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samedi 11 mai 2019

Deux soldats sacrifient leurs vies au Burkina Faso pour sauver deux irresponsables Français

La classe politique ne condamne pas les touristes pris pour otages en voyage d'agrément dans une zone dangereuse du Bénin

Macron va saluer héros et inconscients pareillement

Les soldats français Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont, morts dans l'opération visant à libérer les otages Picque et Laurent Lassimouillas au Burkina Faso.

Pour sauver le soldat Loiseau, les président est entré en campagne des Européennes. Pour autant, ces élections justifient-elles que Macron manque à nouveau de discernement dans le jugement des responsabilités des uns et des autres ? Qu'il honore les deux soldats qui ont fait le sacrifice de leurs vies est certes naturel, mais qu'il aille à l'aéroport accueillir les deux enseignants en balade responsables de leurs morts est un geste de mépris de la vie des militaires.

Vendredi, des élus ont pourtant mêlé dans un même salut la mémoire des deux sauveteurs français qui ont été tués et les deux individus pour lesquels une vie opération de libération a dû être montée. Que les otages libérés aient été quatre au final ne change rien à la faute du ministère des Affaires étrangères qui a autorisé le voyage des deux ressortissants Français au Bénin, retrouvés au Burkina Faso, en cours de transfert au Mali, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le Bénin est un pays en guerre. Avec le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria, le Bénin participe à la lutte armée contre Boko Haram et ISIS, avec le soutien de la France, dans le cadre de l'opération Barkhane, menée depuis le 1er août 2014 au Sahel et au Sahara contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. Ensemble, ils devaient mobiliser 8.700 hommes pour lutter contre ce mouvement salafiste djihadiste né dans le nord-est du Nigeria et qui a pour objectif d'appliquer la charia sur l'ensemble des territoires qu'il parvient à conquérir...
Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers du commandement des opérations spéciales, membres du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale, ont été tués lors d'une opération des forces spéciales françaises, au cours de laquelle quatre otages - deux Français, une Américaine et une Sud-coréenne - ont été libérés.
Dans le communiqué annonçant la libération des otages, l'Elysée prête au président Macron des mots de réconfort, assurant qu'il "s'incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires qui ont donné leur vie pour sauver celles de nos concitoyens" et "adresse ses sincères condoléances à leurs familles".
Cédric de Pierrepont, chef de groupe commando
Pacsé, Cédric de Pierrepont, 33 ans, ci-dessus à gauche, cumulait 15 ans de service au cours desquels il a plusieurs fois été engagé sur des théâtres d'opérations en Méditerranée, au Levant et au Sahel, théâtre sur lequel il était déployé depuis le 30 mars dernier.
Il était titulaire de quatre citations avec attribution de la croix de la valeur militaire et d'une citation à l'ordre de la brigade avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale.
Alain Bertoncello, 7 ans de service
À 28 ans, il était également pacsé et cumulait plus de 7 ans de service au sein de la marine nationale. Après son entrée dans les commandos Marine, il a participé à des missions de défense des intérêts maritimes français aux Seychelles (protection des thoniers) et à plusieurs opérations extérieures au Qatar, au Levant...
Lui était titulaire d'une citation à l'ordre du régiment avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale et était décoré de la médaille d'outre-mer pour le Moyen-Orient ainsi que de la médaille d'argent de la défense nationale.
"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d'armes. Toute la Nation s'incline devant leur courage", a également réagi la ministre française des Armées Florence Parly.

Au nom du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), la chambre basse a présenté "ses sincères condoléances" "aux familles et aux proches des soldats morts pour la France, mais aussi à nos forces armées endeuillées", sur Twitter.

"Ils s'étaient formés pour servir jusqu'au milieu du plus grand danger ; par leurs vies données, (ils) n'ont pas seulement sauvé des otages, ils ont montré ce qui fonde un pays, ce lien qui nous engage jusqu'au don de soi", a pour sa part fait valoir la tête de liste LR pour les Européennes, François-Xavier Bellamy.
"Pour cela, nous leur devons tous notre reconnaissance infinie, comme à leurs frères d'armes des Commandos marine", a-t-il poursuivi.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a également rendu hommage à "nos deux marins qui se sont sacrifiés pour sauver la vie de nos compatriotes au Burkina Faso", en les qualifiant de "héros", un terme également utilisé par la tête de liste du parti d'extrême droite aux Europénnes, Jordan Bardella.

