POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Internet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Internet. Afficher tous les articles

lundi 21 janvier 2019

La CNIL inflige une amende record de 50 millions d'euros à Google

Dans le même temps, le schizophrène Macron fait des mamours à 150 patrons étrangers à Versailles 

Le gendarme français des données personnelles reproche au géant américain son manque de transparence sur l'exploitation des données personnelles de ses utilisateurs.

Résultat de recherche d'images pour "CNIL"
Ce gendarme arrive après la bataille
Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL devient ainsi la première instance de régulation européenne à sanctionner une grande plateforme internet mondiale en utilisant les dispositions du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) entré en vigueur le 25 mai.
Le nouveau texte permet d'infliger des sanctions allant jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial pour manquement aux obligations de protection des données personnelles des citoyens européens.

Pour son enquête, la CNIL a accompli le parcours que doit faire un nouvel utilisateur de smartphone Android (le système d'exploitation pour smartphone de Google), pour établir un compte Google et se servir de son appareil.
"Nous ne nions pas que Google informe" l'utilisateur qui ouvre un compte de l'exploitation qui sera faite de ses données, a expliqué Mathias Moulin, le directeur de la protection des droits et des sanctions à la CNIL. "Mais l'information n'est pas aisément accessible, elle est disséminée dans différents documents" que l'internaute ne prendra jamais le temps de consulter, a-t-il reproché.
"Il faut parfois jusqu'à cinq clics pour accéder à une information", a-t-il ajouté, estimant qu'au final, Google ne proposait pas une information "claire et compréhensible".

"Les manquements constatés privent les utilisateurs de garanties fondamentales concernant des traitements pouvant révéler des pans entiers de leur vie privée, car reposant sur un volume considérable de données, une grande variété de services et des possibilités de combinaison de données quasi-illimitées", a résumé la CNIL dans son communiqué de presse.

La sanction fait suite à deux plaintes séparées déposées à la CNIL contre Google par deux associations de défense des internautes, la Quadrature du Net, militant pour le logiciel libre et contre le fichage (France), et None Of Your Business (NOYB), fondée par le militant autrichien de la protection des données, Max Schrems, et qui a déjà porté plainte contre Facebook, WhatsApp et Instagram, aussi bien que Google LLC.
Si Google veut faire appel de cette sanction, il devra saisir le Conseil d'Etat.

Fin 2018, des amendes significatives s'abattirent sur d'autres têtes de turc: l'Américain Uber et le Français Bouygues Télécom pour des failles de sécurité. C'était sous la présidence d'Isabelle Falque-Pierrotin, née Boulin.

Opération séduction de Macron auprès de grands patrons américains

Satya Nadella, le directeur général de Microsoft, en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris.
Satya Nadella, le directeur général de Microsoft,
en compagnie d'Emmanuel Macron en mai dernier à Paris
La deuxième édition du sommet "Choose France" sur l'attractivité de l'Hexagone se déroulera lundi au château de Versailles. Voici la liste des invités les plus prestigieux d'Emmanuel Macron.
En janvier 2018, Emmanuel Macron avait inauguré un nouvel axe de sa stratégie économique en recevant au château de Versailles près de 140 patrons de grandes entreprises étrangères. Ce sommet, nommé "Choose France", avait atteint son objectif : l'annonce de trois milliards d'euros d'investissements pour les cinq ans à venir. Après le succès de cette première édition, le château de Versailles accueille une nouvelle fois, ce lundi 21 janvier 2019, 150 patrons étrangers. La plupart font étape à Paris avant de rejoindre, à partir de mardi, le forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Six  prestigieux chouchous sont invités.
Comme l'an dernier, Emmanuel Macron, VRP de l'entreprise France le temps d'une journée, rencontrera en tête à tête les dirigeants de six groupes mondiaux, les plus importants parmi ceux qui ont été invités.
Dans la journée, le président de la République recevra donc à l'Elysée Satya Nadella, directeur général de Microsoft. À partir de 17 heures, il s'entretiendra à Versailles avec Aliko Dangote, à la tête du conglomérat nigérian Dangote et première fortune africaine ; Lakshmi Mittal, fondateur du groupe Mittal ; Larry Culp, PDG de General Electric ; Evan Spiegel, cofondateur de l'application Snapchat ; et David Taylor, directeur général de la multinationale Procter & Gamble.
Google n'est pas représenté...

mardi 5 mai 2015

La censure constitutionnelle attend la loi renseignement, selon Fillon

Une loi liberticide peut-elle être votée, puis déclarée constitutionnelle et républicaine ?

Fillon croit en un sursaut républicain

Le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser passer le projet de loi sur le Renseignement dans son état actuel, assure l'ancien Premier ministre UMP François Fillon mardi.
L'élu de Paris a dit avoir "une réserve" sur "ce qu'on appelle les moyens exceptionnels de renseignement, l'algorithme qui permet de détecter les comportements anormaux?" a-t-il nuancé sur RTL. 

