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vendredi 13 avril 2018

Le groupe Kering Kering aurait soustrait des milliards au fisc

La famille Pinault, des amis embarrassants

Le groupe dirigé par François-Henri Pinault aurait soustrait  environ 2,5 milliards d'euros au fisc italien, français et britannique

"La plus grosse affaire d’évasion fiscale mise au jour pour une entreprise française," selon l'enquête de Mediapart publiée à la mi-mars 2018. Le groupe français de luxe Kering aurait soustrait depuis 2002 environ 2,5 milliards d'euros d’impôts, "pour l’essentiel au préjudice du fisc italien", au profit de Gucci, mais aussi de la France et du Royaume-Uni. 

Fleuron du groupe dirigé par François-Henri Pinault, la marque italienne Gucci fait l’objet d’une enquête de la justice italienne qui a mené des perquisitions dans les bureaux de la griffe à Florence et Milan en novembre dernier. Le parquet de Milan soupçonne Gucci d’avoir pendant plusieurs années déclaré en Suisse des activités menées en Italie, faisant échapper jusqu’à 1,3 milliard d'euros au fisc italien, selon un montant avancé par le quotidien La Stampa. Le tout grâce à un montage financier passant par le Luxembourg et les Pays-Bas.  'Ce chiffre n’est que la partie émergée de l’iceberg. 

Des documents confidentiels obtenus par Mediapart et transmis au réseau de media European Investigative Collaborations (EIC), montrent qu’il ne s’agit pas seulement d’une affaire Gucci, mais d’une affaire Kering, plus colossale encore", affirme Mediapart. 
Le site d’information indique également avoir obtenu un document dans lequel "le procureur de Milan écrit que Kering a mis en œuvre un montage "occulte" pour évader l’impôt". 

Kering aurait fait siennes les pratiques de Gucci

Après le rachat de Gucci en 1999, Kering aurait perpétué un accord fiscal limitant à 8 % son taux d’imposition sur les sociétés et négocié avec le canton du Tessin. C’est là où se trouve LGI, société "concentrant les profits du groupe". "Kering a étendu le système conçu par le groupe italien à toutes ses marques de luxe (hors joaillerie), dont les françaises Balenciaga et Yves Saint Laurent, propriété du socialiste Pierre Bergé - comme du groupe Le Monde, conjointement avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, de 2010 à sa mort en 2017 - et après son re-mariage avec le paysagiste américain Madison Fox. 

Si socialiste, vertueuse et solidaire que soit la maison Saint Laurentà elle seule, elle a soustrait le paiement d’environ 180 millions d'euros d’impôts en France", assure le média.
 
Comme le rappelle Mediapart, Yves Saint Laurent et Gucci connaissent pourtant depuis plusieurs années une très forte croissance. 
Et Kering, avec 15,48 milliards d’euros de recettes et un profit de 2,95 milliards d’euros l’an dernier, pourrait largement payer ses impôts. 

Une vingtaine de cadres de Gucci "transférés fictivement" 

Le groupe ne conteste pas le montant avancé par Mediapart, mais assure par communiqué qu’il "a mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent"
Kering indique ainsi que sa société suisse LGI "est un 'hub' stratégique majeur notamment pour la distribution et la logistique centralisées des marques de Kering", qu’il a été "créé en Suisse dans les années 1990" et qu' "il emploie aujourd’hui plus de 600 salariés". 
"Chacune des sociétés du groupe implantées en Suisse exerce une activité économique effective. A ce titre, le groupe s’acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société. Ce modèle d’exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes", soutient Kering. 

Mediapart assure également que, "afin de tenter de justifier qu’il paye ses impôts en Suisse, Kering n’a pas hésité à transférer fictivement une vingtaine de cadres de Gucci dans le pays, alors même qu’ils travaillaient en réalité en Italie ". 

Le site d’information cite aussi les noms de "deux sociétés boîtes aux lettres" qui "opèrent le montage", "Kering Holland et sa filiale Kering Luxembourg", et qui, selon ses informations "rapatrient les énormes bénéfices engrangés par sa tirelire suisse". 
De son côté, le groupe de luxe affirme que, "en ce qui concerne les sociétés Kering Holland NV et Kering Luxembourg SA, leur existence ne procure pas d’avantage fiscal au groupe Kering".

