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mercredi 6 mai 2015

Bartolone ne croit pas au succès de Hollande en 2017 et préfère se réfugier au Conseil régional

Le futur ex-président de l'Assemblée nationale tente de conquérir l'Ile-de-France

Quelle mouche a donc piqué Bartolone, ce matin?
Le président socialiste de l'Assemblée est sorti de la réserve qu'impose sa fonction: partisan, il a préjugé que Ménard serait un "menteur ou plus fasciste qu'on ne pouvait l'imaginer." Il estime que, ce que la gauche appela d'abord un "fichage" mis en place par le maire de Béziers n'est plus qu'un "décompte" des élèves musulmans, mais qu'il "est infâme" néanmoins, bien que pratiqué sournoisement et par nécessité par l'ensemble des maires, gestionnaires des cantines scolaires municipales.

La colère des acteurs politiques socialistes fait pendant à la haine des quartiers
La justice politique n'est pas une chose trop idéologique pour ne pas être laissée aux juges, mais Claude Bartolone la devance en lui montrant la voie. "C'est à la justice de faire son travail",  a concédé à regret le haineux qui préjuge des éventuelles suites à donner à ce mauvais procès des hypocrites contre le maire de Béziers. Le troisième personnage de l'Etat-socialiste dit le droit au juge: il assure que son adversaire politique est condamnable "moralement" et que "c'est aussi aux fonctionnaires de dénoncer ce genre de pratiques déshonorantes pour la République"
Un appel indirect aux associations. C'est ainsi que le CRAN, qui est favorable aux statistiques ethniques, les refuse -au faciès- à certains maires. Ce député socialiste de Seine-Saint-Denis venait de s'emporter contre la publication des statistiques ethniques dont toutes les mairies disposent officieusement, ne serait-ce que pour les attributions de logements sociaux...  "Ca ne sert à rien, surtout dans un ancien pays colonial", prétend Bartolone. "Sur ma carte d'identité, c'est marqué 'né en Tunisie'", lance la petite tête prénommée... Claude.
VOIR et ENTENDRE ce représentant du pouvoir législatif s'abandonner à la colère, à la façon de Manuel Valls, acteur du pouvoir exécutif socialiste: 

Les égarements de Bartolone s'expliquent par sa reconversion politique et des arrières-pensées électoralistes. Sa colère -idéologique, politicienne et surjouée- révèle une ambition de retour à la sécurité de l'emploi. 


Bartolone se laisse tomber du perchoir


Après avoir abandonné la Seine-Saint-Denis qu'il gérait tant bien que mal, le président de l'Assemblée nationale a annoncé mercredi soir qu'il ne souhaite plus retrouver le 9.3, mais porter les couleurs de la gauche aux régionales, avec l'appui de l'Elysée, contre le socialiste Jean-Paul Huchon. "Je suis disponible pour être le candidat du rassemblement de la gauche".

Bartolone ferait don de sa personne à l'Ile-de-France. 
L'Assemblée nationale ne l'intéresse plus.  Mercredi soir, avant un meeting sur ses terres du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), Claude Bartolone, a révélé son intérêt pour l'Ile-de-France dès décembre prochain et dix-huit mois avant le renvoi annoncé de Hollande en Corrèze
"Si je dois être une solution, je ne me déroberai pas", a lâché le troisième personnage de l’Etat à son arrivée sur place, Martine Aubry à son côté, avant une réunion publique de soutien à la motion Cambadélis en vue du congrès PS de début juin. 
L’annonce du Tunisien 'Barto' a suffi à faire passer l’ordre du jour au second plan. "C’est une chance pour la gauche, pour notre région, c’est une bonne nouvelle", s’est illico félicité le patron des députés socialistes, l'ineffable Bruno Le Roux, lui aussi élu du département. Ajoutant: "Il y a nécessité d’une forme de renouvellement qui va nous permettre de rassembler la gauche". 


Coup dur pour la parité socialiste
Depuis cet hiver, les socialistes étaient à la recherche d’un troisième homme, capable de mettre fin au duel fratricide qui s’annonçait délétère entre le président sortant, Jean-Paul Huchon, et sa première vice-présidente, Marie-Pierre de la Gontrie
Ces derniers jours, à l’approche de la clôture des candidatures (théoriquement jeudi), la rumeur Benoît Hamon avait enflé dans les cénacles socialistes. Une menace à laquelle certains avaient toutefois du mal à croire, mais à laquelle Hollande répond par ce troisième homme, un rang qui risque de lui coller à la peau face aux candidats  Les Républicains (ex-UMP) et FN... "Il aurait décidé ça il y a trois mois", assure à propos de Benoît Hamon un anonyme néanmoins présenté comme un ténor. "Il était élu dans un fauteuil et devenait le sauveur de l’Ile-de-France mais là c’est trop tard: il ne peut pas faire campagne efficacement à la dernière minute", objectait lundi l'inconnu de la majorité.

Assez à gauche du PS pour contrer communistes et écologistes au premier tour?
 

Fin avril, le président de l’Assemblée nationale avait d'abord fait savoir à François Hollande qu’il n’était pas "candidat à la candidature". Cela revenait à laisser une porte entrouverte: Bartolone pouvait donc être candidat tout court, sans passer par la case primaire, à l'instar du "républicain" Hollande qui donne le signal de la mise des adhérents socialistes sur la touche. Face à la droite qui s’est mise en ordre de bataille derrière une femme, Valérie Pécresse, face à la menace de perdre la région la plus peuplée et la plus riche de France, l’ancien président de Seine-Saint-Denis, tente donc un coup. "Il veut être le candidat de tout le monde, du rassemblement de la gauche: c’est l’ADN de son combat politique", raconte l'un de ses proches.

Faute d'esprit, Bartolone donne son corps au PS. 
Après six mois de réflexion, le "faucon maltais", sombre, cynique, désabusé, relance le jeu socialiste sans répondre à de nombreuses interrogations. Les militants sont-ils déjà définitivement écartés du vote interne ? Combien de candidats prendront finalement le risque d'une veste électorale ?  Les proches de Marie-Pierre de la Gontrie ont-ils renoncé à opposer une femme à Valérie Pécresse ? Jean-Paul Huchon se laissera-t-il placardiser ? 
Outre, comme les autres, son ancrage francilien, Bartolone "la carpe", aurait deux atouts : l'onction de l’Elysée qui risque fort d'être un handicap et le blanc-seing de la direction du PS, où Jean-Christophe Cambadélis est transparent. Depuis 2008, Barto, qui n'a qu'une petite expérience ministérielle de trois ans auprès de Lionel Jospin, évincé en 2002, et l'ex-trotskiste Kosta, "le lapin", respectivement venus des écuries Fabius et Strauss-Kahn. Pour réussir, l'ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique ne pourra se contenter du générique: l'Ile-de-France a besoin du "princeps"...

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