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vendredi 5 août 2016

El Khomri place un membre de son Cabinet à l’Inspection générale des finances, en embuscade

Pierre-André Imbert va pantoufler et noyauter ce service d'inspection interministériel "indépendant"

Ce quadra discret s’est révélé un pilier du ministère du Travail. 



Pierre-André Imbert (à droite de Myriam El Khomri), 
lors d'une réunion avec le Medef à Matignon, le 30 juin 2016.
A noter le regard direct de Manuel Valls...
Arrivé dès 2012, alors que Michel Sapin occupait le poste de conseiller aux mutations économiques et aux entreprises, Pierre-André Imbert s’est peu à peu imposé comme directeur de cabinet adjoint, avant d’être nommé, l’année dernière, directeur de cabinet de François Rebsamen, un franc-maçon notoire.

Ce technicien de l’ombre a agité l'opinion lors de son suivi de tous les dossiers contestés du ministère de la R
ue de Grenelle, de celui du chômage à la loi sur le dialogue social, en passant par le travail du dimanche ou les grandes restructurations. Il a toutefois peiné dans les arcanes du droit du travail et s'est échoué sur les écueils du paritarisme, malgré l'indéfectible soutien de la CFDT. 

Ancien collaborateur du pape français du social, Raymond Soubie, PDG du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia, puis d'Alixio (stratégie sociale et management du changement)Raymond Soubie, Pierre-André Imbert a géré les affaires courantes du ministère en attendant que François Rebsamen, démissionnaire de son portefeuille ministériel, soit remplacé. En tout cas, c’est Imbert qui a préparé les dossiers nourris de plusieurs rapports sur le sujet de la Loi travail, dont celui de l’Institut Montaigne, un groupe de réflexion,  que Myriam El Khomri -une proche de Martine Aubry- a trouvés prêts à l'emploi. Citons notamment la création au 1er janvier 2017 d'un compte personnel d’activité (annoncé en avril 2015, qui regroupera le compte de formation, le compte pénibilité, etc. pour une "flexi-sécurité à la française")L'enjeu est politique: faire baisser le chômage et inverser sa trop douloureuse courbe, à l'ouverture de la campagne présidentielle de Hollande qui en a fait une cause personnelle d'abandon.

Imbert prendra ses fonctions à partir du 1er septembre.

Cet économiste de formation a été nommé inspecteur général des finances,
selon le compte-rendu du conseil des ministres mercredi. Il sera chargé notamment de conseiller les autorités publiques...

Ex-
directeur de cabinet de Sapin, ministre baratineur du Travail de 2012 à 2014. 
Arrivée  rue de Grenelle en septembre 2015, Myriam El Khomri l'avait gardé à ce poste. Il était alors présenté comme l'homme de la continuité et le mentor de la ministre. Il a en fait la synthèse des diverses réflexions sur le projet de loi Travail, à en croire Pierre Jacquemain - issu de la gauche radicale et collaborateur de Clémentine Autain, mais proche conseiller de la ministre du Travail-  un objecteur de conscience qui a choisi de  déserter mi-février, pour marquer son désaccord avec le projet de loi El Khomri.  

