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jeudi 17 janvier 2019

Renault: Macron lâche Carlos Ghosn

Fi de la présomption d'innocence, Le Maire lui cherche un successeur

Macron a officiellement lâché le PDG de Renault, Carlos Ghosn, mercredi

Bruno le Maire et Gérald Darmanin avaient récemment rencontré Carlos Ghosn, le 8 novembre lors d'une visite d'Emmanuel Macron à l'usine Renault de Maubeuge.
Macron, Ghosn, Le Maire et Darmanin se congratulant
Deux mois après son arrestation, il a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours pour prendre la tête du constructeur automobile.
Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre la direction de Renault, Nissan et Mitsubishi : l'Etat français l'a révoqué du poste de président du conseil d'administration dès la fin novembre.
"J'ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d'innocence de Carlos Ghosn, que s'il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes", a lâché le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur LCI.

Le Maire a demandé la nomination d'un successeur dans les prochains jours 

Deux mois après son arrestation, l'Etat français, actionnaire principal, recherche la bonne personne pour prendre la tête du constructeur automobile. 
"Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d'une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault", a ajouté le ministre de l'Economie. "J'ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d'administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours", a-t-il aussi indiqué. Alors qu'on lui demandait si cela signifiait que Carlos Ghosn allait être remplacé, il a répondu: "Tout à fait".

Le ministre n'a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l'alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: "Ce sera au conseil d'administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions". 

Le nom du successeur est avancé

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Dominique Sénard"
Interrogé sur l'éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, B. Le Maire en a loué les qualités, sans se prononcer pour autant. 
"C'est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l'entreprise et qui l'a démontré à plusieurs reprises", a-t-il déclaré, soulignant qu'il était aussi "un spécialiste du secteur automobile".

"L'Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence," a-t-il toutefois pris soin de souligner.

Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d'administration, d'un côté, et un directeur général exécutif, de l'autre, le nom de Thierry Bolloré, 64 ans, revenant le plus souvent pour ce dernier poste. 
Nommé il y a un an directeur général délégué du Groupe Renault auprès de Carlos Ghosn, dans le cadre de la gouvernance provisoire mise en place le 20 novembre 2018 après l'arrestation du PDG au Japon, il est un ancien de Michelin et de Faurecia (, équipementier très présent en Asie : Chine et Japon) et vague cousin de Vincent Bolloré.

L'Etat français a dépêché plusieurs émissaires à Tokyo 

Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, Le Maire a fermement rejeté une redistribution des participations au sein de l'Alliance, qui est devenue sous la direction de C. Ghosn le premier constructeur mondial, Nissan étant dans le groupe le dominant. "Nous souhaitons la pérennité de l'alliance. La question des participations au sein de l'alliance n'est pas sur la table", a-t-il affirmé. 

L'Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital (contre 15,00% à Nissan), mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu'il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans.
Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l'alliance née en 1999. 

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Macron a accueilli le futur empereur du Japon,
 à Versailles en septembre 2018
Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan, notamment Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, qui devait les rencontrer, une source proche du constructeur japonais.
Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l'Agence des participations de l'Etat (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, précise Le Figaro.
Il y a seulement quatre mois, ci-dessus, le président Macron offrait un dîner officiel au futur empereur du Japon, Nahurito, 58 ans, auquel ont participé Brigitte Macron et une centaine d’invités - dont le chanteur Charles Aznavour (décédé quelques jours plus tard, en octobre 2018, à 94 ans) ou l’artisan de l’alliance Renault-Nissan Louis Schweitzer, 76 ans, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius (1984-1986), PDG de Renault (1992-20105) et actuel président d' 'Initiative France', réseau qui regroupe 230 associations destinés à accompagner et à financer les entrepreneurs français. Outre l'alliance avec Nissan en 1999, sa présidence est marquée par la privatisation de Renault en 1996 et la fermeture de l'usine belge de Vilvorde.

Mis en examen, notamment pour abus de confiance, Carlos Ghosn a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendrait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG.
Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l'Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d'euros en 2018 de la part d'une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (H. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a révélé une source proche du dossier.

dimanche 27 mars 2016

Bruxelles: le recueillement, perturbé par des manifestants "nationalistes" ?

