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mardi 10 décembre 2019

La Turquie se dit prête à envoyer des troupes aux côtés de la Libye

Erdogan entend faire mieux que l'OTAN 

Un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire" a été signé le 27 novembre entre la Libye et la Turquie

Alors que des opérations sont conduites en Libye par l'OTAN dans le cadre de l'opération 'Unified Protector', le président Recep Tayyip Erdogan et Fayez al-Sarraj ont signé un accord bilatéral "de coopération militaire et sécuritaire"le 27 novembre, lors d'une rencontre à Istanbul entre les deux hommes.
La résolution 1970 du 26 février 2011 de l'ONU, exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, met en place un embargo sur les armes à destination de la Libye et bloque entre autres les avoirs du régime en place, tandis que la résolution 1973 instaure une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire de la Jamahiriya arabe libyenne (ex-République arabe libyenne) et permet de "prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour protéger les populations civiles".
Et Erdogan a affirmé ce mardi que la Turquie est prête à assumer ce rôle de protection des populations en envoyant des troupes en Libye pour soutenir le Gouvernement libyen d'union nationale (GNA) de al-Sarraj, aux termes d'un récent accord signé entre les deux parties. "Si la Libye formule une telle demande nous pourrons envoyer nos personnels (militaires), surtout que nous avons conclu un accord militaire", a déclaré Erdogan.

Selon Ankara, ce protocole "est une version plus large" d'un accord-cadre de coopération militaire existant" entre les deux parties et "renforce les liens entre" les deux armées. Fayez al-Sarraj, qui a accédé au pouvoir à la faveur des accords internationaux de paix de 2015, entre les représentants du Congrès général national et ceux de la Chambre des représentants, est notamment soutenu par la Turquie et le Qatar, mais aussi par les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L'Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, semble aussi en sa faveur.
Le gouvernement al-Sarraj est actuellement basé à Tunis, mais le gouvernement de Tripoli rejette la déclaration d'entrée en fonction de ce gouvernement d'union. Deux gouvernements rivaux s'opposent donc: celui de la Chambre des représentants issu des élections législatives, à Tobrouk, puis Benghazi, présidé par Aguila Salah Issa, et celui du Congrès général national, présidé, à Tripoli, par Nouri Bousahmein jusqu'en 2016, car dominé par les islamistes et battus aux élections. Depuis avril 2016, avec Aguila Salah Issa, il est visé par des sanctions de l'Union européenne.
Une compagnie de sécurité russe assure un soutien potentiel.
Le rival d'al-Sarraj, Khalifa Haftar, militaire formé à Moscou et homme fort de l'est libyen, dont les forces ont lancé en avril une offensive contre la capitale Tripoli, bénéficie de son côté du soutien de l'Egypte et des Emirats arabes unis et d'un appui, au moins politique, notamment des Etats-Unis et de la Russie. La France a été accusée de le privilégier, ce dont elle se défend. Le 4 avril 2019, le maréchal Haftar, entouré de ses fils, a en effet lancé un appel à marcher sur Tripoli.

Erdogan a affirmé ce mardi que les forces de Haftar bénéficient aussi "du soutien d'une compagnie de sécurité russe dénommée Wagner. "Cette compagnie a envoyé des personnels sur place", a-t-il ajouté. Erdogan semble ainsi accorder du crédit à des informations de presse, démenties par Moscou, sur la présence de mercenaires russes en Libye.
Début novembre, le journal américain New York Times avait d'ailleurs fait état du déploiement en Libye de près de 200 mercenaires du groupe Wagner, entreprise russe de sécurité privée.

La Grèce appelle à condamner l'accord

Outre l'accord militaire, la Turquie et le GNA avaient conclu le 27 novembre un accord de délimitation maritime qui permet à Ankara de faire valoir des droits sur de vastes zones en Méditerranée orientale convoitées par d'autres pays, notamment par la Grèce.
Erdogan avait indiqué lundi soir qu'à la faveur de cet accord, la Turquie et la Libye pourraient mener des activités d'exploration conjointes au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz.

De son côté, la Grèce appelle les Nations unies à condamner cet accord maritime entre la Turquie et la Libye.
Elle le qualifie de "perturbateur" pour la paix et la stabilité en Méditerranée orientale, a déclaré le porte-parole du gouvernement. Athènes "veut que l'accord soit porté à l'attention du Conseil de sécurité de l'ONU afin qu'il puisse être condamné", a ajouté Stelios Petsas devant la presse.
Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis a envoyé des lettres séparées, soulevant la question auprès du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et du Conseil de sécurité de l'ONU, a précisé Stelios Petsas.

