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mercredi 30 avril 2014

Pour le président d'Alstom, Montebourg reprend son rôle du colérique

Après Arcelor et Peugeot, Montebourg refait sa crise avec Alstom

"Nous avons, en liaison avec l’Autorité des marchés financiers, demandé (...) que l’égalité de traitement des offres soit assurée. Nous avons déjà gagné 48 heures depuis dimanche soir. Et bien, nous allons maintenant gagner le temps nécessaire pour que les intérêts industriels de la nation soient préservés".
Mercredi, i-télé confirme les divergences entre Hollande favorable à GE et Montebourg, à Siemens

Montbourg continue dans l'invective: "Nos entreprises ne sont pas des proies"

Comme dans un mauvais film policier, Nono joue le méchant flic et travaille au profit du bon, Hollande ! 
"Le gouvernement n’accepte pas, et d’ailleurs aucun gouvernement de quelconque Etat dans le monde n’accepterait le fait accompli d’être informé un vendredi qu’un de ses fleurons nationaux qui vit de la commande publique (...) soit vendu le dimanche soir", a-t-il encore martelé, après la révélation du projet d’Alstom par la presse la semaine dernière.

Arnaud Montebourg a marqué sa préférence pour une alliance, plutôt qu’une vente à la découpe du groupe industriel, qui fabrique notamment des turbines pour centrales électrique et des éoliennes. "Notre position, et c’est ce que nous avons dit avec le président de la République à l’Elysée, lorsque nous avons reçu les deux dirigeants qui sont intéressés par Alstom, nous leur avons dit "nous préférons nouer des alliances plutôt que de vendre par pièces détachées un fleuron industriel dans l’énergie". 
Le ministre souffle en fait le chaud et le froid. "Nos entreprises ne sont pas des proies, ce sont des entités puissantes, capables d’affronter avec des alliés le monde tel qu’il est", a-t-il assuré, saluant le comportement "largement correct" de General Electric dans ce dossier.

Car GE et Alstom ont vécu une histoire ancienne

Le cinéma de Montebourg n'est pas crédible

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a soutenu que le dossier Alstom n'est "pas plié" et que le gouvernement a "été entendu". Devant l'Assemblée nationaleil s'est prononcé également mercredi, pour "des alliances" et pas "des absorptions". Selon le ministre, "l'intervention du gouvernement aurait permis: 1) l'amélioration des offres de General Electric, 2) la survenance d'une offre dans laquelle il est possible d'ouvrir le choix, 3) la possibilité pour le gouvernement de construire une stratégie industrielle dans laquelle les choix sont ouverts".

Mais la parole de Montebourg est totalement dévaluée
Raffarin: "La France est-elle pilotée ?"
Mardi 29 avril sur RTLJean-Pierre Raffarin a attaqué la stratégie du gouvernement, que ce soit en matière de politique industrielle ou au niveau des réformes budgétaires. "Je suis extrêmement inquiet, ce qui manque à la politique gouvernementale aujourd'hui, c'est le sérieux. Il semble que le socialisme d'aujourd'hui, c'est l'improvisation", a déclaré l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

L'affaire n'est pas encore pliée pour l'allemand Siemens
Le groupe français a indiqué qu'il se réserve néanmoins "le droit de répondre à des offres non sollicitées pour la reprise de l'ensemble de ses activités énergie". 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est intéressé au conseil d'administration d'Alstom qui s'est officiellement prononcé pour un examen prioritaire de l'offre de reprise de General Electric pour racheter sa division énergie, sur BFM Business. 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est également penché sur les leçons qu'on peut tirer de l'affaire Alstom.


vendredi 21 mars 2014

Licenciements à La Redoute: Pinault veut saisir le tribunal de commerce

La majorité des syndicats de La Redoute a rejeté les modalités du plan social

Or, son propriétaire n'est autre que François Pinault


Manifestation du 4 mars 2014 à Roubaix, 
contre les licenciements à La Redoute
Cet autre milliardaire  -comme Niel (Free), Bergé (YSL) et Pigasse (banque Lazare France), magnats de la presse (Le Monde + Le Nouvel Observateur), est partisan du socialiste François Hollande à la présidentielle 2012, lequel n'aime pas les riches...

