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samedi 22 février 2020

Le gouvernement français, champion de la censure sur Twitter ?

80% des demandes de retrait de tweets dans le monde proviendraient du gouvernement français en 2016

La France est 2e derrière la Turquie



Le vice-président du RN Jordan Bardella a mis le doigt sur les "dérives" de la France "à l’égard de la liberté d’expression". Cette révélation de l'eurodéputé sur LCI dimanche 16 février, est toutefois attaquée par la presse de gauche qui refuse d'y voir un exemple flagrant de censure sur internet.

Des fact checkers se mobilisent pour le contredire, sans preuves !


Notre presse fait de l'info à partir d'a priori.

Que la Turquie soit le premier pays en termes de demandes de suppression de posts sur Twitter, au vu de la politique de Recep Tayip Erdogan concernant les réseaux sociaux - c'est ça la preuve - , jusque-là ils n'ont rien à redire, bien au contraire. Mais "que la France soit le deuxième pays au classement paraît bien plus surprenant" : sur quelle base, cet étonnement ? La voici : " vu l'écart avec le troisième, la Russie".


La presse partisane nie en bloc en se fondant sur un "rapport de transparence" de... Twitter !
On n'est jamais mieux servi que par soi-même...Twitter a publié son rapport semestriel (janvier 2014-juin 2014 : ça date et Twitter ne fait pas de zèle pour renouveler l'opération !) sur la transparence des demandes d'informations et de suppressions de posts de ses utilisateurs. Des demandes qui ont augmenté de 46% par rapport aux six mois précédents, concernant le quinquennat Hollande (2012-2017). Avec quelques surprises.

Au total, 2.058 requêtes d'informations sur les utilisateurs ont été formulées au réseau social en provenance de 54 pays différents. "La grande majorité, sans surprise [commentaire partisan], provient des Etats-Unis" (2009-2017, c'est l'administration démocrate d'Obama): 61% (1.257 demandes pour 325 millions d'habitants et plusieurs comptes Twitter par famille). Suivent, loin derrière, le Japon (192 demandes), l'Arabie Saoudite (189 demandes) ou encore le Royaume-Uni (78 demandes).

De ce point de vue, la France "semble rester calme" (sic) avec seulement 36 demandes d'informations effectuées (pour seulement 65 millions d'habitants); mais seuls 8% des comptes concernés ont vu leurs informations communiquées, sans que soit précisé le taux correspondant aux USA, si on veut comparer équitablement.


La France reste-t-elle seulement vice-championne de la suppression de posts ?




Si les demandes d'informations sont relativement faibles en France, ce n'est pas le cas pour les demandes de suppressions de posts. Dans ce classement-là, la France arrive deuxième, juste derrière la Turquie, ce qui indépendamment de la comparaison avec le régime turc et en l'absence de données concernant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord, malgré une population française 
cinq fois moindre que les USA au temps d'Obama.

Les autorité turcs ont émis 121 demandes de suppressions de la part des autorités - contre 36 en 2014 : près de quatre fois plus en moins de six ans -, ainsi que 65 demandes de suppressions soutenues par une décision de justice avec un résultat impressionnant : 17 comptes supprimés et 183 tweets censurés par Twitter... soit 30% des demandes.
Et la France socialiste de Hollande : avec 107 demandes de suppression par les autorités et une demande soutenue par une décision de justice, le pays des droits de l'Homme a fait censurer 30 tweets (28% des demandes).
A eux seuls, la Turquie et la France sont à l'origine de la suppression de 213 tweets sur les 251 tweets supprimés entre janvier et juin 2014.
Que la France représente moins de 2% des demandes ne change rien. C'est juste une présentation fallacieuse des atteintes à la liberté d'expression en France.


Les dernières données officielles publiées par Twitter, au premier semestre 2019

Sur un total de 17.510 requêtes dans le monde (incluant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord) - en hausse de quelque 84% -, on dénombrait 347 demandes de retrait légales en France, plus de 3 fois plus sous Macron que sous Hollande, sous l'effet de la campagne présidentielle du candidat d'En Marche!. 
Les chiffres produits par l'eurodéputé RN ne sont donc pas délirants comme le suggèrent les rois de la "carabistouille" chiffrée du 'fact checking' macronien.