L'ultra-gauche ne dit encore pas son nom et la presse les couvre

Un rassemblement interdit et placé sous haute surveillance

La "marche contre la peur" avait été annulée pour des raisons de sécurité, mais les Belges se sont néanmoins rassemblés ce dimanche pour rendre hommage aux victimes des assassinats islamistes qui ont fait 28 morts, mardi dernier dans la capitale belge. Ils étaient "plusieurs centaines", d'après l'AFP, et "des centaines", d'après Le Point, réunis pacifiquement place de la Bourse en début d'après-midi. 
"La manifestation a perturbé le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux 28 morts des attaques jihadistes et fait près de trois cent cinquante blessés." (Le Monde)
Ce rassemblement interdit a été perturbé par l'arrivée de hooligans
Rapportant en seconde main les informations de media belges, Le Monde a aussitôt classé les perturbateurs "vraisemblablement" à l'extrême droite (Le Monde), mais "visiblement proches de l'extrême droite" selon l'AFP et Le Point, précisant que, "vêtus de noir, certains portant des cagoules [pour preuve visible qu'ils n'appartiendraient pas à l'ultra-gauche !], ils sont arrivés de la gare de Bruxelles-Nord, en provenance de Vilevorde [indication évoquant des militants de la Nederlandse Volks-Unie, une organisation d'extrême-droite active aux Pays-Bas], ils ont fait irruption" vers 14h45 à "au moins 200 hooligans", toujours selon Le Monde, pour finalement s'installer sur les marches de la Bourse. 
A noter qu'ils étaient "au nombre de 400, selon le bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur, et 450, selon celui de Vilvorde, Hans Bonte", d'après Le Soir, quotidien belge.
Or, la situation est plus complexe que ce qu'en dit notre presse binaire. En octobre dernier, le bourgmestre de Vilvorde (Belgique, avait indiqué ne pas pouvoir assurer la sécurité des réfugiés de sa ville, mais c'était face à... des musulmans qui estiment que les 'migrants' auraient dû rester dans leur pays pour instaurer le califat.
Il n’y a pas qu’en Allemagne, en effet, que les ouvertures de centre pour réfugiés déplaisent. Sauf qu’
à Vilvorde, ville de la province du Brabant flamand, les plus féroces opposants sont… des musulmans radicaux.
Surveillés à distance par les forces anti-émeute, ils ont scandé des slogans virulents contre le groupe terroriste État islamique, qui a revendiqué les attentats. "Complices terroristes, complices terroristes ", ont-ils crié face aux manifestants recueillis.

"On est des ultras de foot, a assuré Andres, un supporteur du FC Bruges; on n'a rien à voir avec la politique. On est ici pour les victimes et leur rendre hommage". La police anti-émeute a dû faire usage de canons à eau pour disperser les manifestants. 
Des hooligans ont perturbé un rassemblement pacifique place de la Bourse, le 27 mars 2016
(photo VIRGINIE NGUYEN HOANG/HANS LUCAS/POUR "LE MONDE" qui n'était pas sur place
Une dizaine de personnes a, en tout et pour tout, été interpellée, a indiqué plus tard dans l'après-midi un porte-parole de la police.

Monument souillé, comme vendredi à Paris

Des cris, des projectiles incendiaires et des canons à eau au milieu du recueillement.
De gauche ou de droite extrême, ces activistes ont notamment lancé des projectiles incendiaires et dégradé du mobilier urbain, a rapporté la police. 
La police a évacué des hooligans à l'aide de canons à eau, place de la Bourse.
Le mémorial aurait été endommagé sur le passage de ces militants.
 
Cette dégradation rappelle celle de la place de la République à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Lire PaSiDupes
Des internautes, se disant scandalisés par ces débordements, multiplient les témoignages non contrôlés sur les réseaux sociaux et aux micros des chaînes d'information présentes sur place. 

Les agitateurs pro- et anti-Daesh se sont défiés. 
Nombre des militants anarcho-révolutionnaires "recueillis" ont scandé "Bruxelles multiculturelle" ou encore "le fascisme ne passera pas", en écho aux chants des "hooligans" opposés aux musulmans intégristes. Twitter a d'ailleurs été investi par les activistes de toutes appartenances et de nombreux anonymes ont ainsi dénoncé "une opération minable" en l'imputant principalement à l'extrême droite, saluant même l'intervention de la police.