Pierre-André Imbert  est par ailleurs l'auteur d'"Attac: contre la dictature des marchés", en collaboration avec Bernard Cassen (président d'honneur de l'organisation altermondialiste Attac-France) et Liêm Hoang-Ngoc (démissionnaire du PS pour promouvoir le dialogue avec le Front de gauche, le mouvement écologiste et la gauche radicale et fondateur du mouvement de "déçus du PS" jugé "moribond", la Nouvelle Gauche socialiste).
Signataires d'un appel à voter Mélenchon
Liêm Hoang-Ngoc, ex-membre du bureau national du PS; Julien Jusforgues, ex-membre du conseil national; Daniel Bonnot, ex-membre de la Commission nationale des conflits; Roger Tropéano, ex-délégué national; Catherine Renaud-Mayer, ex-première secrétaire fédérale de la Manche; Laurent Beaud, ex-membre du bureau fédéral de l’Hérault; Alain Bourgeade, ex-membre du bureau fédéral de Haute-Garonne; Jean-Claude Bridon, ex-membre du bureau fédéral du Cher; Fabienne Chiche, ex-membre du bureau fédéral du Val-de-Marne; Annie Darrieux, ex-membre du bureau fédéral du Gers; Sabrina Ghallal, ex-membre du bureau fédéral de la Marne; Denis Gouteux, ex-membre du bureau fédéral du Cantal; Nicolas Grondin, ex-membre du bureau fédéral de l’Essonne; Laurent Hecquet, ex-membre du bureau fédéral du Puy-de-Dôme; Catherine Laur, ex-membre du bureau fédéral de l’Aveyron; Frédéric Martin-Delvincourt, ex-membre du bureau fédéral des adhésions de Paris; Jean-Claude Maurin, ex-membre du bureau fédéral du Gard; Anas Moutabarrik, ex-membre du bureau fédéral de la Marne; Daniel Orts, ex-membre du conseil fédéral de l’Aveyron; Franck Rey, ex-membre du bureau fédéral du Cantal; Olivier Spinelli, ex-membre du bureau fédéral de la Somme.
C'est François Rebsamen qui a nommé Pierre-André Imbert directeur de cabinet pour la première fois.
Myriam El Khomri va perdre son bras gauche.
L'IGF n'est pas indépendante du pouvoir exécutif, puisque son chef est nommé par le président de la République lui-même, sur proposition de son ministre des Finances. Placée sous  les tutelles du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, l'IGF alimente la critique sur le caractère fermé et mandarinal du pouvoir: les proches des politiques y trouvent "un placard doré" pour pantoufler jusqu'à l'heure de la retraite, mais les politiques y casent aussi des hommes dévoués, voire des 'francs tireurs', dans la perspective de l'alternance politique. Après l'avoir dirigée de novembre 2005 à juin 2007, l'ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations et actuel secrétaire général de la présidence de la République, Jean-Pierre Jouyet, pourra y retourner pour en reprendre la présidence, sur décision de son actuel employeur, le président de la République soi-même, sur proposition de son ministre des Finances, peut-être Emmanuel Macron, inspecteur des finances.
Claire Waysand, première femme à diriger le cabinet des Finances, devrait bientôt atterrir également à l'Inspection des Finances, sans aucune obligation de réussite. 

Il faut la protéger de Sapin: comme Georges Tron, porté sur la réflexologie plantaire, accusé d'agressions sexuelles et mis en examen pour viol, Michou a une addiction pour les élastiques de strings: il tire tout ce qui dépasse, mais impunément.

vendredi 11 mars 2016

Loi El Khomri : l'histoire secrète d'une ministre vampirisée par Valls

Qui se cache derrière le prête-nom d'El Khomri, mère-porteuse de la Loi étiquetée à son nom

Histoire secrète d'une ministre fantoche parmi d'autres

Abus des tuteurs sur El Khomri
Hollande et Valls avaient sorti de leur manche une femme intouchable: ce soldat inconnu en robes couleur garance (comme un Poilu à Verdun en 14)devait leur servir de pare-balles contre les attaques de la gauche. La presse élyséenne l'avait aussitôt labellisée tant pour sa jeunesse que sa 'maghrébitude', vantant son dynamique et sa détermination, en contrepartie de son inexpérience et de son incompétence, deux faiblesses rédhibitoires communes à l'ensemble de l'exécutif, à commencer par le chef de l'Etat, Hollande qui n'avait jamais fait ses gammes dans aucun ministère, et par le premier ministre, Ayrault qui n'avait jamais été que président de son groupe parlementaire à l'Assemblée.

Pourquoi et comment ce projet est-il devenu une bombe à retardement? 

Les explications d'Europe 1 sont claires.
Devant les micros et les caméras, c'est Myriam El Khomri qui est chargée de défendre la réforme du code du Travail promise par le candidat Hollande.