La famille Pinault

Le président-directeur général du groupe Kering depuis mars 2005 et président d'Artémis depuis mai 2003 est François-Henri Pinault
, 56 ans, fils de François Pinault, 82 ans, fondateur-dirigeant du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute).
En 2011, PPR fusionne avec sa filiale Gucci Group qui réunit les marques Gucci, Yves Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Boucheron, Alexander McQueen, Stella McCartney. Puis Puma en 2007 et Volcom en 2011.

François-Henri Pinault vit lui-même à Londres depuis 2014 : selon Mediapart, pour ne pas payer l’impôt sur le revenu à 75 % pour les très hautes fortunes qu'envisage alors François Hollande, mais, selon l'homme d'affaires lui-même, "pour faciliter la carrière de sa femme, […] plus à l'aise pour tourner des films en anglais que dans la langue de Molière", explique Challenges (propriété de L'Obs, détenu à 66 % des actionnaires du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, ainsi que Pierre Bergé, du temps de son vivant). Or, en 2015,  il affirme au journal Le Monde qu'il paie toujours ses impôts en France.

Le "milliardaire favori" de Hollande, celui qui disait ne pas aimer les riches...
François Pinault est aussi propriétaire de l'hebdomadaire Le Point dont le centre de gravité est au centre-droit et de tradition libérale.
En 2012, François Pinault fit connaître son intention de voter pour François Hollande. Il s'associa même avec Julie Gayet - concubine de Hollande et productrice de cinéma du seul fait de son talent - et Charles Gillibert (49 % des parts chacun) dans la société de production cinématographique Cinémaphore en juillet 2013. 
Le 10 février 2014, le Canard Enchainé leva le voile sur le lien unissant François Hollande et son "milliardaire favori". Leur amitié daterait de 2011. Pour la promotion de Pâques 2017, la dernière du quinquennat de François Hollande, François Pinault est élevé à la plus haute distinction française grand-croix de la Légion d'honneur.

lundi 28 juillet 2014

Nice-Matin: Etienne Mougeotte et Charles Villeneuve, candidats au rachat

Ancien vice-président et ancien journaliste de TF1, ils vont faire une offre de reprise du groupe de presse

Nice-Matin réussit encore à attirer des investisseurs

Placé en redressement judiciaire en mai, Nice-Matin a enregistré de lourdes pertes ces dernières années, mais le groupe de presse, détenu par le dernier de la dynastie Hersant, Philippeva peut-être trouver un repreneur. 
Etienne Mougeotte, ancien vice-président de TF1 et actuel directeur général de Radio Classique, et Charles Villeneuve, ancien présentateur de Droit de savoir sur TF1, vont se porter candidats au rachat du groupe, au côté de l'homme d'affaires franco-libanais, Iskandar Safa. 
L'avenir des quotidiens du sud Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Monaco-Matin, est incertain
 d
epuis plusieurs années.

Le groupe qui détient ces titres a été placé en 
redressement judiciaire en mai. Il a enregistré une perte d'exploitation de 6 millions d'euros en 2013. 

Promis en févrierle plan de rachat par Jean Icart et le fonds GPX Capital n'a finalement pas aboutiet le gouffre a continué à se creuser en 2014. 

Ce n'est pas la première fois que Charles Villeneuve, Etienne Mougeotte et Iskandar Safa convoitent le groupe. 

En 2012 déjà, le trio était en lice pour le racheter, face à François Pinault et Bernard Tapie. L'offre de ce dernier a finalement été retenue. L'homme d'affaires a repris le groupe...avant de le laisser tomber pour se concentrer sur la Provence en octobre 2013. Depuis, le PDG du groupe, Dominique Bernard, cherche des investisseurs pour relancer un groupe de presse en péril. 
 

vendredi 21 mars 2014

Licenciements à La Redoute: Pinault veut saisir le tribunal de commerce

La majorité des syndicats de La Redoute a rejeté les modalités du plan social

Or, son propriétaire n'est autre que François Pinault


Manifestation du 4 mars 2014 à Roubaix, 
contre les licenciements à La Redoute
Cet autre milliardaire  -comme Niel (Free), Bergé (YSL) et Pigasse (banque Lazare France), magnats de la presse (Le Monde + Le Nouvel Observateur), est partisan du socialiste François Hollande à la présidentielle 2012, lequel n'aime pas les riches...

