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dimanche 29 octobre 2017

Les folles soirées étudiantes de Macron : un proche de Hollande balance

Un collègue de promotion de Macron raconte 

Les David et Jonathan du karaoké de Strasbourg 

Et si Emmanuel Macron transformait l'Elysée en karaoké géant ?
 
Gaspard Gantzer sort les vieux dossiers du président. 
L'ancien collaborateur de François Hollande était collègue de promo d'Emmanuel Macron à l'ENA de Strasbourg, entre 2002 et 2004, et, aujourd'hui, il révèle son passé de fêtard. "C'était beaucoup de dîners, d'apéros, à l'académie de la Bière," laisse échapper Gaspard, originaire de Strasbourg où le bar à bières apparut en 1986, Rue des Juifs, au coeur de la Petite France.
Ce n’est qu’en octobre 2003 que M. Jean-Paul Delevoye, alors ministre de Raffarin chargé de la Fonction publique, de l’Aménagement du territoire et de la Réforme de l'État décide que les 101 futurs énarques issus des concours et les 162 élèves français et étrangers des autres cycles de formation de l’ENA effectueront désormais l’intégralité de leur scolarité à Strasbourg. Delevoye a soutenu Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017 et le président l'a choisi pour présider la commission d’investiture pour les législatives 2017 du parti La République en marche !.

Les antécédents de Gantzer au côté de Hollande ne sont pourtant pas flatteurs.
LIRE PaSiDupes : "Valls juge "sérieux" le comportement "pathétique" de Hollande chez Lucette" - Libération prend néanmoins fait et cause pour la mascarade présidentielle de Vandoeuvre...

"On sortait, mais
les boîtes de nuit, ce n'était pas vraiment son truc...", raconte l'ex-conseiller calamiteux à la communication du président Hollande, Gaspard Gantzer suggérant que les filles ne l'attirent pas.
Photo-buzz Stéphane Bern : «Pourquoi Emmanuel Macron a assisté à l'anniversaire de Line Renaud !»
Macron et Madame assistent à l'anniversaire de Line Renaud, 88 ans.
On reconnaît Muriel Robin et Stéphane Bern 
Dans un entretien accordé à Playboy, Gantzer rapporte que, pour se détendre, le futur président préférait la chansonnette à la drague
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"On s'est fait deux ou trois karaokés, notamment un, Rue de ...l'Épine à Strasbourg, qui s'appelait le Bunny's, vraiment bas de gamme [pour les "gens qui ne sont rien"], mais très sympa".
Au programme de la playlist, "Que je t'aime" de Johnny Hallyday, mais aussi "Est-ce que tu viens pour les vacances ? " de David et Jonathan (ci-contre à droite). "Pour moi, Macron aime plutôt Aznavour, Johnny... et De Gaulle ou Mitterrand en politique. La verticalité en musique et en politique se répondent !", analyse Gaspard Gantzer.

"Emmanuel est le ...roi du karaoké.
Il a une connaissance encyclopédique de la chanson française. Et il n’est pas le dernier à déconner", poursuit Mathias Vicherat.
Promotion Senghor 2004 de l'ENA
Ils ont trouvé leur voies

Image associée
Fumette, maquillage des yeux et sourcils épilés
En treize ans, Gantzer n'a jamais rien connu que le public. En 2004, à sa sortie de l'ENA, après avoir automatiquement intégré le corps des administrateurs civils, cet encarté du PS fut affecté au ministère du Travail (direction générale du Travail). Bertrand Delanoë l'attira ensuite à la mairie de Paris où il le fit patron de sa com' de 2010 à 2013. iIl alla ensuite exercer ses talents au côté du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Vicherat a sa carte de la CFDT et du PS. 
Jusqu’à 2016 directeur de cabinet d’Anne Hidalgo, il a travaillé pour Mélenchon. "Emmanuel restait en retrait de nos combats politiques. Il regardait ça avec bienveillance, mais sans plus", dit-il.
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Pour ses amis, il est déjà "spécial". "Il était très populaire sans en faire trop et sans être dans les joutes politiques et syndicales", raconte Mathias Vicherat qui suggère un relationnel habile. 
Auprès des étudiants, mais aussi auprès des enseignants avec lesquels il aime discuter à la fin des cours. "Il parlait, parlait, reposait des questions, se rappelle Lechevallier. Il lit aussi, beaucoup. A toujours à portée de main un recueil de poésie."

