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lundi 5 août 2013

Université: un rapport alerte contre la montée des revendications identitaires et communautaristes

Le port du voile à l'université remis en question

L'exécutif se cache derrière deux pare-feux
Ce n'est pas la faute à Hollande! Le Haut Conseil à l'intégration (HCI)remis un rapport alarmiste et une proposition polémique à l'Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril 2013 (!) des prérogatives de sa mission sur la laïcité. Dans l'un de leurs derniers travaux, les membres de cette mission, menée par l'inspecteur général de l'Education Nationale Alain Seksig, un ancien instituteur franc-maçon (affilié au GO), se sont inquiétés du non-respect de la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur.

Suite à de "nombreux contentieux intervenus dans tous les secteurs de la vie universitaire", le rapport émet douze propositions parmi lesquelles l'adoption d'une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Nous sommes en France...
Sans aller jusqu'à étendre à l'enseignement supérieur la loi de 2004 en vigueur dans le second degré, l'idée est bien d'interdire aux étudiantes musulmanes de porter le voile islamique pendant les cours. Une proposition potentiellement polémique, alors que se discute l'opportunité d'interdire les signes religieux, et principalement le voile, dans d'autres sphères de la société française.

Les rapporteurs se fondent sur la loi Savary de 1984, datant de la présidence socialiste de François Mitterrand, qui précise que la liberté d'expression accordée aux usagers de l'enseignement supérieur "ne doit pas porter atteinte aux activités d'enseignement et à l'ordre public"
Les rapporteurs précisent aussi que le code de l'éducation prévoit que "le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique". Ils "voient donc mal pourquoi l'enseignement supérieur camperait dans un hypothétique statut d'extraterritorialité".

Une "montées des revendications identitaires et communautaristes"

Selon les auditions menées ces derniers mois par la mission sur la laïcité,"certaines universités" sont en butte à "des demandes de dérogation pour justifier une absence, au port de signes d'appartenance religieuse, à des actes de prosélytisme, à la récusation de la mixité, tant au niveau des étudiants que des enseignants, à la contestation du contenu des enseignements, à l'exigence de respect des interdits alimentaires, à l'octroi de lieux de culte ou de locaux de réunion à usage communautaire..."

"Les problèmes n'ont pas disparu, ne se sont pas raréfiés mais se sont banalisés, souligne le rapport. 
Des personnalités auditionnées parlent même "d'actions souterraines" (associations cultuelles masquées, conférences à contenu politico-religieux, etc.). Des professeurs nous signalent, par exemple, la difficulté qu'ils éprouvent parfois à organiser des binômes d'étudiants des deux sexes pour des travaux de groupe."
Le journal Le Monde titre: "C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

Largement fondé sur une enquête de la Conférence des présidents d'université (CPU) de 2004, le rapport évoque aussi, sans les quantifier ni les situer, des atteintes à la laïcité "dans certaines universités où des tenants de courants chrétiens évangéliques ou néobaptistes critiquent les théories darwiniennes de l'évolution au profit de thèses créationnistes. Ailleurs, des écrits de Voltaire, de Pascal ou de Camus peuvent être rejetés". La mission "laïcité" du HCI se fait donc la porte-parole franc-maçon du "malaise d'un nombre croissant d'enseignants" face à ces "symptômes de la montée de revendications identitaires et communautaristes, de fermeture, voire d'ostracisme, de refus de certains savoirs".

La mission vante un bilan positif de la loi de 2004

S'il nuance son propos, à la satisfaction du journal socialiste Le Monde, reconnaissant que "tous les établissements ne sont pas touchés par ces phénomènes" et que certains y ont apporté "des solutions concrètes et apaisantes", le HCI craint néanmoins une certaine "cacophonie" et juge "préférable d'anticiper".

Il estime donc "nécessaire que l'ensemble des établissements publics d'enseignement supérieur intègrent un article dans leur règlement intérieur visant à prévenir les contestations ou récusations d'enseignement". 
Il recommande "l'insertion de l'étude du principe de laïcité dans les programmes des formations débouchant sur un métier des fonctions publiques d'État, hospitalière ou territoriale ou sur un métier des carrières sanitaires et sociales".

