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jeudi 31 octobre 2013

Otages d'Arlit: Le Monde nie la justesse des propos de Marine Le Pen

Tout ce que dit Marine Le Pen n'est pas systématiquement un dérapage

"C'est un dérapage spectaculaire (?) de Marine Le Pen", assène Le Monde, d'entrée. 
Tempête de sable annoncée sur certains?
Interrogée sur la libération des otages français au Niger, la présidente du Front national a eu des "déclarations provocantes", affirme le quotidien socialiste avant même de livrer ses propos et d'ainsi laisser juges ses lecteurs payants. Le procès est donc ouvert et se veut "spectaculaire"
Dans une certaine presse soucieuse d'éthique (ni plus ni moins, puisque la déontologie professionnelle est depuis longtemps piétinée), les commentaires prévalent sur les faits bruts, rejoignant le niveau des réseaux sociaux vilipendés pour leur vulgarité. La neutralité, nous expliquent-ils en effet, serait un leurre inaccessible. 

Selon l'article, ni chronique, ni éditorial,
M. Le Pen "laisserait entendre" que "les otages avaient pu avoir été 'retournés' par leurs ravisseurs islamistes". Or, Le Parisien lui pose la question, ce que ne fait Le Monde. Son concurrent rapporte qu'à la question de savoir si elle faisait allusion à une islamisation possible pendant leur détention par des ravisseurs extrémistes, elle a répondu: "Je ne suis pas dans l'allusion, je vous explique le sentiment que j'ai eu et je pense qu'il est partagé par un certain nombre de Français. Je n'irai pas jusqu'à faire des théories parce que je ne serais pas dans mon rôle". Bien essayé, monsieur le journaliste vertueux, mais travestissement manqué de la vérité ! Certes les accoutrements exotiques ne provoquent aucun ressenti chez vous, mais cette supposée "allusion" n'abonde en aucune façon votre propos tendancieux.

Pouvons-nous donc pourtant faire confiance sur parole à un journaliste tel qu'Abel Mestre -fût-il au Monde...
  

Qui taille et coupe l'info pour sa julienne de commentaires? 
Sortie de son contexte, la citation ne nous permet pas de nous faire une religion par nous-mêmes. Trop tard: le journaliste est déjà passé en mode "émotion". "J'ai ressenti un malaise en voyant ces images", assure cet hyper-sensible dont on dit qu'il est à lui seul un concentré de toutes les extrêmes gauches les plus tendres. 

Après cette mise en condition, sommes-nous encore libres de recevoir les propos incriminés sans a priori?
On apprend finalement que Marine Le Pen a observé "des images d'hommes qui étaient très réservés; deux portaient la barbe taillée de manière étonnante…... L'habillement était étrange...… Et cet otage avec le chèche sur le visage, cela mérite peut-être quelques explications de leur part". De telles observations, c'est grave en effet, mais seulement parce qu'elles étaient livrées par l'épouvantail de la gauche radicale sur Europe 1, jeudi 31 octobre, au lendemain du retour des quatre otages français enlevés il y a trois ans au Niger. 
Mais à la différence du Parisien et pour notre bien de citoyens éclairés, Le Monde a coupé au passage la référence de la Frontiste au peuple: "C'est ce qu'ont ressenti beaucoup de Français." Et ça c'est la goutte qui peut facilement faire déborder la Seine au moins jusqu'au Boulevard Auguste Blanqui, Paris 13e: c'est clair, la gauche socialo-communiste n'entend pas laisser au FN le monopole du peuple et du coeur.

Au passage de la caravane,
Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, n'a pas aboyé après les mensonges de Fabius et Le Le Drian:


En termes de représentativité, notons à l'attention de tous les démocrates, de gauche comme de droite, que Marine Le Pen a réalisé le score historique de 18,3% (chiffre TNS Sofres) au premier tour de la présidentielle de 2012, tandis que le Front de gauche de Mélenchon qui dissimulait le PCF a culminé à 11%. Pour la combattre utilement, plutôt que de lui opposer une ligne Maginot d'invectives, de procès d'intention et de soupçons, la seule vraie question qui vaille ne serait-elle donc pas plutôt: "Marine Le Pen, combien de divisions ?" Le Monde a choisi la bassesse et l'agression permanente. Le FN monte en puissance, mais Le Monde et ses semblables ne remettent toujours pas leurs méthodes en cause.
Le député Yann Galut (PS, Hauts-de-Seine) donne dans le même registre.
On retrouve cet avocat de SOS Racisme et  père de famille franco-marocaine dans un autre délire, ci-dessus à gauche, figé dans une photo ...baveuse, comme il est ...naturel à un avocat.

