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mercredi 6 juillet 2016

L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
 

Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
"Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
"La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

"Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
"Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

lundi 4 juillet 2016

Salah Abdeslam, terroriste islamiste VIP, jouit d'une suite de 4 cellules

L'opposition dénonce le 4 étoiles pour Salah Abdeslam dans un Fleury-Mérogis par ailleurs surpeuplé

Sans états d'âme, la gauche fait 
bénéficier Salah Abdeslam de conditions de détention avantageuses
Quatre cellules lui sont dédiées, depuis son incarcération en avril à Fleury-Mérogis. Il dispose d'une cellule où il est surveillé 24h sur 24 par des caméras de surveillance. Une cellule de rechange est prévue pour le cas où la première ne conviendrait plus à l'islamiste. La troisième cellule est un poste de contrôle où sont disposés les écrans vidéo. La quatrième est équipée d'un rameur à l'usage exclusif de Salah Abdeslam. 

Une partie de l'étage a été vidée pour Salah Abdeslam. 
Le protégé du ministère de la Justice est logé dans le bâtiment D3, au quatrième et dernier étage de la prison, plus grande prison d'Europe située à une trentaine de kilomètres de Paris. "En temps normal, c'est un quartier d'isolement où sont hébergés des détenus médiatiques. Ils peuvent se retrouver dans une salle de sport. Elle n'a pas été crée spécifiquement pour lui", confirme une source syndicale pénitentiaire qui précise que le Molenbeekois n'y a pas accès quand il le demande mais uniquement certains jours à des créneaux horaires précis. "Il ne peut rien imposer, ce n'est pas à la carte", ajoute-t-elle.
Mais en décrivant la généralité, Delphine Boesel, avocate militante, fait de l'enfumage. Elle aurait pu aussi bien mentionner d'autres catégories de détenus à l'isolement qui auraient pu être les voisins de cellule du terroriste, mais qui ne le sont pas. Certains prisonniers, comme par exemple des anciens fonctionnaires "VIP" ou des transgenres, se trouvent habituellement dans ce quartier d'isolement, mais ils ont été déménagés.
En avril dernier, L'Express s'était aussi appliqué à désinformer l'opinion.
"Dans sa cellule, qui fait un peu plus que 11m2, Salah Abdeslam bénéficiera d'une télévision, d'un lit composé d'un matelas ignifugeable , d'un mobilier pour écrire et ranger ses affaires ainsi que des toilettes et une douche qui "respectent son intimité", c'est-à-dire à l'abri des regards. A l'identique des autres détenus en isolement."
Le ministère de la Justice s'est soumis aux exigences du terroriste assassin
Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats du 13 novembre 2015 bénéficie de conditions de détention particulières. Et, l'Observatoire international des prisons, habituellement prompt à dénoncer les conditions de vie carcérale, n'a pas manqué de banaliser la situation privilégiée du détenu, hébergé dans un espace VIP réservé aux détenus médiatiques. "Toutes les personnes placées à l'isolement ont à leur disposition [exclusive?] une cellule aménagée dans laquelle ils ont accès la plupart du temps à un rameur, voire un vélo. Du matériel, en général, pas de très bonne qualité", a raconté Delphine Boesel, avocate. "Il n'a aucun traitement de faveur,"assure cette vigie des prisons.
Me Boesel a découvert les prisons par le biais du Genepi, association.Elle a défendu Daniel Merlini, un membre de la Dream Team, équipe de braqueurs qui s'est illustrée dans les années 1990. Son client, qui sera abattu en 2010 dans une fusillade.
Parmi ses clients, des multirécidivistes au casier judiciaire long comme le bras, elle compte Christophe Khider, condamné pour braquage, meurtre, évasion de Moulins, tentative d'évasion de Fresnes avec prise d'otage.
Face à l'administration pénitentiaire, elle conteste les placements à l'isolement, les transferts incessants de détenus pour raison de sécurité.

