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lundi 1 juin 2015

Otage au Yémen : diffusion d'une vidéo de la Française Isabelle Prime

Fatiguée et à genoux, la Française enlevée  au Yémen en appelle au président  Hollande.

"S'il vous plaît, ramenez-moi en France, vite !"

Hollande lâchera-t-il un instant sa campagne
pour consacrer du temps à l'otage française?
Ces mots sont prononcés en anglais par Isabelle Prime, otage française enlevée en février par un groupe tribal au Yémen, dans une vidéo dont Ouest France a visionné des extraits.
La scène a été filmée dans le désert. Isabelle Prime, 30 ans, y apparaît vêtue de noir, en captivité et fatiguée. A genoux, elle s'adresse directement au président de la République, François Hollande. Le ministère des Affaires étrangères a authentifié la vidéo. 

Travaillant pour une société de conseil américaine pour un projet financé par la Banque mondiale, la Française a été enlevée par un groupe armé à Sanaa, la capitale yéménite, à bord d'un taxi, en compagnie de son interprète. Cette dernière a été libérée en mars. Elle a parlé d'une détention "difficile" assortie de "mauvais traitements".

"Je suis toujours au Yémen, ma vie est en jeu si je vous parle et j'ai peur pour ma famille", assure l'interprète, Chérine Makkaoui, au quotidien régional. Elle refuse de donner des détails de sa détention. Au bout de deux semaines de détention, par
des ravisseurs dont on ne sait toujours rien, les jeunes femmes ont été séparées. "On m'a changée de cellule sous la menace d'un pistolet. Isabelle a eu le temps de me remettre un message ". Destiné à son père, à sa famille, et "tous ceux qu'elle aime", ce message, dont Ouest France ne précise pas quelle forme il revêt, Isabelle dirait à son père tout l'amour qu'elle lui voue.

Isabelle Prime, arrivée à Sanaa en mars 2013, travaillait pour Ayala Consulting, une société de conseil américaine sous-traitante d'un programme en partie financé par la Banque mondiale. Elle a été enlevée dans la capitale yéménite avec son interprète yéménite par des hommes déguisés en policiers alors qu'elles se rendaient en voiture au travail, selon leur employeur.

Victime de la guerre de religion entre musulmans


Le Yémen fait face depuis plusieurs mois à un conflit opposant la minorité chiite et la majorité sunnite. Une coalition internationale menée par les Sunnites d'Arabie saoudite lance des raids contre les positions rebelles des Houthis qui s'opposent au président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi. On comptabilise déjà plus de 2.000 morts, plus de 8.000 blessés et plus de 500.000 personnes déplacées. 
L'ONU tente actuellement une médiation.

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