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mardi 23 juin 2015

Bordeaux: un épicier musulman impose des jours d'ouverture différents aux hommes et aux femmes

Juppé ne peut plus aller chez l'arabe du coin avec sa femme

Des moeurs importées s'imposent peu à peu aux Français 
Bienvenue aux frères et aux soeurs:
les Chrétiens sont-ils exclus ?
Apartheid anti-Blancs ?
Interdire la ségrégation sexuelle serait raciste... 
L'épicier arabe a tous les droits, ceux d'un Français et ceux des musulmans, et les Bordelais commencent à prendre conscience que leur mode de vie est en train de changer. Ce commerçant vient en effet d'instaurer des jours d'ouverture différents pour les hommes et les femmes. Suite à la bronca suscitée par sa réglementation, Jean-Baptiste Michalon, l'épicier métis musulman, a finalement mis fin à cette pratique, non sans crier à la xénophobie. 
Il aura fallu un article de Sud-Ouest et une avalanche de réactions indignées pour qu'il retire sa pancarte. Le journal qui décrit "voilée de la tête aux pieds" la jeune femme qui se tient derrière le comptoir, la dit néanmoins "souriante"... Elle dit s'appeler Soumaya ("noble, élevée", en français), avoir 30 ans et quatre enfants: "Je me suis récemment convertie à l'islam", insiste-t-elle. "Je m'appelais Jessica, je suis née et j'ai grandi à Bordeaux, dans une famille où on ne pratiquait aucune religion. J'étais esthéticienne, la religion ne m'intéressait pas. Puis, à une période, il s'est produit des deuils autour de moi; j'étais perdue, beaucoup de doutes. Alors j'ai pensé à la religion comme secours. J'ai lu la Bible, la Torah et le Coran. Et là, dans le Coran, j'ai trouvé mes réponses, la paix, la justesse. Je n'avais jamais fréquenté de musulmans." "Je suis épanouie," lance l'épicière, dont le journal diffuse le discours  prosélyte.


C'est donc un jeune couple de Français convertis à l'Islam qui a suscité une levée de boucliers
spontanée, pour avoir affiché sur la devanture de son épicerie situé dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux (Gironde), que l'entrée était réservée aux hommes en semaine, et aux femmes le week-end.

Le maire de Bordeaux Alain Juppé a d'ores et déjà appelé les autorités compétentes à se saisir du sujet

Bordeaux : une épicerie musulmane remet en cause la mixité
Cette contrainte sexiste a fait réagir musulmans et non musulmans. Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, n'en revient pas lui-même : «On n'a jamais vu ça, même à l'époque du prophète", confie t-il au journal Sud-Ouest. Les marchés étaient mixtes. Ça me paraît un peu bizarre dans un monde où la mixité est une culture établie." Cette radicalité s'explique par le zèle coutumier aux néophytes.

En totale opposition aux règles républicaines

Puis l'affaire est arrivée jusqu'aux oreilles du maire de Bordeaux, Alain Juppé. Le premier magistrat de la ville et candidat à la primaire des Républicains en 2016 a demandé ce lundi aux commerçants de mettre fin à de telles pratiques. Dénonçant "toute pratique discriminante", il a rappelé que "de telles pratiques sont passibles de sanctions pénales". Et l'élu de "condamner fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d'égalité et de mixité."


Le maire de Bordeaux a également appelé "les autorités compétentes à se saisir de ce dossier afin de faire cesser de telles pratiques discriminatoires". Pour ce genre de discrimination qui relève du code pénal, le jeune couple risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.


La conseillère régionale socialiste Naïma Charaï a également condamné l'initiative.


L'épicier de 24 ans a fourni quelques explications à France Bleu, lundi soir.
"Je pensais que c'était plus pratique. Une femme mal à l'aise avec les hommes, c'est ma femme qui vient la servir. Avec un homme, ils peuvent faire connaissance et çà peut partir sur des histoires d'adultère. C'est une incitation au péché", a estimé le jeune homme, au risque de paraître binaire. "Mais je n'attendais pas à tout cela : les gens disent que c'est discriminatoire; moi, je ne veux pas être hors-la-loi", assure-t-il sur ce point.

Le maire de Bordeaux réaffirme le principe républicain d'égalité entre les hommes et les femmes. 
A croire que le jeune couple de Français n'a jamais vécu en France, ni fréquenté l'école de la République, sauf à penser qu'on n'y enseigne pas plus la laïcité que l'anglais... 


La question du travail dominical va bientôt être exotique et obsolète...

 

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