017: Macron se met "en marche" et Raffarin lui emboîte le pas...

Macron, rabatteur de Hollande ou de Juppé ?

Le ministre de l'Économie a annoncé à Amiens la création d'un mouvement politique et citoyen, tout en refusant d'aborder clairement 2017.

Macron n'a pas remis l'économie en état de marche, mais il se met en mouvement
Ce mot 'mouvement' était partout dans les propos de Hollande, ces derniers jours. Macron est-il son jocker? 

Hier, c'était l'heure d'ouverture d'un site internet, d'un compte Twitter, d'une page Facebook et d'un compte Instagram: les réseaux sociaux, ça fait jeune et moderne, même s'ils sont hantés par les trolls altermondialistes, anarchistes et révolutionnaires. Il fallait donc aussi un clip de lancement, pour les plus mûrs, et il l'a. Le tout dévoilé peu après 20 heures sur les écrans géants du centre expo MégaCité d'Amiens. Emmanuel Macron se met "en marche !" a-t-il dévoilé lors d'une "rencontre citoyenne" à huis clos - mais retransmise sur Dailymotion. 
Il lui manque juste une Jackie Kennedy, mais sa cougar est en séances de remodelage intensif... 

Cette mise en branle se veut interactive, participative et transpartisane. Le ministre de l'Économie, comme à son habitude debout sur scène, micro en main, reprenant les codes du stand-up à l'américaine, a d'abord prononcé le discours qu'on lui connaît sur la nécessité de savoir reprendre des risques dans un pays qui rêve de "changement". Service après-vente de la loi El Khomri pour réformer le code du travail, importance du lien franco-allemand, capacité à "regarder le monde tel qu'il est"... Tout y est passé, sauf le pouvoir d'achat ou l'emploi...

C'est en conclusion de cette séance de questions-réponses, à 20 heures pétantes, qu'Emmanuel Macron, 38 ans, a posé la première pierre du reste de sa vie politique. "Je voulais le faire à Amiens, ce n'est pas innocent: c'est là que je suis né..." a-t-il démarré, avant d'annoncer la création de ce "mouvement politique et citoyen" : "En marche !" – initiative dont il aurait informé François Hollande. Malgré un nom qui laisse ouverts tous les possibles pour 2017, mais qui ramène à sa frêle petite personne en reprenant ses propres initialesMacron évacue toute question sur une éventuelle candidature, sur l'air de "les idées d'abord". En réalité, si ambitieux soit-il, il veut rester loyal et assure qu'il ne s'autorisera pas à trahir le chef de l'État, à qui il doit tant. Il se prépare en revanche au cas où ce dernier serait empêché.

Macron sera-t-il en revanche tenté de laisser aller les courbes de la dette publique et du chômage pour s'ouvrir la voie de la présidentielle, fusse au détriment de l'intérêt général ?  Pour justifier son engagement, le ministre de l'Économie a d'ailleurs dressé un "constat" désolant sur "le mal-être terrible" d'un pays qui a "envie de changement".

"Refonder par le bas"
"Il faudrait que ça bouge; essayer d'aller plus loin, oser en finir avec l'immobilisme. Ça ne date pas d'hier, c'est le mal français." Il faut faire un effort pour se souvenir que celui qui parle est arrivé à l'Élysée dans les bagages de François Hollande en mai 2012, qu'il fut son secrétaire général adjoint à l'Élysée pendant deux ans, et qu'il est depuis août 2014 ministre de l'Économie.

Cela veut dire en réalité que le patron de Bercy souhaite aller plus loin que le couple exécutif dans le déverrouillage de la société : "Je veux refonder par le bas, de manière sincère, authentique, en vrai", dit-il. Emmanuel Macron est allé plusieurs fois à l'encontre de l'orthodoxie socialiste, que ce soit en critiquant les 35 heures, le statut d'élu, en incitant les jeunes à vouloir devenir milliardaires ou en voulant remettre en cause le statut privilégié de la fonction publique.

Il a annoncé logiquement que son mouvement ne sera "ni de droite ni de gauche", que les militants PS comme Les Républicains seraient les bienvenus. Alors racoleur, Macron ? Un timing parfait, alors que, ce mercredi 6 avril précisément, le Parlement a voté la pénalisation des clients de prostituées...
Raffarin ne voit pas d'incompatibilité avec Juppé en 2017
Pour qui Emmanuel Macron roule-t-il ? 

Le ministre de l'Économie est contesté au sein même du PS où il n'est pas encarté et dont il n'a jamais porté les couleurs dans aucun scrutin. Ce banquier est donc vu comme un électron libre, un iconoclaste et cette dernière initiative d'Amiens - tristement célèbre depuis 2007 pour son conflit social Goodyear -  n'est pas faite pour lever les soupçons. 
Or, il a lancé son mouvement politique 'En marche' et Jean-Pierre Raffarin (LR) a l'air séduit par l'opération, l'imaginant avec Juppé pour 2017.

Cela ressemble à un appel du pied. 
Avec quelques réserves, certes, mais Jean-Pierre Raffarin le dit haut et fort : il est séduit par Emmanuel Macron. D'autant plus que ce dernier vient de lancer son mouvement politique En marche. Chez Les Républicains, certains veulent déjà le récupérer, comme le maire Nouveau Centre (NC) de Deauville, Philippe Augier.
Mais celui qui est pêt à craquer sur Emmanuel Macron, c'est bien Jean-Pierre Raffarin. "Je ne vois aucune incompatibilité entre Alain Juppé et Emmanuel Macron", a déclaré ce Giscardien, ce matin sur France 2, estimant que ce nouveau mouvement aura de quoi renouveler "le vieux socialisme", réveiller le centrisme, et pourquoi pas suivre Alain Juppé dans l'aventure de la présidentielle. 
Macron, pour un ticket avec Juppé en 2017 ? "Je ne peux pas parler, mais il y a quelque chose à creuser dans cette direction », répond l'ancien premier ministre de Jacques Chirac. Bayrou, "has been"?

"D'accord avec lui à 99,9 %"
"Oui, Macron aurait pu être mon ministre," avait déjà lancé Jean-Pierre Raffarin en novembre 2015,  en recherche d'une tête de gondole.  Le sénateur LR de la Vienne avait encore tâté Macron à l'encolure en mars dernier, dans l'émission Face aux chrétiens en partenariat avec La Croix et KTO, se disant "d'accord avec [Macron] à 99,9 %". Aujourd'hui, le poulain caracole en liberté, certes encore un peu seul dans son vert patûrage.

