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mercredi 31 décembre 2014

Vie politique: le retrait de Arnaud Montebourg, info ou intox ?


Un coït  interrompu qui ne laisse personne frustré !

Montebourg, ex-ministre viré, annonce qu'il suspend sa carrière po
litique publique

Fausse sortie de l'hystérique histrion du PS ? Dans ses voeux de fin d'année à l'attention de ses administrés de Saône-et-Loire, Nono dit jeter l'éponge. Et montrer la voie à Hollande ?

A quelques semaines du terme de ses mandats électifs locaux, le député de la Bresse, conseiller général de Montret et président du département de Saône-et-Loire où la population le supporte de moins en moins, il officialise ainsi son retrait de la vie politique, ce mardi, jour de liesse, dans Le Journal de Saône-et-Loire

Sablons le champagne !
"Après 17 années de mandat local et national, le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle." Telle est la résolution pour 2015 d'un amateur de la politique qui a dû suivre une formation - après (mauvais) coups - pour apprendre son métier L'ex-avocat avait fait savoir qu'il retournait à l'école pour quelques semaines pour "apprendre le métier de haut dirigeant" à l'INSEAD, une prestigieuse école de commerce qui lui offrait une large part des frais de scolarité. Faute de sources de revenus ?

Après son éviction de Bercy le 25 août dernier, l'ex-candidat à la candidature socialiste à la présidentielle de 2012 avait préparé les âmes sensibles. Dans une tribune publiée en novembre sur le site L'important.fr, il faisait part de son désir de "retourner vivre au milieu des Français", de "quitter la politique comme mode de vie à part et coupé du réel, et surtout comme source de revenus".

2017 et un premier cheval de retour 

Il semblerait que l'individu offre une pause aux Français qui ne pouvaient pas plus le voir que le président.
Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Arnaud Montebourg ne se ferme aucune porte à l'horizon 2017. Il cherche à se faire oublier un peu, lui et son redressement de la courbe de l'emploi. Chassé par la porte, à coups de botte dans le train, alors qu'il ne s'y attendait pas, il menace l'auteur des brimades d'un retour tonitruant par la fenêtre de la prochaine présidentielle. 
Dès le mois d'août 2013, il confiait à M, le magazine du Monde que, s'il en avait "marre des élections" et ne se "représenterai(t) pas" pour des mandats locaux -, la présidentielle est "la seule élection" à laquelle il "envisage  de (se) représenter un jour", se dispensant des préliminaires. Pas étonnant que ses partenaires peinent à jouir: que dire des électeurs-trices ! 

"Quitter des fonctions de représentation politique, reprendre un métier, refuser de vivre de la politique, recouvrer sa liberté ne signifie pas l'abandon de tout engagement dans la vie publique", met-il en garde ce mardi, à la fois méprisant du milieu et menaçant.

Que faire d'un vieux cheval de réforme
?
Vous le reprendriez ? Avec les risques sanitaires que cela comporte ? En faire des lasagnes de boeuf n'est plus possible. Ne vaudrait-il pas mieux que l'IGAS le recueillisse à son tour ?...
Il recherche une nouvelle vie; l'Inspection générale des affaires sociales peut lui assurer une fin de vie paisible, avec d'autres chevaux en bout de course. Il retrouverait François Chérèque (CFDT), et il pourrait y assister au retour de l'ancienne candidate devenue ancienne favorite du Roi, Ségolène Royal, qui a bénéficié de ce point de chute entre sa fin de fonction de vice-présidente de la BPI et son entrée au gouvernement Valls.  "Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire", affirmait le candidat Hollande dans son chiffon de papier anaphorique (6e point).
Ils ne pointent même pas, ni 
Dominique Méda (conseillère de la candidate du PS, S. Royal, en 2007), ni Dominique Voynet (EELV), ni Dominique Barella, ancien président de l'USM (syndicat de magistrats), probablement récompensé pour son ...indépendance. Des parachutes dorés camouflés: aucun de ces privilégiés n'est nécessiteux.
Mais, là encore, un cheval de cirque parmi de vieilles rosses, est-ce bien raisonnable ? Auriez-vous donc un pré pour l'adopter ? L'espérance de vie du cheval est de 25 ans: celle du cheval de cirque ?

jeudi 21 février 2013

Mettre les para-militaires de FEMEN hors d'état de nuire

Les FEMEN ou "femhaines" enchaînent les provocations violentes antichrétiennes

Un groupe de section d’assaut du lobby LGBT-OGM 


Venues d'Ukraine, ces féministes anarcho-révolutionnaires aux seins nus lancent des raids qui ont une apparence ludique mais qui provoquent systématiquement des heurts avec des complices de leurs "happenings" mis en scène dans le XVIIIe arrondissement de Paris où elles ont créé un centre d'entraînement para-militaire.



Une quinzaine de militantes françaises et ukrainiennes du mouvement féministe ukrainien Femen se sont exposées seins nus mardi dans les rues du quartier populaire de la Goutte d'Or à Paris 18e, où elles ont installé "le premier centre d'entraînement" au "nouveau féminisme"


Ces "femhaines" se comportent très exactement comme les talibans en Afghanistan ou les islamistes à Tombouctou (Mali) en démolissant des œuvres d’art religieux. Leurs accusations de brutalités subies ne deviennent crédibles qu'avec le concours des media qui interprètent les photos de leurs spectacles de rue. Parmi ces schizophrènes en grande souffrance, la journaliste Caroline Fourest donne même de sa personne pour faire accroire que leurs contorsions au sol et leurs cris de douleur sont provoqués par d'authentiques violences.


Leur crédibilité est également mise à mal par le choix de leurs cibles
A l’évidence, ces laïques pures et dures sont moins motivées par la grande mosquée de Paris que par les sanctuaires chrétiens: non seulement leurs préférences idéologiques les incitent à pousser les Chrétiens à la faute et à leur manquer de respect, à les dénigrer ou à les maltraiter, mais elles seraient aussitôt mises hors d’état de nuire par les musulmans radicaux, incarcérées par la police de Valls et leur organisation jugée en flagrant délit et dissoute. Mais le terrain socialo-écolo leur est propice.

Femen bénéficie de l'indulgence coupable de l'exécutif


Hollande "couvre" l'exhibitionnisme :
l'attentat à la pudeur n'est plus un délit



Rien de tel et, mieux, depuis mai dernier, elles prospèrent impunément. Les Chrétiens de France sont désormais ouvertement traités comme des citoyens méprisables que l'on peut harceler, de véritables parias qui devraient supporter injures et dérision et même, désormais, les voies de fait et les agressions délibérées. 