Encore un patron qui fait des bénéfices mais licencie
F. Pinault est la 3e fortune française estimée  en 201à 6,216 milliards d'euros, mais il a pourtant annoncé vendredi son intention de saisir le tribunal de Commerce des difficultés financières de sa société de vente par correspondance.

Les salariés de La Redoute étaient à nouveau dans la rue le jeudi 19 mars à Wattrelos
24 h de l'ultimatum de la direction, entre 550 et 700 salariés de La Redoute ont manifesté du centre logisitique de La Martinoire vers la mairie de Wattrelos, pour "maintenir la pression" face à un plan social qu'ils ne valident pas en l'état. Mais la direction juge désormais les discussions closes et le volet social du plan de reprise doit être entériné vendredi. "Kering considère que les propositions formulées lors de la dernière réunion du lundi 17 mars sont fermes et définitives", a affirmé le groupe dirigé par François-Henri Pinault, dans un communiqué publié mercredi. 

La direction a lancé aux organisations syndicales un ultimatum
Si les syndicats CFDT, CGT et SUD maintiennent leur refus de se plier au nouvel ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute et de signer le protocole d'accord du plan social plan social comme annoncé ce vendredi, les repreneurs se retireront: Nathalie Balla et Eric Courteille exigent la ratification du plan social par les organisations syndicales. La direction de l'ex-filiale de Kering PRTP.PA avait donné jusqu'à 14h00 aux organisations syndicales pour signer ce plan, déjà paraphé par la CFE-CGC, minoritaire. Elle avait précisé qu'un rejet de l'accord entraînerait la fin du processus de cession engagé avec Kering et qu'elle s'en remettrait alors au tribunal de commerce.
"La situation est grave: en l'absence d'accord majoritaire sur le socle de mesures sociales et en anticipation de l'arrêt du financement de l'exploitation de la Redoute par Kering, la direction à l'obligation d'informer le président du tribunal de commerce de Lille des difficultés financières auxquelles est confrontée l'entreprise", écrit la direction de La Redoute dans un communiqué.
"L'objet de cette démarche est d'étudier les suites qui peuvent être données à cette nouvelle situation", ajoute-t-elle, disant prendre acte "avec regret de l'impasse dans laquelle se trouve La Redoute".

Une entreprise en difficulté peut demander à être placée en redressement judiciaire
Cette procédure est destinée à permettre sa sauvegarde. Le redressement judiciaire est assuré selon un plan arrêté par décision de justice à l'issue d'une période d'observation, ce plan prévoyant soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession.Kering n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Les trois principaux syndicats de La Redoute ont refusé de signer 

La CGT a rejeté le protocole d'accord présenté vendredi par la direction sur le plan social."Aucun des trois syndicats CGT, CFDT, SUD n'a signé l'accord proposé par la direction", a clamé Fabrice Peeters, responsable CGT, à l'issue d'un comité d'entreprise.

Kering a cédé La Redoute en décembre dernier pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société, Nathalie Balla et Eric Courteille. La nouvelle direction a récemment annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

L'indemnité minimale de départ volontaire proposée par la direction de La Redoute s'élevait à 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté.

Montebourg ne propose pas une semi-nationalisation
Il avait proposé en vain l'entrée de l'Etat dans Florange, l'a imposée dans le capital de Peugeot (alors que l'Etat est déjà propriétaire de 15% de Renault), à hauteur de 7 milliards d'euros jusqu'en 2015 et à égalité avec le chinois Dongfeng, après que l'Etat français a pris une participation  de 33,34 % dans les chantiers navals de Saint-Nazaire du Coréen STX. D'autres pourraient demander le secours de l'Etat un jour prochain, comme par exemple l'usine Fralib de Gémenos (dans les Bouches-du-Rhône), filiale du groupe néerlandais Unilever.

dimanche 18 août 2013

Les rêves éveillés des ministres de Hollande pour 2025

Le futur de la France dans les boules de cristal des ministres, sous l'effet du rosé

Incités à partager leurs élucubrations estivales
devant un petit rosé de Provence, 
cinq ministres dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Cécile Duflot, ont livré leur vision très idéalisée de ce que pourrait être "la France de 2025".
Le Point a mis en ligne cinq de ces synthèses, alors que le président de la "gauche sociale" prendra lundi le chemin du retour, de la Lanterne sur le domaine du Château de Versailles à l'Elysée: il est donc légitime que le peuple se demande pourquoi il a pris la Bastille. 

