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jeudi 13 avril 2017

La colère des surveillants de Fleury-Mérogis (Essonne) gagne Villepinte (Seine-Saint-Denis)

Des surveillants bloquent la prison de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale

Plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France bloquent l'entrée de cette maison d'arrêt de Seine-Saint-Denis.

Une première soixantaine de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France dénonce la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes". Ils bloquent l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis 6 heures, ce jeudi 13 avril.  Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué sur lesquelles on pouvait lire "Ma prison va craquer" ont été dressées devant la prison. Les manifestants bloquent l'entrée de la maison d'arrêt depuis jeudi matin. Un tas de pneus et de palettes a été enflammé, peu avant 7h30, par les surveillants, qui souhaitent "lancer un appel au secours, un SOS".
Un "appel à une mobilisation générale" avait été lancé une semaine plus tôt par plusieurs syndicats.
Les surveillants de la prison de Villepinte réclament "un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", selon Erwan Saoudi, délégué FO. La directrice de la maison d'arrêt avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%, soit 1 132 détenus pour 582 places.

La colère se propage 

Des surveillants de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) protestent lundi 10 avril contre la récente agression de six de leurs collègues. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) durant quelques heures (photo ci-dessus). "Quand vous ouvrez le matin, vous n'avez pas un problème, vous risquez d'en avoir deux, voire trois", a expliqué Philippe Kuhn, surveillant à Villepinte depuis 15 ans, sur franceinfo.
"On a une agression tous les deux jours, et ça ce 
Les surveillants en colère de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé mercredi soir de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire, avec de nouvelles actions à venir pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe.pl
Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse.
Après les gardiens de Fleury-Mérogis, ceux de Villepinte passent à l'action (ci-dessus)Les syndicats ont lancé un brasier devant la maison d'arrêt de Villepinte pour lancer un "SOS"
Les manifestants ont également entonné La Marseillaise, brandissant des pancartes "Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité". 



dimanche 2 avril 2017

Surpopulation carcérale: la directrice de la prison de Villepinte refuse d'accueillir de nouveaux détenus

Hollande et Urvoas étaient venus à Villepinte, vanter la politique pénitentiaire de Taubira...

Les 190 détenus du bâtiment E de la prison de Villepinte ont une clé qui leur permet de fermer leur cellule quand ils sortent

Façade arborée de la prison de Villepinte,
lors de la visite de Hollande

L'arbre qui cache la forêt. 

Le président de la République et le ministre de la Justice avaient fait un passage à la maison d’arrêt de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Cette prison enferme plus de 1.100 prisonniers pour une capacité initiale de 587 places. Mais c'est un module très particulier que le président François Hollande et le Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, ont fait la promotion au cours de leur déplacement de propagande : le module Respect lancé en septembre à titre expérimental auprès d’un peu moins de 200 prisonniers sous l’impulsion de la directrice, Léa Poplin. 

Le ministère de la Justice a passé un deal avec certains détenus.
Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Les détenus volontaires sont sélectionnés et s’engagent à participer à un programme d’activités chaque jour. En contrepartie, leur cellule est ouverte la journée et ils en détiennent la clé, en journée, le matin ou l’après-midi. Les écarts de conduite sont sanctionnés par un retour en détention normale. Villepinte est la première maison d’arrêt de France à tenter l’expérience de ce module sur le modèle de l'Espagne depuis plusieurs années.

La prison de Villepinte, remplie à 201%, ne peut plus accueillir de détenus

L'envers du décor
A la vérité, les incidents ne cessent de se multiplier et empirer, selon les syndicats, alors que certains détenus dorment par terre ou que des adultes sont logés dans le quartier des mineurs.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
La maison d'arrêt de Villepinte, dont le taux d'occupation a atteint le record de 201%, n'est tout simplement plus en mesure "physiquement" d'accueillir de nouveaux détenus, a prévenu sa directrice dans une lettre adressée aux magistrats.
"La directrice a sollicité la Justice pour qu'on trouve des solutions, et la nécessité faisant loi, cette directrice n'a rien trouvé de mieux que de proposer des libérations conditionnelles ou des aménagements de peine" (bracelets électroniques, etc.).
Il ne s'agit pas d'une décision prise sur un coup de tête ou d'un signe de rébellion, car la maison d'arrêt de Villepinte héberge 1.132 détenus est saturée.

