POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est assassins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est assassins. Afficher tous les articles

lundi 14 octobre 2019

Face aux violences scolaires, Blanquer promet des ...statistiques

Le ministre de l’Education Nationale de Macron va publier des chiffres de la violence scolaire "département par département" chaque trimestre

Cette réplique du gouvernement Philippe va faire peur aux délinquants...


 « Depuis deux semaines, s’est produite une succession de faits, pas plus nombreux que d’habitude, mais d’une gravité exceptionnelle », déplore Jean-Michel Blanquer, le 12 octobre au ministère de l’Education nationaleElle intervient après l’assassinat d’un lycéen de 15 ans à l’entrée d’un stade où se tenaient des cours d’EPS aux Lilas, Seine-Saint-Denis...
Depuis, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer (ci-dessus) a annoncé la parade, dans un entretien au Parisien dimanche : une plus grande transparence sur les violences dans les établissements scolaires
" Il faut que les pouvoirs publics puissent être transparents sur les enjeux de sécurité. J’ai décidé de faire un point national régulier sur ce sujet, chaque trimestre", a déclaré le docte Blanquer, qui a précisé sa volonté de "publier les chiffres de la violence scolaire département par département".

Quel est l'échelle de "gravité" retenue par Blanquer ?
"Il y a chaque jour entre 20 et 30 incidents graves, à mettre en regard des 63.000 implantations scolaires de France ", a relativisé le ministre qui va envoyer dès lundi [sic] des inspecteurs à Sarcelles (Val-d’Oise), où un professeur a été frappé à coups de poing par un élève le 30 septembre parce qu’il lui demandait d’enlever sa casquette. Un incident ?

La mise en place du plan violences décidé fin août commence en octobre, assure Blanquer 

Le placement d’office des élèves violents dans des dispositifs relais va pouvoir débuter, a-t-il annoncé, alors que Kewi Yikilmaz, un adolescent du Pré-Saint-Gervais âgé de 15 ans, a été mortellement poignardé le 4 octobre à l’entrée du stade municipal des Lilas, sous les yeux d’élèves en cours d’EPS.

 Kewi Yikilmaz, 15 ans, un jeune du Prè-Saint-Gervais, a été tué d'un coup de couteau aux Lilas
Kewi s'était déjà "fait agresser deux fois aux Lilas alors qu'il se rendait à l'entraînement de football", révèle son grand frère. Menacé, l'ado avait récemment demandé à son père de quitter son club de football. « On en avait parlé à l'entraîneur et il s'était finalement inscrit ici, au Près-Saint-Gervais. Puis il avait passé des tests et devait rejoindre le centre de formation du Red Star". 
Les trois jeunes assassins du jeune Turc - mineurs de 16 ans (âgés de 14 et 15 ans), parmi lesquels deux lycéens - ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour "assassinat en bande organisée".

Il y a un an, presque jour pour jour, le 13 octobre 2018, un collégien de 13 ans, Aboubakar, avait "perdu la vie" (comme dit la presse : il a en fait été assassiné) lors d'une rixe entre jeunes des Lilas (PS), déjà, et de Bagnolet (PCF, puis PS), du Pré-Saint-Gervais (PS) et de Romainville (PCF), quatre communes de Seine-Saint-Denis. Ces mineurs étaient armés de bâtons, de barres de fer et d'un pistolet de paintball.

Le jeune victime est le troisième lycéen poignardé depuis la rentrée devant son établissement et aux abords précise le quotidien. 
Trois jeunes privés de la vie depuis que le plan de lutte contre les violences scolaires a été publié au BO, le 5 septembre 2019.
La transparence statistique fera-t-elle quoi que ce soit contre ces tragédies quand les personnes sensées et responsables s'étonnent, quant à elles, que "des enfants puissent aller à l'école avec des couteaux alors que l'on veut leur interdire le téléphone portable".

samedi 16 mars 2019

Acte XVIII : le mouvement des Gilets jaunes n'est pas mort

Le mépris du pouvoir et des media a produit de violents heurts en marge de l'acte XVIII des gilets jaunes

L'Elysée, sa presse et ses sondeurs nous ont trompés

Image associée

Ils nous avaient rebattu les oreilles avec un "essoufflement" du mouvement,
mais le 18e samedi de mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par un forte hausse de la participation : au moins 10.000 manifestants étaient présents dans la capitale, reconnaît le gouvernement, soit quatre fois plus que le samedi précédent, si on en croit les estimations officielles. C'est ainsi que l'Etat macronien s'est laissé prendre à ses propres mensonges et que les manifestants avaient face à eux un demi policier par personne... 

