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mardi 5 mai 2015

La censure constitutionnelle attend la loi renseignement, selon Fillon

Une loi liberticide peut-elle être votée, puis déclarée constitutionnelle et républicaine ?

Fillon croit en un sursaut républicain

Le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser passer le projet de loi sur le Renseignement dans son état actuel, assure l'ancien Premier ministre UMP François Fillon mardi.
L'élu de Paris a dit avoir "une réserve" sur "ce qu'on appelle les moyens exceptionnels de renseignement, l'algorithme qui permet de détecter les comportements anormaux?" a-t-il nuancé sur RTL. 

Sera-t-il "utilisé uniquement contre le terrorisme, la prolifération nucléarisé et les atteintes vitales à la sûreté de l'Etat", s'est inquiété de savoir Fillon, à propos de ce texte soumis mardi en première lecture au vote des députés.

"Moi je pense que la rédaction du texte aujourd'hui est trop large", a poursuivi l'ancien chef de gouvernement. 

"Ma conviction, c'est que le Conseil constitutionnel ne peut pas laisser la rédaction telle qu'elle est"

Fillon sera-t-il suivi par les Sages ?
Fillon se décharge de toute responsabilité sur les Sages. "Je suis confiant sur sa décision", "en conséquence, je voterai ce texte, parce que je ne veux pas priver mon pays des moyens de la lutte contre le terrorisme". L'ambiguïté de ce positionnement demanderait des développements...

François Fillon a insisté sur sa détermination à saisir les juges du Palais-Royal avant même que le président François Hollande n'annonce qu'il lui transmettra le projet législatif. Il attend de voir quelle sera la question du chef de l'Etat.

Un homme de gouvernement peut-il constamment s'en remettre aux autres -les Sages et Hollande-  pour toutes les décisions les plus graves et singulièrement les libertés individuelles ? Fillon fait du Hollande avant l'heure, mais alors pourquoi en changer?

Faut-il que l'opposition compte plutôt sur la gauche radicale?
L'extrême gauche exprime une opposition catégorique à ce projet de loi. S'il est vrai que les démocraties occidentales doivent se protéger du terrorisme, qu'il soit d'inspiration islamiste ou révolutionnaire, il convient d'adapter les lois existantes et de les appliquer. Mais les risques de dérive totalitaire consentis par Hollande sont réels. La presse -qui se tient en retrait mais craint en fait pour la pérennité de la protection du secret de ses sources- agit en sous-main contre le projet défendu par un Urvoas sournois et prêt à tout au service du pouvoir socialiste. 
Le changement avec Hollande, c'est que le Parti socialiste est désormais favorable à 
- une suspicion généralisée,
- un fichage large et durable (droit à l'oubli ?),
- la vie privée des internautes contrôlée par une boîte noire,
- un premier ministre seul maître à bord, etc
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Mais où est la droite républicaine? 
En misant sur les nécessaires avancées pour la sauvegarde de la démocratie contre les attaques terroristes, ne joue-t-elle pas avec le feu qui menace les libertés, notamment sans contrôle du juge "indépendant", par simple décision administrative, c'est-à-dire du gouvernement, quel qu'il soit, Valls aujourd'hui, mais Marine Le Pen à l'avenir, alors que se profile précisément la menace FN en 2017 ?
L'extrême gauche ne sous-évalue pas le danger. 
La Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, Reporters sans Frontière, le Syndicat de la Magistrature (SM), Le Syndicat des Avocats de France, le Centre d’Études sur la Citoyenneté, l’Information et les Libertés (CECIL), La Quadrature du Net, etc. sont sans ambiguïté hostiles au projet de Valls de placer notre société sous surveillance policière.

VOIR et ENTENDRE
la mise en garde de 
Tristan Nitot, membre du Conseil national du numérique (CNN,  2013-2016) contre la surveillance de masse que Hollande veut mettre en place:


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