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Urvoas prison Villepinte"
Il s'agit "d'accélérer le processus judiciaire pour ceux qui le méritent, fait valoir la littérature gouvernementale et évidemment pas d'ouvrir grand les portes de Villepinte", a assuré cette source qui a préféré garder l'anonyme, précisant toutefois, très loquace, que depuis mardi, le TGI de Bobigny "n'envoie plus personne à Villepinte". 
Le courriel de la directrice a été adressé mardi aux présidents et procureur des tribunaux de Grande Instance de Bobigny et Paris, qui orientent des prévenus en attente de procès et des condamnés à des peines inférieures à deux ans vers cet établissement.

Des conditions de détention indignes

Les magistrats assurent - et ce serait nouveau - qu'ils excluent d'"abaisser la réponse pénale" aux actes de délinquance ordinaire et se disent mis dans l'embarras, car ils ne veulent pas aggraver la situation déjà critique à la maison d'arrêt. Leur soutien politique au gouvernement et leur silence de cinq longues années a conduit le système pénitentiaire dans l'impasse qu'ils déplorent aujourd'hui, à l'heure de l'alternance. 

Des détenus qui "dorment par terre" ou sont logés dans le quartier des mineurs, des personnels "à bout", des incidents qui se multiplient: selon Philippe Kuhn, délégué régional du syndicat de surveillants SPS, affilié à la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires et sans cesse attaqué pars l'UGSP-CGT qui serait seul à défendre "des valeurs humanistes et internationalistes" (sic), Villepinte est au bord de la rupture.

La situation dans la maison d'arrêt est explosive, du fait de la surpopulation, de l'accès aux soins, au travail et au sport. "Ce ne sont pas des conditions d'accueil dignes. Comment voulez-vous qu'ils nous respectent?", a encore interrogé le syndicaliste.

mardi 9 août 2016

Surpopulation carcérale : le triste bilan de Taubira à la Justice

Le bilan des années Taubira fait débat

Les peines alternatives à l’enfermement qu'elle a défendues pour désengorger les prisons ont-elles encore de l’avenir ?

Les idées de l’ancienne ministre démissionnaire de la Justice font polémique au regard de leurs conséquences en période de terrorisme islamiste. Le premier ministre paraît avoir tranché lundi en vantant les qualités de son successeur, Jean-Jacques Urvoas, un proche de Manuel Valls  lequel a annonçé pour l’automne un plan "spécifique, concret, précis" et surtout "financé" pour le parc pénitentiaire. "Le gouvernement agit, a-t-il martelé, en réponse aux murmures de passivité, et tout particulièrement depuis que Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux", a assuré le premier ministre à Nîmes, taclant clairement Christiane Taubira. 

Il se trouve pourtant des partisans de la ministre pour positiver

Qui a dit "cabinets ministériels 
blancs" ?
"A quelques jours des deux ans de la loi Taubira qui promeut les alternatives à l’enfermement", certains construisent la légende de son passage Place Vendôme: "résoudre la surpopulation carcérale par la seule création de places de prison est une gageure", assure le quotidien économique du groupe LVMH, Les Echos
"On ne mettra pas fin à la surpopulation carcérale seulement en ouvrant de nouveaux lieux de détention, mais aussi en mettant fin à l’excès d’incarcérations", estime encore La Croix (marqué par la direction de l'ancien directeur de la rédaction du journal Le Monde) dans son éditorial signé Dominique Greiner. 
Sous influence de l'AFP, Sud-Ouest défend expressément les projets de "l’ancienne garde des Sceaux (qui) plaidait à juste titre pour une extension des peines de substitution. Mais celles-ci coûtent aussi de l’argent et, dans ce climat post-attentats [à moins que nous ne soyons encore dedans...], l’opinion française est plus tentée par les mesures d’enfermement", admet Christophe Lucet, éditorialiste de politique... étrangère.
Jean-Louis Hervois plaide dans La Charente libre (appartenant au groupe de presse précédent) pour "limiter la détention préventive et favoriser les alternatives à la prison plutôt que durcir des sanctions qui ne répondent qu’à nos peurs". 

