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jeudi 4 juin 2020

Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

jeudi 5 mars 2020

Municipales au Havre : Edouard Philippe importe le chaos dans la ville

Des heurts en marge d'une réunion publique d'Edouard Philippe, premier ministre en campagne

L'électorat havrais se sent constamment trompé par son ancien maire  

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Est-ce la teigne ?
Philippe a changé de rue en cours de mandat municipal et a provoqué la colère à Matignon. Et il ose se représenter en tête de liste sans prendre pour autant le fauteuil de maire: qu'est-ce que c'est que cet individu? Un Juppéiste...
Jeudi 5 mars, la réunion publique d'Edouard Philippe - qui a préféré Paris au Havre (Seine-Maritime) - et la présence voyante de forces de l'ordre en surnombre ont provoqué des heurts dans la soirée avec des manifestants. A l'appel de l'intersyndicale, plus de 300 manifestants rassemblés près de la salle des fêtes où se tenait le meeting pour autant de curieux. 
Les accès avaient été bloqués à la circulation par des barrières de sécurité et les contestataires n'ont pu participer à la réunion pour protester contre la réforme Macron des retraites et l'injonction du président en conseil des ministres  - dédié au coronavirus -  au gouvernement d'utiliser l'article 49.3 pour imposer cette réforme à trous, sans vote et avec le rejet d'une enquête d'impact demandée par le PS.

Les manifestants ont été gazés à la bombe lacrymogènes par les forces de l'ordre qui ont eu droit à des jets de chaises, d'œufs, de tomates et de farine.




"De nombreux militants n'ont pu accéder à la réunion publique", a regretté l'équipe de campagne de l'Edouard. "Merci d'avoir bravé la pluie froide et les manifestants chauds", a lancé Edouard Philippe sur scène.


La tête de la liste sans étiquette "Le Havre !" - qui professe la transparence - a ensuite joué la carte du local et de l'écologie en déclinant son projet pour Le Havre 2026 au long d'une déambulation aseptisée dans différents quartiers choisis de la ville, diapositives à l'appui, mais population tenue à distance respectable, inaudible aux oreilles du locataire de Matignon. "On ne gagne jamais sur un bilan mais sur un projet", avait professé le candidat prévoyant, en début de réunion. Philou a pourtant principalement évoqué la continuité des projets engagés depuis 2010, en termes de rénovation urbaine et de stabilité fiscale.

Le premier ministre s'est rendu partout indésirable

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Désinvolture feinte
Sa emploi à Matignon est plus que précaire comme est son retour au Havre incertain. La mairie n'est donc qu'une solution de repli, au départ, mais sa réputation nationale ne joue pas en sa faveur localement non plus: le premier ministre est loin d'être assuré d'une victoire aux municipales au Havre, où le contexte national, le niveau d'abstention et l'hypothèse d'une union des gauches au second tour font planer l'ombre d'un doute: ajouté à sa surdité et à sa raideur, le recours au 49.3 lui a collé une image de brutalité. 
Lien PaSiDupes
Selon ce sondage Ifop/Cnews, Edouard Philippe récolte 42% des intentions de vote au 1er tour, devançant le candidat PCF (soutenu par La France insoumise) Jean-Paul Lecoq à 25%, l'écologiste Alexis Deck (soutenu par le Parti socialiste) à 16%, et le représentant du Rassemblement national Frédéric Groussard à 10%.
Les voix de gauche additionnées peuvent lui valoir une défaite à retentissement national.
Ce sondage effectué par téléphone (anonymat levé !) auprès de 602 Havrais du 22 au 27 février, laisse toutefois beaucoup d'"incertitude", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. En 2014, Edouard Philippe avait été élu dès le premier tour avec 52% des voix.

samedi 29 février 2020

Le Havre : permanence de campagne d'Edouard Philippe taguée et caillassée

Le recours au 49.3 décidé ce samedi ne règle rien

A mesure brutale, réponse violente

"49.3 Philippe prend la fièvre", "Mettons le en quarantaine", "Déni de démocratie," pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe.



Réagissant à la décision de Macron, via son collaborateur, Edouard Philippe, d'engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le texte sur les retraites avec l'utilisation du 49.3, 140 personnes selon la police, parties de l'hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues de la ville. Le local de campagne du premier ministre, tête de liste aux municipales au Havre, sans intention de pŕétendre encore au poste de maire, a ensuite été tagué et caillassé par des manifestants, a constaté  l'Agence France-Presse.