Encore un patron qui fait des bénéfices mais licencie
F. Pinault est la 3e fortune française estimée  en 201à 6,216 milliards d'euros, mais il a pourtant annoncé vendredi son intention de saisir le tribunal de Commerce des difficultés financières de sa société de vente par correspondance.

Les salariés de La Redoute étaient à nouveau dans la rue le jeudi 19 mars à Wattrelos
24 h de l'ultimatum de la direction, entre 550 et 700 salariés de La Redoute ont manifesté du centre logisitique de La Martinoire vers la mairie de Wattrelos, pour "maintenir la pression" face à un plan social qu'ils ne valident pas en l'état. Mais la direction juge désormais les discussions closes et le volet social du plan de reprise doit être entériné vendredi. "Kering considère que les propositions formulées lors de la dernière réunion du lundi 17 mars sont fermes et définitives", a affirmé le groupe dirigé par François-Henri Pinault, dans un communiqué publié mercredi. 

La direction a lancé aux organisations syndicales un ultimatum
Si les syndicats CFDT, CGT et SUD maintiennent leur refus de se plier au nouvel ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute et de signer le protocole d'accord du plan social plan social comme annoncé ce vendredi, les repreneurs se retireront: Nathalie Balla et Eric Courteille exigent la ratification du plan social par les organisations syndicales. La direction de l'ex-filiale de Kering PRTP.PA avait donné jusqu'à 14h00 aux organisations syndicales pour signer ce plan, déjà paraphé par la CFE-CGC, minoritaire. Elle avait précisé qu'un rejet de l'accord entraînerait la fin du processus de cession engagé avec Kering et qu'elle s'en remettrait alors au tribunal de commerce.
"La situation est grave: en l'absence d'accord majoritaire sur le socle de mesures sociales et en anticipation de l'arrêt du financement de l'exploitation de la Redoute par Kering, la direction à l'obligation d'informer le président du tribunal de commerce de Lille des difficultés financières auxquelles est confrontée l'entreprise", écrit la direction de La Redoute dans un communiqué.
"L'objet de cette démarche est d'étudier les suites qui peuvent être données à cette nouvelle situation", ajoute-t-elle, disant prendre acte "avec regret de l'impasse dans laquelle se trouve La Redoute".

Une entreprise en difficulté peut demander à être placée en redressement judiciaire
Cette procédure est destinée à permettre sa sauvegarde. Le redressement judiciaire est assuré selon un plan arrêté par décision de justice à l'issue d'une période d'observation, ce plan prévoyant soit la continuation de l'entreprise, soit sa cession.Kering n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Les trois principaux syndicats de La Redoute ont refusé de signer 

La CGT a rejeté le protocole d'accord présenté vendredi par la direction sur le plan social."Aucun des trois syndicats CGT, CFDT, SUD n'a signé l'accord proposé par la direction", a clamé Fabrice Peeters, responsable CGT, à l'issue d'un comité d'entreprise.

Kering a cédé La Redoute en décembre dernier pour un euro symbolique à deux dirigeants de la société, Nathalie Balla et Eric Courteille. La nouvelle direction a récemment annoncé la suppression de 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Kering s'est de son côté engagé à financer le projet des repreneurs et les mesures sociales à hauteur de 520 millions d'euros.

L'indemnité minimale de départ volontaire proposée par la direction de La Redoute s'élevait à 20.000 euros, à laquelle s'ajoute 750 à 1.200 euros selon les cas par année d'ancienneté, plus un mois de salaire pour les 50-54 ans et deux mois pour les 55 ans et plus.

Les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros et 1.500 euros par année d'ancienneté.