L'idéologie à l'épreuve de la réalité

"Des mots et des promesses. Comme toujours", déplore l'observateur vigilant et échaudé Yves Thréard dans Le Figaro, qui fait valoir que quatre années ont été "perdues", "quatre années marquées par le fiasco de la politique de Christiane Taubira".
  
"Tragique erreur": A la différence des tenants de la pensée unique que n'ébranlent pas même les drames ni la légèreté ombrageuse du ministère de l'Intérieur, "il est vrai que la tragique erreur commise au bénéfice d’un des tueurs du père Hamel, en liberté conditionnelle [et sous bracelet électronique], ne favorise guère la promotion des peines alternatives", estime Bernard Maillard dans Le Républicain lorrain, confronté à des difficultés financières, aux destructions d'emplois et à la montée du FN. 
"Dans une société où la violence ne recule pas, les citoyens attendent des réponses humaines mais fortes et fermes afin que la prison conserve un effet dissuasif et soit un vrai vecteur de sanction", insiste Hervé Chabaud dans L’Union/L’Ardennais
"Faute d’une politique résolue et expliquée à la population, le problème s’aggrave d’année en année. Pour notre honte… et notre insécurité !", prévient l’écrivain Jean-François Bouthors dans les colonnes du premier quotidien français en termes de diffusion, Ouest-France, détenu à 100 % par une association loi 1901 et soumis à l'Etat, comme le démontrent les résultats des élections, alors que l'économie de la Bretagne, notamment agro-alimentaire (porc et volaille) est en souffrance. 

Le 1er juillet, le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un
nouveau record avec 69.375 personnes incarcérées pour 58.311 places.
Valls est donc allé faire de la comm' en passant à Nîmes sur la route des vacances.

Au-delà des effets d'annonce de Valls, Hollande ne change rien

Alors que les prisons sont des "cocottes-minutes", la contrôleure des prisons continue de plaider pour des alternatives à l'incarcération et un numerus clausus départemental. Créer de nouvelles places en prison n'est pas la solution magique pour résoudre la question de la surpopulation carcérale, réaffirme la contrôleure général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, une créature de Taubira...
Les électeurs de cette proche de Martine Aubry ne l'ont pas gardée en otage au parlement européen et ils l'ont également libérée de la mairie de Reims en 2014. Circule-t-elle depuis sous bracelet électronique? 
Juste un dernier détail Adeline Hazan a été présidente du Syndicat de la magistrature, (SM) de 1986 à 1989. Celui des "juges rouges": une surprise, de la part de Taubira ?


mercredi 6 juillet 2016

L'avocat du terroriste islamiste Abdeslam va porter plainte contre Thierry Solère

La surpopulation carcérale et l'engorgement judiciaire s'en porteront-ils mieux ?

Le député Les Républicains Thierry Solère sera-t-il poursuivi comme lanceur d'alerte ?
 

