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lundi 15 janvier 2018

Agression islamiste de Vendin-le-Vieil : "blocage" lundi dans les prisons

Une ministre de la gauche de l'ex-PS parachevant le saccage de la justice par Taubira ?

Les syndicats appellent à un "blocage total" des prisons lundi dès 06h00 pour réclamer plus de sécurité

A l’extérieur de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), vendredi.
"C'est une opération prison morte", après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste seul, dans une prison du Pas-de-Calais, symbole d’une nouvelle génération de prisons "ultramodernes" et "ultrasécurisées". 
Tout sera fait au ralenti. Les agents sont très déterminés", a déclaré Jean-François Forget de l'Ufap-Unsa Justice. 

Selon les différents récits, armé d’une paire de ciseaux à bout rond et d’un couteau, l'islamisiste s’est jeté sur eux en criant 'Allah akbar'. L’un d’entre eux a été hospitalisé pour des points de suture. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

Vendredi après-midi, les équipes régionales d’intervention et de sécurité sont arrivées en renfort, tandis que les personnels restaient sur le pont : les syndicats CGT et Unfap-Unsa-Justice ont appelé à un "blocage total" des prisons françaises dès lundi 6 heures.
Des débrayages ont déjà eu lieu dans plus d'un tiers des établissements pénitentiaires français, vendredi, au lendemain de l'agression qui a eu lieu à Vendin-le-Vieil, qui accueille 90 détenus réputés parmi les plus difficiles et violents (44 % d’occupation).
Cette prison neuve a déjà connu une redoutable série noire : deux prises d’otages, l’assassinat d’un prisonnier par un autre. Puis, jeudi, l’agression de trois surveillants entraînant dès le lendemain le blocage de l’établissement. Depuis, aucune activité ni promenades n'est assurée aux détenus; seule la distribution de repas et de médicaments a été effectuée, ainsi que l’appel. "Le climat est plus que tendu. Ca fait seize ans que je suis dans la pénitentiaire et je n’ai jamais connu ça", commente Philippe Maurice, du syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice, brigadier de roulement à Vendin-le-Vieil.
Trois syndicats l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, la CGT Pénitentiaire et FO Pénitentiaire sont à l'origine de cet appel à un mouvement "reconductible". "Tant qu'on ne trouvera pas un chemin d'entente avec le gouvernement, on ne lâchera rien", a affirmé le représentant de l'UNSA qui dénonce "l'impunité totale" dans les prisons.
Dans un tract vendredi, l'Ufap-Unsa Justice et la CGT Pénitentiaire dénonçaient le "laxisme" des gouvernements successifs face au traitement des détenus radicalisés les plus violents. 
Les syndicats dénoncent en particulier le récent allègement des conditions de détention de l'agresseur et réclament le départ du directeur de cet établissement ultra-sécurisé, situé à une trentaine de kilomètres au sud de Lille, inauguré en mars 2015 et qui abrite actuellement 100 détenus.

Cette agression "a mis en avant des défaillances au niveau de la sécurité", a souligné  Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire. "Il faut plus de sécurité, plus de moyens, plus de personnel", a-t-il poursuivi.

La ministre de la Justice manque de réactivité

Résultat de recherche d'images pour "belloubet"
Nicole Belloubet doit faire le déplacement mardi - six jours plus tard - dans cette prison du Pas-de-Calais, où trois gardiens ont été blessés jeudi à l'arme blanche par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, un des instigateurs de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002 et a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. 
Il devait toutefois être libéré le 24 janvier 2018, mais était sous le coup d’une extradition vers les Etats-Unis, pour y être entendu dans une enquête sur les attentats du 11 Septembre, ce qu’il voulait à tout prix éviter. Une perspective qui a pu être le "déclencheur"...
Le syndicat majoritaire Ufap-Unsa-Justice précise : "On était au courant qu’il avait juré d’agir. Il l’avait dit à des surveillants." Par conséquent, le détenu avait été placé à l’isolement sous un régime particulier, menotté pour tous ses déplacements et les équipes en charge étaient composées de quatre personnes portant des tenues spéciales. "Ces mesures ont été levées verbalement pour le week-end par le directeur", révèle Julien Martin, secrétaire interrégional FO.
D’après les différents récits des surveillants, une fois encore, lundi matin, le directeur de l’établissement, Richard Bauer, aurait décidé d’alléger le dispositif de sécurité.

