POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rançon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rançon. Afficher tous les articles

samedi 13 décembre 2014

Ukraine: le Congrès US vote à Obama la fourniture d'armes offensives

Les marchands d'armes Obama et Hollande menacent-ils la paix du monde?

Le Congrès américain a voté vendredi une augmentation de l’aide militaire à l’Ukraine, avec la fourniture d'armes mortelles 

Escalade militaire : jusqu’à présent Washington fournissait seulement du matériel d’assistance à Kiev (radars antimortiers ou gilets pare-balles). 
A l'unanimité, les parlementaires autorisent désormais la livraison de munitions ou encore de drones. Le budget dégagé par le Congrès pour renforcer le soutien militaire américain à l’Ukraine s'élève maintenant à 350 millions de dollars sur trois ans.  
Alors que la dernière trêve annoncée mardi n'a pas empêché les combats de se poursuivre dans l'est de l'Ukraine, Kiev a salué un vote historique. Tournée vers l'Occident pour cause de faillite économique, depuis des mois, l'Ukraine réclame de surcroît un renfort en armement à ses alliés occidentaux.

La loi prévoit par ailleurs de nouvelles sanctions économiques contre la Russie

Le président américain est poussé à accorder ses actes à ses paroles
Barack Obama est acculé à prendre ses responsabilités en décidant ou non de promulguer le texte, après avoir déclaré qu'il n’est pas favorable à la livraison d’armes offensives à l’Ukraine. Et il a qualifié d’erreur de calcul l’idée selon laquelle le renforcement, encore et encore, des sanctions, finirait par faire céder Vladimir Poutine. 
Moscou, de son côté, a immédiatement réagi en accusant le Congrès de vouloir détruire le peu de coopération qui subsiste entre les deux pays.

Dans ce numéro de duettistes, le président n'est pas officiellement favorable à la livraison d'armes offensives et, suivant la méthode Hollande consistant à pousser des commissions ad hoc et des comités divers d'experts dévoués à décider pour lui,  Barack Obama souhaiterait coordonner les sanctions avec ses partenaires européens...
Une menace sur la paix qui sera probablement au cœur des discussions entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, qui doivent se rencontrer ce lundi 15 décembre à Rome.

Une bonne année pour la France

Alors que le sort des livraisons de deux navires porte-hélicoptères Mistral russes n'est pas scellé,
Le Drian annonce 6,9 milliards d'euros de commandes de matériels militaires en 2013. Contre 4,8 milliards en 2012: les affaires reprennent ! Des annonces de ventes d'armes -non concrétisées- au Liban (3 milliards), à l'Arabie saoudite (4 milliards), à l'Inde (9 milliards) et à d'autres pays encore (Émirats arabes unis, Qatar, entre autres) font en outre briller les boules du Sapin de Bercy.

La croissance pourrait venir de l'extérieur...
Visite-éclair d'acclamations de
Hollande au Mali (février 2013)
En trois ans, le va-t-en-guerre socialiste a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. Début septembre 2013, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait, le schizophrène français aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie pour "punir" Bachar el-Assad d'avoir utilisé des armes chimiques.
Plus belliqueux que ses prédécesseurs, le 23 septembre dernier à New York, la "gauche molle" a eu des paroles particulièrement martiales pour déclarer "la guerre contre le terrorisme" et rappeler solennellement que la France ne céderait à "aucun chantage, aucune pression, aucun ultimatum". 
Depuis, le dernier otage français aux mains des terroristes d'Aqmi a été échangé contre 4 djihadistes maliens, "compensation" et non "rançon", mais monnaie d'échange inéquitable qui dresse le Mali contre des pratiques rappelant la période sombre de la ...colonisation.

jeudi 11 décembre 2014

Mali : combien de djihadistes contre la libération d'un Français, Serge Lazarevic ?

Et une belle rançon d'incitation au rapt ?

Des organisations maliennes des droits de l’homme dénoncent la libération de terroristes maliens en échange de l’otage français

Le président Hollande a assuré la réception de l'ex-otage Serge Lazarevic libéré suite aux efforts conjugués du Mali et du Niger. C'est grâce à un touareg francophile et négociateur hors pair, Mohamed Akotey, que le Franco-serbe a recouvré la liberté, après plus de trois années de captivité dans les mains des terroristes islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. 
Il était apparu une dernière fois dans une vidéo fin novembre. Serge Lazarevic semblait fatigué et demandait dans son message une libération rapide, craignant pour sa santé. A Villacoublay, l'otage libéré a remercié son comité d'accueil, "le président et toute son équipe", comme il se doit, ainsi que "tous les gens qui ont œuvré pour notre libération". "J'ai perdu une vingtaine de kilos, mais ça va, je suis encore bien", a affirmé l'ancien captif kidnappé en 2011 à Hombori au cours d'un mystérieux voyage d'affaires, le 24 novembre 2011 au Mali, en compagnie de Philippe Verdon, retrouvé tué d’une balle dans la tête, en juillet 2013.

Si le désintéressement du négociateur n'est ni garanti, ni évoqué, les spéculations sur les conditions de cette libération dans la région de Kidal, au nord du Mali, vont bon train quant au sujet tabou d'une contrepartiePlusieurs djihadistes auraient été relâchés lundi des prisons maliennes, en échange de Serge Lazarevic, la veille de son retour à la liberté mardi et en France mercredi. S’il a été démenti par un proche du gouvernement, le marchandage révolte l'Afrique, du Mali et au Niger.