Raffarin émet désormais quelques réserves. A-t-il simplement cherché à le compromettre auprès des électeurs réformistes du PS ? Toujours est-il qu'il s'interroge maintenant sur la place d'Emmanuel Macron dans le gouvernement. "Pour le moment, Macron est un peu virtuel : il est en marge de l'action et il lui manque des libertés pour agir. Il n'en est qu'à ses débuts, il faut qu'il fasse ses preuves, mais il va dans la bonne direction", a jugé Jean-Pierre Raffarin, ajoutant : "Emmanuel Macron est une promesse politique."

Si nous pouvons attendre 2022, Macron ne le peut pas. 
Moscovici se voit déjà en possible candidat de la gauche en 2022. Hidalgo aussi. Et un autre fidèle, Valls !...

mercredi 25 janvier 2012

Jean-Christophe Lagarde (NC) soutient Nicolas Sarkozy

Le changement (de parti), c'est quand vous voulez !

Le député du Nouveau Centre avait invité H. Morin à retirer sa candidature

En septembre 2011, J.-Ch.Lagarde déplora "une initiative personnelle".
Il demandait alors à Hervé Morin, le président du Nouveau centre (NC), d' "arrêter les faux-semblants (…) qui ne peuvent que desservir" la famille centriste. Au "Talk Orange-Le Figaro", le député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), qui soutint la candidature de Jean-Louis Borloo pour 2012, ne mâcha pas ses mots . Pour lui, la candidature potentielle de l'ancien ministre de la Défense n'est qu'"une initiative personnelle qui n'est souhaitée par aucune instance du parti". "Elle trouble l'image de notre famille politique et nuit au Nouveau Centre", expliqua-t-il avant de lancer : "Être assimilé à un candidat à 1% n'est pas bon pour nos militants et pour nos candidats aux législatives qui sont empêchés de se lancer en campagne (…) Pour réussir l'épreuve difficile de la présidentielle, il faut le faire avec quelqu'un qui a à la fois l'ossature et la crédibilité, et ne plus perdre de temps."

Ni le "chameau" Borloo ni la "chèvre" Morin
Le 13 septembre, Jean-Christophe Lagarde avait osé une comparaison: "Pour traverser le désert, vous choisissez un chameau, pas une chèvre". Le président exécutif du Nouveau Centre avait ensuite tenu à préciser: "C'était une plaisanterie. Si elle les a blessés, j'en suis désolé."

Mais sur le fond, il persiste et signe, une autre comparaison à l'appui : "Pour la présidentielle, il faut prendre les meilleurs. C'est comme pour jouer la Coupe du monde de football, il vaut mieux prendre une sélection de joueurs internationaux, pas des joueurs en CFA."

À l'instar de Laurent Hénart, vice-président du Parti radical, il a souhaité que les sénateurs centristes nouvellement élus, incluant notamment les proches de Jean Arthuis, "puissent se retrouver dans un même groupe".


Jean-Christophe Lagarde saute le pas

Le numéro deux du Nouveau Centre, le parti d'Hervé Morin, annonce son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle.
Il explique sa décision dans Métro du 23 janvier:

Vous avez critiqué à de nombreuses reprises la candidature d'Hervé Morin à la présidentielle. Qui soutiendrez-vous dans la campagne ?
En 2007, j'ai été le seul député centriste à ne pas avoir soutenu Nicolas Sarkozy et à ne pas avoir voté pour lui ni au premier, ni au second tour. J'ai eu beaucoup de désaccords avec lui dans son début de mandat, qui m'ont par exemple conduit à ne pas voter le bouclier fiscal et la loi Tepa. J'en ai eu d'autres par la suite. Pour autant, plusieurs éléments me conduisent à décider aujourd'hui que s'il est candidat, je le soutiendrai. C'est vrai, c'est un choix que je n'aurais pas imaginé faire il y a un an et demi.

Qu'est-ce qui motive cette décision ?
Il y a trois choses. D'abord, il y a aujourd'hui un vrai risque de nouveau 21 avril, c'est-à-dire de voir les Français privés de choix avec l'irruption de l'extrême droite au second tour. La dispersion n'est donc plus permise. Ensuite, je pense que dans la tempête que nous traversons, la France ne peut pas se permettre une aventure derrière Hollande et que Nicolas Sarkozy est le mieux armé pour y faire face. J'ai entendu François Hollande au Bourget : beaucoup de grands principes, de déclarations creuses, mais aucun chemin pour sortir de la crise. Enfin, ces derniers mois, j'ai vu le chef de l'Etat se rapprocher des positions que les centristes défendent depuis toujours, sur la règle d'or d'équilibre budgétaire, sur le Gouvernement économique de l'Europe pour sauver l'euro. Il est maintenant rentré dans ses habits de Président.

Comment le Nouveau Centre peut-il peser sur la majorité sans présenter de candidat à la présidentielle ?
Ce n'est pas par des candidatures de témoignage qui font flop qu'on arrivera à peser. Le centre est actuellement dispersé, éclaté. Je souhaite que nous puissions construire une majorité renouvelée, élargie, mieux équilibrée, pour que nos préoccupations soient prises en compte en début de mandat et non à la fin. C'est donc dès maintenant et dans le contrat de législature qu'il faut construire avec nos alliés que nous devons marquer quelles sont nos exigences, sur la formation des jeunes, l'équilibre budgétaire, une fiscalité plus juste ou la construction d'une Europe politique.

Hervé Morin doit donc retirer sa candidature au plus vite selon vous ?
Le retrait de sa candidature n'est plus qu'une question de délai. Mais on voit bien que son initiative personnelle a profondément divisé notre parti. Sa responsabilité comme président du Nouveau Centre, c'est de refaire notre unité en se retirant dignement, pour éviter que l'extrême-droite ne parvienne au second tour et pour nous permettre de discuter avec nos partenaires d'un contrat de législature qui fasse respecter nos valeurs. Avec 1%, ce qui n'est pas le poids du centre mais de sa candidature, on ne négocie rien.

Les centristes ont beaucoup reproché à l'UMP sa droitisation. Quelle tonalité voulez-vous que Nicolas Sarkozy donne à sa campagne ?
Je le soutiendrai tout en conservant mon droit d'inventaire.Je ne renierai rien de nos différences et refuserai toutes dérives s'il venait à s'en produire. J'attends de Nicolas Sarkozy qu'il tienne le langage de la transparence et de la vérité. Depuis trente ans, celui qui est élu président est celui qui promet qu'on rasera gratis. Si nous ne voulons pas être dans quelques temps dans la situation de la Grèce ou de l'Italie, nous avons besoin dans cette campagne que les candidats fassent la transparence sur notre situation, la vérité sur les efforts que nous avons à fournir et sur leur répartition. Ce n'est pas une élection pour rêver, c'est une élection pour sortir de la crise et dominer un monde nouveau.

