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vendredi 22 novembre 2019

Michel Mercier, ancien garde des Sceaux, mis en examen

Rebondissement dans l'affaire des emplois fictifs présumés d'assistants d'eurodéputés MoDem 

Michel Mercier n'a jamais été élu au Parlement européen mais a occupé le poste de trésorier du MoDem jusqu'en 2009

Illustration.
Chargés de l'enquête sur des emplois présumés fictifs des assistants d'eurodéputés du MoDem, les juges d'instruction veulent établir la part des responsabilités et l'ont mis en examen mercredi pour "complicité de détournement de fonds publics", a précisé une source judiciaire ce vendredi.
 
L'ancien ministre de la Justice (2010-2012) est mis en cause pour avoir occupé la fonction de "tiers payant" qui consistait à payer les salaires des assistants des eurodéputés.

"On ne jugeait pas du travail, on n'avait pas autorité sur les salariés, avait-il fait valoir auprès des enquêteurs de l'office anti-corruption à Nanterre (OCLCIFF), un service de la Direction centrale de la Police judiciaire, expliquant le 9 juillet qu' "on était uniquement payeurs, c'est tout".

Au total, les juges du pôle financier du Tribunal de Paris ont convoqué une quinzaine de personnes, dont des eurodéputés et des cadres du parti, en vue de leur mise en examen.

Les auditions, dirigées par la juge Charlotte Bilger, ont débuté le 15 novembre avec une première mise en examen : le directeur financier du MoDem Alexandre Nardella, accusé de "complicité de détournement de fonds publics" et de "recel".

Les interrogatoires vont se poursuivre jusqu'au 6 décembre, date à laquelle le président du MoDem, François Bayrou, est attendu au tribunal de Paris.
Marielle de Sarnez, députée européenne de 1999 à 2017 et numéro deux du parti centriste, et Sylvie Goulard, députée de 2009 à 2017 et actuellement sous-gouverneure de la Banque de France, doivent être auditionnées début décembre.

Les magistrats cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

L'ouverture d'une enquête préliminaire du Parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission du vertueux François Bayrou - donneur patenté de leçons - du poste de ministre de la Justice, lui aussi, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Michel Mercier, 72 ans, est mis en cause depuis 2017 dans une autre affaire d'emploi présumé fictif.
Celle-là concerne cette fois l'emploi de l'une de ses filles et de son épouse. L'enquête préliminaire est toujours aux mains du parquet national financier (PNF).

mardi 18 décembre 2018

Demande de renvoi de l'ex-ministre Urvoas devant la Cour de justice de la République

L'ex-garde des Sceaux de Hollande aurait violé le secret professionnel

Une affaire sectaire de solidarité franc-maçonne ?

L'ancien ministre socialiste est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des éléments d'une enquête diligentée en 2017 contre l'ex-LR aujourd'hui rallié à LREM.

Beaucoup de bruit pour une relaxe annoncée ?
Le parquet général a requis le renvoi deJean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République pour violation du secret professionnel, a-t-il annoncé lundi 17 décembre. L'ex-ministre de la Justice est soupçonné d'avoir transmis à l'intéressé une fiche de la Direction des affaires criminelles et des grâces sur l'état d'une enquête préliminaire visant député Thierry Solère, ex-LR aujourd'hui rallié à LREM, et un courriel actualisant cette fiche en mai 2017, alors qu'il était ministre de la Justice.

Dans son communiqué, le Parquet souligne que le ministre de la Justice "peut recevoir des informations sur des enquêtes en cours", du fait que les procureurs sont placés sous son autorité, mais qu'il n'est en aucun cas autorisé "à renseigner directement et à titre privé et confidentiel le principal mis en cause".

Le Parquet général près de la Cour de cassation assure le rôle du ministère public auprès de la Cour de justice de la République, seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Jean-Jacques Urvoas a-t-il trahi le secret de sa fonction, alors qu'il était ministre de la Justice ?

La chambre de l'instruction de la Cour de justice de la République doit désormais
décider si elle renvoie ou non Jean-Jacques Urvoas devant la Cour de justice de la République, a indiqué une source judiciaire, sans préciser quand serait prise cette décision.

La communication de cette fiche par Jean-Jacques Urvoas à Thierry Solère avait été dévoilée par Le Canard enchaîné en décembre 2017. Sa mise en examen avait été révélée en juin.

Une affaire qui salit la franc-maçonnerie


C
e Thierry Solère a été franc-maçon de la Grande Loge Nationale de France, GLNF, au moins de 1998 à 2015, prétendant ensuite avoir mis fin à ses engagements maçonniques, ce qui reste à prouver.