Les associations de défense des droits de l’homme ou encore l’opposition politique maliennes, mais aussi les journaux de la région, sont mitigées: elles se réjouissent unanimement de la libération du Français, mais ne dissimulent pas une rancoeur certaine.
La presse africaine trouve le prix très élevé
: une rançon et la libération de "quatre dangereux terroristes". On dit même cinq. "L’Etat français aurait versé plus de 20 millions d’euros soit 13 milliards de FCFA aux ravisseurs et autres intermédiaires du dernier otage français, Serge Lazarevic. Et Barack Obama a eu raison de qualifier d'"hypocrite" la position française sur le paiement des rançons aux preneurs d’otages", s’indigne L’indicateur du Renouveau.

La fin justifie-t-elle tous les moyens ? 

Chez le voisin burkinabé, le quotidien Fasozine regrette "qu’au-delà du devoir régalien de l’Etat français de préserver la liberté de ses citoyens partout où ils se trouvent dans le monde, cette façon de faire donne malheureusement l’impression que tous les moyens sont bons pour y arriver". Les ONG maliennes, comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et Amnesty international Mali, sont fort critiques des méthodes françaises : "Si nous comprenons la nécessité de trouver des moyens pour libérer les otages, nous considérons que ces solutions ne doivent pas violer les droits des victimes et le principe de la séparation des pouvoirs au Mali", ont-elles écrit dans un communiqué commun.

Pour huit partis de l’opposition malienne, cités par Malijet, cette contrepartie est une "promotion de l’impunité" dans un pays où la réconciliation entre le Nord et le Sud n’est toujours pas acquise. Il aurait été préférable que la justice malienne fasse son travail jusqu’au bout: "le président aurait pu alors, s’il y était contraint, exercer son droit de grâce", font valoir les organisations politiques spoliées de leurs prérogatives et inquiètes de la décrédibilisation de la lutte contre le terrorisme au Mali. Ils demandent au président malien d'être un peu plus transparent avec le peuple malien en révélant le nombre, le nom et l'identité des terroristes qu'il a libérés dans le cadre de cette opération. En France, les aboyeurs Jean-Christophe Cambadélis et Bruno Le Roux, n'ont pas les mêmes exigences. 

Le spectre de la Françafrique

Bamako a "fait ce geste [...] à la demande de Paris". Contactés par Europe 1, le ministère français de la Défense, ainsi que l'Elysée, ont refusé de communiquer sur ces informations. Les Maliens sont plus farouchement demandeurs de transparence que les partis et organes de presse français. Et le ton monte dans de nombreux journaux de Bamako, avec pour cible la France. Ils dénoncent une ingérence à son comble de  l’ancienne puissance coloniale. Pour L’Indicateur du renouveau, un journal malien, "qu’ils soient de gauche, de droite ou même du centre, les présidents français n’ont aucun respect pour leurs pays africains".

Directement impliqué dans l’enlèvement de Serge Lazarevic, la libération du preneur d'otages Mohamed Ali Ag Wadoussène cristallise la colère au Mali. Dans un édito, Mali actu estime que "le cas Wadoussène est assez révoltant, tant cet homme (ci-contre à droite) s’est illustré pour des actes gravissimes, aussi bien au Nord que dans le sud du pays".
Selon les associations de défense des droits de l’homme, le djihadiste d'Aqmi est poursuivi par la justice malienne dans deux procédures, pour terrorisme, association de malfaiteurs, prise d’otage et séquestration. Cet ancien membre de la Garde nationale était emprisonné depuis 2011, mais il avait réussi à s’évader au mois de juin, tuant au passage un gardien. Le frère de la victime laisse exploser sa rage dans Mali actu en apprenant la libération du meurtrier présumé : "La dignité malienne, elle est comment maintenant ? Un Français vaut mieux donc qu’un Malien ?" interroge-t-il.
Le personnel pénitentiaire est déçu, mais aussi en colère
, comme l’explique Abdoulaye Fofana, contrôleur des services pénitentiaires : "Nous, surveillants des prisons du Mali, nous sommes consternés en réalité. On pouvait peut-être laisser Ali ag Wadoussène [en prison] pour que la justice termine avec lui. C’est quand même lui qui a tiré à bout portant sur notre collègue regretté adjudant Kola Sofara." Ils menacent même de se mettre en grève. "Si l’État ne fait rien, nous projetterons d’aller effectivement en grève", affirme Aboubakar Sidiki Traore, chef du syndicat des surveillants de prison du Mali. Plusieurs partis de l'opposition malienne ont également demandé des éclaircissements à l'État sur ces libérations de prisonniers.

