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mardi 18 juin 2013

Taubira délaisse les surveillants de prison au profit des homos

Divorce entre le monde carcéral et la ministre de Hollande

Les surveillants de prison  se sentent méprisés
Maison d'arrêt d'Orléans
Ils n'ont pas le droit de grève mais se sont rassemblés devant les établissements pénitentiaires pour réclamer davantage de moyens. 

Paradoxalement,
ils bloquent les prisons quand les prisons connaissent une surpopulation record. Parloirs annulés, extractions bloquées, interventions ponctuelles des forces de l'ordre... Des centaines de surveillants de prison ont manifesté ce mardi devant leur établissement pour exprimer
leur "ras-le-bol" devant la "déroute" de la politique carcérale, dans un contexte   d'inquiétude pour la sécurité en détention.

Les surveillants se sont rassemblés dans la matinée par petits groupes de quelques dizaines devant "plus de 110 établissements" sur les quelque 190 que compte le territoire, "dont 140 de taille significative", selon l'Ufap-Unsa, premier syndicat de la profession, qui appelait à manifester. 
De Dijon à La Roche-sur-Yon, en passant par Lons-le-Saunier, Aiton (Savoie), Nice ou Aix-en-Provence, le syndicat estimait autour de 4000 le nombre d'agents mobilisés sur un total d'environ 25 000 et a salué "le succès" de cette mobilisation.
 
Familles et détenus pénalisés par le blocage des extractions 
Dans plusieurs établissements, les rassemblements de surveillants accompagnés de feux de cagettes, de palettes, de pneus empêchaient toute extraction de détenu, bloquaient ou retardaient des livraisons ou certains parloirs. A Fleury-Mérogis, plus grand centre pénitentiaire d'Europe, une centaine de surveillants ont mis le feu à deux barricades, que les pompiers ont éteint.
Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, la quasi-totalité des établissements pénitentiaires étaient bloqués dans la matinée, tout comme en Midi-Pyrénées, selon l'Ufap. Une trentaine de surveillants étaient notamment rassemblés devant les entrées de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord), d'où s'était échappé mi-avril le braqueur Redoine Faïd

Aucun incident sérieux n'a été observé malgré quelques accrochages avec les forces de l'ordre, comme à Nancy des gaz lacrymogènes ont été lancés contre les personnels pénitentiaires, selon Eric Gemmerlé, secrétaire général de l'Ufap dans le Grand Est. 
A la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), une quarantaine d'agents qui bloquaient l'extraction d'un détenu ont été sèchement délogés vers 7h par les forces de l'ordre, selon une source syndicale, tout comme à Muret et Seysses, près de Toulouse.
 
Sécurité = "gros mot"

L'Ufap a appelé au blocage des établissements afin d'exprimer le "ras-le-bol" de la profession et dénoncer une politique carcérale "en déroute". En cause, la surpopulation carcérale, le manque de moyens, mais aussi le "démantèlement de (la) sécurité" des établissements et des personnels. 
"La ministre nous a présenté un plan de sécurisation exceptionnel, mais qui n'a d'exceptionnel que le nom. Rien n'est prévu pour le quotidien des personnels, le manque d'effectifs et la surpopulation carcérale", souligne Pascal Schreck, secrétaire régional adjoint de l'UFAP en Franche-Comté. 

Un plan de renforcement de la sécurité a été annoncé début juin par Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros. "Un premier pas", selon le secrétaire général adjoint de l'Ufap, Stéphane Barraut, qui ne se laisse pas impressionner par la sémantique mgouvernementale et "qui attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain". "La sécurité dans la prison, on a l'impression que c'est un gros mot", regrette le secrétaire général adjoint de UFAP-Unsa Bourgogne, Thomas Jacquot. 

Fouilles à nu systématiques interdites
Le thème de la sécurité est devenu hautement sensible, notamment depuis l'évasion de Redoine Faïd. Les surveillants disent manquer de moyens et dénoncent le maintien de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles à nu systématiques.
Depuis plusieurs semaines, les manifestations de surveillants se sont multipliées devant les prisons où des agressions contre les agents ont été commises. 