Malgré ses saines lectures, le journaliste relève encore que "Marine Le Pen a également critiqué le paiement d'une rançon, révélé par Le Monde", accuse ...Le Monde ! 
"Plus vous payez de rançons, plus vos compatriotes sont “'bankables'”, comme disent les Anglo-Saxons. Plus ils sont une cible de choix pour des groupes mafieux ou fondamentalistes qui se disent que c'est un bon moyen de trouver un financement assez facile. C'est la raison pour laquelle nos compatriotes sont ceux qui sont le plus victimes d'enlèvements", a-t-elle expliqué, après tant d'autres, avant d'ajouter qu'il faut assumer le risque de ne pas payer. Et le journaliste d'ajouter insidieusement son commentaire fielleux: "et donc de voir les otages mourir"... L'a-t-elle dit ou a-t-elle expliqué que l'envoi de l'armée devrait être "un risque qu'il faut prendre"? C'est son point de vue: ce n'est pas celui du Monde qui en fait donc un "dérapage".

Il est grandement temps de VOIR et ENTENDRE les déclarations de Marine Le Pen sur Europe 1. A l'original, Le Monde préfère ses commentaires...

Le Monde dresse aussi une liste noire des "déclarations fracassantes" de la présidente du FN qui l'ont "placée au centre du débat à deux reprises", gémit le partisan de la libre expression pour certains. Il remonte à la fin 2010, à propos des prières de rue de musulmans intégristes, et nous vous faisons donc grâce de ce recyclage permanent. Le grain à moudre est un peu à la presse ce qu'est la confiture à la culture.

VOIR et ENTENDRE le mensonge d'Alain Vidalies qui ne fait ressentir aucun malaise au journaliste du Monde:



La majorité s'est déployée pour changer en vérité le mensonge de la rançon et la cupidité des djihadistes en "générosité". 
Hollande aussi n'a-t-il pas révélé sa "générosité" envers Leonarda ?...

samedi 9 juillet 2011

Martine Aubry profère des menaces contre la liberté d'expression


Aubry épargne la presse écrite pour s'en prendre à des sites Internet





La maire de Lille,
candidate à l'investiture PS,
sonne les cloches
des mécréants.



Avant même d'être présidente, la candidate PS s'attaque aux petits

Martine Aubry exerce des pressions

Le premier secrétaire fait usage de sa position et annonce qu'elle a écrit aux sites internet qui s'intéressent à son mari, l'avocat Jean-Louis Brochen, dont elle ne porte pourtant pas le nom.
Elle leur reproche de divulguer ses activités en faveur des islamistes, assurant qu'il ne s'agit que de rumeurs. Elle exige donc que les informations qualifiées d'allégations soient retirées, faute de quoi elle porterait plainte.
"On a écrit aux sites pour leur demander de retirer. La plupart retirent au fur et à mesure et ceux qui ne retireront pas, on porte plainte", a-t-elle expliqué à quelques journalistes, en marge d'un déplacement à l'étranger, à Turin, Italie.

Intimidation ?

"Par ailleurs, comme j'ai des témoignages, je peux porter plainte contre ceux qui ont diffusé les rumeurs", a-t-elle également insisté, sans citer de noms.
"On ne se laissera pas faire", a assuré la candidate à la primaire PS.

Mme Aubry se justifie

Affirmant ne pas craindre une campagne vile, elle explique avoir subi "suffisamment d'attaques" dans sa vie "pour être blindée".
"Il y a la justice pour répondre [aux attaques]. Je pense encore que nous sommes dans une République [sic - Mais pour combien de temps ?]. Je fais confiance aux institutions de mon pays", a prétendu Mme Aubry.

Elle assure qu'elle sait tout...

"Sur mon mari, je sais qui a lancé cette rumeur" et "je l'ai appris avant que ça sorte de deux sources différentes".

Elle cite L'Express pour accuser l'Elysée

Rumeur contre rumeur

Elle a fait allusion à un écho paru dans L'Express après les voeux du président en janvier 2010, relatant des propos que Nicolas Sarkozy aurait alors tenus: "Vous connaissez bien Carla et Nicolas, vous ne connaissez pas Martin et Martine".

L'Histoire se répète

Martine Aubry fourni la clé de l'énigme
Elle explique en effet que "Martin et Martine, c'est
une légende dans le Nord, Martin et Martine sont des géants d'Arras et Martin est un musulman qui s'appelle Hakim et qui doit se marier avec Martine".




Vue de l’aérogare de Lille Houari Boumédiène-Lesquin, prise à la mi-juin 2011. Le drapeau de l’Algérie est placé au même rang que celui de l’Union européenne, tandis que notre drapeau tricolore est relégué au second plan.