Ainsi le très laïc gouvernement socialo-écolo tolère-t-il la montée du sectarisme 

Avec elles, ces activistes projettent des images douloureuses en pleine face et rappellent avec effroi les périodes annonciatrices des persécutions passées et des exterminations perpétrées au cours des siècles à la fois par le jacobinisme, le nazisme et le communisme contre les chrétiens ou contre les juifs.


Considérant que l'activisme du groupe relève de l’article L212-1 du code de la sécurité intérieure disposant que : " Sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence."

D'évidentes connivences entre les FEMEN et le PS


L'activiste Loubna Meliane, ci-contre, arrêtée à Londres le 2 août 2012, lors d'une manifestation des FEMEN
(source photo Le Monde )


Le PS est sectaire et incohérent
D'aucuns ont pu -rarement- s'étonner que le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Desir, soit resté de marbre devant la profanation de Notre-Dame de Paris par un groupe d’extrémistes Femen venues fêter à leur manière la renonciation du pape Benoît XVI, puisque, lorsque des jeunes identitaires avaient occupé le toit du chantier de la future mosquée de Poitiers, le patron désigné du PS avait aussi sec dénoncé un "acte de haine commis par des fanatiques violents" et demandé la dissolution de Génération identitaire, " ce groupuscule fanatique dont les agissements violents sont une menace pour l’ordre public, la sécurité des personnes et pour la cohésion républicaine ".

Ce silence complice de Jean-Philippe Desir peut s’analyser au regard de l’idéologie laïque anti-catho, anti-tradition, anti-patriote, anti-tout qui caractérise fondamentalement l’ancien fondateur de SOS Racisme. Le processus de déchistianisation est même passablement avancé: de même que Ribéry s'est fait débaptiser Franck pour Bilal, depuis longtemps Désir se fait appeler Harlem. 

Les liens entre Femhaines et les socialistes sont anciens et étroits 

La gracieuse Madelon féministe est en effet une ancienne attachée parlementaire de Malek Boutih. Pas triste, donc, la vie de parlementaire ... Et Loubna Meliane, puisque tel est son nom, est devenue l'une des capitaines de harpies dépoitraillées qui ont manifesté à Notre-Dame. 

L'ascension d'une activiste

Beurette d’origine marocaine née à Dijon, Loubna Meliane n’est donc pas vierge en politique, et encore moins au Parti socialiste. Elle se fait connaître en 1998, lors des mouvements lycéens contre la réforme Allègre en tant que porte-parole de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), avatar lycéen du syndicat socialo-trotskiste UNEF-ID, où bon nombre des hiérarques du P.S. ont fait leurs armes. Porte-parole autoproclamée des lycéens en grève, elle débarque sur les plateaux télés. C’est le début de l’ascension pour Loubna Meliane qui devient élue au Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) et au Conseil National de la vie lycéenne (CNVL) ainsi qu’au ...Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) ! La médiatique beurette monte à Paris et tape dans l’œil de Malek Boutih, alors président de SOS Racisme, qui apprécie cette " fille du prolétariat immigré de province" et décide d'en faire une meneuse populaire de la diversité. Loubna Meliane est propulsée vice-présidente et porte-parole de SOS Racisme en 2003. 


Elle fonde ensuite avec Fadela Amara le mouvement "Ni putes, ni soumises" et participe à la " Marche des femmes des quartiers, contre le ghetto et pour l’égalité ", en février 2003.
C’est également au cours de cette même année qu’elle intègre le Conseil national du Parti socialiste, au congrès de Dijon. 
Et c’est tout naturellement qu’elle devient l’attachée parlementaire de son " grand frère " algérien né à Neuilly-sur-Seine, Malek Boutih, lorsque celui-ci est élu en juin 2012 député PS de l’Essonne. Le journal pro-gouvernemental Libération, qui en dresse un portrait louangeur, prédit dès 2004 : " Un jour, elle sera élue. Sans doute et sans voile. " 


Rien de bien nouveau en fait, puisqu'en 1998, la Cicciolina, actrice porno très connue (ci-contre), enleva un siège au parlement italien. Elle était légèrement vêtue de rose; Loubna Meliane a choisi le noir des anarchistes.
C'est donc tout naturellement, sans voile et seins nus, qu'elle participe à la création de la branche française des harpies de Femen.

Et d'ou vient que cette activiste est hystérique ?
Icône déchue de la gauche et des media gauchistes, la beurette Loubna Meliane incarne moins le déracinement que les familles éclatées. Née par hasard dans la capitale des Ducs de Bourgogne dans une famille sans repères, elle sera abandonnée par sa mère qui quittera le foyer familial pour rejoindre un prince saoudien et qui mourra au Caire dans des conditions mystérieuses. On peut expliquer par sa rancune contre l’islam que Loubna se soit laissée anéantir par une idéologie nihiliste et libertaire la conduisant à livrer l’essentiel de ses coups contre les valeurs et la culture traditionnelle du pays qui l’a accueillie… 

  

jeudi 19 avril 2012

Amara et Hirsch "salissent" la gauche politique un peu plus


Rama Yade juge "dégueulasse" le comportement de Hirsch et Amara

Les flux migratoires des "opportunistes" et des "lâches"

La pomponnette est de retour !


 
Ni putes, ni soumis ?
Hollande a prévenu qu'il ne ferait pas d'ouverture politique, alors les moutons socialistes de la diversité versatile, Fadela Amara ou Azouz Begag, rentrent au bercail de Monsieur Séguin-Hollande avec  Martin Hirsch en OSNI, opportuniste socialisant non identifié, tandis que Rama Yade reste digne et fidèle à son engagement.

"Quand on change de saison, on change de pâturage", a raillé Bayrou
L'annonce du ralliement d'anciens ministres de Nicolas Sarkozy à son rival socialiste François Hollande, favori des sondages, a en effet été accueillie mercredi avec un mélange d'indignation et d'ironie par la droite et le centre qui ne font pourtant pas profession de vertu.
L'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade fustige donc le comportement "dégueulasse" de Martin Hirsch et Fadela Amara, qui ont annoncé leur soutien au candidat PS, les qualifiant d'"opportunistes" et de "lâches" dans un entretien au Parisien à paraître jeudi.