Cette tension est aggravée par le nouveau record de population carcérale battu au 1er juin avec 67 977 détenus, pour seulement 57 325 places, malgré la volonté affichée de la gauche de rompre avec la politique du "tout carcéral" de l'époque Sarkozy

Ce virage annoncé de la politique pénale pour favoriser la réinsertion dans la société plutôt que la mise à l'écart carcérale doit se concrétiser dans une loi en préparation à la Chancellerie et prévue au Parlement au dernier trimestre 2013.

mercredi 11 janvier 2012

France: le meurtrier d'un ado s’affiche sur Facebook depuis sa cellule

Le système pénitenciaire est-il trop dur pour le meurtrier de Thomas, 17 ans ?


Les parents de la victime sont sous le choc

Le meurtrier s'exhibe sur un réseau social

Sur Facebook, Gisèle et Didier Laché ont découvert il y a deux jours les photos de celui qui a tué leur fils, prises depuis sa cellule de la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelone.
"C’est scandaleux ! Je n’arrive pas à comprendre qu’il puisse avoir un appareil photo en prison, et qu’il soit là à faire le beau sur internet ! Vu la manière dont il se montre, je me demande même s’il n’est pas fier de ce qu’il a fait."


"Violence" (et meurtre, accesoirement !) "dans une fête de village"

L'adolescent a été sauvagement tué de huit coups de couteau

Le 17 juillet 2010 à Sérignan, la vie de Thomas, 17 ans, a été fauchée au cours de la fête du village, pour une sombre affaire de rivalité autour d’une fille. Trois des huit coups étaient mortels. Ils ont été portés par un garçon "sans histoires" du même âge, venu du village voisin de Portiragnes.

La presse "humaniste" banalise (le Midi Libre, en l'occurrence

"Le drame de Sérignan vient s’ajouter
à tous ceux qui touchent, année après année, les fêtes votives héraultaises," commente finement (mais froidement) le journaliste délicat.
Et d'ailleurs, la presse vertueuse (et respectueuse) se montre laxiste à donf ! Elle peut même dresser la liste macabre sans sourciller.

Ainsi, quatre jours plus tôt, Gaëtan, 18 ans, a été tué dans des circonstances similaires à Beaulieu.
Et le 9 janvier 2012, la cour d’Assises de l’Hérault doit juger celui qui a donné la mort à Fabien Vigne, 19 ans, le 16 août 2009 à Montarnaud. Bien que le procès soit ouvert, cette presse vertueuse masque vainement l'identité du meurtrier "présumé" (David Prodhomme., 20 ans, venu en bande et soupçonné de préméditation) de la victime "avérée", "Fabulous" Fabien.
Les media malins posent les questions respectueuses des victimes
Mais la question "responsable" d'intello: Crime gratuit ? Anticipe-t-elle aussi le verdict ?
Et dans la série clash des mots qui font buzzer les media malins, Le Post n'a pas manqué l'occasion de se distinguer, titrant : " Fête au village: un jeune tué ". Le Post a le sens de la teuf ! Question subsidiaire en guise de détournement :"doit-on continuer les fêtes votives ?" (jeudi 20 août 2009) "

En attente de jugement

Le calvaire de Gisèle et Didier Laché dure toujours
: un an et demi après la mort de leur fils, ils attendent toujours la reconstitution des faits, et ne savent pas encore quand l’affaire sera jugée. Cet été, l’avocat de "l’auteur [présumé ?] des coups de couteau" - ça s'appelle un meurtrier ? - avait fait savoir que son client avait mûri et réfléchi en prison. "Il a bien pris conscience de l’ampleur de son geste, de sa gravité", garantissait alors Me Jean (ou Philippe?) Terrier à propos de l'artiste photographe.

Ce cher maître est dans le sens de l'Histoire

C'est aujourd'hui un réflexe de toutes les défenses: il assure déjà que le meurtrier est immature...
Faut-il être équilibré pour tuer ?
La question qu'il ne se pose pas...
L'autorisation à un détenu d'arborer en prison une effigie du révolutionnaire Guevara est-elle de bon aloi ?

Accusé du meurtre, il fait le V de la victoire sur Facebook

Des propos d'avocat que ces images dénoncent
Les photos prises en cellule sont visibles sans restriction sur Facebook
depuis le 1er novembre. L'homme, majeur de 19 ans et probablement électeur, si "immature" soit-il, montre ses muscles, bombe le torse, et fait le V de la victoire. "Ces photos sont choquantes pour la famille mais sont aussi instructives sur le fond du dossier", estime Me Abratkiewicz, avocat des parents de Thomas Laché.