Quant à Jean-Jacques Urvoas, il était attendu au Grand Orient de France pour y plancher, à côté de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (depuis août 2017), sur le thème "La Justice peut-elle être indépendante ?".
Le Grand Orient a finalement préféré annuler cette réunion maçonnique qui pouvait attirer un peu trop l’attention.

Aveu d'une fraternité compromettante ?...
Philippe Foussier, membre du Conseil de l'OrdreInitié il y près d’un quart de siècle, Foussier appartient à la Loge République (Paris). Membre de la Fraternelle parlementaire, il a présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.
Agé aujourd'hui de 53 ans, il est journaliste indépendant (si ça existe). De 1995 à 2017, il a été rédacteur en chef de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, il est titulaire d’un 3e cycle en études stratégiques et politiques de défense et ancien auditeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques.
Connu pour son opiniâtreté à défendre la laïcité et à combattre le communautarisme, nous saurons dans un an s’il a réussi à faire entendre cette orientation au nom de son obédience.

mercredi 24 octobre 2018

France : les plans des prisons étaient disponibles sur un site du ...ministère de la Justice

Belloubet demande à Google de flouter les vues aériennes des prisons

L
a garde des Sceaux, Nicole Belloubet, assure avoir 
pris des mesures

Ni les Chinois, ni Poutine ne sont en cause ! Alors, Trump ? 
Non! Il a seulement fallu que l'hebdomadaire anarchiste Le Canard enchaîné fasse le travail de la Chancellerie et livre ses conclusions. Dès que lui sont parvenues les révélations, à la lecture de l'édition du Canard, le mercredi 24 octobre, elle a aussitôt pris des mesures, a-t-elle assuré...

Jugeant "pas normal que des établissements sécurisés comme nos prisons se retrouvent sur Internet", l'improbable ministre de la Justice a réclamé début octobre à Google de flouter les vues aériennes des prisons françaises visibles sur Google Maps et Google Earth. Une demande à laquelle le géant du Net a bien voulu répondre favorablement, a précisé la semaine dernière la garde des Sceaux.

Les vues aériennes du moteur de recherche n'étaient pas les seuls éléments qui ont pu aider les prisonniers à s'évader

Des plans de prisons françaises, comme celles de Moulins-Yzeure (Allier) ou de Villefranche-sur-Saône (Rhône) étaient encore visibles sur le site de l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) - sous tutelle du ministère de la Justice, il y a 10 jours assure en outre l'hebdomadaire satirique. Quiconque dénoncerait l'incurie des derniers ministres de la Justice - abusivement jugés laxistes - tels Taubira, Urvoas ou Bayrou, serait aussitôt qualifié d'anti-républicain... 

"Il y avait des plans effectivement, qui sont des plans masse, où n'apparaissent pas les mesures de sécurité. Cela dit, ça n'est pas possible, et c'est donc la raison pour laquelle dès que je m'en suis aperçue, nous avons retiré tout cela," a minimisé la ministre de la Justice à l'antenne de France Info.

Plans de prisons accessibles sur le web ? "J’ai pris les mesures nécessaires", assure la ministre de Macron :

"Je pense que nous aurions pu être plus adroit de ce point de vue", a-t-elle concédé, tout en se flattant qu'aucune mesure de sécurité n'apparaît sur ces plans
La garde des Sceaux a par ailleurs affirmé qu'elle ne pensait pas que ces plans ont pu servir lors de tentatives d'évasions... Redoine Faïd n'a pas pu bénéficier d'un défaut de professionnalisme des hauts fonctionnaires du ministère. Par trois fois...


mardi 16 octobre 2018

Justice politique : perquisitions au siège de La France insoumise, au Parti de gauche et chez Mélenchon

"C'est un coup de force politique, policier et judiciaire !" s'écrie Mélenchon

Des perquisitions menées dans le cadre de deux enquêtes préliminaires 

Mélenchon se filme pendant une perquisition chez lui.
"Personne ne me touche, ma personne est sacrée",

 a-t-il lancé aux policiers
L'ancien candidat à la présidentielle a également accusé le gouvernement d’avoir ordonné ces perquisitions : menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions, elles ont eu lieu mardi matin au siège de La France insoumise, du Parti de gauche, chez Jean-Luc Mélenchon et chez d'anciens assistants du député, a fait savoir La France insoumise.

"Nous sommes des honnêtes gens, nous ne nous livrons à aucun trafic, nous n'avons rien à cacher", s'est indigné le député insoumis.