Sera-t-il "utilisé uniquement contre le terrorisme, la prolifération nucléarisé et les atteintes vitales à la sûreté de l'Etat", s'est inquiété de savoir Fillon, à propos de ce texte soumis mardi en première lecture au vote des députés.

"Moi je pense que la rédaction du texte aujourd'hui est trop large", a poursuivi l'ancien chef de gouvernement. 

"Ma conviction, c'est que le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser la rédaction telle qu'elle est". 

Fillon sera-t-il suivi par les Sages ?
Fillon se décharge de toute responsabilité sur les Sages. "Je suis confiant sur sa décision", "en conséquence, je voterai ce texte, parce que je ne veux pas priver mon pays des moyens de la lutte contre le terrorisme". L'ambiguïté de ce positionnement demanderait des développements...

François Fillon a insisté sur sa détermination à saisir les juges du Palais-Royal avant même que le président François Hollande n'annonce qu'il lui transmettra le projet législatif. Il attend de voir quelle sera la question du chef de l'Etat.

Un homme de gouvernement peut-il constamment s'en remettre aux autres -les Sages et Hollande-  pour toutes les décisions les plus graves et singulièrement les libertés individuelles ? Fillon fait du Hollande avant l'heure, mais alors pourquoi en changer?

Faut-il que l'opposition compte plutôt sur la gauche radicale?
L'extrême gauche exprime une opposition catégorique à ce projet de loi. S'il est vrai que les démocraties occidentales doivent se protéger du terrorisme, qu'il soit d'inspiration islamiste ou révolutionnaire, il convient d'adapter les lois existantes et de les appliquer. Mais les risques de dérive totalitaire consentis par Hollande sont réels. La presse -qui se tient en retrait mais craint en fait pour la pérennité de la protection du secret de ses sources- agit en sous-main contre le projet défendu par un Urvoas sournois et prêt à tout au service du pouvoir socialiste. 
Le changement avec Hollande, c'est que le Parti socialiste est désormais favorable à 
- une suspicion généralisée,
- un fichage large et durable (droit à l'oubli ?),
- la vie privée des internautes contrôlée par une boîte noire,
- un premier ministre seul maître à bord, etc
Cliquer sur l'infographie pour l'agrandir
Mais où est la droite républicaine? 
En misant sur les nécessaires avancées pour la sauvegarde de la démocratie contre les attaques terroristes, ne joue-t-elle pas avec le feu qui menace les libertés, notamment sans contrôle du juge "indépendant", par simple décision administrative, c'est-à-dire du gouvernement, quel qu'il soit, Valls aujourd'hui, mais Marine Le Pen à l'avenir, alors que se profile précisément la menace FN en 2017 ?
L'extrême gauche ne sous-évalue pas le danger. 
La Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, Reporters sans Frontière, le Syndicat de la Magistrature (SM), Le Syndicat des Avocats de France, le Centre d’Études sur la Citoyenneté, l’Information et les Libertés (CECIL), La Quadrature du Net, etc. sont sans ambiguïté hostiles au projet de Valls de placer notre société sous surveillance policière.

VOIR et ENTENDRE
la mise en garde de 
Tristan Nitot, membre du Conseil national du numérique (CNN,  2013-2016) contre la surveillance de masse que Hollande veut mettre en place:


mardi 14 avril 2015

La loi sur le renseignement menace la presse mais surtout nos libertés

La presse, qui craint pour le secret de ses sources, est menacée, mais agite l'opinion pour son propre bénéfice

Loi protectrice ou liberticide ? 


Ce qui alarme les Américains, à en croire le New York Times (lien PaSiDupes), ne crée pas encore les remous en France à la mesure des enjeux pour les libertés individuelles. Le pouvoir socialiste présente son projet de loi comme nécessaire et indispensable pour renforcer les pouvoirs des services de renseignement contre le terrorisme.
Le pouvoir se réserve le droit d'intercepter les téléphones portables et le contrôle d'Internet de tous, dénoncé par les démocrates. Le projet prévoit la mise en place d'outils d'analyse automatique sur les réseaux des opérateurs pour détecter -au passage- "une menace terroriste" éventuelle, via "une succession suspecte de données de connexion". Kafka n’aurait pas imaginé mieux.