Elle milite avec l'OIP pour le droit des détenus à posséder un téléphone portable.
Elle sera 
élue présidente de la section française de l'OIP en avril 2015, Christiane Taubira étant ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016. 
Thierry Solère (LR) "étonné" des conditions de détention d'Abdeslam

Le député a découvert le pot-aux-roses lors d'une visite à la prison et il a interpellé le Garde des Sceaux. "J'ai écrit à Jean-Jacques Urvoas, pour lui demander quelles sont les motivations qui ont prévalu à cette décision de transformer une cellule dans une prison surpeuplée, pour que M. Abdeslam puisse avoir une salle de sport", explique-t-il. Selon le ministère de la Justice, proposer des activités sportives aux détenus est une obligation.


Le député des Hauts-de-Seine dénonce les "privilèges" accordés au terroriste. "On en est à un dispositif tel que même une cellule supplémentaire lui est allouée pour une salle de sport privée", résume Thierry Solère au micro d'Europe 1. 
"Je suis étonné, et d'ailleurs le personnel pénitentiaire autour de moi n'a pas su me répondre et a aussi montré son étonnement", poursuit l'élu. "C'est un privilège qui est donné" à Salah Abdeslam. 

La situation est, selon lui, d'autant plus inacceptable que "la surpopulation en prison" est une réalité. "Les nouveaux arrivants à Fleury-Mérogis n'ont même pas un lit pour eux: on leur met simplement un matelas par terre", a-t-il dénoncé. 

Dans sa lettre à Urvoas, Thierry Solère  écrit: "Je ne cherche pas la polémique", assure-t-il. "Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux depuis peu de temps, il est courageux, dit la vérité et a conscience des sujets. En revanche, j'attends une réponse précise sur la motivation [qui a poussé à] donner à Salah Abdeslam une cellule en plus avec du matériel de sport, un rameur et un appareil de musculation."

dimanche 20 avril 2014

Les quatre journalistes otages d'islamistes sont de retour de Syrie

Onze mois d'épreuves aux mains de djihadistes venus de France

Les quatre journalistes français ex-otages en Syrie sont arrivés dimanche matin
 
Les ex-otages Edouard Elias (23 ans, photographe indépendant), Didier François (grand reporter), Nicolas Hénin (journaliste, 37 ans) et Pierre Torrès (photographe, 29 ans) à Villacoublay.

Après avoir attendu François Hollande d'abord à Evreux, puis à Villacoublay.
Les visages débarrassés de leurs barbes, les journalistes  sont arrivés à Villacoublay en hélicoptère en début de matinée en provenance de la base militaire d'Evreux où le gros hélicoptère, qui les a ramenés samedi de Turquie, s'était posé un peu plus tôt.

Les quatre hommes n'ont pu embrasser leurs familles sur le tarmac qu'après l'accueil protocolaire par  le chef de l'Etat, accompagné du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.
C'est "un jour de joie pour la France", a  lancé le président dimanche. "La France est fière d'avoir pu obtenir qu'ils soient aujourd'hui libres", mais "il y a encore des otages en Syrie, retenus parce qu'ils sont journalistes". Ils seraient une vingtaine, selon L. Fabius.

Didier François et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été enlevés au nord d'Alep, le 6 juin 2013. Le 22 juin, c'était au tour de Nicolas Hénin, 37 ans, reporter pour l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, à Raqqa.

Dix mois de captivité aux mains du groupe djihadiste d'Eiil

Sur Europe 1, Didier François a évoqué des conditions de détention "rudes", enfermés dans des sous-sols et dans des conditions "parfois violentes""Sur les dix mois et demi", les quatre otages sont "restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour, un mois et demi entièrement enchaînés les uns aux autres", a-t-il dit.

"Dix lieux de captivité". Didier François, reporter aguerri, doyen du groupe à 53 ans, a précisé : "Dans un pays en guerre, ce n'est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l'eau, l'électricité, parfois c'était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu'on soit déplacés très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes".