"Des crapules aux visées de nazis"
Après ces débordements, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, PS, a appelé à une "réaction du gouvernement fédéral":
"Je suis scandalisé de constater que de telles crapules aux visées de nazis viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage. C’est une honte pour le pays. Nous avons été prévenus hier par la sûreté de leur venue possible [place de la Bourse] et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de s’y rendre."
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation relatée par les media est plus que confuse et les diverses mises en causes, suspectes.
Le quotidien Le Soir précise que les extrémistes se sont d'abord "rassemblés dimanche en début d'après-midi à Vilvorde, puis ont pris le train vers Bruxelles sous escorte policière, avant d'envahir la place de la Bourse."
Le même quotidien a ensuite indiqué que, fortement "encadrés", ils ont été redirigés vers la gare du Nord et embarqués dans des trains en direction d’Anvers, selon le quotidien belge Le Soir
Les manifestants se sont ensuite dispersés, avant de se diriger par petits groupes vers la gare du Nord, d'après Le Point. "Etat, complice de Daesh", ont dit certains d'entre eux aux policiers et militaires.

Le Point cite aussi un témoin interrogé par BFMTV qui, plus tôt dans l'après-midi, accusait les policiers d'
avoir "laissé passer les hooligans" et même de les avoir "accompagnés".

VOIR et ENTENDRE le "pacifiste" accusant les "fachos" et la police dans un même amalgame digne de l'extrême gauche:  

Au final, les policiers ont mis presque une heure à évacuer de la place les indésirables.

Vilvorde, ça vous dit quelque chose, Lionel Jospin ?

D'abord, Vilvorde évoque une histoire d'amour tragique franco-belge,
 avec le drame social de la fermeture de son usine Renault. En 1997, 3.100 emplois disparurent... Lionel Jospin, premier ministre socialiste, n'avait rien pu ou su faire pour Vilvorde-Renault qui a dû fermer. Il s'est justifié de cette casse en ces termes : "L'Etat ne peut pas tout". Rappelez-vous avec ce reportage de France Télévisionslien

Ensuite,  
Vilvorde, "riante" commune
 flamande limitrophe, située au nord de la région Bruxelles-Capitale, compte deux importantes minorités allochtones, l'une d'origine marocaine, l'autre d'origine espagnole (au moins 4.000 ressortissants sur 41.000). Au total, un habitant sur cinq environ est de nationalité ou d'origine étrangère (Maroc, Espagne, Italie, France, Pays-Bas, Portugal). 
Aux élections communales d'octobre 2006, trois des six élus de la liste SP.A-Groen!-Spirit (socialistes internationalistes et Verts radicaux, proche d'EELV) étaient d'origine marocaine, ainsi qu'un des neuf élus de la liste CD&V-N-VA (démocrate-chrétien). Ce dernier, Abdeslem Belahrir, est par ailleurs le président de la mosquée de Vilvorde.

 

vendredi 5 décembre 2014

Le président Hollande ne s'applique pas la loi sur la transparence de la vie politique

Le socialiste "normal" touchera plus de 35.000 euros de retraite de haut fonctionnaire... 

Le président socialiste est-il atteint de 
"phobie administrative" ? 


Il a fait voter une loi pour les autres. Le haut fonctionnaire François Hollande a  en effet, omis de se mettre en disponibilité de la Cour des comptes et demeure ainsi — la nuance est de taille — en détachement, révèle l'hebdomadaire Marianne...  Le compteur retraite de Hollande continue de tourner, alors que Yann Galut et "la Gauche forte" (et équitable ?) s'agitent pour faire retirer à Nicolas Sarkozy les avantages liés à son statut d'ancien président 

Le président "normal" bénéficie donc  d'un traitement de faveur par rapport aux autres membres du gouvernement soumis quant à eux à la loi sur la transparence de la vie politique entrée en vigueur le 1er octobre dernier. Suite à l'affaire Cahuzac, tous les fonctionnaires élus ou membres du gouvernement doivent placer leur compteur retraite "en disponibilité", comme le rappelle opportunément l'hebdomadaire Marianne dans son édition de vendredi. 
Le compteur retraite de François Hollande serait placé en détachement à l'Élysée, c'est-à-dire qu'il continue à cotiser à la caisse de retraite dont il dépend au titre de sa fonction publique d'origine, ainsi que l'a fait l'ancien président Jacques Chirac, mais c'était avant le vote de la loi. Ainsi, Hollande continue-t-il ils de bénéficier de ses droits cumulés à l'avancement et à la retraite, alors que ses semblables ont dû y renoncer.