Vous étiez le porte-parole de François Bayrou en 2007. Pourquoi ne pas l'avoir choisi ?
J'ai rencontré François, j'ai de l'estime,du respect et de l'amitié pour lui, mais je ne sais pas où il va. J'espère qu'il viendra après le premier tour construire avec nous cette majorité rééquilibrée : rien dans sa démarche ou dans ses propositions ne rejoint François Hollande.

La TVA sociale est chère aux centristes. Nicolas Sarkozy ne va-t-il pas trop vite en voulant la mettre en place avant la présidentielle ?
Est-ce que quelqu'un le croit assez stupide pour ne pas savoir que cette mesure est électoralement dangereuse et peut lui coûter des milliers de voix ? Non, bien sûr. En la prenant pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises et sauver des emplois, il fait passer son intérêt personnel derrière celui du pays. C'est un choix de courage, un choix de président.


mercredi 6 juillet 2011

Nouveau Centre: Yvan Lachaud succède à François Sauvadet


Le député Y. Lachaud a été élu président du groupe du Nouveau centre (NC)


Depuis mercredi 6 juillet, le député du Gard remplace à l'Assemblée nationale François Sauvadet qui a été nommé ministre de la Fonction publique.

Ancien UDF et ex-MoDem, Yvan Lachaud l'a emporté au premier tour avec 13 voix face à Jean-Christophe Lagarde, Nicolas Perruchot et Philippe Folliot. Le groupe du Nouveau centre, créé au lendemain des législatives de 2007, compte 24 membres.

En décembre 2010, le Président de la République lui a confié une mission sur les nouvelles réponses à la délinquance des mineurs.

Le groupe UMP a quant à lui procédé à des ajustements après le remaniement du 29 juin, qui a libéré plusieurs postes à l'Assemblée nationale.

Au groupe UMP, qui regroupe 313 députés, le second vice-président, Bernard Deflesselles, a été élu premier vice-président, à la place de Jean Leonetti nommé ministre des Affaires européennes. Le député d'Aubagne et La Ciotat (Bouches-du-Rhône) a été réélu réélu en 2002 et 2007.

Christian Kert, député et conseiller municipal d'opposition de Salon-de-Provence, qui était seul candidat, remplace Bernard Deflesselles au poste de second vice-président du groupe UMP.

Catherine Vautrin, vice-président de l'Assemblée Nationale depuis 2008 et vice président de la Commission des Affaires Economiques de l'UMP, devient premier vice-président du groupe, en remplacement de Marc Laffineur nommé le 29 juin secrétaire d'Etat chargé des Anciens combattants, tandis que Louis Giscard d'Estaing a été désigné au poste de troisième vice-président de l'Assemblée, à la place de Mme Vautrin.

Enfin, une autre femme, Bérengère Poletti, sage-femme et députée des Ardennes (2002 et 2007) et ancien ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité (2005-2007)a été élue par son groupe au bénéfice de l'âge au poste de secrétaire du bureau de l'Assemblée devenu vacant du fait de la nomination de Claude Greff à la tête du secrétariat d'Etat chargée de la famille.
Elle a obtenu 125 voix, à égalité avec sa concurrente Valérie Rosso-Debord (1971), jeune députée montante (2007, Meurthe-et-Moselle) en battant Pascal Jacquemin (PS).
La parité à l'UMP satisfera-t-elle les comptables ?


samedi 26 février 2011

Action directe repasse à l'action

Envoi de menaces à des commissariats
alors que J.-M. Rouillan sera en semi-liberté le 4 mars

Annonce de la réactivation du groupe armé d’extrême gauche


Ce tract du groupe armé anarcho-communiste a fait l'effet d'une provocation dans les commissariats des Hauts-de-Seine, voire d'une déclaration de guerre.

Termes du tract
« À la mémoire de Jean-Marc Rouillan (ci-contre à gauche), Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron. Réactivation du mouvement anarchiste. À bas la dictature capitaliste. La victoire et la liberté sont pour demain. Nous donnerons les shérifs modernes aux vermines. Vos heures sont comptées. Nous commencerons l'extermination par le 92. »
Des phrases lapidaires pour une idéologie primaire et violente.
Lien PaSiDupes vers les terroristes d'Action directe

Ce libelle a été posté dans des courriers non oblitérés et sans timbre

Les lettres sont néanmoins parvenues aux commissariats de Sèvres (maire François Kosciusko-Morizet), Clichy-la-Garenne (maire PS, ancien conseiller technique au cabinet de Louis Mexandeau, un fidèle de Mitterrand et ministre PS des ...PTT en 1981) et Vanves (maire Nouveau Centre), ainsi qu'aux postes de police de Chaville (maire UMP) , Malakoff (maire PCF) et du Plessis-Robinson (maire UMP).

Des militants de La Poste, de SUD
, par exemple, auraient-ils mis le service public à contribution et détourné des heures ?

=> 2008 - Le faceur Besancenot (NPA) s'acoquine avec Action directe :
lien PaSiDupes
=> Polémique sur l'éventuelle adhésion de Rouillan à la NPA (alors LCR)

A Paris en décembre dernier 2010, SUD-PTT mobilisait ses militants qui n'avaient rien constaté: « La Fédération SUD PTT tient à vous alerter concernant des dérives qui ont lieu dans votre métier concernant la liberté syndicale. » Cet appel, soutenu par le Front de gauche (Mélenchon), faisait suite à la sanction de 2 ans d’exclusion de service, dont 6 mois avec sursis envers Olivier Rosay, secrétaire départemental SUD des postaux Paris, un permanent entretenu aux frais de la princesse, c'est-à-dire les Français même défavorisés.

En juillet 2010, les Hauts-de-Seine étaient visés par environ 150 postiers rassemblés devant la direction départementale du courier à Nanterre, en soutien à Gaël Quirante, salarié de La Poste et secrétaire départemental adjoint SUD-PTT qui faisait l'objet d'une procédure disciplinaire pour des actes commis lors de la grève qui a opposé la direction et une partie des salariés pendant ...dix semaines.

La section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris a été saisie

La justice, qui prend l'affaire au sérieux, a saisi la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris. « Dans ce tract, on ne parle pas de jours, mais d'heures qui sont comptées pour des membres des forces de l'ordre. Cela incite sans attendre à prendre des mesures de prudence », confie un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris. Les policiers et gendarmes des Hauts-de-Seine et, plus généralement, tous ceux d'Ile-de-France ont été invités à se montrer «vigilants» dans les heures et les jours qui viennent.