Très ému, Nicolas Hénin a expliqué que les otages avaient été "plongés dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire". S'exprimant plus tard dans la journée sur Arte, il a précisé: "Ce dont on a le plus souffert pendant toute la première partie de notre détention, c'est du manque de nourriture. Heureusement on nous a donné au cours des derniers mois de quoi nous remplumer".
"Le froid, également, nous n'avions pas d'eau chaude", a-t-il ajouté. "J'ai gardé les habits avec lesquels j'ai été capturé le 22 juin jusqu'au 23 décembre".
"En tout, a-t-il dit, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité (...). La plupart du temps, avec d’autres personnes, notamment Pierre Torrès qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention".

Il a confirmé que les otages ont parfois été maltraités. "Il y a eu également un peu de maltraitance physique, mais cela tous les prisonniers syriens y passent, a-t-il dit.

Des geôliers français
L’un des ex-otages a révélé que certains des geôliers parlaient français.
François Hollande a évoqué de son côté ces "jeunes qui se font embrigader par des moyens totalitaires pour aller combattre en Syrie". "Nous ne laisserons pas faire. Pour cela, on fait en sorte que nul ne puisse sortir du territoire pour mener une action quelconque par les armes, où que ce soit".

Me Gilbert Collard suggère de ne pas autoriser le retour en France des djihadistes  français. Lien RTL

Mais se posent déjà des questions sur les conditions de leur libération. 

Un groupe islamiste en voie de disparition. 
En septembre dernier, l'ASL a tué l'un des principaux leaders du groupuscule djihadistes le plus radical en Syrie de l'Etat Islamique en Irak et au Levant proche d'al-Qaïda. Selon Farsnews, qui citait la chaîne de télévision Al-Mayadeen, Abou Abdallah Al-Libi, dit l'Emir de Daesh, l'un des commandants de haut rang du groupuscule terroriste de l'EILL baptisé, "Daesh", a été tué lors des affrontements avec les mercenaires de l'ASL dans la région d'Ad-Dana à Rif d'Idlib. Abou Abdallah Al-Libi qui était le commandant de Daesh à Idlib et Alep, accompagné de plusieurs terroristes de Daesh au bord d'un véhicule, a été pris pour cible à Bab-ol-Hava. Selon les media syriens,  au moins 12 d'entre eux ont perdu la vie. Les affrontements entre l'ASL et al-Qaïda se sont intensifiés et ont décimé EILL désormais encombré de ses fardeaux français. 

Il semble qu'EILL réoriente son activité sur le Liban. 

Le groupe islamiste, qui lutte contre les forces de Bachar al-Assad en Syrie mais affronte aussi les rebelles pour le contrôle des territoires, a par ailleurs promis "qu'un lourd prix à payer attend ces ignobles criminels" du Hezbollah, qui appuie les forces gouvernementales. Il s’agissait du premier attentat revendiqué par EIIL au Liban.

La France n'a pas varié de discours officiel
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres", a seulement réaffirmé François Hollande sur Europe 1.
"Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis", a-t-il dit, "car nous avons encore deux otages" au Sahel
Il reste désormais deux otages français dans le monde: Serge Lazarevic et Gilberto Rodrigues Leal, enlevés respectivement en novembre 2011 et novembre 2012 au Mali. Fabius s'est déclaré "très inquiet" concernant le sort de ce dernier, âgé de 61 ans. "Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles".

Laurent Fabius a nié toute livraison d'armes.
Depuis l'enlèvement des journalistes, les services de renseignement français "ont été en capacité permanente de repérer la localisation des otages", a affirmé une source proche du dossier. "Depuis le début, on les a suivis à la trace".
Très bien briefé, l'un des  journalistes ex-otages   confirme les déclarations officielles
"De temps en temps, on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé... On a vraiment cette chance d'être Français", a ajouté Didier François, l'un des fondateurs de SOS-Racisme et lors d'une brève déclaration, interrompue par un sanglot.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'était rendu en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il avait rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé hier", a poursuivi cette source.
EILL aurait tout simplement abandonné les quatre otages aux mains de la Turquie...