Les socialistes obtiennent, pour l'heure, le pompon
Au second semestre 2013, quand le nombre de requêtes a atteint 87% des demandes de suppressions de tweets dans le monde, Hollande a fait grimper le pays à la première place. Or, à cette époque, quand seulement 25 pays étaient comptabilisés, mais les 353 demandes légales françaises plaçaient la France au premier rang mondial des atteintes aux libertés, qu'on le veuille ou non, de quelque manière qu'on s'y prenne pour maquiller la réalité.

Avec 1.800 demandes en 2016, il est difficile d'affirmer que Jordan Bardella déraille, si ses contradicteurs passent sous silence le rang de la France au classement mondial,  pour asséner que 19% du total mondial des requêtes s'est rien si le suivant n'est qu'à 15%... 

La France doit se comparer avec la Turquie et la Russie : flatteur ?

Il faut retenir que les Etats autoritaires exercent des pressions sur Twitter.
Les 'fact checkers" ne sont pas que des décrypteurs malveillants des chiffres mais leurs manipulateurs à des fins politiciennes. Depuis 2013, ce sont la Turquie et la Russie qui envoient le plus de requêtes de ce type à Twitter, insistent-ils, mais que ne prennent-ils pas les années 2016 ou 2019 pour référence?

Outre le gouvernement, les demandeurs de censure sont le Parquet ou les avocats. 
Même si on reste dans le domaines des corps constitués contrôlés par l'Etat ou tel ou tel conseil d'ordre professionnel, l''eurodéputé aurait dû préciser que le gouvernement n'est pas le seul demandeur, car les requêtes pour supprimer un contenu peuvent aussi émaner des forces de l'ordre, d'avocats ou d'organisations partenaires qui luttent contre les discriminations. Elles peuvent aussi découler de décisions de justice. Twitter cite plusieurs exemples de contenu retiré au cours des dernières années, notamment des tweets haineux à l'encontre de Bilal Hassani, la star française de l’eurovision 2019. En mai de la même année, une association avait demandé et obtenu la suppression d'un tweet homophobe contre les deux otages français au Bénin. 
Cela dit, les exemples pourraient être nettement moins flagrants. N'importe quelle personne critiquée peut signaler un post, voire un compte, qui lui déplaît. De surcroît, les cadres de Twitter ne sont exempts de préférences politiques, d'idées préconçues et d'égards envers les personnes influentes. Ainsi aucun tweet considéré 'raciste' ou misogyne de Trump n'a été supprimé.

Twitter est loin d’approuver toutes les demandes de retrait.
Quand bien même le nombre de requêtes légales serait important, la plateforme n’accepte pas toujours de supprimer le contenu visé. Ce serait une chance, si  la plateforme de micro-blogging prenait la peine de justifier ses fermetures, elles-mêmes autoritaires et sans appel : la victime ne sait pas qui est l'auteur de la requête.
  
On observe d'ailleurs que le taux d'approbation de Twitter est relativement faible pour la France : 9% sur les six premiers mois de 2019. Pour chaque demande, Twitter vérifie la conformité des tweets avec ses conditions d’utilisation. Mais l'interprétation de ses critères reste subjective et  donc l'incrimination floue et donc discutée.  

A partir de là, deux possibilités de sanction : soit la plateforme juge souverainement un tweet contraire à ses conditions d’utilisation et elle peut aller jusqu’à la suppression du contenu ; soit elle juge le contenu contraire seulement à la législation d’un pays en particulier, alors il pourra être "restreint", c’est-à-dire inaccessible aux utilisateurs dans le pays où la loi a été enfreinte.

mercredi 29 janvier 2020

Une femme de djihadiste n'est pas fichée djihadiste: l'une d'elle est mise en examen en France

Echappée de Syrie avec ses enfants, expulsée de Turquie, cette femme procréait-elle pour Daesh ?

Cette maman d'une trentaine d'années est instrumentalisé pour jouer sur la corde sensible des mamans de France ?

Les familles des victimes françaises des fous de l'islam aussi ? 
Elle a été mise en examen par un juge antiterroriste - simple formalité effectuée mardi, étape obligée qui ne préjuge en rien de quelque suite judiciaire que ce soit -, en effet, pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Croyez-vous que des charges aussi lourdes suffisent à appeler des juges français du siège à la fermeté ?  

