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lundi 16 août 2010

L'insécurité, c'est la gauche

Le PS, boulet de la France

La gauche prend les Français pour des cons imbéciles

L'âne Aubry, l'ânesse Royal et l'ânon Hamon
En freinant des quatre fers, le PS ralentit le convoi des réformes. En brayant pour de l'herbe fraîche à tout propos, la gauche fait plus de bruit que dix UMP au travail. Cliquer sur l'image pour en sourire

Mais les Français ne sont pas les bourriques qu'ils croient. Lire PaSiDupes et la saine réaction d'Elisabeth Lévy (Causeur)
Et les acteurs politiques responsables se lassent de leurs cris. Lire PaSiDupes sur la violence qui rassemble le PS et le FN

Conseiller régional d'Ile-de-France, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre reproche aux maires socialistes de ne pas jouer leur rôle de «pivot de la police de proximité».
La relance du débat sur l'insécurité marque-t-elle le début de la campagne présidentielle de 2012 ?
Frédéric LEFEBVRE. - Ce ne sont pas les politiques qui ont relancé ce débat, c'est la réalité qui impose d'agir. (Lire PaSiDupes sur les violences de Grenoble) La sécurité a été un enjeu en 2002 car la délinquance générale avait augmenté de 15 % après les années Jospin et il a fallu toute l'énergie de Nicolas Sarkozy pour inverser la vapeur. Résultat, après huit ans : la délinquance a baissé de 17,5 %. Mais la très forte abstention aux régionales a traduit de nouvelles attentes des Français, notamment sur la question des gens du voyage et des Roms. Ils veulent aussi une fermeté totale contre l'économie souterraine, cancer des sociétés modernes auquel nous avons décidé de déclarer la guerre.

Face à cette très grande attente, le tournant pris par Nicolas Sarkozy dans son discours de Grenoble n'est-il pas trop tardif ?
On ne peut pas parler de tournant mais de nouvelle étape. Depuis 2002, beaucoup ont été franchies dans la guerre contre l'insécurité. Des flash-ball aux peines planchers pour les multirécidivistes en passant par la réorganisation police-gendarmerie. Sans oublier le maire, qui s'est vu donner, en plus de ses pouvoirs de police, de nouveaux outils de prévention de la délinquance. Les socialistes nous rebattent les oreilles avec la police de proximité, mais dans les villes qu'ils gèrent, ils refusent souvent, par idéologie, d'utiliser les polices municipales, la vidéoprotection, le rappel à la loi pour les mineurs délinquants, alors que le maire est le pivot de la police de proximité. Le combat contre la voyoucratie doit être celui de la société tout entière, État et élus locaux.

Les politiques seraient-ils plus frileux que l'opinion en matière de répression ?
Pas tous. C'est le petit monde politico-médiatique qui reste sourd aux attentes du peuple. Nicolas Sarkozy a eu beaucoup de bâtons dans les roues depuis 2002, mis par une gauche qui est dans un déni tactique de la réalité pour faire monter le FN et n'a pas tiré les leçons de la présidentielle quand ce dernier l'a dépassée, mais aussi par une partie de la majorité, heureusement de plus en plus isolée.

La gauche a-t-elle tort de vous accuser d'occuper le terrain de la sécurité pour faire oublier l'affaire Bettencourt ?
Il est quand même singulier de nous reprocher de répondre aux attentes des Français ! Il ne faut pas inverser les rôles. C'est la gauche qui se sert de cette affaire pour faire diversion, parce qu'elle n'a pas le courage de prendre position sur la délinquance, comme sur les retraites. En démolissant les personnes, ils éloignent les Français de la politique. En diabolisant en permanence les questions qui touchent à la sécurité ou à l'immigration ils participent à l'exaspération de millions de Français. La gauche commet une faute lourde car la sécurité est un enjeu de justice pénale mais aussi de justice sociale. Ce sont les plus modestes qui sont les plus exposés.

lundi 15 septembre 2008

Paris XIX° : affrontements inter- ou intra-communautaires ?

Doute sur l’antisémitisme, suspicion de manipulation
Depuis l’arrestation lundi à Paris de six jeunes gens, âgés de 16 à 23 ans, accusés de violences commises par une dizaine contre trois jeunes juifs, le 6 septembre dans le XIXe arrondissement de Paris (lire PaSiDupes: Paris XIXe), le mot d’ordre est le doute
La présomption d'agression antisémite soutenue à la fois par le gouvernement et l'opposition.est actuellement combattue à la suite de fuites aussi diverses et variées qu’orchestrées.