Le méprisant Macron était tellement confiant qu'il skiait dans les Pyrénées.
Les branquignols du gouvernement sont restés sourds aux annonces d'un samedi chaud pour l'anniversaire du quatrième mois de mobilisation. Ils étaient donc impréparés à un regain pourtant prévisible des violences, surtout sur les Champs-Elysées et place de l'Etoile. La "marche du siècle" pour le climat - qui a le même jour réuni environ 50.000 personnes - avait mobilisé, inutilement, des effectifs policiers en surnombre parce que l'événement se déroulait sous le regard inquiet du monde entier. C'est au final le spectacle d'un Paris en état d'insurrection qui a effaré la planète !
PaSiDupes attire l'attention du lecteur sur la stratégie manichéenne des chaînes d'information en continu, puis de la presse écrite consistant à opposer des images et des compte-rendus de bobos écolos et d'ultras, extrême gauche anti-capitaliste et anarchiste, visant à assimiler les Gilets jaunes aux casseurs.
A 10h10 précises, plusieurs centaines de manifestants entament leur marche. Stéph, appareil photo au cou et gilet jaune en bandoulière, est venu de Drancy (Seine-Saint-Denis) : "Pour beaucoup de monde, cette journée est importante. Les rassemblements ont fonctionné. Normalement, dans les gares, nous ne sommes pas beaucoup." Aux abords du cortège la mobilisation policière est faible. Devant les derniers groupes à partir de la gare, un SDF demande des cigarettes. Etonné. "Vous manifestez encore les gilets Jaunes ? Contre le gouvernement toujours… Bah, bon courage, moi je viens de me lever."
La marche grossit à vue d’œil. Le rythme est rapide. L’acte 18 promet. Forat, la trentaine est venu du 18e arrondissement de Paris. D’origine syrienne, le jeune homme s’étonne du peu de forces de police sur le tracé. "Il faut éviter tout débordement et mouvement de foule. Arriver à faire front, à faire bloc." Plusieurs milliers de personnes traversent la rue de Maubeuge et marchent vers les Champs-Elysées. 
Sur la route, un rassemblement du PCF s’attire quelques lazzis, mais surtout de francs applaudissements. Le poing levé, André Chassaigne entonne "l’Internationale", repris par des gilets jaunes qui défilent.

Jean-Luc, 77 ans, est venu de Saint-Leu-la-Foret (Val-d’Oise). Avec son petit bonnet marin sur la tête, il colle des autocollants caricaturant Emmanuel Macron. Malgré sa petite retraite, il n’est pas la pour l’argent mais pour "[ses] enfants, pour les jeunes". "Le plus important aujourd’hui, c’est de réussir à berner la police. On dirait que ça marche." Quelques pétards retentissent. Parmi les manifestants venus du Nord, de l’Est et de la région parisienne, beaucoup de jeunes hommes ont le visage masqué.

A 10h45, une vingtaine d’arrestations ont déjà eu lieu. 
Les différentes marches convergent vers les Champs-Elysées. Place de l’Etoile, les premiers affrontements durent déjà depuis quelques minutes. L’Arc de Triomphe se distingue à peine dans le nuage épais de lacrymogène.

11h00 - Gare du Nord : "Le plus important aujourd’hui, c’est de berner la police"
Dans les travées de la gare du Nord, une centaine de gilets jaunes et de cheminots prennent le café. Convergence des luttes et regain de mobilisation au programme. Les rendez-vous stratégiques dans différents points de la capitale ont porté leur fruit. 

11h30. Premiers heurts place de l’Etoile


12h00 - Christophe Castaner traite les casseurs d'"assassins"!