Valeurs actuelles met sur la table un sujet  subalterne : "elle est le symbole de la complexité, pour la France, de faire face à ses "revenants", ces islamistes et leurs enfants de retour des rangs de l'organisation Etat islamique". 
La question de fond serait plutôt de savoir si la France doit reprendre ceux de ses citoyens qui la combattent à l'extérieur et exécutent des concitoyens, laissant des femmes (et des enfants, puisque les enfants sont des otages de leur défense : le droit du sol est à sens unique...). 

Mardi 28 janvier, allez savoir où, l'une de ces femmes de djihadistes a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte Le Parisien. Après s'être échappée avec ses trois enfants d'un camp en Syrie, elle avait été expulsée par la Turquie, mardi.

Restent encore... 450 "revenants" potentiels

Née en 1989, terrible indiscrétion d'une source proche du dossier, elle a également été placée en détention provisoire, poursuit le journal de source judiciaire. Cette décision est une exception à la présomption d'innocence. 

Elle était en effet visée par un mandat d'arrêt - sans doute du seul fait que c'est une simple maman comme les autres - et a donc été directement présentée à un juge d'instruction à son arrivée en France. A croire donc qu'est infondée l'accusation de laxisme qui colle aux basques de nos juges.

Ses enfants, eux, ont été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. 
"La prise en charge s'est très bien déroulée tant par les services judiciaires que par l'Aide sociale à l'enfance", a expliqué l'avocat de cette femme, Me Nabil Boudi. La France ne les a donc pas traumatisés à vie ? 
On croyait être autorisé à rêver : les Indigènes de la République ne vont pas pouvoir accabler la France raciste..

Mais ce conseil en tire des conclusions biaisées qui ne seront que très provisoirement du goût des Indigènes : cela montre que la France est "en capacité d'accueillir les femmes et les enfants qui sont dans les camps" de Syrie. Cette malheureuse maman et ses innocents enfants en annoncent 446 autres...
Mais sachant  que l'Irak est déjà jugée en incapacité du moindre jugement serein, il va donc falloir élargir les portes pour les 'revenants' que, bien sûr, la France "s'honorera d'accueillir"...  

Belloubet a évoqué la possibilité du rapatriement des djihadistes français détenus en Syrie

Cette image capturée sur un site internet de militants, montre des combattants de l'EIIL défilant dans leur quartier général de Raqqa, en Syrie.A rebours de précédentes déclarations françaises, la ministre de la Justice a déclaré le samedi 25 janvier  dernier qu'elle ne "voit pas d'autre solution". Et comme aucun membre de cet exécutif français n'est fiable,
son entourage a nié une rupture avec la position de Paris sur ce dossier sensible. Attendez-vous à ce que la prochaine déclaration nous apprenne que des djihadistes ont été accueillis en Lozère ou dans la Creuse pour "redynamiser" la région...
"Jusqu'aux récentes évolutions [les déclarations de ce gouvernement n'engagent pas l'avenir], nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak", pour juger les djihadistes étrangers - notamment français - que leurs pays ne veulent pas reprendre, un tribunal "que nous aurions appuyé", a expliqué la ministre dans les colonnes de Libération, le 11 janvier 2020. Mais «la donne a changé», a-t-elle susurré sans plus de détails. «Dans ce cas là, s'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France. Tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait
Après en avoir longtemps mené une politique personnelle sans considération de l'Europe, la Turquie passe commence à plaire à Macron : en novembre, le pays de Recep Tayyip Erdoğan a entrepris les renvois vers leurs pays des djihadistes détenus sur son sol. En décembre, déjà, quatre femmes - mises en examen à leur arrivée -, et sept enfants avaient déjà été renvoyés en France. Les autorités affirment que 450 ressortissants français affiliés à l'organisation Etat islamique sont toujours détenus en prison ou retenus dans des camps en Syrie. Il s'agirait de 150 adultes et 450 enfants.


Les "revenants" dont le retour serait "une chance pour la France"



En mars dernier, la presse indiquait qu'environ 1.700 Français et Françaises, dont environ 700 djihadistes, ont rejoint le 'califat' sur le théâtre syro-irakien à partir de 2014, selon le gouvernement français. Quelque 300 djihadistes ont déjà été tués, tandis qu’un petit nombre a rejoint d'autres pays (Afghanistan, Maghreb, Libye), en transit. Plus de 330 personnes, dont environ quatre-vingts mineurs, sont en outre revenues en France.


Parmi les djihadistes et leurs proches en détention, on compterait environ 40 Français sur les 900 djihadistes étrangers aujourd'hui aux mains des Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie, tandis qu'une quarantaine de familles françaises, mères et enfants, sont prisonnières des YPG.