Aurélien Lechevallier travaille au ministère des Affaires étrangères et a géré la cellule diplomatique pendant la campagne de Macron. Il était déjà avec le futur président à Sciences po. 
Il se souvient du jour où ils avaient visité ensemble l’Assemblée. Il a alors découvert qu’Emmanuel Macron connaissait tous les noms des présidents de groupe, des députés, des circonscriptions. "T’es un spécialiste !" lâcha-t-il, soupçonnant des projets secrets, à cent lieues de la littérature. C’est d’ailleurs Lechevallier qui l’encouragera à préparer l’Ena. "A l’époque, Emmanuel hésitait. Il voulait continuer la philo, mais il était fort en éco et s’intéressait aussi aux relations internationales." Il s’impose déjà comme animateur.
Lors du 'séminaire collectif', dédié au 'team building' gouvernemental et la réforme de la protection sociale, "très vite, Emmanuel a dirigé l’équipe, ça s’est fait presque naturellement." Alors, autoritaire ?

Gantzer a créé sa société de conseil l'agence "2017"
Résultat de recherche d'images pour "société de conseil 2017"Entrepreneuriat entre garçons, avec les communicants Denis Pingaud et Roman Abreu, se partageant à parts égales (33 %) le capital de l'entreprise. Il a rencontré le premier en lui passant un coup de fil, après la publication en 2013 de son livre consacré à François Hollande.
Denis Pingaud  a travaillé chez Havas, l'institut d'études Opinionway, et, à travers sa société Balise (qui sera intégrée à '2017'), conseille Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, et un favori présumé du président, Mathieu Gallet, PDG de Radio France. "Il y a une place à prendre : l'époque de la communication d'influence est morte."
Précisément le même constat dressé par Roman Abreu, 35 ans, leur cadet, qui sera le président de l'agence « 2017 », passé, entre autres, par Axa, Havas, la Mairie de Paris, le cabinet de Laurent Fabius, la direction des affaires publiques de Publicis Consultants et enfin la direction de la communication d'Unibail-Rodamco : « L'écosystème dans lequel les différents business opèrent, se trouve bouleversé. Elon Musk, le patron de Tesla, vient ainsi d'annoncer l'arrivée de son nouveau modèle via un tweet adressé à l'un de ses fans. Tous nos compétiteurs n'ont pas forcément pris la mesure de la révolution." La société a démarré le 1er septembre.
Après son départ de l'Elysée où jusqu'à la fin du mandat, il a figuré comme l'homme "qui murmurait à l'oreille du président", Gaspard Gantzer a dû, contraint et forcé, tourner la page, justement l'année de l'élection qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir et qui a "disruptés" les grands partis politiques traditionnels, selon Gaspard Gantzer. C'est aussi l'année de sa candidature finalement foirée aux législatives à Rennes...  "Le conseil politique, c'est fini. Je l'ai fait. A fond. Et maintenant, j'ai envie d'autre chose."

Si c'est le bon moment d'entrer dans la société civile, est-ce juste et réglementaire ?

"Société civile", marque déposée du recyclage des acteurs politiques. Lorsqu’on travaille au service du patronat, des laboratoires pharmaceutiques ou le BTP, notamment, lorsqu’on défend les intérêts lobbyistes d’une grande industrie, on n’est pas un citoyen lambda, un membre innocent de la société civile : on est partisan d’un certain ordre politique et on appartient à la classe dominanteLa société civile désigne les intérêts privés particuliers des citoyens. Et elle est bien souvent le parti de ceux qui n’ont pas intérêt au changement ou que le suffrage populaire a rejetés dans le privé. 
Il est admis qu'il y a quelque chose de malsain à passer du public au privé avec son carnet d'adresses : il n'a pas de prix, mais se monnaye. Faire son beurre avec le produit du travail de conseillers ministériels n'apparaît pas très éthique au citoyen. Mais celui de gauche est particulièrement piégé par ses slogans progressistes, pensez-vous ?

Gantzer démontre à son tour que l'électeur de gauche est un citoyen complaisant. 
En dépit d'un renouvellement des moeurs publiques annoncé par Macron, la société civile continue de jouer un rôle de transition et de consolidation individuelle du microcosme exécutif par le recyclage de ses membres, par le "pantouflage" et le "rétro-pantouflage"
On parle également de "portes tournantes" ("revolving doors" en anglais) pour qualifier ces allers-retours incessants entre public et privé. L’un des cas les plus connus est celui du candidat à la présidence de la République, Emmanuel Macron, inspecteur des finances parti travailler pour la banque Rothschild, avant d’être nommé secrétaire adjoint de l’Elysée, puis ministre de l’Economie. Et où croyez-vous qu'il retournera en 2022 ?
Pour constituer son gouvernement "ni de droite, ni de gauche", Emmanuel Macron a pris... un peu de droite et un peu de gauche ! Dix de ses collaborateurs n'ont jamais exercé de fonctions politiques (parmi eux, l’ancien animateur Nicolas Hulot, nommé ministre de la Transition écologique et solidaire, le directeur de l’Essec Jean-Michel Blanquer, propulsé à l’Education nationale, ou l’ex-président du Conseil national du numérique, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat en charge du même sujet. Mais ils retourneront au privé, riches d'un carnet d'adresses fourni et source de profits. Si la société civile a sauvé Macron, élu sans le soutien d'aucun parti, ni aucune base territoriale, la République sort-elle grandie de l'élection du banquier ?