Suite à la perquisition, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une action politique de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et de l'exécutif : "C'est une énorme opération de police politique. C'est un coup de force contre nous !"

VOIR et ENTENDRE la victime :



Le député des Bouches-du-Rhône a demandé que La République en marche soit aussi perquisitionnée. 
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée, , a pu accéder au perchoir, malgré une mise en cause dans une opération immobilière juteuse dite  "affaire des Mutuelles de Bretagne" et le MoDem, pareillement accusé de conflit d'intérêts dans l'exploitation, entre en force au gouvernement - avec Gourault, promue ministre, et Fesneau - après les démissions forcées de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. 


Il appelle à la résistance en direct sur Facebook

Résultat de recherche d'images pour "perquisition chez Melenchon"

Ce mardi 16 octobre, Mélenchon s'est filmé sur sa page Facebook en pleine perquisition à son domicile. Le leader de La France Insoumise s'est ainsi indigné et a appelé au rassemblement. 


A l'Assemblée,
Philippe III nie "toute instruction individuelle donnée au procureur"

Cependant, pour l’historien Jean Garrigue, 
ce genre de réaction est devenu récurant chez les politiques.
"Je pense que là, on est quand même dans un réflexe systématique de la classe politique qui en France a du mal à supporter la séparation des pouvoirs", observe-t-il.

Ce type de perquisitions a d’ailleurs eu lieu dans d’autres enquêtes visant différents partis politiques. C’était notamment le cas pour le Front national (RN) en 2016 et 2017, au Parti Socialiste en 1992 ou encore au MoDem en octobre 2017.

vendredi 6 juillet 2018

Urvoas : le Parquet le blanchit en classant son affaire de "détournement de fonds publics"

L'ancien ministre de la Justice, protégé par le Parquet dans l'enquête sur sa permanence parlementaire

image

L'enquête ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics après l'achat, puis la mise en vente, par l'ex-garde des Sceaux et ex-député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas, de sa permanence parlementaire à Quimper, a été classée sans suite par le Parquet de Lorient qui dépendait de son ministère.

"Il n'y a pas d'infraction pénale qui peut être reprochée" à J.-J. Urvoas, a expliqué froidement Laureline Peyrefitte, procureure de la République à Lorient, ex-subordonnée d'Urvoas.
Laureline Delmond-Peyrefitte était en poste à la Cour Appel de Versailles en tant que substitute générale, chargée du secrétariat général, quand elle fut nommée à Lorient en 2015. Or, en 2015, Urvoas était président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale (juin 2012-février 2016) et député du Morbihan, Quimper étant à 78 kms de Lorient.
L'enquête, ouverte fin janvier et confiée à la PJ de Rennes, faisait suite à un signalement de l'association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la "probité des affaires publiques". Elle avait été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de "détournement de fonds publics".

Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2 située en plein centre de Quimper, Urvoas a bénéficié d'un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM).

Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l'ancien député socialiste
, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212.750 euros, avait dénoncé Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29 qui pointait du doigt "l'enrichissement personnel" de M. Urvoas via cette opération. "Le prêt a été consenti par l'Assemblée nationale de façon tout à fait transparente et selon les règles établies à l'époque", l'appartement a "été utilisé pour y installer sa permanence parlementaire" et, selon ces mêmes règles, "le fait que le bien tombe dans le patrimoine personnel n'était pas contraire à la loi" à cette époque, a noté Mme Peyrefitte.

Ces pratiques sont interdites depuis le 1er lanvier 2018.
De nouvelles règles s'imposent aux députés pour les frais de mandat: ils disposent d'une "avance sur frais de mandat" de 5373 euros comme l'ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés. M. Urvoas n'a aujourd'hui plus de mandat: maître de conférences en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po. Duplication de cours, mais surtout cumul...
Jean-Jacques Urvoas est par ailleurs mis en examen pour violation du secret professionnel...

mercredi 21 mars 2018

Belloubet veut encadrer l'activité des députés : toute l'opposition quitte l'hémicycle en colère

La ministre de la Justice tentait de limiter les amendements des députés 

Scandalisés par la tentative d'emprise de l'exécutif sur le législatif, 

Gros incident de séance à l'Assemblée: les députés de l'opposition quittent l'hémicycle
les députés de l'opposition ont quitté la séance après la réponse de Nicole Belloubet sur le droit d'amendement. Comme un seul homme, les députés de droite, suivis de ceux d'extrême droite (FN) et d'extrême gauche (La France insoumise) ont quasiment tous quitté l'hémicycle, en signe de protestation, ce mercredi après-midi, en pleine séance des questions du gouvernement. Seuls sont restés deux élus de gauche et l'ensemble des députés godillots de la majorité présidentielle. 
"Nous ne pouvons pas accepter que les oppositions soient bâillonnées. C’est le peuple qui serait bâillonné, c’est les Français qui seraient bâillonnés", a donc assené Ph. Gosselin, sous les applaudissements de ses collègues d’opposition. 
La semaine précédente déjà, Edouard Philippe avait répondu à une interpellation similaire d’André Chassaigne, photo ci-dessous (Puy-de-Dôme), chef de file des communistes du PCF, sans apporter de garanties à ces derniers.