Devoir de mémoire

Action directe est responsable de plusieurs dizaines d’attentats
, dont l’assassinat, en 1986, de Georges Besse, PDG de Renault et en 1985, de René Audran, ingénieur général de l’armement. Le groupe terroriste avait été démantelé en 1987.

Liens PaSiDupes:

Jean-Marc Rouillan
:
=> 2008: il rompt ses engagements et retourne en prison

=> Mise en semi-liberté à compter du 7 mars 2011

Nathalie Ménigon (épouse Rouillan):
peine commuée

Joelle Aubron: lien Wikipedia

Juin 2009 – Florence Rey: elle est quitte de ses quatre crimes

Juillet 2009 – Georges Schleicher (ci-contre à droite): il est libéré par la Cour d'Appel

Georges Cipriani: lien Wikipedia

samedi 29 janvier 2011

Plus rose que rose, le PS fait campagne pour le mariage gay

Jean-Marc Ayrault inscrira une proposition de loi "avant l'été"

Gay, gay, marions-les !

Le 24 août 2010, deux femmes qui avaient tenté de s’unir à Reims
, estimèrent que la définition du mariage par le Code civil n'est pas constitutionnelle et saisirent le Conseil constitutionnel, notamment au sujet des articles 75 et 144, qui interdit ne reconnaît pas le mariage aux personnes de même sexe.

Ce vendredi, le Conseil constitutionnel a confirmé l’illégalité du mariage homosexuel et a indiqué qu’il laisse au législateur le soin de modifier la Constitution pour le légaliser par un vote démocratique…

Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a annoncé vendredi 28 janvier l'inscription d'une proposition socialiste de loi reconnaissant le mariage homosexuel "avant l'été" à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault instrumentalise les homosexuels

  • L'opposition PS-Europe Ecologie-PC cherche-t-elle à se distinguer de Jean-Luc Mélenchon et à isoler un peu plus le Parti de gauche du PC au sein du Front de gauche ?
    VOIR et ENTENDRE la logique de Mélenchon envers le mariage:

    94% des Pacsés ne sont pas des homosexuels...
  • Ainsi, Marie-George Buffet (PCF) a-t-elle déclaré par communiqué que la décision des Sages la "conforte dans le choix qu'(elle) a fait de déposer une proposition de loi visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Le régime de Staline, comme les nazis, a pourtant instauré les violences homophobes: la loi du 7 mars 1934 punissait de cinq ans de travaux forcés les rapports homosexuels.
  • Au Nouveau Centre, Hervé Morin et le député européen Jean-Marie Cavada se sont déclarés favorables au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
  • Le NPA d'Olivier Besancenot se prononce en faveur du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples de même sexe.
    Mais à Cuba, l'homosexualité fut déclarée illégale dans les années 1960 et qualifiée de « manifestation de la décadence capitaliste » par certains dirigeants cubains. Aujourd'hui, des militants LGBT dénoncent encore plusieurs milliers d'arrestations par an et des condamnations judiciaires en raison de l'homosexualité.
  • A l'inverse, le Front national et le Mouvement pour la France sont opposés au mariage homosexuel. Toutefois, le FN n'est pas opposé au concubinage entre personnes du même sexe ni au PACS.

    Le PS cherche simplement à agiter l'opinion, sachant qu'un débat parlementaire a peu de chances de concrétiser ses espoirs. La majorité parlementaire n'étant pas favorable aux unions homosexuelles, l'opposition cherche à collecter pour 2012 les dons du vote homosexuel.
    Après l'avoir entravé et humilié, les socialistes vertueux tentent de réhabiliter le Parlement.
    "A quelques mois de la présidentielle, les Français doivent pouvoir être associés à ce grand choix de société ", estime Jean-Marc Ayrault. Ce texte a toutefois peu de chances d'être adopté, la majorité UMP désapprouvant en effet le mariage homosexuel. Le socialiste sectaire a manqué l'occasion de saluer au passage l'engagement de Carla Bruni-Sarkozy dans la lutte contre le SIDA et sa pésidence du dernier gala d’AIDES, occasion pour quelques généreux donateurs d’aider la recherche contre la maladie et de soutenir les malades.

    Le PS défie le Conseil constitutionnel

    Toujours est-il que les socialistes n'ont pas remis au lendemain de stigmatiser le Conseil constitutionnel qui a placé le législateur face à ses responsabilités .
    "A ma demande", le groupe PS, qui a déposé une proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel, "l’inscrira à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant l’été, dans le cadre de notre droit d’initiative parlementaire", a-t-il annoncé.

    Le Conseil constitutionnel ne participe pas au gouvernement des juges
    "Sauf à inventer le gouvernement des juges, le Conseil constitutionnel ne pouvait pas prendre une autre décision. Il dit le droit, ce n’est pas lui qui fait la loi ", a commenté Jean-Marc Ayrault dans un communiqué. Reste qu'on se demande toujours qui l'applique.
    "Le mariage homosexuel est un choix politique qui doit se faire au grand jour au Parlement, devant les Français", a ajouté le député-maire de Nantes, un brin soupçonneux du système parlementaire mais démagogue envers la rue.

    Le mariage homosexuel divise la France

    Au téléphone des sondeurs, les Français semblent aujourd'hui majoritairement favorables à la légalisation du mariage homosexuel: (58%) se disent favorables , contre 35% qui y sont opposés, d'après un sondage TNS-Sofres réalisé pour Canal+, en date du 28/01/11
    Concernant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le soutien de l'opinion est moins important mais progresse également: près de la moitié des Français (49%) s'y disent favorables
    Lien Le Figaro

    La question reste pourtant très clivante au PS
    Aujourd'hui, les responsables de la rue de Solferino critiquent « l'immobilisme » de la droite sur cette question sociétale.
    Totalement exclu par Nicolas Sarkozy, le mariage homosexuel avait été inscrite par le Parti socialiste dans son programme présidentiel de 2007.
    Jean-Marc Ayrault est-il représentatif?
    Selon son analyse, " comme le Pacs il y a 10 ans, les préventions ou les hostilités s’estompent. Le droit au mariage pour des parents de même sexe est de mieux en mieux admis et de nombreux pays en Europe et dans le monde [voir le détail de l'esbroufe socialiste ci-dessous] l’ont reconnu dans leur loi".
    " Jusqu’à présent, la majorité s’est toujours refusée à prendre la moindre initiative en ce sens. Mais la société évolue plus vite que l’UMP ", s'est-il gargarisé.
    Que reste-t-il du mariage homosexuel célébré par l'ex-socialiste Mamère dans sa 'république bananière de Bègles ?
    Lire PaSiDupes

    Les positions socialistes sont diverses et troubles
    « Toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire», assure Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale aux questions de société. Mais cette proche de Sa Cynique Majesté Royal exploite le filon politicien de la discorde fétide. En vérité et quoi qu'en dise la chaufferette de son siège parlementaire, Désirdavenir Royal en campagne avait occulté ce thème, pour la bonne raison qu'elle est réservée sur la question.