Qui est ce Martin-là ?

Né à Roubaix le 7 juin 1944 d'un père breton et d'une mère nordiste, Jean-Louis Brochen, qui a épousé Mme Aubry en secondes noces en 2004, est avocat depuis novembre 1969, spécialiste du droit social et du droit pénal.

Un militant


Il a été secrétaire général, puis président du Syndicat des Avocats de France.

Conseiller municipal à Roubaix dans l'opposition à André Diligent, il démissionna pour devenir bâtonnier de l'Ordre des avocats au barreau de Lille, puis fut jusqu'en 2001 adjoint au maire chargé de la culture à Lille sous Pierre Mauroy.

Adhérent de la Ligue des Droits de l'Homme, il a été l'avocat de nombreuses associations de salariés, notamment de la CFDT, et a défendu les plus démunis.

Monsieur Aubry n'est pas pro-islamiste, non !


M. Brochen ne fait que son métier


En 1993, il a défendu 17 lycéennes menacées d'exclusion par le lycée Faidherbe pour le port du foulard islamique, à une époque où aucune loi ne réglementait encore le port de signes religieux ostentatoires à l'école.
L'équité est préservée
Il a également défendu un jeune homme portant la kippa menacé d'exclusion de son lycée. Tout va bien, donc ?

Le compte n'est pas bon !
Me Brochen est en outre connu pour sa défense du groupe de rap Sniper, d'un des membres du « gang de Roubaix » proche des mouvements islamistes, et de l'association roubaisienne Rencontre et dialogue, en sorte que cette prédilection pour la cause islamique lui valent le surnom, parfaitement injustifié, d'« avocat des islamistes ».
Ce que les mécréants de PaSiDupes se gardent bien de prendre à leur compte s'ils veulent que Martine Aubry les laisse vivre.

Martine Aubry attaque et pourquoi pas l'intéressé, Jean-Louis Brochen ?

La candidate à la primaire socialiste met tout son poids de premier secrétaire du PS pour prendre la défense de son avocat de mari.

N'est-ce donc pas ce qu'en droit on appelle conflit d'intérêts ?

En tout état de cause, il ne fait pas de doute que Martine Aubry fait de la récupération politique, du recyclage politicien de rumeur usagée. Et pourtant, elle n'était pas encore candidate, à l'époque des origines de la rumeur...


mardi 30 mars 2010

Le moins de voile islamique sera le mieux

Les députés UMP prêts à passer outre l'avis Conseil d'Etat
Diversité dans les voiles islamiques, aussi
Les députés UMP sont prêts à voter une interdiction totale du port du voile intégral et donc à passer outre les réserves du Conseil d'Etat.
"L'interdiction, elle est totale ou elle est incompréhensible ! Lorsque l'on passe un message, on le passe vite, on le passe clair et on ne tergiverse pas sur les modes d'application. Aujourd'hui, on est tout à fait déterminé", a estimé mardi le vice-président du groupe UMP, Jean Leonetti, à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés de la majorité.

Le Conseil d'Etat, consulté fin janvier par François Fillon, avait tout juste émis des réserves sur une prohibition générale du voile intégral, pas "juridiquement incontestable", selon lui.
Fort du soutien de 220 membres de son groupe au projet de loi et du fait que le Conseil d'Etat n'a qu'un rôle consultatif, notamment pour les projets de lois, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, est donc parfaitement justifié à juger cet avis "respectable", avant de rappeler, qu'il "appartenait aux responsables politiques de prendre (leurs) responsabilités".
"Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs" et l'avis du Conseil d'Etat "n'a qu'une valeur très relative", a en outre souligné le député UMP Lionnel Luca.

Le champ d'action fait débat

=> Une interdiction, non pas dans tout l'espace public, mais dans les seuls services publics conduirait à des aberrations, a plaidé J.-F. Copé, en observant qu'une femme interdite de port du voile intégral à La Poste et dans le bus pourrait le revêtir dans la rue et à la boulangerie...
=> Fait nouveau, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, longtemps hostile à une interdiction totale, a souhaité mardi sur i>télé qu'elle soit "claire, nette et précise" et concerne "tout le territoire" français.
=> De fait, les parlementaires se sont sentis confortés par les propos du Premier ministre la veille au séminaire de travail de la majorité. François Fillon avait alors appelé de ses voeux une loi qui aille "le plus loin possible dans la voie de l'interdiction générale".
Il "adhère à notre philosophie", décode J.-F. Copé. J. Leonetti y voit même "un message qui consiste à dire 'Je m'affranchis éventuellement de la restriction que pourrait donner le Conseil d'Etat et qui rendrait l'opération législative que nous menons complètement discréditée' ".