Alors que la matinée de l’acte XVIII est déjà marqué par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner estime dans un tweet que des "professionnels de la casse" ont "infiltré" les cortèges pour "semer le chaos à Paris"
Suite à l’incendie qui a ravagé les locaux de la Banque Tarneaud ,avenue Franklin Roosevelt, près des Champs-Élysées, Christophe Castaner n’a pas hésité à qualifier les incendiaires d’ "assassins". D’après lui, ni le terme de "manifestants", ni même celui de "casseurs" n’est adéquat pour caractériser ces individus.
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur a déclaré aux sénateurs que 
plus de 13.000 tirs de LBD ont été enregistrés 
depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes, le 17 novembre,
faisant 2.200 blessés, éborgnés ou amputés
La préfecture annonçait déjà 44 interpellations sur la capitale peu après midi.

12h40. "Marche du climat, marche du siècle ou marche des gilets jaunes, c’est le même combat"

Sur les Champs-Elysées, la situation est tendue. Les manifestants tentent de tenir position malgré le déluge de gaz lacrymogènes. Les rues perpendiculaires à l’avenue, comme la rue Washington et la rue Pierre Charon, sont bloquées par les forces de l’ordre : impossible d'y entrer pour rejoindre les Champs-Elysées. 

Une barricade est montée à la hâte par les manifestants les plus expérimentés. Malgré les panneaux de bois de protection, la banque HSBC est prise pour cible par les trotskistes anti-capitalistes. Même destin pour la boutique Hugo Boss. 

Un incendie prend au milieu de l’avenue. Les flammes montent dans le ciel et ravivent la mobilisation des manifestants, forcés de reculer : le vent ramène le gaz lacrymogène sur le gros de la foule pacifiste. 

Aux alentours de midi, un nouveau groupe de plusieurs centaines de manifestants forcent l'accès aux Champs. La foule est en liesse. Parmi eux Arno et Matteo, deux lycéens d’à peine 16 ans, mais bien équipés : masque sur les yeux et drapeau français à la main. "Marche du climat, marche du siècle ou marche des gilets jaunes, c’est le même combat."

13h00 - Des boutiques mises à sac sur les Champs-Elysées

Pendant la descente des Champs-Elysées, les casseurs se font plaisir. Après la mise à sac de la boutique Hugo Boss, c’est celle de Louis Vuitton - marque étendard du groupe LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault, lequel a apporté son soutien à Emmanuel Macron, au second tour de l'élection présidentielle française de 2017, et qui habille Brigitte Macron - qui est désormais prise pour cible. 
Pour Kamel, cette violence se justifie. Elle serait motivée par les violences policières sur ordres de Macron et Castaner. "Qu’on s’attaque à des abribus, c’est con, parce que ça appartient à tout le monde. C’est à nous, le peuple ! Qu’ils cassent des boutiques de bourges, ça ne me dérange pas." 

Pendant ce temps, c’est un kiosque de presse qui est à son tour visé et aussi le parti-pris des journalistes la presse. Les vitres volent en éclat et sont détruites à coups de pieds. Un homme y allume le feu sous les cris de "Tout le monde déteste BFM"
Face aux casseurs, la police tire au LBD (lanceur de balles de défense).

13h20 - 7 à 8.000 manifestants à midi à Paris, selon l’Intérieur

Entre 7 et 8.000 personnes manifestaient à la mi-journée samedi à Paris à l’occasion de l’acte XVIII des gilets jaunes "ce qui en fait une petite manifestation", n'a pas hésiter à déclarer Christophe Castaner. Le ministre de l’Intérieur l’a affirmé au cours d’une visite à la préfecture de police de Paris, qui indiquait avoir déjà procédé à 64 interpellations.

A 13h20 - Le rassemblement des Champs-Elysées est éclaté. 

Les camions de la gendarmerie ont repris l’avenue. Environ 3.000 manifestants sont bloqués. D'autres manifestants sont dirigés par la police vers les rues perpendiculaires aux Champs.

Les kiosques à journaux qui se consument dans les flammes sont le symbole de la défiance des Français à l'encontre des journalistes militants qui participent à la désinformation imposée par l'Elysée. "C’est malheureux", déplore une vieille dame. 
A coté d’elle, une jeune femme sort de la cohue. "C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre ! Jusqu’où va-t-il falloir aller pour que l’on nous écoute ?", hurle une manifestante les yeux rouges de lacrymo. 
Place de l’Etoile et plus bas de l’avenue, des affrontements tendus ont lieu. 
Au milieu du chaos, les pompiers éteignent - sous protection policière - les multiples feux allumés le long de l’avenue. 
Le restaurant Le Fouquet’s a été saccagé (photo ci-dessous).