La mission "laïcité" propose enfin que "toute occupation d'un local par une association étudiante fasse l'objet d'une convention d'affectation des locaux, qui ne peuvent en aucun cas être affectés aux cultes". Dans la même ligne, "les CROUS étant soumis au principe de laïcité, ils ne peuvent compter de lieu de culte sur leur site, ni fournir de restauration de nature confessionnelle".

Dans ce contexte, le Haut Conseil à l'intégration rappelle que "la loi de mars 2004 a contribué à diminuer les tensions dans les établissements du secondaire"Dans son point d'étape remis le 25 juin au président de la République, l'Observatoire de la laïcité, converge, établissant aussi un bilan positif de la loi de 2004, mais ne paraît pas pour autant enclin à reprendre les conclusions du HCI.
"Nous entendons nous faire notre propre religion", indique-t-on à l'Observatoire. Ces recommandations devraient être publiées dans le rapport annuel du HCI, à l'automne, à moins que l'Observatoire de la laïcité, soucieux "d'apaisement" sur ces sujets, ne préfère les enterrer.

L'Observatoire de la laïcité 

Le Haut Conseil à l'intégration (HCI), créé en 1989 et composé de vingt membres, a pour mission "de faire toute proposition utile" à la demande du premier ministre sur les questions relatives à l'intégration.

Sa mission sur la laïcité a été confiée à l'Observatoire de la laïcité, formellement créé en 2007, mais dont les membres n'ont été nommés qu'en avril 2013. L'Observatoire assiste le gouvernement sur le respect du principe de laïcité. Il en réunit les données, études et recherches, peut proposer au premier ministre toute mesure qui lui paraît nécessaire. Il est présidé par Jean-Louis Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand.

Difficile donc pour la majorité présidentielle de nier toute responsabilité dans la polémique. On attend maintenant que pépère" agisse ! 

mardi 13 mars 2012

Avec le halal, la gauche manipule aussi le parti radical

Les Français veulent la transparence sur ce qu'ils mangent

Ils demandent la liberté d'un choix éclairé

Avec Guéant, il est question de transparence de l'étiquetage
Réduire cette proposition au halal, c'est tomber dans la panneau: pourquoi, croyez-vous, la gauche socialo-communiste fait-elle une fixation sur le halaL et non pas le casher ?

Laurent Hénart (Parti radical)
A propos de la déclaration de Claude Guéant sur la viande halal : " un amalgame regrettable " (Journal La Semaine, 8 mars 2012)



Les motivations de Marine Le Pen et celles de Nicolas Sarkozy n'ont rien à voir.

jeudi 6 janvier 2011

Egypte: célébration du Noël copte sous la menace islamiste

La liberté de culte des Chrétiens en milieu musulman

2 janvier 2011: manifestation de colère des Coptes d'Egypte,
des Chrétiens victimes d'un attentat à Alexandrie

Les Coptes d'Egypte sont attendus nombreux jeudi soir et vendredi dans des églises sous haute protection pour les célébrations du Noël orthodoxe, près d'une semaine après l'attentat devant une église d'Alexandrie qui a tué 21 personnes dans la nuit du Nouvel An.

VOIR et ENTENDRE (cliquer, si besoin, sur le lien à gauche vers le reportage Ouest France proposé le 1/01/11 - durée:01:17).


VOIR et ENTENDREle compte-rendu de France 24:

VOIR et ENTENDRE aussi le reportage d'EuroNews (2/01/11)

Des églises transformées en forteresses

Quelque 70.000 policiers et conscrits sont spécialement affectés à la surveillance des églises à cette occasion, avec des véhicules blindés et des spécialistes des explosifs, ont indiqué les services de sécurité égyptiens.

A Alexandrie, des barrières de sécurité pour empêcher les véhicules de se garer ont également été installées, et des contrôles à l'entrée des édifices sont prévus.
Le nombre de policiers affectés à la surveillance de l'église des Saints, où a eu lieu l'attentat, a été doublé en prévision des célébrations attendues dans la soirée.

Autre lieu sensible, la cathédrale du Caire où le patriarche copte orthodoxe, Chenouda III, doit diriger jeudi soir une messe de veille de Noël devant des milliers de fidèles.
Au Moqattam, le quartier misérable des chiffonniers (zabbaline) du Caire, en grande majorité chrétiens, des caméras de surveillance ont été installées près de l'église Saint-Simon, où 3.000 personnes sont attendues ce soir.