    L'ancienne ministre Christine Boutin a réagi pour le JDD.fr à la décision du Conseil constitutionnel vendredi. Connue pour son combat contre le PACS, il apparaît aujourd'hui que
    « Cette décision n’est pas surprenante. Je n’étais pas du tout inquiète. C’est une réponse en droit. Le mariage est fondé depuis le code civil sur un homme et une femme. Neuf sages, aussi sages fussent-ils, ne peuvent pas se substituer à l’Assemblée et au Sénat dans un régime démocratique. » Elle met en garde contre le mariage homosexuel en tant qu'il est « une porte ouverte à l’adoption. L’intérêt de l’enfant est d’avoir un papa et une maman. Ma problématique est de voir l’intérêt du plus fragile et de le défendre quel que soit le type de fragilité. En l’occurrence, il s’agit de l’enfant. Par contre, on me trouvera toujours aux côtés de ceux qui luttent contre la discrimination homosexuelle. Actuellement, il y a un fait d’actualité d’un homosexuel qui a été tabassé par des dingues, j’espère bien que les peines seront lourdes. »
    « Ce n’est pas du tout ma foi qui me conduit à prendre cette position. C’est laréalité historique, biologique, psychologique. Pas du dogmatisme ou de l’idéologie. », précise-t-elle à l'attention des amateurs d'amalgames.

    La majorité est partagée

    L'UMP n'a pas encore officiellement réagi.
    Seul Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a rappelé sur LCI, qu'il n'était pas favorable à un feu vert juridique donné au mariage homosexuel. « Ça peut être un sujet de campagne présidentielle, de débat politique, de débat parlementaire, pas un débat de droit» a-t-il déclaré cette semaine.

    A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin fut le premier Premier ministre libéral à inviter les associations LGBT à Matignon, tandis que le 28 septembre 2010 Dominique de Villepin réaffirma son opposition au mariage et à l’adoption pour les gays et lesbiennes.

    Le 5 juin 2004, le mariage de deux hommes a été annulé d'office et le maire Verts de Bègles, Noël Mamère, sanctionné. Ce « mariage » homosexuel célébré à grand renfort publicitaire n'est d'ailleurs pas une réussite: les époux, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, ont défrayé une nouvelle fois la chronique, judiciaire cette fois, deux ans plus tard. Le parquet de Bordeaux a ouvert à leur encontre une enquête préliminaire pour «abus de faiblesse, abus de confiance, vol, falsification et usage de chèques». Noël Mamère s'est d'abord dit lassé qu'on l'associe à cette union annulée par la justice. « Je n'ai aucune réaction. Je ne suis pas marié avec eux ! » s'agace le député Verts...
    Il n'est unique non plus. Le 13 juin 2009, le maire de Haute-Goulaine (Loire-Atlantique) a procédé au mariage en mairie… de deux lesbiennes et le maire, Jean-Claude Daubisse, est un élu de l’UMP. Un acte totalement illégal dont la justice, se fondant sur le Code Civil et la jurisprudence de l’affaire de Bègles, devra se saisir. C'est dire que la caricature de la droite par l'opposition n'est respectueuse ni de la réalité ni de l'opinion qu'elle manipule.

    La presse aux ordres du PS ne nous dit pas tout
    Voté en 1999 sous le gouvernement Jospin, le Pacs (Pacte civil de solidarité)
    , contrat de droit français, est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures, quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune.

    Le mariage homosexuel est aujourd’hui légalisé dans dix pays en pointe, lance l'opposition, mais seulement 10 dans le monde: Pays-Bas (qui est revenu sur la légalisation du cannabis), Belgique, Espagne, Canada, Afrique du Sud, Norvège, Suède, Portugal, Islande et Argentine… mais pas en France.

    A l'étranger, la répression de pays essentiellement musulmans
  • De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie saoudite, Iran, Nord du Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen.
  • L'homosexualité est toujours punie d'emprisonnement dans une soixantaine de pays (de quelques mois à la perpétuité), de sévices corporels, de déportation ou de travaux forcés, dont : Sénégal, Algérie, Bangladesh, Botswana, Burundi, Cameroun, République démocratique du Congo, Émirats arabes unis, Éthiopie, Îles Fidji, Guyana, Jamaïque, Kenya, Libye, Malaisie, Maroc, Mozambique, Nigeria, Oman, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tanzanie, Togo, Zambie. Cette liste n'est pas exhaustive.
    En France, le PS souhaite aura donc du mal à convaincre dans les mosquées.
  • LCP organise un prochain débat 'équitable et démocratique', auquel sont invités:
    +Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire, 'instigateur', selon LCP initiateur en janvier 2006 d’une entente parlementaire « pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de pouvoir s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère », d'une part,
    et
    +Jean-Luc Romero, conseiller régional socialiste d’Ile de France, président d’Elus Locaux Contre le Sida;
    +Emmanuel Blanc, président de Gaylib (associé à l'UMP, mais dont le blog est hébergé par Têtu, possédé par Pierre Bergé, PS);
    +Philippe Rollandin, porte parole de l’Association des Parents Gays et Lesbiens, d'autre part.
    Les débatteurs seront-ils à 58% favorables au mariage homosexuel, ou à 75 ?
  • mardi 16 novembre 2010

    J.-L.Borloo et H. Morin, libres de créer un «pôle d'équilibre » au centre

    L'amère Royal et Bayrou tentent de les attirer dans leur girons

    Remaniement = déconvenues


    En passant de 37 à 31 membres, la nouvelle équipe gouvernementale annoncée dimanche soir fait des mécontents parmi les membres du précédent gouvernement qui n'ont pas retrouvé de portefeuille, et cela bien que son resserrement soit annoncé depuis des semaines.
    Les partants, quel qu'ait pu être leur mérite, sont nombreux: Eric Woerth, Christian Estrosi, Dominique Bussereau, Hervé Novelli, Patrick Devedjian, Rama Yade, Fadela Amara, Marc-Philippe Daubresse, Christian Estrosi, Hubert Falco, Alain Marleix, Anne-Marie Idrac, Valérie Létard, Jean-Marie Bockel, Bernard Kouchner, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin.