Arrivés devant sa permanence, des manifestants ont commencé à taguer le local et à jeter des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée. Des poubelles ont été déversées et une voiture a également été dégradée. "49.3 Philippe prend la fièvre", "Mettons-le en quarantaine", "Déni de démocratie" ont notamment été inscrits sur la façade.
L'ex-chef de cabinet du premier ministre, Mohamed Hamrouni qui a rejoint la campagne d'Edouard Philippe, a annoncé qu'il se rend au commissariat pour "porter plainte pour dégradations".

Plus aucun membre de la campagne d'Edouard Philippe n'était présent vers 20 heures aux abords du local, où seuls des véhicules de police assuraient la sécurité. Le premier ministre se trouvait à Paris au moment des incidents au Havre.
Il avait obtenu le feu vert du Conseil des ministres à la mi-journée sur le dossier de la réforme des retraites. Il est monté à la tribune de l'Assemblée vers 17h30 pour faire son annonce surprise, en pleine mobilisation clntre l'epidémie du coranvirus, afin de "mettre fin à cet épisode de non-débat" avec les oppositions et pour "permettre à la suite du processus législatif de s'engager", sous les applaudissements de la majorité.

vendredi 31 janvier 2020

Edouard Philippe sera tête de liste au Havre sans briguer le poste de maire en 2020

Politique LREM à l'ancienne et retard à l'allumage du "monde nouveau" de Macron

Edouard Philippe sera candidat tête de liste au Havre

Le premier ministre veut reprendre en main Le Havre.
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Philippe veut reconquérir Le Havre: 
il ne craint pas le KO ?
"C'était un secret de polichinelle" : le successeur en qui Edouard Philippe mettait sa confiance à la mairie du Havre a été accusé par plusieurs femmes de leur avoir envoyé des photos à caractère pornographique. Luc Lemonnier a dû démissionner de ses mandats à la suite de la publication de témoignages compromettants.

Elu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP, le chef du gouvernement restera à Matignon s’il est élu aux élections municipales au Havre (Seine-Maritime) en mars. "En même temps","ma plus grande ambition" à terme c'est de redevenir maire, prévient-il. Les Français de Lille ou Limoges apprécieront ce dédain affiché... 

"Ma décision est prise. Je l’ai mûrie comme toute décision importante. J’ai décidé d’être candidat à la mairie du Havre comme tête de liste (…). Dans une démocratie, le fondement de la légitimité, c’est l’élection", a déclaré l’ancien maire qui avait préféré Matignon à la cité normande (2010-2017), vendredi 31 janvier, dans un entretien avec le quotidien Paris-Normandie, détenu par le groupe de presse SNIC placée en redressement judiciaire le12 avril 2016 et dont l'actionnaire majoritaire depuis 2017 est Jean-Louis Louvel, candidat aux municipales de 2020 à Rouen, avec le soutien de LREM, du Modem et de LR. "Nos concitoyens ne veulent surtout pas de responsables politiques hors-sol. Je suis heureux de pouvoir me confronter à nouveau au suffrage universel et je pense que c’est très sain". On le voit, tout est "sain", comme il dit.
Outre que LR assume désormais une complicité jusqu'ici honteuse avec le parti du président dans laquelle certains verront de la transparence, d'autres expriment leur malaise face à la collusion éhontée de la presse "libre et indépendante" avec le pouvoir du leader français de la palette de manutention qui se déclare candidat LREM aux élections municipales à Rouen tout en restant propriétaire du quotidien Paris-Normandie auquel Philippe  - sous la menace de la contestation sociale - réserve l'exclusivité de son annonce.
L'Edouard met ainsi fin à plusieurs mois d'un faux suspense autour de sa candidature
Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe echalas"Il avait avivé l’hypothèse en septembre 2019 en rappelant, dans une déclaration d’amour publique à la ville, que ses "tripes" d’arrière-petit-fils de docker [voyez ci-contre la stature de docker] avaient "un goût d’eau salée". 