  • Parmi les voix discordantes figurent celles du maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui continue à traîner des pieds, estimant que le sujet n'est "pas une priorité". Timoré, Nicolas Perruchot (Nouveau Centre) met en garde, lui, contre le risque d'une censure du Conseil Constitutionnel, qui constituerait "un camouflet pour la République toute entière".
  • Mais, dans les meetings UMP de la campagne des régionales, l'interdiction du voile intégral qui l'emportait de loin à l'applaudimètre, rappelent les députés UMP. "Le 'peut-être qu'il faut une loi', 'peut-être qu'il faut pas' de la direction du parti a été catastrophique et nous a coûté beaucoup de voix aux élections. Fini les tergiversations ! ", insiste l'un deux, sous couvert de l'anonymat, mais attentif à la volonté de la base.
    Jean-François Copé, qui pense tenir avec le voile intégral un marqueur dans l'opinion, rappelle qu'en 1989, le Conseil d'Etat s'était montré "plutôt en défaveur" d'une loi contre les signes religieux ostentatoires à l'école. "Les responsables politiques étaient passés outre et l'Histoire montre qu'ils ont bien fait".

    Définir le voile inégral

    => Le 8 juin 2009, une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député PCF de Vénissieux (Rhône) André Gerin (rapporteur : Éric Raoult), déposèrent une proposition de résolution pour la création d'une mission d'information parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab.

    => Le 17 juin 2009, Sihem Habchi, présidente de l'association Ni putes ni soumises, soutint le débat parlementaire ouvert sur la question de la burqa, et vit dans la burqa « le symbole de l'oppression sur les femmes par ceux qui luttent contre la mixité ».
    Position de Rama Yade et Rachida Dati


    => Le 22 juin 2009, lors de son discours lors du Congrès de Versailles, le président Nicolas Sarkozy, éclara : « La burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire de la République »

    Le hijab est-il tolérable ? Telle est la seule question.

    => La burqa est un voile islamique intégral porté par les femmes, principalement en Afghanistan, au Pakistan et en Inde.
    En France, le mot a été utilisée par des politiques et journalistes au cours du débat sur la légalité du port du voile intégral islamique comme synonyme de ce dernier.
    => Le niqab est un masque couvrant le visage (sauf les yeux). Il est porté par certaines femmes musulmanes en complément du hijab, au Proche- et au Moyen-Orient, et dans une moindre mesure en Asie du Sud-Est, dans le sous-continent indien et en Afrique du Nord.

    => Le hijab est « tout voile placé devant un être ou un objet pour le soustraire à la vue ou l'isoler ». Il désigne plus particulièrement en Occident le voile que certaines femmes musulmanes se placent sur la tête en laissant le visage apparent, celles qui se cachent le visage aussi portent plutôt la "burqa" ou le "niqab" .

    Le flou artistique...
    Le hijab est aussi appelé "voile islamique". Le projet concerne-t-il donc tout type de voile islamique, depuis le foulard ?


  • Socialistes contre la burqa
    Laurent Fabius n'a vraiment pas une "tête bien catholique"

    mardi 9 décembre 2008

    La Cour Européenne rejette l’appel de jeunes Françaises voilées

    Le jugement sur le port du foulard à l'école fera jurisprudence
    Deux jeunes Françaises avaient contesté le droit de leur établissement scolaire de les exclure définitivement, au motif qu'elles avaient porté le foulard pendant un cours de sport. Elles ont été déboutées par la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg, le jeudi 4 décembre 2008.

    > Les deux jeunes musulmanes, âgées de 21 et 22 ans et résidant à Flers, dans l'Orne, se plaignaient de leur exclusion définitive, alors qu'elles étaient scolarisées en classe de 6e, en 1999.
    > Elles avaient épuisé tous les recours possibles devant les juridictions administratives françaises et ils ont donc tous été rejetés.
    Devant la CEDH, elles invoquaient les articles 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) et 2 du Protocole 1 (droit à l'instruction) de la Convention européenne des droits de l'homme.

    >
    La Cour conclut à la non-violation de l'article 9, estimant que la sanction de l'exclusion définitive "n'apparaît pas disproportionnée" et constate que les demanderesses ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.
    Selon les juges, les convictions religieuses des requérantes ont donc été "pleinement prises en compte face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public".

    >
    La Cour Européenne estime qu'aucune question distincte ne se pose sous l'angle de l'article 2 du Protocole 1.

    samedi 6 septembre 2008

    Port du foulard à La Réunion : six jeunes musulmanes exclues du lycée

    Plus résistantes que des braqueurs !