Depuis sa présentation, le 19 mars dernier et alors que le texte est depuis ce lundi en débat à l'Assemblée Nationale, associations et politiques contestent le projet qui profite de l'attentat au musée du Bardo à Tunis pour amplifier les dispositifs d'une loi qui ne date pourtant que de septembre 2014. En fait, les moyens existent et ont même été étendus par la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, mais aussi depuis la loi de lutte contre le terrorisme en 2006, qui permet déjà aux services de procéder à des écoutes des communications dites "administratives", c’est-à-dire uniquement du ressort du Premier ministre.
Comme s'il ne suffisait pas de veiller simplement à optimiser a les dispositifs existants - notamment en renforçant la coordination qui a fait défaut entre entre les services - la nouvelle loi autorise les services de renseignement à faire des écoutes bien plus intrusives que précédemment. Si ce projet est adopté en l'état par le Parlement, les services pourront poser des micros dans un appartement ou un véhicule, installer des balises GPS ou écouter des communications téléphoniques, sans l'accord d'un juge. Ils pourront également utiliser des IMSI-catchers, un dispositif qui permet d’écouter toutes les communications (téléphoniques comme électroniques) dans un rayon de 500 mètres à un kilomètre.

D'où le bien-fondé des craintes de surveillance de masse. 
Et comme le terrorisme islamiste utilise l'internet à sa propagande et au recrutement, le renseignement sera désormais autorisé à récupérer les "métadonnées" des échanges électroniques, soit les informations qui entourent une conversation : qui envoie un message, à qui, quand, par quel support. Ces métadonnées sont différentes du contenu explicite des messages, qui ne sera pas collecté. Une surveillance du clavier d’un suspect, ou keylogger, pourra également être demandée, ce qui permettra aux services de tout savoir de ce que l’on tape sur son clavier. Enfin, l’internet français pourra être espionné à la source, chez les fournisseurs d'accès et hébergeurs, à l’aide de "boîtes noires" qui auront pour objectif de détecter des “comportements suspects” en analysant les comportements des citoyens français sur la toile. Qui sait qui définit un "comportement suspect" ! Concrètement, les services pourront ainsi surveiller physiquement et électroniquement des individus particuliers : d’une voiture au téléphone en passant par les communications électroniques.

Devant les grilles du Palais Bourbon, des dizaines de citoyens vigilants ont d'ailleurs manifesté lundi contre le projet, à l'appel de plusieurs associations (Amnesty International, ATTAC ou encore... Droit au Logement).

Les opposants sont encore plus nombreux 
Cette surveillance de masse mobilise ainsi le juge antiterroriste Marc Trevidic ou l’association de défense des libertés individuelles sur internet la Quadrature du net en passant par la Ligue des droits de l’homme, la CNIL ou Reporters sans frontières. Ils craignent que ce projet de loi soit une atteinte irrémédiable à la vie privée des individus surveillés, et globalement une perte de sécurité dans les communications. Les "boîtes noires" ou les IMSI-catchers sont particulièrement combattus, car ils sont très intrusifs.
Les syndicats de presse sont vent debout
Le projet de loi sur le renseignement signe-t-il la fin de la protection des journalistes et du secret des sources ? E
n effet, les journalistes ne bénéficient encore d'aucune clause d'exception et la profession s'inquiète. En clair, les services de renseignement pourront sans contraintes surveiller les communications des journalistes avec leurs informateurs, mettant à bas le précieux secret des sources et faisant planer une menace sur l'avenir de la profession. Selon Dominique Pradalié, rédactrice en chef de France 2 et secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), il s'agit d'un projet de loi liberticide qui va entamer la liberté d'informer et d'être informé. Il s'inscrit en contradiction avec la Constitution française, les lois et la jurisprudence européenne. C'est une intrusion inacceptable dans la vie privée de tous les Français d'une part, et dans les possibilités d'exercer correctement la profession de journaliste. 

Manuel Valls minimise le risque de dérive totalitaire

Protéger ? Respecter ? Libertés ?
Autant de mensonges
Face aux cris d'alarme, le Premier ministre a voulu défendre ce texte.
Persuadé, malgré son  précédent investissement personnel qui s'est soldé par une raclée aux départementales, en chef de parti, Valls s'est employé à terroriser les jeunes députés qui tiennent à rester dans ses petits papiers en l'imaginant un jour président. 
Il a garanti que, selon lui, "le projet n'installe en aucune manière un appareil de surveillance policière de la population". "Le principe de ciblage de toute surveillance sur des personnes menaçantes demeurera", a-t-il promis.
Manuel Valls a tenté de toucher la corde sensible, une grosse ficelle. Il a évoqué sept Français ou résidents français morts en commettant des attentats suicide en Irak et en Syrie. "Un phénomène nouveau [qui] doit retenir particulièrement l'attention pour son risque de réplique en France", selon le chef du gouvernement, soulignant "les redoutables capacités d'endoctrinement de Daesh". Par comparaison, Valls n'est qu'un petit garçon... 
Soulignant en fait le risque réel qu'il fait courir aux braves gens,
il tente d'endormir la vigilance des défenseurs des droits et des libertés. Plus globalement, le texte définit les missions des services théoriquement impactés, "de la prévention du terrorisme à la défense et la promotion des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France". Aujourd’hui, environ 6.000 écoutes sont déjà demandées chaque année.