Le journal Le Monde exonère en revanche la ministre de Macron en titrant que c'est "le droit d’amendement [qui] provoque un incident à l’Assemblée nationale"...

En réponse à une question sur la volonté du gouvernement de restreindre le droit d'amendement, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a mis le feu à l'opposition."Je ne crois pas que le gouvernement ait pour mission de bâillonner nos représentants", a d'abord insisté la ministre du gouvernement Philippe, soulignant la nécessité d'une réforme constitutionnelle, annoncée par le président de la République lors du discours du Congrès début juillet, afin d'avoir "des institutions plus représentatives, efficaces et responsables".  

Interpellée par le député LR, Philippe Gosselin, sur la limitation du droit d'amendement,  Belloubet a rétorqué: "il faut cesser de confondre la forme - le nombre - et le fond - la qualité" - sur le droit d'amendement", évoquant les 60.000 amendements déposés par les députés, lors de la précédente législature. 
En sous-entendant que les députés céderaient au quantitatif, au détriment du qualitatif, mais surtout en s'ingérant dans le travail parlementaire des députés, l'ex-magistrate socialiste a soulevé un vent de révolte parlementaire. Elle a ainsi tendu le bâton pour recevoir les accusations d’attentat à la séparation des pouvoirs qui couvaient depuis de longues semaines.
Après cette provocation prononcée sous les huées, la ministre se bloqua et alla se rasseoir, faisant bondir les députés de leurs sièges pour quitter l'hémicycle. 

Les oppositions hurlent à une même humiliation

Pour le député André Chassaigne (groupe GDR) : il s’agit d’un « déni de démocratie »."Condescendance, mépris et irrespect vis à vis du Parlement", a condamné Damien Abad, vice-président de LR. Sur son compte Twitter, il dénonce : "On nous avait promis le dépassement des clivages; ils ne font que sectarisme et bâillonnement des contre-pouvoirs".  

Devant la presse, Daniel Fasquelle (LR) a rappelé que "ce n'est pas au gouvernement de juger de la qualité d'un amendement. Quelle incroyable suffisance de l'exécutif". 

Et le chef de file des députés socialistes et futur patron du PS Olivier Faure a renchéri : "on ne peut pas avoir de limitation du droit d'amendement". 
Il y a quelques mois un réaction vive du même type avait été provoquée par une réponse de Najat Vallaud-Belkacem, aujourd'hui symbole d'un PS mort et mortifère : critiquée sur ses réformes par le député LR Alain Suguenot, le mercredi 11 mai 2016, la ministre de l’Education avait provoqué le départ de nombreux députés de droite, pour avoir déclaré : "Vous estimez que l’école ces dernières années, l’école française, a été dévalorisée, mais que, dans un fâcheux trouble amnésique, vous oubliez que c’est d’avoir préféré le curé à l’instituteur pour transmettre les valeurs, qui la dévalorisaient."...

C'est le "mépris du gouvernement à l’égard de la démocratie", d'après Marine Le Pen, et "une incroyable agression," selon Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise), tandis que c'est démocratique pour la majorité présidentielle impavide.

Moquant "un comportement de potaches qui ont voulu faire un incident",
le président du groupe majoritaire LREM, Richard Ferrand, a minoré la gravité du jugement de valeur porté par la garde des Sceaux, estimant la déclaration de la ministre "peut-être maladroit", avant de repasser une couche en lançant : "mais tellement vrai" !

Quelques minutes plus tard, les travaux reprenaient normalement après quelques brefs rappels au règlement. Mais
Mélenchon a pour sa part suggéré que, si nous étions sous la IIIe République, quand un ministre avait démissionné pour avoir simplement applaudi un parlementaire, Mme Belloubet aurait déjà dû retourner vaquer à ses occupations familiales de sexagénaire ordinaire. "A l’époque, on avait les nerfs très fragiles", a lancé le député des Bouches-du-Rhône dans une enceinte qui avait retrouvé un calme apparent, avant une prochaine tempête.

jeudi 25 janvier 2018

Pénitentiaire : la ministre Belloubet, huée et sifflée par les surveillants à Borgo, Corse

Nicole Belloubet, rappelée à l'ordre pour sa désinvolture

La ministre de la Justice s'est rendue en Corse le 20 janvier 2018 après l'agression de deux surveillants de la prison de Borgo, le 19...

