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vendredi 26 juin 2015

Taxis UberPop: maintenant, Hollande refuse le changement et le progrès

Homme de progrès, mais point trop, le président socialiste freine l'avancée des quatre fers

Hollande veut la dissolution d'UberPOP, le service de covoiturage urbain
Manifestation pacifique des taxis UberPOP 
(6 décembre 2015)

Radical comme Marine Le Pen, le président François Hollande a estimé sous le coup de l'émotion que UberPOP doit être purement et simplement "dissous et déclaré illégal". Il a par ailleurs fermement condamné "les violences inacceptables", commises par des chauffeurs de taxi soucieux de préserver leur monopole, lors des manifestations en France.
Le président socialiste a toutefois rétropédalé aussitôt dans la nuit de jeudi à vendredi depuis Bruxelles, et en l'état d'imprécision de la loi Thévenoud, pourtant récente, que "ce n'est pas l'Etat qui peut saisir des véhicules lui-même", la saisie des véhicules devant "être autorisée par des décisions de justice".  

La loi du plus fort s'étend sur la jungle française
Au total, les syndicats professionnels  ont mobilisés 2.800 taxis, jeudi en France, avec une "trentaine de points de blocage"

Or, UberPOP revendique 400.000 utilisateurs dans l'Hexagone et un fort engouement des usagers pour son application numérique. Mais ses chauffeurs ne payent ni cotisations ni impôts, n'ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires et ne sont pas assurés professionnellement.

La ministre des Transports, S. Royal, et celui de l'Economie ou du Numérique ne pensent rien...

La loi Thévenoud du 1er octobre 2014 supposée organiser la concurrence entre les taxis et les services de voiture de transport avec chauffeur (VTC) n'a rien réglé. Mieux, elle risque une censure partielle. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer dans les prochaines semaines sur la conformité à la Constitution de deux de ses dispositions contestées par la filiale française du groupe californien Uber. La Cour de cassation en a décidé ainsi par deux arrêts du vendredi 13 mars. 
Tandis que Hollande tient pour les caméras un discours de fermeté, voire d'intransigeance, la Cour s’interroge sur la conformité aux "exigences constitutionnelles" et le "caractère proportionné" de cette interdiction qui rompt l’égalité entre les VTC et les taxis sur le marché de la réservation où ils sont censés être en libre concurrence.
Dans le silence par ailleurs assourdissant des ministres concernés, des journalistes aux ordres et des experts auto-proclamés multiplient les commentaires plus ou moins éclairés, mais toujours alignés sur le pouvoir pourtant peu étayés, seulement destinés à travailler l'opinion.  

VOIR et ENTENDRE ainsi Hervé Gattegno, un réactionnaire à l'économie collaborative:

Contrairement aux allégations de ce proche d'Arnaud Montebourg, Hervé Gattegno,  Uber est fiscalisée, d'une part, et ses chauffeurs sont déclarés et bénéficiaires d'une couverture sociale, d'autre part. 
Ce journaliste du passé (Le Point) ne trouve pas mieux en outre que de prôner une indemnisation fiscale des taxis professionnels, si coûteuse qu'elle serait pour le contribuable et les finances publiques. Or, cette fausse bonne idée de facilité ignore que les taxis sont des entreprises et soumises  comme les autres aux risques du marché. Les indemniser créerait un précédent insupportable, seulement concevable par les analystes qui pérorent ici et là pour meubler le temps d'antenne pléthorique de la TNT.

Tandis que tous les modes de transports de personnes cohabitent harmonieusement en Grande Bretagne
, la machine répressive à l’encontre d’UberPop est lancée en France. Depuis le début de 2015, le procureur de la République a déjà reçu  de la Préfecture de police de Paris plus d’une trentaine de dossiers de ces particuliers qui s’improvisent chauffeurs de taxis, selon leurs détracteurs, mais qui sont comme les proches, voisins et amis qui, pour nous dépanner, nous transportent sous couvert de leur assurance personnelle et avec la qualité de conduite qu'a validé leur permis. Les premières poursuites judiciaires pourraient pourtant être lancées rapidement.

Yves Jégo rétablit quelques vérités

L'ancien ministre (UDI) a réagi à la manifestation des taxis contre UberPOP et les VTC. Yves Jégo, député-maire UDI de Seine-et-Marne, était l'invité de Nathalie Levy sur BFMTV, ce jeudi 25 juin 2015. 


Le député détruit les contre-vérités véhiculées sans assurance d'exactitide et se projette dans le sillage des nouvelles technologies niées par le pouvoir socialiste. 
A propos de la manifestation des taxis à Paris, Yves Jégo  a également souligné que "le combat des professionnels n'est pas seulement contre UberPOP, mais aussi contre tous les VTC" 


L'avancée du covoiturage - plébiscité par le public - est-elle remise en question ? 
Avec elle, un renoncement à la souplesse d'utilisation et la convivialité du dispositif constituerait une régression que le pouvoir socialiste assume déjà sous la pression des braillards descendus dans la rue et en des termes violents qui ne conviennent qu'à un pouvoir partisan. Dans ce nouveau combat des Anciens et des Modernes,  les socialistes s'opposent aux jeunes (et aux moins jeunes) qui vivent avec leur époque.


Le parti-pris de l'exécutif est flagrant au regard de sa récente détermination à déréguler les professions libérales qui elles aussi achètent leurs charges et cabinets: en septembre 2014, les médecins, dentistes, pharmaciens mais aussi notaires et avocats, ont été appelés par leurs syndicats à baisser le rideau pour protester contre le projet du gouvernement qui vise à déréglementer leurs professions. 
En terme de cohérence et d'équité, cette volonté de statu quo de l'Elysée et de Matignon en faveur des entreprises de la famille André Rousselet (groupe Canal+, i-télé, D8, D17 ou Universal Music Group et Dailymotion, etc), proche du pouvoir socialiste, reste difficile à démontrer. 
Aujourd'hui, le pouvoir socialiste s'en prend aux entreprises de VTC pour protéger les patrons sympathisants de son entourage. 

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