Samedi matin, le cabinet de la garde des Sceaux a reçu les syndicats qui ont quitté les discussions en "claquant la porte". "Aucune réponse concrète aux revendications portées par nos organisations syndicales respectives ne nous a été apportée afin de mettre un terme à l'absence de considération et de moyens, notamment en matière de sécurité, au sein des établissements pénitentiaires", ont dénoncé les trois syndicats dans un communiqué commun.

La ministre est une femme de dossiers manquant cruellement de la connaissance du terrain : professeure des universités qui enseigna le droit avant de devenir rectrice de l'académie de Limoges, puis de celle de Toulouse, et d'être désignée membre du Conseil constitutionnel (mars 2013-juin 2017) par le socialiste Jean-Pierre Bel.
En tant que femme politique, elle a été
adjointe à la ... Culture du maire  de Toulouse, Pierre Cohen, qui apporta son soutien à Benoît Hamon au second tour de la primaire citoyenne de 2017.
Le ministère de la Justice a demandé une mission d'inspection dans cette prison. Les investigations sur les circonstances de l'agression et les responsabilités "ont déjà commencé" et l'introuvable Garde des sceaux "prendra les décisions adaptées, dès la remise des conclusions", a indiqué samedi la chancellerie
Ce n'est qu'ensuite que Belloubet "se rendra ensuite à Vendin-le-Vieil pour évoquer avec les personnels et leurs représentants les voies d'amélioration de leur sécurité".
La ministre "ne sera pas accueillie tant que le directeur de Vendin-le-Vieil sera en place", a prévenu samedi Jean-François Forget à l'issue de la réunion, place Vendôme.

Or, Vendin-le-Vieil doit accueillir Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos des attentats du 13 novembre 2015, lors de son procès en Belgique. Belloubet a estimé qu'"il n'y a pas de raison de revenir sur cette décision", en dépit de cette agression.
Abdeslam est actuellement incarcéré à Fleury-Mérogis près de Paris dans des conditions extrêmement rigoureuses, à l'isolement et sous vidéosurveillance permanente.

jeudi 13 avril 2017

La colère des surveillants de Fleury-Mérogis (Essonne) gagne Villepinte (Seine-Saint-Denis)

Des surveillants bloquent la prison de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale

Plusieurs dizaines de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France bloquent l'entrée de cette maison d'arrêt de Seine-Saint-Denis.

Une première soixantaine de surveillants pénitentiaires d'Ile-de-France dénonce la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes". Ils bloquent l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) depuis 6 heures, ce jeudi 13 avril.  Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué sur lesquelles on pouvait lire "Ma prison va craquer" ont été dressées devant la prison. Les manifestants bloquent l'entrée de la maison d'arrêt depuis jeudi matin. Un tas de pneus et de palettes a été enflammé, peu avant 7h30, par les surveillants, qui souhaitent "lancer un appel au secours, un SOS".
Un "appel à une mobilisation générale" avait été lancé une semaine plus tôt par plusieurs syndicats.
Les surveillants de la prison de Villepinte réclament "un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", selon Erwan Saoudi, délégué FO. La directrice de la maison d'arrêt avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%, soit 1 132 détenus pour 582 places.