L'Edouard avoue non seulement être "hors sol", mais aussi avoir à reconquérir la confiance. "Proposer aux Havraises et aux Havrais un projet pour six ans, obtenir leur confiance, tout cela est indispensable si l’on veut faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

Philippe renonce à ses prétentions sur Paris 
Tandis que se retirent les deux candidats rivaux de LREM à Biarritz, et que les frères ennemis LREM à Paris, Villani et Grivaux, à six semaines du scrutin, le Juppéiste recule, assurant n’avoir "jamais envisagé un engagement politique ailleurs qu’au Havre", où il était élu depuis 2001 et a fait carrière, d’abord sous le tutorat de l’emblématique maire Antoine Rufenacht (1995-2010) qui dirigea la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002 et soutint Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

Sa déclaration d'amour au Havre,  impudeur ou com' politicienne ?

Après une parenthèse parisienne de cinq ans, la Pomponnette est de retour.
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L'Edouard se fera-t-il pardonner des Havrais  ses infidélités parisiennes,
telle la Pomponette dans 'La Femme du Boulanger' de Pagnol ?
"C’est la ville que j’aime. C’est là que sont mes attaches. C’est ici et nulle part ailleurs que je veux me confronter au suffrage universel". 

Modestement élu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP (désormais Les Républicains, LR) avec 52 % des voix, E. Philippe a souligné que "sa plus grande ambition" est de redevenir maire à terme. Et de baver sur Matignon en privé, vantant la commune, "l’échelon de l’action publique que je préfère"

En attendant, "si le président de la République continue à m’accorder sa confiance [hypothèse?], je continuerai à remplir ma mission de premier ministre, parce qu’on ne se dérobe pas quand il s’agit de servir son pays", a-t-il poursuivi. 

La "plus grande ambition" de l'Edouard ? Etre "cumulard" !

Résultat de recherche d'images pour "CUMULARD de mandats"
Ainsi, s’il était élu au soir du 22 mars, Philippe proposerait que l’actuel maire (LR) Jean-Baptiste Gastinne conserve le fauteuil. Gastinne continuera d'honorer le grand amour de Philippe en semaine et l'Edouard, le samedi... "Le jour où ma mission s’achèvera à Matignon, je souhaite, si les Havrais me font confiance, évidemment, redevenir maire, parce que c’est là que je veux continuer à m’investir, parce que je veux que Le Havre poursuive sa transformation. C’est cela l’essentiel", a-t-il glosé.

Déjà resté dans le flou pendant plus de deux ans avec le projet de réforme Macron des retraites, l'Edouard ne précise pas non plus les contours de son programme que le méprisant qualifie d’ "ambitieux". Philippe a déversé des mots creux : il mènera "une campagne intense au Havre", il remplira ses "obligations à Paris", alors que c'est Muriel Pénicaud qui est désormais en charge de la réforme des retraites et veille à la bonne marche des discussions avec les partenaires sociaux sur son financement (toujours pas assuré !) et à son bon examen au Parlement qui ne lui tient pas rigueur de plusieurs recours à l'article 49.3 pour contourner les députés "frondeurs" contre la Loi Travail

Mais, dans ce contexte social tendu, le peu téméraire Philou a récusé toute tentative de "tirer des élections du Havre des leçons nationales". 
"Les commentateurs commenteront, ils adorent cela [c'est juste leur fonction]… Ce n’est pas mon sujet, a-t-il commenté. Je veux parler du Havre et de ce que je veux faire pour la ville", a-t-il précisé. Puisque les Français ne savent toujours pas ce qu'il veut faire pour la France, les chroniqueurs devraient peut-être interroger les Havrais [et les Havraises ! Concession aux féministes...]

mercredi 15 janvier 2020

Edouard Philippe mis à mal sur la gestion d'une association au Havre

Le premier ministre s'est fait épinglé sur la gestion d'une association au Havre

Philippe rattrapé par un rapport de la chambre régionale des comptes, la gestion de la structure présente de multiples défaillances


Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe Le Havre"
Avant son arrivée-surprise à Matignon, et donc jusqu’en 2017, l'Edouard présidait l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD). Le rapport au vitriol de la chambre régionale des comptes (CRC) de Normandie est un sévère rappel à l’ordre. Selon le document, rendu public le 14 janvier et relayé dans Le Monde du 16 janvier, l’agence de développement économique Le Havre Développement (LHD) - qui disposait d’un financement de 1,2 million d’euros, assuré à 98% par des fonds publics - fait apparaître de multiples irrégularités pour les cinq exercices de 2013 à 2017.