La rentrée commence par un soi-disant "séminaire" à l'Élysée qui ne sera en vérité qu'un apéro de recadrage visant à redorer une cohésion ébranlée par la nouvelle querelle entre l'Intérieur et la Justice, mais un concours du meilleur bronzage, pour les autres. Certains ministres sont tellement allumés que leurs productions ne sont pas simplement très inventives, mais rien moins que des enfumages de première.

Sur le thème de l'innovation et des technologies nouvelles, l'objectif fixé par les conseillers en communication élyséens est clairement de "préparer la France dès aujourd'hui à relever les défis qui seront les siens dans dix ans, à travers un diagnostic mettant en exergue ses forces et ses faiblesses": ça se veut jeune et dynamique. Alors voyons ensemble jusqu'où peut aller l'intox, lorsqu'un pouvoir ne donne aucune limite au mépris de son auditoire.

Voici quelques traumatisés du soleil du sud


 –
Pierre Moscovici, le ministre des Finances, commence très fort, jugeant "réaliste" un retour au plein emploi dans la France de 2025, qui devrait avoir "pleinement recouvré sa souveraineté budgétaire". Pourtant, la cinquième puissance économique mondiale n'occupera plus, selon lui, que "la huitième ou neuvième place". Le ministre met aussi en garde contre l'utopie du modèle industriel allemand, qui selon lui serait "sans doute idéal à court terme (...), mais ne correspondra plus à l'état de l'économie mondiale dans dix ans".

Très connecté, Manuel Valls promet des "forces de l'ordre 3.0 efficaces [allusion au Web 2.0], proches de la population et à la pointe des avancées technologiques". Sans en aviser Marylise Lebranchu, le ministre fait d'autres suggestions, comme la création de "maisons de l'État", qui devraient remplacer les sous-préfectures dans les zones dépeuplées. Valls entrevoit aussi "l'élection au suffrage universel" dans les principales intercommunalités
En revanche, le ministre de l'Intérieur appréciera sans doute modérément l'obsession de sa collègue de la Justice.

Christiane Taubira continue de vouloir vider les prisons: pour lutter contre la surpopulation carcérale, elle ne démord toujours pas de la nécessité du "développement des peines alternatives à l'incarcération", malgré son absence de financement. Dans une note publiée par le Monde, qui a fait l'effet d'une bombe politique dans la torpeur du pont du 15 août, le chouchou du président s'était déjà vivement inquiété de son projet de réforme pénale, réclamant en catimini l'arbitrage de François Hollande. Pour 2025, Taubira espère des peines "qui ont du sens, réparatrices pour les victimes, sanctionnant à sa juste mesure l'auteur de l'infraction et permettant l'insertion ou la réinsertion de ce dernier". 

Cécile Duflot a écrit le conte de Noël d'une France où l'accès au logement "pour chacun ne sera plus un facteur de stress ou d'incertitude, mais une étape plaisante de la vie". Et la ministre de se laisser aller à l'auto-congratulation : qui le ferait , sinon elle, les clandestins mal-logés venus d'Afrique sub-saharienne?  "Dans le cadre des lois adoptées entre 2012 et 2014, les logements vacants seront devenus très rares" et "6 millions de logements auront été édifiés", élucubre-t-elle, sous l'effet d'un joint?  La magicienne conclut par la promesse qui résume tout : "Chacun dispose d'un toit et d'un environnement de qualité". C'est comme si c'était fait !