Le député des Républicains Thierry Solère (au centre),
accompagné de Laure Haccoun, directrice de la sécurité,
et Mario Guzzo, le responsable des bâtiments centraux,
a pu avoir accès à la zone où Salah Abdeslam est incarcéré.
L'élu LR a dénoncé la semaine dernière des conditions privilégiées de détention de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis. L'avocat du dernier survivant des assassinats islamistes du 13 novembre, les plus meurtriers de l'histoire en France et revendiqués par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh') a décidé de porter plainte contre le parlementaire.
L'avocat de Salah Abdeslam considère que les révélations publiques du député Thierry Solère constituent des atteintes à la vie privée de son client dans le système pénitentiaire public. Administrativement, il est rattaché au tribunal de grande instance d’Évry, ville dont le maire fut Valls.
"Une partie du quatrième étage a été "vidée" pour lui, indique le JDD. Du côté droit, la plupart des cellules sont réservées à "l'unité dédiée", composée des détenus radicaux, incarcérés pour terrorisme, et qui sont isolés du reste de la prison. "Ils ne sont jamais en contact avec Abdeslam", précise le surveillant. Ils sont une douzaine. Dans les autres cellules de l'étage, les détenus "à l'isolement". "Soit sur décision judiciaire, parce que les magistrats demandent qu'ils n'aient aucun contact en détention, soit sur décision administrative, généralement quand on pense qu'ils peuvent être menacés", détaille aussi la directrice. L'étage abrite aussi des transgenres. "On les isole là, dans l'attente d'une décision; ensuite ils vont soit en détention chez les hommes, soit chez les femmes", glisse Laure Haccoun. Et puis, isolé parmi ces isolés, Abdeslam.
Quatre cellules ont été aménagées pour sa venue, précise le JDD. Deux à son usage, une cellule A et une cellule B? en cas de dégradation de la première. Dans une cellule au milieu des deux, un poste de surveillance vidéo. C'est là qu'un fonctionnaire veille 24 h sur 24 pour observer le prisonnier et noter scrupuleusement tous ses faits et gestes. Une quatrième cellule a été transformée en "salle sport spéciale", avec un rameur pour faire de l'exercice. Un autre équipement de musculation est commandé… Et sur le toit, un petit espace de promenade à son seul usage, lui aussi sous surveillance vidéo. "Son avocat a pu venir jusqu'ici, confie un surveillant. Quant à Abdeslam, il voit sa famille au parloir: il y en a déjà eu quatre ou cinq, et à chaque fois, il ne croise personne sur le trajet. Son parloir est sécurisé, avec Hygiaphone, sans contact direct." [] ...En cas de déplacement de Salah Abdeslam, tout est vidé sur son parcours".
A la suite d'une visite, le 29 juin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le député a interpellé le garde des Sceaux dans une lettre ouverte qui l'interroge sur "l'ampleur du dispositif qui entoure la détention" de Salah Abdeslam. Il s'était notamment étonné que le djihadiste présumé dispose, à l'étage, d'une salle de sport réservée à son usage exclusif, ainsi que d'un espace de promenade privatisé. L'avocat de Salah Abdeslam - en compagnie de son confrère belge l'avocat Sven Mary - n'a pas tardé à réagir, interpellant à son tour le ministre de la Justice.
"La cellule du terroriste du 13 novembre a été repeinte en blanc," ajoute le JDD. Accrochées au mur, deux djellabas, une blanche et une couleur bordeaux. Filmé aux toilettes et à la douche (juste le haut du corps), Abdeslam est sous surveillance permanente. "C'est très impressionnant. Il y a une demi-douzaine de caméras, qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit, ou ce qu'il mange", raconte le député, "mais il n'y a pas de son".
L'avocat s'indigne du droit de regard d'un "élu de la République"

"Comment, Monsieur le Garde des Sceaux, a-t-il pu être permis à Monsieur Thierry Solère d'avoir accès à la salle de 'vidéo-protection' de monsieur Salah Abdeslam ?", interroge Franck Berton, 53 ans. "Qu'un député de la République profite de son mandat et vienne nous indiquer par voie de presse qu'il a regardé ce garçon derrière les caméras pour regarder comment il se comportait, un peu comme s'il était au zoo de Vincennes [aussi désobligeant que subjectif et polémique], n'a pas manqué de nous indigner", a-t-il raconté sur l'antenne de BFMTV mardi 5 juillet. 

VOIR et ENTENDRE Berton accuser Thierry Solère de voyeurisme dans la "salle de bains" de Salah Abdeslam à la prison de Fleury-Mérogis

La maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, en Essonne, la plus grande prison d'Europe,  est construite sur 180 hectares et compte très exactement 4.521 détenus, dont 250 femmes. "Ce qui nous fait un taux d'occupation de 195%. Nous avons aujourd'hui 7 matelas au sol, faute de lit", admet la directrice de la sécurité. 
Inaugurée en mai 1968, la maison d'arrêt a été rénovée pendant plus de dix ans, pour un demi-milliard d'euros. Les fenêtres neuves, désormais bien isolées, ont diminué de taille. Fini le mode four l'été et glaçon l'hiver. Chaque cellule, initialement conçue pour un seul détenu, a été doublée, avec sanitaire et douche. Les douches collectives, dangereuses, ont été supprimées. Fini aussi les préaux, des coupe-gorge juste avant la cour de promenade, à l'abri des regards des surveillants."Depuis quelques jours, on est sur un rythme d'une quarantaine d'entrées quotidiennes, ce qui est beaucoup plus que la moyenne", explique Laure Haccoun. Les magistrats, à la veille de leurs vacances, "déstockent" et incarcèrent.
Le fait que son client ait été observé grâce aux caméras de vidéosurveillance ne serait pas légal