Premier problème relevé par la CRC : le conseil d’administration de l’association est identique à la composition de l’assemblée générale. Une confusion qui rend, selon le rapport, "difficile l’identification des attributions et compétences respectives de deux instances".

Par ailleurs, selon les statuts de l’association, le président est le seul à pouvoir signer les contrats, engager et régler les dépenses. Or, dans la pratique, Edouard Philippe a délégué la quasi-totalité de ses pouvoirs au directeur général, sans qu’aucune disposition statutaire ne le prévoie, indique Le Monde. "Ce cumul conduit à concentrer dans les mains du directeur général les fonctions d’ordonnateur et de payeur, en contradiction avec le principe de séparation des tâches", relève le rapport de la CRC. 

De plus, ces délégations n’ont jamais été clairement inscrites dans les textes. "En conséquence, l’ensemble des actes pris sous la direction des directeurs est présumé dépourvu de fondement juridique", tranche la CRC.

Côté financement, en 2014 et 2016, la communauté d’agglomération havraise (Codah) a alloué deux subventions à l’association pour financer des prestations externes, pointe la CRC. Un dispositif qui peut être considéré comme "un moyen de contourner les règles de la commande publique" et qui "contrevient aux dispositions de la loi", détaille la Chambre régionale des comptes. 
Tout en notant que l’association "méconnaît la réglementation relative à la commande publique", elle relève de surcroît que "les dépenses ne sont pas rattachées aux actions mises en œuvre" et invite l’agence de développement "à améliorer la cohérence et la lisibilité de son activité".

Alors que Le Havre Développement a vu son périmètre se réduire au fil des années, la Chambre régionale des comptes pose également la question du maintien de l’agence de développement et invite ses membres à "s’interroger sur sa raison d’être".

Réforme Macron des retraites: opération "ports morts" en France

Plusieurs grands ports bloqués à l'appel de la CGT

Alors que la presse militante et ses sondeurs partisans assurent que l'opinion ne soutiendrait plus guère les grévistes contre la réforme des retraites,  plusieurs grands ports maritimes français étaient bloqués mardi à l'appel de la CGT




Le syndicat d'extrême gauche a lancé une nouvelle opération "ports morts" jusqu'à jeudi, provoquant des protestations de professionnels du transport routier et d'armateurs, au moment où se pose enfin la question occultée jusqu'ici du financement de la réforme Macron, mais que la macronie accepte la la reconstitution des anciens régimes spéciaux appelés spécifiques.

La fédération nationale CGT des Ports et Docks avait appelé lundi tous les travailleurs du secteur à un nouvel arrêt de travail de 72 heures à partir de mardi, ainsi qu'à l'installation de piquets de grève vendredi devant les directions des sept grands ports maritimes: Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille.
Mardi, "il y a 100 % de participation sur les sept grands ports maritimes et c'est quasiment 100 % sur la quasi-totalité des autres ports où la CGT est présente" comme Calais, Cherbourg, Saint-Malo, Lorient, Bastia ou Ajaccio, a affirmé Tony Hautbois, secrétaire général de la fédération. L'opération "se poursuit demain (mercredi), après-demain (jeudi) et on décidera ensuite des modalités d'action pour la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

Au Havre, ancienne ville de l'Edouard de Matignon, aucun bateau ne rentrait ni ne sortait en raison de la grève mais les accès à la zone industrialo-portuaire n'étaient pas bloqués, selon Haropa, GIE (groupement d'intérêt économique) qui est censé unir les forces des ports du Havre, de Rouen et de Paris depuis début 2012.

A Nantes-Saint-Nazaire, tous les terminaux étaient bloqués, selon la fédération nationale CGT des Ports et Docks, puissant syndicat du secteur, confirmée par la direction. "Rien ne sort, rien ne rentre. Les bateaux ne peuvent pas être déchargés. Les dockers sont en grève à 100 %", a déclaré Patrick Joly, secrétaire général adjoint du syndicat général des travailleurs portuaires CGT sur le site.