Pour la bonne bouche enfin, voici venir le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourgde son pas chaloupé sur coussin d'air, saluant de la main comme la défunte reine-mère d'Angleterre. Il lui paraît naturel de réaliser ce qu'il a échoué à faire en quinze mois d'état de grâce passés à insulter ses interlocuteurs et menacer les entrepreneurs, dont le patron US des pneus Titan, Mittal ou la famille Peugeot
Il augure donc allègrement le retour de son pays "dans le concert des grandes nations industrielles" avec une balance commerciale qui dégagera "un excédent positif structurel". 
Fruit de la recherche ...Peugeot
Dans le genre politique-fiction, Montebourg annonce que des chercheurs et industriels français ont mis au point le "véhicule 2 litres/100 km", annoncé par Ayrault en 2012, l'un des "plus commercialisés en Europe à partir de 2017". Bien que le projet soit à l'état d'esquisse, le matamore évoque un programme "Usine du futur" qui, dit-il, aurait déjà "permis d'amener nos industries aux meilleurs standards et de définir un modèle français de production qui après Ford et Toyota fait figure de modèle mondial". 
Enfin, grâce à "l'allégement du coût du travail, de nombreuses PME ont crû pour devenir des grands groupes".

La majorité présidentielle prend plus que jamais ses désirs pour des réalités

Il s'agit de dresser un rideau de fumée sur un certain nombre de dossiers chauds qui attendent le gouvernement avec, au sommet de la pile, la préparation du budget 2014 et la réforme des retraites, sujets explosifs. 
Sur ce point, Jean-Marc Ayrault devrait dévoiler ses intentions fin août avant la présentation officielle d'un projet de loi début septembre. 
A l'opposé des vendeurs de rêve, 70% des Français réclament des emplois. Mais Sapin, le ministre du Travail, malgré sa face lunaire,  a-t-il jamais fait rêver ? 
On demande à voir sa copie !

Une journée de mobilisation syndicale est déjà prévue, le 10.

samedi 13 avril 2013

Plus radicaux que la Manif pour Tous, les manifestants CGT de PSA au Conseil national du PS

Conseil national du PS interrompu par des manifestants de PSA: "dérive radicale, extrémiste, violente, fascisante" (H. Désir) ?

Alors que l'AFP vise la droite...


Le Premier ministre s'en est pris avec vigueur [on peut même dire "véhémence"!] aux dirigeants de l'UMP, au lendemain d'une nouvelle manifestation des opposants au mariage [et à l'adoption, pour dire une fois  toute la vérité] homosexuel(s) ", rappelle l'agence partisane à propos de l'envahissement de l'extrême gauche.

"La droite républicaine, celle de MM. Fillon et Copé, avait, croyait-on, tiré la leçon du Pacs", a ironisé le premier ministre dans son attaque frontale de diversion de ses échecs. "Et pourtant, elle se laisse diriger par une Mme Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et Mme Boutin, (qui) profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a prétendu celui qui fait voter son projet de sabotage de l'institution du maraiage à la sauvette et dans la précipitation. Le totalitaire fait même marcher ses troupes parlementaires au pas, non plus seulement cadencé, mais de gymnastique. Elles seront fières de voter comme un seul homme avant la date au calendrier des démocrates. Le projet de loi sur le "mariage pour tous", qui a été adopté en catimini ce vendredi au Sénat, sera examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale dès mercredi prochain, a indiqué le ministre des Relations avec le gouvernement, Alain Vidalies, par communiqué plutôt qu'en face à face, "les yeux dans les yeux", comme l'autre... Vidalies pourra s'enorgueillir, à l'heure de fermer définitivement les yeux, d'avoir approuvé et imposé cette marche forcée à ses mercenaires roses sans aucun état d'âme républicain.

... c'est l'extrême gauche syndicale qui fait irruption à son Conseil national du PS


Jean-Marc Ayrault et les dirigeants socialistes, réunis samedi à Paris pour un Conseil national du PS, ont été confrontés à l'irruption dans la réunion d'une cinquantaine de salariés de l'usine PSA d'Aulnay, menacée de fermeture.


Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s'est ouvert derrière
le rideau de fumée de l'affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et indigné les militants de partout en France, sauf Villeneuve-sur-Lot, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres de la gauche du PS, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif, PS), et Cécile Duflot (Logement, EELV) à temps partiel et de Benoît Hamon, sous-ministre PS d'on ne sait quoi.



Le Premier ministre venait juste d'achever son discours lorsque une cinquantaine d'ouvriers de l'usine PSA ont fait irruption dans la salle en forçant le passage et en clamant "le changement, c'est maintenant". Ayrault s'est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes.


C'est le représentant CGT de l'usine, Jean-Pierre Mercier, qui s'est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle.

"On est venu ici pour vous demander qu'on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance", a déclaré le dirigeant syndical.

Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé: "vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin", le président de PSA, accusé de "mentir" aux ouvriers "depuis un an et demi".



Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. 


"Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d'eux", a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.

Des représentants de ces salariés ont obtenu par la force un entretien avec H. Désir.

"Même si on désapprouve l'intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs", a assuré  un membre de la direction.

Jean-Marc Ayrault avait livré un plaidoyer en faveur de sa politique économique, avant cette "irruption du réel", ce "choc du social", selon les termes d'Emmanuel Maurel (aile gauche du PS),  contestée ces derniers jours par des ministres de son gouvernement.

Devant le parlement du PS,
le Premier ministre a tenté de faire taire une fois pour toutes le débat ouvert ces derniers jours par Arnaud Montebourg, Cécile Duflot ou Benoît Hamon.
"J'entends que ce ne serait pas assez mais ce n'est jamais assez! Qui peut-croire que c'est assez quand tant de femmes et d'hommes cherchent du travail?", a reconnu Zayrault.
"A tout prendre, entre le confort de la contestation et le risque de l'action, je choisis l'action", s'est toutefois flatté Ayrault, prétendant inscrivre son action dans la lignée du Front populaire, de François Mitterrand et Lionel Jospin.

Il a ainsi justifié sa politique de réduction des déficits. 
Mais, a-t-il prévenu, il ne "sera pas le Premier ministre du tournant de l'austérité". Selon lui, c'est à l'échelle de l'Europe que la recherche de la croissance peut être menée. "Ayons un monde d'avance!" a lancé le chef du gouvernement, appelant "les peuples" européens à se mobiliser contre "les gouvernements les plus conservateurs".

Ayrault s'en est pris successivement à tout le monde
Il a aussi cherché à prendre à la légère le soupçon de "faiblesse" de sa  gouvernance, accusant la droite et des "unes de magazines qui font vendre"  de le caricaturer.
"Quel est ce pouvoir si faible qui affronte le pouvoir de l'argent (...) qui tient tête aux puissants en limitant les rémunérations, en envoyant nos soldats au Mali?" a-t-il fait valoir.

"Ce gouvernement, c'est le gouvernement de la gauche et comme à chaque fois, rien ne nous sera épargné parce que nous bousculons les privilèges", a estimé le sombre Ayrault.

Au lendemain d'une nouvelle manifestation des opposants au mariage et à l'adoption homosexuels, le Premier ministre s'en est aussi pris avec vigueur aux dirigeants de l'UMP.
"La droite républicaine, celle de MM. Fillon et Copé, avait, croyait-on, tiré la leçon du Pacs", a polémiqué ce premier ministre aux abois. "Et pourtant, elle se laisse diriger par une Mme Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et Mme Boutin, (qui) profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a-t-il accusé, davantage en campagne permanente qu'un instant aux manettes.

dimanche 25 novembre 2012

ArcelorMittal reste d'acier face à la bande à Hollande

Le groupe ArcelorMittal répond aux exigences du gouvernement Ayrault

ArcelorMittal met le marché en mains au gouvernement


Ayrault: "ces hommes et
femmes 
qui aiment leur travail
et qui depuis 14 mois, 

pas depuis que nous sommes aux affaires, 
ont le sentiment d'être abandonnés"

Le groupe affirme que tout vendre, comme l'a demandé Montebourg, "mettrait en péril" l'ensemble de ses activités en France.