Cet accord, qui délimite des frontières maritimes entre les deux pays, "ignore la présence des îles grecques dans cette zone maritime, y compris l'île de Crète, et viole leur droit à créer des zones maritimes comme n'importe quel territoire terrestre", écrit l'ambassadrice grecque aux Nations unies, Maria Theofili, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU.
"La Turquie et la Libye n'ont ni zones maritimes superposées, ni frontières communes et, par conséquent, il n'y a aucune base juridique pour conclure légalement un accord de délimitation maritime", peut-on encore lire dans ce courrier daté de lundi. Il a été conclu "de mauvaise foi", selon le porte-parole grec, et demeure "invalide car il n'a pas été approuvé par le Parlement libyen", contrôlé par une faction rivale du gouvernement de Tripoli.
Depuis sa signature, la Grèce condamne vivement cet accord, le qualifiant vendredi de "violation du droit maritime international et des droits souverains de la Grèce et d'autres pays". Elle a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur libyen à Athènes. 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan campe sur ses positions, annonçant lundi qu'il envisage "des activités d'exploration conjointes", avec la Libye, au large de Chypre, dans une zone qui recèle d'importants gisements de gaz. "Avec cet accord, nous avons augmenté au maximum le territoire sur lequel nous avons autorité. Nous pouvons mener des activités d'exploration conjointes", a déclaré Erdogan lors d'un entretien avec la télévision publique TRT. 

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis estime que l'accord "a déjà entraîné l'isolement diplomatique de la Turquie". Il a été "dénoncé par les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Egypte et Israël", avait-il dit devant le Parlement grec. Le chef du gouvernement grec doit rencontrer ce mardi après-midi l'ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, Geoffrey Pyatt, avant sa visite à la Maison Blanche, le 7 janvier.
La Turquie a fait du "chantage" à la Libye pour signer cet accord", assure son ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, en contact avec ses partenaires européens et avec l'Egypte. Sur la chaîne de télévision privée grecque ANT1, il a jugé que l'entente turco-libyenne est "clairement" liée aux revers subis par le gouvernement de Tripoli face au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

Le président du Parlement libyen, Aguila Saleh Issa, allié du maréchal Haftar, qui s'est déclaré "contre cet accord", selon Athènes, est attendu cette semaine à Athènes. Porte d'entrée de milliers de demandeurs d'asile, la Grèce, membre de l'OTAN comme la Turquie, maintient des relations délicates avec sa voisine d'où les migrants arrivent de plus en plus nombreux sur les îles grecques depuis cet été.

lundi 9 décembre 2019

Erdogan retourne à Macron onze djihadistes français présumés

Effet boomerang des insultes de Macron ?

Fallait pas condamner l'attaque de l'allié turc sur des Kurdes et juger l'OTAN "en état de mort cérébrale"...


La majorité de ces djihadistes présumés sont des femmes, tempèrent les autorités françaises. Les féministes accepteront-elles que leur efficacité de combattantes soit ainsi méprisée par la France ? Quant aux terroristes islamistes en minorité, sont-ce des 'gonzesses'? En attendant de savoir, "Erdogan multiplie les chantages, ce n’est pas un allié", juge Nicolas Bay (RN) depuis cette expulsion lundi 9 décembre de ces djihadistes détenus sur le  territoire de la Turquie, membre de l'OTAN.
"L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés", a indiqué le ministère dans un communiqué.  

Six femmes pour cinq hommes, ça fait une différence ?
La décision d'expulser ces présumés terroristes islamistes avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des ressortissants étrangers soupçonnés d'appartenir au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et détenus en Turquie. Paris avait alors indiqué que ces Français promis à l'expulsion par la Turquie étaient "en majorité des femmes".


Certains de ces ennemis de la France sont en prison "depuis longtemps" et d'autres sont arrivées "plus récemment", avait précisé Paris, décidément spécialiste des nuances oiseuses. 
Elles brandissent des garanties : dans le cadre du "protocole Cazeneuve", ces Français qui ont combattu les forces occidentales seront tous interpellés et présentés à un juge à leur arrivée en France. Signé en 2014, cet accord de coopération policière entre Paris et Ankara permet que des djihadistes rentrant de Syrie via la Turquie puissent être retournés à l'envoyeur et incarcérés - ou placés en garde à vue - à leur arrivée sur le territoire national. Et après ? 