Il s’agirait de violence ordinaire dans le XIX°
L’agression aurait trouvé son origine dans l'usage par un jeune homme d'un pistolet à billes en direction d'un groupe d'autres jeunes passants anonymes... Selon les auditions et l'enquête, un des suspects a tiré une bille avec son pistolet, soi-disant par jeu, vers un des trois jeunes juifs, ce qui a entraîné une riposte et une échauffourée, dit-on de même source anonyme. Il n'y aurait pas eu d'insultes antisémites, tient-on à préciser. C’est ce qu’ont expliqué deux sources concertées concordantes que l’on floute honteusement sous l’expression « proches de l'enquête », suggérant ainsi des fuites soit policières, soit judiciaires, soit les deux. Or, il se trouve que les victimes portaient la kippa : un détail anodin dans une affaire anodine !

Il pourrait s’agir de violence intra-communautaire°
L’un des agresseurs serait juif. Encore n’en est-on même pas sûr ! Le doute que l’on tente d’instiller repose pourtant essentiellement sur sa confession juive. C’est affirmer que la communauté juive serait unie par la foi et la politique plus que toute autre et qu’elle ne connaîtrait donc pas les tensions internes que vivent les communautés catholiques ou musulmanes, entre croyants et pratiquants, intégristes et progressistes, entre gauche et droite.
Le suspect –comme ses victimes– portait-il la kippa ? Pratique-t-il la religion de ses pères ? Est-il bien intégré à sa communauté israélite, ou davantage à une autre, et laquelle ? L’enquête le dira sans doute, puisque les fuites ne cherchent pas à répondre à toutes les questions.
Des précisions équivalentes sur la confession religieuse des autres agresseurs n’ont pas été communiquées.

Des condamnations de toutes parts
On entend affaiblir la thèse de l’antisémitisme pourtant défendue le 7 septembre par plusieurs associations de la communauté juive, le ministère de l'Intérieur, le porte-parole du Parti socialiste et SOS Racisme.

Le 7 septembre dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait condamné "les violences antisémites" commises à l'encontre des trois jeunes gens.
Julien Dray, porte-parole du PS, avait également condamné ces faits dans un quartier "où les tensions sont très fortes et où des agressions antisémites répétées ont déjà eu lieu."
"Inquiété", SOS
Racisme condamna l'agression et renvoya la responsabilité des faits sur les élus locaux et …le gouvernement. SOS Racisme n’est donc pas chargé de ‘prévention’, mais seulement d’accusations. Pour l'association, "tout laisse à penser qu'elle (l'agression) revêt un caractère antisémite." Elle exhorte d’ailleurs le maire PS de l'arrondissement, Roger Madec: "Il est "temps de cesser de fermer les yeux sur les inquiétants processus à l'oeuvre sur (votre) territoire".
La police va encore confronter les suspects et leurs victimes d'ici à la fin de la garde à vue, mercredi matin au plus tard, avant que la justice ne décide de la qualification à donner aux faits.

La qualification d’antisémitisme prévalait
Dans le XIX° de Paris, plusieurs cas de violences sont en effet à déplorer, dont des juifs sont les victimes, plutôt que les agresseurs. Or, nous assistons actuellement à une campagne de déni de l’agression antisémite présentée comme une banale violence tribale. Désormais, la presse qualifie donc de « fait divers » les coups portés dans le même quartier à un jeune adolescent de confession juive, Rudy H., le 21 juin 2008. Dans cette affaire, deux jeunes hommes (de 25 et 26 ans) sont en détention provisoire depuis fin juillet pour "tentative de meurtre"avec la circonstance aggravante de l'antisémitisme.
Dans tous les cas, celui-là et celui-ci, les policiers n’y voient jamais plus que des bagarres qualifiées de "communautaires", entre bandes, l'une formée de Juifs et l'autre de Noirs. La preuve ? Dans ce dernier cas, trois agresseurs sont noirs !
Ainsi, outre que dans ce cas la couleur de la peau est soulignée, elle est instrumentalisée. La manœuvre de diversion consiste à laisser croire que, si on est noir, on ne pourrait pas être catholique ou musulman. Juif peut-être, pour les besoins de la cause...
Or, six jeunes ont été arrêtés, parmi lesquels –on le sait– trois noirs et un juif. Mais sommes-nous donc en droit de nous interroger –comme nous y sommes incités– sur l’appartenance communautaire des deux oubliés et sur lesquels les sources ne ‘fuitent’ rien de leur(s) confession(s) religieuse(s) ? L'effet 'Edvige' avant la lettre et à la tête du client !

Observons que c’est depuis le 15, soit une semaine après les faits, mais précisément à deux jours de la qualification des faits, demain mercredi, qu'ont été lancées la manipulation médiatique de l'opinion et les pressions sur la justice: la détention provisoire des agresseurs ‘par jeu’, présumés innocents, pourrait être décidée. Le sera-t-elle en toute sérénité?

Qui orchestre la pression médiatique actuelle sur la justice ?