Le recyclage des déchets politiques est-il réglementé ?
Il semblerait que non, si le cas Gantzer était exemplaire. Les conseillers ministériels et élyséens sont souvent issus d’agences de communication qui cherchent des relais au cœur du pouvoir, mais inversement aussi : la fin de l'ancien monde n'est pas venue; c'est une galéjade macronienne.

Comme Gantzer, un millier de fonctionnaires d’Etat par an sont concernés par le "pantouflage", c’est-à-dire par le fait de passer du secteur public au secteur privé.
A l’origine, cette expression est utilisée par les Polytechniciens. Dans le jargon de Polytechnique, il y a ceux qui choisissent « la botte », c’est-à-dire le public, et ceux qui choisissent « la pantoufle », le secteur privé. Le 'pantouflage' existe depuis longtemps, mais il s’est accéléré ces dernières années. Frédéric Lemaire, cofondateur du site Pantoufle watch peut citer une dizaine d'exemples de conseillers de l'Elysée partis vers le privé :- Julien Pouget, conseiller économie de François Hollande, parti travailler pour Total;- Xavier Piechaczyk, conseiller transport et environnement de François Hollande, a rejoint le directoire de RTE (Réseau de transport d’électricité), où il s’occupe des réseaux clients et des territoires;
- David Kessler, ancien conseiller culture et communication, est parti travailler pour Orange studio;- Benoît Loutrel, le numéro deux de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) recruté par Google France.

L'Etat encourage ces va-et-vient. 
L’ancien directeur du Trésor, ex-directeur général des Finances publiques, Bruno Bézard, en est une illustration. Il a été recruté par un fonds d’investissement franco-chinois, Cathay Capital. Son prédécesseur au Trésor, Ramon Fernandez, a lui été recruté par Orange.
Prenez aussi le cas symptomatique de la nomination, en juillet 2016, de Thierry Aulagnon, comme directeur de cabinet du ministre des Finances. Cet énarque, ancien du Trésor, a déjà dirigé le cabinet de Michel Sapin, au début des années 1990 avant d’être recruté par l’assureur Gan. Il a ensuite fait toute sa carrière à la Société Générale, puis, il est revenu à Bercy. Cette nomination pose question puisque les Finances sont en lien direct avec le secteur bancaire et les assurances. De plus, le gouvernement s'interroge sur la fiscalité accordée à la Société Générale dans l’affaire Kerviel.
LIRE PaSiDupes : "Un conseiller de Hollande quitte l'Elysée... en parachute doré !": Jean-Jacques Barbéris conseillait Hollande sur le commerce extérieur depuis 2013 et il a quitté l'Elysée avec un pactole.

Le coeur du problème : les conflits d'intérêts
Pour tenter de couper court aux critiques du parcours sinueux d'Aulagnon, Michel Sapin avait assuré qu'il avait consulté la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) - imparable ? - et avoir donné des consignes strictes pour éviter tout conflit d’intérêt : à savoir ? Thierry Aulagnon a l’interdiction de traiter certains dossiers, comme ceux de la Société Générale. Un parcours sur le fil du rasoir.

La libre circulation des hauts fonctionnaires d'Etat entre privé et public est censée être encadrée par une Commission de la déontologie de la Fonction publique. 
Les avis de cette Commission sont publiés chaque année, mais ne sont pas publics. Les fonctionnaires ont l’interdiction pendant trois ans d’aller travailler dans une entreprise avec laquelle ils ont eu un lien. Or, la grande majorité des demandes de pantouflages sont validées par cette Commission de déontologie. Seuls 2% d’avis négatifs sont rendus. 
Rapport d'activité 2015 de la commission de déontologie.Pour les trois fonctions publiques, la commission a été saisie de 3.149 dossiers (contre 3045 en 2014), dont plus de 70 % correspondent à des demandes de cumul d’activités.
Selon Roland Peylet, 74 ans, ci-contre, conseiller d’Etat honoraire, président de la Commission de déontologie de la Fonction publique, composée de leurs pairs (14 membres issus des grands corps de l'État), la loi pénale est strictement appliquée.
Roland Peylet a animé le groupe de travail sur la charte éthique inteprofessionnelle, au sein du séminaire Robert AuzelleRoland Peylet est membre honoraire du Conseil d’Etat. Il a travaillé à diverses reprises aux ministères de l’Equipement et de l’Education Nationale. Il a été conseiller de Lionel Jospin, alors premier ministre.Depuis mai dernier, il est président de la mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP). Le poste était vacant depuis le décès de François Kosciusko-Morizet en 2015, à l'âge de 74 ans, ancien maire de Sèvres. Il était le père de Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne député de l'Essonne et anciennement ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement qui envisage de se reconvertir dans le secteur privé... On peine à croire que le conseiller d'Etat président de le commission de déontologie cumulerait deux activités.