Nunes avoue 250 individus concernés par le "protocole Cazeneuve"

Longtemps soupçonnée de laisser les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, a rejoint la coalition anti-djihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l'EI.

Mais, ces dernières semaines, Erdogan est accusé de laxisme face aux  éléments dispersés de l'EI. Il a en effet lancé, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation djihadiste, manifestant ainsi, selon les Occidentaux, sa connivence avec les islamistes.

vendredi 29 novembre 2019

Erdogan estime Macron "en état de mort cérébrale"

Qui supporte encore Macron dans le monde?

Incidents diplomatiques : après l'OTAN, la Turquie

Résultat de recherche d'images pour "Macron Erdogan"Le président turc Recep Tayyip Erdogan a taclé son homologue français Emmanuel Macron ce vendredi 29 novembre, le jugeant en "état de mort cérébrale". 
Une observation qui rend la monnaie de sa pièce à l'arrogant et qui consacre une escalade des tensions et le caractère tranchant de Macron, à une semaine d'un sommet crucial de l'OTAN à Londres, à l’occasion des 70 ans de l’alliance atlantique.
Erdogan ne fait que reprendre les termes insultants du président français, lequel avait jugé l'OTAN en état de "mort cérébrale". Recep Tayyip Erdogan ne fait que lui retourner le compliment, déclarant : "Je m'adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l'OTAN. Fais d'abord examiner ta propre mort cérébrale". "Ces déclarations ne siéent qu'à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale", a commenté le président turc lors d'un discours à Istanbul.  

Ces propos sans langue de bois sont une riposte aux condamnations initiales émises jeudi par Macron de l'offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait demandé à être reçu à Paris jeudi 28 novembre pour rencontrer le président Macron

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le président français lors d’une conférence de presse à l’Elysée à la suite de leur rencontre, jeudi 28 novembre, à Paris.
Le représentant des 193 Etats-membres de l'ONU comptait bien mettre les choses au clair avant le mini-sommet de Londres des 3 et 4 décembre. Une première explication de texte suite aux propos indignes de Macron jugeant l'Organisation des Nations unies en "état de mort cérébrale" , qui ont provoqué de vives réactions de soutien de l’Alliance atlantique dans les capitales européennes. 
Macron assume pourtant sa grossièreté au point de se féliciter d’avoir " réveillé" l’Alliance, en proie à "une déconnexion criante et inacceptable ", a-t-il insisté.


"Ce ne sont pas des déclarations, ce sont des insultes", s'insurge paradoxalement l'Elysée

Macron attend "du président Erdogan qu'il clarifie les choses". L'ambassadeur turc à Paris a même  été convoqué au Quai d'Orsay. 
Lors de son entretien avec The Economist, "le président de la République a posé les termes d'un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie", a ajouté le président français, habitué à mettre en cause ses interlocuteurs et à se dédouaner. 

"Il y a cette
question de l'opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (...) mais il y en a d'autres encore sur lesquelles ce sont des réponses sur le fond qu'il nous faut", a accusé Macron dont on attend des propositions plutôt que des invectives.

Les relations Macron-Erdogan exacerbent les tensions avec l'OTAN
Or, Ankara est membre de l'Alliance atlantique, comme la France, et le sommet crucial de l'OTAN à Londres la semaine prochaine s'annonce houleux. Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique Boris Johnson doivent se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie. 

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de "terroriste", pour des raisons historiques locales. Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Macron s'est cru autorisé à faire de la surenchère en insultant l'OTAN.

Les dirigeants turcs accusent Paris d'ignorer les préoccupations sécuritaires de la Turquie liées à la Syrie frontalière. "Qu'as-tu à faire en Syrie, toi ? Moi, j'ai le droit d'y entrer pour lutter contre le terrorisme. Mais toi, qu'as-tu à y faire ?", a lancé Erdogan. "Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela", a ajouté Erdogan à l'encontre de Macron. "Lorsqu'il s'agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu'il s'agit de verser à l'OTAN l'argent que tu lui dois, c'est autre chose"
"Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu'est la lutte antiterroriste, c'est pour cela que les Gilets Jaunes ont envahi la France", a-t-il encore asséné.

Suite à l'agression verbale de Macron déclarations jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait accusé la France de soutenir le terrorisme. 
"Il est déjà le parrain d'une organisation terroriste qu'il reçoit constamment à l'Elysée. S'il dit que son allié est l'organisation terroriste (...) il n'y a vraiment rien à ajouter", avait-il martelé.

samedi 19 octobre 2019

Retrait des troupes américaines de Syrie - Macron humilié : Trump ne l'a pas calculé !

