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jeudi 20 juin 2019

Le Havre : un détenu djihadiste agresse deux surveillants pénitentiaires

Le "revenant" de Syrie avait souhaité être jugé en France...

Condamné pour des faits de terrorisme, l'islamiste était traité avec humanité




Le Havre est la ville dont Edouard Philippe fut le maire de 2010 à 2017, avant d'accéder à Matignon.

Deux surveillants du centre pénitentiaire du Havre n'ont pas été payés de retour : ils ont été agressés ce jeudi 20 juin, rapportent Le Parisien et BFMTV. 

Le suspect a frappé les deux surveillants à l'aide d'une barre de fer vers 7 heures du matin, au moment de l'ouverture de sa cellule. Des témoins, cités par BFMTV, assurent qu'il a crié "Allahou akbar", au moment de l'agression.

L'assaillant, Mohamed E.A, est écroué depuis 2017 pour participation et association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste. 

Il était libérable en 2021, bien que membre de la filière djihadiste des Buttes-Chaumont
, comme les frères Kouachi, auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo en 2015. Selon le Parisien, l'homme est une connaissance de Peter Chérif, suspecté d'avoir commandité l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015. 

Mohamed E.A. a été placé à l'isolement dans cette prison-modèle!
 Condamné pour des faits de terrorisme, le détenu était libérable en 2021.

La gauche ne va pas tarder à accuser la ministre de la Justice d'inhumanité..

Les deux surveillants, touchés aux bras et aux jambes, se sont rendus aux urgences pour faire constater leurs blessures, comme l'exige la procédure. 
Le Parquet du Havre a été saisi de l'enquête. 
Va-t-elle conclure que l'individu est repentant ?

jeudi 25 janvier 2018

Pénitentiaire : la ministre Belloubet, huée et sifflée par les surveillants à Borgo, Corse

Nicole Belloubet, rappelée à l'ordre pour sa désinvolture

La ministre de la Justice s'est rendue en Corse le 20 janvier 2018 après l'agression de deux surveillants de la prison de Borgo, le 19...

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet s'est montrée plus réactive en Corse qu'à Vendin-le-Vieil
Elle était à Borgo dès le samedi 20, au lendemain des faits du vendredi 19, après l'agression de deux gardiens de prison. La ministre a été accueillie par les sifflets d'une centaine de surveillants massée devant la maison d'arrêt

En revanche, après les agressions, à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), de trois gardiens par un islamiste allemand Christian Ganczarski, 51 ans, de retour du djihad la ministre avait commis une erreur de jugement en négligeant d'engager le dialogue en urgence avec les hommes qu'elle a en charge, alors que tous les commentateurs parisiens et les élus, notamment de la majorité macronienne, s'accordent pour dire que le sujet est explosif et ...ancien et au moment où l’établissement doit accueillir Salah Abdeslam, islamiste considéré comme le cerveau de l’attentat contre une synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en 2002 et seul survivant du commando des attentats du 13 novembre 2015 lors de son procès en Belgique début février… 
"J’ai entendu des cris, des hurlements, comme si on égorgeait quelqu’un… Et, par terre, il y avait du sang partout, c’était impressionnant", raconte, encore un peu secoué, un détenu de Vendin. "Il a tenté de frapper celui qui avait ouvert la porte à la carotide, puis a blessé le deuxième collègue, qui tentait de le ceinturer, à la tête." Des faits qui devaient être au rapport adressé à la sexagénaire de 63 ans.
Une petite dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de la prison de Vendin-le-Vieil. / © Grégory Strzempek
Des surveillants pénitentiaires se sont attachés aux grilles de l'établissement de Vendin-le-Vieil