Dans sa lettre, Me Berton écrit : "s'il est vrai qu'un député de la République, au regard des dispositions législatives en vigueur, est en droit de visiter tout établissement pénitentiaire et ce de manière impromptue, il n'en demeure pas moins qu'il est dans l'obligation de respecter les droits du détenu". Un élu de la République n'est donc pas considéré comme "la moitié des Français". 
En tout état de cause, l'"ennemi public n°1" est surveillé 24 heures sur 24 par un système vidéo et Me Berton semble bien faire beaucoup de bruit pour rien. Conformément au décret d'application du 20 mai, tout député accompagné de journalistes et photographes peut désormais procéder à une visite surprise de tout établissement pénitentiaire.

Une attaque nominale qui fait abstraction du mandat électif de Thierry Solère
"Je note, au surplus, que monsieur Thierry Solère ne cesse, depuis cette visite et l'article paru dans le Journal du dimanche de courir les plateaux de télévision et les émissions radiophoniques pour raconter ce qu'il a vu, ce qui n'aurait pas dû lui être permis", insiste Berton, lui-même "artiste" du barreau et d'ailleurs spécialiste du droit de la presse. "Ce qu'il a vu", est en effet détaillé dans un article du JDD, qui a recueilli l'indignation de Thierry Solère. "Je vous informe engager des recours contre cette décision devant la juridiction compétente, à savoir la Tribunal administratif de Paris", indique Frank Berton dans son courrier au ministre de la Justice.

Lui, le terroriste qui n'a pas actionné sa ceinture de kamikaze dans la nuit du 13 novembre, qui ne s'est pas tué sur ordre, est désormais incarcéré avec interdiction de le faire… Et
l'administration pénitentiaire a pour mission impérative de le maintenir vivant… Vivant pour qu'un procès ait lieu.

lundi 4 juillet 2016

Salah Abdeslam, terroriste islamiste VIP, jouit d'une suite de 4 cellules

L'opposition dénonce le 4 étoiles pour Salah Abdeslam dans un Fleury-Mérogis par ailleurs surpeuplé

Sans états d'âme, la gauche fait 
bénéficier Salah Abdeslam de conditions de détention avantageuses
Quatre cellules lui sont dédiées, depuis son incarcération en avril à Fleury-Mérogis. Il dispose d'une cellule où il est surveillé 24h sur 24 par des caméras de surveillance. Une cellule de rechange est prévue pour le cas où la première ne conviendrait plus à l'islamiste. La troisième cellule est un poste de contrôle où sont disposés les écrans vidéo. La quatrième est équipée d'un rameur à l'usage exclusif de Salah Abdeslam. 