Jupiter l'a "découvert par un tweet" 

Le  petit coq n'a plus d'illusions à se faire sur son importance dans le concert international

Dominant-dominé, ou l'affaire d'un soir


Négligent les affaires intérieures et les mouvements sociaux contestant en rafale ses réformes, ses prises de positions, aussi bien que ses silences (Rouen ou voile islamique), il s'est beaucoup agité sur la scène internationale, en pure perte. C'est par un message publié par le président américain Donald Trump sur le réseau social que Macron a appris le retrait américain de Syrie. "Comme tout le monde", commente le président de papier. ll est profondément mortifié : les calins n'y font rien;  Trump ne le considère pas plus que les autres. 
Et il n'est pas mieux considéré dans l'Union européenne. Il l'a appris à ses dépens lors du rejet de la candidature de Sylvie Goulard au poste de Commissaire européenne. Pro-européen convaincu, Macron ne s'est pourtant pas fait que des amis non plus dans l'U.E. Ses comportements arrogants - ce que la presse macronienne appelle le "style Macron" - "ne passent pas" en Europe, pas mieux qu'en France. Ses sondages de popularité ne sortent d'ailleurs plus !

Macron a découvert "par un tweet" de Donald Trump le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie 
 .
Un soupçon cavalière, cette annonce du 8 octobre par Washington du lancement de l'offensive de la Turquie contre les forces kurdes présentes dans le nord-est de la Syrie a été faite à l'issue d'un sommet européen à Bruxellesa révélé Macron devant la presse,  vendredi 18 dernier
Le président français a confié cet affront en précisant qu'il avait été traité "comme tout le monde".

Au sujet de l'offensive menée par Ankara, le président d'opérette a lancé : "C'est une folie de faire ce que les Turcs font depuis plusieurs jours".
 
Macron n'a pas non plus hésité à accuser la Turquie de "complicité", en cas de résurgence du groupe Etat islamique dans la région. Or, la Turquie est membre de l'OTAN et candidate à l'adhésion à l'Union européenne.

Il a enfin tenté de reprendre le dessus en annonçant vendredi une "initiative commune" avec la chancelière allemande Angela Merkel et et le premier ministre britannique Boris Johnson pour rencontrer "prochainement" le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mais la rencontre se déroulera ..."sans doute à Londres", en marge du sommet de l'OTAN, organisé les 3 et 4 décembre près de la capitale britannique, a précisé l'Elysée.

Lors d'une visite à Ankara, le vice-président américain Mike Pence a conclu jeudi un accord dans lequel  la Turquie a accepté de suspendre pour cinq jours son offensive lancée le 9 octobre. 
Elle accepte même d'y mettre fin si les forces kurdes des YPGUnités de protection du peuple formant la branche armée du Parti de l'union démocratique syrien, considérées comme "terroristes" par Ankara, se retirent pendant cette période des zones frontalières de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.
Selon France 24, entre 2013 et début 2018, 1.500 à 2.000 combattants étrangers ont rejoint les rangs des YPG. Parmi ces derniers figurent plusieurs profils : des aventuriers sans expérience militaire ni motivations politiques ; des mercenaires, anciens militaires, pour certains proches de l'extrême-droite, motivés par le combat contre l'Etat islamique et des militants d'extrême-gauche, de plus en plus nombreux, séduits par le projet révolutionnaire instauré par le PYD au nord et au nord-est de la Syrie. Ces miliciens soutiendraient une politique laïque, fondée sur des principes démocratique et socialiste démocratique, égalité des sexes, écologisme qui se reflète a travers sa constitution, à l'origine sous l'influence du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mais désormais sous l'emprise d'anarchistes qui rejettent tout nationalisme et prônent une société libertaire : égalitaire, paritaire, respectueuse des droits des minorités. Ce Contrat social est propagé à travers tout le territoire autonome, principalement par les femmes.

vendredi 30 mars 2018

Macron joue la carte des Kurdes, alliés naturels dans la lutte antiterroriste

BHL, maître à penser de Macron ?

Les Kurdes sont le "vrai allié" dans la "lutte antiterroriste", selon BHL

Le philosophe Bernard Henri-Lévy s'est encore mis en avant, suite à la réception de représentants des forces kurdes jeudi soir par Emmanuel Macron, 

"La Turquie fait partie de l'internationale islamiste, dont les éléments les plus extrêmes tuent en Europe et en France", a reconnu Bernard Henri-Lévy sur Europe 1 et les ennemis des Kurdes sont nos ennemis : "le vrai allié dans la lutte antiterroriste, c'est les Kurdes." "Au moment où les Kurdes défendaient Kobané, la Turquie laissait passer des armes pour Daech", a-t-il accusé.

