POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

jeudi 25 juin 2015

Les taxis laissent éclater leur violence: blocages, échauffourées et voitures retournées


Les manifestations réclament le respect de la... légalité !

Les taxis se sont déchaînés contre les chauffeurs UberPop p
artout en France  
Des CRS interviennent face aux chauffeurs de taxi qui manifestent, porte Maillot, à Paris, le 25 juin 2015. 




Les manifestants entendaient défendre leur monopole et lutter contre la libre concurrence et le numérique. La concentration de milliers de professionnels en colère a donné lieu à de nombreuses violences, notamment armées. 

Des chauffeurs de taxi mal-aimés ont manifesté leur inadaptation au monde modernejeudi 25 juin,
contre le service de transport entre particuliers UberPop et l'interdiction de l'application qui facilite les déplacements des particuliers. La circulation a été très perturbée dans de nombreuses grandes villes, comme à Paris, où le trafic a été brièvement paralysé sur le périphérique et l'accès aux aéroports bloqué. 
De nombreux altercations et actes d'incivilité ont également émaillé le mouvement de protestation. Les forces de l'ordre ont dû intervenir.
 

Violences sur la voie publique
Des taxis à l'ancienne interceptent un taxi Uber
et essaient de retourner le véhicule
Des véhicules ont été vandalisés et des jets de projectiles ont mis en danger des personnes physiques. Plusieurs agressions de chauffeurs UberPop ou des VTC par des taxis déchaînés, notamment porte Maillot à Paris, où deux voitures ont été retournées, au prétexte de "concurrence déloyale" des taxis VTC (véhicules de transport de personne).



Des palettes sont enflammées sur le périphérique, les bretelles d'accès aux aéroports sont bloquées et des affrontements éclatent près des gares... Les chauffeurs de taxi veulent éradiquer les chauffeurs Uber. "Un de moins", se félicite l'un d'eux sur son compte Twitter, publiant la photo d'une voiture retournée.


Porte Maillot à Paris, des tirs de fumigènes ont été lancés contre les véhicules.







Les manifestants s'en sont pris à la police

Les forces de l'ordre, déployées massivement à Paris, ont dû intervenir à plusieurs reprises. Porte Maillot, où la presse parisienne s'est concentrée, des CRS sont intervenus une première fois, vers 7 heures, pour dégager le périphérique bloqué par les taxis, puis une nouvelle fois, vers 9h30, pour déloger les manifestants, descendus à pied sur le périphérique. Chassés par les CRS, les taxis voyous sont remontés de l'autre côté en hurlant "Uber, Uber, on t'encule." En milieu de matinée, les incidents dans la capitale se poursuivaient.

Manifestations à Marseille,Toulouse et Bordeaux

Dans les Bouches-du-Rhône, les taxis ont installé plusieurs barrages filtrants à Marseille et Aix-en-Provence. A Marseille, les taxis ont brûlé des pneus et des palettes, perturbant et bloquant les accès à la gare Saint-Charles, ainsi qu'à l'aéroport.
A Toulouse, une quarantaine de taxis ont bloqué l'accès à la gare dès 8 heures et une centaine d'autres a ralenti l'accès à l'aéroport.
A Bordeaux, une centaine a stationné autour du Palais de justice pour "réclamer justice". "Les chauffeurs UberPop sont interdits, mais ils sont toujours là !", ont-ils scandé. 

Un flou juridique entoure cette pratique de covoiturage dans l'air du temps, jusqu'ici considéré comme souple et convivial, et la cour d'Appel de Paris a reporté à septembre sa décision d'interdire ou non UberPop, tandis que le ministre des Transports, Alain Vidalies, est aux abonnés absents.
VOIR et ENTENDRE la traque des taxis Uber à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par les chauffeurs de taxi, qui ont procédé à des contrôles, encadrés par des policiers, pour débusquer les conducteurs de VTC:



Le dialogue est rompu

Au moins huit gardes à vue de chauffeurs de taxi ou de VTC ont été placés en garde à vue pour des violences présumées, à Paris. Dans la capitale, de nombreux incidents ont émaillé la manifestation des chauffeurs de taxi, qui réclament la désactivation de l'application de transports entre particuliers UberPop.

A l'origine du mouvement national de protestation, les syndicats de taxis ont refusé "à l'unanimité" de se rendre à Matignon, en l'absence de Manuel Valls, qui "condamne avec la plus grande sévérité" des violences "inadmissibles", mais une délégation de l'intersyndicale doit rencontrer Bernard Cazeneuve à 18h30, place Beauvau. Bernard Cazeneuve a écourté son déplacement à Marseille vers 16h30 pour rentrer à Paris "poursuivre le dialogue".

La chanteuse Courtney Love, bloquée dans un Uber pris en embuscade
et couvert de jaune d'oeuf, interpelle François Hollande, lui demandant "où est la police". Le véhicule de l'ex-compagne de Kurt Cobain a été "frappé à coups de battes en métal", entre l'aéroport et Paris, révèle-t-elle sur Twitter. (lien PaSiDupes)

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):