"Entre le repentir avoué en procédure et le comportement de petit caïd en maison d’arrêt, on voit le vrai visage de ce garçon qui n’hésite pas à afficher sur les murs de sa cellule une coupure de presse sur son affaire, entre deux pin-ups et des joueurs de football."

L’avocat va saisir le juge et le procureur de la République, afin de savoir comment ces photos ont pu être prises et diffusées sur internet. Le prévenu et son co-détenu, qui apparait aussi sur les images, risquent eux d’être rapidement sanctionnés par l’administration pénitentiaire.


Pas d’internet en prison ?

VOIR et ENTENDRE le reportage de M6, le 6 janvier 2012:


La communication des détenus avec l’extérieur est strictement réglementée !
: avant une condamnation, leur courrier est contrôlé par le juge et l’administration pénitentiaire, et il leur est impossible de téléphoner. Après condamnation, ils peuvent, en respectant le règlement de l’établissement, utiliser les cabines mises à leur disposition, mais ne peuvent en aucun cas avoir accès à internet.

En octobre 2010, une enquête avait été ouverte à Villeneuve-lès-Maguelone où sept détenus avaient une page Facebook : l’un d’eux s’en servait même pour s’y livrer à un trafic de stupéfiants. Faute de résultat, l'enquête a été classée sans suite.
Le 24 juin 2010, Jean-Pierre Grand avait posé à l'Assemblée nationale une question orale sans débat sur la situation à la maison d'arrêt de Villeneuve lès Maguelone et en particulier sur la violence au sein du quartier des mineurs.

mercredi 19 mai 2010

La France renvoie l'assassin de Chapour Bakhtiar au paradis iranien

Vakili Rad était « en enfer » pour l'assassinat de l'ex Premier ministre iranien

Propagande

De retour en république islamique d'Iran dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 mai,
l'assassin de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar a dénoncé ses conditions d'incarcération en France
. Il a eu "une pensée pour les détenus, en particulier politiques" "qu'ils soient corses, basques, ou je ne sais quoi"!.
VOIR et ENTENDRE l'assassin dire qu'il a aimé la France autant qu'elle l'a aimé:

Il semble bien qu'en enfer
la nourriture est bonne...

Qui d'autre veut aller au paradis ? Lire PaSiDupes
Quelqu'un qui préfère rester en enfer: lire PaSiDupes

Pour information

À Cannes, en conférence de presse, le réalisateur iranien Abbas Kiarostami (venu présenter le film "Copie Conforme") revient sur l'arrestation de son confrère Jafar Panahi, placé en détention en mars dernier. Jafar Panahi paie de sa liberté son opposition au président Ahmadinejad, notamment depuis la réélection de ce dernier.
VOIR et ENTENDRE


lundi 28 juillet 2008

Les prisons ne seront pas laissées pour compte en ce temps de restrictions

Rachida Dati veut désengorger les prisons
La Garde des Sceaux présente son projet de loi pénitentiaire dans un contexte extrêmement tendu pour les prisons françaises (Lire PaSiDupes) . La ministre sera cet après-midi sur le terrain à la prison Saint-Paul à Lyon (Rhône), après le Conseil des Ministres. Au 1er juillet, on enregistrait un nombre de personnes incarcérées jamais atteint jusqu'alors : 64 250 prisonniers pour environ 50 800 places disponibles. Soit 126 % de densité carcérale. Bonnet d'âne de l'Europe de l’ouest, la France se situe bien au-dessus de la moyenne de l'Union européenne.

C’est en partie pour se mettre en conformité avec les règles pénitentiaires européennes que Rachida Dati présente ce texte, qu' elle espère « fondamental et fondateur », au Parlement l'automne prochain. Les syndicats des personnels pénitentiaires et les associations de défense des droits des détenu se disent évidemment déçus de n'avoir été consultés dans l'élaboration du projet. Ils l’ont pourtant été, mais, selon eux, « pour la forme », ce qui est révélateur d’une volonté de toutcritiquer et de refuser, à la manière du PS, qui les inspire. Mais c’est aussi une réaction de dépit, puisqu’il ne suffit plus qu’ils décrètent, pour que le gouvernement s’aligne. En somme, la co-gestion du pays par les syndicats, c’est fini…Etonnez-vous donc qu’au projet de réforme ils ne trouvent pas le grand souffle « réformateur » tant souhaité sur la question carcérale. Dommage qu’il n’ait pas davantage soufflé au temps glorieux de cette cogestion…