Une rapide intervention française en Syrie aux côtés des Kurdes n'est pas pour demain, déplore toutefois lmatamore en col blanc exprimant ses doutes vendredi d'une rapide intervention française à leur côté en Syrie.  "Je ne crois pas que ça va arriver. Pas là, pas maintenant. Nous prenons nos désirs pour des réalités", a indiqué le philosophe millionnaire, qui a réalisé ces dernières années deux films-plaidoyers pour les combattants kurdes.
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Au passage, BHL met en cause la pusillanimité de Obama
"Le fait que le président Macron reçoive les représentants du Rojava [Kurdistan irakien] est important. Mais on est dans la situation où était (François) Hollande au moment de la ligne rouge d'Obama: une France en pointe, qui défend l'honneur, qui défend ses valeurs, mais qui est seule face à une Amérique en retrait".
"L'Amérique est en train de se retirer, l'Occident est en train de s'affaisser, et il y a cinq puissances illibérales, autoritaires, totalitaires, qui s'engouffrent dans la brèche", a souligné le philosophe qui publie un nouvel ouvrage sur le sujet. Alors que l’Empire américain se retracte et que l’Occident recule, les cinq Rois – perse (Iran), turc, chinois, russe, arabe (Koweït, Irak, Bahreïn, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis) reprennent espoir dans la reconquête de leurs empires déchus.

Macron a-t-il mis Le Drian à la retraite ?

Résultat de recherche d'images pour "kurdistan"

Jupiter avait justement reçu jeudi une délégation des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants arabes et kurdes syriens - quatre femmes et deux hommes (kurdes, arabes et chrétiens) - pour les assurer du "soutien de la France". Après avoir donné l’impression d’abandonner les alliés de la coalition internationale anti-Daech, il semble avoir changé de pied et avoir décidé de s’opposer frontalement à l’extension de l’opération Rameau d’olivier lancée par la Turquie.

La décision la plus spectaculaire devrait consister en l’envoi de soldats français en coordination avec les troupes américaines à Manbij, 100 kilomètres à l’est d’Afrin, afin de bloquer l’avancée des troupes turques vers la ville. Après la prise d’Afrin, Recep Erdogan a en effet réaffirmé l'intention de la Turquie de nettoyer toutes les supposées enclaves "terroristes kurdes" installées au nord de la Syrie, le cas échéant jusqu’à la frontière irakienne. L'objectif stratégique est de définir un territoire tampon placé sous contrôle international : la présidence dit vouloir renforcer "la stabilisation de la zone du nord-est de la Syrie"Mais l’Elysée n'a encore diffusé aucun communiqué faisant mention de l'envoi de soldats. 

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Le Palais ne fait que ménager les parties en présence.
S'il rend hommage à l’action et aux sacrifices des FDS et qualifie à nouveau le PKK de "terroriste", tout en prenant acte des engagements des FDS à s’en dissocier, dans le même temps, il reconnaît à nouveau le besoin de sécurité de la Turquie.

Le représentant du Rojava à Paris s’est fait beaucoup plus catégorique.
"Oui, la France va nous aider militairement à Manbij et nous aidera diplomatiquement, afin que les troupes turques se retirent d’Afrin," a lancé  Khalid Issa. La ville est actuellement livrée aux pillages des djihadistes venus dans les bagages de la soldatesque turque, alors que la population a dû fuir pour se réfugier dans la région toute proche de Shabah.
La Turquie a-t-elle trahi ses alliés occidentaux dans la lutte contre le terrorisme, s'interrogeait-on en 2014, alors que Le Drian était ministre de Hollande à la Défense. Victime d'une tentative d'assassinat en 2016, le journaliste (aujourd'hui exilé) Can Dündar avait révélé en 2014, sur le site de son journal, Cumhuriyet, un scoop explosif, relayé par "Envoyé spécial", "Turquie : l'enquête interdite", le 29 mars 2018 : une livraison d'armes de la Turquie en Syrie, en 2015. L'État turc apporte un soutien actif à des groupes rebelles syriens, dont des groupes djihadistes.
Or, en Europe, la France et l'Allemagne arrivent juste derrière la Chine, avec 5 à 6% des transferts mondiaux d'armement : la France réalise près de 40% de ses exportations militaires au Moyen-Orient. Jeudi 19 janvier 2017, lors de ses vœux aux armées, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'était félicité que l'industrie française de défense ait enregistré près de 20 milliards de prises de commande en 2016. C'est l'Asie qui importe le plus, l'Inde en tête, mais suivie des pays du Golfe. 
Le 30 décembre 2013, entouré d’émirs, François Hollande saisit le sabre qu’on lui tend à l’occasion d’une cérémonie folklorique et, sourire aux lèvres, ironise: "J’en aurai besoin." Cette année-là, au moins 79 condamnés à morts avaient été exécutés en Arabie saoudite. Par décapitation pour la plupart, selon le procédé cher aux adeptes du wahhabisme, cette obscure et mortifère version de l’islam.