Pour en revenir au Gaspard échappé de l'Elysée, est-il admissible - en déontologie républicaine - qu'ancien conseiller de l'Elysée chargé des relations avec la presse et chef du pôle communication à la présidence de la République française, en remplacement d'Aquilino Morelle chassé de l'Elysée à coups de pompes super bien cirées, en raison des soupçons de conflit d'intérêt avec des ...laboratoires pharmaceutiques, avant qu'il ne travaille pour Hollande, puisse créer une entreprise de conseil dans le respect de la déontologie et de la prévention de la corruption de la vie économique et des procédures publiques ?
LIRE PaSiDupes : "Nouveau chef de la com' de l'Elysée, Gaspard Gantzer dérange - L'Elysée sentait le cirage; il empeste maintenant le pétard."

vendredi 5 août 2016

El Khomri place un membre de son Cabinet à l’Inspection générale des finances, en embuscade

Pierre-André Imbert va pantoufler et noyauter ce service d'inspection interministériel "indépendant"

Ce quadra discret s’est révélé un pilier du ministère du Travail. 



Pierre-André Imbert (à droite de Myriam El Khomri), 
lors d'une réunion avec le Medef à Matignon, le 30 juin 2016.
A noter le regard direct de Manuel Valls...
Arrivé dès 2012, alors que Michel Sapin occupait le poste de conseiller aux mutations économiques et aux entreprises, Pierre-André Imbert s’est peu à peu imposé comme directeur de cabinet adjoint, avant d’être nommé, l’année dernière, directeur de cabinet de François Rebsamen, un franc-maçon notoire.

Ce technicien de l’ombre a agité l'opinion lors de son suivi de tous les dossiers contestés du ministère de la R
ue de Grenelle, de celui du chômage à la loi sur le dialogue social, en passant par le travail du dimanche ou les grandes restructurations. Il a toutefois peiné dans les arcanes du droit du travail et s'est échoué sur les écueils du paritarisme, malgré l'indéfectible soutien de la CFDT. 

Ancien collaborateur du pape français du social, Raymond Soubie, PDG du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia, puis d'Alixio (stratégie sociale et management du changement)Raymond Soubie, Pierre-André Imbert a géré les affaires courantes du ministère en attendant que François Rebsamen, démissionnaire de son portefeuille ministériel, soit remplacé. En tout cas, c’est Imbert qui a préparé les dossiers nourris de plusieurs rapports sur le sujet de la Loi travail, dont celui de l’Institut Montaigne, un groupe de réflexion,  que Myriam El Khomri -une proche de Martine Aubry- a trouvés prêts à l'emploi. Citons notamment la création au 1er janvier 2017 d'un compte personnel d’activité (annoncé en avril 2015, qui regroupera le compte de formation, le compte pénibilité, etc. pour une "flexi-sécurité à la française")L'enjeu est politique: faire baisser le chômage et inverser sa trop douloureuse courbe, à l'ouverture de la campagne présidentielle de Hollande qui en a fait une cause personnelle d'abandon.

Imbert prendra ses fonctions à partir du 1er septembre.

Cet économiste de formation a été nommé inspecteur général des finances,
selon le compte-rendu du conseil des ministres mercredi. Il sera chargé notamment de conseiller les autorités publiques...

Ex-
directeur de cabinet de Sapin, ministre baratineur du Travail de 2012 à 2014. 
Arrivée  rue de Grenelle en septembre 2015, Myriam El Khomri l'avait gardé à ce poste. Il était alors présenté comme l'homme de la continuité et le mentor de la ministre. Il a en fait la synthèse des diverses réflexions sur le projet de loi Travail, à en croire Pierre Jacquemain - issu de la gauche radicale et collaborateur de Clémentine Autain, mais proche conseiller de la ministre du Travail-  un objecteur de conscience qui a choisi de  déserter mi-février, pour marquer son désaccord avec le projet de loi El Khomri.  