Victime d'abus de confiance, l'arriviste avait cru pouvoir compter sur les soutiens indéfectibles de Hollande et Valls qui l'encadraient sur le perron le temps des  présentations à la presse, mais depuis des semaines, ses deux parrains dans la tourmente sont trop malmenés eux-mêmes pour la cornaquer plus longtemps. 
Les véritables initiateurs de ce projet controversé s'appellent Manuel Valls et Emmanuel Macron. C'est même devenu une affaire personnelle pour le Premier ministre. Il avait été piqué au vif par Robert Badinter qui estima que la loi ne verrait jamais le jour. 
Du coup, c'est un certain Pierre-André Imbert qui est chargé de relever le défi et qui traite parfois directement avec Matignon, par dessus la tête de Myriam El Khomri qui n'est pas toujours tenue informée.
Pierre-André Imbert est l’homme de la continuité au ministère du Travail. Ce quadra est arrivé dès 2012 dans les bagages de Michel Sapin pour occuper le poste de conseiller aux mutations économiques et aux entreprises. Il s’est peu à peu imposé comme directeur de cabinet adjoint, avant d’être nommé directeur de cabinet de François Rebsamen. Homme de l’ombre, il a suivi de près tous les dossiers chauds, de celui du chômage à la loi sur le dialogue social, en passant par le travail du dimanche ou les grandes restructurations. Les subtilités du droit du travail, les méandres du paritarisme, ou encore les complexités du marché du travail n’ont pas de secret pour cet ancien collaborateur de Raymond Soubie, pape français du social, membre du Conseil économique, social et environnemental, après avoir été conseiller du président de la République, Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2010.
Le nouveau ministre - une femme, pourquoi pas, puisque Hollande tient toujours à être premier dans le symbolique, au sens d'insignifiant - devait mener une réflexion sur la réforme du marché du travail , sur la base de plusieurs rapports dont celui de l’Institut Montaigne qui ouvrait la voie aux travaux de la Fondation Terra Nova et de la commission Combrexelle.
Ligne de mire du 1ère classe El Khomri, faire baisser le chômage et inverser la trop fameuse courbe, en sorte que le capitaine du bateau ivre puisse concourir à la présidentielle 2017.

Une réforme improvisée, non discutée sous la menace du 49.3

Ce brouillon apparaît vite comme un torchon sous les attaques de la gauche qui y voit une provocation. Le journal Le Parisien a révélé le premier que l'avant-projet est inconsistant. Il se réduit à quelques lignes de force impossibles à présenter aux partenaires sociaux. 

L'exécutif lance une riposte politique.
La tâche est délicate, au vu du niveau de la ministre, le jeudi 5 novembre:

Contre vents et marées, Matignon s'entête:


Le gouvernement assure qu'il "assumera toutes ses responsabilités."
 
Ses opposants soupçonnent un coup de force et rédigent une tribune en forme de pétition contre la menace de l'article 49.3, qui passe outre le vote parlementaire, et dénoncent l'"impasse" dans laquelle l'exécutif conduit le pays.
Le 22 janvier, la ministre fantoche avoue au numéro un de la CFDT, proche du PS : "A aucun moment, un texte ne nous a été présenté". Quelques jours plus tard, elle déplore ne pas pouvoir "porter cette réforme si on applique ces mesures-là"...

Manuel Valls  a décidé que cette femme sera le bouc-émissaire du projet. 
Le "Poilu" de Valls
Il pousse Myriam El Khomri à monter au front. C'est lui qui l'incite à avoir recours au 49-3 et qui insiste pour qu'elle l'endosse. 
C'est encore elle qui devient la cible de cette pétition de la gauche du PS et de la gauche extrême recueillant un million de signatures sous la houlette d'une ancienne conseillère de... Najat Vallaud-Belkacem aux Droits de la femme, la féministe radicale Caroline de Haas. 

Ce texte ne correspond pas à la ministre, assure l'
ex-conseiller stratégique de la ministre du Travail.
Mais la ministre novice est trahie par le premier ministre, suggère ce Pierre Jacquemain, qui a signé la pétition hostile au projet et a participé à la manif du 9 mars.
VOIR et ENTENDRE la charge du haut-fonctionnaire qui revendique son appartenance à la gauche radicale, son opposition à la loi dite El Khomri et qui se félicite de la mobilisation de la jeunesse contre le projet du gouvernement:  


Le 2 mars, la représentante de la diversité malmenée aurait fini par tomber dans les pommes.
Elle fait alors annuler les premiers rendez-vous de concertation, au motif d'un malaise et d'une chute dans sa douche. 

Depuis ce jour, les responsabilités sont clairement établies: tout se passe à Matignon et c'est Manuel Valls qui pilote le projet de loi mis au point par Emmanuel Macron. 