13h35. La marche pour le climat s’est élancée vers République

"On est au cœur de deux jours qui vont marquer la mobilisation pour la justice sociale et climatique", raconte la sono après quelques chansons du groupe écolo Kalune. La marche pour le climat est partie de la place du Trocadéro (l’un de ses quatre points de départ) sous un soleil intermittent de printemps. Aux cris désormais connus de "Fin du monde, fin du mois, c’est pour nous le même combat", quelques milliers de gilets jaunes et militants contre le réchauffement climatique cherchent à concrétiser la convergence des mouvements. En tête de cortège, où l’on voit côte à côte le réalisateur Cyril Dion, l'ex-ministre du Logement de Hollande et activiste EELV Cécile Duflot (recyclée à Oxfam) et le gilet jaune François Boulo, les militants d’Alternatiba se griment en jaune et insistent sur la cohérence de leur mouvement avec celui des gilets jaunes.
Une revendication partagée par le gros des manifestants. Pour Vincent, graphiste indépendant à Aulnay-sous-Bois et qui a participé à douze actes des gilets jaunes, la convergence est une évidence. "Les problèmes sociaux et les problèmes environnementaux vont de pair, il ne faut pas culpabiliser les citoyens mais viser les grosses entreprises. Arrêter d’arroser des golfs dans le désert et les paquebots qui font le tour du monde." Interrogé sur les violences des Champs-Elysées, alors que la manifestation passe la place de l’Etoile et les effluves de gaz lacrymogènes des affrontements récents, il répond qu’il refuse la "criminalisation d’une violence qui a été montée en épingle et qui n’est que la réaction à une violence qui dure depuis des années et qui forcément fait que la colère déborde".

13h50 - "C’est pire que le 1er décembre. Mais Macron ne veut rien entendre !"

En images. Acte XVIII des gilets jaunes : les Champs-Élysées saccagés

14h20 - Marche pour le climat


Vers Opéra. La marche pour le climat 

14h45. Au milieu des Champs, c’est Fouquet’s pour tout le monde
Les affrontements ont marqué l'avenue des Champs-Elysées. La marque canadienne Tara Jarmon, qui avait accueilli il y a quelques jours une collecte pour les femmes SDF, n’a pas été épargnée par les casseurs. Les mannequins de la vitrine habillés de robe d’été sont sur le sol de la boutique. 

Non protégées, les vitrines Lacoste et Longchamp ont volé en éclats, tandis que des dizaines de fioles de sérum physiologique jonchent le sol : elles sont utiles pour apaiser les effets des gaz lacrymogènes dans les yeux. "A Paris, ça bouge plus, estiment Geoffrey et Thomas, qui sont venus de Saint-Etienne. Il faut de la violence pour se faire entendre." Jusqu'à La Mongie...


Au milieu de l’avenue, c’est Fouquet’s pour tout le monde. Trois dames ont disposé une table de la brasserie saccagée en fin de matinée. Elles font mine de consulter la carte. "Il était bien Sarko, assis là-dessus", dit un homme en tâtant le coussinet des fauteuils. 
"Qui sème la misère récolte la colère", chante un groupe de gilets jaunes. 
Malgré les violences et les affrontements, les manifestants restent et remontent même en direction de l’arc de Triomphe. Aux abords de l’Etoile, les plus affamés se jettent sur un stand de streetfood. C’est l’heure du déjeuner et malgré les nuages répétés de gaz lacrymo, rien ne semble pouvoir arrêter les merguez de griller. 
Face au stand, la boutique Cartier est la cible des casseurs. Des gilets jaunes tentent d'arrêter les casseurs anticapitalistes. Sans succès.

15h15 - Les heurts reprennent sur les Champs-Elysées


15h45. Glucksmann, le candidat aux Européennes, et Faure (PS) s’affichent à la marche pour le climat


La marche pour le climat peut aussi servir de coup de com'. Place de l’Opéra, on a ainsi vu s’afficher côte à côte le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et le fondateur de 'Place publique', Raphaël Glucksmann. Tout sauf un hasard : quelques heures plus tôt, le PS a désigné Glucksmann tête de liste pour les prochaines élections européennes. 