Le rôle du Niger est peu évoqué



Le négociateur Mohamed Akotey, a 46 ans (ci-contre à gauche), est né à Tidène au Niger et appartient à l’influente tribu des Ifoghas, un groupe touareg minoritaire au Niger. Jeune étudiant à l’université de Niamey, capitale du Niger, il quitte son pays pour la France dans les années 90 pour y étudier l’archéologie à la Sorbonne.
De retour au Niger, il est d’abord
conseiller en sécurité (1996-1999) du général Ibrahim Baré Maïnassara, ancien président du Niger, il devient de 2007 à 2009 ministre de l’Environnement de son successeur. En 2009, Areva le nomme président du conseil d’administration d’Imouraren SA, sa filiale dans la région d’Agadez, poste qu'il occupe encore aujourd'hui, même s'il ne soit pas salarié du groupe.Daniel Larribe, l’un des quatre ex-otages, révèle le rôle clé joué par Mohamed Akotey lors de la prise des otages d’Arlit. C’est depuis sa position au sein d’Areva qu’il assiste en octobre 2010 à l’attaque du site du géant français par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb Islamique). Sept salariés du groupe, dont quatre français, sont alors retenus prisonniers. Grâce à ses réseaux touaregs, Mohamed Akotey s’active pour la libération des otages qui intervient le 27 octobre



Dans la video ci-dessus, Serge Lazarevic rend hommage à Mohamed Akotey. Dès la libération des otages d’Arlit, Mohamed Akotey est aux commandes des négociations pour la libération de Serge Lazarevic, enlevé au Mali le 24 novembre 2011, sans être directement en contact avec les ravisseurs. C’est un lieutenant de l’islamiste malien, Iyad Ag Ghali, dénommé Ibrahim Ag Inawelan, qui fait la navette entre Mohamed Akotey et le groupe terroriste. "C’est ce bras droit du leader du groupe islamiste Ansar Dine qui a joué un rôle clé". Mais il a été tenu dans l'ombre par les media français alors que Mohamed Akotey est désormais dans la lumière.

Pour le site nigérien Tam-Tam Info, qui reprend une déclaration de la présidence, "cette libération a été le résultat d’efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali". Et de souligner "l’engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens engagés dans cette entreprise".


Changement de ton à Alger, sous le titre Double jeu et duplicité de Paris,
l’éditorialiste de La Tribune, Noureddine Khelassi, ne décolère pas : "Le paiement de rançon et la libération, parfois concomitante de prisonniers d’AQMI, révèle le double jeu des pouvoirs publics français et européens dans le dossier des otages des terroristes. Officiellement, ni paiement de rançons, ni libération de détenus d’AQMI ou du MUJAO. Ce qui voudrait dire pour les bisounours qui voudraient bien y croire, que les ravisseurs sont de parfaits Samaritains qui finissent par s’attendrir après avoir battu leur coulpe ! Mais en vérité, aucune libération d’otage, sauf cas exceptionnels dus à des concours de circonstances tout aussi exceptionnels, ne s’est réalisée sans qu’il y ait une contrepartie concrète. Paiement d’une rançon ou libération de détenus ou bien les deux à la fois. Mais c’est surtout le versement de rançon qui pose le plus problème. Il contribue à transformer la prise d’otage en véritable industrie. Il favorise la surenchère financière qui contribue à la création d’une bourse des otages où certains ressortissants de pays donnés valent financièrement plus que d’autres. Et ce sont toujours les kidnappés les mieux côtés, à savoir les Français et les autres européens qui sont détenus le plus longtemps et libérés ensuite moyennant notamment paiement. Les autres, comme les Algériens, les Américains et les Britanniques, par exemple, sont généralement exécutés, du fait même que leurs pays respectifs ne paient pas de rançon, conformément aux résolutions de l’ONU."

RFI, Radio France International, revient sur la colère des sociétés civiles africaines qui s’indignent de la libération de djihadistes comme monnaie d’échange. "Si c’est un succès pour la diplomatie française, pour nous, c’est une grave violation des droits des victimes maliennes. Parce que c’est nous qui souffrons au Mali. Et s’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudra dire que nous n’avons plus notre raison d’être et que le gouvernement ne défend pas les populations", affirme Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme, à RFI.

lundi 22 septembre 2014

Prise en otage d'un Français dans l'est de l'Algérie

Le sort du "mécréant" français inspire la plus grande inquiétude 

Un ressortissant français a été enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou,

à 110 km à l'est d'Alger, a-t-on appris des forces de sécurité, confirmées par les autorités judiciaires.

Ce "sale Français", un touriste de 55 ans, a été kidnappé dans la région montagneuse de Kabylie alors qu'il effectuait une randonnée, selon ces sources. 

On ignore actuellement si ce rapt est le fait d'islamistes armés liés à Al-Qaïda 

Il pourrait aussi s'agir de bandits qui chercheraient à obtenir une rançon, mais l'inquiétude est grande dans le contexte du jour, puisque le chef du Front al-Nosra a appelé à maltraiter les Français par tous les moyens.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré que "la France n'a pas peur".

jeudi 31 juillet 2014

al-qaïda gagne du terrain sur Hollande en France

"La stratégie d'al-Qaida en France confine à la perfection"

La galaxie islamiste a implanté des cellules dormantes en France



Samuel Laurent, spécialiste du Moyen-Orient, a enquêté durant un an et nous en dit un peu plus. Je suis la voix des salafistes," dit-i dans un éclat de rire embarrassé à l'hebdomadaire Le Point. Ni chercheur ni journaliste, il sillonne depuis des années les régions contrôlées par al-Qaida. Ce consultant international avait pu approcher des djihadistes en Libye pour sa précédente enquête sur le Sahelistan (1). Aujourd'hui, ses contacts lui ont permis de gagner la galaxie djihadiste en Syrie et en Somalie pour mieux remonter la piste d'un réseau implanté en France, prêt à commettre, selon lui, plusieurs attentats de grande ampleur. Il le raconte dans Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper (2). 