Chaîne publique de télévision,
 France2 s'est à son tour fendue de "révélations", tardives certes et qui n'apportent rien, mais qui ont l'avantage d'être claires, au lendemain de la manifestation des étudiants et salariés:

Hollande et Valls ont délibérément sacrifié El Khomri 

Les manigances des hommes au sommet de l'Etat
ont aujourd'hui fait de leur ministre kamikaze la risée de tous.
VOIR et ENTENDRE le traitement infligé par les sadiques d'On n'est pas couché (ONPC) à la malheureuse brebis, le 5 mars, successivement, la chroniqueuse Léa Salamé dans le rôle de la balance et le trotskiste Edwy Plenel, dans celui du tueur de masse :  

Parce que femme et maghrébine, ils l'ont instrumentalisée à moindre frais, pensaient-ils. 
Potiche ou Kleenex, exit ! 


mercredi 2 mars 2016

El Khomri, larguée par un conseiller du ministère du Travail

L’ex-conseiller de Myriam El Khomri explique pourquoi il claque la porte 

L'ancien conseiller stratégie de la ministre du Travail s'est mis en congé de la République
 
Pierre Jacquemain ne supportait plus les conditions de travail imposées par son patron. Il a démissionné début février, mais les Français ne l'on appris qu'un mois plus tard, quand le Canard enchaîné l'a révélé la semaine dernière. On pourrait en outre penser que son ancien conseiller au secrétariat d’Etat à la politique de la ville (2014-2015) pointe Myriam El Khomri, mais il dézingue en fait l'avant-projet de loien raison de son désaccord avec le texte et avec l'homme qui tient la main de la ministre, occupe son cerveau et tire les ficelles de sa marionnette. 

Pierre Jacquemain devait notamment se charger de la réforme du code du travail. 
Cependant, face à ce qu’il a considéré comme une trop forte ingérence de Matignon dans la conduite du projet de loi, l'ancienne "plume" de Myriam El Khomri s’est opposée aux orientations du premier ministre et de Myriam El Khomri, pour finalement claquer la porte du ministère du Travail début février et non pas "quitter sa fonction le lundi 29 février", comme l'affirme Le Monde, organe de presse officieux de l'Etat-PS. 
C'est de surcroît à L'Humanité que ce jeune homme  issu de la gauche radicale (il a été collaborateur de Clémentine Autain) et en charge de la stratégie publique de la ministre, livrait lundi les raisons de sa démission.

L'avant-projet de loi de Valls est contesté jusque dans l'entourage de Myriam El Khomri
"Peut-être ai-je été trop naïf sur la capacité de la ministre du travail, Myriam El Khomri, à faire rêver et progresser les travailleurs de notre pays" ? A incarner une parole de gauche, une parole libre, une parole utile, une parole forte. Une parole juste. Celle qui dénonce la paupérisation de la société, celle qui s’insurge devant la précarisation du monde du travail qui conduit des millions de Français à vivre au jour le jour – avec toujours cette peur du lendemain. La réforme de Myriam El Khomri devait porter l’exigence d’un nouveau modèle de société. C’était, je le crois, l’ambition de la huitième ministre du gouvernement." Une place de choix dans la hiérarchie gouvernementale. 

C'était sans compter avec l'autocrate Valls
 
"En réalité, la politique du ministère du Travail se décide ailleurs, à Matignon." C’est le Premier ministre qui  tire les ficelles de son âme damnée. Après le rapport Combrexelle, Myriam El Khomri avait pourtant une grande ambition. Elle a mené une concertation fructueuse avec les partenaires sociaux, qui a débouché sur de réelles avancées, estime son ex-conseiller. Malheureusement, aucune de ces avancées n’apparaît dans le projet de loi final. Le compte personnel d’activité n’est qu’une coquille vide, qui n’est que l’agrégation de droits sociaux déjà acquis. Par ailleurs, à qui veut-on faire croire que la dématérialisation des fiches de paie est une grande avancée sociale ?"
La confirmation que "c’est le premier ministre qui donne le ton" est arrivée ce lundi matin, car c'est bel et bien Manuel Valls qui a annoncé le report à la fin mars de la présentation du texte en Conseil des ministres, pour "lever un certain nombre d'incompréhensions". Les interlocuteurs de ce bac +3 ne comprennent rien à rien !...
 