"Ca a été long, mais on n'a jamais douté", a déclaré le grand reporter d'Europe 1, Didier François, seul ex-otage à s'exprimer devant le micro.

Les quatre hommes  se sont rendus à l'hôpital militaire du Val de Grâce pour y subir des examens médicaux, avant de retrouver leurs familles en fin de journée.
Edouard Elias et Pierre Torrès, qui ne vivent pas à Paris, devaient passer la nuit dans un hôtel parisien avec leurs proches, ont indiqué certains d'entre eux.

mardi 16 juillet 2013

Otages: trente rédactions de journalistes découvrent Hollande

La presse interpelle François Hollande

Les media retournent-ils à l'impertinence ? 
Trente rédactions nationales et régionales ont interpellé  le président sur le sort de deux journalistes français disparus en Syrie, a annoncé mardi Europe 1, la radio pour laquelle ils travaillent. 
Les deux journalistes, Didier François, grand reporter à Europe 1, et Edouard Elias, un photographe indépendant missionné par la radio, ont disparu en Syrie il y a un mois, le 6 juin dernier, sur la route d'Alep
F. Hollande a reçu lundi les familles des deux journalistes.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, a annoncé dans la matinée du dimanche 14 juillet lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/i-télé/LeParisien, que le grand reporter et le photographe étaient bien vivants.

Un comité de soutien présidé par la journaliste Florence Aubenas doit se réunir mardi à 15h00 devant le siège parisien d'Europe 1.
Les deux otages sont en vie,
a affirmé Hollande dimanche
La journaliste du Monde a elle-même été otage en Irak de janvier à juin 2005.

Les co-signataires de la lettre récemment adressée à Hollande, parmi lesquels l'AFP, le Monde, Libération, le Figaro, TF1, France2, BFMTV, RTL et France Info, ainsi que plusieurs quotidiens de la presse régionale soulignent dans ce courrier "l'attention très grande qu'elles portent toutes à la libération de leurs confrères".
Un rassemblement de soutien aura lieu mardi 9 juillet devant la station Europe 1 à Paris, pour laquelle travaillaient les deux hommes. 

Ils estiment que leur détention est "en tous points illégale" et "porte atteinte au droit international ainsi qu'à la liberté essentielle d'informer", rapporte Europe 1 qui a fait porter la lettre à Hollande le 28 juin, il y a plus de 15 jours.

"Le Président de la République a répondu dans les plus brefs délais à ce courrier, assurant 'l'engagement total de l'ensemble des services de l'Etat pour faire toute la lumière sur les circonstances de leur disparition et obtenir leur libération'", ajoute la radio.

Hollande ne peut ignorer les conséquences de son refus
Alors qu’i-télé (groupe Canal +) a déclaré que la famille Moulin-Fournier prise en otage en Algérie par la secte islamique Boko Haram et relâchée dernièrement a recouvré sa liberté contre une rançon de 7 millions de dollars, François Hollande a quant à lui réaffirmé qu’aucune rançon n’a été donnée pour libérer les détenus.
I-Télé comme Reuters, ignorent qui a payé la rançon en avril. La chaîne de télévision évoqua toutefois deux hypothèses. Il pourrait s'agir du groupe GDF-Suez, employeur de Tanguy Moulin-Fournier, mais Hollande a nié. Le "bienfaiteur" pourrait être aussi le président camerounais Paul Biya qui aurait pris sur ses fonds. Contacté par I-Télé, GDF-Suez s'est refusé à tout commentaire.