Président du MoDem, François Bayrou, a pour sa part exprimé "une pensée fervente pour les deux militaires", en écrivant que "donner sa vie pour d'autres et pour son pays, consentir au sacrifice, ce n'est pas un vain mot.

Le Parti socialiste a salué "le courage des forces spéciales françaises" et "s'incline devant la mémoire et le sacrifice des 2 officiers commandos morts dans l'accomplissement de leur devoir".

Le président de Debout la France et tête de liste aux Européennes, Nicolas Dupont-Aignan, a lui-aussi évoqué un "sacrifice". "La Nation remercie ces hommes et femmes engagés quotidiennement en France et à l'étranger pour préserver notre sécurité", a-t-il encore écrit.

Jean-Yves Le Drian a fait rédiger un communiqué en langue de bois.
"Je salue avec émotion le sacrifice des deux militaires français engagés dans cette opération. J’exprime à leurs familles et à leurs proches mes condoléances attristées et toute ma sympathie. N’oublions jamais le courage et l’abnégation de nos soldats au service de la sécurité des Français partout dans le monde".
Le Quai d'Orsay n'a pas omis d'adresser ses "pensées aux proches du guide béninois sauvagement assassiné lors de l'enlèvement de nos deux compatriotes".
Le Drian se fait discret : il a assez à faire avec ses ventes d'armes au Yémen, d'autant que leur ventilation atteint le Sahel selon des circuits de redistribution qu'il ne maîtrise pas, mais tuent au Burkina-Faso... 

Jean-Yves Le Drian a fait rédiger un communiqué
Je salue avec émotion le sacrifice des deux militaires français engagés dans cette opération. J’exprime à leurs familles et à leurs proches mes condoléances attristées et toute ma sympathie. N’oublions jamais le courage et l’abnégation de nos soldats au service de la sécurité des Français partout dans le monde.
Il se fait discret : il a assez à faire avec ses ventes d'armes au Yémen, d'autant que leur ventilation atteint le Sahel selon des circuits de redistribution qu'il ne maîtrise pas, mais tuent au Burkina-Faso... 
Les otages libérés devraient être traduits en justice pour mise en danger de la vie d'autrui...car ils se sont rendus dans une zone fortement déconseillée par le ministère des affaires étrangères...Et à cause de leur inconscience 2 soldats sont morts ..RIP.— Mr.Taupe (E.Alkemade) (@ERIC415ERIC) 11 mai 2019
Une voix manque toutefois au flot de tweets et communiqués 
Celui de Mélenchon : il est en campagne à Marseille et son obsession du moment c'est "Il faut que les gouvernements français arrêtent de trottiner derrière les gouvernements de droite allemands. "

Ces chants de gloire aux héros retentissent pour recouvrir la responsabilité du gouvernement 

Une zone déconseillée par le Quai d'Orsay.
Nathalie Loiseau y a fait carrière : elle en dirigeait les services administratifs.  Faut-il en dire davantage pour être convaincu de la qualité de sa gestion?  

Les deux touristes français avaient été enlevés le 1er mai au Bénin, dans le parc de la Pendjari situé à la frontière avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays où des groupes armés, notamment djihadistes, sont de plus en plus actifs. Le corps de leur guide avait été retrouvé samedi dernier.
Selon des experts et des sources sécuritaires, le nord des pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest, comme le Togo et le Bénin, est devenu vulnérable ces derniers mois face à la stratégie d'expansion et de multiplication des fronts adoptée par les groupes armés.
Le Bénin est un pays démocratique considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest, une région où opèrent de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique. Mais les parcs sont des zones très difficiles à surveiller, malgré un renforcement des équipes, entraînées militairement depuis qu'African Park, l'ONG en charge de la gestion de la Pendjari, a repris la gestion de la Pendjari.
L'opération de libération des otages a été "rendue possible par la mobilisation des moyens de Barkhane (quelque 4.500 hommes déployés par la France au Sahel depuis 2014), l’implication des forces burkinabè et le soutien américain en renseignement", précise le chef d’état-major français, le général François Lecointre.
Bras ballants, Jean-Yves Le Drian a pointé - mais un peu tard - la dangerosité prévisible de l’endroit où ils se trouvaient. "La zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c’est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en allant", a-t-il souligné. "Je pense qu’il faut que tous ceux qui veulent faire du tourisme dans ces pays s’informent auparavant (…)""Le message que je peux délivrer comme ministre des Affaires étrangères est que la plus grande précaution doit être prise dans ces régions pour éviter que de tels enlèvements n’aient lieu, et pour éviter des sacrifices de nos soldats", a-t-il insisté. Il n'est donc pas de sa responsabilité d'encadrer le tourisme et de prévenir les prises de risque en concertation avec les agences de voyages. A moins que sa politique soit de favoriser le tourisme des pays amis aux dépens de la prévention. 
L’enlèvement de deux Français dans le parc de la Pendjari, "un coup dur pour le tourisme au Bénin," selon France 24...
À Cotonou, les expatriés sont inquiets, mais certains Béninois considèrent qu'il s'agit d'un non-événement mineur après les violences post-électorales. Parce que le président du Bénin, Patrice Talon? a fait le pari du tourisme à son arrivée au pouvoir en 2016 et que le parc de la Pendjari en est le premier atout, "je vois derrière cette histoire un complot,” confie un jeune béninois.

