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samedi 14 décembre 2013

Le rapport contre l'intégration, une véritable "police de la pensée" officielle au service de l'islam

Ce rapport respecte la commande de Matignon

Malika Sorel-Sutter: "une véritable police de la pensée"

Tels les résultats d'une enquête commandée à une entreprise de sondage, ce  rapport sur l'intégration donne satisfaction à  son commanditaire, le premier ministre, qui réclamait "une rupture assumée avec l'héritage du peuple français", explique Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration, dans un entretien au Figaro.

Le Figaro. - Comment jugez-vous les recommandations de ce rapport?

Malika Sorel-Sutter. - Elles sont fidèles à la commande de Matignon, qui avait adressé une lettre de cadrage très claire aux ministres concernés. La rupture avec l'héritage du peuple français est pleinement assumée. Rien n'est laissé au hasard, comme en témoignent les recommandations qui détaillent les modalités de la rééducation des masses. Il faut traquer les Français de souche culturelle européenne et leur propension à discriminer l'autre, en mettant sur pied de nouvelles institutions, ainsi qu'une multitude de mesures dignes d'une véritable police de la pensée. Même la langue française voit sa suprématie contestée! À aucun moment on ne trouve l'expression d'une quelconque reconnaissance de dette pour tout ce que la France a pu donner aux étrangers extraeuropéens et à leurs enfants. Le nombre de fois où apparaît le mot "devoir" est révélateur de l'esprit du texte: 13 fois seulement, tandis que le mot "droit" est cité 440 fois!

Qu'a en tête le gouvernement, selon vous?

Il faut se souvenir ici du rapport de Terra Nova intitulé "Gauche: quelle majorité électorale pour 2012?". L'électorat y était passé au scanner: "La population des Français issus de l'immigration est en expansion démographique et en mutation identitaire", notait-on. Il est manifeste que cette refondation de la politique d'intégration n'est pas innocente. Elle nourrira le ressentiment des Français, avec une traduction probable dans les urnes...

Que peut-on dire de la composition des groupes de travail?

Les cinq rapports dénotent une grande homogénéité dans l'approche. À quelques exceptions près, la plupart des membres sont inconnus sur les sujets traités. Mais il ne faut pas accorder trop d'importance à la composition des groupes, qui m'apparaissent comme de simples cautions: l'entreprise était déjà décidée.

Malika Sorel-Sutter dérange

Créé en 1989 par Michel Rocard, 
le Haut Conseil à l’intégration a été dissous par François Hollande. Et comme la nature a horreur du vide, les socialo-écolo se sont empressé de le remplacer par un Observatoire de la laïcité
Or, la damecontinue néanmoins de dénoncer l'intrusion massive et destructrice d'une culture radicalement opposée à la nôtre. Les media alignés sur le pouvoir lui ménagent donc un temps de parole injustement limité que ne justifie pas l'intérêt grandissant que les Français portent aux problèmes liés à notre immigration, majoritairement musulmane.

lundi 5 août 2013

Université: un rapport alerte contre la montée des revendications identitaires et communautaristes

Le port du voile à l'université remis en question

L'exécutif se cache derrière deux pare-feux
Ce n'est pas la faute à Hollande! Le Haut Conseil à l'intégration (HCI)remis un rapport alarmiste et une proposition polémique à l'Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril 2013 (!) des prérogatives de sa mission sur la laïcité. Dans l'un de leurs derniers travaux, les membres de cette mission, menée par l'inspecteur général de l'Education Nationale Alain Seksig, un ancien instituteur franc-maçon (affilié au GO), se sont inquiétés du non-respect de la neutralité religieuse dans l'enseignement supérieur.

Suite à de "nombreux contentieux intervenus dans tous les secteurs de la vie universitaire", le rapport émet douze propositions parmi lesquelles l'adoption d'une loi interdisant "dans les salles de cours, lieux et situations d'enseignement et de recherche des établissements publics d'enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse".

Nous sommes en France...
Sans aller jusqu'à étendre à l'enseignement supérieur la loi de 2004 en vigueur dans le second degré, l'idée est bien d'interdire aux étudiantes musulmanes de porter le voile islamique pendant les cours. Une proposition potentiellement polémique, alors que se discute l'opportunité d'interdire les signes religieux, et principalement le voile, dans d'autres sphères de la société française.

Les rapporteurs se fondent sur la loi Savary de 1984, datant de la présidence socialiste de François Mitterrand, qui précise que la liberté d'expression accordée aux usagers de l'enseignement supérieur "ne doit pas porter atteinte aux activités d'enseignement et à l'ordre public"
Les rapporteurs précisent aussi que le code de l'éducation prévoit que "le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique". Ils "voient donc mal pourquoi l'enseignement supérieur camperait dans un hypothétique statut d'extraterritorialité".