Interrogée sur les récents soutiens apportés par Martin Hirsch et Fadela Amara à François Hollande, l'ex-ambassadrice de l'Unesco s'insurge: "Quels opportunistes : c'est maintenant qu'ils se rappellent qu'ils ont été socialistes ? Si le PS était si formidable, pourquoi ces ralliés de la dernière heure n'ont-ils pas fait avec lui le RSA, la rénovation urbaine, le Grenelle de l'environnement..."
"Ce qu'ils font est dégueulasse !", juge Mme Yade, prédisant que "cette façon de faire de la politique va dégoûter les Français, ils porteront sur ces gens-là un jugement très sévère".

Rama Yade, l'une des icônes de la "diversité" de Nicolas Sarkozy, a elle-même connu des passages difficiles avec le parti majoritaire depuis son départ du gouvernement en novembre 2010, mais elle se respecte.


La participation à un gouvernement de droite n'est pas si "salissante"

Le PS ne craint pas de se salir à leur contact
Et Martin Hirsch mange déjà au ratelier de François Hollande, favori des sondage. Ils préfèrent déjeuner ensemble Chez Laurent ou à la Maison de l'Amérique latine plutôt qu'au Fouquet's ou aux Restos du coeur ou à la cantine des Compagnons d'Emmaüs de l'Essonne...
Lien PaSiDupes 1 : "La gauche caviar s'empiffre auprès de François Hollande"

VOIR et ENTENDRE le cynique François Hollande faire de l'humour sur le dos du Conseil général de Corrèze sous les gloussements de son courtisan :

Changement de pâturage réjouit les veaux.

mardi 16 novembre 2010

J.-L.Borloo et H. Morin, libres de créer un «pôle d'équilibre » au centre

L'amère Royal et Bayrou tentent de les attirer dans leur girons

Remaniement = déconvenues


En passant de 37 à 31 membres, la nouvelle équipe gouvernementale annoncée dimanche soir fait des mécontents parmi les membres du précédent gouvernement qui n'ont pas retrouvé de portefeuille, et cela bien que son resserrement soit annoncé depuis des semaines.
Les partants, quel qu'ait pu être leur mérite, sont nombreux: Eric Woerth, Christian Estrosi, Dominique Bussereau, Hervé Novelli, Patrick Devedjian, Rama Yade, Fadela Amara, Marc-Philippe Daubresse, Christian Estrosi, Hubert Falco, Alain Marleix, Anne-Marie Idrac, Valérie Létard, Jean-Marie Bockel, Bernard Kouchner, Jean-Louis Borloo et Hervé Morin.

Jean-Marie Boeckel, l'ex-secrétaire d'Etat à la Justice, a admis: "Après que j'ai pris connaissance de la liste du gouvernement, j'ai mieux compris. J'ai compris surtout qu'on était dans une logique politique." S'il a eu "parfois quelques frustrations" au sein du gouvernement, il s'est dit "reconnaissant au président d'avoir pu faire des choses intéressantes, d'avoir servi (son) pays", a ajouté le président de la Gauche moderne.

Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville depuis 2007, s'est également exprimée. "Désormais, le temps ministériel est fini", ajoute l'ex secrétaire d'Etat. "Cette belle expérience m'a enrichie et convaincue de l'utilité et de la capacité de la puissance publique pour changer la vie des gens". "Mais, poursuit-elle, j'ai pu également mesurer les limites que constitue le poids de l'inertie et du sectarisme".
"Aujourd'hui, le temps militant commence. C'est en femme libre que je continue à me battre pour la République et les valeurs qui m'animent, les valeurs de justice, d'égalité, de fraternité et de laïcité", conclut Fadela Amara.

Dans un communiqué, lundi, Christian Estrosi (maire UMP de Nice) n'a pas été aussi amer que d'autres, ou que ce qu'en dit la presse d'opposition. Il adresse ses félicitations et ses vœux de succès au nouveau gouvernement, et tout particulièrement à Eric Besson qui lui succède comme ministre de l'Industrie.
"Il y aura un autre mandat présidentiel, je reste l'ami de Nicolas Sarkozy et l'un des élus locaux les plus puissants de France pour ma famille politique", a déclaré Christian Estrosi au quotidien Nice-Matin.
L'ancien ministre de l'Industrie ajoute que la décision de ne pas le prolonger à l'Industrie "a été prise plutôt d'un commun accord". Evoquant l'entrée d'Alain Juppé au gouvernement, et "la problématique Borloo", l'ancien ministre a déclaré: "Le président a passé son temps à faire des équations entre toutes ces problématiques. On a envisagé des formules. La décision a été prise plutôt d'un commun accord".
Mais ces déclarations sont mises sous le boisseau, mais celles de Jean-Louis Borloo et Hervé Morin en relief.

Le commentaire de Reuters est lourd de menace

« Borloo et Morin sonnent la révolte des centristes »
Ces deux personnalités centristes ont marqué leur désaccord avec le nouveau gouvernement de François Fillon avant même qu'il soit officiellement nommé.

Jean-Louis Borloo, le ministre sortant de l'Ecologie avait délibérément renoncé à rester au gouvernement.
Après d'ultimes tractations avec le président Nicolas Sarkozy, il a aussitôt repris une liberté de parole dont il a aussitôt fait usage contre son rival, le Premier ministre reconduit. Jean-Louis Borloo a publié un communiqué en forme de rupture enrobée d'amabilités. "Je préfère (...) retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs, qui ne sont pas de circonstances, au premier rang desquelles je place la cohésion sociale." Il dit ainsi haut et fort ne pas vouloir travailler avec le Premier ministre qui s'est fixé dimanche des objectifs en faveur de la croissance, de l'emploi et de la solidarité, lesquels ne sont nullement incompatibles avec la « cohésion sociale », bien au contraire en temps de crise économique.
Marc-Philippe Daubresse a précisé que Jean-Louis Borloo avait fait à Nicolas Sarkozy "une offre globale" concernant la ligne politique et les priorités du gouvernement, la place des centristes et sa propre contribution .

En sa qualité de président du Nouveau centre (NC), plutôt que d'ex-ministre de la Défense, Hervé Morin a pour sa part dénoncé la constitution d'une "équipe de campagne électorale proche du RPR", ancêtre gaulliste de l'UMP, parti du chef de l'Etat.
"J'attendais une représentation plus équilibrée des sensibilités de la majorité (...) J'attendais de la composition du gouvernement un geste de rassemblement", a-t-il expliqué déçu depuis son bureau ministériel.