Des musulmans ont indiqué qu'ils assisteraient aux messes
D'autres participeront volontairement à la protection des églises, pour manifester leur solidarité avec les chrétiens visés par l'attentat.
Le jour du Noël orthodoxe, vendredi, coïncide avec la journée de prière des musulmans.

La sécurité est également renforcée autour d'autres lieux sensibles, comme les stations touristiques également frappées par des attentats par le passé, selon le quotidien gouvernemental al-Ahram.

Dans plusieurs autres pays, comme la France, le Canada, l'Allemagne ou les Pays-Bas, le niveau de vigilance a été accru autour des lieux de culte coptes.
Les Coptes représentent 6 à 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens, en grande majorité musulmans sunnites. Ils constituent la minorité chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient.

Côté enquête, le ministère de l'Intérieur égyptien a diffusé mercredi soir une photo reconstituée du visage d'un inconnu soupçonné d'être le kamikaze à l'origine de l'attentat.
La police espère que la publication par la presse de cette photo, réalisée à partir d'une tête arrachée retrouvée sur le lieu du carnage, aidera à l'identifier.

Selon les services de sécurité, l'homme a fait détonner à l'extérieur de l'église 10 à 15 kg d'explosifs, des boulons et des roulements à billes, quand des fidèles commençaient à sortir d'une messe peu après minuit.

L'attaque n'a pas encore été revendiquée, mais le pouvoir a dénoncé des "mains étrangères" derrière l'attentat: même si, selon les premiers éléments de l'enquête, l'explosif serait de fabrication locale, Al-Qaïda est fortement soupçonné.
Cet attentat, deux mois après des menaces contre les chrétiens d'Egypte proférées par la branche irakienne d'Al-Qaïda, a provoqué de nombreuses manifestations de Coptes, au Caire et à Alexandrie principalement, qui ont donné lieu à plusieurs reprises à des heurts avec la police.

Réactions d'indignation

Les dirigeants égyptiens et les principales autorités religieuses du pays, chrétiennes et musulmanes, ont condamné ce massacre, et multiplié les appels au calme et à l'unité nationale.

A l'étranger, de nombreux gouvernements et des responsables religieux de toutes confessions ont aussi dénoncé cet attentat, depuis le pape Benoît XVI jusqu'au grand mufti d'Arabie saoudite, Cheikh al-Cheikh.

En France
Le député UMP Bernard Carayon a appelé dimanche "les Français musulmans" à dénoncer les "massacres de masse" contre les chrétiens d'Orient et à "ne plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités", au lendemain de l'attentat d'Alexandrie (Egypte).
Dans un communiqué intitulé "Face aux massacres de masse, stop aux communiqués émus et courtois des musulmans de France !", l'élu du Tarn déplore que le Moyen Orient, "berceau du christianisme", soit "devenu son tombeau", rappelant que "l'établissement des chrétiens sur ces terres est antérieur à celui de l'islam".
"Au nom de l'islam, des 'soldats de Dieu' organisent le massacre à petit feu des chrétiens d'Orient. Puisque les organisations musulmanes de France professent un islam modéré, qu'elles le prouvent et ne se contentent pas de communiqués de presse émus et courtois: qu'elles manifestent en masse contre la violence intégriste de leurs coreligionnaires", ajoute-t-il.

"Les Français musulmans ne peuvent plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités. Ils doivent exhorter les musulmans du monde entier à la même tolérance que celle dont ils bénéficient en France ! ", souligne M. Carayon.

'Dédain' socialo-communiste

Le porte parole du PS, Benoît Hamon, qui a l'indignation politicienne facile, n'a -à notre connaissance- manifesté aucune émotion au nom des socialistes.
Martine Aubry (fifille de Jacques Delors, un catholique démocrate-chrétien et ex-syndicaliste à la CFTC), scolarisée dans l'enseignement privé (lycée Notre-Dame-des-Oiseaux), l'actuel faisant-fonction de premier secrétaire du PS et maire de Lille qui dorlote les musulmans dans l'agglomération, n'a pas réagi au massacre des Chrétiens innocents d'Egypte.

