Quelles sont ces exigences du matamore Montebourg

Dans l'après-midi du
 jeudi 27 septembre 2012 devant les salariés du site ArcelorMittal à Florange (Moselle), le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait lancé: "Nous sommes aujourd'hui dans un bras de fer qui commence et nous allons le mener ensemble". 

VOIR et ENTENDRE Montebourg venu faire l'annonce de ce "bras de fer" à Florange , le 27 septembre 2012 :

Le gouvernement demande au géant sidérurgique d'accepter "ce qu'il refuse ailleurs", à savoir qu'il "autorise la reprise là où il décidera de quitter les lieux". Un point sur lequel le groupe a fait une «concession», annonce le ministre sans plus de précision. 

Arnaud Montebourg brandit aussi la menace du projet de loi organisant "la reprise par voie de justice d'un site industriel viable", assurant que ce projet pouvait être "discuté à tout moment par l'Assemblée nationale".


L'Etat intime également au groupe d'investir 150 millions d'euros sur le site mosellan quelle que soit sa décision quant à son avenir. Ce jeudi, à l'Elysée, François Hollande a reçu le PDG du groupe Lakshmi Mittal "en tête à tête" et lui a fait part "des exigences de l'Etat et du gouvernement" concernant Florange.
VOIR et ENTENDRE Montebourg donner le détail de l'ultimatum du gouvernement:
Ayrault confirma: l'Etat prendra ses "responsabilités" pour trouver un repreneur

Sans s'avancer, par "honnêteté", sur la poursuite de l'activité des hauts-fourneaux, le Premier ministre a appelé le groupe sidérurgique, dont "on ne connaît pas toujours la stratégie", à chercher un repreneur et promis que dans le cas contraire, l'Etat prendrait ses "responsabilités". Jean-Marc Ayrault a affiché son volontarisme jeudi 27 septembre au JT de 20h00 de France 2, assurant que son gouvernement ne renoncera "jamais face aux plans sociaux, et que l'Etat prendrait ses "responsabilités" pour trouver un repreneur du site ArcelorMittal de Florange.

Le Premier ministre avait alors rendu hommage aux salariés de l'usine, "ces hommes et femmes qui aiment leur travail et qui depuis 14 mois, pas depuis que nous sommes aux affaires, ont le sentiment d'être abandonnés". "Nous voulons des actes !" avait-il lancé, avant la tenue au sein d'ArcelorMittal du comité d'entreprise décisif, le lundi suivant.

Le bras de fer continue à une semaine de la date butoir pour retrouver un repreneur de Florange (Moselle)

Le gouvernement exhorte Mittal à céder tout le site, le second mettant dans la balance les 20 000 salariés du groupe en France. 

Dans un communiqué commun des ministres du Redressement productif et du Travail, vendredi matin, le gouvernement a ouvert les hostilités : "C'est au groupe ArcelorMittal qu'il revient de prendre ses responsabilités et d'accepter d'envisager un processus de cession de l'ensemble du site, qui suscite l'intérêt de plusieurs repreneurs", ont déclaré Arnaud Montebourg et Michel Sapin, de conserve, tant ils sont anxieux. 

Le 1er octobre, ArcelorMittal avait annoncé sa volonté de fermer la filière liquide (la production d'acier brut à partir de minerai de fer et de charbon). Il avait alors laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter. Ce délai expire à la fin de la semaine prochaine. 

Les intentions du groupe concernant le reste du site ont toujours été claires, notamment le laminoir à chaud (transformation des grosses plaques d'acier - les brames - en rouleaux de tôle plus fine), ainsi que les lignes de traitement et de finition de l'acier. Il souhaite les conserver. Or, sans ces installations, le gouvernement a dû se résoudre à l'évidence : le site est invendable.

20 000 emplois menacés

La réplique n'a pas tardé: ArcelorMittal a mis en jeu toutes ses activités en France. "La vente des activités aval de Florange mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France où le groupe emploie 20 000 salariés", affirme le sidérurgiste. "Les sites industriels ne peuvent fonctionner isolés les uns des autres. Toutes les activités aval du site de Florange sont intégrées au reste des activités du groupe en France et en Europe", argumente le groupe.