L’été 2007 n’avait pas connu les incidents graves déjà escomptés, mais le calme dans les prisons ne fait pas monter les ventes en ce temps de disette et l’opposition ne peut pas rester sur cet échec-là non plus… La presse bienveillante peut donc choisir d’interroger une « spécialiste du droit pénitentiaire »: au hasard , Martine Herzog-Evans (cf. ci-dessous) fera ainsi l’affaire d’Aujourd’hui en France.
Pour elle, objectivement, le projet fait « beaucoup de ‘neuf avec du vieux’, de ‘nettes régressions’ et ‘des dispositions peu claires’ ». En matière de « souffle nouveau », elle réclame davantage de « moyens humains et financiers », ce qui n’est pas franchement neuf ! C’est d’ailleurs à ses critiques que l’on sent davantage la militante objective que la ‘spécialiste’ professionnelle. Elle établit en effet un lien improbable entre ‘surveillance électronique’ et ‘surpopulation carcérale’, comme si les premiers pouvaient avoir une quelconque incidence pour qui que ce soit sur la réduction de la seconde, puisque les bénéficiaires ne sont pas astreints au retour en prison le soir et le week-end... En somme, comme le projet, la spécialiste « manque d’envergure », et non pas seulement en matière de santé.
Voyons donc ce qui sera amélioré, au risque de ne pas régler tous les problèmes…


Développer les alternatives à l'incarcération
C'est l'objectif phare. Cela permettrait aussi de désengorger les établissements pénitentiaires. L'emprisonnement ne doit arriver qu’en dernier recours. Le projet Dati souhaite développer l’utilisation du bracelet électronique en instaurant l’assignation à résidence sous surveillance électronique pour les personnes mises en examen, pour lesquelles le contrôle judiciaire n'apporterait pas assez de garanties, mais aussi pour les condamnés à des peines inférieures ou égales à six mois.
Les aménagements de peine (semi-liberté, travaux d'intérêt général, ...) seraient étendus aux condamnés à deux ans de prison, contre un an aujourd'hui. Certaines peines pourraient même, en fonction du profil du détenu, être commuées en jours amende ou en travail d’intérêt général.

Garantir des droits aux détenus.
Une série de mesures vise à mieux préparer la sortie afin de prévenir la récidive. Possibilité de se domicilier dans l'établissement pénitentiaire pour établir des documents d’identité, voter ou obtenir des prestations sociales.
Le projet de loi veut renforcer des liens avec l'extérieur, notamment avec les familles, et généralise l'accès au téléphone pour les prévenus et les condamnés.

Personnalisation du régime de détention
Un parcours d’exécution de la peine (PEP) serait mis en place, le détenu se donnant des objectifs précis (formation, soins ... ) Il est prévu de personnaliser les régimes de détention, en fonction notamment de la dangerosité des détenus. Conformément aux exigences européennes, les durées de placement au quartier disciplinaire seraient réduites, les violences les plus graves restant néanmoins passibles de quarante jours de mitard.

Code de déontologie pour le personnel
Les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire prêteraient serment et devraient respecter un Code de déontologie.
Une réserve civile pénitentiaire serait créée, composée de personnels retraités volontaires qui renforceraient la sécurité des tribunaux ou de certains services du ministère de la Justice.
Le projet de loi pénitentiaire de la Garde des Sceaux a été présenté au Conseil des Ministres de ce mercredi, le dernier avant les vacances et le retour du Parlement, début octobre.

Qui est Martine Herzog-Evans ?
Née en 1963 à Paris, dans une famille franco-britannique, elle est professeur à l'Université de Reims depuis la rentrée 2006-2007. Elle a précédemment enseigné au sein des universités de Nantes (maître de conférences), Paris XI et Paris X.L'essentiel de ses travaux concerne l'exécution des peines et l’intimité des détenus. Cependant Martine Herzog-Evans a également écrit en droit privé et de la famille (elle est mère de cinq enfants) et plus précisément, en matière de maternité.
Selon elle, la perpétuité incompressible est une « quasi vraie perpétuité » Et les victimes, sont-elles mortes ou handicapées, ou quasiment ?