Une partie de l'étage a été vidée pour Salah Abdeslam. 
Le protégé du ministère de la Justice est logé dans le bâtiment D3, au quatrième et dernier étage de la prison, plus grande prison d'Europe située à une trentaine de kilomètres de Paris. "En temps normal, c'est un quartier d'isolement où sont hébergés des détenus médiatiques. Ils peuvent se retrouver dans une salle de sport. Elle n'a pas été crée spécifiquement pour lui", confirme une source syndicale pénitentiaire qui précise que le Molenbeekois n'y a pas accès quand il le demande mais uniquement certains jours à des créneaux horaires précis. "Il ne peut rien imposer, ce n'est pas à la carte", ajoute-t-elle.
Mais en décrivant la généralité, Delphine Boesel, avocate militante, fait de l'enfumage. Elle aurait pu aussi bien mentionner d'autres catégories de détenus à l'isolement qui auraient pu être les voisins de cellule du terroriste, mais qui ne le sont pas. Certains prisonniers, comme par exemple des anciens fonctionnaires "VIP" ou des transgenres, se trouvent habituellement dans ce quartier d'isolement, mais ils ont été déménagés.
En avril dernier, L'Express s'était aussi appliqué à désinformer l'opinion.
"Dans sa cellule, qui fait un peu plus que 11m2, Salah Abdeslam bénéficiera d'une télévision, d'un lit composé d'un matelas ignifugeable , d'un mobilier pour écrire et ranger ses affaires ainsi que des toilettes et une douche qui "respectent son intimité", c'est-à-dire à l'abri des regards. A l'identique des autres détenus en isolement."
Le ministère de la Justice s'est soumis aux exigences du terroriste assassin
Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando djihadiste des attentats du 13 novembre 2015 bénéficie de conditions de détention particulières. Et, l'Observatoire international des prisons, habituellement prompt à dénoncer les conditions de vie carcérale, n'a pas manqué de banaliser la situation privilégiée du détenu, hébergé dans un espace VIP réservé aux détenus médiatiques. "Toutes les personnes placées à l'isolement ont à leur disposition [exclusive?] une cellule aménagée dans laquelle ils ont accès la plupart du temps à un rameur, voire un vélo. Du matériel, en général, pas de très bonne qualité", a raconté Delphine Boesel, avocate. "Il n'a aucun traitement de faveur,"assure cette vigie des prisons.
Me Boesel a découvert les prisons par le biais du Genepi, association.Elle a défendu Daniel Merlini, un membre de la Dream Team, équipe de braqueurs qui s'est illustrée dans les années 1990. Son client, qui sera abattu en 2010 dans une fusillade.
Parmi ses clients, des multirécidivistes au casier judiciaire long comme le bras, elle compte Christophe Khider, condamné pour braquage, meurtre, évasion de Moulins, tentative d'évasion de Fresnes avec prise d'otage.
Face à l'administration pénitentiaire, elle conteste les placements à l'isolement, les transferts incessants de détenus pour raison de sécurité.

Elle milite avec l'OIP pour le droit des détenus à posséder un téléphone portable.
Elle sera 
élue présidente de la section française de l'OIP en avril 2015, Christiane Taubira étant ministre de la Justice de mai 2012 à janvier 2016. 
Thierry Solère (LR) "étonné" des conditions de détention d'Abdeslam

Le député a découvert le pot-aux-roses lors d'une visite à la prison et il a interpellé le Garde des Sceaux. "J'ai écrit à Jean-Jacques Urvoas, pour lui demander quelles sont les motivations qui ont prévalu à cette décision de transformer une cellule dans une prison surpeuplée, pour que M. Abdeslam puisse avoir une salle de sport", explique-t-il. Selon le ministère de la Justice, proposer des activités sportives aux détenus est une obligation.


Le député des Hauts-de-Seine dénonce les "privilèges" accordés au terroriste. "On en est à un dispositif tel que même une cellule supplémentaire lui est allouée pour une salle de sport privée", résume Thierry Solère au micro d'Europe 1. 
"Je suis étonné, et d'ailleurs le personnel pénitentiaire autour de moi n'a pas su me répondre et a aussi montré son étonnement", poursuit l'élu. "C'est un privilège qui est donné" à Salah Abdeslam. 

La situation est, selon lui, d'autant plus inacceptable que "la surpopulation en prison" est une réalité. "Les nouveaux arrivants à Fleury-Mérogis n'ont même pas un lit pour eux: on leur met simplement un matelas par terre", a-t-il dénoncé. 

Dans sa lettre à Urvoas, Thierry Solère  écrit: "Je ne cherche pas la polémique", assure-t-il. "Jean-Jacques Urvoas est garde des Sceaux depuis peu de temps, il est courageux, dit la vérité et a conscience des sujets. En revanche, j'attends une réponse précise sur la motivation [qui a poussé à] donner à Salah Abdeslam une cellule en plus avec du matériel de sport, un rameur et un appareil de musculation."

mercredi 6 août 2014

Thonon-les-Bains: un clandestin saccage une église et une basilique

Le clandestin est aussitôt étiqueté "déséquilibré", mais son origine est tue... 
Mardi 5 août, un homme en situation irrégulière s'en est pris à un lieu de culte.
Alors qu'un bénévole et un fidèle étaient présents dans la basilique Saint-François de Sales et l'église Saint-Hippolyte à Thonon-les-Bain, un demandeur d'asile s'en est pris au tabernacle et objets de culteDes crucifix, autels, statues, différentes reliques, des présentoirs, des cierges,... qualifiés de "mobilier religieux", selon les termes du Dauphiné Libéré .