La 'vétérante' socialiste de la course à l'Elysée, ici en dévotion à Florence, Italie (avril 2008 - lien PaSiDupes),
Sa Cynique Majesté Royal, n'a toujours pas demandé pardon pour Al-Qaïda...

dimanche 5 septembre 2010

Intégration: la mairie de Paris adopte le critère du jambon dans ses écoles

La Halde va pouvoir justifier ses feuilles de paie

Le PS se plie aux interdits alimentaires religieux dans ses cantines scolaires

Du personnel des cantines parisiennes - rare, singulièrement les jours de grève et de "service minimum d'accueil" - est donc payé à tenir le compte des interdits alimentaires édictés par la religion: elle les reconnaît et s’y conforme ?

Le JDD informe
Peut-être aussi France Télévisions, mais nous sommes couchés avant la fin des programmes. Et Libération a dû nous tomber des mains à l'endormissement. Par conséquent, un grand merci à cette presse qui nous épargne l'agitation mentale et les somnifères.

"Il n’y a rien d’idéologique derrière ça"

C'est ce qu'assure la responsable d’une caisse des écoles
, interrogé par le JDD.fr.
"Nous devons simplement prévoir qui mange ou non du porc, et ce pour des raisons pratiques", s'enlise-t-elle. Dans certains établissements publics, les enfants qui suivent les interdits alimentaires de certaines religions peuvent parfois atteindre 40% de l’effectif total. Un pourcentage qui varie en fonction des années, des classes, des quartiers. "Il faut donc trouver un substitut, une variante les jours où du porc est au menu", conclut la fonctionnaire territoriale.

[…] Ces fameux questionnaires ne sont toutefois pas demandés dans toutes les circonscriptions scolaires de la capitale.

Ce sont "des" parents d’élèves qui sont à l’origine de ces demandes de précisions, effectuées, dans certaines communes, dès les années 90, affirme-t-on anonymement.
"Certaines" associations - elles ne sont pas si nombreuses que par souci de transparence on ne puisse les nommer - réclamaient la possibilité d’obtenir des repas casher ou halal. Mais, dans le cadre de la loi sur la laïcité, il n’est pas possible pour les écoles publiques d’introduire un rite religieux dans le cadre d’un service – la cantine scolaire – public.

La mairie socialiste de Paris fait du zèle
Dans les années 2000, la plupart des conseils régionaux du culte musulman ont "validé la possibilité" d’un repas sans porc.

Les écoles communautaristes, ça se généralise à l'école laïque

Le végétarien -sans viande de porc- a été imposé aux parents au prétexte d'un souci - vertueux, encore - de ...diététique !

Peut-être même le PS crée-t-il du lien social...
A l'entrée des cantines, une stigmatisation intolérable frappe les chrétiens appelés à passer à leur tour au cri de "les porcs", jubilatoire aux oreilles des "sans porc" !...

VOIR et ENTENDRE un reportage édifiant à Villeurbane (2008)



Cantine : menu à la carte envoyé par Ptite_Mule

La société socialiste du "bien-être", ce n'est gagné ni pour les personnels administratifs ni pour les personnels de cantines.
En Socialie, les chrétiens se régalent plus souvent qu'à leur tour du couscous.

Et la HALDE, demandez-vous ?

Ce truc créé en 2004 a forcément une utilité, puisque c'est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Pour la première fois en janvier 2009, cette institution indépendante a livré à la justice les noms des propriétaires et agents immobiliers, auteurs présumés de discrimination raciale à l'égard de candidats à la location repérés au cours d'un testing sournois, une sorte de 'videosurveillance' agréée par le PS, dans ce cas. Pour ce qui concerne les discriminations dans les cantines parisiennes ou de Rhône Alpes,rien...

En revanche, le président de la HALDE s'est fait prendre le doigt dans la terrine de porc.
Début septembre 2010, l
a Cour des Comptes éreinte littéralement la gestion de l'ancien président de l'instance, Louis Schweitzer: "absence de contrôle", "opacité dans les comptes", "marchés à la limite de la légalité" : les termes sont accablants. Pourtant, c'est un haut fonctionnaire et homme d'affaires reconnu: ancien président du groupe automobile Renault, par exemple...
A gauche, chez ces gens-là, on ne gère pas, on fait semblant, Monsieur.