Modérés, les centristes Marc-Philippe Daubresse et Valérie Létard étaient sur la même ligne. Le premier, ministre sortant de la Jeunesse, s'est naturellement déclaré "solidaire" de Jean-Louis Borloo. Pareillement absente de la nouvelle équipe gouvernementale, la seconde, secrétaire d'Etat aux Technologies vertes, a expliqué sur RTL que "son souhait, c'est de pouvoir construire un pôle d'équilibre qui sera nécessaire à la majorité présidentielle". "Sans ce pôle d'équilibre, il nous semble que l'horizon 2012 ne peut pas s'organiser dans les meilleures conditions possibles."
Aucune parole définitive
Il faut vraiment toute l'objectivité d'un journaliste militant pour considérer que ces paroles « sonnent la révolte des centristes ».

Des citations tronquées par la presse militante

Jean-Louis Borloo

Prêt à «faire face à la situation avec élégance», Jean-Louis Borloo a tenu dimanche à féliciter son concurrent «très chaleureusement». Certes, indique-t-il au journal Le Monde, «le plus souvent, j'ai accompli mes réformes malgré François Fillon. Il fût presque toujours mon principal opposant», mais il a aussi promis une sortie pacifique à François Fillon. « Je ne ferai rien pour t’emmerder », a-t-il déclaré à son concurrent dans la course à Matignon, rapporte encore Le Monde mardi, à la différence de Reuters.

Un autre exemple corrobore cet propension à la manipulation de l'opinion

La malignité de la presse est flagrante.
Il a suffi d'observer que les propos de Jean-Louis Borloo sont en effet tronqués. Mais également ceux de Rama Yade qui n'a pas seulement déclaré : "Je retrouve ma pleine et entière liberté de parole et d'action au service de mes nouveaux engagements". Des paroles aussitôt interprétées négativement.
En vérité, Rama Yade a également tenu à "remercier" le président de la République de lui "avoir fait confiance pendant trois ans".

Des choix rédactionnels douteux
Les agences de presseinterprètent et les organes de presse diffusent.
Or, le titre de Reuters, qui donne le la dans l'ensemble des media qui aiment les 'décryptages' prêts à l'emploi, est inspirée moins par l'analyse (même à chaud) que par la volonté de rafraîchir le climat, sans pour autant servir l'opposition dont toutes les formations sont entrées dans une période de glaciation. C'est dire que cette presse militante nuit pour le plaisir.

Les marginaux de la politique se sont jetés sur les sortants

Bienvenus au club ? Rien n'est moins sûr...
Un prochain article de PaSiDupes en rendra compte.

dimanche 6 juin 2010

Ministres privés de logement, mais hôtels de luxe pour l'équipe de France

Nous n'avons pas les mêmes valeurs !

Le Canard Enchaîné est à l'origine d'une cabale de plus

Le journal satirique a récemment jeté la suspicion sur le logement de deux ministres.
Christian Estrosi en occupe un au ministère de l'Industrie, à Bercy, et un autre dans le VIIe arrondissement. Il a pris à témoin la presse en l'invitant à juger par elle-même de la mesquinerie du scandale.
Fadela Amara, la secrétaire d'Etat chargée de la Ville, a été à son tour visée par le Canard, au prétexte que l'un de ses frères séjournerait occasionnellement dans l'appartement de fonction de 120 m2 donnant qui lui fut attribué à son entrée au gouvernement. Le cabinet de Fadela Amara a démonté l'accusation, dans la mesure où elle habite elle-même dans un appartement du XIIIe arrondissement "dont elle paye elle-même le loyer".
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, lui a accordé sa caution sur LCI. "Je connais Fadela Amara, je sais que ce n'est pas une fille qui vit dans le luxe et qui abuse de ces choses", a-t-elle déclaré.

Martin Hirsch, retour aux sources

« Il serait normal que les ministres paient leurs loyers », a déclaré l'ancien haut-commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives (2007-2010), à peine a-t-il abandonné les ors de la République.
Ce manquement au devoir de réserve est d'autant plus mal venu qu'on a peine à imaginer que,
né à Suresnes dans les Hauts de Seine, ce fils d'un ancien directeur de l’École nationale des ponts et chaussées n'ait pas, des années durant, profité lui-même du logement de fonction de son père, à la suite de Jean-Rodolphe Perronet, premier directeur de cette grande école, implantée jusqu'en 1997 à ...Suresnes. En quittant ses bureaux situés dans Paris Rive Gauche, ou Seine Rive Gauche, nouveau quartier administratif du 13e arrondissement de Paris, l'ancien haut-commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives a repris ses habitudes d'ancien président des Chiffonniers d'Emmaüs, histoire de ne pas renier ses origines.

L'ex-membre du gouvernement Fillon joint sa voix à celle du député socialiste René Dosière, qui veut supprimer les logements de fonction des ministres, sauf pour les quatre postes de Premier ministre, Affaires étrangères, Intérieur et Défense. Tous les ministères « régaliens » ne seraient pas épargnés. "Il serait logique de mettre fin aux logements de fonction", estime Martin Hirsch dans un entretien publié par Le Parisien. "Tout le monde s'en porterait bien", selon lui. Sans qu'on sache pourquoi.
La députée UMP Marie-Anne Montchamp, une proche de Dominique de Villepin, s'en trouverait mieux.
Avec parcimonie, elle assure au quotidien La Croix daté de lundi 7 juin qu' "en dehors de trois [des neuf] fonctions régaliennes (Matignon, Intérieur, Défense) qui nécessitent une présence in situ 24 heures sur 24, il n'y a aucune justification aux logements de fonction pour les ministres".
Elle a le sentiment que "certains députés, certains ministres n'ont plus conscience de ce qui relève des affaires privées et de ce qui relève de la fonction". Les temps auraient-ils à ce point changé depuis 2005 quand elle était secrétaire d'Etat aux personnes handicapées dans le 3e gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Rien n'est trop beau pour l'équipe de France de foot
L'échelle des valeurs s'est quelque peu gauchie

La presse d'opposition ne s'offusque pas que l'équipe de France est logée au Pezula Resort à Knysna (ci-dessus), complexe cinq étoiles, au bord de l'océan Indien.
Le PS dénonce les salaires des ministres et leur offre Emmaüs, sur proposition du Saint Martin Hirsch, mais n'a pas d'aigreurs au regard de ceux des footeux. René Dosière (PS) qui médite de faire jeter la plupart des ministres à la rue de la République s'accommode en revanche fort bien des logements successifs de l'équipe de France:

d'abord à Tignes – au Val Claret- un hôtel 4* (ci-contre);

puis à Sousse en Tunisie - à la Star’s Sport Residence, un complexe grand luxe équipé de multiples infrastructures sportives - accompagnés par leurs femmes et leurs enfants;et à l'île de la Réunion - au Palm Hôtel et Spa de Petite Ile (ci-dessous), pour le France-Chine;
avant de s'établir en Afrique du Sud, au Pezula Resort.
La secrétaire d'Etat aux Sports désapprouve

Benoît Hamon ne pense rien du luxe ostentatoire des nantis du sport.