Les deux individus libérés


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Les deux ressortissants français, enlevés au Bénin le 1er maiau cours d'un séjour touristique, et libérés le 10 au Burkina Faso seront récupérés par les services de l'Elysée : le président assurera leur accueil télévisé samedi à Villacoublay.

Ils se nomment Laurent Lassimouillas et Patrick Picque. 
Les deux otages français sont attendus samedi 11 mai à 18 heures à Villacoublay, près de Paris. Ils sont  âgés respectivement de 46 et 51 ans et ne sont donc pas - a priori - de grands ados irresponsables. Ils ont pourtant choisi de faire du tourisme en territoire occupé par des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, avec l'autorisation du Quai d'Orsay.

Ils n'étaient d'ailleurs pas rentrés de leur safari dans le parc de la Pendjari. Les deux aventuriers avaient d'abord été considérés comme perdus dans cette étendue de près de 5.000 km le long de la frontière burkinabé, jusqu'à ce que le corps sans vie et très abîmé de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, soit retrouvé samedi matin dans ce parc.

Né à Marseille, 
Laurent Lassimouillas est professeur de piano à Longjumeau, dans l'Essonne. Ce chef d'orchestre dirige l'orchestre symphonique 2e et 3e cycles du conservatoire municipal Maurice Ravel d'Ozoir-la-Ferrière, 20.000 habitants, en Seine-et-Marne. Décrit comme "très sympathique" par son entourage, l'homme lettré, amoureux de la nature et des voyages exotiques est "très professionnel et très apprécié". "Il est brillant, très pro, pointu, très impliqué et très exigeant avec ses élèves", assure-t-on au conservatoire d'Ozoir-la-Ferrière.
Engagé pour la cause des sourds et malentendants, "c'est quelqu'un qui donne sans compter", raconte l'un de ses anciens élèves qui a appris pendant près de six ans le piano à son côté. "Je le connais depuis que j’ai 14-15 ans. Il est bienveillant et donne de nombreux conseils." Venu passer une dizaine de jours au Bénin, il était donc accompagné de Patrick Picque. 

Né à Mortain, dans la Manche, P. Picque a grandi à Barenton, à une dizaine de kilomètres, mais est domicilié en région parisienne, où il est créateur de bijoux. C'est sur franceinfo que la mère de Patrick Picque a appris la libération de son fils, indique la radio.

Les deux valeureux sauveteurs de ces deux artistes faisaient partie du prestigieux commando Hubert de la Marine nationale. Macron a fait savoir qu'il dirigera personnellement l'hommage national qui leur sera rendu mardi aux Invalides.

Les deux touristes, qui venaient de se marier, étaient en voyage de noce lors de leur rapt. 

samedi 14 juillet 2018

Macron balladé par le Mali qui détient Sophie Pétronin et lui refuse de reprendre ses migrants fugitifs

De belles âmes militent, en revanche,  en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

L'Etat agit pour libérer Sophie Pétronin, assure Emmanuel Macron

Un portrait géant de Sophie Pétronin a été placardé sur un bâtiment des Invalides, à Paris, pour constater que la situation de l'otage au Mali n'a pas évolué. La com' peut-elle sauver la vie de cette femme malade ?
Sophie Pétronin, qui est âgée de 75 ans, a été enlevée en décembre 2016 à Gao au nord du Mali. Nutritionniste, elle était installée depuis une quinzaine d'années dans la région et travaillait pour association d'aide aux enfants mal nourris.