Il semblerait que Belloubet soit impatiente de revoir Thomas Barnouin, 37 ans, le théologien, que l'on dit captif. 
Il est l'une des figures les plus connues des djihadistes français aujourd’hui détenus par les forces kurdes.
Originaire de Toulouse et membre de la filière d’Artigat, converti à l'islam en 1999, il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme. Une sentence d'une extrême sévérité...

Adrien Guihal, le propagandiste, captif.
Agé de 33 ans, Adrien Guihal a longtemps été l'un des principaux propagandistes de Daech. Connu sous le nom d'"Abou Oussama al-Faransi", il a prêté sa voix aux revendications de plusieurs attaques perpétrées par l'EI en France, dont l'attentat de Nice en 2016, et travaillé au sein d’organismes médiatiques fondés par l'organisation: l'agence de propagande Amaq, Al-Hayat Media et la radio Al-Bayan.
Capturé avec sa femme et ses... six enfants en mai 2018 par les forces kurdes à Raqa, il avait rejoint la Syrie trois ans plus tôt. Né dans le XIIe arrondissement de Paris, il s'est converti à l'islam en 2002, avant d'effectuer plusieurs voyages entre 2004 et 2007 en Egypte et en Arabie Saoudite et de devenir l'administrateur d'Ansar al-Haqq, un site faisant l'apologie de l'islam et incitant à des actes terroristes.
Son rôle dans cette structure de propagande consistait, entre autres, à traduire en français la revue de propagande anglophone Inspire, fondée par Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Un profil intéressant pour Mediapart...

Interpellé une première fois en France en 2008 pour un projet d'attentat contre les renseignements généraux à Paris, il est à nouveau arrêté et condamné en 2012 à quatre ans de prison. Mais il purge une peine de six mois seulement, est libéré et placé sous contrôle judiciaire. Il co-dirige alors avec Macreme Abrougui un garage automobile dans le Val-d'Oise, devenu un repaire de djihadistes.
Trois ans plus tard, c'est avec un groupe de garagistes, dont Macreme Abrougui et Thomas Mayet, mais aussi en compagnie de Fabien Clain, dont il est proche, qu'il rejoint le 'califat' en Syrie.

Emilie König, la recruteuse, captive : un DRH potentielle ?
Agée de 34 ans, elle est l'une des djihadistes françaises les plus connues! Cédric Klapisch et Mathieu Kassovitz pense-t-il à elle pour un prochain film anti-français ? Abdellatif Kechiche pourrait la leur disputer avec Adèle Haenel dans le rôle-titre...
Retenue au camp de Roj dans le nord de la Syrie depuis décembre 2017, cette Bretonne a joué un rôle de propagandiste et de recruteuse sur les réseaux sociaux pour l'EI.
Une des premières Française à avoir rejoint Daech –avant même son émergence territoriale en juin 2014–, elle est arrivée en Syrie en 2012, laissant derrière elle deux enfants d'une première union en France. Elle aura trois autres enfants d'une deuxième union avec un djihadiste en Syrie.
Première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux, Emilie König est née à Lorient, en Bretagne, d'un père gendarme et a grandi dans une fratrie de quatre enfants. Elevée seule par sa mère, elle s'est convertie à l'islam vers 16 ans. Régulièrement apparue dans des vidéos de propagande, elle avait été placée par l'Onu sur sa liste noire des combattants les plus dangereux.
"C'est une jeune fille triste [...], son père est absent, elle vit des déceptions amoureuses répétées. Elle aurait lu la Torah, la Bible avant d'avoir une révélation avec le Coran", écrit le journaliste Olivier Barruel dans son livre La bombe humaine, itinéraire d'une djihadiste. Bienvenue ! Il faut lui donner sa chance... 

Quentin Lebrun, ou "Abou Ossama Al-Faransi", 30 ans, est originaire de Toulouse, là où Belloubet a été rectice d'académie... 
Il a rallié l'EI en 2014 avec son épouse. Le couple, qui s'est récemment rendu aux forces kurdes, a quatre enfants dont trois nés en Syrie, que leurs grands-parents espèrent depuis pouvoir prendre en charge.
Sorti du dernier réduit djihadiste à Baghouz, en cours de désagrégation, Quentin Le Brun est considéré comme un propagandiste de l'organisation Etat islamique, selon les enquêteurs.
Il s'est rendu tristement célèbre fin 2014 dans une vidéo où il brûlait son passeport aux côtés de deux compagnons d'armes, dont Maxime Hauchard.