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est montrée plus réactive en Corse qu'à Vendin-le-Vieil
Elle était à Borgo dès le samedi 20, au lendemain des faits du vendredi 19, après l'agression de deux gardiens de prison. La ministre a été accueillie par les sifflets d'une centaine de surveillants massée devant la maison d'arrêt

En revanche, après les agressions, à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), de trois gardiens par un islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, de retour du djihad la ministre avait commis une erreur de jugement en négligeant d'engager le dialogue en urgence avec les hommes qu'elle a en charge, alors que tous les commentateurs parisiens et les élus, notamment de la majorité macronienne, s'accordent pour dire que le sujet est explosif et ...ancien et au moment où l’établissement doit accueillir Salah Abdeslam, islamiste considéré comme le cerveau de l’attentat contre une synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en 2002 et seul survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015 lors de son procès en Belgique début février… 
"J’ai entendu des cris, des hurlements, comme si on égorgeait quelqu’un… Et, par terre, il y avait du sang partout, c’était impressionnant", raconte, encore un peu secoué, un détenu de Vendin. "Il a tenté de frapper celui qui avait ouvert la porte à la carotide, puis a blessé le deuxième collègue, qui tentait de le ceinturer, à la tête." Des faits qui devaient être au rapport adressé à la sexagénaire de 63 ans.
Une petite dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de la prison de Vendin-le-Vieil. / © Grégory Strzempek
Des surveillants pénitentiaires se sont attachés aux grilles de l'établissement de Vendin-le-Vieil

L'assassin de Vendin avait écopé d’une peine de dix-huit ans de prison qu’il terminait de purger à Vendin-le-Vieil. Il devait sortir le 24 janvier… Or, ce djihadiste est l'ancien responsable de la maintenance et du cryptage des réseaux de communication d’Al-Qaïda et a vécu au côté de Ben Laden en Afghanistan. Il était donc déterminé à tuer ses gardiens pour créer un empêchement à son extradition vers les Etats-Unis.
L’annonce de sa possible extradition vers les Etats-Unis dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 a sans doute tout fait basculer : d’après des écoutes téléphoniques, Ganczarski semblait prêt à tout pour empêcher son transfert outre-Atlantique. Il avait de ce fait été placé à l’isolement vendredi avec des équipements spécifiques (casque, bouclier, pare-coup) pour les surveillants devant l’approcher. "Mais parce qu’il s’est tenu à carreau, les mesures d’isolement ont été réduites lundi [8 janvier] par le chef d’établissement", regrette Jean-François Forget, secrétaire général de l’Ufap-Unsa-Justice, évoquant alors la colère des personnels pénitentiaires et la possibilité d’une action nationale à venir.
Jeudi, la section antiterroriste du Parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

La ministre a sous-estimé la légitimité de la colère des personnels

Ils risquent leurs vies au quotidien auprès de bêtes fauves, sans les moyens d'assurer leur propre sécurité, ni considération hiérarchique.
Ganczarski, un converti, "qui travaillait, ne posait pas de problème particulier et ressemblait plus à un grand-père", raconte Frédéric Charlet, secrétaire régional adjoint de l’Ufap-Unsa-Justice dans les Hauts-de-France . Il a aussi ce charisme [ou simplement une réputation] qui lui permet d’avoir un ascendant notable sur les prisonniers. "Dès qu’il était placé à l’isolement, il y avait des mouvements de soutien des autres détenus qui parvenaient à bloquer le fonctionnement quotidien de la prison… On avait fini par renoncer", se souvient ainsi un surveillant l’ayant côtoyé lors de son passage dans une prison d’Ile-de-France, au milieu des années 2000. Discret, avenant, poli, cultivé et polyglotte (polonais, allemand, français et anglais), Ganczarski s’était pourtant fait remarquer par son prosélytisme, caractérisé par des appels à la prière et la distribution de textes religieux. "L’agresseur a accompagné ses gestes du cri d’Allouha Akbar, et ce à au moins trois reprises", poursuit le représentant syndical.