Vendredi 13 juillet, après de longs mois de silence, Macron a évoqué publiquement le sort de l'otage française Sophie Pétronin retenue au Mali depuis un an et demi. "L'Etat agit sans relâche pour la retrouver," a assuré le président de l'hyperbole devant les officiers supérieurs de l'armée française réunis à l'hôtel de Brienne. Mais les proches de l'otage continuent de s'inquiéter de la dégradation de son état de santé et de ses conditions de détention.


Aucun groupe n'avait revendiqué le rapt de Sophie Pétronin, jusqu'à ce qu'en juillet 2017, la principale alliance djihadiste du Sahel, liée à al-Qaïda, diffuse une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017, dont l'otage française. Une autre vidéo présentée comme une preuve de vie aurait été diffusée en juin dernier par le même canal.
Dans les vidéos, Sophie Pétronin apparaît fatiguée même si dans la dernière en juin, elle déclarait être bien traitée. L'otage y disait aussi son sentiment d'être abandonnée par l'Etat français.

"Je sais sa souffrance, celle de ses proches, assura Macron, avec le masque de la tragédie. Je veux les assurer de notre inlassable volonté de la retrouver. Les services de l'Etat restent entièrement mobilisés. Ils agissent sans relâche mais dans la nécessaire discrétion et le respect des principes que j'ai fixés".

Le Mali a refusé le retour au pays de 2 migrants renvoyés par la France

Résultat de recherche d'images pour "clandestins subsahariens"
Fin décembre 2017, le Mali a refusé le retour de deux migrants depuis la France au motif qu'ils ne disposaient d'aucun papier officiel prouvant leur nationalité. Nombre de pays d'Afrique subsaharienne ne disposent pas d'un état civil satisfaisant et leurs populations jouent de ces lacunes. Ils ne déclarent une naissance qu'en cas de nécessité, à la condition de ne pas risquer un rappel d'impôts. Les déclarations a posteriori sont donc aléatoires et fantaisistes et les renseignements recueillis ne sont pas indiscutables. Dans le cas du Mali, une enquête menée en 2004 à la demande du MAE faisait ressortir que seulement 15% des Maliens avaient un état civil fiable. Les autorités du pays de départ peuvent jouer sur ces failles administratives pour refuser le rapatriement de migrants qui n'ont pas de passport ou un faux passeport. Les mêmes groupes linguistiques et les mêmes patronymes se retrouvant dans plusieurs pays, il est difficile de se fonder sur de tels éléments pour prouver la réalité d'une appartenance nationale. Ces autorités-là ne sont pas obligées de démontrer que les fugitifs ne sont pas des ressortissants.

Bamako n'hésite pas à 
dénoncer les failles des accords sur l'immigration avec les pays de départ.
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Montrer patte blanche au Mali
Il existe pourtant un accord passé le 11 décembre 2017 entre le Mali et l'Union européenne et l'UE multiplie ce type d'accord avec les pays de départ en vue de limiter et contrôler les flux migratoires. Mais ils n'ont qu'une valeur virtuelle. Ce genre d'accord de dupes met les pays de l'Union européenne à la merci de la mauvaise volonté et de la duplicité des autorités des pays d'émigration qui peuvent jouer sur la difficulté de la preuve de la nationalité. Les filières migratoires passant par divers pays africains, il est objectivement difficile de reconstituer l'itinéraire et la traçabilité des clandestins, notamment la nationalité réelle des personnes. Cette stratégie des accords bilatéraux est donc inadaptée à la réalité des pays africains, dont les administrations sont peu professionnelles et n'ont pas encore totalement intégré les concepts en usage dans les administrations occidentales héritières du droit romain.
Résultat de recherche d'images pour "Macron au Mali"Le fait que le refus ne porte que sur deux personnes ne permet pas de remettre l'accord en cause, mais si ce genre de refus se systématisait, Jupiter devrait innover... La plupart des migrants dont les autorités du pays d'origine ont refusé de les reconnaître comme leurs ressortissants se retrouvent sans papiers à tenter de survivre dans l'espace européen avec l'espoir d'une régularisation ou la peur d'une expulsion et d'un rapatriement.  