Attaquant du PS sur son aile gauche, ce camarade de René Dosière n'a pourtant pas jugé « indigne » que ces « riches »-là insultent les plus défavorisés d'entre nous par cet étalage inversement proportionnel aux résultats déjà obtenus en matches amicaux.
Salle de bains d'Estrosi ou de Diarra ?

Rama Yade a en revanche critiqué dimanche le choix d'un hôtel de luxe pour héberger les Bleus pendant la première phase de la Coupe du monde, alors qu'elle avait "appelé les instances du football à la décence." "Je n'aurais pas choisi cet hôtel", a objecté la secrétaire d'Etat, sur Radio J.
"Si la France va très loin, le choix d'un site proposant les meilleures conditions d'entraînement paraîtra judicieux. Par contre, si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes, les instances devront s'expliquer. Il faudra logiquement en tirer les conséquences", a insisté Rama Yade.
"J'attends que l'équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels. Moi, je les ai appelés à la décence en temps de crise", a-t-elle rappelé.

Les joueurs ne s'en lassent pas...

Alou Diarra, le milieu de terrain de l'équipe de France - d'origine malienne et du 9.3 -, a fort mal accepté la contestation. "Rama Yade, je pense qu'elle découvre (il s'arrête)... On ne veut pas mêler sport et politique, on reste concentrés sur cette compétition, on veut être prêt contre l'Uruguay (premier adversaire de la France, le 11 juin). On sera prêt, pas de soucis".
"Je pense que cet hôtel fait beaucoup de jaloux
, avait admis plus tôt, sans complexe et de façon plus générale, le joueur de Bordeaux. On a été très bien accueillis par le public sud-africain, on a des conditions idéales pour préparer cette compétition, on est très bien logé mais ce n'est un secret pour personne".

Pour sa part, également interrogé sur le sujet, en conférence de presse à Knysna, le milieu de terrain des Bleus Yoann Gourcuff a simplement dit: "Je suis là, ce n'est pas moi qui ai décidé d'être là, mais je suis content d'y être. L'hôtel est très beau, ça nous met dans de très bonnes conditions et on a reçu un très bel accueil".

Les responsables de la fédération paient-ils leur loyer ?

=> "Qu'est-ce que vous voulez que je dise? Si la secrétaire d'Etat s'exprime, elle s'exprime, je ne suis pas là pour faire des commentaires sur un hôtel que je ne connais pas encore moi-même, ce n'est pas mon rôle", s'est d'abord défendu Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF.
Interrogé sur la mise en garde de Mme Yade -"si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes, les instances devront s'expliquer"-, M. Escalettes l'a prise de haut et a négligemment répondu: "On verra".

=> Noël Le Graët, vice-président non moins indécent de la FFF, a refusé de s'exprimer sur le luxe outrageant dans lequel baigne et se ramollit l'équipe de France. Sera-t-il plus prolixe au vu des premières prestations des Bleus ?

L'Espagne, par exemple, a choisi un campus universitaire...

vendredi 30 avril 2010

Polygamie: les Françaises musulmanes qui n'ont pas le choix

Des musulmanes se résignent à accepter la polygamie

Interdite par la loi et strictement encadrée par l'islam, la polygamie perdure parmi les intégristes musulmans de France, des femmes l'acceptant parfois pour des motifs religieux et comme un moyen d'échapper à la tutelle familiale, mais d'autres ne choisissent pas de sacrifier leur vie sociale et leurs chances d'épanouissement.

Islam et mariage
Le Coran comprend de nombreux versets exhortant au mariage
En se mariant, le musulman "a complété la moitié de sa religion", proclame une citation attribuée au prophète.

Pour satisfaire à cette exhortation, nombre de musulmanes en France sont prêtes à des concessions comme l'acceptation du statut de "co-épouse" ou concubines, grâce à un mariage religieux, célébré discrètement par un imam, en présence d'un tuteur de la femme et de deux témoins.
"Nous savons que la pratique existe dans la communauté", reconnaît-on à la Grande mosquée de Paris pour laquelle il est cependant "difficile d'en évaluer l'ampleur".

C'est le désir de se libérer de sa famille qui a conduit Meriem à sacrifier à cette pratique. "A plus de 30 ans, je vivais encore chez mes parents qui sont conservateurs. Il était hors de question de sortir sans leur permission", se justifie-t-elle.
Grâce à une amie, elle a fait la connaissance d'un commerçant marié disposé à lui payer un logement. "Comme croyante, je suis dans les règles et, comme femme, je peux avoir une vie intime sans craindre d'offenser mes parents", explique-t-elle.
Certaines filles de milieux socialement défavorisés et résidant en banlieue succombent à cette pratique, selon un avocat parisien qui a requis l'anonymat. "Elles veulent s'extirper du domicile familial sans se révolter contre leurs parents conservateurs", explique-t-il.

Une musulmane pratiquante ne pouvant se marier avec un non-musulman, Zohra a accepté d'épouser un sans-papiers, déjà marié en Algérie. Dans son cas, c'est le désir de maternité qui a été déterminant.

La réalité de la polygamie

Si la polygamie est tolérée par l'islam, elle est soumise à des conditions draconiennes.

Le polygame doit pouvoir par exemple assurer la stricte égalité matérielle entre toutes les épouses et en temps consacré à chacune. "Si vous craignez encore d'être injustes, n'en épousez qu'une seule", recommande le Coran.

Dans la réalité, nombre de pratiquants s'affranchissent de ces conditions et bien des unions virent au cauchemar. Quand l'homme décide de rompre, il a simplement à prononcer trois fois la formule : "Tu es divorcée". L'épouse ainsi répudiée a juste le droit de garder la dot versée lors du mariage.

Le réveil est encore plus brutal pour des femmes arrivées en France après avoir été mariées sous le même régime dans le pays d'origine.
"Elles arrivent avec un visa touristique et la promesse d'un regroupement familial, ignorant que le mari a déjà un foyer. Au bout de quelques temps, elles sont jetées dans la rue sans papiers et sans ressources", témoigne Ghania K. militante d'une association en Seine-Saint-Denis.