Mais Louis Schweitzer partage néanmoins une vocation humanitaire avec son grand-oncle : on lui a en effet prêté une liaison avec Désirdavenir Royal.
Ca lui confère des excuses, non ? Ah, non ? Alors non, en effet !

mercredi 1 septembre 2010

France: une prof juive se voit interdire d'enseigner la Shoah

Abus de pouvoir et déni d'Histoire ou pression syndicale?

Le rectorat de l’académie Nancy-Metz confirme avoir suspendu une enseignante d’histoire-géographie.

Au lycée public Henri-Loritz de Nancy, Catherine Pederzoli, 58 ans, fait l’objet d’une enquête de l’inspection académique.
Selon un pré-rapport rédigé en juillet, les inspecteurs pointent des «manquements aux obligations de réserve, de neutralité et de laïcité». En cause, notamment, le temps consacré par la professeure à l’enseignement de la Shoah et à l’organisation de voyages sur l'histoire des juifs en Europe centrale, comprenant des visites de camps comme celui d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Rien d'exceptionnel, surtout au départ de Lorraine.

Un problème de sécurité ?

Si les inspecteurs de l’académie évoquent une
«instrumentalisation des élèves» par des «lavages de cerveaux»
, dans le cadre de son enseignement de la Shoah, d’autres critiques au sein de l’établissement visent surtout l’organisation de ces voyages en Pologne et en République Tchèque dont elle s’occupe depuis une quinzaine d’années. Rien d'exceptionnel au demeurant, surtout au départ de Lorraine.

Sur quoi les inspecteurs se fondent-ils donc ?
Ils notent que, lors de leur entretien avec la professeure, cette dernière a prononcé 14 fois le mot « Shoah », « tandis que le terme à la fois plus neutre et juridiquement fondé de “génocide” n’(a été) mentionné que deux fois, comme en passant », écrivent ces phares de l'E.N. ! Dire que la presse aux ordres de la FSU
préténd depuis deux jours déjà que les professeurs frais émoulus de leur fac souhaiteraient être faits pédagogues par ces sommités-là: elle veut rire ! Un conseil: qu'ils se tiennent loin, aussi longtemps et tant qu'ils peuvent, de ces inspecteurs. Le simple fait qu'avec autant de gravité que d'importance ils aient compté le nombre de “shoahs” ou de “génocides” témoigne d'une santé mentale assurément déficiente: les deux termes sont en effet synonymes !

Un prétexte grossier, parmi les plus communs au cours des voyages scolaires, est invoqué du côté ...syndical.
«C’est un problème de sécurité quand des élèves dans une auberge de jeunesse cassent tout et se saoûlent », témoigne sur France 2 un professeur de mécanique du lycée, qui est aussi un camarade syndicaliste militant à l'UNSA.
Cet ensemble d'accusations est contesté par l'enseignante qui estime que ses rapports personnels avec sa proviseure, voire ses convictions religieuses ont motivé sa mise à l'écart.
«Depuis l'arrivée d'une nouvelle direction de l'établissement en 2007, on s'acharne contre elle, on veut s'en débarrasser », observe Me Christine Tadic, l'avocate de Catherine Pederzoli-Ventura.

=> Selon France 2, une pétition contre elle a recueilli 180 signatures. L'identité des organisateurs de cette pétition n'est pas précisée...

L'UNSA serait au côté de Luc Chatel

L'organisation du dernier voyage aurait tout déclenché. Le Conseil d’administration -paritaire- s’était prononcé pour une réduction du nombre des jeunes participants, contre le souhait de l’enseignante organisatrice.

Cette décision du C.A. suscite la colère des lycéens éliminés qui manifestent leur mécontentement en déroulant une banderole lors d'une visite du ministre de l'Education, Luc Chatel. Leur professeure est aussitôt accusée d'avoir manipulé ses élèves en organisant cette manifestation en décembre dernier. C'est en effet le facteur déclenchant du rectorat qui s'est saisi du prétexte pour demander une enquête de l’Inspection académique. A la satisfaction de l'UNSA...

Amalgame syndical
Les services du Rectorat fuient leur responsabilité.
Ils évacuent la suspicion d'antisémitisme et - comme l'UNSA - appuient «sur le fait qu’il s’agit d’un dossier relevant de la problématique générale de l’organisation des voyages scolaires (...), sans rapport avec le sujet de la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Shoah, à laquelle l’Education nationale est très attachée», pointent eux-mêmes leur duplicité: la professeure est accusée d'avoir un sens trop développé du devoir de mémoire !
Par chance, le film Indigènes passe mieux auprès de l'UNSA et des Indigènes de la République ...