A Marseille
, photo 1 ci-dessus,
les portes d'accès au port étaient également bloquées, sauf une pour permettre aux croisiéristes de sortir, a indiqué Pascal Galéoté, responsable CGT.
Les accès routiers étaient bloqués et ne permettaient pas aux camions d'accéder à la zone de fret, a confirmé la direction du Grand port de Marseille.

Les travailleurs des ports et des docks ne disposent pas de régime spécifique mais d'un accord de pénibilité lié à la convention collective de leur branche laquelle leur permet de prendre leur retraite deux ou trois ans avant l'âge légal de départ.

Les transporteurs demandent aux pouvoirs publics "le déblocage des ports" et "des mesures concrètes de soutien"

Intervenus à plusieurs reprises depuis début décembre, les arrêts de l'activité portuaire ont empêché nombre de marchandises d'entrer ou de sortir des ports et entraîné des problèmes d'approvisionnement dans plusieurs secteurs, selon M. Hautbois.

"Les opérations successives 'ports morts' depuis six semaines ont ruiné tous les efforts de relance de la filière maritime", ont déploré dans un communiqué commun les fédérations de transporteurs TLF, TLF Overseas et FNTR. "Les commissionnaires de transport ne peuvent pas supporter seuls l'impact économique de la grève", ont-elles fait valoiré, ajoutant que les transporteurs routiers sont "durement touchés par le conflit", avec "des camions et des conducteurs immobilisés dans les ports faute de marchandises". 

"Le gouvernement ne peut pas rester inerte face à une forme de sabotage de l'économie portuaire en général et du transport routier en particulier", a renchéri l'OTRE (organisation des PME du transport routiers) qui dit avoir demandé une audience au premier ministre. 

Les transporteurs en ont oublié leurs propres blocages 
Lors d'une opération escargot sur le périphérique toulousain (Archive).
"C'est dramatique", commente le Groupement Havrais des Armateurs et Agents Maritimes (GHAAM). "Il y avait très très longtemps qu'on n'avait pas eu autant de grèves. En décembre, on a eu 25 % d'escales en moins à cause des grèves et là, pour janvier, on est sur une tendance de moins 40 % d'escales en moins. C'est énorme", a affirmé sa présidente Véronique Lépine. "A un moment, les clients vont privilégier les ports où ils sont sûrs de récupérer leurs marchandises et mettre leurs bateaux à Anvers", en dépit de la proximité du Havre avec Paris, ajoute-t-elle.
Or, en décembre dernier, le syndicat de petits patrons du secteur qui se plaint aujourd'hui, l'OTRE, bloqua une quinzaine d’axes en France pour dénoncer la hausse de la fiscalité sur le carburant dans le transport routier de marchandises. Cette organisation était-elle soucieuse de préserver l'activité des ports français menacés par la concurrence d'Anvers ou Gênes ?

samedi 14 décembre 2019

Incendie dans une raffinerie Total, sur la commune du premier ministre

La raffinerie Total de Normandie, la plus grande de France, classée Seveso seuil haut, a été la cible d'un incendie

Un arrêté préfectoral met le feu à la raffinerie

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Image due à France bleu
L'incendie s'est déclaré au lendemain de la signature d'un arrêté préfectoral autorisant la réouverture partielle, mais vivement contestée, de l'usine Lubrizol de Rouen, également classé site Seveso seuil haut, dont une partie a été ravagée par les flammes le 26 septembre dernier. 
"Ce matin à 4h00 un incendie de pétrole brut s'est déclaré au sein d'une unité de raffinage de l'usine Total, sur la commune de Gonfreville-l'Orcher [à 11 km de la mairie du Havre]. Une pompe servant à faire circuler le pétrole brut au sein [ça fait deux] de la raffinerie a pris feu générant un dégagement de fumée sur la zone industrielle du port" [et au-delà !], a indiqué la préfecture de Seine-Maritime par communiqué.
L'incendie d'une pompe de pétrole brut a occasionné d'importantes fumées noires à l'est du Havre, samedi à l'aube, sur une zone d'une dizaine de kilomètres, sans faire de blessé déclaré. Il a été maîtrisé, après avoir dégagé une importante fumée noire sur environ 22 kilomètres à la ronde, dont on ignore, pour l'heure, si elle est toxique.  
Les fumées ont touché les communes de Sandouville, Rogerville, Oudalle, Gonfreville-l'Orcher et Saint Vigor d'Ymonville, à l'embouchure de la Seine, à dix kilomètres à l'est du Havre.
Un périmètre de sécurité a été mis en place. 
Une odeur de goudron chaud inhabituelle flottait dans l'atmosphère, tandis qu'une lance à eau était toujours déployée en milieu de journée pour éteindre des feux résiduels.