L'Arabie Saoudite, en guerre au Yémen, mais qui soutient aussi Daech et le djihad
(par le biais d'associations et d'acteurs privés, personnalités politiques ou hommes d'affaires, parfois liés à la famille royale), a plus que triplé ses achats d'armements ces 5 dernières années, suivie du Qatar, tandis que le Maghreb se livre toujours à une course aux armements. Ainsi, les commandes de l'Algérie représentent à elles seules 46% des achats d'armes à la France, suivies du Maroc, avec 15% de la totalité.

Les pays de la coalition sunnite en guerre de soutien au président yéménite
Abd Rabbo Mansour Hadi, menacé par la rébellion houtie (chiite), sont eux-mêmes des plaques tournantes de la vente d’armes, comme acheteurs et vendeurs. Or, la France de Le Drian est un gros vendeur d'armes aux pays de la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite.
Parmi les sept plus grosses ventes d'armes signées par la France,
 citons trois milliards de dollars d’armes pour le Liban, via l’Arabie Saoudite, ou la vente de 24 Rafale au Qatar pour 6,3 milliards d’euros. Les premières livraisons de l’avion de chasse multifonctions de Dassault devraient avoir lieu dès 2018.

Selon une ONG, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, notamment, ont fourni illégalement des armes aux forces syriennes
, armes ensuite capturées par les djihadistes. Riyad qui, avec Doha, soutient que la Turquie d'Erdogan (un proche des Frères musulmans) serait " islamo-démocrate",est le principal fournisseur d'armes des groupes djihadistes opérant sur le théâtre syrien. Le Drian, Hollande et Macron financent donc le terrorisme islamiste.
Tout en étant elle-même productrice d'armes qu'elle exporte aux pays des Balkans, aux Etats-Unis, en Azerbaïdjan, en Mongolie, en Russie et au Kazakhstan (pistolets, fusils de chasse, fusils à pompes et fusils automatiques),
la Turquie achète de l'armement à la Russie, mais tandis que l'Allemagne suspend ses livraisons d'armes à la Turquie, la France s'apprêtait en juillet à répondre à un appel d'offres (RFP) du ministère de la Défense turc portant sur une étude d'architecture du futur système de défense aérienne de l'armée turque.
Macron soutient les ventes d'armes à l'Arabie saoudite et à la Turquiesecond client de la défense française derrière l’Inde, entre 2007 et 2016. Le montant des prises de commandes représentait 764 millions d’euros en 2016 et, la même année, Riyad a versé 1.085,8 millions d’euros pour payer les matériels livrés. Les industriels, soutenus donc par Emmanuel Macron, n’ont pas envie de se priver de ce marché,d'autant moins que notre balance commerciale est déficitaire.

"Une petite centaine" de djihadistes français est retenue par les Kurdes, a rappelé Le Drianle 7 février dernier.

En octobre 2017, la ministre française des Armées, Florence Parly avait fait une déclaration fracassante visant les "revenants", : "Ce que nous voulons, c'est aller au bout de ce combat et bien sûr si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux."

Mais, conformément à la doctrine française et concernant ceux qui ont été arrêtés en Irak, où la peine de mort est appliquée, la France a fait savoir son opposition à tout verdict aboutissant à la peine capitale. Quant aux djihadistes français aux mains des Kurdes, "ils vont être jugés par les autorités judiciaires locales; ils ne seront pas rapatriés en France", a rappelé le ministre, qui a précisé que seuls leurs enfants pourraient être rapatriés par le biais de la Croix-Rouge. Or, ils relèvent des Forces démocratiques syriennes (FDS)...