Pierre-André Imbert  est par ailleurs l'auteur d'"Attac: contre la dictature des marchés", en collaboration avec Bernard Cassen (président d'honneur de l'organisation altermondialiste Attac-France) et Liêm Hoang-Ngoc (démissionnaire du PS pour promouvoir le dialogue avec le Front de gauche, le mouvement écologiste et la gauche radicale et fondateur du mouvement de "déçus du PS" jugé "moribond", la Nouvelle Gauche socialiste).
Signataires d'un appel à voter Mélenchon
Liêm Hoang-Ngoc, ex-membre du bureau national du PS; Julien Jusforgues, ex-membre du conseil national; Daniel Bonnot, ex-membre de la Commission nationale des conflits; Roger Tropéano, ex-délégué national; Catherine Renaud-Mayer, ex-première secrétaire fédérale de la Manche; Laurent Beaud, ex-membre du bureau fédéral de l’Hérault; Alain Bourgeade, ex-membre du bureau fédéral de Haute-Garonne; Jean-Claude Bridon, ex-membre du bureau fédéral du Cher; Fabienne Chiche, ex-membre du bureau fédéral du Val-de-Marne; Annie Darrieux, ex-membre du bureau fédéral du Gers; Sabrina Ghallal, ex-membre du bureau fédéral de la Marne; Denis Gouteux, ex-membre du bureau fédéral du Cantal; Nicolas Grondin, ex-membre du bureau fédéral de l’Essonne; Laurent Hecquet, ex-membre du bureau fédéral du Puy-de-Dôme; Catherine Laur, ex-membre du bureau fédéral de l’Aveyron; Frédéric Martin-Delvincourt, ex-membre du bureau fédéral des adhésions de Paris; Jean-Claude Maurin, ex-membre du bureau fédéral du Gard; Anas Moutabarrik, ex-membre du bureau fédéral de la Marne; Daniel Orts, ex-membre du conseil fédéral de l’Aveyron; Franck Rey, ex-membre du bureau fédéral du Cantal; Olivier Spinelli, ex-membre du bureau fédéral de la Somme.
C'est François Rebsamen qui a nommé Pierre-André Imbert directeur de cabinet pour la première fois.
Myriam El Khomri va perdre son bras gauche.
L'IGF n'est pas indépendante du pouvoir exécutif, puisque son chef est nommé par le président de la République lui-même, sur proposition de son ministre des Finances. Placée sous  les tutelles du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, l'IGF alimente la critique sur le caractère fermé et mandarinal du pouvoir: les proches des politiques y trouvent "un placard doré" pour pantoufler jusqu'à l'heure de la retraite, mais les politiques y casent aussi des hommes dévoués, voire des 'francs tireurs', dans la perspective de l'alternance politique. Après l'avoir dirigée de novembre 2005 à juin 2007, l'ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations et actuel secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Pierre Jouyet, pourra y retourner pour en reprendre la présidence, sur décision de son actuel employeur, le président de la République soi-même, sur proposition de son ministre des Finances, peut-être Emmanuel Macron, inspecteur des finances.
Claire Waysand, première femme à diriger le cabinet des Finances, devrait bientôt atterrir également à l'Inspection des Finances, sans aucune obligation de réussite. 

Il faut la protéger de Sapin: comme Georges Tron, porté sur la réflexologie plantaire, accusé d'agressions sexuelles et mis en examen pour viol, Michou a une addiction pour les élastiques de strings: il tire tout ce qui dépasse, mais impunément.

vendredi 22 juillet 2016

Maillage politique: Hollande place ses hommes dans le privé

Encore un cas de "pantouflage" à l'Elysée

Pantouflage à 40 ans ou maillage politique ?


Un conseiller de François Hollande devrait prochainement rejoindre Total. Il ne sera pas le premier dirigé par l'Elysée vers le privé.
La fin du quinquennat approchant, les départs des cabinets sont de plus en plus nombreux en direction du privé. Depuis le début du quinquennat, on compte huit départs d’un membre du cabinet de la présidence de la République vers une entreprise privée.

Se recycler dans le privé n’est pas commun à la sortie de l’Elysée
Le privé ne séduit qu'un conseiller sur 10. Le dernier en date, Julien Pouget, le conseiller économie de François Hollande à l’Elysée, devrait rejoindre Total, où un poste important lui aurait été réservé. 
Cette entreprise pétrolière française privée est pourtant décriée par la gauche sur le fait que groupe ne paie quasiment pas l'impôt sur les sociétés en France. L'ex-ministre et député PS François Lamy,, a jugé qu'il n'est pas normal que le groupe puisse toucher, selon lui, 80 millions au titre du CICE. "C'est bien le problème posé par le Crédit Impôt compétitivité emploi, qui bénéficie à toutes les entreprises, quelles qu'elles soient", a souligné cet  homme de main de Martine Aubry sur Sud radio. 
Sur 70 transferts constatés, ce départ vers le privé vient en effet après celui de:
• Hervé Naerhuysen, ancien conseiller en politiques fiscales, vers la direction de ProBTP, groupe de protection sociale complémentaire ;