Les proches d'Amedy Coulibaly (sort inconnu)
Trois proches de l'auteur des attentats de Montrouge et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, auraient été tués en Syrie, mais leur mort n’est toujours pas confirmée officiellement. Il s’agit de la compagne de Coulibaly, Hayat Boumeddiene (ci-contre), et des frères Belhoucine.
Selon la femme de Jean-Michel Clain, Hayat Boumeddiene, 30 ans, serait morte récemment sous les bombardements de la coalition internationale anti-EI, dans le cadre de l'ultime offensive baptisée Roundup III menée par les forces kurdes contre la dernière poche djihadiste. Mauvaise choix de mensonge, alors que Macron reprend tout le monde.

Mohamed et Mehdi Belhoucine, qui ont rejoint la Syrie il y a plus de trois, auraient également été tués. En France, Mohamed, ancien étudiant en ingénierie, est accusé d'avoir été un mentor de Coulibaly, côtoyé en prison.

Omar Diaby, l’électron libre et pourtant captif

Arrêté en Syrie en août 2018 par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ce djihadiste français d’origine sénégalaise âgé de 42 ans, arrivé à l’âge de 7 ans à Nice, est également connu sous le nom d’"Omar Omsen".
Il était à la tête d’une katiba (groupe de combattants) baptisée Firqat al-Ghuraba et formée d’une trentaine de jeunes Français, majoritairement originaires de Nice, qu’il avait recrutés et formés.

Jonathan Geffroy, le "repenti " et revenant
Livré à la France en septembre 2017 via la Turquie, ce français de 36 ans originaire de Toulouse et père de quatre enfants était parti faire le djihad en Syrie en février 2015, avant de tenter de fuir le territoire avec sa famille début 2017 et de se faire arrêter par l'Armée syrienne libre (ASL).
Cet auto-proclamé repenti était proche des frères Clain et a révélé aux autorités judiciaires françaises plusieurs détails sur des plans de l'EI, dont celui d'envoyer des adolescents-soldats en France pour commettre des attentats-suicides, ainsi que sur la cellule djihadiste toulousaine.

Djebali, El-Baghdadi et Maurize, les déçus : revenants volontaires 
Ces trois-là nient avoir combattu pour le compte de l'EI. Ils ont été inculpés, ainsi que trois autres djihadistes du même groupe, tous rentrés en France en 2017 et jugés par les autorités compétentes.
Partis pour la Syrie en 2014, ces proches de la nébuleuse Merah expliquent être rentrés, car la réalité sur place ne correspondait pas à leurs aspirations...
Epoux de la sœur de Mohamed Merah, El-Baghdadi a été condamné à neuf ans de prison, tandis qu'Imad Djebali, en récidive, sera incarcéré durant quinze ans. Gaël Maurize, un converti albigeois, a écopé d'une peine de de huit ans.
Les trois autres membres de ce groupe originaire de Toulouse et d'Albi ont eux été condamnés à une période allant de cinq à neuf ans de prison.

mardi 10 décembre 2019

La Turquie se dit prête à envoyer des troupes aux côtés de la Libye

Erdogan entend faire mieux que l'OTAN 

Un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire" a été signé le 27 novembre entre la Libye et la Turquie

Alors que des opérations sont conduites en Libye par l'OTAN dans le cadre de l'opération 'Unified Protector', le président Recep Tayyip Erdogan et Fayez al-Sarraj ont signé un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire"le 27 novembre, lors d'une rencontre à Istanbul entre les deux hommes.
La résolution 1970 du 26 février 2011 de l'ONU, exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, met en place un embargo sur les armes à destination de la Libye et bloque entre autres les avoirs du régime en place, tandis que la résolution 1973 instaure une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de la Jamahiriya arabe libyenne (ex-République arabe libyenne) et permet de "prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour protéger les populations civiles".
Et Erdogan a affirmé ce mardi que la Turquie est prête à assumer ce rôle de protection des populations en envoyant des troupes en Libye pour soutenir le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) de al-Sarraj, aux termes d'un récent accord signé entre les deux parties. "Si la Libye formule une telle demande nous pourrons envoyer nos personnels (militaires), surtout que nous avons conclu un accord militaire", a déclaré Erdogan.