"Régime très favorable", voire d'exception

François Hollande se situe au-dessus des autres, tels 
Fleur Pellerin et Emmanuel Macron
qui ont cessé de laisser courir leurs droits. Il y a de cela environ 18 mois,  lors de la présentation de la loi en juin 2013, Alain Vidalies, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement, assurait pourtant : "Le président de la République [...] se mettra en disponibilité." Un engagement manifestement non respecté. 
Interrogée par Marianne, la Cour des comptes couvre l'irrégularité, expliquant que la situation du président "n'est expressément prévue par aucun texte. C'est donc le droit commun qui s'applique."  Il s'applique aux uns, Pellerin et Macron, mais pas à l'autre... A l’heure de la liquidation de ses droits, Hollande devrait même dépasser Chirac - loi ou pas loi - et ses 31.000 € brut par mois. Le président "normal" devrait en effet toucher 35.700 € mensuels pour ses vieux jours.

"Il a intérêt à continuer de cotiser à la Cour des comptes. Le régime est très favorable", confirme Charles de Courson, député UDI de la Marne. C'est que, hormis quelques mois de mise en disponibilité entre 1993 et 1995, François Hollande s'est toujours fait maintenir comme élu en détachement dans l'institution, où il a déjà accumulé trente-deux années de droits. 

Viennent s'y ajouter ses innombrables mandats. 
Entre autres, président de Conseil général, maire de Tulle, conseiller régional, député, eurodéputé, membre de droit du Conseil constitutionnel et bien sûr président de la République... Ainsi, François Hollande devrait toucher à sa retraite, selon les calculs de Marianne, 35.700 euros mensuel. Est-ce le prix à payer pour en être débarrassé? Avec ses 31.000 euros brut par moisJacques Chirac, président de droite, l'a joué petits bras !

François Hollande prétend-il aussi à un compte pénibilité ?
Ce compte pourrait certes nous en libérer avant la fin de son mandat, mais serait-ce bien équitable et juste, Maître Galut, ex-avocat de SOS Racisme et président du comité ATTAC à l'Assemblée nationale ? Vous qui en 1997, fustigiez le Premier Ministre Lionel Jospin pour avoir laissé fermer l'usine Renault de Vilvorde et déclariez que "nous [socialistes] n'avons pas été élus pour fermer Vilvorde, tolérerez-vous du fossoyeur de Florange le régime d'exception que votre président exemplaire s'octroie ?

mercredi 24 avril 2013

Le mariage homosexuel s'ouvre, mais Florange et Aulnay ferment

Hollande, la parole sans les actes 


"Longue langue, courte main."


Un texte de la gauche autorise le mariage homosexuel en France

Le ministre des Relations avec le Parlement continue d'afficher l'arrogance du pouvoir
et clame que le gouvernement ne craint "pas du tout" une censure constitutionnelle de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, car le gouvernement "a pris toutes les précautions". 

Comme France Info lui demandait mercredi si le pouvoir socialo-écolo est inquiet de l'avis du Conseil constitutionnel, saisi par la droite, 
Alain Vidalies (PS), Alain Vidalies a répondu: "non, pas du tout. Le Conseil est souverain, naturellement" mais "le gouvernement est serein".
"Il y a déjà eu une décision sur le fond, rendue à l'occasion d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité, dans laquelle, au fond, le conseil disait que c'est évidemment au législateur et à lui seul de répondre sur le fond", a affirmé le responsable socialiste. "Après, il y a toujours des incertitudes...", néanmoins.
"On a pris toutes les précautions pour que le Conseil ne prenne aucune décision contre ce texte", a estimé l'élu landais, "y compris sur les questions d'adoption". 
Les sénateurs de l'opposition et les députés UMP ont saisi mardi le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur le mariage homosexuel, peu après son adoption définitive par l'Assemblée.
VOIR et ENTENDRE Alain Vidalies assurer qu'il n'est "pas du tout" inquiet d'une censure


Le pouvoir socialiste tourne la page de la sidérurgie lorraine
"Mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange, titre Le Monde.fr
Mercredi 24 avril 2013, Hollande tourne sournoisement une page de l'histoire industrielle française avec la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d'une stèle en mémoire des "promesses non tenues" de François Hollande. "Pendant [ce temps], derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail", a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange. 