ArcelorMittal met en avant l'approvisionnement des activités aval de Florange avec des brames sortant de ses hauts-fourneaux de Dunkerque, indiquant en creux que ce site serait fragilisé par la vente de l'intégralité de Florange. "Les activités aval de Florange fournissent les clients parmi les plus importants du groupe, en particulier, dans le secteur automobile, avec des produits à forte valeur ajoutée", souligne-t-il également. 

ArcelorMittal ne se prononce en revanche pas sur une éventuelle nationalisation temporaire, évoquée jeudi au Sénat par Arnaud Montebourg. Si elle ne semble pas complètement exclue, les deux ministres ont semblé temporiser vendredi sur ce sujet.

Or, Michel Sapin, le ministre du Travail, a en effet contredit les propos d'Arnaud Montebourg sur le contrôle temporaire de l'État : "On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", a-t-il concédé sur LCI. "Il ne s'agit évidemment pas de nationaliser l'ensemble du secteur sidérurgique français", ont finalement admis par la suite les deux ministres dans leur communiqué. Dans une formule sibylline, ils se sont efforcés de ne pas perdre la face, expliquant que "l'État prendra ses responsabilités pour faciliter une reprise du site de Florange comme l'a indiqué Arnaud Montebourg hier au Sénat".



Le ministre a sur ce point recueilli des solidarités socialistes. 
"Les sénateurs du groupe socialiste soutiennent (...) la démarche annoncée par Arnaud Montebourg", a déclaré par exemple le président du groupe PS François Rebsamen. 
Ainsi découvre-t-on au PS que la fermeture des hauts-fourneaux de Florange est symbolique du fort déclin de la sidérurgie, et plus généralement de l'industrie française et européenne. 
Vendredi, le groupe sidérurgiste indien Tata Steel a annoncé la suppression de 900 emplois et la fermeture de douze sites au Royaume-Uni.


Le gouvernement ne peut camoufler ses rodomontades et reculades

On aura compris que la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, membre de l'équipe Hollande, a changé de ton.

Rappelons toutefois qu'elle accusait Nicolas Sarkozy de "démagogie antisyndicale", pour s'en être pris avec "une violence inouïe", selon elle, aux délégués syndicaux d'ArcelorMittal de Florange. "Le candidat sortant a franchi toutes les bornes de l'irrespect et du mépris des salariés en s'en prenant avec une violence inouïe aux représentants démocratiquement élus des ouvriers d'ArcelorMittal de Gandrange et de Florange", affirmait l'actuelle ministre de la  ...Culture, laquelle n'a gardé aucune archive du traitement de Renault Vilvorde par Jospin... 

Ensuite, alors que le gouvernement considère qu' "on ne connaît pas toujours la stratégie" du groupe sidérurgique, les patrons français n'en peuvent plus des diatribes contre la finance durant la présidentielle, puis des zigzags de l'exécutif, notamment sur la question de la compétitivité, passant du "choc" de 30 milliards d'euros d'allègement de charges et de l'enterrement du rapport Gallois à un "pacte de compétitivité".

Quant au rodomont Arnaud Montebourg et à l'anguille François Hollande, ils ont vertement mis en cause les méthodes employées par le groupe et le "comportement" de la famille Peugeot: le 14 juillet, le chef de l'Etat déclara en effet que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et avait aussi accusé la direction du groupe de "mensonge". "Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", a pour sa part déclaré mercredi Arnaud Montebourg.

Enfin, en termes de "violence inouïe", le jeudi 20 septembre, le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, a depuis traité les dirigeants de Sanofi de "patrons voyous".

vendredi 6 juillet 2012

Les voitures de fonction des membres du gouvernement Ayrault

Ce sera donc la même voiture que François Hollande. 




DS5 de Citroën,
véhicule préféré de nos dirigeants socialistes,

pour négocier les virages du changement


Pierre Moscovici a opté pour la DS5 hybride du Président de la République.