    Jean-Marie Boeckel, l'ex-secrétaire d'Etat à la Justice, a admis: "Après que j'ai pris connaissance de la liste du gouvernement, j'ai mieux compris. J'ai compris surtout qu'on était dans une logique politique." S'il a eu "parfois quelques frustrations" au sein du gouvernement, il s'est dit "reconnaissant au président d'avoir pu faire des choses intéressantes, d'avoir servi (son) pays", a ajouté le président de la Gauche moderne.

    Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville depuis 2007, s'est également exprimée. "Désormais, le temps ministériel est fini", ajoute l'ex secrétaire d'Etat. "Cette belle expérience m'a enrichie et convaincue de l'utilité et de la capacité de la puissance publique pour changer la vie des gens". "Mais, poursuit-elle, j'ai pu également mesurer les limites que constitue le poids de l'inertie et du sectarisme".
    "Aujourd'hui, le temps militant commence. C'est en femme libre que je continue à me battre pour la République et les valeurs qui m'animent, les valeurs de justice, d'égalité, de fraternité et de laïcité", conclut Fadela Amara.

    Dans un communiqué, lundi, Christian Estrosi (maire UMP de Nice) n'a pas été aussi amer que d'autres, ou que ce qu'en dit la presse d'opposition. Il adresse ses félicitations et ses vœux de succès au nouveau gouvernement, et tout particulièrement à Eric Besson qui lui succède comme ministre de l'Industrie.
    "Il y aura un autre mandat présidentiel, je reste l'ami de Nicolas Sarkozy et l'un des élus locaux les plus puissants de France pour ma famille politique", a déclaré Christian Estrosi au quotidien Nice-Matin.
    L'ancien ministre de l'Industrie ajoute que la décision de ne pas le prolonger à l'Industrie "a été prise plutôt d'un commun accord". Evoquant l'entrée d'Alain Juppé au gouvernement, et "la problématique Borloo", l'ancien ministre a déclaré: "Le président a passé son temps à faire des équations entre toutes ces problématiques. On a envisagé des formules. La décision a été prise plutôt d'un commun accord".
    Mais ces déclarations sont mises sous le boisseau, mais celles de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin en relief.

    Le commentaire de Reuters est lourd de menace

    « Borloo et Morin sonnent la révolte des centristes »
    Ces deux personnalités centristes ont marqué leur désaccord avec le nouveau gouvernement de François Fillon avant même qu'il soit officiellement nommé.

    Jean-Louis Borloo, le ministre sortant de l'Ecologie avait délibérément renoncé à rester au gouvernement.
    Après d'ultimes tractations avec le président Nicolas Sarkozy, il a aussitôt repris une liberté de parole dont il a aussitôt fait usage contre son rival, le Premier ministre reconduit. Jean-Louis Borloo a publié un communiqué en forme de rupture enrobée d'amabilités. "Je préfère (...) retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs, qui ne sont pas de circonstances, au premier rang desquelles je place la cohésion sociale." Il dit ainsi haut et fort ne pas vouloir travailler avec le Premier ministre qui s'est fixé dimanche des objectifs en faveur de la croissance, de l'emploi et de la solidarité, lesquels ne sont nullement incompatibles avec la « cohésion sociale », bien au contraire en temps de crise économique.
    Marc-Philippe Daubresse a précisé que Jean-Louis Borloo avait fait à Nicolas Sarkozy "une offre globale" concernant la ligne politique et les priorités du gouvernement, la place des centristes et sa propre contribution .

    En sa qualité de président du Nouveau centre (NC), plutôt que d'ex-ministre de la Défense, Hervé Morin a pour sa part dénoncé la constitution d'une "équipe de campagne électorale proche du RPR", ancêtre gaulliste de l'UMP, parti du chef de l'Etat.
    "J'attendais une représentation plus équilibrée des sensibilités de la majorité (...) J'attendais de la composition du gouvernement un geste de rassemblement", a-t-il expliqué déçu depuis son bureau ministériel.

    Modérés, les centristes Marc-Philippe Daubresse et Valérie Létard étaient sur la même ligne. Le premier, ministre sortant de la Jeunesse, s'est naturellement déclaré "solidaire" de Jean-Louis Borloo. Pareillement absente de la nouvelle équipe gouvernementale, la seconde, secrétaire d'Etat aux Technologies vertes, a expliqué sur RTL que "son souhait, c'est de pouvoir construire un pôle d'équilibre qui sera nécessaire à la majorité présidentielle". "Sans ce pôle d'équilibre, il nous semble que l'horizon 2012 ne peut pas s'organiser dans les meilleures conditions possibles."
    Aucune parole définitive
    Il faut vraiment toute l'objectivité d'un journaliste militant pour considérer que ces paroles « sonnent la révolte des centristes ».

    Des citations tronquées par la presse militante

    Jean-Louis Borloo

    Prêt à «faire face à la situation avec élégance», Jean-Louis Borloo a tenu dimanche à féliciter son concurrent «très chaleureusement». Certes, indique-t-il au journal Le Monde, «le plus souvent, j'ai accompli mes réformes malgré François Fillon. Il fût presque toujours mon principal opposant», mais il a aussi promis une sortie pacifique à François Fillon. « Je ne ferai rien pour t’emmerder », a-t-il déclaré à son concurrent dans la course à Matignon, rapporte encore Le Monde mardi, à la différence de Reuters.

    Un autre exemple corrobore cet propension à la manipulation de l'opinion

    La malignité de la presse est flagrante.
    Il a suffi d'observer que les propos de Jean-Louis Borloo sont en effet tronqués. Mais également ceux de Rama Yade qui n'a pas seulement déclaré : "Je retrouve ma pleine et entière liberté de parole et d'action au service de mes nouveaux engagements". Des paroles aussitôt interprétées négativement.
    En vérité, Rama Yade a également tenu à "remercier" le président de la République de lui "avoir fait confiance pendant trois ans".

    Des choix rédactionnels douteux
    Les agences de presseinterprètent et les organes de presse diffusent.
    Or, le titre de Reuters, qui donne le la dans l'ensemble des media qui aiment les 'décryptages' prêts à l'emploi, est inspirée moins par l'analyse (même à chaud) que par la volonté de rafraîchir le climat, sans pour autant servir l'opposition dont toutes les formations sont entrées dans une période de glaciation. C'est dire que cette presse militante nuit pour le plaisir.