"Des avions pour Alep" 
En 2012, BHL appelait au soutien aux rebelles syriens (ASL) financés et armés par l'Arabie saoudite : "Les raisons qui ont poussé, hier, à une intervention pour soutenir les insurgés libyens doivent nous amener à soutenir la rébellion syrienne." (BHL, Le Monde, 14.08.2012)

lundi 22 janvier 2018

L'accablant témoignage d'un djihadiste de France sur une chaîne publique

France 2 a pu interroger un djihadiste français,  à visage découvert

Capturé en Syrie par les forces kurdes, il espère rentrer en France.

Une quarantaine de djihadistes français adultes, au bas mot, autant de femmes que d'hommes, accompagnée d'une vingtaine d'enfants, a été arrêtée en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie, rapporte une "source proche du dossier" en France.

Parmi eux, Yassine - le prénom a été modifié, mais son visage est montré à découvert ! - qui a témoigné  dans le cadre d'une reportage diffusé samedi soir 20 janvier. "Je veux retourner chez moi", clame le djihadiste de 30 ans originaire de Lunel (Hérault), après avoir abandonné son domicile français pour aller combattre l'Occident chrétien ou laïc mais non musulman, en même temps que le pouvoir légitime d'un pays étranger en paix avec la France. 

Capturé par les forces kurdes en Syrie, il est soupçonné d'avoir combattu dans les rangs de Daesh. Lui assure ne pas être venu pour combattre : "Je suis venu sans idéal; je suis venu, je ne connaissais aucune sourate. Je suis venu chercher mon petit frère". A la vérité, les deux hommes se sont pourtant pris en photo ensemble en Syrie, armés et souriants, l'arme au poing, comme le montre le reportage.

La France a-t-elle passé un accord  avec une entité ?

Les Kurdes veulent le juger chez eux, sauf si la France le réclame. 
Résultat de recherche d'images pour "macron et president turc"
Mais Yassine est confiant. "Je veux retourner chez moi. Ils m'ont dit que je finissais les interrogatoires et que je rentrais chez moi.

Un Français engagé volontaire au sein des forces kurdes se tient posté derrière lui et finit par l'interrompre. "Tu penses que ça va être aussi facile que ça de rentrer chez toi après avoir été avec l'État islamique? Avoir vu des gens se faire décapiter et ne pas avoir réagi ?", lance le membre des forces kurdes. "Tu crois vraiment que les gens vont te laisser partir comme ça sans avoir rien fait ?" 

"Tu crois que, nous, on va oublier ?", poursuit le soldat français. "Qu'on va oublier tous les gens qui sont morts dans cette guerre? Tous nos camarades qui sont tombés à cause des gens comme toi." "Je n'ai pas pris les armes", réplique le vaincu.

Le retour des djihadistes depuis les zones de combat irako-syriennes est un sujet sensible pour Paris.

Le sujet des "revenants" se pose à la France, alors que la Turquie bombarde en Syrie un bastion kurde allié des Etats-Unis. 
Image associéeDepuis samedi 20 janvier, Ankara mène une offensive aérienne et terrestre dans la région d’Afrine, une enclave kurde située au nord de la Syrie, contre une milice kurde qu'elle considère comme "une organisation terroriste", avec pour possible conséquence un sérieux coup d’arrêt à la perte d'influence de Daech.
Selon une ONG et un porte-parole des forces kurdes, au moins 21 Kurdes, dont 18 civils, ont été tués en 48h dans des tirs de missiles de l'aviation turque.

Cette zone est aux mains des YPG, l'extension syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion contre les autorités turques depuis 1984. Or, cette milice se situe dans le même temps en première ligne depuis 2014 dans le combat de la coalition internationale contre les groupes djihadistes en Syrie.

Cette agression turque suit l'annonce, dimanche 14 janvier, par la coalition internationale antidjihadiste menée par Washington de la création imminente d'une force frontalière dans le nord de la Syrie composée de 30.000 hommes, dont près de la moitié issus des rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes à la pointe de la lutte contre le groupe Etat islamique. 
En représailles, Recep Tayyip Erdogan a promis mercredi d'en finir avec les "nids de terroristes" dans le nord de la Syrie. L’offensive aérienne démarre jeudi, des échanges de tirs se multiplient à la frontière vendredi, et samedi, des rebelles syriens formés par l'armée turque entrent dans l’enclave d’Afrine, comme elle l'avait déjà fait lors d'une incursion lancée en 2016. L’objectif est d’ailleurs le même : empêcher la mise en place d’un "corridor" kurde en installant "une zone de sécurité" d'une profondeur de 30 km à partir de la frontière. "Si Dieu le veut, nous terminerons cette opération en très peu de temps", a assuré le président turc dimanche, tout en interdisant deux manifestations d’opposants.
La zone kurde d'Afrine représente un enjeu stratégique majeur. Estimés à 15% de la population syrienne, longtemps opprimés sous le régime de Damas, les Kurdes ont profité de la guerre pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu'ils contrôlent, dans le nord et nord-est syrien.
En 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, Afrine est devenue la première région kurde à échapper au contrôle du régime de Bachar al-Assad, et tombe aux mains des YPG. Elle devient un véritable laboratoire de l’administration kurde autonome. Les habitants commencent à parler la langue kurde, longtemps interdite par le gouvernement syrien, et mettent en place des écoles, des centres culturels et des forces de sécurité.