Montebourg ne propose pas une semi-nationalisation
Il avait proposé en vain l'entrée de l'Etat dans Florange, l'a imposée dans le capital de Peugeot (alors que l'Etat est déjà propriétaire de 15% de Renault), à hauteur de 7 milliards d'euros jusqu'en 2015 et à égalité avec le chinois Dongfeng, après que l'Etat français a pris une participation  de 33,34 % dans les chantiers navals de Saint-Nazaire du Coréen STX. D'autres pourraient demander le secours de l'Etat un jour prochain, comme par exemple l'usine Fralib de Gémenos (dans les Bouches-du-Rhône), filiale du groupe néerlandais Unilever.

mardi 4 mars 2014

Les salariés de La Redoute ont manifesté à Roubaix contre François Pinault

Le patron de l'hebdomadaire Le Point licencie  à La Redoute
Manifestation à Roubaix 
contre le milliardaire socialiste, 
ce 4 mars 2014 
Entre 400 et 800 personnes se sont rassemblées ce mardi pour dénoncer les 1.200 suppressions de postes prévues au sein du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR, devenu Kering en 2013). Une nouvelle action est prévue vendredi.

Les salariés du milliardaire ont manifesté mardi à Roubaix (Nord) contre le plan social prévoyant la suppression de près de 1.200 emplois et pour demander des garanties sociales à leur actionnaire Kering.
"Non aux licenciements de La Redoute", clamait la banderole en tête du  cortège parti du siège de La Redoute, au bruit de sifflets et de pétards, à l’appel d’une intersyndicale CFDT/CFE-CGC/CGT/SUD. Les manifestants ont bloqué ponctuellement la circulation, notamment une quinzaine de minutes sur la voie rapide urbaine.

Ils sont
venus des sites de Roubaix, Wattrelos et Tourcoing pour "faire pression sur la famille Pinault, qui dirige le groupe Kering et qui veut stopper les négociations depuis le 10 mars", a expliqué Jean-Christophe Leroy, délégué CGT. "La direction nous a menti dès le début, en nous disant qu’ils étaient d’accord pour négocier pour les 2.400 salariés, ceux qui vont partir avec le plan de départs volontaires et ceux qui vont rester", a-t-il rappelé.

"
La direction a décrété vendredi la fin des négociations, sans avoir abordé tous les volets sociaux. Il est hors de question que ça se finisse le 10 mars", a renchéri Nora Miloudi, secrétaire CFDT au comité d’entreprise, qui a évoqué "une manif de la dernière pression", bien que la CFDT, comme François Pinault, soit proche du PS.

L’intersyndicale a voté en assemblée générale
40.000 euros de plancher pour les indemnités de départs volontaires, plus 1.500 euros par année de présence et 36 mois de congés de reclassement, a-t-elle indiqué.
Les syndicats souhaitent que cette même somme soit "bloquée pour les salariés qui resteraient dans l’entreprise", sur lesquels pèsent de "grosses craintes" quant à leur avenir, selon Jean-Christophe Leroy.

Ce qui attend les salariés de l'homme d'affaires, c'est la misère 


La famille propriétaire du Printemps, de la maison de luxe Gucci et de la marque Puma ne lâche rien. François Pinault a pourtant clamé en 2012 qu'il voterait Hollande.
Après "six réunions qui ont duré en longueur, les mesures sont très insuffisantes sur les préretraites, payées à 80% alors qu’on demande 100%", a-t-il poursuivi. "Aujourd’hui, on est loin du compte, et à ce stade-là, il n’y aura aucune signature d’aucun syndicat", prévient Nora Miloudi, représentante CFDT, syndicat qui se dit ouvert au dialogue. "Si on n’a pas gain de cause, on retournera à Paris, sous les fenêtres de François-Henri Pinault, [...] qui s’est enrichi depuis vingt ans sur le dos des salariés et n’a jamais mis les pieds à La Redoute", a-t-elle lancé.

"C’est inadmissible qu’un patron multimilliardaire puisse licencier. [...] 

L'héritier, Francois-Henri Pinault,
avec l'actrice Salma Hayek
C’est un scandale. A l’âge qu’on a, le jour où il va nous licencier, on ne retrouvera plus rien. Ce qui nous attend, c’est la misère", a déploré Sabine Ryelandt, 48 ans, dont 27 ans passés à La Redoute. A son cou, une caricature présentant le PDG de Kering en diable avec l'inscription "Pinault fossoyeur de La Redoute".