16h00 - Trente personnes en garde à vue

La préfecture de police peut maintenant se flatter d'une centaine d'interpellations à Paris, et trente personnes placées en garde à vue, selon le Parquet de Paris. 
En marge des incidents qui ont émaillé la zone, un important incendie s’est déclaré dans un immeuble situé près des Champs-Elysées, boulevard Roosevelt. Onze blessés légers sont à déplorer.
Le ministère de l’Intérieur annonce 14.500 personnes mobilisées pour l’acte XVIII  des gilets jaunes, à 14 heures dans toute la France.

16h30. La marche pour le climat converge vers République


Dans le cortège de la marche pour le climat, à Paris. 

17h. Le Fouquet's brûle; Edouard Philippe se déplace pour pallier l'absence de Macron

De très nombreux magasins continuent d'être mis à sac sur les Champs-Elysées ce samedi après-midi. Le Fouquet's, pillé plus tôt dans la journée, est maintenant incendié. Les affrontements avec les forces de l'ordre font rage : tirs, grenades, fumée.
Au même moment, à quelques mètres de là, le Premier ministre Edouard Philippe s'est fendu d'une visite aux forces de l'ordre pour les féliciter. «Merci pour ce que vous faites», a dit le chef du gouvernement à plusieurs responsables policiers dans le quartier des Champs-Elysées. «C’est absolument nécessaire dans ces circonstances exceptionnelles», a renchéri le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui l’accompagnait.
Le Fouquet's en flammes

17h30. Environ 50 000 participants à la marche pour le climat

On connaît désormais les différentes estimations du nombre de participants à la "marche du siècle", la marche pour le climat organisée à Paris ce samedi après-midi. Le comptage indépendant réalisé par le cabinet Occurrence pour plusieurs media monte à 45.000 manifestants, contre 36.000 pour la préfecture de police et 107.000 pour les organisateurs. 
Les chiffres sont grossis à des fins d'image à l'international, pensez-vous? En fait, la presse nationale n'a d'autre souci avoué que de creuser l'écart entre les deux manifestations du jour... Et cela d'autant que les sympathisants des Gilets jaunes étaient nettement plus nombreux que prévu.

mardi 27 mars 2012

Le djihadiste tueur trouve P. Laurent (PCF) pour le soutenir

Le successeur de M.-G. Buffet, P. Laurent (PCF), comprend le père du terroriste

Le secrétaire national du PCF déclare "comprendre la détresse" du père de Mohamed Merah

Le patron du PCF, Pierre Laurent (à la droite de Buffet et Mélenchon), a pris la parole aujourd'hui pour apporter son soutien à la famille du djihadiste qui a revendiqué les tueries de Toulouse et Montauban
et a été abattu jeudi lorsqu'il a affronté les hommes du RAID qui assiégeaient son apprtement.

Interrogé par RTL sur l'intention, manifestée par Mohamed Benalel Merah, de déposer une plainte contre la France pour avoir tué son fils, Pierre Laurent a affirmé:
"Ecoutez, dans une affaire comme celle-là, la détresse du père, on peut peut-être la comprendre aussi".
Sans un mot de compassion pour la "détresse" des familles des sept victimes innocentes,
ce soutien de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle en a rajouté: "Mais évidemment, c'est une affaire qui le regarde, je veux dire. Bon, moi je n'ai pas de commentaire particulier à faire sur la détresse du père de ce jeune-homme".

Le communiste pro-palestinien a été insistant: "il faut comprendre comment un jeune homme comme ça, de la banlieue toulousaine, peut s'engager dans une telle dérive criminelle, après avoir croisé dans son parcours, plusieurs fois, la police et la justice".


Les frères Merah ont de qui tenir ?

Le père du tueur binational de Toulouse et de Montauban a passé quatre années en prison,
avant de repartir dans son pays natal, l'Algérie.

Mohamed Benalel Merah, le père du tueur de Toulouse et de Montauban, n'était plus proche de son fils depuis 1994, ce qui ne l'empêche pas de demander aujourd'hui son inhumation en Algérie et surtout de vouloir porter plainte contre la France "pour avoir tué son fils".

Âgé de plus de 60 ans aujourd'hui, il est retourné vivre en Algérie, après avoir été condamné à deux peines de prison ferme à Toulouse, a révélé RTL. En 1999, cinq ans après la séparation avec sa première femme (son plus jeune fils, Mohamed, n'a que six ans), il était toujours en France, puisqu'il fut arrêté par la police en possession de plusieurs kilos de cannabis dans le quartier des Izards à Toulouse. Mohamed avait donc alors une dizaine d'années.