=> D'ailleurs, en février 2008, l'enseignement de la Shoah en CM2 n'a-t-il pas déjà provoqué une levée de boucliers ? Lire PaSiDupes

=> L'horreur suprême n'aurait-elle pas été plutôt que la professeure consacrât tout le temps qu'il mérite au ...stalinisme ?

Le professeur est de confession juive

«Le rectorat l’a appris hier par l’A*P et la décision de la suspendre n’est pas liée à sa religion», affirme-t-ON. L’administration insiste sur le fait que la suspension à titre conservatoire n’est pas une sanction mais une décision qui vise à calmer les esprits et à ce que l’instruction se poursuive dans un climat «apaisé».

«La faute que l'enseignante a commise n'est-elle pas d'être juive?»
De son côté, l’avocate de l’enseignante, Christine Tadic, s’interroge en effet. «Cette enseignante aurait été chrétienne, on n'aurait pas pu dire qu'elle faisait du lavage de cerveaux», souligne-t-elle.
Catherine Pederzoli elle même déclare sur France 2 qu’elle «a pris [la décision du rectorat] comme un affront pour tous les milliers de morts pendant les Shoah». Son conseil a saisi mardi en référé le tribunal administratif pour suspendre la décision du recteur. Le tribunal devrait se prononcer d'ici à 15 jours.
Juste est-elle tatouée au bras.

Les préjugés qui contribuèrent au déclenchement de la Seconde guerre mondiale doivent-ils être évacués des programmes et des cours de l'Education nationale?

VOIR et ENTENDRE la professeure de l'Education nationale abandonnée par sa hiérarchie:


Prof accusée de travailler trop sur la Shoah:"Je suis victim
envoyé par LePostfr

Le représentant de la communauté juive de Nancy, Etienne Heymann, a pour sa part estimé que cette affaire était « un véritable scandale d'Etat qui salit l'honneur de la France » et réclamé « une réaction soit du ministre, soit du président de la République ».

De leur côté, la FSU, la FCPE et le MRAP ont-ils réagi et ont-ils dénoncé la stigmatisation des descendants de cette partie de la population exterminée par le régime nazi ? En effet, n'ont-ils pas, à l'inverse, été très réactifs au sort de Rom, des étrangers en situation pourtant irrégulière ?


La gauche politique entend-elle introduire l'appartenance religieuse au nombre des critères de sélection des professeurs ?

lundi 15 septembre 2008

Paris XIX° : affrontements inter- ou intra-communautaires ?

Doute sur l’antisémitisme, suspicion de manipulation
Depuis l’arrestation lundi à Paris de six jeunes gens, âgés de 16 à 23 ans, accusés de violences commises par une dizaine contre trois jeunes juifs, le 6 septembre dans le XIXe arrondissement de Paris (lire PaSiDupes: Paris XIXe), le mot d’ordre est le doute
La présomption d'agression antisémite soutenue à la fois par le gouvernement et l'opposition.est actuellement combattue à la suite de fuites aussi diverses et variées qu’orchestrées.

Il s’agirait de violence ordinaire dans le XIX°
L’agression aurait trouvé son origine dans l'usage par un jeune homme d'un pistolet à billes en direction d'un groupe d'autres jeunes passants anonymes... Selon les auditions et l'enquête, un des suspects a tiré une bille avec son pistolet, soi-disant par jeu, vers un des trois jeunes juifs, ce qui a entraîné une riposte et une échauffourée, dit-on de même source anonyme. Il n'y aurait pas eu d'insultes antisémites, tient-on à préciser. C’est ce qu’ont expliqué deux sources concertées concordantes que l’on floute honteusement sous l’expression « proches de l'enquête », suggérant ainsi des fuites soit policières, soit judiciaires, soit les deux. Or, il se trouve que les victimes portaient la kippa : un détail anodin dans une affaire anodine !