"Je suis née là. Je vis avec la raffinerie depuis 77 ans", témoigne Christiane, une habitante dont plusieurs membres de la familles sont salariés de l'usine. Alors, "on n'est pas spécialement inquiets", assure-t-elle. Je n'ai rien vu ni entendu. Les fenêtres étaient noires ce matin, mais c'est fréquent", a-t-elle ajouté, sans crainte apparente pour ses poumons...

Un autre témoin dont la famille est liée à la raffinerie nie pareillement. Il vit dans le quartier des Côtes blanches, en face de la raffinerie mais, lui non plus,  n' "rien vu ni rien entendu", mis à part un hélicoptère qui survolait le site, et il ne se dit "pas inquiet".

Un site classé Seveso (seuil haut), mais sans danger ! 

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Photo illustrant l'article de Libération
"On vit avec la raffinerie, c'est un choix d'être là [c'est leur gagne-pain]. On travaille sur le plan de prévention des risques technologiques (PPRT); il y a des travaux en cours pour renforcer les toitures et les fenêtres", indique de son côté Nathalie Coustham, qui vit depuis vingt ans aux Côtes Blanches, le quartier le plus proche de la raffinerie.

La préfecture avait recommandé la mise à l'abri des populations.
La consigne a été levée en milieu de matinée. "Des mesures d'évaluation du risque chimique pour les populations (essentiellement les personnels travaillant sur la zone industrielle), réalisées par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), n'ont pas fait apparaître d'élément de toxicité (dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, hydrogène sulfuré, monoxyde de carbone)", indique-t-elle dans un communiqué.
"Cet événement n'a occasionné aucun blessé, ni entraîné de sur-accident. La menace de propagation est écartée. Le feu est en voie d'extinction", certifie la préfecture.
"Il s'agit d'une défaillance d'une pompe. On se dirige vers un incident technique", a précisé quelqu'un à la préfecture, par téléphone. Un plan d'opération interne (POI) a été déclenché par le groupe à 4h10 et le feu a été maîtrisé six heures après, grâce à une cinquantaine de pompiers présents en permanence sur le site.

Le groupe Total minimise les risques.
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Le Point a choisi cette illustration "son et lumières"
du site Seveso du Havre pour illustrer son article...
Dans un communiqué, il confirme que le feu s'est déclenché "sur une pompe de charge d'alimentation de la distillation atmosphérique de la raffinerie". 
Le groupe précise que le panache de fumée est "faible" et que le secteur concerné "est localisé", l'activité pétrochimique du site n'étant pas touchée.

La raffinerie avait toutefois dû subir un arrêt de maintenance de deux mois début septembre, nécessitant des travaux pour un montant de 110 millions d'euros. Deux mois plus tard, une pompe déclenche un incendie...

Le maire de Gonfreville-l'Orcher est solidaire du pourvoyeur d'emplois.
La plateforme Total de Normandie est la plus grande plateforme de raffinage-pétrochimie de France. Elle représente 12% de la capacité de raffinage du pays, avec 253.000 barils produits chaque jour, et emploie 1.500 salariés.
Après s'être rendu sur place vers 5h00, soit une heure après le départ du feu, Alban Bruneau (PCF), a déclaré qu'au regard de ses "propres constatations" et des informations relatives au sinistre, il n'a "pas été utile de recourir aux différents réseaux d'alerte en l'absence de danger". Circulez; il n'y a rien à voir ?...
"Il faut toujours s'inquiéter des risques industriels, cet incendie n'est pas anodin dans le contexte de Lubrizol", a-t-il toutefois nuancé. A. Bruneau s'était abstenu mardi lors du vote sur la réouverture de Lubrizol du Comité départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst). 
"J'ai jugé la réouverture prématurée tant qu'on ne connaît pas les causes de l'incendie. Il n'y a pas assez d'éléments pour juger de la capacité du site à rouvrir", a précisé  Bruneau.