Les futurs repreneurs du vépéciste avaient annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 postes sur les 3 437 de La Redoute sur quatre ans. 

Les salariés ont multiplié ces derniers mois les actions, alternant débrayages, rassemblements devant le site industriel de la Martinoire et manifestations, à Roubaix et Lille notamment. 
Mardi midi, à la fin de la manifestation, ils ont voté en assemblée générale une nouvelle action pour vendredi : "Toute une journée sur la Martinoire."


lundi 3 mars 2014

Contre-offensive de Copé contre les accusations du Point

Copé contre-attaque en exigeant la transparence des partis et des media

L'opacité ne doit plus être un privilège des accusateurs
Accusé par Le Point d'entretenir des relations d'argent avec le monde des affaires, le secrétaire général de l'UMP, mis personnellement sur la sellette à trois semaines des municipales, a fait face seul. Jean-François Copé a lancé lundi une contre-offensive en demandant "la transparence" financière des partis politiques mais aussi de la presse, sur le ton de la riposte déterminée.

L'hebdomadaire du milliardaire socialiste François Pinault a lancé contre Copé une accusation de favoritisme présumé envers une société de communication fondée par deux de ses proches, au détriment des finances de son parti.

Copé a dénoncé des "accusations mensongères".
S'adressant lundi à "(s)es chers compatriotes" lors d'une "déclaration solennelle" au siège de l'UMP à Paris, le présumé coupable a dénoncé sans langue de bois les "méthodes dignes de l'Inquisition" de "certains organes de presse" depuis des mois,en dépit de la déontologie de la profession , "le cirque médiatique" et son "lynchage public", après celui de Nicolas Sarkozy, depuis des années, comme l'ont constaté la France entière et l'étranger.


"Copé seul contre les méchants", ironise Libération

J.-F. Copé est apparu "très tendu, la voix blanche", dixit l'ancien ministre UMP, Dominique Bussereau. "Jean-François a été blessé, heurté" et réagit comme "quelqu'un d'écorché", a commenté le sénateur Roger Karoutchi, qui se dit "sarkopéiste".

J.-F. Copé s'est dit victime d'une "véritable chasse à l'homme". "Depuis quelques jours, je fais l'objet d'une campagne de presse particulièrement agressive, je dirais même haineuse (...) L'UMP fait l'objet d'attaques incessantes qui ont quitté le champ de la politique pour se nourrir des armes des lâches, des armes que sont la rumeur, les insinuations et les manipulations", a-t-il lancé.

Le second parti d'opposition  

"Je veux dire aux Françaises et aux Français que j'ai toujours exercé mes fonctions avec droiture et honnêteté. Je ne suis dupe de rien, les Français non plus ne sont dupes de rien. Les ficelles sont tellement grosses, à quelques semaines de scrutins tellement importants pour notre pays", a-t-il ajouté, soulignant la manoeuvre politique à la veille des municipales de fin mars et européennes de fin mai.

Comme "on exige de l'UMP, et de l'UMP seule, de faire preuve d'une transparence qu'aucun autre acteur politique ne s'impose à lui-même", Copé a réclamé l'équité entre les partis et qu'à l'instar du sien, ils soient tous soumis aux mêmes exigences.

Il a annoncé deux propositions de lois
L'une établirait la transparence financière de tous les partis politiques depuis 2007, l'autre soumettant les media subventionnés par l'État "aux mêmes contrôles que ceux imposés aux parlementaires". La deuxième proposition de loi prévoit la mise en place d'une autorité indépendante chargée d'appliquer ces nouvelles règles.
Dans l'attente de l'improbable adoption de ces textes, la majorité est prévenue du sort qui l'attend lors de l'alternance. Les partis de gauche et les media qui ont cause commune font donc front pour railler la riposte de la victime.   
Copé a en effet immédiatement donné instruction à ses services "de bien vouloir mettre l'intégralité de la comptabilité de l'UMP, ainsi que les archives concernant les campagnes présidentielles de 2007 et 2012, dans une pièce qui sera scellée par un huissier" et "rouverte à l'adoption de ces deux lois".