"On avait l'impression qu'ils s'en foutaient qu'on fasse grève, alors on a décidé de frapper fort", entame Grégory Strzempek, délégué UFAP à Vendin. Ce mardi matin, peu après 6h, une dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de l'établissement, bloquant totalement l'accès à la prison.


Alors que la mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires est engagée depuis lundi 15 janvier, deux gardiens ont en effet été attaqués au couteau par un détenu islamiste dit "radicalisé" ce vendredi matin dans la prison de Borgo, en Corse. La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est rendu_ au chevet des victimes, qualifiant l'agression de "grave et intolérable". 

A sa sortie de l'hôpital, la garde des Sceaux a trouvé des manifestants devant la maison d'arrêt. Mais les surveillants l'ont huée et sifflée avant de lui tourner le dos, rapporte Igor Sahiri, journaliste de BFMTV (qui ne sait pas faire un accord du participe passé : cf. ci-dessus), "présent sur place", précise BFMTV (mais qui ne fait que reprendre des phrases entières de la dépêche de l'AFP : pas besoin d'aller en Corse !)
"On ne veut pas te parler, retourne à Paris", "Vous ne faites rien", ont-ils scandé, alors que la ministre, entourée de gendarmes, tentait d'ouvrir le dialogue qu'elle avait tant tardé à engager à Vendin, après s'être entretenue à l'intérieur de l'établissement avec les organisations syndicales et des agents.

"Je crois qu'il y a beaucoup d'émotion dans ce que disent et les surveillants qui ont été touchés et les personnels de l'établissement. 
Beaucoup d'émotion, beaucoup de colère", a déclaré Nicolas Belloubet [selon BFMTV : Nicole serait un homme] qui a assuré "comprendre parfaitement" cette colère. 
"Je m'engage à leur apporter des réponses", a-t-elle promis, ajoutant, en référence aux négociations en cours entre syndicats et administration pénitentiaire au niveau national, qu'elle "attendra la fin de ces discussions pour faire des annonces précises".
Or, les syndicats ont claqué sa porte : l'urgence peut attendre !

mercredi 24 janvier 2018

Méthode Macron : les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie

La ministre du banquier Macron ne réussit pas à acheter les personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie 

Résultat de recherche d'images pour "gardiens prisons claquent porte négociations"

La ministre de la Justice était arrivée, sûre de son affaire
: mardi, à la table des négociations, elle a déposé une enveloppe de 30 millions d'euros, ce qui n'évite pas de mettre les problèmes sur la table. 
Une heure plus tard, les syndicats ont rompu les négociations, promettant de reconduire le mouvement de blocage des établissements, dès mercredi. La méthode Macron, c'est ça ?

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, n'a pas la méthode...

Mardi, les organisations syndicales ont fait connaître les raisons de leur insatisfaction, dans l'heure qui a suivi le début des négociations place Vendôme, en présence de la garde des Sceaux et du directeur de l'Administration pénitentiaire. 

Macron refuse catégoriquement de revenir sur le statut des personnels et de leur accorder le passage en catégorie B, une condition sine qua non pour Force ouvrière et la CGT

L'Ufap-Unsa, le syndicat majoritaire chez les surveillants, est en désaccord sur plusieurs points. Sa base s'est durcie en l'espace de quelques jours sur tous les sujets, qu'il s'agisse des volets sécuritaire et autorité des surveillants ou celui relatif aux conditions indemnitaires, qui, au départ, ne figuraient pas dans les revendications. 
 a 'diva' de la Place Vendôme est arrivée à la table de négociation avec . De quoi 
L'enveloppe de 30 millions d'euros pour octroyer des primes aux personnels, ne s'adresse pas à toutes et tous. Elle veut bien accorder une prime annuelle de 1.400 euros aux plus jeunes surveillants nommés dans des établissements où personne ne veut aller. Macron ne fait pas ce qu'il dit puisqu'il ne le renouvelle pas les pratiques: comme dans l'Education nationale, les personnels les plus inexpérimentés - et vulnérables -  sont envoyés au casse-pipe des établissements à risques. 
Cette prime aurait pu également concerner les surveillants intervenant dans les quartiers pour détenus violents, terroristes et radicalisés. Mais Macron développe les égalités entre les surveillants qui perçoivent cette discrimination comme extrêmement choquante. 

La 'diva' de la Chancellerie aggrave le climat social en pleine période de luttes syndicales

Résultat de recherche d'images pour "Belloubet diva"Lors des questions au gouvernement, le premier ministre, Edouard Philippe, avait en effet promis des "mesures indemnitaires spécifiques et ciblées" à la représentation nationale. Personne n'avait pu imaginer qu'elles excluraient certain-e-s.
 