Le Conseil national du numérique a lui-même pris position contre le projet, estimant que ce principe induit "une forme de surveillance de masse". Allusion faite aux pratiques de la NSA (ex-CIA) révélées notamment par Edward Snowden. 

Les opérateurs télécoms et hébergeurs menacent de leur côté de délocaliser en masse.

Les débats doivent s'achever ce jeudi mais le vote n'est prévu que le 5 mai, après les congés parlementaires. Du temps qui devrait permettre au débat de prendre une ampleur légitime... Face à l’importance de ce texte, les opposants réclament plus de temps, alors que le projet de loi est examiné en "procédure accélérée", soit une seule lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat. Or, le gouvernement souhaite voir son arsenal adopté d'ici l'été.

jeudi 9 avril 2015

Cyber-attaque djihadiste sur TV5Monde piratée par le groupe islamiste Daesh

TV5Monde forcée d'interrompre sa diffusion, son site Internet  et ses réseaux sociaux piratés 

La chaîne francophone TV5Monde a subi des 
piratages concertés  
Réponse du berger Daesh
à la bergère JeSuisCharlie
Des hackers se réclamant du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ont pris possession de l'antenne. Cette prise de contrôle a duré plus de trois heures, entre 22h00 et 1h00 du matin:  l'antenne de TV5Monde a été forcée d'interrompre sa diffusion, et son site Internet, ainsi que ses comptes Twitter et Facebook. 
TV5Monde ne semble avoir repris le contrôle de ses pages Facebook que depuis minuit, mais son site internet restait encore "en maintenance" jeudi vers 05h00. C'est seulement peu avant 02h00 jeudi que  le directeur de TV5Monde, Yves Bigot, a pu affirmer: "On a repris la main sur Facebook et Twitter." 

"On commence à pouvoir réémettre un programme sur un certain nombre de zones", mais "nos systèmes ont été extrêmement détériorés" par cette attaque "d'une puissance inouïe" et le retour à la normale "va prendre des heures, voire des jours", a-t-il ajouté. 

La chaîne internationale française s'est vu imposer un écran noir 

Toutes les émissions de TV5Monde ont été coupées entre mercredi 22h00 et jeudi vers 01h00, la chaîne affichant alors un écran noir.
Vers minuit, Y. Bigot expliquait que "nous ne sommes plus en état d'émettre aucune de nos chaînes. Nos sites et nos réseaux sociaux ne sont plus sous notre contrôle." 
En milieu de matinée le site web de TV5 Monde était toujours "en maintenance"...

Les islamistes ont affiché des revendications de l'Etat islamique 

Des documents présentés comme des pièces d'identité et des CV de proches de militaires français impliqués dans les opérations contre l'EI ont été postés sur le compte Facebook de TV5Monde par les pirates.
"Soldats de France, tenez-vous à l'écart de l'Etat islamique! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en", pouvait-on lire dans un message des pirates publié sur Facebook pour accompagner ces documents.
"Au nom d'Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberdjihad contre les ennemis de l'Etat islamique", ajoutait le texte.

Hollande mis en cause pour sa politique internationale

Le message accusait le président Hollande d'avoir commis "une faute impardonnable" en menant "une guerre qui ne sert à rien". 
"C'est pour ça que les Français ont reçu les cadeaux de janvier à Charlie Hebdo et à l'Hyper Casher", expliquaient les pirates, évoquant les tueries menées par des djihadistes français contre les dessinateurs libertaires de l'hebdomadaire satirique et le magasin casher de Vincennes qui avaient fait 17 morts, entre le 7 et le 9 janvier à Paris.

La France est le maillon faible de la coalition anti-djihadiste menée par Obama. Les forces militaires internationales procèdent à des bombardements aériens depuis plusieurs mois en Irak et en Syrie, où l'EI a pris le contrôle de vastes territoires et a déclaré un "califat".

Le CyberCaliphate est "en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains", affirmaient encore les pirates sur Facebook. Près de 1.500 Français au total ont en effet quitté la France à destination des zones de djihad en Syrie et en Irak, où ils constituent près de la moitié des djihadistes européens, selon un rapport du Sénat publié mercredi.

En octobre 2014, TV5Monde avait lancé la version arabe de son site 'Apprendre le français'...

Ce piratage et ces messages djihadistes en français sont intervenus le jour du lancement de TV5Monde Style HD, nouvelle chaîne thématique dédiée à "l'art de vivre à la française". Née sous l'impulsion du ministre français des Affaires étrangères, Lolo Fabius, et inaugurée en sa présence physique (mais somnolente), la chaîne a commencé à émettre... mercredi en français dans la zone Asie-Pacifique, dans les pays du... Maghreb et du... Moyen-Orient.