Le Parti socialiste se révèle partie prenante au coup bas du Point

Le PS n'a eu de cesse de reprocher au président de l'UMP d'"esquiver"bien que, promis avant le weekend, le dépôt d'une plainte en diffamation  contre le journal soit annoncé pour mardi matin, selon son entourage. Le Parti socialiste se retrouve ainsi sur la même ligne que le FN, puisqu'un haut responsable fustige "une stratégie de diversion".

Les accusateurs associés voient dans la défense une "manoeuvre dilatoire à pleurer de rire"

Nouveau directeur de publication du Point, Étienne Gernelle a dénoncé une "manoeuvre dilatoire pour ne pas publier les comptes de l'UMP (...) à pleurer de rire", tandis qu'au PS, des responsables socialistes, raillent pareillement un "Copé délirant"...

Quant à 
l'homme de main de Hollande-la-reculade, coopté à la tête du PS, 
Harlem Désir a estimé que Copé a "esquivé" et d'autres socialistes ont pris le risque d'évoquer le scandale Cahuzac, rappelant qu'en septembre, Copé avait voté contre la législation sur la transparence de la vie publique élaborée dans l'urgence. Copé avaient d'ailleurs jugé cette loi mal ficelée, les dispositions prévues étant "inutiles et dangereuses".

Dans un communiqué, l'ancien rival de J.-F. Copé à la présidence de l'UMP en 2012, François Fillon a précisé que les propositions de la victime devront être discutées "après les municipales".

Pour sa part, François Bayrou prend les propositions avec sérieux et sérénité. Le président du MoDem, s'est dit "prêt à ouvrir la totalité de ses comptes".

Florian Philippot, vice-président du FN, est en revanche sur la même ligne que ses alliés objectifs du PS, dénonçant comme les socialistes "une stratégie de diversion".

dimanche 2 mars 2014

Diffamation de Copé: Giesbert et Le Point font du Ruquier

FOG : Copé est tombé dans le comique involontaire 

"On n'est pas à la retraite" (ONPR), émission provençale de FOG

Droit dans les yeux
"La vengeance est certes une violence faite au code civil et aux préceptes religieux, mais c’est aussi un bonheur dont il me semble stupide de se priver. Quand elle a été consommée, elle procure, comme l’amour, un apaisement intérieur. Justice faite, c’est la meilleure façon de se retrouver en paix avec soi-même et avec le monde." 
(La cuisinière d'Himmler 
de Franz-Olivier Giesbert)

"Le complotisme est une maladie", à la différence de la méchanceté sadique.
FOG aurait-il le sentiment mégalomaniaque d'avoir réussi à faire s'écraser Le Point sur les tours UMP? Il s'identifie en effet aux pilotes qui ont commis les attentats du 11 septembre 2001 et accuse ceux qui nient qu'ils aient jamais eu lieu ou bien qu'ils étaient l'oeuvre de la CIA et du Mossad. Pas de place pour le doute, chez le journaliste au regard déviant: Jean-François Copé aurait désormais rejoint la longue cohorte des complotistes derrière Thierry Meyssan, Marion Cotillard et Matthieu Kassovitz. Et l'ex-salarié du milliardaire François Pinault se défend d'être l'instigateur -en chef- (il y tient toujours)  de l'enquête menée par deux excellents journalistes d'investigation du Point (jugement textuellement repris par Aymeric Caron), Mélanie Delattre et Christophe Labbé.

Franz-Olivier Giesbert se prend pour un dieu teuton
Derrière leur travail de cloportes,  il fallait, selon lui, un deus-ex-machina, un tireur de ficelles, un grand manipulateur avec des ramifications partout. Ç'aurait pu être "Baroin, Valls, Wauquiez, Juppé, Pécresse, Fillon, Najat Vallaud-Belkacem, Sarkozy ou NKM; eh bien, c'est tombé sur moi, "Trucmuche ou Machinchose", parce qu'il a une haine de  Copé, dont il faudrait qu'il s'explique. Mais il est vrai qu'une retraite entière ne lui suffirait pas à psychanalyser cette tendance profonde en lui à détester les hommes de pouvoir. 