Selon Ankara, ce protocole "est une version plus large" d'un accord-cadre de coopération militaire existant" entre les deux parties et "renforce les liens entre" les deux armées. Fayez al-Sarraj, qui a accédé au pouvoir à la faveur des accords internationaux de paix de 2015, entre les représentants du Congrès général national et ceux de la Chambre des représentants, est notamment soutenu par la Turquie et le Qatar, mais aussi par les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L'Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, semble aussi en sa faveur.
Le gouvernement al-Sarraj est actuellement basé à Tunis, mais le gouvernement de Tripoli rejette la déclaration d'entrée en fonction de ce gouvernement d'union. Deux gouvernements rivaux s'opposent donc: celui de la Chambre des représentants issu des élections législatives, à Tobrouk, puis Benghazi, présidé par Aguila Salah Issa, et celui du Congrès général national, présidé, à Tripoli, par Nouri Bousahmein jusqu'en 2016, car dominé par les islamistes et battus aux élections. Depuis avril 2016, avec Aguila Salah Issa, il est visé par des sanctions de l'Union européenne.
Une compagnie de sécurité russe assure un soutien potentiel.
Le rival d'al-Sarraj, Khalifa Haftar, militaire formé à Moscou et homme fort de l'est libyen, dont les forces ont lancé en avril une offensive contre la capitale Tripoli, bénéficie de son côté du soutien de l'Egypte et des Emirats arabes unis et d'un appui, au moins politique, notamment des Etats-Unis et de la Russie. La France a été accusée de le privilégier, ce dont elle se défend. Le 4 avril 2019, le maréchal Haftar, entouré de ses fils, a en effet lancé un appel à marcher sur Tripoli.

Erdogan a affirmé ce mardi que les forces de Haftar bénéficient aussi "du soutien d'une compagnie de sécurité russe dénommée Wagner. "Cette compagnie a envoyé des personnels sur place", a-t-il ajouté. Erdogan semble ainsi accorder du crédit à des informations de presse, démenties par Moscou, sur la présence de mercenaires russes en Libye.
Début novembre, le journal américain New York Times avait d'ailleurs fait état du déploiement en Libye de près de 200 mercenaires du groupe Wagner, entreprise russe de sécurité privée.

La Grèce appelle à condamner l'accord

Outre l'accord militaire, la Turquie et le GNA avaient conclu le 27 novembre un accord de délimitation maritime qui permet à Ankara de faire valoir des droits sur de vastes zones en Méditerranée orientale convoitées par d'autres pays, notamment par la Grèce.
Erdogan avait indiqué lundi soir qu'à la faveur de cet accord, la Turquie et la Libye pourraient mener des activités d'exploration conjointes au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz.

De son côté, la Grèce appelle les Nations unies à condamner cet accord maritime entre la Turquie et la Libye.
Elle le qualifie de "perturbateur" pour la paix et la stabilité en Méditerranée orientale, a déclaré le porte-parole du gouvernement. Athènes "veut que l'accord soit porté à l'attention du Conseil de sécurité de l'ONU afin qu'il puisse être condamné", a ajouté Stelios Petsas devant la presse.
Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis a envoyé des lettres séparées, soulevant la question auprès du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et du Conseil de sécurité de l'ONU, a précisé Stelios Petsas.

Cet accord, qui délimite des frontières maritimes entre les deux pays, "ignore la présence des îles grecques dans cette zone maritime, y compris l'île de Crète, et viole leur droit à créer des zones maritimes comme n'importe quel territoire terrestre", écrit l'ambassadrice grecque aux Nations unies, Maria Theofili, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU.
"La Turquie et la Libye n'ont ni zones maritimes superposées, ni frontières communes et, par conséquent, il n'y a aucune base juridique pour conclure légalement un accord de délimitation maritime", peut-on encore lire dans ce courrier daté de lundi. Il a été conclu "de mauvaise foi", selon le porte-parole grec, et demeure "invalide car il n'a pas été approuvé par le Parlement libyen", contrôlé par une faction rivale du gouvernement de Tripoli.
Depuis sa signature, la Grèce condamne vivement cet accord, le qualifiant vendredi de "violation du droit maritime international et des droits souverains de la Grèce et d'autres pays". Elle a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur libyen à Athènes. 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan campe sur ses positions, annonçant lundi qu'il envisage "des activités d'exploration conjointes", avec la Libye, au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz. "Avec cet accord, nous avons augmenté au maximum le territoire sur lequel nous avons autorité. Nous pouvons mener des activités d'exploration conjointes", a déclaré Erdogan lors d'un entretien avec la télévision publique TRT. 