Le gouvernement ne devait plus payer de rançon pour les otages
Pas de versement de rançon
pour Philippe Verdon,
otage malade d'islamistes:
il est mort
Le président François Hollande l'avait fait savoir, dès le mois de janvier, aux familles des otages français détenus dans différentes parties du monde. La consigne avait été transmise à tous les services de l'Etat, jusqu'à la Direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE. Désormais, non seulement l'Etat refusera toute transaction financière, mais il s'opposera "à toute forme de versement", selon les termes d'un conseiller ministériel, ce qui vise également les sommes que les familles, les entreprises ou les compagnies d'assurance pourraient être conduites à remettre par leurs propres moyens aux preneurs d'otages.

François Hollande a "formellement confirmé", lundi 15 juillet, la mort de Philippe Verdon, l'otage français enlevé en novembre 2011 au Mali.
Aucune rançon n'a été versée: officiellement il est mort de maladie.

mardi 18 juin 2013

Taubira délaisse les surveillants de prison au profit des homos

Divorce entre le monde carcéral et la ministre de Hollande

Les surveillants de prison  se sentent méprisés
Maison d'arrêt d'Orléans
Ils n'ont pas le droit de grève mais se sont rassemblés devant les établissements pénitentiaires pour réclamer davantage de moyens. 

Paradoxalement,
ils bloquent les prisons quand les prisons connaissent une surpopulation record. Parloirs annulés, extractions bloquées, interventions ponctuelles des forces de l'ordre... Des centaines de surveillants de prison ont manifesté ce mardi devant leur établissement pour exprimer
leur "ras-le-bol" devant la "déroute" de la politique carcérale, dans un contexte   d'inquiétude pour la sécurité en détention.

Les surveillants se sont rassemblés dans la matinée par petits groupes de quelques dizaines devant "plus de 110 établissements" sur les quelque 190 que compte le territoire, "dont 140 de taille significative", selon l'Ufap-Unsa, premier syndicat de la profession, qui appelait à manifester. 
De Dijon à La Roche-sur-Yon, en passant par Lons-le-Saunier, Aiton (Savoie), Nice ou Aix-en-Provence, le syndicat estimait autour de 4000 le nombre d'agents mobilisés sur un total d'environ 25 000 et a salué "le succès" de cette mobilisation.
 
Familles et détenus pénalisés par le blocage des extractions 
Dans plusieurs établissements, les rassemblements de surveillants accompagnés de feux de cagettes, de palettes, de pneus empêchaient toute extraction de détenu, bloquaient ou retardaient des livraisons ou certains parloirs. A Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d'Europe, une centaine de surveillants ont mis le feu à deux barricades, que les pompiers ont éteint.
Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, la quasi-totalité des établissements pénitentiaires étaient bloqués dans la matinée, tout comme en Midi-Pyrénées, selon l'Ufap. Une trentaine de surveillants étaient notamment rassemblés devant les entrées de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), d'où s'était échappé mi-avril le braqueur Redoine Faïd

Aucun incident sérieux n'a été observé malgré quelques accrochages avec les forces de l'ordre, comme à Nancy des gaz lacrymogènes ont été lancés contre les personnels pénitentiaires, selon Eric Gemmerlé, secrétaire général de l'Ufap dans le Grand Est. 
A la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), une quarantaine d'agents qui bloquaient l'extraction d'un détenu ont été sèchement délogés vers 7h par les forces de l'ordre, selon une source syndicale, tout comme à Muret et Seysses, près de Toulouse.
 
Sécurité = "gros mot"

L'Ufap a appelé au blocage des établissements afin d'exprimer le "ras-le-bol" de la profession et dénoncer une politique carcérale "en déroute". En cause, la surpopulation carcérale, le manque de moyens, mais aussi le "démantèlement de (la) sécurité" des établissements et des personnels. 
"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n'a d'exceptionnel que le nom. Rien n'est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d'effectifs et la surpopulation carcérale", souligne Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l'UFAP en Franche-Comté. 