Le gaz alimentant  les deux cathédrales d'acier du site d'ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d'une procédure qui durera 48 heures. "Ça veut dire qu'on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d'investir dans de nouvelles installations", analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l'usine à chaud, qui devrait être achevée d'ici à la fin de juin. Cette fermeture d'une partie de l'usine, qui conserve ses activités dites "à froid" (packaging et automobile), était prévue dans l'accord conclu à la fin de novembre entre Monteboug pour le gouvernement et Mittal, numéro un mondial de l'acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.

Le texte assurait également qu'il n'y aurait aucun licenciement sec
pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2 500 du site), 206 d'entre eux ayant atteint l'âge de la retraite depuis la signature de l'accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l'objet des prochaines négociations sociales.

Engagement de François Hollande
VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande polémiquer, promettre et lier son sort à celui de Florange:

discours_hollande_florange par Lexpansion

L'accord prévoyait par ailleurs l'engagement d'ArcelorMittal d'investir 180 millions d'euros en cinq ans dans la filière à froid. "Ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", avait assuré Hollande en décembre. Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d'avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec. C'est ce qui a valu au premier ministre Jean-Marc Ayrault le titre de "traître" par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des "Florange".

Après l'abandon du projet Ulcos, ArcelorMittal a assuré qu'il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d'un nouveau projet baptisé Lis. Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d'euros supplémentaires d'investissements dans ce programme par le biais d'un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts-fourneaux.

Hollande sera-t-il encore là pour constater la validité de ses promesses ?

PSA pourrait fermer l'usine d'Aulnay dès 2013 au lieu de 2014, selon son directeur financier

Un employé en intérim à l'usine d'assemblage PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013. 
Un employé en intérim à l'usine d'assemblage
PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013
Une annonce qui anticipe une fermeture prévue pour 2014. 
Après celle de Renault-Vilvorde (Belgique) par L. Jospin, la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par F. Hollande pourrait intervenir dès 2013, selon le directeur financier du groupe automobile français. Quelques minutes plus tôt, le constructeur a annoncé un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013, mercredi 24 avril. Il s'établit à 13,03 milliards d'euros. 
Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA Peugeot Citroën, a mis en cause la grève qui paralyse le site d'Aulnay depuis l'annonce de sa fermeture, en juillet 2012. "Le fait qu'un petit nombre de personnes continuent à perturber notre usine pourrait nous obliger [à la fermer]", a-t-il averti. Et d'ajouter que le constructeur s'est déjà organisé pour produire la C3, normalement fabriquée à Aulnay, sur le site de Poissy, dans les Yvelines.

De mauvais chiffres au 1er trimestre 2013
En annonçant la baisse du chiffre d'affaires, PSA dit sa crainte que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu", en 2014. Cela pourrait l'amener à "de nouvelles mesures opérationnelles", sous la forme d'un accord de compétitivité sur ses sites en France. PSA Peugeot Citroën vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.

La gauche est toujours plus active dans le sociétal et  le coulage de la famille et que dans le social et  le sauvetage des entreprises.

jeudi 11 avril 2013

Hollande et Montebourg ont mené les aciéristes de Florange à la mort

Hollande éteint les hauts fourneaux de Florange

Les hauts fourneaux à Florange, c'est fini. 


Un Comité central d'entreprise d'Arcelor-Mittal a entériné ce matin leur arrêt définitif
dans quelques jours. 
Ce 11 avril 2013 restera une date historique marquant la mise à mort  de l'aciérie. Les aciéristes de Florange avaient cru aux promesses de Hollande qui a finalement détruit leurs emplois et enregistré leur malheur dans l'indifférence générale de la presse et du gouvernement Ayrault. 