Fadela Amara interpelle les imams

Evoquant mardi 27 avril le conjoint de la femme voilée verbalisée pour niqab au volant (lien PaSiDupes), la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, a pressé les imams de faire en sorte que cette situation "ne se reproduise pas, parce que ce n'est pas une situation acceptable dans notre pays".

Avant de célébrer un mariage religieux, l'imam - comme le prêtre, le pasteur et le rabbin - est tenu d'exiger un certificat de mariage civil, sous peine de se mettre hors la loi avec le risque d'une peine de deux ans de prison, selon le service religieux de la mosquée de Paris.

Mais des imams autoproclamés n'hésitent pas à ignorer cette disposition d'autant que la transgression est difficile à prouver, puisque le mariage n'est pas "sacralisé" dans une mosquée, mais dans n'importe quel endroit. Et dans des conditions sommaires : une dot symbolique et un repas.

VOIR et ENTENDRE Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, interpelait les imams, à l'émission de France On n'est pas couché du 2 mai 2010:

mardi 27 avril 2010

Polygamie: Fadela Amara en appelle aux imams qui détournent la loi

La secrétaire d'Etat dénonce la campagne contre Brice Hortefeux

L'homme soupçonné de polygamie par le ministre de l'Intérieur "n'est pas de fait juridiquement polygame, mais il l'est officieusement, grâce à un imam qui a détourné la loi", affirme Fadela Amara.

Fadela Amara dénonce la polygamie de Liès Habbadj

Liès Hebbadj, polygame tranquille ?
Soutenu par les partis de gauche et la presse engagée, l 'homme qui convoque les journalistes pour une conférence de presse se dit stigmatisé.

Il nie farouchement accusé d'avoir plusieurs épouses et de frauder les allocations familiales. Tout au plus reconnaît-il avoir des "maîtresses", comme nombre de bons chrétiensLe conjoint polygame, solidement protégé.
La menace de déchéance de sa nationalité ne l'inquiète donc pas, quoi qu'en dise le PS qui dramatise ce cas particulier de fraude aux allocations familiales parmi tant d'autres, parce qu'il est musulman : "Si on est déchu de sa nationalité française parce qu'on a des maîtresses, alors beaucoup de Français peuvent l'être, les maîtresses ne sont pas interdites par l'islam, peut-être par le christianisme, mais pas en France que je sache", a-t-il déclaré lundi à la presse.

"Véhément mais serein", son avocat s'en prend au ministre de l'Intérieur
Il a contesté "de façon véhémente et sereine les déclarations totalement fantaisistes de Brice Hortefeux", en soulignant : "On ne peut reprocher à quelqu'un la polygamie qui est un délit pénal sans avoir un minimum d'éléments à sa disposition. Cela pourrait même être qualifié de diffamation si on reprend les textes de loi".

Fadela Amara dénonce la campagne de dénigrement contre Brice Hortefeux

La gauche instrumentalise la situation en critiquant le ministre pour ne pas s'être assuré, selon elle, que Liès Hebbadj était juridiquement en situation de polygamie avant de brandir la menace de déchéance de sa nationalité.

Or, ce mardi 27, la secrétaire d'Etat à la Ville se range au côté de son collègue de l'Intérieur
"On est face, en réalité, à une vraie situation de polygamie qui n'est pas dite tout simplement statutairement et juridiquement", a-t-elle affirmé sur i>télé.

Musulmane pratiquante, la secrétaire d'Etat en appelle aux imams

"J'en appelle à tous les imams pour que ça ne se reproduise pas, parce que ce n'est pas une situation acceptable dans notre pays, c'est intolérable", a-t-elle souligné.

Avant d'ajouter: "On est dans un détournement de la loi. C'est quand même fou qu'on veuille nous ramener au Moyen Age".

Fadela Amara fustige les irresponsables

Elle met clairement en cause
"les propos d'une partie des élus de gauche" au passage
"Mon opinion, elle est claire : je suis contre la burqa dans notre pays. C'est pour cela que je soutiens évidemment la loi qui va être proposée par le gouvernement, et je suis contre la situation de polygamie dans notre pays, je trouve cela scandaleux", a-t-elle encore déclaré.


Sur la réactivité de Brice Hortefeux en la matière, elle fustige les faiseurs d'opinion: "J'imagine que s'(il) n'avait rien fait en sa qualité de ministre de l'Intérieur et donc du Culte, ça aurait été encore pire", a dit la secrétaire d'Etat, jugeant qu'il fallait "prendre des mesures" face à "des groupuscules qui veulent nous ramener en arrière et nous faire vivre dans le Moyen Age".

VOIR et ENTENDRE Brice Hortefeux devant les députés:

Tout ministre de l'Intérieur est concerné au premier chef
Si, comme l'affirme la secrétaire d'Etat, "on est dans un détournement de la loi", le ministre et l'ensemble du gouvernement, doivent la faire respecter, n'en déplaise aux socialistes présidents du Conseil régional, , du Conseil général , et de la communauté urbaine Nantes Métropole, Jean-Marc Ayrault.

Celles qui se taisent quand il faut prendre parti
Le silence de Martine Aubry ne surprend pas, puisqu'elle n'est jamais au courant de ce qui se passe dans le pays. C'est en tout cas ce qu'elle prétend à chaque fois. Rappellez-vous que, pour ne pas se mouiller, le Premier secrétaire du PS déclara en octobre 2009 n'avoir pas lu le livre à scandale du socialiste Frédéric Mitterrand. En octobre 2009 encore, à propos de la composition du Bureau national, elle n'arrivait pas à localiser l'amère de Melle et avait alors précisé qu’elle ferait «la même proposition» à Désirdavenir Royal quand elle arriverait «à la joindre»... Lire PaSiDupes

Silence, Désirdavenir Royal travaille ses dossiers
La vertueuse Marie-sEGOlène Royal ne se sent pas davantage concernée, mais c'est pour la bonne cause: sa carrière !
Depuis quelques temps, avant et après les régionales, en effet l'amère de Melle n'apparaît plus à la télé ni à la radio. Ce silence inaccoutumé est considéré comme la conséquence de sa chute dans les sondages, mais les ségogos prétendent qu'elle travaille ses dossiers. Serait-ce la confirmation d'une préparation à la campagne présidentielle de 2012 qui lui impose le comblement intensif de ses lacunes extensives ? Ni Science Po, ni l'ENA n'y a donc réussi ?
Un petit « pardon » à toutes les femmes soumises au voile ne serait-il pas pourtant du meilleur effet sur l'électorat ?
Celle qui se donne en exemple n'a-t-elle pas en effet autorité en ce domaine, puisqu'elle a répudié son mari volage ?
VOIR et ECOUTER
en quels termes:

jeudi 22 avril 2010

Les maires d'opposition dégagent toute responsabilité dans les violences urbaines

Elus des banlieues pour accabler le pouvoir ?