Une "montées des revendications identitaires et communautaristes"

Selon les auditions menées ces derniers mois par la mission sur la laïcité,"certaines universités" sont en butte à "des demandes de dérogation pour justifier une absence, au port de signes d'appartenance religieuse, à des actes de prosélytisme, à la récusation de la mixité, tant au niveau des étudiants que des enseignants, à la contestation du contenu des enseignements, à l'exigence de respect des interdits alimentaires, à l'octroi de lieux de culte ou de locaux de réunion à usage communautaire..."

"Les problèmes n'ont pas disparu, ne se sont pas raréfiés mais se sont banalisés, souligne le rapport. 
Des personnalités auditionnées parlent même "d'actions souterraines" (associations cultuelles masquées, conférences à contenu politico-religieux, etc.). Des professeurs nous signalent, par exemple, la difficulté qu'ils éprouvent parfois à organiser des binômes d'étudiants des deux sexes pour des travaux de groupe."
Le journal Le Monde titre: "C'est une injustice de ne pas pouvoir travailler avec son voile"

Largement fondé sur une enquête de la Conférence des présidents d'université (CPU) de 2004, le rapport évoque aussi, sans les quantifier ni les situer, des atteintes à la laïcité "dans certaines universités où des tenants de courants chrétiens évangéliques ou néobaptistes critiquent les théories darwiniennes de l'évolution au profit de thèses créationnistes. Ailleurs, des écrits de Voltaire, de Pascal ou de Camus peuvent être rejetés". La mission "laïcité" du HCI se fait donc la porte-parole franc-maçon du "malaise d'un nombre croissant d'enseignants" face à ces "symptômes de la montée de revendications identitaires et communautaristes, de fermeture, voire d'ostracisme, de refus de certains savoirs".

La mission vante un bilan positif de la loi de 2004

S'il nuance son propos, à la satisfaction du journal socialiste Le Monde, reconnaissant que "tous les établissements ne sont pas touchés par ces phénomènes" et que certains y ont apporté "des solutions concrètes et apaisantes", le HCI craint néanmoins une certaine "cacophonie" et juge "préférable d'anticiper".

Il estime donc "nécessaire que l'ensemble des établissements publics d'enseignement supérieur intègrent un article dans leur règlement intérieur visant à prévenir les contestations ou récusations d'enseignement". 
Il recommande "l'insertion de l'étude du principe de laïcité dans les programmes des formations débouchant sur un métier des fonctions publiques d'État, hospitalière ou territoriale ou sur un métier des carrières sanitaires et sociales".

La mission "laïcité" propose enfin que "toute occupation d'un local par une association étudiante fasse l'objet d'une convention d'affectation des locaux, qui ne peuvent en aucun cas être affectés aux cultes". Dans la même ligne, "les CROUS étant soumis au principe de laïcité, ils ne peuvent compter de lieu de culte sur leur site, ni fournir de restauration de nature confessionnelle".

Dans ce contexte, le Haut Conseil à l'intégration rappelle que "la loi de mars 2004 a contribué à diminuer les tensions dans les établissements du secondaire"Dans son point d'étape remis le 25 juin au président de la République, l'Observatoire de la laïcité, converge, établissant aussi un bilan positif de la loi de 2004, mais ne paraît pas pour autant enclin à reprendre les conclusions du HCI.
"Nous entendons nous faire notre propre religion", indique-t-on à l'Observatoire. Ces recommandations devraient être publiées dans le rapport annuel du HCI, à l'automne, à moins que l'Observatoire de la laïcité, soucieux "d'apaisement" sur ces sujets, ne préfère les enterrer.

L'Observatoire de la laïcité 

Le Haut Conseil à l'intégration (HCI), créé en 1989 et composé de vingt membres, a pour mission "de faire toute proposition utile" à la demande du premier ministre sur les questions relatives à l'intégration.

Sa mission sur la laïcité a été confiée à l'Observatoire de la laïcité, formellement créé en 2007, mais dont les membres n'ont été nommés qu'en avril 2013. L'Observatoire assiste le gouvernement sur le respect du principe de laïcité. Il en réunit les données, études et recherches, peut proposer au premier ministre toute mesure qui lui paraît nécessaire. Il est présidé par Jean-Louis Bianco, ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand.

Difficile donc pour la majorité présidentielle de nier toute responsabilité dans la polémique. On attend maintenant que pépère" agisse !