Mohamed Benalel Merah fut incarcéré, puis condamné en juin 2000 à cinq ans de prison ferme. En 2001, il fut encore condamné, cette fois pour subornation de témoins, et écopa de neuf mois supplémentaires, précise la radio. Il fut détenu à la prison de Seysses près de Toulouse, là où son fils Mohamed fut incarcéré quelques années plus tard. A la sortie du père en 2006, le fils avait 18 ans.
Mohammed et Abdlekader Merah se sont curieusement rabibochés il y a un mois, alors qu'ils étaient fâchés. Lors des trois vagues d'assassinats, les frères Merah étaient en contact. Après la tuerie devant l'école juive, Mohammed a passé la soirée aux Izards avec ses copains, sans chercher à se cacher.

Il est désormais établi que Mohammed et Abdelkader Merah étaient en contact du 11 au 19 mars, lors des trois tueries de Toulouse et Montauban. Les deux frères ont partagé des moments et un repas familial dix jours auparavant. Lors du vol du scooter, le 6 mars, à Toulouse, les deux frères se trouvaient d'ailleurs sur les mêmes lieux.

Le père est sorti de prison après quatre années de détention et se rendit par la suite de plus en plus souvent en Algérie
Il a fini par s'installer définitivement ces dernières années. Il passe désormais son temps entre la région de Tiaret (340 km à l'ouest d'Alger) - où il gère une société de matériaux de construction - et sa résidence à Mouzaïa (60 km au sud-ouest d'Alger).
Le tueur de Toulouse "était vraiment perdu, sans vrai tuteur, il s'est fait son éducation quasiment seul", a raconté l'oncle au quotidien algérien El Watan.

Il avait revu son fils Mohamed en 2010 lors d'une de ses visites en Algérie, mais il n'entretenait pas de "solides relations" avec ses enfants depuis son divorce, a témoigné son oncle maternel Djamel Aziri, qui vit dans la région de Médéa.

Un réseau familial d'activistes

Curieusement, Zoulikha Aziri, la mère des frères Merah, est mariée avec le père d'un jeune jihadiste, arrêté fin 2006 en Syrie. On peut donc légitimement s'interroger, aujourd'hui, sur les véritables liens qui unissent les frères Merah et la communauté salafiste d'Artigat dirigée par l' "émir blanc", un chef religieux mis en examen pour " association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste " avant de bénéficier d'un non-lieu du juge dans l'enquête sur les filières d'approvisionnement de jihadistes, à Toulouse en 2007 .
Lien PaSiDupes : " Prosélytisme de "l'émir blanc", rééducateur des frères Merah, djihadistes français "
Autant d'éléments que Me Christian Etelin s'est gardé de communiquer à la justice de son pays.
Lien PaSiDupes : "Le journal communiste L'Humanité vantait les louanges de l'avocat"

Bien au contraire, l'avocat libertaire, Me Etelin qui a défendu Mohammed Merah le 24 février, devant le tribunal correctionnel, dans une affaire de conduite sans permis, estime " inadmissible l'attitude des enquêteurs, en garde à vue, car ils ont fait courir des bruits, essayant d'accréditer la solidarité d'Abdelkader par rapport aux actes de son frère. "
Selon l'enquête, le frère aîné, principal accusé, aurait fourni une aide logistique et matérielle à Mohammed Merah. Mais, sur la même ligne, les deux avocates toulousaines qui ont assisté Abdelkader Merah au cours de ses premiers jours de garde à vue, à Toulouse, croient crédible leur polémique qui dénonce " des fuites organisées." Ainsi Mes Monnier-Saillol et Chmani, assurent qu'Abdelkader Merah n'a jamais dit qu'il était fier des actes commis par son frère.

Entre autres discordances et revirements familiaux, "la famille va introduire (au consulat) une demande de transfert du corps en Algérie où la mère souhaite qu'il soit enterré. Le frère Abdelghani, qui était contre, s'est résigné, mais a décidé de ne pas assister à l'enterrement ", a expliqué Abdallah Zekri, membre du CFCM et conseiller de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris.


Le père veut en outre porter plainte contre la France
...