"Un porte-voix exceptionnel pour donner le 'la' à une réforme majeure du quinquennat dans un gouvernement au parti pris libéral assumé ? Le président de la République lui-même avait fait de cette réforme l’un des tournants de son quinquennat. Ce devait être une réforme de progrès; ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères. 
"Ce projet de loi est une erreur historique, assène le conseiller. C’est une régression en matière de droits sociaux, dans la mesure où de nombreux acquis des travailleurs pourront être renégociés à l’échelle des entreprises, où le rapport de force est systématiquement défavorable aux salariés. C’est un non sens économique, parce qu’il n’est pas prouvé que cette loi créera de l’emploi.
C’est enfin
un non sens politique: quand on se dit de gauche, quand on s’estime progressiste, je ne vois pas comment on peut soutenir un tel texte."
Myriam El Khomri était-elle la bonne personne au bon endroit ?

Fleur Pellerin était déjà une erreur de casting. Et c'est une femme de plus que Hollande a jetée comme un Kleenex. 
 
Après la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem à l'Education, c'était, semble-t-il, au tour d'une autre trentenaire de prendre les commandes d'un grand ministère. Comme d'élire un métis à la Maison Blanche, en le faisant passer pour Black, et maintenant, la première femme, une septuagénaire, en la faisant passer pour agile et équilibrée. Dans dix ans, le PS pourra citer les noms de ces deux calamités, avec celui d'Audrey Azoulay, pour preuve de la promotion socio-politique du Maghreb sous une présidence socialiste, indépendamment de leurs accomplissements et de leur impopularité. 

N'est-ce pourtant pas cette même 
Myriam El Khomri, ministre de Hollande, il faut dire, qui, en novembre 2015, a étalé l'étendue de son incompétence sur le nombre de renouvellements d'un CDD ? Après s'être empêtrée sur ce nombre lors d'une entretien de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, elle a ensuite avoué qu'elle ignorait la réponse.
En fin de matinée, depuis la cour de l'Elysée et en direct sur BFMTV, Myriam El Khomri avait commis l'imprudence de revenir sur cet échange, se disant "très sereine", et considérant qu'il n'est pas dans son rôle de "réciter l'intégralité des articles du Code du travail". Pffftttt....

Si El Khomri a trébuché dans sa douche, 
Trop drôle de gérer le chômage des Français !
c’est parce que c'est une militante fonceuse, nous assure-t-on, comme s'il s'agissait d'une qualité. A 38 ans, la franco-marocaine, qui dépasse Valls d'une tête, a moins que jamais la notion du possible et peut tenir tête au premier ministre, si c'est un petit zizi, ou au président de la République, si c'est un gros mou, car la bécasse a plus d'ambition que de perspicacité: c'est une arriviste à qui son militantisme a tout donné tout cuit, au nom de la promotion de la diversité. Son parcours depuis Rabat, son DESS acquis dans une université amie, au vu de "ses engagements, son expérience à la Ville de Paris et au secrétariat d’Etat à la politique de la ville auraient pu – auraient dû – la conduire à porter haut et fort les revendications des travailleurs, à défendre les salariés d’Air France quand 3.000 postes sont menacés", mais les petits gestes princiers de la main et la distribution de sourires ne règlent rien. S'est-elle fermement opposée au travail le dimanche? N'a-t-elle rien lâché sur les commandes patronales, notamment en matière de licenciement ? Son conseiller dit avoir cru en elle. "Et nous avons échoué", constate-t-il. 

Mais Myriam El Khomri y croit encore, constate son ex-conseiller.
Fonceuse du genre bourrin, ambitieuse qui accepte tout ce qui passe, elle n'a pas imaginé un seul instant que "petit zizi" la fourrait dans un mauvais pétrin, faisant d'elle la mère-porteuse de son projet de réforme du Code du Travail pour ne pas y laisser de plumes. La dinde, oui. Les féministes socialistes se sont mobilisées sur les plateaux de télévision pour faire croire qu'elle est plus maligne qu'elle en a l'air et qu'elle est victime de machisme et, pendant qu'on y était, de sexisme, car si on est une femme, on est forcément supérieure à l'homme. Au même titre que les attentats nous font quelque peu douter de Malraux assurant que "le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas", Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri contredisent la maxime de Louis Aragon selon laquelle "la femme est l'avenir de l'homme"...

"Je n’étais donc plus utile à ses côtés. J’ai quitté son équipe sur un désaccord politique et stratégique majeur." Et Jacquemain d'ajouter: "D’ordinaire, un conseiller ministériel, petite main de l’ombre, ça ferme sa gueule." Mais la petite main prépare sa reconversion: un  changement de majorité est si vite arrivé...