L'assassin de Vendin avait écopé d’une peine de dix-huit ans de prison qu’il terminait de purger à Vendin-le-Vieil. Il devait sortir le 24 janvier… Or, ce djihadiste est l'ancien responsable de la maintenance et du cryptage des réseaux de communication d’Al-Qaïda et a vécu au côté de Ben Laden en Afghanistan. Il était donc déterminé à tuer ses gardiens pour créer un empêchement à son extradition vers les Etats-Unis.
L’annonce de sa possible extradition vers les Etats-Unis dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 a sans doute tout fait basculer : d’après des écoutes téléphoniques, Ganczarski semblait prêt à tout pour empêcher son transfert outre-Atlantique. Il avait de ce fait été placé à l’isolement vendredi avec des équipements spécifiques (casque, bouclier, pare-coup) pour les surveillants devant l’approcher. "Mais parce qu’il s’est tenu à carreau, les mesures d’isolement ont été réduites lundi [8 janvier] par le chef d’établissement", regrette Jean-François Forget, secrétaire général de l’Ufap-Unsa-Justice, évoquant alors la colère des personnels pénitentiaires et la possibilité d’une action nationale à venir.
Jeudi, la section antiterroriste du Parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Des faits passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

La ministre a sous-estimé la légitimité de la colère des personnels

Ils risquent leurs vies au quotidien auprès de bêtes fauves, sans les moyens d'assurer leur propre sécurité, ni considération hiérarchique.
Ganczarski, un converti, "qui travaillait, ne posait pas de problème particulier et ressemblait plus à un grand-père", raconte Frédéric Charlet, secrétaire régional adjoint de l’Ufap-Unsa-Justice dans les Hauts-de-France . Il a aussi ce charisme [ou simplement une réputation] qui lui permet d’avoir un ascendant notable sur les prisonniers. "Dès qu’il était placé à l’isolement, il y avait des mouvements de soutien des autres détenus qui parvenaient à bloquer le fonctionnement quotidien de la prison… On avait fini par renoncer", se souvient ainsi un surveillant l’ayant côtoyé lors de son passage dans une prison d’Ile-de-France, au milieu des années 2000. Discret, avenant, poli, cultivé et polyglotte (polonais, allemand, français et anglais), Ganczarski s’était pourtant fait remarquer par son prosélytisme, caractérisé par des appels à la prière et la distribution de textes religieux. "L’agresseur a accompagné ses gestes du cri d’Allouha Akbar, et ce à au moins trois reprises", poursuit le représentant syndical.

"On avait l'impression qu'ils s'en foutaient qu'on fasse grève, alors on a décidé de frapper fort", entame Grégory Strzempek, délégué UFAP à Vendin. Ce mardi matin, peu après 6h, une dizaine de surveillants se sont enchaînés aux grilles de l'établissement, bloquant totalement l'accès à la prison.


Alors que la mobilisation nationale des surveillants pénitentiaires est engagée depuis lundi 15 janvier, deux gardiens ont en effet été attaqués au couteau par un détenu islamiste dit "radicalisé" ce vendredi matin dans la prison de Borgo, en Corse. La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est rendu_ au chevet des victimes, qualifiant l'agression de "grave et intolérable". 

A sa sortie de l'hôpital, la garde des Sceaux a trouvé des manifestants devant la maison d'arrêt. Mais les surveillants l'ont huée et sifflée avant de lui tourner le dos, rapporte Igor Sahiri, journaliste de BFMTV (qui ne sait pas faire un accord du participe passé : cf. ci-dessus), "présent sur place", précise BFMTV (mais qui ne fait que reprendre des phrases entières de la dépêche de l'AFP : pas besoin d'aller en Corse !)
"On ne veut pas te parler, retourne à Paris", "Vous ne faites rien", ont-ils scandé, alors que la ministre, entourée de gendarmes, tentait d'ouvrir le dialogue qu'elle avait tant tardé à engager à Vendin, après s'être entretenue à l'intérieur de l'établissement avec les organisations syndicales et des agents.

"Je crois qu'il y a beaucoup d'émotion dans ce que disent et les surveillants qui ont été touchés et les personnels de l'établissement. 
Beaucoup d'émotion, beaucoup de colère", a déclaré Nicolas Belloubet [selon BFMTV : Nicole serait un homme] qui a assuré "comprendre parfaitement" cette colère. 
"Je m'engage à leur apporter des réponses", a-t-elle promis, ajoutant, en référence aux négociations en cours entre syndicats et administration pénitentiaire au niveau national, qu'elle "attendra la fin de ces discussions pour faire des annonces précises".
Or, les syndicats ont claqué sa porte : l'urgence peut attendre !