Un plan de renforcement de la sécurité a été annoncé début juin par Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros. "Un premier pas", selon le secrétaire général adjoint de l'Ufap, Stéphane Barraut, qui ne se laisse pas impressionner par la sémantique mgouvernementale et "qui attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain". "La sécurité dans la prison, on a l'impression que c'est un gros mot", regrette le secrétaire général adjoint de UFAP-Unsa Bourgogne, Thomas Jacquot. 

Fouilles à nu systématiques interdites
Le thème de la sécurité est devenu hautement sensible, notamment depuis l'évasion de Redoine Faïd. Les surveillants disent manquer de moyens et dénoncent le maintien de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles à nu systématiques.
Depuis plusieurs semaines, les manifestations de surveillants se sont multipliées devant les prisons où des agressions contre les agents ont été commises. 

Cette tension est aggravée par le nouveau record de population carcérale battu au 1er juin avec 67 977 détenus, pour seulement 57 325 places, malgré la volonté affichée de la gauche de rompre avec la politique du "tout carcéral" de l'époque Sarkozy

Ce virage annoncé de la politique pénale pour favoriser la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l'écart carcérale doit se concrétiser dans une loi en préparation à la Chancellerie et prévue au Parlement au dernier trimestre 2013.

lundi 15 avril 2013

Maison d'arrêt de Lille: évasion de la star des braqueurs

Évasion de Redoine Faïd : ce qu’on ne Nous dira pas

Au début des années 2000,
ce gangster multirécidiviste a été condamné à des peines qui auraient dû le maintenir en détention jusqu’en 2032. 
Secrétaire-général de l'Institut pour la Justice, juriste et criminologue, Xavier Bebin en dit plus dans Atlantico.

Redoine Faïd,ci-contre, gangster multirécidiviste, a commis un nombre incalculable de braquages et d’attaques de fourgons blindés, avec tirs à la kalachnikov sur les policiers, et a été condamné au début des années 2000 à des peines qui auraient dû assurer la sécurité des honnêtes gens jusqu’en 2032. Mais il a été libéré en 2009.

Dès 2010, c’est Aurélie Fouquet, une jeune policière municipale, mère de famille, qui en a payé le service de la nation de sa vie. Car Redoine Faïd est accusé d’avoir planifié le braquage dans lequel il l'a sacrifiée. La Justice le soupçonne même d’être l’homme qui, dans l’équipe des braqueurs, a personnellement tiré sur la policière.
Autre fait capital 
En 2005, Redoine Faïd avait été condamné à 3 ans de prison (supplémentaires !) pour avoir, depuis sa prison, planifié… un projet d’évasion ! Il avait notamment demandé, par téléphone, que ses complices achètent des armes et des explosifs.
Cette conduite, pour le moins peu exemplaire, n’a pas empêché Redoine Faïd d’être remis en liberté 4 ans plus tard, 20 ans avant la fin théorique de sa peine. Et cela ne l’a pas empêché, samedi dernier, de se procurer des explosifs en prison et de s’évader, lui que la police avait finalement réussi à interpeller en 2012, après des mois de cavale.

Alors, qui est responsable dans cette affaire ? Les juges ? L’administration pénitentiaire ? Ce sont surtout nos responsables politiques qui, à force d’humanisme hémiplégique, sensible au sort des détenus mais pas à celui des victimes, ont bâti un système judiciaire qui favorise l’insécurité au lieu de la combattre

Prenons le meurtre d’Aurélie Fouquet
Certes, c’est par la décision de juges d’applications des peines que Redoine Faïd a recouvré la liberté en 2009. Mais c’est d’abord la loi qui est en cause, car elle prévoit des mécanismes de confusion des peines, de remises de peine automatiques et de réductions supplémentaires particulièrement favorables aux condamnés.