La police a été alertée, peu avant 8 heures, par téléphone. Au bout du fil: le bénévole qui venait d'ouvrir les portes de la basilique Saint-François de Sales et de l'église Saint-Hippolyte, deux édifices adjacents à Thonon-les-Bains, classés monuments historiques depuis 1909.

Un clandestin était en train de saccager l'intérieur des lieux de culte et d'asile. Le bénévole avait dû enfermer un fidèle dans le sacristie pour le protéger de l'assaillant.

Le montant du préjudice matériel s'élèverait à "plusieurs dizaines de milliers d'euros", selon le quotidien.

VOIR et ENTENDRE le témoignage du bénévole :

A l'arrivée des policiers de Thonon, le fanatique tenait encore à la main un éteignoir qu'il a vraisemblablement utilisé pour saccager les objets. Un policier lui a ordonné de la laisser tomber, ce qu'il a fait sans opposer de résistance. Il a été interpellé, sans qu'aucun agent ne soit blessé.
Mais le témoin direct parle aussi d'une barre de fer qui a été lancée dans les vitraux (photo ci-dessus). 

La surpopulation hospitalière égalera bientôt celle des prisons

L'inconnu en état d'exaltation a été aussitôt déclaré déséquilibré. Un médecin généraliste qui l'a ausculté alors qu'il était en garde-à-vue, estime que l'individu "n'a pas toutes ses capacités", a fait savoir la police de Bernard Cazeneuve. Le casseur doit donc être interné en hôpital psychiatrique. Pourvu que la porte de l'établissement lui résiste mieux.

Il serait en situation irrégulière, mais son identité et sa nationalité ne sont pas encore connues ...avec certitude. On sait toutefois qu'il est âgé de 27 ans, ce qui  porte moins à conséquences que de révéler qu'il est Erythréen ou Syrien !
Seule certitude: ce n'est pas une Femen...

dimanche 18 août 2013

Les rêves éveillés des ministres de Hollande pour 2025

Le futur de la France dans les boules de cristal des ministres, sous l'effet du rosé

Incités à partager leurs élucubrations estivales
devant un petit rosé de Provence, 
cinq ministres dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Cécile Duflot, ont livré leur vision très idéalisée de ce que pourrait être "la France de 2025".
Le Point a mis en ligne cinq de ces synthèses, alors que le président de la "gauche sociale" prendra lundi le chemin du retour, de la Lanterne sur le domaine du Château de Versailles à l'Elysée: il est donc légitime que le peuple se demande pourquoi il a pris la Bastille. 

La rentrée commence par un soi-disant "séminaire" à l'Élysée qui ne sera en vérité qu'un apéro de recadrage visant à redorer une cohésion ébranlée par la nouvelle querelle entre l'Intérieur et la Justice, mais un concours du meilleur bronzage, pour les autres. Certains ministres sont tellement allumés que leurs productions ne sont pas simplement très inventives, mais rien moins que des enfumages de première.

Sur le thème de l'innovation et des technologies nouvelles, l'objectif fixé par les conseillers en communication élyséens est clairement de "préparer la France dès aujourd'hui à relever les défis qui seront les siens dans dix ans, à travers un diagnostic mettant en exergue ses forces et ses faiblesses": ça se veut jeune et dynamique. Alors voyons ensemble jusqu'où peut aller l'intox, lorsqu'un pouvoir ne donne aucune limite au mépris de son auditoire.