Le piratage "n'a aucun lien" avec ce lancement, soutient Bigot, qui justifie son déni en estimant qu'une cyberattaque d'une telle puissance nécessite des semaines de préparation. Et le lancement de TV5Monde Style HD, il a été improvisé ?

Ce matin, TV5Monde ne peut diffuser que des programmes préenregistrés 
Yves Bigot, s'exprimant sur RTL a déclaré: "à l'heure où l'on parle, nous avons réussi à restaurer un signal unique sur l'ensemble de nos chaînes mais nous ne pouvons diffuser que des programmes préenregistrés, nous ne sommes pas encore en état de rétablir la diffusion ni la production de nos journaux."
Quant aux émissions de la chaîne, "on commence à pouvoir réémettre un programme sur un certain nombre de zones", a-t-il ajouté.

"On est mécaniquement tenu à porter plainte, ne serait-ce pour marquer cette attaque et puis pour éventuellement plus tard travailler avec des assurances", a ajouté le directeur général, précisant "parce que même en réussissant à rétablir, on l'espère, dans la matinée nos diffusions, les dégradations infligées à l'ensemble de notre système de production et de diffusion sont importantes."

Deuxième plus grand réseau mondial de télévision derrière MTV, créé en 1984 par cinq chaînes de télévision francophones: TF1, Antenne 2, FR3, la TSR et la RTBF, TV5Monde, chaîne internationale de télévision basée à Paris, dont France Télévisions est l'actionnaire majoritaire (à hauteur de 49%, avec France Médias Monde, 12.58% et l'INA, 1.74%), peut être reçue dans plus de 200 pays et territoires dans le monde, en temps normal.

mardi 24 février 2015

Le déni de l'islamisme en France favorise la montée des communautarismes

La répression tout azimut, solution Hollande au terrorisme religieux comme à l'homophobie 

Il est reproché au président du CRIF, Roger Cukierman, des propos stigmatisants sur les "jeunes 
musulmans"

Le président Hollande accueilli au 30e dîner annuel du CRIF
 
par son président et son vice-président, Roger Cukierman 
et Francis Kalifat, le 23 février 2015 à Paris
et équivoques sur Marine Le Pen, à quelques heures du dîner de son organisation.
  
Au cocktail apéritif, le socialiste Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France, prenait parti: "C'est très embêtant (...) Là il fait la totale, l'ami Cukierman", a-t-il lâché. Quant à Jean-Vincent Placé (EELV), il a regretté que ce dîner n'ait pas été un "temps d'unité nationale maximale". Latifa Ibn Ziaten, mère d'Imad, le militaire assassiné par Mohamed Merah, terroriste islamiste franco-algérien et auteur des tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban campait dans le communautarisme: "Les jeunes musulmans se sentent déjà montrés du doigt. Ce n'est pas la peine d'en rajouter".

A son arrivée, l'ancien président Nicolas Sarkozy a pris le contre-pied de Serge et Arno Klarsfeld, qui avaient les premiers condamné les mots de R. Cukierman sur Marine Le Pen: "Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté (juive) qui tiennent des propos sensés," a-t-il commenté, avant  un vif échange, quelques minutes plus tard,  avec le numéro 2 du Crif, Francis Khalifa.

Roger Cukierman a tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son «vif regret» de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", a déclaré R. Cukierman, rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec D. Boubakeur. 

Il a réitéré sa mise au point sur la présidente du Front national, qui n'est «ni fréquentable ni irréprochable» tant qu'elle ne se désolidarisera pas des propos de son père. "Nous continuerons à ne pas inviter Mme Le Pen au dîner du Crif et à ne pas conseiller de voter pour le Front national".

Marion Maréchal-Le Pen, au secours de Cukierman, "broyé par le politiquement correct"

La classe politique française aurait remonté les
 bretelles du président du CRIF, selon l'élu FN du Vaucluse, suite à ses propos objectifs sur Marine Le Pen, lundi.  "Le président du Crif ne peut pas établir un état de fait sans être immédiatement broyé par le politiquement correct", a souligné,  mardi, Marion Maréchal-Le Pen sur France 2, après la déclaration de Roger Cukierman sur Marine Le Pen, lundi, suivie d'un rétropédalage. 
"Le fait que Marine soit irréprochable sur la question de l'antisémitisme est un état de fait. Elle n'a jamais été condamnée. (Le fait) que la majorité des actes antisémites en France sont le fait de musulmans est une réalité", a poursuivi la députée du Vaucluse.

Lundi matin, le jour du dîner annuel du CRIF, Roger Cukierman avait déclaré que Marine Le Pen est "irréprochable personnellement".  
Mais il avait dû revenir sur cette déclaration: "Marine Le Pen n'est pas une personne fréquentable, ni irréprochable, aussi longtemps qu'elle continuera à ne pas se désolidariser des propos de son père pour lesquels il a été condamné par la justice" et qui " continue d'accepter au Front national des personnalités qui sont des négationnistes, des vichystes, des pétainistes". A noter que si François Mitterrand a été pétainiste (photo ci-contre), il n'a jamais adhéré au Front national.