Il pourrait s’agir de violence intra-communautaire°
L’un des agresseurs serait juif. Encore n’en est-on même pas sûr ! Le doute que l’on tente d’instiller repose pourtant essentiellement sur sa confession juive. C’est affirmer que la communauté juive serait unie par la foi et la politique plus que toute autre et qu’elle ne connaîtrait donc pas les tensions internes que vivent les communautés catholiques ou musulmanes, entre croyants et pratiquants, intégristes et progressistes, entre gauche et droite.
Le suspect –comme ses victimes– portait-il la kippa ? Pratique-t-il la religion de ses pères ? Est-il bien intégré à sa communauté israélite, ou davantage à une autre, et laquelle ? L’enquête le dira sans doute, puisque les fuites ne cherchent pas à répondre à toutes les questions.
Des précisions équivalentes sur la confession religieuse des autres agresseurs n’ont pas été communiquées.

Des condamnations de toutes parts
On entend affaiblir la thèse de l’antisémitisme pourtant défendue le 7 septembre par plusieurs associations de la communauté juive, le ministère de l'Intérieur, le porte-parole du Parti socialiste et SOS Racisme.

Le 7 septembre dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait condamné "les violences antisémites" commises à l'encontre des trois jeunes gens.
Julien Dray, porte-parole du PS, avait également condamné ces faits dans un quartier "où les tensions sont très fortes et où des agressions antisémites répétées ont déjà eu lieu."
"Inquiété", SOS
Racisme condamna l'agression et renvoya la responsabilité des faits sur les élus locaux et …le gouvernement. SOS Racisme n’est donc pas chargé de ‘prévention’, mais seulement d’accusations. Pour l'association, "tout laisse à penser qu'elle (l'agression) revêt un caractère antisémite." Elle exhorte d’ailleurs le maire PS de l'arrondissement, Roger Madec: "Il est "temps de cesser de fermer les yeux sur les inquiétants processus à l'oeuvre sur (votre) territoire".
La police va encore confronter les suspects et leurs victimes d'ici à la fin de la garde à vue, mercredi matin au plus tard, avant que la justice ne décide de la qualification à donner aux faits.

La qualification d’antisémitisme prévalait
Dans le XIX° de Paris, plusieurs cas de violences sont en effet à déplorer, dont des juifs sont les victimes, plutôt que les agresseurs. Or, nous assistons actuellement à une campagne de déni de l’agression antisémite présentée comme une banale violence tribale. Désormais, la presse qualifie donc de « fait divers » les coups portés dans le même quartier à un jeune adolescent de confession juive, Rudy H., le 21 juin 2008. Dans cette affaire, deux jeunes hommes (de 25 et 26 ans) sont en détention provisoire depuis fin juillet pour "tentative de meurtre"avec la circonstance aggravante de l'antisémitisme.
Dans tous les cas, celui-là et celui-ci, les policiers n’y voient jamais plus que des bagarres qualifiées de "communautaires", entre bandes, l'une formée de Juifs et l'autre de Noirs. La preuve ? Dans ce dernier cas, trois agresseurs sont noirs !
Ainsi, outre que dans ce cas la couleur de la peau est soulignée, elle est instrumentalisée. La manœuvre de diversion consiste à laisser croire que, si on est noir, on ne pourrait pas être catholique ou musulman. Juif peut-être, pour les besoins de la cause...
Or, six jeunes ont été arrêtés, parmi lesquels –on le sait– trois noirs et un juif. Mais sommes-nous donc en droit de nous interroger –comme nous y sommes incités– sur l’appartenance communautaire des deux oubliés et sur lesquels les sources ne ‘fuitent’ rien de leur(s) confession(s) religieuse(s) ? L'effet 'Edvige' avant la lettre et à la tête du client !

Observons que c’est depuis le 15, soit une semaine après les faits, mais précisément à deux jours de la qualification des faits, demain mercredi, qu'ont été lancées la manipulation médiatique de l'opinion et les pressions sur la justice: la détention provisoire des agresseurs ‘par jeu’, présumés innocents, pourrait être décidée. Le sera-t-elle en toute sérénité?

Qui orchestre la pression médiatique actuelle sur la justice ?

samedi 6 septembre 2008

Port du foulard à La Réunion : six jeunes musulmanes exclues du lycée

Plus résistantes que des braqueurs !

