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mardi 16 juin 2015

Elise Lucet, journaliste-activiste contre le projet de directive "secret des affaires"

Sa pétition pour protéger le secret des sources recueille près de 300.000 signatures

Elise Lucet choisit le floutage: 
"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"

La journaliste porte bien mal son nom mais sa pétition marche. Celle qui en octobre 2014 affirmait: "Je suis une femme redoutée", se plaît en égérie de la gauche anti-libérale. Forte de sa position de présentatrice du 20 heures sur le service public, elle est figure de proue contre un projet de directive européenne sur le secret des affaires. Portée par le collectif "Informer n'est pas un délit", dont 
Fabrice Arfi (Mediapart), Claude Baudry (L'Humanité), Wendy Bouchard (Zone Interdite, M6), Hervé Brusini (Francetv info), Nicolas Chateauneuf (France 2), Christian Chavagneux (Alternatives économiques), Guilaine Chenu (Envoyé Spécial, France 2), Elisabeth Helle (Arte), Thomas Hugues (RTL, France 5), Françoise Joly (Envoyé Spécial, France 2), Patricia Loison (Pièces à conviction, France 3), Loic de la Mornais (France 2), Laurent Mauduit (Mediapart), François-Xavier Ménage (Capital, M6), Paul Moreira (Premières Lignes), Xavier De Moulins (66 minutes, M6), Antoine Peillon (La Croix), Edwy Plenel(Mediapart), Nicolas Poincaré (Complément d'Enquête France 2), Matthieu Quiret (Les Echos), Hélene Risser (LCP Public Sénat), Benoist Robin (i-télé), Nabila Tabouri (France 2), Jean-Marc Vittori (Les Echos), etc
la pétition de la présentatrice de Cash Investigation sur France 2, lancée le 4 juin, a rassemblé, en à peine dix jours, plus de 275.000 signatures à travers l'Europe. L'un des records du site de pétitions en ligne Change.org. Le buzz est atteint, dans le milieu.
La pétition a déjà recueilli 240.00 signatures en France et 30.000 en Belgique, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni. Des versions locales ont été lancées dans ces trois derniers pays. Un appel contre la directive a aussi été lancé par les syndicats français, des syndicats européens, l’Association européenne des Droits de l’Homme et Julian Assange, fondateur de Wikileaks.

Cette pétition réclame la suppression pure et simple de cette directive 
Elle prévoit de lourdes sanctions en cas de divulgation de secrets des affaires y compris par les journalistes, dits d'investigation, qu'ils attendent ou non les fuites au téléphone. Si une source ou un journaliste "viole" ce "secret des affaires", des sommes dissuasives pourraient lui être réclamées [...] On pourrait même assister à des peines de prison dans certains pays," assure Elise Lucet.

A noter pour mémoire que BFMTV doit rendre des comptes pour la légèreté criminelle avec laquelle la chaîne a exposé la vie des otages de l'hyper-casher lors des attentats meurtriers par des islamistes terroristes français,  début janvier à Paris.

Le secret des sources ajouté à la dictature du buzz n'est pas sans risques : 
A l'aise, Next (BFMTV/RMC) - et francetvinfo ! - ont retiré le témoignage de la plaignante ! 

Informer n'est pas un délit; le mensonge et la diffamation en sont

Avant de poursuivre "notre métier consistant à révéler des informations d’intérêt public - hormis l'annonce insupportable de la mort de la reine Elizabeth II -  il nous sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique de nos pays", conclut-elle. Ce qui reste à démontrer, à la condition de fournir un réel travail d'investigation et de vérifier les dites sources... 
La journaliste va plus loin en soulignant qu'avec cette directive, il y aurait eu peu de chances d'entendre un jour parler du "scandale financier de Luxleaks", des "pesticides de Monsanto" ou encore du scandale du vaccin Gardasil." Ce qui reste aussi à démontrer. Les prothèses PIP n'ont pas attendu la presse pour éclater ! Les affaires finissent toujours par sortir, ne serait-ce que par l'entremise des avocats... 

En attendant que la requête du collectif qui téléguide Elise Lucet soit examinée par les députés Européens pour valider ou non ce texte, la pétition a été soutenue par un panel de personnalités sulfureuses : 
les trotskistes Edwy Plenel et Fabrice Arfi de Mediapart, Stéphanie Gibaud, ex-salariée d'UBS "lanceuse d'alerte" (animée par UGICT-CGT, Plateforme internationale des lanceurs d’alerte (Pila), Fédération des banques et assurance CGT, Syndicat national des journalistes CGT, CGT Paris, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Sherpa, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM, cf. le 'Mur des cons'), Peuples solidaires, ANTICOR, ATTAC),
ou encore la député européenne Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-les Verts (éliminée de la présidentielle 2012, avec 2,31 % des voix).
Le 16 juin prochain, une commission de députés européens, la commission JURI, se réunira pour valider ou non ce texte.

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