Le président du CRIF a subi des pressions de toutes parts, la bouderie du Conseil français du culte musulman, une espèce de réaction médiatique très forte. Bref, le mécanisme habituel de terroriser toute réflexion politique dans ce pays qui sort du cadre établi par la classe politique française", a-t-elle dénoncé.
"Marine Le Pen, à plusieurs reprises, s'est expliquée sur les propos de son père, elle a dit d'ailleurs qu'elle n'en partage pas le contenu; il n'y a là-dessus aucune espèce d'ambiguïté", a rappelé sa nièce. 

Hollande promet des sanctions accrues contre la "lèpre" de l'antisémitisme

Au 30e dîner annuel du Crif, le président Hollande a annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite, alors que les représentants musulmans du CFCM, choqués par des propos de son président Roger Cukierman, boycottaient le repas.
"Il n'y a pas d’antisémitisme ordinaire", a affirmé Hollande parlant d'une "lèpre» qui est "toujours là 70 ans après la Shoah" et que "la France combattra sans faiblesse".  Manuel Valls présentera "dans les prochains jours" un plan "aussi complet que concret", a précisé le président. Des "sanctions plus rapides et plus efficaces" vont être prises:  Hollande "a souhaité" que "tout propos de haine, raciste, antisémite ou homophobe ne relève plus du droit de la presse mais du droit pénal". C'est l'annonce d'une répression sur des bases subjectives et donc des règlements de comptes. De plus, sera renforcé le caractère aggravant de la connotation antisémite d'un délit.

"Nous allons renforcer les outils du droit" contre les personnes tentées par le djihadisme, a ajouté Hollande, annonçant la présentation en conseil des ministres, le 18 mars prochain, d'un projet de loi sur le renseignement. "Pour être efficace", Hollande a insisté sur la dimension européenne de la lutte contre le terrorisme et s'est félicité de l'application "d'ici la fin de l'année" du PNR (Passenger Name Record), la communication des données des fichiers de passagers aériens. 
Outre ses voisins européens, Hollande a également mis en cause les "majors" américaines, les mettant face à leurs responsabilités: "Si vraiment les grands groupes d'internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation". Lors de leur venue en avril, «nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'internet et je vous assure que nous contrôlerons son application". "

Roger Cukierman a appelé à une minute de silence en hommage aux victimes du "cauchemar effroyable que nous avons vécu au début de cette année".

Le président du CRIF faisait notamment référence aux tueries -par des djihadistes de France- provoquées par les dessinateurs libertaires de la feuille anarcho-révolutionnaire Charlie Hebdo et contre un supermarché casher près de Paris, qui ont fait 17 morts dont quatre juifs, ainsi qu'aux récents attentats de Copenhague qui ont fait deux morts, dont un juif mi-février.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et son président Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait choisi de bouder le dîner, une politique inédite de la politique de la chaise vide à ce rendez-vous œcuménique religieux et politique.

Le président du Consistoire israélite de France a apporté aujourd'hui son soutien au président du CRIF

Joël Mergui a dénoncé un "islamisme radical".
"On est dans un moment de vérité en France, on ne peut pas dire, faire comme si l'islamisme radical n'existe pas", a déclaré Joël Mergui, interrogé par i-télé (groupe Canal+).

"C'est une question de transparence de dire que quand des actes sont commis en disant 'Allah Akbar' ils sont commis au nom de l'islam", a-t-il ajouté, en référence notamment aux attentats commis depuis janvier à Paris.

"Quand des meurtres ont été faits en France, ou dans différents pays, en instrumentalisant l'islam, on a le devoir de le dire", a martelé le président du Consistoire, précisant que cela "ne concerne pas tous les musulmans" mais que "tous les musulmans doivent dénoncer ces actes faits au nom de l'islam". Plutôt que de poser un lapin aux CRIF...

mercredi 7 janvier 2015

Internet et supérette: les détenus sont des coqs en pâte en prison

"La prison n'impressionne plus" que les braves gens

Les produits de la vie courante moins chers dans les prisons

Les détenus paieraient moins cher qu'en supermarché les produits qu'ils achètent en prison. Quand le Nutella est vendu 1,11€ aux détenus, la ménagère moyenne doit débourser aux alentours de 2,30€ en supermarché… et l'administration, elle, paie 3,13€ à son fournisseur! Et l'administration, c'est qui ? Ce n'est ni Hollande, ni Taubira... Plusieurs syndicats dénoncent depuis quelques mois la mauvaise gestion de l'administration pénitentiaire s'agissant de la "cantine", où s'approvisionnent les détenus. "Que les détenus paient moins cher, cela ne nous gêne pas. Le pouvoir d'achat des détenus est aussi plus faible que la moyenne, explique-t-on à la CGT pénitentiaire. Il est en revanche problématique que ce soit l'administration, donc le contribuable, qui paie pour qu'ils profitent de ces réductions".