• David Kessler, ancien conseiller culture et communication, vers la direction d’Orange Studio ;

• Olivier Lluansi, conseiller industrie et énergie, qui est devenu conseiller du président de RTE (Réseau de transport d'électricité, gestionnaire du réseau français de transport d'électricité en France, EDF) et travaille maintenant chez EY, cabinet d’audit ;

• Axel Cavaleri, ancien chef-adjoint du cabinet après avoir été directeur de cabinet de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, vers la direction générale des Ateliers de l’accessibilité, une société de conseil sur les questions de handicap ;

• Xavier Piechaczyk, ancien conseiller transports et environnement, qui a rejoint le directoire de RTE (EDF), où il s’occupe des "Réseaux clients territoires";

• Laurence Boone, ancienne conseillère économie et finances, qui est devenue cheffe économiste pour la compagnie d’assurances Axa ;

• Jean-Jacques Barbéris, ancien conseiller affaires économiques, a rejoint Amundi, une filiale du groupe Crédit agricole, pour gérer les relations avec les banques centrales et les fonds souverains.

La commission de déontologie de la fonction publique ne sourcille jamais

Dépendante du premier ministre, cette commission n'a jugé illégitime aucun de ces transferts du pouvoir politique central au privé
Présidée par Jacques Arrighi de Casanova -qui expliquait à Marianne en octobre 2014 qu’ "il est absolument impossible de quitter l’inspection des Finances pour partir dans le privé sans qu’un arrêté soit publié au JO"- et composée de 14 membres issus des grands corps de l'État, la commission de déontologie est sensée contrôler le départ des agents publics, et de certains agents de droit privé, qui envisagent d'exercer une activité dans le secteur privé et dans le secteur public concurrentiel. Elle examine si les activités privées qu'ils envisagent d'exercer ne sont pas incompatibles avec leurs précédentes fonctions.
Il n’y a eu, semble-t-il, aucune opposition des déontologues d'Etat. 
Les avis donnés par la commission aux membres de cabinets sont assortis d’une réserve "habituelle", explique celle-ci dans son rapport annuel adressé au premier ministre, à savoir que les partants s’abstiennent "de toute relation professionnelle avec les membres du cabinet du premier ministre qui étaient en fonction" en même temps qu’eux pendant trois ans. 
Il reste qu'ils sont détenteurs d'information acquises et d'un carnet d'adresses, voire d'un réseau constitué au service de l'Etat. 

A la date du 1er septembre 2015, les 14 membres étaient issus:
- du Conseil d’État: son président, Roland Peylet, candidat PS au Perreux-sur-Marne, et président-adjoint de la section des travaux publics;
- de la Cour des comptes: Yves Medina (Codeem, Comité de Déontovigilance des Entreprises du Médicament, déontologue chez PricewaterhouseCoopers, réseau d'entreprises américaines spécialisées dans des missions d'audit, d'expertise comptable et de conseil à destination des entreprises);
- magistrats de l’ordre judiciaire: Marie-Hélène Tric, élue à l'Autorité des marchés financiers (AMF);
- des personnalités qualifiées: Patrick Pierrard, préfet hors cadre (janvier 2015);
-membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique de l’État: le directeur des ressources humaines du ministère chargé de l'écologie et le directeur des ressources humaines des ministères économique et financier ou leurs suppléants;
- membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique territoriale: Jean-Pierre Bouquet, maire PS de Vitry-le-François, représentant de l’Association des maires de France; 
- représentant de l’Association des départements de France :Claudy Lebreton, président PS du Conseil général des Côtes d'Armor,
- représentant de l’Association des régions de France : Eric Loiselet, conseiller régional EELV de Champagne-Ardenne;
- directeur ou ancien directeur des services d’une collectivité territoriale : Fabien Tastet, directeur général des services du Conseil départemental de l’Essonne, PS jusqu'en 2015;
- membres de la formation spécialisée compétente pour la fonction publique hospitalière en tant que personnalité qualifiée dans le domaine de la santé publique : Cédric Arcos, directeur d'hôpital public à Lyon (PS), directeur de cabinet du délégué général de la Fédération hospitalière de France;
- inspecteur général des affaires sociales (IGAS): Jacques Metais, inspecteur général honoraire, ex-conseiller général des établissements de santé au ministère de la Santé;
- membres de la formation spécialisée compétente pour l’application des articles L. 413-1 et suivants du code de la recherche, en tant que personnalités qualifiées dans le domaine de la recherche et de la valorisation de la recherche: Michèle Hannoyer, retraitée de la fonction publique (adjointe au directeur général de la recherche et de la technologie et représentante professionnelle du gouvernement à la Fondation de France comme à l'Institut du développement durable et des relations internationales, IDDRI) et Alain Nemoz, professeur des universités émérite (Grenoble).
Depuis 2009 et la loi relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique, venue à la suite de l’affaire Pérol, qui avait pris la tête de la Banque populaire-Caisse d’épargne, après avoir suivi le dossier de leur fusion. Dans ce cas mais durant le précédent quinquennat, "la saisine de la commission [de déontologie] pour les membres des cabinets ministériels, ainsi que pour les collaborateurs du président de la République" est "obligatoire". Rien ne permet cependant de connaître les saisines et les avis de la commission, puisqu’ils ne sont pas rendus publics... Le doute naît de ce manque de transparence sur des recyclages en catimini au sommet de l'Etat. 