De belles âmes, en revanche, militent en France pour l'accueil des  islamistes, candidats djihadistes au retour !

mardi 19 décembre 2017

Enlèvement d'humanitaires français au Soudan du Sud, dit l'armée

Des membres d'une association française enlevés au Soudan du Sud, révèle l'armée

Des rebelles sud-soudanais ont enlevé quatre travailleurs humanitaires de l‘association française Solidarités International, dimanche  

Résultat de recherche d'images pour "Solidarités International"
L'enlèvement s'est déroulé  près de la ville de Raja, dans l‘ouest du pays, selon une information d'un porte-parole de l'armée du Soudan du Sud, Lul Ruai Koang, lundi.

Financée par des bailleurs européens et internationaux, les entreprises et le grand public et intervient dans 18 pays, Solidarités International (1980) a appelé dans un communiqué à "la plus grande prudence" sur "l‘utilisation du terme de kidnapping qui ne peut être confirmé".

Présente au Soudan depuis 2006, l‘association déclare avoir perdu le contact samedi avec une de ses équipes, composée de deux travailleurs humanitaires et d'un chauffeur privé, qui avait quitté leur base de Raga, dans le nord-ouest du pays, pour la ville d‘Aweil.

Les rebelles du Soudan du Sud ont accusé l‘armée d‘avoir attaqué une de leurs bases
Image associée
Les faits dateraient de la nuit de dimanche à lundi, à quelques heures de la reprise des négociations de paix à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
Un de leurs porte-parole, Lam Paul Gabriel, a précisé que les soldats avaient attaqué dimanche soir et pris position dans la base du mouvement rebelle IO dans la ville de Lasu, dans le sud du pays.
Les discussions de paix à Addis-Abeba se déroulent sous les auspices de l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement), qui regroupe huit pays est-africains (Djibouti, Ethiopia, Somalie, Erythrée, Soudan, Sud Soudan, Kenya, Ouganda).

Le Soudan du Sud a basculé dans la guerre civile fin 2013, deux ans après avoir obtenu du Soudan son indépendance, sur fond de rivalité politico-ethnique entre le président Kiir et son ex-numéro 2. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, ainsi que 1,9 million de déplacés internes et 2,1 millions de réfugiés à l’étranger. Le Soudan du Sud est devenu le troisième pays le plus fui par des populations.
Plusieurs groupes de soudanais ont quitté Calais la semaine dernière © AFPLe nombre de réfugiés sud-soudanais en Ouganda vient de dépasser 1 million, selon les derniers chiffres du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations. 
En novembre 2015, plusieurs groupes de Soudanais ont été accueillis dans différents centres d’hébergement : 48 à la Guerche-de-Bretagne, 36 à Sisteron dans les Alpes de Haute Provence, une quarantaine à Blois. 
En mars 2016, 96 réfugiés érythréens, venus dans le cadre de l’accord européen conclu l’été précédent pour répartir les demandeurs d’asile, ont été orientés vers des centres d’hébergement de la région lyonnaise.
En octobre 2016, des "réfugiés" soudanais, 25 hommes arrivés de Calais, ont été accueillis dans le Lot-et-Garonne.

Le conflit a été déclenché par la rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien adjoint Riek Machar, qui est détenu en Afrique du Sud. Les deux hommes appartiennent à deux ethnies différentes.
La majorité des habitants (60,5 %) de ce pays sont de confession chrétienne, les animistes représentent 32,9 % et les musulmans 6,2 %.

lundi 1 juin 2015

Otage au Yémen : diffusion d'une vidéo de la Française Isabelle Prime

Fatiguée et à genoux, la Française enlevée  au Yémen en appelle au président  Hollande.

"S'il vous plaît, ramenez-moi en France, vite !"

Hollande lâchera-t-il un instant sa campagne
pour consacrer du temps à l'otage française?
Ces mots sont prononcés en anglais par Isabelle Prime, otage française enlevée en février par un groupe tribal au Yémen, dans une vidéo dont Ouest France a visionné des extraits.
La scène a été filmée dans le désert. Isabelle Prime, 30 ans, y apparaît vêtue de noir, en captivité et fatiguée. A genoux, elle s'adresse directement au président de la République, François Hollande. Le ministère des Affaires étrangères a authentifié la vidéo. 