Les "temps d'arrêt pour maintenance sont plus courts et plus espacés dans le temps qu'avant," dénonce quant à lui Gérald Le Corre, délégué CGT de Seine-Maritime.
"Les pompes peuvent se gripper. Est-ce que la détection du feu s'est faite rapidement; est-ce que toutes les pompes vont être vérifiées après ?", s'est interrogé.
"Un feu d'hydrocarbures dégage forcément des produits cancérogènes qui n'ont certes pas de toxicité aiguë à court terme mais ce n'est jamais bon pour la santé à long terme", a-t-il souligné, s'inquiétant "de la multiplication des incidents sur les sites Seveso".

mercredi 26 juin 2019

Garde à vue : un proche d'Edouard Philippe est relâché en se faisant passer pour un conseiller du premier ministre

Un trafic d'influences franco-marocain : nouvelle affaire Benalla ?

Quand la police ne vérifie pas plus ses informations que la presse, ses sources


Le "monde nouveau" de Macron, celui des faveurs et privilèges,  à l'encontre de la règle ou du droit.
Il est environ 19h30, dimanche 23 juin à Darnétal dans la banlieue de Rouen, lorsqu’un policier - en civil et hors service - remarque un individu au moment où il ouvre avec son badge le portail de la résidence privée Gustave-Flaubert - sécurisée par un portail automatique - qu'il habite, mais constate que l'inconnu en a profité pour pénétrer derrière lui dans le garage du fonctionnaire de police affecté à la compagnie républicaine de sécurité (CRS) n° 31.


Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

Khalid Bouksib, dirigeant franco-marocain de la société de formation et de conseil KB Conseil, est alors chargé de promouvoir la signature d’un protocole d’amitié entre Tanger et Le Havre,
ville dont Edouard Philippe est encore le maire

Fort de ce que la résidence avait fait l’objet de dégradations et que certaines voitures avaient été fracturées, le policier est vigilant. Il décide donc de se porter à la hauteur de l’intrus et lui demande de s'identifier et de justifier sa présence à l'intérieur. L’inconnu lui demande pourquoi. Le policier lui explique que, s’il n’habite pas là, il n’a rien à y faire. "Tu me dis ça parce que je suis un arabe", aurait insinué l’individu.

"Tu ne sais pas qui je suis !"
Le policier informe l'homme qui s’énerve et vocifère qu’il va prendre son portable et le filmer. L’homme attrape le téléphone qui tombe au sol et se casse. Le fonctionnaire décline alors sa qualité professionnelle, ce qui a pour conséquence d’énerver encore plus l’inconnu, qui l’insulte et lui assène trois coups de poing au visage. Sans doute, les coups d'un boxeur, même amateur, ne font mal que lorsqu'ils sont porté par un sympathisant des Gilets jaunes, tel Christophe Dettinger...



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Toujours selon ses déclarations, le policier le maintient à distance tant qu’il peut, tout en demandant à deux témoins, qui ont filmé la scène, de composer le 17. Le policier déclare à l’inconnu qu’il va rester avec lui jusqu’à ce que ses collègues arrivent. L’homme lâche : "Tu ne sais pas qui je suis; tu ne sais pas à qui tu as affaire !".

Quand les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) arrivent, ils l’interpellent sans difficulté. Il est placé en garde à vue du chef de "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique", précise Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. L’enquête révèle que l’inconnu, qui s’appelle Khalid Bouksib, se rendait chez ses parents, qui habitent dans la résidence du CRS.

La suite de l'altercation est symptomatique de l'état du "monde nouveau" de Macron



Or, pendant sa garde à vue, Khalid Bouksib aurait déclaré faire du "conseil en communication et en diplomatie auprès du gouvernement, et particulièrement pour le premier ministre" et qu’il devait se rendre au Havre ce lundi 24 juin pour participer à la visite officielle de Dmitri Medvedev reçu par Edouard Philippe.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître", confie une source proche du dossier, à 5 h 30, la garde à vue de Khalid Bouksib a été levée sur décision du magistrat du parquet de Rouen, après un rapport de l’officier de police de permanence.
Pour obtenir sa libération anticipée de garde à vue, il a donc suffi à ce Franco-marocain - comme Najat Vallaud-Belkacem ou Alexandre Benalla - de faire croire à sa participation à la visite de Dmitri Medvedev en tant que conseiller "diplomatie et communication» auprès du Premier ministre, fonction dont il ne dispose pas.du commissariat quelques heures avant la fin d, un proche du Premier ministre français a appliqué une astuce, révélée par Mediapart.