La ministre a opposé une non-réponse à la revendication de réforme de l'article 57 de la loi pénitentiaire. Elle interdit les fouilles systématiques et oblige les personnels à un tombereau de paperasserie pour les justifier. Un malaise d'autant plus embarrassant que "l'essentiel du dispositif est imposé par les textes européens et qu'il sera bien difficile d'y revenir."
 
La garde des Sceaux a encore tout faux sur les quartiers pour détenus violents et radicalisés, mais elle estime avoir fait des avancées... Elle a promis de mettre en place des quartiers parfaitement ..."étanches". Or, depuis des années, à l'exception de la CGT, toutes les organisations syndicales plaident en faveur d'établissements dédiés. 
Plus largement, elles militent pour une plus grande diversité des établissements, afin de ne pas mélanger les populations pénales. Or, la Chancellerie n'est pas disposée à aller plus loin. Dans son discours de rentrée, lundi, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes a d'ailleurs exhorté Emmanuel Macron à ne pas se comporter en cigale, mais en fourmi...

En attendant que la 'diva' se mette au diapason des personnels, le mouvement est reconduit, et la question se pose, pour certaines organisations, de savoir si c'est vers Matignon qu'il faut désormais directement se tourner pour obtenir des avancées plus concrètes. 

La sexagénaire, qui paraît apeurée, semble également dépassée. "Décidée à gérer ce dossier", quand il est question d'êtres humains, Nicole Belloubet ne veut pas perdre la face et s'est dite "pas absolument certaine qu'un médiateur s'impose à ce stade", comme le réclame la CGT-Pénitentiaire qui considère la ministre "disqualifiée". 

Selon le secrétaire général de l'Ufap-Unsa (majoritaire) Jean-François Forget, la ministre a par ailleurs jugé "absolument pas acceptable" la volonté des surveillants de la prison de Fresnes, de bloquer le transfert de Jawad Bendaoud, jugé mercredi à Paris pour avoir logé des djihadistes du 13-Novembre.
L'aura supposée du président-soleil à l'étranger pourrait s'en trouver ternie.

mardi 16 janvier 2018

Prison de Vendin-le-Vieil : la ministre de la Justice prise en otage

Nicole Belloubet est entrée sous les huées, mais n'est pas ressortie : 
elle communique par téléphone ?

"Visite très mouvementée" (LCI), "visite chahutée" (Le Parisien) ou prise d'otage ?


Nicole Belloubet est en visite ce mardi 16 janvier à la prison de Vendin-le-Vieil, où trois surveillants ont été agressés à l'arme blanche par un détenu radicalisé, un djihadiste allemand de 51 ans, Christian Ganczarski, jeudi 11 janvier. Co-instigateur de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002, l'islamiste a été mis examen lundi soir par un juge antiterroriste à Paris pour tentatives d'assassinat.

"Belloubet aboule le blé". Les surveillants pénitentiaires attendent des actes de la part du gouvernement. "On n'a plus les moyens de travailler en sécurité, que ce soit en termes de moyens humains ou matériels", a résumé le responsable local de l'Ufap-Unsa, Alexandre Caby, réclamant notamment plus de recrutement et "un profilage des détenus pour qu'ils soient placés dans des établissements correspondant à leur profil pénal".
La démission du directeur de la prison de Vendin-le-Vieil, qu'ils réclamaient depuis plusieurs jours, et le "plan pénitentiaire global" et flou promis par Emmanuel Macron pour fin février, n'ont pas suffi à calmer le mécontentement.
"On joue notre vie pour 1.500 euros", explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire sud francilien de Réau (Seine-et-Marne). Depuis 2013, lui aussi voit les départs se multiplier vers d'autres administrations: police nationale et municipale, douanes, mais aussi "les impôts". Or, Belloubet croyait s'en sortir avec une enveloppe représentant pour chacun-e quelques dizaines d'euros mensuels supplémentaires.
Il y a seulement quelques semaines, dans sa volonté de socialisation des prisons, la ministre socio-compassionnelle de la Justice annonçait la généralisation des téléphones au profit des détenus et pour permettre d'alléger la charge de travail des surveillants. Des téléphones fixes seront donc installés dans les 50.000 cellules des 178 établissements pénitentiaires français d'ici "une trentaine de mois", avait déclaré Nicole Belloubet.

Les surveillants pénitentiaires qui manifestent devant la prison souhaitent bloquer la sortie de l'établissement à la garde des Sceaux.