Le Point.fr: Comment êtes-vous parvenu à intégrer ces cellules djihadistes ? 
Samuel Laurent : J'ai travaillé de longues années en tant qu'intermédiaire auprès de sociétés implantées dans des zones à risques au Moyen-Orient, particulièrement en Irak. J'ai ainsi approché différentes cellules sans l'accord desquelles aucun contrat ne pouvait se poursuivre. J'ai accumulé de précieux contacts. Alors, quand ce projet s'est lancé j'ai réactivé certains d'entre eux. Je me suis envolé pour la Syrie à la rencontre des combattants occidentaux adoubés par al-Qaida. J'y ai trouvé des jeunes souvent sans repères, partis faire le djihad avec idéal. Ils trouvent sur place ce qui leur manque ici, un univers structuré, parce que l'islam répond à tout : votre manière de vous habiller, de parler, de se comporter, c'est une école de la vie. Mais ils sont souvent mal acceptés sur place et finissent par revenir pour réinventer une guerre à laquelle ils n'ont, au fond, pas participé. Ils romancent leur voyage ce qui pousse les autres à partir. Pour autant, ils ne constituent pas formellement de filières. 
En revanche, il existe un autre réseau en France, piloté par l'émir Abou Hassan, qui sélectionne les meilleurs combattants français des cellules djihadistes syriennes pour les former à des cellules dormantes sur notre territoire.

Comment fonctionne cette cellule ? 

Après avoir combattu en Syrie, ils sont envoyés en Somalie où ils s'entraînent dans le massif de Galgada, aux frontières du Puntland et du Somaliland. Il s'agit d'
un petit nombre d'hommes - une vingtaine par an - formés durant quelques mois aux sabotages et aux attentats suicide avant de revenir en France en passant par le Maghreb. Ils abandonnent leur identité et coupent tout lien avec leur famille restée dans l'Hexagone. Une trentaine d'agents sont déjà en France. Une stratégie qui confine à la perfection.

Comment échappent-ils aux services de renseignements ?

Ils pratiquent la Taqiya, l'art de la dissimulation. Ils mènent une vie discrète, "normale". Les célibataires doivent se marier, à une femme arabe, qui travaille, mais qui ne portera jamais le voile. Lui ne porte ni la barbe ni la djellaba. Leurs enfants doivent fréquenter de bonnes écoles. L'agent est encouragé à éviter les contacts au sein de sa propre communauté, à dénigrer, si besoin, publiquement l'islam radical. Piégé, arrêté, torturé, il ne livrera que quelques éléments fragmentaires, sans pouvoir compromettre les cadres d'al-Qaida qui règnent sur l'organisation française, ni même les autres kamikazes dont il ignore jusqu'à l'existence. Il est sous les ordres d'un homme, l'émir Abou Hassan, qu'il n'a jamais rencontré.

Cet homme, comme l'émir Abou Youssef en Somalie, a exigé de relire vos écrits, pourquoi ?

Parce qu'à travers moi, ils veulent faire passer un double message :
affirmer leur présence dans notre pays et démontrer leur capacité de nuisance.

Quelles sont leurs intentions ?

Riposter à toute action de la France contre les musulmans
, avec pour seul étendard : "Si l'ennemi se bat dans ton pays, porte la guerre chez lui." Mais rendre coup pour coup n'est pas leur seul but, l'objectif final du salafisme, c'est la conquête du monde où chaque État devra adopter l'islam et la charia.

Au cours de votre enquête, vous n'avez rencontré ni opérateurs ni lieutenants, mais avez exigé de voir les armes dont ils disposaient sur notre territoire, qu'avez-vous découvert ? 

Des armes redoutables. J'ai vu un lanceur Kornet H133 équipé de son missile qui peut atteindre une cible à plus de cinq kilomètres, des SA-24, ces missiles air-sol, les plus sophistiqués au monde, des fusils de sniper, des explosifs, des munitions, des kalachnikovs et deux mortiers ! Du matériel de guerre utilisé en Irak. Al-Qaida possède une structure quasiment parfaite dans notre pays avec des armes et des agents qui exploitent les failles de notre système et contournent ses forces pour s'y infiltrer sans éveiller les soupçons. Et l'aveuglement de nos services de sécurité leur a permis de se nicher au plus profond de la société. Longtemps. Pour y attendre un petit bout de papier glissé sous une pierre qui leur donnera l'ordre d'attaquer. 

Comment les percer à jour ?

Le drapeau d'al-qaïda défile dans Paris
avec les activistes pro-Hamas contre Israël
Avec une direction dispersée à travers l'Europe, il faudrait une agence de renseignements transnationale. Les agents d'al-Qaida qui prospèrent actuellement en France connaissent parfaitement notre système. Seule une guerre de l'ombre peut tout changer. En introduisant de faux volontaires en Syrie, le flot d'information devenait précieux, mais ce travail, la DGSE refuse visiblement de le faire. Le travail d'infiltration, aussi dangereux, long et difficile qu'il soit, représentait notre seule chance d'endiguer la menace terroriste qui pèse aujourd'hui sur la France, mais nos dirigeants et nos services ont choisi de l'ignorer. Nous sommes en guerre sans le savoir.