Dès 2014, la branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD) sort de sa neutralité et s’impose comme l'une des principales forces combattant Daech avec l'appui aérien de la coalition internationale. Elle est au coeur de la reprise de Kobané en janvier 2015, appuyé par le coalition internationale, puis de Raqqa en octobre 2017, au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS).Le soutien croissant de Washington aux YPG, notamment en armes, a provoqué "une profonde préoccupation" en Turquie, ajoute Abdullah Agar, un analyste militaire turc."La ministre française des Armées, Florence Parly, a appelé la Turquie à cesser ses opérations contre les YPG, qui sont alliés des Occidentaux dans lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI)."C'est dans l'intérêt de la France d'appeler Ankara à combattre plutôt les djihadistes que les YPG, analyse l’expert du djihadisme Romain Caillet sur Twitter. Mais il faut comprendre que, pour la Turquie, la principale menace terroriste n'est pas l'EI mais le PKK, dont les YPG sont une émanation".
Le gouvernement français a-t-il passé un accord avec un entité ?

Résultat de recherche d'imagesLe Kurdistan irakien n'est pas un état souverain. C'est une entité politique autonome du nord de l'Irak, reconnue par la constitution irakienne, adoptée le 15 octobre 2005 par un référendum populaire. Les Kurdes représente environ 17 % de la population totale en Irak.
Une guerre civile kurde opposa les deux grands partis kurdes, le PDK et l'UPK, et leurs forces respectives de peshmergas, entre 1994 et 1997. Elle se termina par un compromis, le PDK gouvernant le nord-ouest de la région autour d'Erbil, tandis que l'UPK administre le sud-est autour d'As-Sulaymaniya.
Le 7 juin 2017, les principaux partis kurdes se mettent d'accord pour fixer au 25 septembre 2017 la date du référendum visant à l'indépendance du Kurdistan. Le oui l'emporte largement, à 92,7%. Mais des tensions continuent de caractériser les rapports entre les principaux partis kurdes : en octobre 2017, la démission de Massoud Barzani est accompagnée de violences contre les partis d'opposition comme l'UPK et le Goran.
Le gouvernement régional kurde dispose d'une force armée connue sous le nom de Peshmerga.
Désormais massivement déployés dans les territoires que se disputent le gouvernement autonome kurde, basé à Erbil, et le pouvoir central de Bagdad, ils occupent la ville stratégique de Kirkouk, menacée par l'avance de l'EI, le 12 juin 2014. Une victoire qui place le Kurdistan irakien en position de force vis-à-vis du gouvernement national. "Maliki [le Premier ministre irakien] sait qu’il aura du mal à se passer de l'aide kurde. Sans les peshmergas, qui sont des soldats aguerris, l'armée irakienne peinera à reconquérir seule les villes aux mains des djihadistes", explique Karim Pakzad, spécialiste de l'Irak à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Jusqu'ici, Paris a estimé que les individus faits prisonniers en Irak devaient être jugés dans ce pays, où ils encourent la peine de mort. Une djihadiste allemande a d'ailleurs été condamnée à mort dimanche 21 janvier. 

Résultat de recherche d'images pour "retour djihadistes"Il reste plus flou et au conditionnel sur la Syrie, où les Kurdes - à majorité sunnite - contrôlent une partie du nord et du nord-est qu'ils ont repris à Daech avec l'aide des Occidentaux, mais n'ont pas d'État reconnu. Mais les Kurdes se disent prêts "à s'arranger". "Avec la France, un pays allié, on peut trouver une entente qui arrange au mieux, sachant que la priorité est que ces terroristes doivent rendre compte de leurs crimes", a indiqué Khaled Issa, représentant en France du Kurdistan syrien. "Une fois l'instruction terminée, nous verrons le sort réservé à ces terroristes en fonction de l'entente avec l'État allié" concerné, ajoute-t-il.