Suivre des cours pendant le ramadan ne pose à de faibles lycéennes les problèmes que risquaient de rencontrer de solides braqueurs musulmans dans la force de l’âge pendant leur procès à Rennes… ( Lire PaSiDupes )
Six jeunes filles musulmanes ont été exclues jeudi 4 septembre des cours du lycée Lislet Geoffroy à Saint-Denis de la Réunion pour avoir refusé d'enlever leur foulard, suite à une décision du proviseur de l'établissement, en accord avec le rectorat.
"L'administration scolaire ne peut pas faire autrement que d'appliquer la législation", a déclaré le proviseur à la vie scolaire du rectorat de l'île française de l'océan Indien, Eric Rottier, qui s'était rendu dans le lycée mercredi. Après une discussion avec l'équipe pédagogique, il a rappelé que la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes ostentatoires d'appartenance religieuse serait appliquée à la lettre. Il a exclu que le foulard puisse être porté à la manière d'un bandana, comme le réclament les jeunes filles.

Depuis jeudi les six mineures - quatre en seconde et deux en terminale - n'ont pas été autorisées à entrer dans l'établissement. Vendredi, deux d'entre elles ont accepté d'enlever leur foulard, selon un professeur, les quatre autres persistant à le porter. "Nous portons le voile depuis que nous sommes enfants. Nous y sommes attachées. L'an dernier, au collège, on était autorisées à le conserver en bandana", a expliqué une des jeunes filles, en déclarant toutefois "comprendre la réaction du lycée compte tenu de la loi". Mais que penser du collège ?...

La loi sur les signes religieux n'est pas appliquée avec la même rigueur dans tous les établissements
Avatar de l’autonomie des établissements ?
Dans un lycée voisin de Lislet Geoffroy, que l’on ne nomme pas mais qui existe probablement, des élèves continueraient à porter le foulard en cours. "On est une dizaine dans l'établissement", a d’ailleurs affirmé l'une d'elles, la communicante. D'autres, ajoute-t-elle, arborent le "tilak", point de couleur porté au front par les jeunes filles d'origine indienne, un des symboles de la religion hindoue. Hindoue tibétaine ? Alors, en effet, rien à dire, dans le contexte actuel d’engouement pour le dalaï-lama.

La loi de la République tolère-t-elle des exceptions ?
Le Parti communiste réunionnais a appelé samedi dans un communiqué les autorités locales à "distinguer l'application de la loi sur la laïcité dans l'île par rapport à la situation prévalant en métropole". Il a rappelé qu'en 2004, le recteur de la Réunion avait demandé une "application intelligente et d'agir avec discernement afin de ne pas créer de problème là où il n'y en avait pas". Alors, comme ça, le dalaï-lama n’est pas en odeur de sainteté parmi les communistes ?
Tolérance communiste, selon les latitudes…
La pratique religieuse -parfois syncrétiste- est très répandue dans toutes communautés de l'île, qui compte quelque 700.000 habitants et où se côtoient diverses ethnies venues d'Europe, de l'Inde, d'Afrique et d'Asie. La population est majoritairement catholique, mais compte aussi de nombreux adeptes de l'hindouisme. Les musulmans, principalement venus d'Inde et des Comores, sont estimés à environ 3%. Ces pourcentages ont une valeur hautement scientifique et tiennent lieu de raisonnement : ni le PS, ni Bayrou (ancien ministre godillot du SNES-FSU à l'Education) ne communique ... Un silence qui fait du bruit de la part de Sa Cynique Majesté Royal: il faut dire qu'elle a un fort désir d'avenir qui passe par les banlieues métropolitaines !... Et le PC préconise une entorse au risque d’un claquage.
Une expérience à méditer, à gauche
Aux Pays-Bas où le voile ‘ordinaire’ a été autorisé, mais dans l’escalade prévisible de leurs revendications, certaines élèves manipulées en sont désormais à revendiquer de porter des voiles couvrant la totalité du visage. Le ministre de l’Éducation a donc été conduit à prendre position. Bien que très tolérant, voire laxiste, il a dû préciser que le caractère discriminatoire d’une prescription vestimentaire était justifié lorsqu’il reposait sur des considérations objectives, comme par la nécessité d’identifier les élèves
Le SNES-FSU et la FCPE, dans son ombre, vont devoir rompre leur courageux silence … pédagogique, il va de soi.

Le PC n’est intraitable sur le principe de laïcité, pure et dure, que dans l’hexagone…