Les prix des produits vendus en prison ont été harmonisés. Un rapport de la Cour des comptes de juillet 2010 avait pointé les disparités très fortes de prix affichés dans les différents établissements de l'Hexagone. Sur certains produits, comme la canette de Coca-Cola, par exemple, l'écart pouvait atteindre 63%. Pour mettre un terme à ces inégalités, un même prix est désormais pratiqué dans l'ensemble des prisons gérées par l'administration pénitentiaire. "Quand les détenus ont vu le Nutella passer de 3€ à 1€, ils ont halluciné", se souvient Arnaud Gâteau, secrétaire général adjoint de l'Ufap-Unsa. Pour qu'aucun détenu ne constate de hausse de prix, tous ont été alignés vers le bas, si bien que l'administration pénitentiaire vend désormais certains produits à perte. En 2012, le syndicat évaluait à 20 millions d'euros la dépense supplémentaire induite.

L'administration pénitentiaire ne nie pas une perte d'argent sur certains produits. Et avoue même en payer certains plus cher auprès de son fournisseur que dans le commerce. Mais explique compenser par une marge plus importante sur d'autres. «Le compte de commerce consacré à la cantine doit s'équilibrer à la fin de l'année. C'est la première année que nous harmonisons nos prix, et gérons les cantines de façon globale. Nous ne savons donc pas précisément s'il sera ou non en déficit à la fin de l'année. Si c'est le cas, il faudra soit abonder, soit reconduire le déficit, et le corriger l'année suivante», explique Francis Le Gallou, sous-directeur à l'administration publique pénitentiaire. Si déficit il y a, l'administration assure qu'elle reverra sa politique tarifaire l'année suivante, afin de ne pas grever son budget.

Facebook des détenus: après les Baumettes, Nice aussi 

Comme les Marseillais des Baumettes (ci-contre), les prisonniers niçois, ont posté des dizaines de photos, et même des vidéos, sur Facebook.
Depuis les révélations de La Provence, lundi, sur la publication d'une page Facebook alimentée par les prisonniers des Baumettes, la polémique est vive sur ce qu'il se passe derrière les barreaux. Depuis leurs cellules, certains détenus diffusent sur les réseaux sociaux des clichés sur lesquels ils paradent, exhibant argent liquide et produits illicites.
Pendant la semaine des fêtes de Noël, elle a notamment été abreuvée de dizaines de photos montrant des détenus, tout sourire, s'exhibant à grands renforts de "selfies", dans leurs cellules, dans les coursives et dans la cour. On les voit aussi manipuler des liasses de billets, et des téléphones.
Alors que cette page a été découverte, la direction des Baumettes l'a fait supprimer le 31 décembre. Les syndicats crient au manque de personnels, et Force Ouvrière évoque carrément "une prison devenue un centre de vacances".  Pour Jacques, le père d'un jeune détenu des Baumettes, "c'est le Club Med. A l'intérieur, vous êtes logé, nourri. Le plus dur, c'est quand on rentre. Une fois que vous êtes dedans, que vous êtes bien imprégné, vous avez tout ce que vous voulez."
Image d'Epinal
En fait, plusieurs syndicats de surveillants se donnent des excuses, dénonçant une "dérive inquiétante". Il manque 50 surveillants aux Baumettes. Mais pour Karim, qui vient visiter son frère incarcéré, il y existe des complicités. "Cela veut dire que (les surveillants) ne font pas leur boulot correctement. S'il y a de la drogue et des couteaux, c'est la jungle", regrette-t-il. "Comment les détenus peuvent-ils faire entrer tout ces produits et objets ? "Les parloirs, les gardiens, ils ont des complices et ça fait rentrer des trucs. Pas gratuitement, c'est sur", élude ce proche de détenu. "C'est une mascarade, du grand n'importe quoi. Pendant que certains se marrent et d'autres qui pleurent".
David Cucchietti, le délégué CGT des surveillants des Baumettes, dresse un constat d'impuissance. "Cela prouve que nous, personnels de surveillance, n'avons plus la main mise sur la détention. Ce n'est pas possible", s'indigne-t-il au micro d'Europe 1. "Là, les détenus sont quasiment livrés à eux-mêmes. Avec les armes que nous avons trouvé, les couteaux, les téléphones, la drogue… Qu'est ce que vous voulez que l'on fasse ? On a des cellules surchargées de 2x9m2 : c'est un entrepôt qu'il y a dedans. Donc on fait des fouilles, mais avec les moyens que l'on a", poursuit le syndicaliste.
Face à ces révélations, le syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés (SPS) réclame quant à lui "une fouille générale du centre pénitentiaire de Marseille; l'apport d'effectifs de surveillants [...] et le désencombrement des cellules en détention." Le représentant du syndicat aux Baumettes, Jérémy Joly, signale que "de plus en plus de téléphones portables, d'armes blanches et de stupéfiants sont trouvés" lors des fouilles. L'été dernier, pas moins de 30 couteaux avaient ainsi été retrouvés en un week-end.