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis estime que l'accord "a déjà entraîné l'isolement diplomatique de la Turquie". Il a été "dénoncé par les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Egypte et Israël", avait-il dit devant le Parlement grec. Le chef du gouvernement grec doit rencontrer ce mardi après-midi l'ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, Geoffrey Pyatt, avant sa visite à la Maison Blanche, le 7 janvier.
La Turquie a fait du "chantage" à la Libye pour signer cet accord", assure son ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, en contact avec ses partenaires européens et avec l'Egypte. Sur la chaîne de télévision privée grecque ANT1, il a jugé que l'entente turco-libyenne est "clairement" liée aux revers subis par le gouvernement de Tripoli face au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

Le président du Parlement libyen, Aguila Saleh Issa, allié du maréchal Haftar, qui s'est déclaré "contre cet accord", selon Athènes, est attendu cette semaine à Athènes. Porte d'entrée de milliers de demandeurs d'asile, la Grèce, membre de l'OTAN comme la Turquie, maintient des relations délicates avec sa voisine d'où les migrants arrivent de plus en plus nombreux sur les îles grecques depuis cet été.

vendredi 29 novembre 2019

Erdogan estime Macron "en état de mort cérébrale"

Qui supporte encore Macron dans le monde?

Incidents diplomatiques : après l'OTAN, la Turquie

Résultat de recherche d'images pour "Macron Erdogan"Le président turc Recep Tayyip Erdogan a taclé son homologue français Emmanuel Macron ce vendredi 29 novembre, le jugeant en "état de mort cérébrale". 
Une observation qui rend la monnaie de sa pièce à l'arrogant et qui consacre une escalade des tensions et le caractère tranchant de Macron, à une semaine d'un sommet crucial de l'OTAN à Londres, à l’occasion des 70 ans de l’alliance atlantique.
Erdogan ne fait que reprendre les termes insultants du président français, lequel avait jugé l'OTAN en état de "mort cérébrale". Recep Tayyip Erdogan ne fait que lui retourner le compliment, déclarant : "Je m'adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l'OTAN. Fais d'abord examiner ta propre mort cérébrale". "Ces déclarations ne siéent qu'à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale", a commenté le président turc lors d'un discours à Istanbul.  

Ces propos sans langue de bois sont une riposte aux condamnations initiales émises jeudi par Macron de l'offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait demandé à être reçu à Paris jeudi 28 novembre pour rencontrer le président Macron

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le président français lors d’une conférence de presse à l’Elysée à la suite de leur rencontre, jeudi 28 novembre, à Paris.
Le représentant des 193 Etats-membres de l'ONU comptait bien mettre les choses au clair avant le mini-sommet de Londres des 3 et 4 décembre. Une première explication de texte suite aux propos indignes de Macron jugeant l'Organisation des Nations unies en "état de mort cérébrale" , qui ont provoqué de vives réactions de soutien de l’Alliance atlantique dans les capitales européennes. 
Macron assume pourtant sa grossièreté au point de se féliciter d’avoir " réveillé" l’Alliance, en proie à "une déconnexion criante et inacceptable ", a-t-il insisté.


"Ce ne sont pas des déclarations, ce sont des insultes", s'insurge paradoxalement l'Elysée

Macron attend "du président Erdogan qu'il clarifie les choses". L'ambassadeur turc à Paris a même  été convoqué au Quai d'Orsay. 
Lors de son entretien avec The Economist, "le président de la République a posé les termes d'un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie", a ajouté le président français, habitué à mettre en cause ses interlocuteurs et à se dédouaner. 

"Il y a cette
question de l'opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (...) mais il y en a d'autres encore sur lesquelles ce sont des réponses sur le fond qu'il nous faut", a accusé Macron dont on attend des propositions plutôt que des invectives.

Les relations Macron-Erdogan exacerbent les tensions avec l'OTAN
Or, Ankara est membre de l'Alliance atlantique, comme la France, et le sommet crucial de l'OTAN à Londres la semaine prochaine s'annonce houleux. Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique Boris Johnson doivent se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie. 