Le groupe Transdev (transports) appartient à 
la Caisse des Dépôts et consignations, qui 
exerce des activités d'intérêt général pour l'Etat
"Il faut être clair. Le mis en cause n’aurait jamais dû être relâché, la garde à vue aurait dû continuer afin d’établir les circonstances exactes des faits", poursuit la même source. "L’officier et le magistrat ont péché par naïveté ou par excès de zèle [?]. Ils se sont fait embobiner [?]. M. Bouksib connaît peut-être  [? voir la photo 1] Edouard Philippe, mais il n’a aucune fonction officielle auprès du Premier ministre. Et quand bien même il aurait eu un rôle, il aurait dû rester en garde à vue". Il ne figurait pas sur la liste des invités lors de la visite officielle de Dmitri Medvedev. S’il n’apparaît dans aucun organigramme, Khalid Bouksib semble en effet bien connaître l’ancien maire du Havre. L’homme, né à Mont-Saint-Aignan en 1980, à la tête d’une société de consulting, expert dans les relations entre la France et le Maroc, a contact avec Edouard Philippe. Ils ont pu d’ailleurs boxer ensemble à plusieurs reprises au Havre. Un Rouennais, qui « a déjeuné avec lui deux ou trois fois », se confie : « C’est quelqu’un de très bien, de très gentil, de très intelligent. Je tombe des nues, cela ne lui ressemble pas du tout. Oui il connaît bien Edouard Philippe ».


"Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon"...

La défense de Bouksib a contesté la version des faits de Mediapart, évoquant une provocation de la part du policier et une réaction de défense.
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Mediapart, qui révèle l’affaire, a obtenu le témoignage de l’avocate parisienne de Khalid Bouksib, Me Isabelle Pinto, lundi. La version n’est pas la même : "Il s’est défendu d’une provocation et d’une agression d’un policier qui était en tongs et l’empêchait de circuler librement. Cette histoire n’est pas claire !". L’avocate ajoute : "Mon client n’a jamais dit qu’il travaillait à Matignon. Il n’a jamais évoqué cette qualité (...). C’est une relation professionnelle et un ami d’Edouard Philippe, mais pas un collaborateur".

Depuis lundi matin, le Service régional de police judiciaire de Rouen est saisi de l’enquête. "Les investigations se poursuivent notamment pour établir si la qualité de policier était connue lors des violences exercées. L’ITT sera prochainement déterminée", déclare le procureur Pascal Prache. Khalid Bouksib a été convoqué ce mardi matin par les enquêteurs. Il estbel et bien en garde à vue à nouveau.

Garde à vue prolongée
Sa garde à vue a été prolongée mardi soir par le parquet de Rouen. Il pourrait être poursuivi à l’issue de son interrogatoire pour des "violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique". Jointe par téléphone, la direction de la police judiciaire "ne souhaite faire aucun commentaire"... Me Grégoire Leclerc, avocat rouennais qui assure désormais la défense de Khalid Bouksib, a indiqué qu’il s’exprimera mercredi 26 juin.

Par ailleurs, Matignon jure mardi que "cette personne n’a absolument aucune fonction au cabinet du Premier ministre. Le Premier ministre a effectivement eu des relations cordiales avec M. Bouksib quand il était maire du Havre. Il trouverait totalement inacceptable que celui-ci puisse s’en prévaloir pour espérer obtenir un quelconque passe-droit".

Khalid Bouksib, qui pratique la boxe avec Edouard Philippe, mais ils ne se connaissent pas vraiment : l'Edouard a-t-il pris un mauvais coup qui lui a ébranlé le cerveau et altéré ses facultés ?

Quant à la police de Castaner, est-elle corruptible ?
La prévarication est un grave manquement d'un fonctionnaire (un procureur, un préfet, etc...), d'un homme d'Etat, aux devoirs de sa charge (abus d'autorité, détournement de fonds publics, concussion).