    Suivre des cours pendant le ramadan ne pose à de faibles lycéennes les problèmes que risquaient de rencontrer de solides braqueurs musulmans dans la force de l’âge pendant leur procès à Rennes… ( Lire PaSiDupes )
    Six jeunes filles musulmanes ont été exclues jeudi 4 septembre des cours du lycée Lislet Geoffroy à Saint-Denis de la Réunion pour avoir refusé d'enlever leur foulard, suite à une décision du proviseur de l'établissement, en accord avec le rectorat.
    "L'administration scolaire ne peut pas faire autrement que d'appliquer la législation", a déclaré le proviseur à la vie scolaire du rectorat de l'île française de l'océan Indien, Eric Rottier, qui s'était rendu dans le lycée mercredi. Après une discussion avec l'équipe pédagogique, il a rappelé que la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes ostentatoires d'appartenance religieuse serait appliquée à la lettre. Il a exclu que le foulard puisse être porté à la manière d'un bandana, comme le réclament les jeunes filles.

    Depuis jeudi les six mineures - quatre en seconde et deux en terminale - n'ont pas été autorisées à entrer dans l'établissement. Vendredi, deux d'entre elles ont accepté d'enlever leur foulard, selon un professeur, les quatre autres persistant à le porter. "Nous portons le voile depuis que nous sommes enfants. Nous y sommes attachées. L'an dernier, au collège, on était autorisées à le conserver en bandana", a expliqué une des jeunes filles, en déclarant toutefois "comprendre la réaction du lycée compte tenu de la loi". Mais que penser du collège ?...

    La loi sur les signes religieux n'est pas appliquée avec la même rigueur dans tous les établissements
    Avatar de l’autonomie des établissements ?
    Dans un lycée voisin de Lislet Geoffroy, que l’on ne nomme pas mais qui existe probablement, des élèves continueraient à porter le foulard en cours. "On est une dizaine dans l'établissement", a d’ailleurs affirmé l'une d'elles, la communicante. D'autres, ajoute-t-elle, arborent le "tilak", point de couleur porté au front par les jeunes filles d'origine indienne, un des symboles de la religion hindoue. Hindoue tibétaine ? Alors, en effet, rien à dire, dans le contexte actuel d’engouement pour le dalaï-lama.

    La loi de la République tolère-t-elle des exceptions ?
    Le Parti communiste réunionnais a appelé samedi dans un communiqué les autorités locales à "distinguer l'application de la loi sur la laïcité dans l'île par rapport à la situation prévalant en métropole". Il a rappelé qu'en 2004, le recteur de la Réunion avait demandé une "application intelligente et d'agir avec discernement afin de ne pas créer de problème là où il n'y en avait pas". Alors, comme ça, le dalaï-lama n’est pas en odeur de sainteté parmi les communistes ?
    Tolérance communiste, selon les latitudes…
    La pratique religieuse -parfois syncrétiste- est très répandue dans toutes communautés de l'île, qui compte quelque 700.000 habitants et où se côtoient diverses ethnies venues d'Europe, de l'Inde, d'Afrique et d'Asie. La population est majoritairement catholique, mais compte aussi de nombreux adeptes de l'hindouisme. Les musulmans, principalement venus d'Inde et des Comores, sont estimés à environ 3%. Ces pourcentages ont une valeur hautement scientifique et tiennent lieu de raisonnement : ni le PS, ni Bayrou (ancien ministre godillot du SNES-FSU à l'Education) ne communique ... Un silence qui fait du bruit de la part de Sa Cynique Majesté Royal: il faut dire qu'elle a un fort désir d'avenir qui passe par les banlieues métropolitaines !... Et le PC préconise une entorse au risque d’un claquage.
    Une expérience à méditer, à gauche
    Aux Pays-Bas où le voile ‘ordinaire’ a été autorisé, mais dans l’escalade prévisible de leurs revendications, certaines élèves manipulées en sont désormais à revendiquer de porter des voiles couvrant la totalité du visage. Le ministre de l’Éducation a donc été conduit à prendre position. Bien que très tolérant, voire laxiste, il a dû préciser que le caractère discriminatoire d’une prescription vestimentaire était justifié lorsqu’il reposait sur des considérations objectives, comme par la nécessité d’identifier les élèves
    Le SNES-FSU et la FCPE, dans son ombre, vont devoir rompre leur courageux silence … pédagogique, il va de soi.

    Le PC n’est intraitable sur le principe de laïcité, pure et dure, que dans l’hexagone…