Il est temps que Copé s'habitue à une presse partisane

Une presse indépendante doit-elle être fielleuse?
La dernière diffamation de Mélanie Delattre et Christophe Labbé est une lamentable histoire de pieds nickelés qui ne fait pas honneur à la presse et jette une lumière crue sur les méthodes de l'hebdo (dont il fut le directeur de 2000 à fin 2013 et PDG du groupe SEBDO Le Point) lequel, apparemment, ne s'embarrasse pas de scrupules et qui n'est pas économe de sa bave fétide.

L'objectivité du Point et de FOG souvent prise en défaut
Le 11 avril 2007, Franz-Olivier Giesbert est entendu par la police pour la publication en 2005 d'un article complaisant dans son journal sur le milliardaire français Iskandar Safa, recherché par la justice. Marc Francelet, un excellent confrère des non moins excellents Mélanie Delattre et Christophe Labbé au Point aurait été payé 150.000 euros, ce qu'il a nié, pour mettre en contact l'homme d'affaires français et le journal pour un entretien, alors qu'Iskandar Safa était en pleine tourmente judiciaire.  Marc Francelet fut mis en examen pour corruption et détenu pendant deux semaines . Iskandar Safa a, quant à lui, obtenu un non-lieu et a été blanchi par la justice.
La fourberie du militant socialiste
Sa méchanceté aurait valu à Giesbert de déplaire au plus grand nombre, de  François Mitterrand à Nicolas Sarkozy, en passant par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, mais en épargnant Jospin. Il a singulièrement irrité Sarkozy qui, en 2008, aurait demandé sa tête à l'actionnaire principal, le milliardaire François Pinault, qui annonça en 2012 qu'il voterait Hollande. En février 2012, l'homme d'affaires (Pinault-Printemps-Redoute) et propriétaire de l'hebdomadaire confirma l'information au magazine économique Challenges, au cours de la campagne présidentielle,  précisant que l'intervention présidentielle lui déplaît et le conduit au contraire à maintenir Giesbert.
Un directeur de presse sans foi ni loi?
En mai 2006, un journaliste de La Dépêche du Midi relève au sujet des notes utilisées par Franz-Olivier Giesbert pour son livre que "Ses fameux cahiers à spirales font mouche sans complaisance, à l'exception de Nicolas Sarkozy étrangement épargné et explique que le brumeux FOG prend des précautions, pour le cas où il deviendrait président ! 
Une moralité exemplaire
Certains observateurs et hommes politiques se sont émus du caractère particulièrement indigne d'un essai paru à un an de la présidentielle de 2007. Pour nuire à l'UMP, Giesbert y trahit en effet la confiance du président Chirac, révélant certains aspects de sa vie privée, après vingt ans de proximité: la déontologie professionnelle n'a pas retenu l'homme de confiance de Pinault de diffuser des "offhabituellement destinés à  rester confidentiels.
L'auteur avait quant à lui justifié son choix de publier ces informations issues de ses conversations avec Jacques Chirac au motif que le métier des journalistes serait de "faire la lumière sur tout" et par tous les moyens: "si on veut garder sa part d'ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes". C'est dit, les journalistes sont infréquentables. Montebourg l'a appris à ses dépens ! Et bientôt Michel Sapin ou Vincent Peillon.

Si Jean-François Copé doit faire avec une presse salissante qui chérit la rumeur, la fuite et l'anonymat, le pouvons-nous ?
Giesbert se vit mal en "diversion." L'auteur de romans aimerait impliquer toute la droite, Nicolas Sarkozy compris, mais le "deus-ex-machina" a fait tomber dans la comédie son dernier roman publié au Point. Pour meubler sa retraite sous les oliviers, que l'ami Franz choisisse plutôt de se reconvertir dans le dessin humoristique ou le stand-up. Les échecs du gouvernement socialo-écolo devraient "booster" sa méchanceté. A 65 ans, il est grand temps qu'il soigne ses blessures et nous donne de nouvelles occasions de rire: vu son lourd passé, ce serait pour lui la meilleure thérapie.