Pour changer de la pseudo stigmatisation des immigrés et sans-papiers

Généralisation à tous les maires
Abusivement, l'agence de presse Reuters, assure que « de plus en plus de maires », d'opposition, pour tout dire, « de France », si les banlieues constituent l'ensemble de la France, « disent leur colère et leur honte devant l'impuissance de l'Etat à enrayer la ghettoïsation des quartiers difficiles, déjà confrontés à de lourds problèmes d'insécurité. »
Yves Clarisse recevait de D. de Villepin
le prix de la presse diplomatique 2003
et 2500 €

Yves Clarisse « édite » une dépêche personnelle...
L'opposition n'est élue que parce qu'elle jouit de préjugés tenaces sur son action sociale. La crise économique internationale aura-t-elle cet effet inattendu de permettre à ses électeurs de s'apercevoir que les bobards n'opèrent qu'en temps de prospérité ? Quant aux maires de gauche, ils ont compris, mais ne peuvent l'admettre. Au lieu de rassembler leurs moyens et de conjuguer leurs efforts, ils préfèrent se décharger sur le pouvoir et l'accabler.

L'agence de presse leur sert de caisse de résonance et appelle à l'insurrection en titrant: « Des maires s'insurgent contre la ghettoïsation des cités ».

Une propagande que ne justifie aucune actualité récente

  • Qu'un communiste s'insurge ne surprendra pas
    "Je suis alarmiste, ces territoires continuent à s'enfoncer", déclare François Asensi, député-maire ex-PCF de Tremblay-en-France, commune de Seine-Saint-Denis récemment secouée par des attaques de bus.
    "Ce n'est pas d'aujourd'hui que je dénonce ces ghettos de la misère, ça remonte à 1982", ajoute-t-il pour souligner que
    rien de ce qui a été fait jusqu'à présent n'est, selon lui, "à l'échelle des problèmes".
  • Avant lui, Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, traumatisé par les émeutes de 2005 malgré sa politique de prévention, a tenté de provoquer un électrochoc en publiant dans Le Monde, un récit d'une journée presque ordinaire dans sa commune.
    L'élu a raconté comment, appelé sur l'incendie d'un local technique dans une barre d'immeuble dégradée, il finit après une longue visite des lieux par donner raison aux jeunes qui comparent le quartier du Chêne-Pointu aux favelas brésiliennes. Il était temps qu'il fasse un peu de terrain...
    "J'ai été jusqu'à l'Elysée pour parler de la situation de ces copropriétés devenues des bidonvilles verticaux", écrit-il avant de dire sa "honte d'être le représentant impuissant de la République française". Peut-être devra-t-il commencer par revoir sa politique sociale.
    => Ce que Y. Clarisse omet de rappeler:
    La ville du Raincy, pourtant largement épargnée par les émeutes de l'automne 2005 et dont l'UMP Raoult est le maire, fut la première ville à décréter le couvre-feu, avant même que M. de Villepin n'annonce le recours à l'état d'urgence.
  • Un autre socialiste passe à l'offensive
  • François Pupponi, le maire PS de Sarcelles, ne savait pas non plus à quoi il s'exposait en se présentant aux municipales.
    Il s'est également insurgé dans la presse au lendemain des régionales: "La France se fout de sa banlieue, elle en a peur, elle en a honte."


  • Un encore un autre communiste se plaint de son sort
    « Le maire de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Gilles Poux (PCF), était allé plus loin l'an dernier en déposant symboliquement plainte pour discrimination sociale et urbaine de sa ville auprès de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) », rappelle Y. Clarisse.

    Clarisse vise les Sarkozystes

  • Il se plaît à citer Poux
    Une démarche destinée à "faire bouger les choses" et à rappeler à Nicolas Sarkozy ses "promesses non tenues" (concernant sa ville, ce que Reuters ne rappelle pas), qui contribuent, selon lui, à accentuer ce qu'il appelle la "fracture territoriale".
    => La « fracture territoriale », c'est nouveau, ça vient de sortir
    La lutte des classes est ringarde jusqu'au PC, alors les communistes dépoussièrent leur message. Les Courneuviens ne seraient pas traités de la même façon qu’ailleurs et l’absence d’aides publiques viendrait aggraver cette situation.

  • Il désigne aussi Fadela Amara à la vindicte de ses confrères
    « A chaque fois que la banlieue revient au premier plan de l'actualité, comme à Tremblay-en-France, les regards se tournent vers Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville chargée de mettre en oeuvre le plan "Marshall" promis par Nicolas Sarkozy. »
    Sans nuance, Clarisse juge que «pour une grande partie de l'opposition, le plan "Espoir banlieues" est un échec cinglant. »
    La secrétaire d'Etat, qui multiplie les déplacements sur le terrain, refuse pourtant de parler d'échec, regrette le journaliste militant. Il ne se laisse pas impressionner par la ministre qui rappelle « que 3,4 milliards d'euros sont débloqués chaque année par les ministères concernés et que son budget s'élève à 780 millions d'euros. »
    Circonstance atténuante?
    Fadela Amara ne peut rien faire sans l'engagement de ses collègues du gouvernement. "Elle tient le clou, mais le marteau est entre les mains des autres ministres", expliquait récemment dans Paris Match Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil.
    Non, Clarisse ne s'intéresse pas au menu fretin.
    Sa cible est à l'Elysée: haro sur Sarkozy, celui qui a défait la gauche.

    Les vieux poncifs finissent par ressortir

    A 65 ans, le communiste François Asensi est sans doute dépassé par l'ampleur de la tâche.
    Il réclame donc "une grande politique nationale" car l'Etat "ne joue pas son rôle de correcteur des inégalités", assure-t-il pour se dédouaner. "Il faut en finir avec les territoires sélectionnés, d'un côté les ghettos de riches, de l'autre les ghettos de pauvres", dit-il, décrivant ces HLM "cages à lapins où l'on vit mal".
    Ne faudrait-il pas que quelqu'un lui révèle enfin qu'il a des HLM publiques sous sa responsabilité ?...