L'exécutif a enfumé l'opinion avec la moralisation de la vie politique

F. Hollande, marchand de sable
à Florange
Avec l'appui des media, il réécrit déjà l'histoire de la disparition de Florange et de ses travailleurs. 
La gauche du PS et l'extrrême gauche de Mélenchon et de ses amis communistes n'ont prononcé aucune oraison funèbre. Les media leur rendront des hommages posthumes en série, réécrivant l'histoire d'un lâchage de la gauche. 
Les salariés seront portraiturés en héros des combats sociaux de cette gauche pourtant velléitaire mais irresponsable et impuissante.  Le destin tragique de Florange pourrait également sombrer dans l'oubli: n'est-ce pas en effet le sort réservé par Lionel Jospin à l'usine Renault de Vilvoorde en Belgique ? Lien PaSiDupes - " Le candidat Hollande bientôt à Vilvorde ? : Après Gandrange avec Aubry, Vilvorde avec Jospin ?


C'est pourtant l'histoire d'un combat emblématique. 
Mélenchon, agitateur extrémiste
à Florange

"Une tragédie avec ses héros, ses traîtres et ses fantômes. Ou comment un village lorrain inconnu est devenu un haut lieu de la résistance ouvrière", écrit-on déjà sans jamais aucune mise en cause de la "gauche sociale".


Il y a moins de deux ans pourtant Florange n'existait que dans une chanson de Bernard Lavilliers (Fensch Vallée) mais ça, "c'était avant que le groupe indien Arcelor-Mittal ne décide d'en finir avec les derniers hauts fourneaux de son aciérie", souligne les commentateurs engagés qui ne s'interroge pas sur les raisons de la prise de capitale de l'Indien... En 2006, le groupe européen Arcelor était en situation de faiblesse et Mittal Steel Company fit une offre publique d'achat hostile pour 18,6 milliards d'euros. Arcelor se défend vigoureusement, en vain.

Alors Florange s'est rebellée. Les ouvriers sont descendus dans la rue en Moselle et à Paris. Leur porte-voix, Edouard Martin, représentant syndical CFDT s'est démultiplié dans les media, politisant la révolte contre les dérives du capitalisme financier et le cynisme des politiques. 


Déjà, les politiques ne sont plus jamais cités
Montebourg, fauteur de troubles
à Florange

Le rôle néfaste d'Arnaud Montebourg, ministre de Ayrault, est d'ores et déjà occulté. Il voulait exproprier Mittal, mais François Hollande et Ayrault le déjugèrent, l'appelant à la modération. Et puis, non, à l'issue d'un pitoyable psychodrame, démissionnera, démissionnera pas, le redresseur (im)productif rangea son arme de dissuasion "imaginative", en réalité archaïque de 30 années.

La légende enveloppe déjà les salariés anonymes
Objet de toutes les promesses et de toutes les trahisons, les salariés de Florange ont pris plus de coups en moins de deux ans que d'autres n'en prendront en une vie. Ils auraient pu renoncer, prendre l'oseille et se taire, ils ont continué à lutter pied à pied, illustrant en ce début de XXIe siècle ce que Victor Hugo écrivait au milieu du XIXe : "Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent."  Une belle citation d'intellectuel parisien.

La révolte des salariés d'Arcelor-Mittal comme celle des
ouvriers de Continental cinq ans plus tôt - la comparaison n'est pas anodine dans les premières opérations de blanchiment des politique de la gauche - a régulièrement saturé l'espace médiatique. 

Les media se déploient, consacrant cette nouvelle mort tragique


Meneur CFDT, en vedette
Elle suscite aujourd'hui plusieurs documentaires partisans retraçant cette histoire "héroïque et tragique". 
France 5 programme le mardi 16 avril à 20h40 La "Promesse de Florange", d'Anne Gintzburger, proche des milieux d'extrême gauche, ,réalisé par Franck Vrignon. 
Public Sénat a diffusé en février dernier, "Florange, l'acier trompé" de Tristan Thil, produit à l'arrache par l'écrivain, réalisateur et ex-journaliste, Denis Robert, connu pour des enquêtes à charge dans l'affaire Cleastream qui lui vaudront trois plaintes pour diffamation. Ce Lorrain, pourfendeur de la finance occulte, n'en a d'ailleurs pas fini de régler ses comptes avec Arcelor-Mittal: il prépare un nouveau documentaire baptisé, Full Metal Racket, visant cette fois au patron du groupe, Lakshmi Mittal.
Florange est dès à présent instrumentalisé par la propagande anti-libérale. Ces deux documentaires biaisés se croisent et se complètent.
La légende est en construction, un docu corroborant l'autre...
Ils racontent une même histoire avec une sensibilité et des points de vue d'auteur différents, mais partagent le même souci militant de préservation du mythe social de la gauche. Ils s'autorisent certaines impasses,épargnant la gauche socialiste de François Hollande et Lionel Jospin. 



vendredi 18 janvier 2013

Renault devra relocaliser la production des Nissan en France

Mais Renault en Algérie, ça tient toujours ?