DNA a le sens de l'incitation malveillante et traduit les propos de Juppé
"Juppé lui conseille de la fermer," écrit le journal algérien.

La réponse du ministre français des Affaires étrangères est différente dans la forme: Mohamed Benalal ferait mieux de se taire. " Si j'étais le père d'un tel monstre, je me tairais dans la honte ", a déclaré mardi 27 mars Alain Juppé, interrogé par la station Radio classique.

jeudi 24 novembre 2011

A propos d'une marche blanche de plus et de trop

La protection inégalitaire des mineurs est judiciaire et sociale
Les marches blanches,
"pour faire son deuil",
en attendant la suivante:
quelle horreur !

Marches blanches

On peut nommer la victime, pas le criminel
La petite victime qui n’avait pas encore 14 ans est morte dans une forêt dans des conditions si atroces que le procureur de la République n’a pas voulu les décrire publiquement, par respect pour la famille de l’enfant. L’auteur “présumé” du crime, âgé de 17 ans, a droit à toutes les protections.

Son nom est maquillé, il est présumé innocent, à l’abri de l’aimable plaisanterie du secret de l’instruction. Le nommer, ce serait le dénoncer. Ainsi va notre société, de marche blanche en marche blanche.

[Le long cortège des marches blanches s'accélère]


Marche blanche, dimanche dernier, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), pour la jeune Agnès, en témoignage de solidarité et de douleur ; marche blanche, le 9 novembre, à Bellegarde (Gard), pour Océane, 8 ans, enlevée, agressée, assassinée par un détraqué de 25 ans ; marche blanche, le 24 juin, à Tournon-sur-Rhône (Ardèche), pour Marie-Jeanne, 17 ans, tuée, son corps carbonisé, par un marginal de 19 ans.
(lire l'article de Fabrice Madouas, "La longue plainte des victimes")…

Et puis il y a toutes les autres petites victimes dont leurs agresseurs ont épargné la vie : Manon, 5 ans, oui, 5 ans, dans l’Ain, l’adolescente de 14 ans, violée le 30 juillet dans un parking de Cergy, la fillette de 13 ans, violée en pleine rue, à Marseille, le 4 août… Ces viols de mineures commis la plupart du temps par des mineurs, Alain Bauer (Observatoire de la délinquance) en a dénombré 5 000 l’an dernier. Agresseurs occasionnels ou récidivistes ? Ils laissent derrière eux des victimes traumatisées pour la vie et des familles désemparées, meurtries.

[Instruisons le procès des indignés]

Le 18 janvier dernier, une jeune fille, Laetitia Perrais, disparaissait à Pornic, aux environs de Nantes. Son corps, mutilé, tronçonné, allait être retrouvé par la suite. Le 24 janvier, le procureur de Nantes mettait en examen un suspect de 31 ans, déjà condamné à treize reprises, et notamment par la cour d’Assises des mineurs de Loire-Atlantique, avant de l’être à nouveau pour des braquages à main armée. Le profil type du criminel récidiviste mais de nouveau laissé en liberté. Profitant d’une visite à Saint-Nazaire, le président de la République déclarait le 25 janvier : " Un tel drame ne peut rester sans suite. Je le dis très sereinement, mais il n’y aura pas une enquête de plus où l’on dira aux Français que tout a été parfait, sauf une jeune fille qui ne demandait qu’à vivre et qui a disparu. Il faudra des décisions et pas des commissions de réflexion… "