Et l’évasion de ce samedi ? Faut-il blâmer les surveillants de l’administration pénitentiaire de ne pas avoir réalisé suffisamment de fouilles aux parloirs ? Non, les surveillants sont  en réalité les premières victimes d’un système qui les empêche de prendre les précautions qui s’imposent. Car en 2009, les responsables politiques de gauche comme de droite ont décidé d’interdire les « fouilles intégrales » systématiques à la sortie du parloir. Et lorsque les surveillants de prison ont manifesté contre ces dangereuses dispositions en novembre dernier, Christiane Taubira, plutôt que de changer la loi, en a réaffirmé le principe.

Ces fouilles intégrales, nous disent les bonnes âmes, sont « contraires à la dignité humaine et aux libertés fondamentales ». Mais n’est-il pas contraire aux droits fondamentaux des personnels pénitentiaires, et de la population en général, de les mettre en danger en facilitant les évasions violentes de détenus particulièrement dangereux ?
Comment ne pas comprendre que si l’on n’autorise les fouilles que pour les caïds les plus dangereux, ceux-ci trouveront sans peine des condamnés moins suspects et les forceront à faire passer des armes ou des explosifs au parloir !


Le comble est que l’évasion de ce braqueur se produit quelques jours seulement après la décision de François Hollande de gracier partiellement un braqueur multirécidiviste, qui a précisément le même profil que Redoine Faïd. L’homme s’appelle Philippe El Shennawy. Lui aussi devait rester en prison jusqu’en 2032. Lui aussi a été condamné par de nombreuses cours d’Assises pour des braquages à répétition. Lui aussi s’est évadé de prison, prenant des otages. Lui aussi s’est fait arrêter, en cavale en 2005, alors qu’il préparait un nouveau braquage.

Mais François Hollande vient de décider de lui accorder une grâce partielle
, pour la seule raison qu’il n’a pas (encore) de « sang sur les mains ». Et un juge ne manquera pas de le libérer dans les mois qui viennent – vingt ans avant la fin de sa peine.

Nul ne sait s’il récidivera. Mais
on ne peut pas attendre que les « faits divers » dramatiques s’accumulent pour décider, enfin, de recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens.

jeudi 5 juillet 2012

La justice interdit désormais la détention des clandestins

La France va accueillir toute la misère du monde 




Les Français doivent-ils avoir honte
de n'avoir que la rue,  le chômage
 et la misère à offrir ? 


Bienvenue aux étrangers en situation illégale 

La Cour de cassation a estimé jeudi 5 juillet qu’il n’était pas possible de mettre en prison ou de placer en garde à vue un migrant au seul motif qu’il n’a pas de titre de séjour. 

C’est toute la chaîne de reconduite à la frontière qui est interrompue. 

Un migrant sans papiers ne sera plus arrêté, ni placé en garde à vue par la police de Seine-Saint-Denis, comme les 200 personnes écrouées pour ce motif chaque année. Jusque-là, le séjour illégal était considéré comme un délit pouvant être puni d’un an de prison et 3 750 € d’amende. Désormais, les courbes de la précarité et de la misère vont bondir 

Et ce sont les statistiques de la misère qui vont bondir 

Les magistrats lancent un appel à l'immigration non désirée 
Les nouveaux arrivants pourront faire venir leurs familles et donner naissance à des petits Français.
La Cour de Cassation prend le risque d'une montée  de la xénophobie et de tensions sociales.  

Les Français devront prendre en charge les clandestins
Il ne restera plus qu'à trouver un emploi à tout ce petit monde, à créer des postes de crèche et d'enseignants pour les petites têtes brunes et des logements décents pour tous. 
Les listes d'attente vont s'allonger: souhaitons à ceux qui patientent depuis de longues années, qu'ils ne seront pas victimes des passe-droits des clandestins.
Depuis le socialiste Michel Rocard en1989 et malgré la venue de la crise et de l'austérité, nous pouvons plus et mieux, semble-t-il, grâce à François Hollande, puisqu'il crée de la croissance !...