La voiture de fonction du ministre de nos Finances est le fleuron technologique de l'industrie automobile française, selon une brève du magazine Le Point  du 4 juillet. 
Cette Citroën grise (teinte "Galéna nacrée", d'après le catalogue Citroën) est une première dépense somptuaire et "le capitaine de pédalo" n'a donc pas renoncé au train de vie de son prédécesseur. Mais le trotskiste Moscovici a également des goûts de luxe: aucun des deux n'aime les riches, mais l'un comme l'autre aime la vanité.

Chez Citroën, la "Ligne DS" incarne en effet le renouveau du luxe, une approche nouvelle du "haut-de-gamme à la française", où l'audace stylistique se marie à l'avant-garde technique. Plus que les DS3 et DS4 aux motorisations essence et Diesel conventionnelles, la DS5 ose. 
Elle ose une double motorisation Diesel-électrique unique au monde qui l'aide à battre des records de sobriété (mais pas de légèreté): elle est capable de couvrir quatre kilomètres en mode tout-électrique. Sobriété en carburant, plus sûrement que dans son allure, que d'aucuns trouveront un brin clinquante.
Elle ose un style à part, avec une planche de bord qui tient plus du cockpit d'avion de chasse que du poste de conduite de la Citroën-à-Papa. 
Elle ose, enfin, une robe monovolume qui casse les codes de la limousine traditionnelle.
Il avait descendu les Champs-Elysées, à son bord, le 9 mai dernier, après la passation de pouvoirs avec Nicolas SarkozyLe nouveau président, contraint d'abandonner ses déplacements en scooter avec chauffeur pour remplir ses nouvelles fonctions, conserve ainsi une apparence écolo !

Mais Citroën participe à l'intox socialiste
 

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Si c'est bien François Hollande qui a choisi la DS5 et si c'est bien le Parti Socialiste qui a approché Citroën, la voiture reste et restera la propriété de son constructeur", précise Pierre Monferrini. 
"Nous sommes très fiers d'avoir été ainsi sélectionnés et ce sont nos services qui ont assuré les aménagements de cette DS5 Hybrid4 Découvrable unique.
Du grand art: Citroën va faire supporter les frais de la voiture présidentielle par sa clientèle moyenne... 

En mai, le ministre de l'Economie avait confirmé au micro d'Europe 1 le choix du modèle du chef de l'Etat pour sa voiture de fonction: selon Europe 1, Pierre Moscovici, le directeur de campagne du candidat socialiste, aurait fait pression sur la "gauche molle" pour qu'il choisisse une voiture écologique et française, fabriquée à Sochaux dans le Doubs - où a été élu député Pierre Moscovici en 2007, et réélu en 2012 - mais aussi haut de gamme. Le modèle est estimée à environ 43.000 euros.

Pierre Moscovici devra toutefois attendra la rentrée pour se pavaner dans la sienne. Il ne devrait être livré qu'au mois de septembre. 

Dans les ministères


Pour le ministre Moscovici, le changement est douloureux


Les voitures Citroën ont également la préférence.
Bernard Cazeneuve (ministre délégué aux Affaires européennes) est passé  à une Mégane. 
Michel Sapin et Vincent Peillon sont passés à une C5, dont le modèle de base coûte environ 22.000 euros mais, pour le modèle Exclusive (2.0 Hdi 160 Fap Bva), il faut tout de même compter 28 500 €...

A Aulnay-sous-Bois, on fait grise mine

En Seine-Saint-Denis, la grève des intérimaires chargés de la peinture des véhicules paralyse les chaînes de montage. Depuis mercredi, plus aucune voiture ne sort de l'usine d'Aulnay: le syndict trotskiste y veille...




Nono Montebourg va devoir prendre sa grosse Citroën DS5 pour aller tenter d'endormir les travailleurs de ...Peugeot.

 
D'autant que, dès 2013, la Citroën DS5 sera produite en Chine, à Shenzen", témoigne Frédéric Banzet, Directeur Général Citroën.