Dans son dernier rapport annuel, la commission a indiqué avoir rendu 1.061 avis en 2015 concernant la fonction publique d’Etat. La commission ne détaille pas les avis qu’elle a donné sur les changements de poste de membre de cabinets. On peut noter cependant que dans la fonction publique d’Etat, elle a donné un avis de compatibilité ou de compatibilité avec réserves dans 80% des cas. Dans 15% des cas, elle s’est déclarée incompétente. Ce qui laisse une vingtaine de cas, tous types d’agents de la fonction publique, où elle a vu une incompatibilité.

Eric Alt, magistrat et vice-président d’Anticor, association qui lutte contre la corruption, a constaté que la commission a tendance "à examiner de façon plus favorable" la situation d’un haut-fonctionnaire. En effet, pour des fonctionnaires avec un poste et un périmètre bien délimité, il est plus simple pour la commission de juger si le nouveau poste entre, ou non, en contradiction avec ce périmètre. "Lorsque le périmètre est vaste et moins précisément déterminé, la tâche de la commission est plus difficile et souvent, elle valide", souligne-t-il.

Parmi les membres des cabinets, il semble que seule la demande d’Alexandre de Juniac ait été refusée: alors directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère des Finances (2009-2011), l'actuel président-directeur général d'Air France-KLM souhaitait prendre la tête d’Areva. Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, aucune incompatibilité déontologique n'a plus été rendue publique. 
Par ailleurs, la commission poursuit en indiquant que "peu d’administrations, qu’il s’agisse de l’Etat ou des autres collectivités publiques, se sont acquittées de l’obligation, qui leur incombe en vertu de l’article 14 du décret du 26 avril 2007, d’informer la commission de la suite donnée à l’avis de la commission".

En 2011, la Commission de déontologie s’était d’ailleurs déclarée incompétente pour juger le transfert de la directrice générale de la Commission de régulation de l’énergie vers RTE. En effet, "RTE n’est pas dans le secteur concurrentiel", puisque dépendant d’EDF, une entreprise publique, expliquait à l’Opinion un conseiller élyséen. Christine Lebihan-Graf avait fini par abandonner. 
Depuis, François Brottes, ancien député PS de l'Isère et membre de l'équipe de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011, "nucléocrate" mais anti-OGM, préside le directoire de RTE, bien qu'il ait présidé la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale (2012-2015), et deux conseillers de François Hollande sont allés travailler chez RTE.

Si le dispositif "s’est amélioré", selon Eric Alt, ancien vice-président du Syndicat de la magistrature (SM, connu pour ses "juges rouges" et son "Mur des cons") des questions se posent encore, d’autant plus que les passerelles se multiplient vers le privé. "Il faudrait s’en emparer, constate ce magistrat, conseiller référendaire à la Cour de cassation, moins pour ses compétences que pour son engagement syndical. Il cite l’exemple récent de Barroso. Il y a de plus en plus de porosité entre l’intérêt général et les entreprises privées. Est-il sain que les passages en cabinets soient un tremplin vers des activités rémunératrices dans le privé ?"

Dans l'ambiance "fin de régime" actuelle, les avis de la commission ne semblent pas entraver les départs des cabinets qui se multiplient. Certains nouveaux postes font cependant polémique. Récemment, la nomination de Philippe Mauguin, ci-contre, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, à la tête de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), est d'autant mal passée qu'elle participe d'un emblématique noyautage de l'ensemble d'un secteur.
Sa nomination "sur proposition de la ministre de l'Education et de la Recherche", Najat Vallaud-Belkacem, selon la formule consacrée, à François Hollande le 5 juillet 2016, elle avait donné lieu à des controverses : des élus d'opposition avaient dénoncé des "conflits d'intérêts" et un "recasage" du collaborateur de Stéphane Le Foll, un proche du chef de l'Etat qui lui confie des missions troubles et accessoirement ministre intermittent de l'Agriculture sinistrée et d'autant plus agressif qu'il est incompétent. Une pétition à cette nomination a rassemblé près de 3.000 signatures, dont 1.900 personnels des équipes de l'INRA, qui dénonçaient un "parachutage politique", alors que le sortant, François Houllier, était candidat à sa propre succession (nominations pour une durée de quatre ans, renouvelable une fois par décret). Le 13 juillet, les commissions des Affaires économiques de l'Assemblée (à majorité socialiste) et du Sénat avaient donné un avis favorable à la nomination de Ph. Mauguin, après un vote relativement serré, surtout au Sénat. Mauguin a promis de compenser son absence de doctorat par "plus d'humilité"...

mercredi 31 décembre 2014

Vie politique: le retrait de Arnaud Montebourg, info ou intox ?