(1) Sahelistan, Samuel Laurent, éditions du Seuil.
(2) Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper, éditions du Seuil.

samedi 26 avril 2014

Révélation: Hollande a menti sur la rançon des otages de Syrie

18 millions de dollars de rançon, malgré les assurances officielles

Les "fonds" ont été acheminés en Turquie par Jean-Yves Le Drian

Hollande jurait ses grands dieux que la France ne verse jamais de rançon. Or, l'hebdomadaire allemand Focus contredit le pouvoir socialiste, précisant même ce samedi que la France a versé 18 millions de dollars, soit 13 millions d'euros, pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière.

Leurs ravisseurs appartiennent à un groupe djihadiste lié à al-Qaida, EILL, et présenté comme ayant "des liens particuliers avec le régime syrien" de Bachar al-Assad, qui le soutient contre les rebelles de l’Armée syrienne libre et d’autres factions islamistes.

La presse a la consigne de ne pas parler de rançon mais de " fonds"
Ils ont été convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'OTAN à Bruxelles
Proche de F. Hollande, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé sa visite en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé", avait confirmé, en son temps, une source "proche du dossier", mais anonyme.

Selon des experts de l'OTAN, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais n'a entrepris aucune intervention armée pour les libérer, en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Hollande a affirmé ne pas "payer de rançon"

Le président de la République française, François Hollande, a affirmé le 20 avril que la France "ne paie pas de rançon" dans les affaires d'otages.
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il assuré.
VOIR et ENTENDRE François Hollande affirmer que la France ne verse pas de rançons pour la libération de ses otages, à l'occasion de la libération, le 27 avril 2013, de la famille Moulin-Fournier, dont quatre enfants, enlevés au Cameroun   et retenus deux mois au Nigeria. 
La France "ne cède pas sur les principes", le "non versement par la France de rançons", a déclaré le président français. "C'est en étant le plus discrets possible que nous pouvons être le plus efficaces", a ajouté Hollande. "Nous ne pouvons pas tout dire, mais nous ferons tout".
Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

VOIR  et ENTENDRE
mentir, outre Laurent Fabius, J-Yves Le Drian:
Les otages de Syrie ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est). 
En vérité, on sait maintenant que les quatres otages n'ont pas été "retrouvés" mais échangés par EILL avec les autorités turques contre  13 millions d'euros.

Quant aux
quatre otages d’Arlit au Niger libérés le mercredi 30 Octobre 2013, ils avaient déjà manifesté leur malaise -et leur désapprobation de l'instrumentalisation de leurs épreuves, en faisant vivre un grand moment de solitude au président Hollande venu se montrer à l’aéroport militaire de Villacoublay.

Laurent Fabius a nié toute livraison d’armes.
Attendons que la vérité éclate à nouveau...


dimanche 20 avril 2014

Les quatre journalistes otages d'islamistes sont de retour de Syrie

Onze mois d'épreuves aux mains de djihadistes venus de France

Les quatre journalistes français ex-otages en Syrie sont arrivés dimanche matin
 
Les ex-otages Edouard Elias (23 ans, photographe indépendant), Didier François (grand reporter), Nicolas Hénin (journaliste, 37 ans) et Pierre Torrès (photographe, 29 ans) à Villacoublay.

Après avoir attendu François Hollande d'abord à Evreux, puis à Villacoublay.
Les visages débarrassés de leurs barbes, les journalistes  sont arrivés à Villacoublay en hélicoptère en début de matinée en provenance de la base militaire d'Evreux où le gros hélicoptère, qui les a ramenés samedi de Turquie, s'était posé un peu plus tôt.

Les quatre hommes n'ont pu embrasser leurs familles sur le tarmac qu'après l'accueil protocolaire par  le chef de l'Etat, accompagné du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.
C'est "un jour de joie pour la France", a  lancé le président dimanche. "La France est fière d'avoir pu obtenir qu'ils soient aujourd'hui libres", mais "il y a encore des otages en Syrie, retenus parce qu'ils sont journalistes". Ils seraient une vingtaine, selon L. Fabius.

Didier François et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été enlevés au nord d'Alep, le 6 juin 2013. Le 22 juin, c'était au tour de Nicolas Hénin, 37 ans, reporter pour l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, à Raqqa.

Dix mois de captivité aux mains du groupe djihadiste d'Eiil

Sur Europe 1, Didier François a évoqué des conditions de détention "rudes", enfermés dans des sous-sols et dans des conditions "parfois violentes""Sur les dix mois et demi", les quatre otages sont "restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour, un mois et demi entièrement enchaînés les uns aux autres", a-t-il dit.

"Dix lieux de captivité". Didier François, reporter aguerri, doyen du groupe à 53 ans, a précisé : "Dans un pays en guerre, ce n'est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l'eau, l'électricité, parfois c'était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu'on soit déplacés très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes".