Travaillant pour une société de conseil américaine pour un projet financé par la Banque mondiale, la Française a été enlevée par un groupe armé à Sanaa, la capitale yéménite, à bord d'un taxi, en compagnie de son interprète. Cette dernière a été libérée en mars. Elle a parlé d'une détention "difficile" assortie de "mauvais traitements".

"Je suis toujours au Yémen, ma vie est en jeu si je vous parle et j'ai peur pour ma famille", assure l'interprète, Chérine Makkaoui, au quotidien régional. Elle refuse de donner des détails de sa détention. Au bout de deux semaines de détention, par
des ravisseurs dont on ne sait toujours rien, les jeunes femmes ont été séparées. "On m'a changée de cellule sous la menace d'un pistolet. Isabelle a eu le temps de me remettre un message ". Destiné à son père, à sa famille, et "tous ceux qu'elle aime", ce message, dont Ouest France ne précise pas quelle forme il revêt, Isabelle dirait à son père tout l'amour qu'elle lui voue.

Isabelle Prime, arrivée à Sanaa en mars 2013, travaillait pour Ayala Consulting, une société de conseil américaine sous-traitante d'un programme en partie financé par la Banque mondiale. Elle a été enlevée dans la capitale yéménite avec son interprète yéménite par des hommes déguisés en policiers alors qu'elles se rendaient en voiture au travail, selon leur employeur.

Victime de la guerre de religion entre musulmans


Le Yémen fait face depuis plusieurs mois à un conflit opposant la minorité chiite et la majorité sunnite. Une coalition internationale menée par les Sunnites d'Arabie saoudite lance des raids contre les positions rebelles des Houthis qui s'opposent au président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi. On comptabilise déjà plus de 2.000 morts, plus de 8.000 blessés et plus de 500.000 personnes déplacées. 
L'ONU tente actuellement une médiation.

samedi 18 octobre 2014

Hollande: l'annonce précipitée de la libération des lycéennes enlevées par Boko Haram

Le pathétique Hollande est tombé dans la panneau du pathos

Le président s'est empressé de publier l'information encore non confirmée 
de la libération des lycéennes nigérianes enlevées par le groupe terroriste.

Alors que le Nigeria annonce avoir trouvé un accord avec la secte armée Boko Haram concernant la libération des 219 lycéennes enlevées en avril dernierFrançois Hollande déclare avoir "des informations" sur leur prochaine libération.
"Boko Haram a annoncé que les jeunes filles allaient être libérées. Nous avons des informations qui laissent penser que ça pourrait venir dans les heures ou dans les jours qui suivent", a-t-il déclaré lors d'une intervention au siège de l'OCDE à Paris.

VOIR et ENTENDRE
la vidéo de Boko Haram montrant les lycéennes enlevées pour servir d' esclaves sexuelles:

Une annonce prématurée de plus des branquignols à la tête de l'Etat

Après s'être emballé, François Hollande rectifie et admet que "pour l'instant, nous n'avons pas encore confirmation qu'elles ont été libérées, mais l'engagement a été pris". 

Dans un premier temps, le président avait pourtant clamé comme finalisé que "les jeunes filles au Nigeria avaient été libérées", affirmant que leur libération était déjà effective. Mais il semblerait que le chef de l'État ait fait cette déclaration de façon un peu prématurée... 
En fait, il voulait juste parler de l'accord aboutissant à leur libération, s'est empressé de rectifier son entourage : "Pour l'instant, il y a un accord qui a été signé qui doit aboutir à leur libération". François Hollande s'est donc repris et a piteusement ajouté : "L'engagement a été pris, et nous espérons que Boko Haram tiendra son engagement".