Un feu de pneus devant la prison e Vendin-le-Vieil, lundi 15 janvier 2018,
Depuis le début de semaine, ils bloquent les établissements dans la France entière. Les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire (l'Ufap-Unsa Justice, majoritaire, CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire) avaient appelé à reconduire mardi 16 janvier le mouvement national de blocages de prisons. C'est ainsi qu'une cinquantaine de fonctionnaires était une nouvelle fois présente devant cette prison du Pas-de-Calais.

Le premier appel au "blocage total" des prisons a été très suivi lundi, pour réclamer plus de sécurité après l'agression de trois surveillants par un détenu djihadiste. Le 15 janvier, 139 des 188 centres pénitentiaires de France ont été "impactés à des degrés divers", soit par des blocages totaux, partiels, des piquets de grève, des débrayages ou des retards, selon l'administration pénitentiaire. En fin de journée, "il n'y a plus de blocage autre que Fleury-Mérogis", avait-on indiqué. Une centaine de surveillants étaient rassemblés depuis 18h devant cette prison d'Essonne, plus grand centre pénitencier d'Europe.
Selon des responsables syndicaux, une centaine de gardiens était mobilisée à Fresnes (Val-de-Marne). A Fleury-Mérogis, les barricades brûlées jusque tard dans la nuit de lundi à mardi n'avaient pas été remontées sur le chemin qui mène à la plus grande prison d'Europe. Le blocage auquel participaient quelque 80 agents en tout début de matinée était en train de se lever aux alentours de 8h00.
Ailleurs en France, une vingtaine de personnels s'étaient rassemblés à Laon (Aisne), une vingtaine à Annoeullin (Nord), une quarantaine à Sequedin (Nord), une quarantaine à Beauvais (Oise). A la maison d'arrêt de Nice, le blocage a repris dès 06h00 selon des sources syndicales.
Selon Philippe Abime, responsable de FO pénitentiaire en PACA, les prisons d'Aix-en-Provence, Arles et Grasse ont connu des "retards de prise de fonction" ce matin, mais la situation était rentrée dans l'ordre à 08h00, tandis que des mobilisations étaient en cours à Salon, Tarascon et Toulon.
A Osny, dans le Val d'Oise, une trentaine de syndiqués empêchaient les extractions des prisonniers et comptaient "retarder les parloirs," selon Tony Verdier, représentant FO. Tandis qu'à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, ils étaient une vingtaine.
Les prisons de Bonneville, Lyon-Corbas, l'établissement pour mineurs du Rhône, à Roanne et Aurillac étaient également bloquées, selon le délégué régional UFAP-UNSA Auvergne-Rhône-Alpes Dominique Verrière. Dans les établissements de Valence, Riom et Villefranche-sur-Saône, les vilains matons ont retardé les appels d'"au moins ...15 minutes"!
Une cinquantaine d'agents bloquaient la maison d'arrêt de Villepinte, avec un panneau "Belloubet, aboule le blé".
Les syndicats avaient appelé à la poursuite du mouvement ce mardi, alors que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, se déplaçait à Vendin-le-Vieil.

"Elle ne sortira pas" et Macron, pourtant à Calais, la laisse "se débrouiller" 

En colère, les surveillants de Vendin-le-Vieil ont accueilli la garde des Sceaux en chantant La Marseillaise, et en lui lançant des slogans comme : "Vous êtes en retard, Madame la ministre", "des moyens financiers, des moyens humains" ou encore "des solutions Madame la ministre".


Arrivée mouvementée de la ministre @NBelloubet à la prison de . Les gardiens chantent la marseillaise et réclament « des moyens pour la Penitentiaire ».
Avant d'entrer dans l'établissement, la ministre avait déclaré aux mécontents être venue - six jours après les faits -  "pour les écouter" mais la colère des personnels n'est pas retombée. 
Résultat de recherche d'images pour "belloubet aboule le blé"Plusieurs surveillants ont décidé de bloquer la sortie de l'établissement à Nicole Belloubet. "On doit bloquer la ministre, elle ne sortira pas d'ici ! On est pris pour des cons, c'est un ras-le-bol total, ça fait des années que ça dure et aucun gouvernement nous a écouté jusqu'à présent", déplore l'un des manifestants. Avant d'ajouter : "Elle est venue chez nous, mais elle aura du mal à sortir ou alors, on sera délogés par les forces de l'ordre".

Selon la presse, des négociations étaient toujours en cours avec les syndicats à la mi-journée à l'intérieur de la prison, alors qu'à l'extérieur, les surveillants de prison, dans l'expectative, sont tendus.