Très ému, Nicolas Hénin a expliqué que les otages avaient été "plongés dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire". S'exprimant plus tard dans la journée sur Arte, il a précisé: "Ce dont on a le plus souffert pendant toute la première partie de notre détention, c'est du manque de nourriture. Heureusement on nous a donné au cours des derniers mois de quoi nous remplumer".
"Le froid, également, nous n'avions pas d'eau chaude", a-t-il ajouté. "J'ai gardé les habits avec lesquels j'ai été capturé le 22 juin jusqu'au 23 décembre".
"En tout, a-t-il dit, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité (...). La plupart du temps, avec d’autres personnes, notamment Pierre Torrès qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention".

Il a confirmé que les otages ont parfois été maltraités. "Il y a eu également un peu de maltraitance physique, mais cela tous les prisonniers syriens y passent, a-t-il dit.

Des geôliers français
L’un des ex-otages a révélé que certains des geôliers parlaient français.
François Hollande a évoqué de son côté ces "jeunes qui se font embrigader par des moyens totalitaires pour aller combattre en Syrie". "Nous ne laisserons pas faire. Pour cela, on fait en sorte que nul ne puisse sortir du territoire pour mener une action quelconque par les armes, où que ce soit".

Me Gilbert Collard suggère de ne pas autoriser le retour en France des djihadistes  français. Lien RTL

Mais se posent déjà des questions sur les conditions de leur libération. 

Un groupe islamiste en voie de disparition. 
En septembre dernier, l'ASL a tué l'un des principaux leaders du groupuscule djihadistes le plus radical en Syrie de l'Etat Islamique en Irak et au Levant proche d'al-Qaïda. Selon Farsnews, qui citait la chaîne de télévision Al-Mayadeen, Abou Abdallah Al-Libi, dit l'Emir de Daesh, l'un des commandants de haut rang du groupuscule terroriste de l'EILL baptisé, "Daesh", a été tué lors des affrontements avec les mercenaires de l'ASL dans la région d'Ad-Dana à Rif d'Idlib. Abou Abdallah Al-Libi qui était le commandant de Daesh à Idlib et Alep, accompagné de plusieurs terroristes de Daesh au bord d'un véhicule, a été pris pour cible à Bab-ol-Hava. Selon les media syriens,  au moins 12 d'entre eux ont perdu la vie. Les affrontements entre l'ASL et al-Qaïda se sont intensifiés et ont décimé EILL désormais encombré de ses fardeaux français. 

Il semble qu'EILL réoriente son activité sur le Liban. 

Le groupe islamiste, qui lutte contre les forces de Bachar al-Assad en Syrie mais affronte aussi les rebelles pour le contrôle des territoires, a par ailleurs promis "qu'un lourd prix à payer attend ces ignobles criminels" du Hezbollah, qui appuie les forces gouvernementales. Il s’agissait du premier attentat revendiqué par EIIL au Liban.

La France n'a pas varié de discours officiel
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres", a seulement réaffirmé François Hollande sur Europe 1.
"Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis", a-t-il dit, "car nous avons encore deux otages" au Sahel
Il reste désormais deux otages français dans le monde: Serge Lazarevic et Gilberto Rodrigues Leal, enlevés respectivement en novembre 2011 et novembre 2012 au Mali. Fabius s'est déclaré "très inquiet" concernant le sort de ce dernier, âgé de 61 ans. "Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles".

Laurent Fabius a nié toute livraison d'armes.
Depuis l'enlèvement des journalistes, les services de renseignement français "ont été en capacité permanente de repérer la localisation des otages", a affirmé une source proche du dossier. "Depuis le début, on les a suivis à la trace".
Très bien briefé, l'un des  journalistes ex-otages   confirme les déclarations officielles
"De temps en temps, on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé... On a vraiment cette chance d'être Français", a ajouté Didier François, l'un des fondateurs de SOS-Racisme et lors d'une brève déclaration, interrompue par un sanglot.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'était rendu en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il avait rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé hier", a poursuivi cette source.
EILL aurait tout simplement abandonné les quatre otages aux mains de la Turquie...

"Ca a été long, mais on n'a jamais douté", a déclaré le grand reporter d'Europe 1, Didier François, seul ex-otage à s'exprimer devant le micro.

Les quatre hommes  se sont rendus à l'hôpital militaire du Val de Grâce pour y subir des examens médicaux, avant de retrouver leurs familles en fin de journée.
Edouard Elias et Pierre Torrès, qui ne vivent pas à Paris, devaient passer la nuit dans un hôtel parisien avec leurs proches, ont indiqué certains d'entre eux.

mardi 31 décembre 2013

31 décembre, miracle de Hollande: le père Georges Vandenbeusch est libre

Ce soir, l'élu marche sur les ondes !

Conte de Noël : l
'ex-otage Georges Vandenbeusch est arrivé à Yaoundé
Hébergé par un monastère du Cameroun situé à la frontière avec le Nigeria, le prêtre français avait été kidnappé  au Cameroun en novembre par le groupe islamiste armé Boko Haram. Il a été escorté en début d'après-midi à la résidence de l’ambassadrice de France.
Le prêtre français Georges Vandenbeusch, 42 ans, est arrivé mardi à la résidence de l’ambassadrice de France à Yaoundé, en présence de la presse: l'AFP était au rendez-vous. Escorté de plusieurs véhicules de l’armée camerounaise, le prêtre, portant un tee-shirt blanc, a salué le secrétaire général de la présidence camerounaise, Ferdinand Ngohngoh, qui l’accompagnait, avant d’être accueilli par l’ambassadrice de France, Christine Robichon.
Selon le Quai d’Orsay, le père Vandenbeusch "a été libéré aux premières heures de la matinée dans le nord du Cameroun". "Il se trouve actuellement dans un avion avec l’armée camerounaise et va être remis à l’ambassadeur de France au Cameroun." Il serait en bonne santé.