Son ministre, Kader Arif, a déjà commis une grosse bourde sur les otages au Cameroun
Le 13 février 2013, devant l'Assemblée nationale, le ministre délégué aux Anciens combattants de Hollande avait annoncé la libération des sept Français enlevés par le groupe islamiste Ansaru au Cameroun, sans attendre de confirmation officielle, juste par prudence élémentaire... "Je viens d'avoir comme information, à confirmer, mais il semble qu'elle est confirmée, que nos otages au Cameroun ont été libérés", a en effet déclaré ce proche du président, devant les députés. Une nouvelle qui a provoqué les applaudissements sur tous les bancs... 
Mais quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son téléphone, il a repris la parole: "Il s'agissait d'informations transmises par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade" de la libération, a déclaré le ministre aux représentants de la nation. 
Le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary, a pour sa part parlé de "folle rumeur". 
L'ancien ministre de la Défense Défense Hervé Morin (UDI) avait souligné que Kader Arif n'était tout simplement "pas dans son rôle" et estimé que face à "un ministre délégué aux Anciens combattants qui veut se la jouer et annoncer une nouvelle, il faut que le Premier ministre mette de l'ordre dans son gouvernement". Or, Hollande a conservé l'éjaculateur précoce dans les deux gouvernements Valls suivant et le président "qui veut se la jouer" accomplira son quinquennat, quoi qu'il arrive et quoi qu'il fasse ou dise...

Les sept otages français de la famille Moulin-Fournier, trois adultes et quatre enfants, kidnappés le 19 février 2013 et détenus au Nigéria par le groupe islamiste Boko Haram, en lien avec l'intervention de Hollande au Mali, ont été libérés contre rançon le 19 avril 2013, deux mois après l'annonce intempestive de ce membre du gouvernement.

vendredi 26 septembre 2014

Hervé Gourdel, trahi par son guide franco-algérien

La justice s'intéresse au guide d'Hervé Gourdel

Le ver islamiste dans le fruit français


L'un des quatre Algériens qui accompagnaient Hervé Gourdel lors de sa randonnée en Kabylie est toujours entendu par les autorités algériennes.

Français à part entière, "Karim O." a fait la démarche de contacter le Français
Le Français d'origine algérienne était de retour en Algérie depuis environ un mois lorsqu'il a contacté Hervé Gourdel via Facebook pour offrir de l'accompagner dans le très dangereux massif de Djurdjra, Kabylie, lieu historique de maquis investi par les djihadistes se réclamant de l'Etat islamique.

D'après les informations de BFM TV, ce "guide de haute montagne" non déclaré aux autorités algériennes, est considéré comme le "suspect numéro un" dans les recherches des autorités sur la complicité des ravisseurs d'Hervé Gourdel.

L'auteur du piège est en garde à vue

Le Franco-Algérien qui habitant à ...Lille, est entendu à Bilda depuis ce jeudi après-midi . Selon le droit algérien, il peut être maintenu en garde à vue jusqu'à 20 jours, puisqu'il s'agit d'affaires liées au terrorisme, indique BFM TV.

Les trois autres Algériens qui accompagnaient le Français ont également été placés en garde à vue, et attendent d'être entendus. Ces amateurs de randonnées en haute montagne s'étaient rendus aux autorités après avoir été relâchés par les ravisseurs d'Hervé Gourdel, ce qui avait éveillé les soupçons.
Selon la loi algérienne, les quatre ressortissants auraient dû prévenir les autorités qu'ils accueillaient un étranger.

La question est posée du maintien de la double nationalité dans le droit français.
La maire de Lille était absente à la marche blanche de Saint-Martin-Vésubie en hommage au guide français trahi par un binational.

Cet après-midi devant la Grande mosquée de Paris, binationaux ou non, les musulmans de France se déclareront contre Daesh (Etat islamique, en français): "Nous sommes aussi de 'sales Français' ", sans risque, puisque la démocratie les protège de la trahison et de l'égorgement.



lundi 22 septembre 2014

Prise en otage d'un Français dans l'est de l'Algérie

Le sort du "mécréant" français inspire la plus grande inquiétude 

Un ressortissant français a été enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou,

à 110 km à l'est d'Alger, a-t-on appris des forces de sécurité, confirmées par les autorités judiciaires.

Ce "sale Français", un touriste de 55 ans, a été kidnappé dans la région montagneuse de Kabylie alors qu'il effectuait une randonnée, selon ces sources. 

On ignore actuellement si ce rapt est le fait d'islamistes armés liés à Al-Qaïda 

Il pourrait aussi s'agir de bandits qui chercheraient à obtenir une rançon, mais l'inquiétude est grande dans le contexte du jour, puisque le chef du Front al-Nosra a appelé à maltraiter les Français par tous les moyens.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a assuré que "la France n'a pas peur".