    Les marginaux de la politique se sont jetés sur les sortants

    Bienvenus au club ? Rien n'est moins sûr...
    Un prochain article de PaSiDupes en rendra compte.

    lundi 15 novembre 2010

    Gouvernement Fillon III: l'ouverture continue

    Toute la gauche n'est pas dans l'opposition systématique

    La presse engagée s'attarde pesamment sur certains départs, tel celui des centristes Jean-Louis Borloo (Radical de gauche) et Hervé Morin (Nouveau Centre) ou du socialiste Bernard Kouchner, mais lorsqu'ils n'ont ni ambition personnelle, ni exigences particulières, sinon servir leur pays, ils sont maintenus ou entrent au gouvernement.

    Un nouveau

    Michel Mercier, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés
    Né en 1947, il est sénateur du Rhône et fut président du groupe Union centriste au Sénat (2002-2009). Il est l'ancien trésorier de l'UDF et du MoDem.
    Il préfère visiblement Sarkozy et Fillon à l'autocrate Bayrou.
    Lire PaSiDupes

    Deux anciens

    Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication
    Le neveu de François Mitterrand, président socialiste de la République en 1981, occupait déjà ce poste de plein exercice.
    A l'approche de la présidentielle 2012, l'opposition malveillante ne va pas tarder à qualifier de 'caution' à l'impartialité de l'exécutif ce ministre de la communication « pris » à la gauche socialiste.

    Eric Besson, ministre chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, auprès de la ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie, Christine Lagarde.

    Le PS le négligea, à l'instar de Bernard Kouchner
    Né en 1958 à Marrakech (Maroc), est diplômé de l'IEP de Paris. A 35 ans, il adhèra au Parti socialiste (1993). A 49 ans (février 2007), en désaccord « de fond » avec Désirdavenir Royal, il démissionna de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS. « Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie ».
    Il était certes en désaccord avec des points essentiels de la ligne politique du PS, comme les 35 heures de Martine Aubry, mais il était aussi en butte aux attaques de François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, qui en s'en prenait à sa famille.

    Au soir du premier tour de l'élection présidentielle, il rejoignit l'équipe de campagne du candidat UMP Nicolas Sarkozy et se décrivit à Dijon en « homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite […] c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois

    L'UMP le promeut
    Élu secrétaire général adjoint de l'UMP le 24 janvier 2009, il fut ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire du gouvernement François Fillon II (2009-2010).

    => Le nouveau ministre de l'industrie dirigea brièvement la rédaction du journal Challenges (groupe Nouvel Observateur), avant de rejoindre le conseil en ressources humaines et la lutte contre l'exclusion (Fondation Face et Fondation Vivendi). Il devient délégué général (1996-2001) de la Fondation de la Compagnie générale des eaux (CGE), transformée en Fondation Vivendi par Jean-Marie Messier.

    Il est toujours maire de Donzère (Drôme), élu sous l'étiquette PS depuis le 25 juin 1995 et réélu sans étiquette en 2007.

    Il faut d'ailleurs observer que le départ de B. Kouchner qui passionne actuellement le PS est pour le parti des aigris l'occasion, d'une part, d'instrumentaliser des divergences devant les media pour dissimuler ses propres conflits internes et, d'autre part, de villipender celui qu'ils ont pourtant toujours maltraité.

    mardi 12 octobre 2010

    Retraites: les sénateurs votent le report à 67 ans, sans décote

    Le Sénat, après l'Assemblée, d'accord sur la nécessité de la retraite à 67 ans
    Lundi 11 octobre - Le Sénat a voté l'une des mesures-phare de la réforme des retraites, qui repousse de 65 à 67 ans l'âge de la retraite sans décote quel que soit le nombre d'années de cotisation.

    Pour la forme, la CFDT a essayé d'en repousser la mise en oeuvre.
    Le Parlement désavoue l'opposition de la gauche et des syndicats.

    L'article 6 a été adopté par 174 voix contre 159.

    L'UMP a voté pour, ainsi qu'une majorité de centristes. Les sénateurs centristes du MoDem ont voté contre et s'enfoncent dans l'opposition, au côté du PS, du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) et du RDSE (à majorité radicaux de gauche).

    Les sénateurs ont voté deux amendements du gouvernement à cet article prévoyant le maintien du départ à 65 ans sans décote:
  • pour les parents d'enfants lourdement handicapés soignés à domicile
  • et pour les mères de trois enfants nées entre 1951 et 1955 ayant arrêté de travailler pour élever au moins un enfant.

    Deux autres amendements, ceux-là émanant de l'opposition, ont également été adoptés.

  • Le premier donne aux aidants familiaux la possibilité de partir sans décote à 65 ans dans des conditions déterminées par décret.
  • Le deuxième maintient le départ à taux plein à 65 ans pour les "assurés handicapés".

    "On n'est pas là pour faire des choses faciles"

    Une ribambelle de sénateurs de l'opposition de gauche s'est succédée pour dénoncer cet article.

    François Patriat (PS) a dénoncé une "réforme idéologique placé non sous le signe du courage mais de l'injustice".

    Le centre ne sait pas de quel côté il va tomber:
    Jacqueline Gourault (Union centriste) s'est émue que le gouvernement "n'ait pas fait le geste d'ouvrir la discussion" avec notamment la CFDT sur cet article, précisant que les sénateurs MoDem voteraient contre.

    Une autre centriste Catherine Morin-Desailly s'est toutefois abstenue, regrettant des aménagements "limités".

    Or, Hervé Maurey (Nouveau Centre) indiquait que la majorité du groupe votait pour estimant qu'on ne "peut faire autrement pour sauver le système par répartition".

    Eric Woerth reproche à la gauche de n'avoir "jamais voulu faire de réforme"


    "On n'est pas là pour faire des choses faciles (...) c'est compliqué de dire aux Français qu'il faut travailler plus, de passer aux 67 ans, mais il faut le faire", a-t-il ajouté.
  • jeudi 7 octobre 2010

    J.-Ch. Lagarde: Ségol'haine Royal lui fait honte

    Aubry et Royal ne séduisent vraiment pas le Nouveau Centre

    "La Grande Bretagne s'associe aux mises en garde américaines adressées aux touristes de rester en alerte dans la peur d'une attaque d'Al Qaida en Europe " ("Britain joins U.S. in warning tourists to remain vigilant amid fears of Al Qaeda attack in Europe"), titrait le Daily Mail on line, le 4 octobre.
    "Honteuses, démagogiques et minables", les déclarations de Sa Cynique Majesté Royal

    Dans un entretien au Parisien, Désirdavenir Royal n'avait toujours pas pansé ses plaies de la présidentielle de 2007. Elle ignorait sciement une crainte anglo-saxonne d'attentat pour dénigrer la France.