Les conditions de la libération du prêtre  ne sont pas encore connues 
Rançon versée ou non ? Et par qui ? 
Le Premier ministre est formel, vendredi 26 avril. La France n'a payé aucune rançon pour obtenir la libération le 19 avril, après 60 jours de captivité, des sept otages français enlevés au Cameroun, la famille Moulin-Fournier. I-Télé, la chaîne de télévision du groupe Canal+ affirma que les ravisseurs de la famille Moulin-Fournier avaient reçu une rançon. Une information déjà diffusée par l'hebdomadaire camerounais L'œil du Sahel et reprise ici. Le journal expliquait assez précisément qu'une rançon de 5 à 7 millions de dollars (3,8 à 5,4 millions d'euros) avait été versée par le Cameroun.

Le prêtre avait également été enlevé par le groupe islamiste Boko Haramune quinzaine de personnes venues "sans voiture" en plein milieu de la nuit du 13 au 14 novembre, selon l’évêque de Nanterre, Mgr Gérard Daucourt. "Les ravisseurs "sont d’abord allés dans la maison des sœurs pour trouver de l’argent, il n’y en avait pas, et le père Georges a eu le temps de prévenir l’ambassade".
Les principaux mouvements terroristes en Afrique. arc de crise jihadiste ok

Le président François Hollande avait préparé l'opération médiatique

L'enlèvement du prêtre est lié à l'engagement de la France au Mali, d'après François Hollande. "Nous en payons le prix, des soldats, sept, sont morts au Mali, d'autres ont été blessés, nous en payons encore le prix lorsque deux journalistes sont lâchement assassinés parce qu'ils sont des journalistes et parce qu'ils sont Français", a admis François Hollande lors d'un congrès de maires francophone à Paris. "Nous en payons encore le prix quand il y a un prêtre, qui se fait enlever au nord du Cameroun et est emmené, on peut l'imaginer, au Nigeria par un groupe", a-t-il ajouté.


Depuis quand le prêtre est-il effectivement libre ?
Le 19 février 2013, la France était devenue le paysqui comptait le plus d’otages au monde, après l’enlèvement de sept personnes au Cameroun.

Le 15 avril, à en croire son site Al Andalous, al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui a organisé une " conférence tweet"  afin, assure l’organisation islamiste, d’établir un "contact direct" avec les media, avait estimé à propos des autres otages français que "leur sort est entre les mains du président François Hollande et 
la porte est toujours ouverte pour trouver une solution juste".

La date de l'annonce semble avoir été
programmée entre la publication des mauvais chiffres du chômage et les voeux de fin d'année.

Depuis l'Arabie saoudite, Hollande n'a laissé à personne le soin d'annoncer la libération de Georges Vandenbeusch. Il a "remercié tous ceux qui ont travaillé sans relâche à cette issue, notamment les autorités du Cameroun et du Nigeria" et "particulièrement le président Paul Biya pour son implication personnelle". Des termes à l'identique de ceux précédemment employés lors de la libération des quatre français détenus dans le Sahel par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaeda. 
Il a aussi précisé avoir "demandé au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de se rendre à Yaoundé pour accueillir le père Vandenbeusch et le ramener en France dans les meilleurs délais".

Au Vatican, le porte-parole de la papauté s’est félicité mardi de la libération du prêtre français, dans une réaction à l’agence d’informations sur le Vatican I.Media. "La libération du père Vandenbeusch nous réjouit profondément et encourage à l’espérance", a déclaré le père Federico Lombardi, qui a également invité à prier "pour les autres personnes retenues injustement en otage" à travers le monde. "A la veille de la Journée mondiale de la paix, nous souhaitons que soit dépassée toute forme de violence, de haine et de conflit dans les régions tourmentées de l’Afrique, comme ailleurs dans le monde", a ajouté le père Federico Lombardi.

"Je veux rester au service des gens"


Le père a été enlevé dans le même secteur que sept Français, dont quatre enfants, kidnappés 19 février 2013 par la même organisation, classée par les Etats-Unis sur leur liste noire "terroriste".
Le Quai d’Orsay avait alerté à plusieurs reprises le prêtre sur la dangerosité de la zone et l’avait exhorté à partir : "En connaissance de cause, le père Georges avait fait le choix de demeurer dans sa paroisse pour l’exercice de sa mission." De son côté, le prêtre avait confié à l’évêque du diocèse de Maroua : "Je veux rester au service des gens. Je sais que c’est difficile, mais c’est difficile pour moi aussi."