C'est une galerie de portraits en forme de défiance à l'administration pénitentiaire.
Des détenus qui posent en cellule ou dans la cour de promenade avec des billets de 50 euros pleins les mains, exhibant des morceaux de "shit" (résine de cannabis) ou en train de fumer la chicha. Des photos de groupe et des selfies tout sourire, version boys band. 

Après Marseille, une nouvelle page Facebook a été découverte à Nice.
Dans les douches ou la salle de musculation, en boxer ou en caleçon, muscles dessinés, et parfois même un joint à la bouche, les prisonniers de la maison d’arrêt de Nice se pavanent et prennent la pose. Au total, près d’une quinzaine se sont échangés des commentaires et ont "liké" leurs clichés mis en ligne, a rapporté Nice-Matin. Un compte Facebook similaire à celui des détenus marseillais, "MDR o Baumettes" (comprendre "mort de rire aux Baumettes") supprimé par l'administration pénitentiaire le 31 décembre dernier, non sans avoir récolté près de 4.800 "likes" de fans.
Une vidéo pour le Nouvel An... Et les détenus niçois ne se sont pas arrêtés là : l’un d’entre eux a même publié une vidéo enregistrée lors du réveillon du 31 décembre. Dans une rue adjacente au centre pénitentiaire, on voit ses proches tirer un feu d’artifice pour fêter la nouvelle année.
Effaré, le maire UMP de la ville, Christian Estrosi, a déclaré sur Twitter être "scandalisé" par la publication de ces photos sur les réseaux sociaux et "demande des comptes à Christiane Taubira", la garde des Sceaux. "Comment peut-on être un détenu et consommer de la drogue en toute impunité? Comment peut-on être détenu et disposer à sa guise des réseaux sociaux? J'avoue ma totale incompréhension et ma révolte", s’est indigné l’édile auprès du quotidien local Nice-Matin.
A Nice comme à Marseille, dotés de forfaits de téléphones portables, ces détenus se photographient entre eux ou façon 'selfie'. Provocation ultime et sentiment d'impunité, la vidéo du feu d'artifice est disponible sur les réseaux sociaux. Une façon pour les détenus de braver l'interdit, les téléphones portables n'étant pas autorisés en prison... "Cette forme de réaction est une opposition au milieu carcéral à la société. C'est une posture", analyse pour BFMTV Marie Crétenot avec l'indulgence qui sied aux humanistes de l'Observatoire international des prisons.

Si l'affaire des Baumettes laisse le PS indifférent, elle a également fait bondir le FN, qui a dénoncé "une page Facebook de la honte", mardi matin dans un communiqué. "Il est inadmissible que par violation répétée du réglement intérieur, les conditions de vie en prison deviennent, sous certains aspects, plus faciles que pour le commun des Français", estime le Front national.

Comment a-t-on pu publier de telles photos? 
Les téléphones portables sont interdits en prison. Alors ?
Pour Philippe Perron, le directeur interrégional de l'administration pénitentiaire, la page "MDR o Baumettes" avait été publiée depuis "l'extérieur" du centre pénitentiaire marseillais, avec des clichés "remontés de l'établissement". L'auteur, qui n'a pas été identifié, avait suspendu la page "dès que ça a commencé à se savoir". "On a tout de suite pris des dispositions après la découverte de cette page Facebook en ouvrant une enquête administrative et en saisissant le procureur de Marseille", avait-il indiqué. Par ailleurs, des "fouilles sectorielles" avaient été lancées auprès des détenus visibles sur les photos, et avaient déjà permis "de retrouver certains des objets présentés". 

Aucune précision n'est fournie sur les mesures disciplinaires envisagées par l'administration pénitentiaire... 
En février 2013, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL, les établissements pénitentiaires et centres de rétention, auxquels il souhaiterait voir ajoutés les EHPAD, établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, qui peuvent parfois intégrer certaines personnes "à l'insu de leur plein gré"), Jean-Marie Delarue, avait rendu un rapport annuel ébouriffant ! Il y déplorait l'absence d'amélioration des conditions de détention... 
Le moment est-il bien choisi pour pointer du doigt l'enfermement des "enfants" et pour faire campagne pour l'autorisation du téléphone portable dans les prisons? Les bonnes âmes nous expliqueront que si internet est déjà disponible, pourquoi pas les téléphones. Et le cannabis.