La colère se propage 

Des surveillants de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) protestent lundi 10 avril contre la récente agression de six de leurs collègues. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) durant quelques heures (photo ci-dessus). "Quand vous ouvrez le matin, vous n'avez pas un problème, vous risquez d'en avoir deux, voire trois", a expliqué Philippe Kuhn, surveillant à Villepinte depuis 15 ans, sur franceinfo.
"On a une agression tous les deux jours, et ça ce 
Les surveillants en colère de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé mercredi soir de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire, avec de nouvelles actions à venir pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe.pl
Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse.
Après les gardiens de Fleury-Mérogis, ceux de Villepinte passent à l'action (ci-dessus)Les syndicats ont lancé un brasier devant la maison d'arrêt de Villepinte pour lancer un "SOS"
Les manifestants ont également entonné La Marseillaise, brandissant des pancartes "Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité". 



vendredi 1 novembre 2013

Encore Sequedin: deux détenus s'évadent à un feu rouge lors de leur transfèrement

M6 et TF1 viennent de diffuser l'évasion précédente de Redoine Faïd

Sequedin, près de Lille, impliqué dans une nouvelle évasion de détenus


Deux détenus âgés d’une vingtaine d’années se sont échappés jeudi 31 octobre pendant leur transfèrement du centre de semi-liberté d’Haubourdin (Nord) vers la maison d’arrêt de Sequedin. Les évadés, âgés de 21 et 28 ans et originaires de Roubaix, mais dont l'identité n'est pas précisée, avaient tous deux été condamnés pour trafic de drogue. 
Selon les premiers éléments, ils auraient pris la fuite à pied et sans violence lors d’un arrêt à un feu rouge malgré l’escorte composée de personnels pénitentiaires chargé de les surveiller, a précisé un syndicaliste. 

Ils ont pris la fuite à pied 
Détenus au centre de semi-liberté d’Haubourdin, il leur a suffi des ...2 km jusqu'à la maison d’arrêt voisine de Séquedin. Bien qu'ils ne soient pas considérés comme très dangereux, selon un représentant syndical de surveillants de prison du Nord, une mesure de transfèrement est prise lorsque les prisonniers ne respectent pas les obligations ou se conduisent mal. 

Une vingtaine de gendarmes mobilisés 
D’après France Bleu Nord, une vingtaine de gendarmes sont mobilisés pour rechercher les deux hommes. Les fuyards n'ont toujours pas été repris.

La ministre de la Jusustice, Ch.
Taubira, avait alors déjà réfuté toute "faille des surveillants."

Les 
surveillants de la prison de Séquedin déjà fait beaucoup parler d’eux.
 
Considéré comme l’ennemi public n° 1, le braqueur Redoine Faïd s’était échappé de la prison de Séquedin après la spectaculaire explosion d’une porte. Depuis, le braqueur était recherché par toutes les polices d’Europe, son signalement avait été transmis à Interpol et à toutes les polices de l’espace Schengen.

Sa cavale s’était terminée dans un hôtel de Seine-et-Marne, le 29 mai, six semaines après sa spectaculaire évasion de la maison d’arrêt de Séquedin.

Le Parquet de Lille attaque deux chaînes de télévision


Le Parquet de Lille a ouvert une information judiciaire après la diffusion par M6 et TF1 d'images de l'évasion de Redoine Faïd de la prison de Sequedin. Le juge d'instruction a été saisi pour "violation du secret de l'enquête et de l'instruction". 
Le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, a déclaré que "certains surveillants de l'administration pénitentiaire ont été très choqués par la diffusion de ces images, à un moment où leur douleur commençait à s'estomper avec le temps". Ils estiment que leur sécurité n’est plus assurée, et dénoncent l’absence d’annonce de la ministre de la Justice.

Les syndicats pénitentiaires envisagent de porter plainte.
Plusieurs syndicats pénitentiaires ont protesté contre la diffusion de ces images. Frédéric Fèvre a d'ailleurs ajouté que l'administration pénitentiaire pourrait porter plainte "dans la semaine". 
Vendredi soir, M6 a diffusé, dans son journal télévisé, des images vraisemblablement extraites des bandes de vidéosurveillance de la prison tournées le jour de l'évasion du braqueur le 13 avril dernier. Les images montrent Redoine Faïd braquant des surveillants, avant de faire exploser plusieurs portes de la prison, ainsi qu'une fenêtre. On le voit enfin à l'air libre avec les quatre surveillants qu'il a pris en otages et devait relâcher lors de sa fuite en voiture. Il s'agit d'images "valorisant des actes criminels", selon la Garde des Sceaux.