A l’été 2011, Lemonde.fr avait consacré un article à ce prêtre dans le cadre de son blog "Une année en France".
Il officiait alors à Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. La journaliste qui l’avait rencontré, se souvient d’un homme d'Eglise "affable, énergique et déterminé, tout en dégageant une grande sérénité". Le prêtre lui avait expliqué que "pour accueillir chez nous les chrétiens et les nombreux prêtres qui viennent d’Afrique, et pour qui c’est compliqué, nous devons comprendre la réalité de leur vie là-bas. […] Nous avons intérêt à puiser des ressources et de l’intelligence dans ces façons culturellement différentes d’accueillir le Christ".

En accord avec l’évêque de Nanterre, il était parti au Cameroun en septembre 2011, dans le diocèse de Maroua-Mokolo, pour une durée de trois à six ans en tant que Fidei Donum ("don de la Foi"), titre donné aux prêtres diocésains qui sont envoyés en mission à l’étranger par leur évêque. La France compte 125 Fidei Donum, dont une cinquantaine en Afrique et une cinquantaine en Amérique Latine et Antilles.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est un "partenaire stratégique" des Etats-Unis et les deux pays "se battent ensemble" contre le "terrorisme" islamiste, a expliqué un responsable du département d’Etat. Washington accuse Boko Haram d’être "responsable de milliers de morts dans le nord-est et le centre du Nigeria ces dernières années".

S'il savait qu'il vivait dans une zone classée rouge par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères en raison des menaces terroristes, le prêtre avait toutefois choisi d'y rester en connaissance de cause, selon le député UMP Alain Marsaud, dont la Xe circonscription (Français de l'étranger) recouvre le Cameroun. C'est d'ailleurs ce que l'intéressé avait expliqué à TF1 en février dernier, après l'enlèvement de la famille Moulin-Fournier, libérée deux mois plus tard. Il assurait alors qu'il ne craignait pas pour sa sécurité. "On va être prudent et puis on va voir comment la situation évolue, mais avec tous les habitants, partout là où je vis et même avec les musulmans, ça va, c'est paisible, en tout cas aujourd'hui", avait-il déclaré.

Un groupe de soutien sur Facebook
Avant de rejoindre le Cameroun pour une mission de trois à six ans, le père Vandenbeusch avait servi neuf ans dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. Interrogé par Le Monde juste avant son départ pour l'Afrique, Georges Vandenbeusch avait exprimé sa foi dans la force du catholicisme et son bonheur d'être prêtre. "Je n'ai pas encore 39 ans. Dans les Hauts-de-Seine, il y a des vocations, des ordinations. C'est un métier magnifique, prêtre, pourquoi ne parle-t-on que de ses difficultés? On va dans les familles, on voit naître, grandir, on accompagne jusqu'à la mort, on est dans la vie des gens, même si le registre de parole avec le curé n'est pas le même qu'avec parents et amis", soulignait-t-il à l'époque. "Cela m'agace qu'on ne parle que des églises vides! Ce n'est pas vrai le dimanche matin dans les Hauts-de-Seine, ni les Yvelines ni à Paris d'ailleurs (Peut-être davantage en grande couronne?). Les catholiques, à Sceaux, sont une minorité assez importante", poursuivait-il. Et d'ajouter: "Maintenant, les gens qui viennent à l'église sont vraiment croyants".

Preuve de son attachement à la paroisse de Sceaux, Georges Vandenbeusch avait écrit à ses anciens paroissiens une semaine seulement après son arrivée au Cameroun. Dans sa lettre, il leur donnait des détails sur sa nouvelle mission: "Ma vie ici est très réglée: nous prions tous, matin et soir ensemble, la messe est à 5h45, voire 5h30 le vendredi, c'est bien tôt! Puis j'ai cours de Maffa tous les matins de 7h à 11h, afin de pouvoir célébrer dans cette langue." "J'ai donc devant moi deux mois ou plus, consacrés à l'étude. Mais je mesure qu'il me faudra du temps pour avancer vraiment dans la connaissance de ce peuple et de cette Église. Ce que j'en pressens me passionne à l'avance", concluait-il.

Les soutiens du père commençaient déjà à s'organiser sur Internet en novembre dernier. Un groupe Facebook, Soutien au père Georges Vandenbeusch, avait lors été créé.
De fait, bien que Boko Haram, qui signifie "l’éducation occidentale est un péché" en haoussa, et Ansaru soient "des organisations terroristes centrées sur le Nigeria", elles entretiennent "des liens avec Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi)", constate le département d’Etat. Un responsable a évoqué "des entraînements et un financement limité" fournis par Aqmi à ces organisations, lesquelles regarderaient aujourd’hui au-delà de leurs frontières, vers le Niger et le Mali.

François Hollande compte sur d'autres miracles

Dans son communiqué,
il rappelle que six Français restent encore retenus en otage au Mali et en Syrie: deux au Mali et quatre autres, des journalistes, en Syrie. De plus, deux journalistes français de Radio France international ont par ailleurs été enlevés et assassinés le 2 novembre à Kidal, dans le nord du Mali. Il "réitère son soutien à leurs familles, particulièrement en cette période de fêtes, et leur redit sa détermination à œuvrer à leur libération".

Ce soir, Hollande tentera de multiplier les emplois fictifs
N'attendons pas un nouveau miracle. Il n'est pas utile de le voir et d'entendre ses voeux: la hausse des taux de TVA parle pour lui.
Boycottons les chaînes de télé et de radio à 20heures.