    Le révolutionnaire n'a rien vu venir
    Le député-maire de Tremblay-en-France a récemment lancé un appel à Fadela Amara pour que sa commune puisse bénéficier du dispositif gouvernemental de rénovation urbaine (ANRU). "L'Etat doit mettre au centre de son projet la rénovation urbaine, il faut une révolution" en la matière, insiste-t-il.

    Tout pour la Seine-Saint-Denis
    Ses collègues apprécieront-ils qu'il réclame un "plan de rattrapage", rien que pour la Seine-Saint-Denis ? Le candidat à la mairie de Tremblay croyait-il que sa mandature serait un long fleuve tranquille? Elu depuis 1981, et bien que la crise économique internationale ne soit que fariboles, sa commune concentrerait subitement les problèmes et les violences urbaines - depuis quelques années seulement; disons depuis 2007, au hasard.
    N'oublions ps en outre que TF1 lui en veut en s'intéressant à l'économie souterraine de sa belle ville qui compte depuis 30 ans sur son aveuglement et son laxisme.

  • Et François Fillon n'est pas oublié
    Pour Claude Dilain, la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut sommet de l'Etat par un Premier ministre capable de mobiliser tous les ministères, "ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles".
    Lui aussi pense qu'il faudra innover, racheter en masse "les logements des marchands de sommeil" (cette terminologie produit toujours autant d'effet ?), ainsi que des propriétaires (les nantis du 93) qui ne peuvent faire face aux dépenses collectives et faire évoluer la législation sur les logements dégradés.
    "Qu'attendons-nous ? De nouvelles émeutes ? Que la 'cocotte-minute' explose ?", demandait-il dans Le Monde.


    Que la conclusion est belle !
    La boucle est bouclée: vivement l'insurrection et le grand soir. L'intention de Clarisse est-elle assez claire ?
  • samedi 23 janvier 2010

    La décapante Fadela Amara sort aussi le Kärcher

    « Nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités »

    "Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités", a confirmé la secrétaire d'Etat à la Ville, issue de l'immigration, qui reprend ainsi l'image de Nicolas Sarkozy, dans Le Progrès .

    Fadela Amara ne pratique pas la langue de bois.
    Dans un entretien au Progrès, la secrétaire d'Etat à la Ville fait le bilan de sa politique dans les "quartiers". Vient alors l'inévitable question de la sécurité, surtout après la mort d'un jeune garçon dans la cité Mermoz de Lyon - Lire France Soir. "Il faut agir", répond-elle, se disant "scandalisée" d'entendre "que la sécurité est un discours de droite: l'ordre républicain est émancipateur". Et de rappeler la saillie de Nicolas Sarkozy en 2005 à La Courneuve sur le Kärcher. "On a oublié qu'il a dit cela alors qu'un jeune de 11 ans avait été tué en nettoyant la voiture de son père!, rappelle-t-elle. Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités."

    En mai 2009, quelque 300 personnes ont défilé en silence à Décines (banlieue de Lyon, Rhône) en hommage à Adrien, 20 ans, tué dans la nuit d'une balle dans la tête en pleine rue.

    En janvier 2010

    - Le 8, Hakim, 18 ans, frappé à coups de couteau par un élève de son lycée au Kremlin-Bicêtre, a succombé à ses blessures. Une scène d'une violence inouïe qui s'est déroulée sous les yeux de ses camarades impuissants.

    - Trois jeunes adultes de 20 ans, 210 kilos sur un même scooter volé à Woippy (Moselle), préfèrent essayer d'échapper à la police. Un mort et deux blessés graves, Nabil, 19 ans et Joshua, 20 ans, victimes d'une « mentalité jeune » entretenue par des politiciens, sociologues et psychologues aussi démagogues qu'irresponsables. Ils soutiennent l'idée qu'une politique de prévention -dont ce groupe d'âge a justement pu « bénéficier » grâce au gouvernement Jospin- et rendent les gouvernements de droite responsables de leur politique passée, laxiste et criminelle. Ils se déchargent sur leurs successeurs, stigmatisant également la police, bouc émissaire que l'on peut bafouer sans vergogne, tout en transgressant la loi.

    - On apprend aujourd'hui samedi 23 qu'une adolescente de 16 ans risque de perdre un oeil pour avoir chatté sur MSN avec son petit copain. Surprise sur son ordinateur en décembre, elle a été battue et enfermée, chez elle, dans la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'oise). Avec l’assentiment des parents, musulmans rigoureux, ses deux grands frères auraient corrigé la victime.
    Un débat est-il superflu ?

    Amara veut plus de sécurité dans les quartiers

    Pour Fadela Amara, c'est d'abord une question d'égalité entre citoyens.
    br> "Le droit à la sécurité n'est pas réservé aux bourgeois, il existe d'abord pour les plus pauvres", insiste-t-elle, stigmatisant les "voyous qui prennent en otages les habitants", dans "certains quartiers populaires".

    Le vécu indiscutable de F. Amara sur le sujet de l'identité nationale
    "Ce débat est nécessaire, pour créer les conditions du vivre ensemble", juge-t-elle. Et si, effectivement il y a eu des "des choses désagréables, des dérapages", elle soutient qu'il "faut libérer les non-dits, mettre des mots sur les souffrances". Plutôt que de fuir ce débat à la façon d'un Peillon, elle assure que la République "est assez solide pour supporter le débat".

    Ce discours, venant en outre d'une personnalité issue de la gauche, n'est pas si étonnant venant de Fadela elle-même.
    "Ne pensez-vous pas franchement qu'il faut en finir avec le baratin ministériel lorsque des incidents aussi dramatiques se multiplient ?", approuve Jack Lang, dans une lettre ouverte à la secrétaire d'Etat. "On attend d'un membre du gouvernement non pas des paroles verbales mais des actes qui assurent la protection réelle des élèves et des professeurs", ajoute l'ancien ministre de l'Education.


    Si elle n'avait jamais jusque-là repris à son compte l'expression polémique utilisé en 2005 à La Courneuve par Nicolas Sarkozy, Mme Amara a souvent insisté sur la question de la sécurité dans les "quartiers". A l'époque de Ni putes ni soumises, certains lui reprochaient même de stigmatiser les jeunes des "quartiers".
    Mais ces propos interpellent et participent du débat, sans tabous, comme lorsque Nicolas Sarkozy les a tenus il y a cinq ans, lorsqu'il les reprit d'une habitante saturée de violences autour d'elle.