Voici quelques traumatisés du soleil du sud


 –
Pierre Moscovici, le ministre des Finances, commence très fort, jugeant "réaliste" un retour au plein emploi dans la France de 2025, qui devrait avoir "pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire". Pourtant, la cinquième puissance économique mondiale n'occupera plus, selon lui, que "la huitième ou neuvième place". Le ministre met aussi en garde contre l'utopie du modèle industriel allemand, qui selon lui serait "sans doute idéal à court terme (...), mais ne correspondra plus à l'état de l'économie mondiale dans dix ans".

Très connecté, Manuel Valls promet des "forces de l'ordre 3.0 efficaces [allusion au Web 2.0], proches de la population et à la pointe des avancées technologiques". Sans en aviser Marylise Lebranchu, le ministre fait d'autres suggestions, comme la création de "maisons de l'État", qui devraient remplacer les sous-préfectures dans les zones dépeuplées. Valls entrevoit aussi "l'élection au suffrage universel" dans les principales intercommunalités
En revanche, le ministre de l'Intérieur appréciera sans doute modérément l'obsession de sa collègue de la Justice.

Christiane Taubira continue de vouloir vider les prisons: pour lutter contre la surpopulation carcérale, elle ne démord toujours pas de la nécessité du "développement des peines alternatives à l'incarcération", malgré son absence de financement. Dans une note publiée par le Monde, qui a fait l'effet d'une bombe politique dans la torpeur du pont du 15 août, le chouchou du président s'était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant en catimini l'arbitrage de François Hollande. Pour 2025, Taubira espère des peines "qui ont du sens, réparatrices pour les victimes, sanctionnant à sa juste mesure l'auteur de l'infraction et permettant l'insertion ou la réinsertion de ce dernier". 

Cécile Duflot a écrit le conte de Noël d'une France où l'accès au logement "pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d'incertitude, mais une étape plaisante de la vie". Et la ministre de se laisser aller à l'auto-congratulation : qui le ferait , sinon elle, les clandestins mal-logés venus d'Afrique sub-saharienne?  "Dans le cadre des lois adoptées entre 2012 et 2014, les logements vacants seront devenus très rares" et "6 millions de logements auront été édifiés", élucubre-t-elle, sous l'effet d'un joint?  La magicienne conclut par la promesse qui résume tout : "Chacun dispose d'un toit et d'un environnement de qualité". C'est comme si c'était fait !

Pour la bonne bouche enfin, voici venir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgde son pas chaloupé sur coussin d'air, saluant de la main comme la défunte reine-mère d'Angleterre. Il lui paraît naturel de réaliser ce qu'il a échoué à faire en quinze mois d'état de grâce passés à insulter ses interlocuteurs et menacer les entrepreneurs, dont le patron US des pneus Titan, Mittal ou la famille Peugeot
Il augure donc allègrement le retour de son pays "dans le concert des grandes nations industrielles" avec une balance commerciale qui dégagera "un excédent positif structurel". 
Fruit de la recherche ...Peugeot
Dans le genre politique-fiction, Montebourg annonce que des chercheurs et industriels français ont mis au point le "véhicule 2 litres/100 km", annoncé par Ayrault en 2012, l'un des "plus commercialisés en Europe à partir de 2017". Bien que le projet soit à l'état d'esquisse, le matamore évoque un programme "Usine du futur" qui, dit-il, aurait déjà "permis d'amener nos industries aux meilleurs standards et de définir un modèle français de production qui après Ford et Toyota fait figure de modèle mondial". 
Enfin, grâce à "l'allégement du coût du travail, de nombreuses PME ont crû pour devenir des grands groupes".

La majorité présidentielle prend plus que jamais ses désirs pour des réalités

Il s'agit de dresser un rideau de fumée sur un certain nombre de dossiers chauds qui attendent le gouvernement avec, au sommet de la pile, la préparation du budget 2014 et la réforme des retraites, sujets explosifs. 
Sur ce point, Jean-Marc Ayrault devrait dévoiler ses intentions fin août avant la présentation officielle d'un projet de loi début septembre. 
A l'opposé des vendeurs de rêve, 70% des Français réclament des emplois. Mais Sapin, le ministre du Travail, malgré sa face lunaire,  a-t-il jamais fait rêver ? 
On demande à voir sa copie !

Une journée de mobilisation syndicale est déjà prévue, le 10.