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mercredi 3 juin 2015

Paris: les expulsions de clandestins élevées au rang d' "opérations humanitaires"

Rafles avant 2012, évacuations "sanitaires" depuis...

La maire PS de Paris a réclamé la chasse aux migrants avant l'été

Des associations ont prêté main forte aux forces de l'ordre pour évacuer le camp de clandestins qui grossissait depuis des mois sous le métro aérien, porte de La Chapelle à Paris. Dès 6 heures, la police accompagnée de travailleurs sociaux de la ville de Paris et de représentants associatifs a démantelé ce campement installé au milieu du boulevard (Xe-XVIIIe), sous le métro aérien (ligne 2), entre les stations Barbès et La Chapelle, sur le site d'une ancienne déchetterie et d'un "skate park".

Le préfet de police a ordonné l'évacuation en invoquant un " péril imminent" qui pesait sur le camp où des cas de gale sont déjà apparus -ce que démentait France Terre d'asile- et où un risque d’épidémie de dysenterie aurait été signalé, ce que dément aussi FTA. 

VOIR et ENTENDRE Pierre Henry (FTA) vendre les expulsions en opérations sanitaires:

"
Les campements, en terme d'épidémie, en terme sanitaire, sont des risques, d'abord pour ceux qui y habitent", a justifié la ministre de la Santé, Marisol Touraine, soumise à l'ISF, invitée ce mardi matin sur France Info. "Il faut veiller à ce que chacun qui était là soit relogé." Yapuka, mais ce n'est pas le cas: les associations qui se sont rangées aux côtés des forces de police ont fait confiance au gouvernement qui avait garanti que les conditions du relogement des clandestins étaient réunies.  

Installé depuis dix mois,
le mini-Sangatte a beaucoup grossi sous l'afflux de réfugiés, en majorité Erythréens et Soudanais, mais aussi Guinéens et Egyptiens, des hommes, qui sont pour beaucoup des demandeurs d'asile, et une vingtaine de femmes et d'enfants. D'une vingtaine de tentes fin mars, il est passé en deux mois à environ 380 personnes vivant dans de médiocres conditions sanitaires, sans eau, dormant pour certains à même le sol, dans les mêmes conditions que l'autre groupe de migrants qui s'est installé sur une butée du boulevard périphérique porte de La Chapelle, à l'abri d'un terre-plein.

France Terre d'Asile cautionne les ramassages

REVOIR et REENTENDRE
 
Pierre Henry (FTA) marteler des justifications aux expulsions, avec le soutien d'Emmaüs Solidarité:

Un deuxième campement bientôt évacué à Paris

La "douceur" bien connue de Royal
Un deuxième campement de migrants est menacé à Paris après l'évacuation mardi de celui du métro La Chapelle (XVIIIe) . Cette fois, la préfecture voudrait pouvoir reloger les habitants de la centaine de tentes qui s'agglutinent aux abords de la gare d'Austerlitz.
Après les abords de la gare du Nord, ceux de la gare d'Austerlitz. La préfecture de Paris compte s'attaquer prochainement à un camp de migrants du XIIIe arrondissement après l'évacuation mardi à l'aube de celui qui s'étalait depuis des mois sous le métro aérien de La Chapelle, dans le XVIIIe.
Comme les 380 personnes qui dormaient au dessus des rails de l'Eurostar, que la plupart rêve d'emprunter jusqu'au Royaume-Uni, tous devront être relogés en attendant d'examiner leurs dossiers de demande d'asile.

Motif officiel avancé: "risque d'épidémies"

Depuis un an, les tentes s’alignent sur les quais du sud-est de la capitale. Elles sont à présent une centaine et risque encore de croître si les autorités ne prennent pas les choses en main. Dans ces camps, la propagation des maladies est légion. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, dit d'abord craindre pour la santé de ces migrants qui, pour la plupart Soudanais ou Érythréens, fuient la misère et les guerres de leur pays.
Mardi, le préfet de police a ordonné l'évacuation de La Chapelle en raison du "péril imminent " qui pesait sur le camp, où des cas de gale sont déjà apparus et où un risque d’épidémie de dysenterie a été signalé.

A Calais encore, Pas-de-Calais



Près du tunnel de la Manche qui mène au Royaume-Uni, 
le squat Vandamme (du nom de l’ancienne entreprise de recyclage qui l’abrite) et le camp dit de "Leader Price" ont été évacués par la police. Les opérations se sont déroulées dans le calme, avec la complicité des associations autrefois opposées aux rafles de migrants. 66 interpellations ont été enregistrées. 
Il y avait près de 300 migrants dans le squat. Beaucoup de militants associatifs étaient sur place. Des membres de l’association Salam ont dénoncé le fait de ne pas avoir été prévenus de l’imminence des opérations, qui "rappellent les évacuations de début juillet (rue de Moscou)".

La préfète, Fabienne Buccio, a par ailleurs précisé que, dans le Calaisis, le nombre de migrants est aujourd’hui passé à près de 3.000, contre 400 l’année dernière à la même époque.

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