Un coït  interrompu qui ne laisse personne frustré !

Montebourg, ex-ministre viré, annonce qu'il suspend sa carrière po
litique publique

Fausse sortie de l'hystérique histrion du PS ? Dans ses voeux de fin d'année à l'attention de ses administrés de Saône-et-Loire, Nono dit jeter l'éponge. Et montrer la voie à Hollande ?

A quelques semaines du terme de ses mandats électifs locaux, le député de la Bresse, conseiller général de Montret et président du département de Saône-et-Loire où la population le supporte de moins en moins, il officialise ainsi son retrait de la vie politique, ce mardi, jour de liesse, dans Le Journal de Saône-et-Loire

Sablons le champagne !
"Après 17 années de mandat local et national, le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle." Telle est la résolution pour 2015 d'un amateur de la politique qui a dû suivre une formation - après (mauvais) coups - pour apprendre son métier L'ex-avocat avait fait savoir qu'il retournait à l'école pour quelques semaines pour "apprendre le métier de haut dirigeant" à l'INSEAD, une prestigieuse école de commerce qui lui offrait une large part des frais de scolarité. Faute de sources de revenus ?

Après son éviction de Bercy le 25 août dernier, l'ex-candidat à la candidature socialiste à la présidentielle de 2012 avait préparé les âmes sensibles. Dans une tribune publiée en novembre sur le site L'important.fr, il faisait part de son désir de "retourner vivre au milieu des Français", de "quitter la politique comme mode de vie à part et coupé du réel, et surtout comme source de revenus".

2017 et un premier cheval de retour 

Il semblerait que l'individu offre une pause aux Français qui ne pouvaient pas plus le voir que le président.
Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Arnaud Montebourg ne se ferme aucune porte à l'horizon 2017. Il cherche à se faire oublier un peu, lui et son redressement de la courbe de l'emploi. Chassé par la porte, à coups de botte dans le train, alors qu'il ne s'y attendait pas, il menace l'auteur des brimades d'un retour tonitruant par la fenêtre de la prochaine présidentielle. 
Dès le mois d'août 2013, il confiait à M, le magazine du Monde que, s'il en avait "marre des élections" et ne se "représenterai(t) pas" pour des mandats locaux -, la présidentielle est "la seule élection" à laquelle il "envisage  de (se) représenter un jour", se dispensant des préliminaires. Pas étonnant que ses partenaires peinent à jouir: que dire des électeurs-trices ! 

"Quitter des fonctions de représentation politique, reprendre un métier, refuser de vivre de la politique, recouvrer sa liberté ne signifie pas l'abandon de tout engagement dans la vie publique", met-il en garde ce mardi, à la fois méprisant du milieu et menaçant.

Que faire d'un vieux cheval de réforme
?
Vous le reprendriez ? Avec les risques sanitaires que cela comporte ? En faire des lasagnes de boeuf n'est plus possible. Ne vaudrait-il pas mieux que l'IGAS le recueillisse à son tour ?...
Il recherche une nouvelle vie; l'Inspection générale des affaires sociales peut lui assurer une fin de vie paisible, avec d'autres chevaux en bout de course. Il retrouverait François Chérèque (CFDT), et il pourrait y assister au retour de l'ancienne candidate devenue ancienne favorite du Roi, Ségolène Royal, qui a bénéficié de ce point de chute entre sa fin de fonction de vice-présidente de la BPI et son entrée au gouvernement Valls.  "Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire", affirmait le candidat Hollande dans son chiffon de papier anaphorique (6e point).
Ils ne pointent même pas, ni 
Dominique Méda (conseillère de la candidate du PS, S. Royal, en 2007), ni Dominique Voynet (EELV), ni Dominique Barella, ancien président de l'USM (syndicat de magistrats), probablement récompensé pour son ...indépendance. Des parachutes dorés camouflés: aucun de ces privilégiés n'est nécessiteux.
Mais, là encore, un cheval de cirque parmi de vieilles rosses, est-ce bien raisonnable ? Auriez-vous donc un pré pour l'adopter ? L'espérance de vie du cheval est de 25 ans: celle du cheval de cirque ?