Ces propos déclenchèrent un ouragan médiatique et judiciaire
Nicolas Sarkozy avait parlé. Il avait instrumentalisé cette affaire ! Il avait " stigmatisé " les juges ! Le Syndicat de la magistrature prit la tête de la campagne, accusa le chef de l’État de provocation et d’incompétence, de ne pas donner de " moyens " à la justice. Sur un plateau de BFMTV, le substitut général de Paris, vice-président de ce syndicat, pointait du doigt le chef de l’État. Sans avoir un mot sur l’atrocité du crime, ni de compassion pour la famille de la victime. J’étais dans le studio ; j’en fis la remarque. Un instant plus tard, s’adressant au président de l’Association française des magistrats instructeurs qui lui succédait devant les caméras, le substitut eut ces mots : "
Surtout, n’oublie pas la larme pour les familles ! "
Au lendemain du cas tout aussi tragique de la petite Agnès, c’est le premier ministre qui a pris en charge le dossier, avec le garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur, celui de l’Éducation nationale. La gauche judiciaire s’est trouvée privée de l’argument Sarkozy. Dans le cas d’Agnès comme dans celui de Laetitia, il y avait bien des questions à se poser, des dysfonctionnements à révéler, des garde-fous supplémentaires à installer. Mais cette fois, l’orchestration ne marchait plus. Chacun se trouvait placé devant ses responsabilités. On pouvait rappeler que les socialistes s’étaient systématiquement opposés à tous les textes présentés par la droite sur la récidive, les peines planchers, les centres éducatifs fermés ; leurs sénateurs ont même refusé de débattre d’un texte du député Éric Ciotti sur un service citoyen d’encadrement des mineurs délinquants. Ils avaient voté contre au nom de la culture de l’excuse absolutoire, de la prévention, de la réinsertion, de la réintégration. Où est la limite ?

Ils auraient pu s’interroger sur un point : on a inscrit dans le préambule de la Constitution, au titre de la charte de l’environnement, le “principe de précaution”. Si ce principe s’applique à la protection de la nature, comment ne s’appliquerait-il pas à la protection de la société ? " Ah! dit le Syndicat de la magistrature, mais si les directeurs du collège avaient su qui était “Martin”, ils ne l’auraient pas accueilli ! " Quel terrible aveu. Le principe de précaution mis en oeuvre au collège du Chambon-sur-Lignon aurait pu éviter une marche blanche de plus.
François d'Orcival, de l'Institut

Si seulement les marches blanches faisaient avancer la conscience de la gauche politicienne archaïque, frileuse et conservatrice.
Les pacifistes aussi croyaient à la "der des der".

mercredi 19 mai 2010

La France renvoie l'assassin de Chapour Bakhtiar au paradis iranien

Vakili Rad était « en enfer » pour l'assassinat de l'ex Premier ministre iranien

Propagande

De retour en république islamique d'Iran dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 mai,
l'assassin de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar a dénoncé ses conditions d'incarcération en France
. Il a eu "une pensée pour les détenus, en particulier politiques" "qu'ils soient corses, basques, ou je ne sais quoi"!.
VOIR et ENTENDRE l'assassin dire qu'il a aimé la France autant qu'elle l'a aimé:

Il semble bien qu'en enfer
la nourriture est bonne...

Qui d'autre veut aller au paradis ? Lire PaSiDupes
Quelqu'un qui préfère rester en enfer: lire PaSiDupes

Pour information

À Cannes, en conférence de presse, le réalisateur iranien Abbas Kiarostami (venu présenter le film "Copie Conforme") revient sur l'arrestation de son confrère Jafar Panahi, placé en détention en mars dernier. Jafar Panahi paie de sa liberté son opposition au président Ahmadinejad, notamment depuis la réélection de ce dernier.
VOIR et ENTENDRE


mardi 27 novembre 2007

Banlieues: des 'casseurs' sont des assassins

On dit les émeutes pires qu'il y a 2 ans
François Fillon, le Premier ministre, a rendu visite aux policiers blessés la nuit dernière, parfois par balles!
L'usage des armes à feu est nouveau et fait craindre le passage de la violence urbaine à la guérilla urbaine, par des groupes organisés. La presse persiste pourtant à appeler les 'tueurs' des 'casseurs'. Plus de 120 policiers ont été blessés en deux nuits seulement, alors que trois semaines de trouble en 2005 avaient fait 200 blessés.
Après la deuxième nuit d'affrontements à Villiers-le- Bel, au nord de Paris, le Premier ministre accompagné de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, a promis de renforcer la sécurité pour ce soir : "Pendant que la justice travaille, rien ne justifie les violences de hier soir. Elles sont inacceptables, intolérables. Les habitants de Villiers-le-Bel ont droit à la paix, la sécurité, la justice va travailler pour eux."
Les révolutionnaires ont fondu sur la bibliothèque et l'école Louis Jouvet de Villiers-le- Bel. Un riverain est bouleversé : "S'en prendre à une bibliothèque, qui est un lieu de savoir, de connaissances... C'est une action complètement inexcusable... C'est navrant, c'est bête."
Non, c'est la rentrée sociale permanente…