Cette photo n'a pu être prise
à Vilvorde...
Renault " Made in France", au détriment de l'Algérie ?

Carlos Ghosn s'est engagé à produire des voitures Nissan en France  dans les usines Renault,  a déclaré vendredi Arnaud Montebourg.

Le ministre du Redressement productif s'est entretenu jeudi par téléphone avec Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan, après l'annonce, mardi, de la suppression par Renault de 7.500 emplois en France d'ici 2016, essentiellement via des départs naturels.

Un dialogue social encadré

"Je lui ai dit, je souhaite que vous mettiez dans la discussion, dans la négociation avec les syndicats, le fait que comme vous êtes aussi le dirigeant de Nissan et que Renault contrôle Nissan, que Nissan se porte au secours des usines françaises et mette du travail sur les chaînes françaises", a déclaré Arnaud Montebourg sur BFM TV et RMC.

"La réponse est positive", a-t-il ajouté.

À la question, "va-t-on construire des Nissan dans les usines Renault en France ?", le ministre a répondu, profil bas : "C'est ce que j'ai demandé (...) la réponse est oui."

Lors d'une conférence de presse, Jérôme Stoll, le directeur commercial de Renault, a toutefois affirmé vendredi  que la décision de produire des Nissan dans des usines françaises du groupe n'a pas encore été prise.

Le constructeur français, qui détient 43,4% de Nissan, a fait état ce jour d'une baisse de 6,3% de ses ventes mondiales en 2012, la vigueur du groupe à l'international ayant compensé sa chute en Europe, mais pas totalement.

La gauche prise au piège de son idéologie

Après avoir fortement critiqué le plan de restructuration de PSA Peugeot Citroën et insulté la famille Peugeot en 2012, Arnaud Montebourg, accommodant depuis le désaveu de son comportement par le chef de l'Etat, a estimé mercredi  16 janvier 2013 que le plan de suppressions de postes annoncé par Renault respecte les lignes rouges fixées par le gouvernement en ce qu'il ne prévoit ni licenciement ni fermeture de site.

La direction de Renault propose un gel des embauches, a souligné vendredi Arnaud Montebourg. "Je trouve que c'est une meilleure solution", a-t-il répété.

C'est donc le non-renouvelement des départs à la retraite. Alors qu'en 2010, François Fillon défendait fermement le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la gauche les refusait dans l'Education nationale et justifiait les mouvements syndicaux dans la fonction publique.  .

Polémique: la "petite" usine en Algérie, plus chère que l'immense usine de Tanger, au Maroc

Cherchez la cohérence
L'usine Dacia de Tanger (groupe Renault) n'aura coûté qu'un milliard d'euros pour une production de 400 000 véhicules par an pour deux modèles, essentiellement destinées à l’Europe.

Celle d'Oran (Algérie) aura une capacité de
75 000 véhicules, en vitesse de croisière, mais 25.000 en 2016, ne sera pas tournée vers l'export et coûtera 1,2 milliard d'euros par , d'après le ministre algérien de l'industrie. L'Etat participera à ce financement à hauteur de 51% contre 49% pour Renault.
Le site fabriquera des Renault Symbol, une voiture dérivée de la Logan de deuxième génération.

L’accord a été signé le 19 décembre, à l’occasion de la visite de François Hollande.
Un mois plus tard, Montebourg fait pression sur C. Ghosn pour que Renault rapatrie sa production de véhicules Nissan en France... Nissan vient juste d'ouvrir une toute nouvelle usine de production en Russie. En Europe, l'usine Nissan de Barcelone est-elle menacée ou est-ce celle qui produit le Nissan Qashqai dans l'usine de Sunderland en Grande-Bretagne ? Ghosn devra-t-il plutôt dépouiller le Japon, les USA ou la Chine ?  La diplomatie du "facilitateur" Fabius va connaître des heures difficiles...