    A propos des déclarations officielles du gouvernement français qui ont suivi sur ces menaces d'attentat que les Etats-Unis et la Grande Bretagne prennent au sérieux, la présidente PS de la Région Poitou-Charentes y avait discerné - pour sa part - "une part de mise en scène qui n'a pas de raison d'être et qui est même dangereuse".

    Le président exécutif du Nouveau Centre a réagi aujourd'hui aux déclarations de Sa Cynique Majesté Royal, les jugeant "honteuses, démagogiques et minables".

    Le dirigeant NC observe en outre que l'ex-candidate à la présidentielle "est coutumière du fait et du ridicule que lui confèrent ses déclarations irréfléchies"

    "A l’heure où cinq français viennent d’être enlevés au Niger, que tous les services de renseignement alertent la France sur les menaces qui pèsent sur notre territoire, Mme Royal donne à la France le ridicule d’une petite polémique politicienne sur ce sujet, sans conscience qu’elle affaiblit notre pays", a conclu le député-maire de Drancy.

    Quant à Martine Aubry, Jean-Christophe Lagarde a ajouté que le premier secrétaire du PS "ferait bien de mettre Mme Royal hors jeu de la politique nationale".

    => Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) et président exécutif du Nouveau Centre (NC), sera l'invité du Talk ce vendredi, à 18h.

    mardi 30 mars 2010

    Le moins de voile islamique sera le mieux

    Les députés UMP prêts à passer outre l'avis Conseil d'Etat
    Diversité dans les voiles islamiques, aussi
    Les députés UMP sont prêts à voter une interdiction totale du port du voile intégral et donc à passer outre les réserves du Conseil d'Etat.
    "L'interdiction, elle est totale ou elle est incompréhensible ! Lorsque l'on passe un message, on le passe vite, on le passe clair et on ne tergiverse pas sur les modes d'application. Aujourd'hui, on est tout à fait déterminé", a estimé mardi le vice-président du groupe UMP, Jean Leonetti, à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés de la majorité.

    Le Conseil d'Etat, consulté fin janvier par François Fillon, avait tout juste émis des réserves sur une prohibition générale du voile intégral, pas "juridiquement incontestable", selon lui.
    Fort du soutien de 220 membres de son groupe au projet de loi et du fait que le Conseil d'Etat n'a qu'un rôle consultatif, notamment pour les projets de lois, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, est donc parfaitement justifié à juger cet avis "respectable", avant de rappeler, qu'il "appartenait aux responsables politiques de prendre (leurs) responsabilités".
    "Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs" et l'avis du Conseil d'Etat "n'a qu'une valeur très relative", a en outre souligné le député UMP Lionnel Luca.

    Le champ d'action fait débat

    => Une interdiction, non pas dans tout l'espace public, mais dans les seuls services publics conduirait à des aberrations, a plaidé J.-F. Copé, en observant qu'une femme interdite de port du voile intégral à La Poste et dans le bus pourrait le revêtir dans la rue et à la boulangerie...
    => Fait nouveau, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, longtemps hostile à une interdiction totale, a souhaité mardi sur i>télé qu'elle soit "claire, nette et précise" et concerne "tout le territoire" français.
    => De fait, les parlementaires se sont sentis confortés par les propos du Premier ministre la veille au séminaire de travail de la majorité. François Fillon avait alors appelé de ses voeux une loi qui aille "le plus loin possible dans la voie de l'interdiction générale".
    Il "adhère à notre philosophie", décode J.-F. Copé. J. Leonetti y voit même "un message qui consiste à dire 'Je m'affranchis éventuellement de la restriction que pourrait donner le Conseil d'Etat et qui rendrait l'opération législative que nous menons complètement discréditée' ".

  • Parmi les voix discordantes figurent celles du maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui continue à traîner des pieds, estimant que le sujet n'est "pas une priorité". Timoré, Nicolas Perruchot (Nouveau Centre) met en garde, lui, contre le risque d'une censure du Conseil Constitutionnel, qui constituerait "un camouflet pour la République toute entière".
  • Mais, dans les meetings UMP de la campagne des régionales, l'interdiction du voile intégral qui l'emportait de loin à l'applaudimètre, rappelent les députés UMP. "Le 'peut-être qu'il faut une loi', 'peut-être qu'il faut pas' de la direction du parti a été catastrophique et nous a coûté beaucoup de voix aux élections. Fini les tergiversations ! ", insiste l'un deux, sous couvert de l'anonymat, mais attentif à la volonté de la base.
    Jean-François Copé, qui pense tenir avec le voile intégral un marqueur dans l'opinion, rappelle qu'en 1989, le Conseil d'Etat s'était montré "plutôt en défaveur" d'une loi contre les signes religieux ostentatoires à l'école. "Les responsables politiques étaient passés outre et l'Histoire montre qu'ils ont bien fait".

    Définir le voile inégral

    => Le 8 juin 2009, une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député PCF de Vénissieux (Rhône) André Gerin (rapporteur : Éric Raoult), déposèrent une proposition de résolution pour la création d'une mission d'information parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab.

    => Le 17 juin 2009, Sihem Habchi, présidente de l'association Ni putes ni soumises, soutint le débat parlementaire ouvert sur la question de la burqa, et vit dans la burqa « le symbole de l'oppression sur les femmes par ceux qui luttent contre la mixité ».
    Position de Rama Yade et Rachida Dati


    => Le 22 juin 2009, lors de son discours lors du Congrès de Versailles, le président Nicolas Sarkozy, éclara : « La burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire de la République »

    Le hijab est-il tolérable ? Telle est la seule question.

    => La burqa est un voile islamique intégral porté par les femmes, principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde.
    En France, le mot a été utilisée par des politiques et journalistes au cours du débat sur la légalité du port du voile intégral islamique comme synonyme de ce dernier.
    => Le niqab est un masque couvrant le visage (sauf les yeux). Il est porté par certaines femmes musulmanes en complément du hijab, au Proche- et au Moyen-Orient, et dans une moindre mesure en Asie du Sud-Est, dans le sous-continent indien et en Afrique du Nord.

    => Le hijab est « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler ». Il désigne plus particulièrement en Occident le voile que certaines femmes musulmanes se placent sur la tête en laissant le visage apparent, celles qui se cachent le visage aussi portent plutôt la "burqa" ou le "niqab" .

    Le flou artistique...
    Le hijab est aussi appelé "voile islamique". Le projet concerne-t-il donc tout type de voile islamique, depuis le foulard ?


  • Socialistes contre la burqa
    Laurent Fabius n'a vraiment pas une "tête bien catholique"