Le cuisinier d'Himmler a-t-il porté plainte contre Copé?
"Si l'Enfer, c'est l'Histoire, le Paradis, c'est la vie", déclare le cuistot de Pinault, autre magnat de la presse (comme  pour Libération, Le Monde ou Le Nouvel Observateur) et soutien milliardaire de Hollande en 2012. Pour autant, le romancier Giesbert doit-il  faire de la vie de ses contemporains un enfer.

vendredi 28 février 2014

Le Point accuse Copé et un député UMP en rajoute...

Le député filloniste mouille l'ensemble de son parti: "Tout le monde savait" !
Le député de Haute-Savoie, Lionel Tardy a "caillassé" le président de l'UMP par tweet
alors que l'édition du 27 février du magazine Le Point accuse Jean-François Copé de surfacturations et de copinage pendant la campagne présidentielle.

Sur Twitter, le député filloniste a écrit que concernant cette affaire, "tout le monde savait pour Jean-François Copé". "C'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon", explique-t-il.

Le député Tardy, soutien de François Fillon pendant la course à la présidence de l'UMP, fait référence au Sarkothon, organisé par Jean-François Copé en 2013 pour combler le déficit de 11 millions d'euros, suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

"Des coûts stratosphériques"

Il a ensuite commenté ses propos diffamatoires dans une déclaration: "Il y a eu des coûts stratosphériques de meetings de campagne présidentielle. S'ils avaient pris un peu plus de précautions, on n'aurait jamais dépassé les plafonds des comptes de campagne", a estimé le député qui dit regretter "qu'il ait fallu demander une participation financière aux militants". Il réclame aujourd'hui "la transparence avec de vraies réponses sur tous les frais de l'UMP", d'autant que, selon le rancunier, "le schéma de la présidentielle est toujours en cours à l'UMP entre Copé, Lavrilleux et Bygmalion".
Sur BFMTV, Tardy a également tenté de justifier sa préférence de François Fillon lors de la course à la présidence de l'UMP, pour des questions supposées de transparence. "C'est aussi un mode de fonctionnement, une transparence qui me plaisait davantage que chez Jean-François Copé. Ce qui se passe aujourd'hui confirme l'opinion que j'avais à l'époque", conclut-il, alors que l'UMP a précisément évolué ces dernières années vers plus de transparence et de démocratie interne.

Selon Le Point, le président de l'UMP aurait eu recours à une agence de communication, tenue par deux de ses proches, qui aurait surfacturé ses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012. La société Bygmalion "aurait empoché au moins 8 millions d'euros" durant cette campagne de 2012, selon le magazine. 

Niant catégoriquement ces allégations, le député-maire de Meaux a porté plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire.
Sur RMC, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a confirmé jeudi que des avocats travaillent à la rédaction de la plainte contre le député Lionel Tardy, évoquant même la possibilité de son exclusion de l'UMP.
Prudence et soutien à l'UMP
Plusieurs personnalités de l'UMP ont pris parti pour Jean-François Copé, à commencer par son ancien rival François Fillon. "Je n'ai pas lu ce papier mais j'ai eu Jean-François Copé au téléphone ce matin, il m'a dit qu'il démentait tout. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire", a confirmé l'ex-Premier ministre au salon de l'Agriculture. "Pour moi ce n'est pas un sujet", a-t-il ajouté.

D'autres encore ont apporté leur soutien à Jean-François Copé. 
Invité de la matinale d'Europe 1, l'ex-ministre Eric Woerth a déclaré qu'il fallait être "prudent" car "la France est souvent pleine de rumeurs et d'amalgames". "Jean-François Copé a vigoureusement démenti, alors je le crois, par principe", a-t-il ajouté.

De son côté, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a estimé sur RTL que c'est "désormais une affaire judiciaire" et qu'il fait confiance à Jean-François Copé "pour faire prévaloir sa bonne foi". 
"Tout le monde savait", mais en voilà trois qui n'étaient pas mieux placé que Tardy pour savoir?"
Ça crée une ambiance qui est défavorable à l'ensemble de la classe politique et vous savez l'image qu'elle a aujourd'hui", a-t-il par ailleurs regretté. A moins d'un mois des municipales, le pouvoir aux abois n'est pas mécontent de ce coup bas de la presse sympathisante. 


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert ,
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.