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de "terroriste", pour des raisons historiques locales. Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Macron s'est cru autorisé à faire de la surenchère en insultant l'OTAN.

Les dirigeants turcs accusent Paris d'ignorer les préoccupations sécuritaires de la Turquie liées à la Syrie frontalière. "Qu'as-tu à faire en Syrie, toi ? Moi, j'ai le droit d'y entrer pour lutter contre le terrorisme. Mais toi, qu'as-tu à y faire ?", a lancé Erdogan. "Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela", a ajouté Erdogan à l'encontre de Macron. "Lorsqu'il s'agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu'il s'agit de verser à l'OTAN l'argent que tu lui dois, c'est autre chose"
"Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu'est la lutte antiterroriste, c'est pour cela que les Gilets Jaunes ont envahi la France", a-t-il encore asséné.

Suite à l'agression verbale de Macron déclarations jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait accusé la France de soutenir le terrorisme. 
"Il est déjà le parrain d'une organisation terroriste qu'il reçoit constamment à l'Elysée. S'il dit que son allié est l'organisation terroriste (...) il n'y a vraiment rien à ajouter", avait-il martelé.

jeudi 7 novembre 2019

Macron s'en prend maintenant à l'OTAN

L'Union européenne ne s'en tire pas indemne..

Emmanuel Macron a déploré "la fragilité extraordinaire de l'Europe"

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 Pour la rentrée du gouvernement, Macron tançait les "Cassandre"  

L'OTAN, pas mieux ! "Ce qu'on est en train de vivre, c'est la mort cérébrale de l'Otan"
, a affirmé le docteur Maboul Macron à l'hebdomadaire The Economist publié jeudi 7 novembre. Il pointe ainsi le désengagement américain de ses alliés de l'Otan et le comportement de la Turquie, membre de l'alliance atlantique.

Il a en fait mis en question l'hégémonie américaine, appelant à "clarifier maintenant les finalités stratégiques de l'OTAN", alors qu'un sommet de l'OTAN aura lieu à Londres au début du mois de décembre. "Vous n'avez aucune coordination de la décision stratégique des Etats-Unis avec les partenaires de l'Otan et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l'Otan, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination", a-t-il souligné. "Ce qui s'est passé est un énorme problème pour l'Otan".

La remise en cause de l'article 5 du traité atlantique.
Dans ces conditions, Macron s'interroge en particulier sur l'avenir de l'article 5  qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l'Alliance si l'un d'entre eux est attaqué. "C'est quoi l'Article 5 demain ? Si le régime de Bachar al-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C'est une vraie question. Nous nous sommes engagés pour lutter contre Daech. Le paradoxe, c'est que la décision américaine et l'offensive turque dans les deux cas ont un même résultat : le sacrifice de nos partenaires sur le terrain qui se sont battus contre Daech, les Forces Démocratiques Syriennes", accuse Macron.

VOIR et ENTENDRE : en Syrie, l'OTAN soutient l'allié turc (par euronews, en français)


"La France n'a pas signé pour ça" 
Pour Macron, cette situation rend d'autant plus "essentiel d'une part, l'Europe de la défense - une Europe qui doit se doter d'une autonomie stratégique et capacitaire sur le plan militaire. Et d'autre part, rouvrir un dialogue stratégique, sans naïveté aucune et qui prendra du temps, avec la Russie".

"Le président Trump - j'ai beaucoup de respect pour cela - pose la question de l'Otan comme un projet commercial. Selon lui, c'est un projet où les Etats-Unis assurent une forme d'ombrelle géopolitique, mais en contrepartie, il faut qu'il y ait une exclusivité commerciale, c'est un motif pour acheter américain. La France n'a pas signé pour ça", a-t-il averti. The Economist tweete sur cette "évaluation sombre" de Macron :
Le président s'alarme de la "fragilité extraordinaire de l'Europe" qui "disparaîtra"prévoit-il dans cet entretien, si elle ne "se pense pas comme puissance dans ce monde". "Je ne crois pas dramatiser les choses, j'essaye d'être lucide", souligne le chef de l'Etat qui pointe trois grands risques pour l'Europe : qu'elle ait "oublié qu'elle était une communauté", le "désalignement" de la politique américaine du projet européen, et l'émergence de la puissance chinoise "qui marginalise clairement l'Europe."

Au sommet de l'OTAN en décembre prochain, l'arrivée de Macron sera beaucoup filmée : une montée des escaliers au festival de Cannes...