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mercredi 17 juin 2015

Après Hollande, le président de l'Assemblée aussi est absent, parti en campagne

Bartolone a lancé sa campagne des régionales en Ile-de-France

Hollande et Bartolone ne font plus que des apparitions à leurs postes

Claude Bartolone, qui a chassé Jean-Paul Huchon de la candidature PS, a lancé mardi sa campagne à Créteil (Val-de-Marne), jouant la carte du rassemblement, celle de son camp et des différentes composantes sociales et territoriales de l'Ile-de-France. "Nous sommes tous l'Ile-de-France", a clamé à plusieurs reprises l'ancien président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, au cours d'un meeting qui aurait réuni quelque 1.700 personnes, selon les organisateurs.

Affichage trompeur d'harmonie
Bartolone était arrivé au Palais des sports flanqué d'Anne Hidalgo, qui compte au nombre des "frondeurs" et alliés de Martine Aubry contre Hollande et du président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, poussé vers la sortie par une partie de son camp, dont la maire de Paris.

Pour la photo et sauver les apparences, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis apparaissait à ses côtés, mais aussi des représentants des frondeurs (Jérôme Guedj) aussi bien que de la motion B, minoritaire (François Kalfon, celui qui a giflé un élu UDI, lors d'une réunion au salon des maires de France, Ie 14 avril 2015), "A gauche pour gagner" des frondeurs (Christian Paul, Laurent Baumel, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Guillaume Balas, Barbara Romagnan, Pouria Amirshahi, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon). "Ce n'est pas neutre après l'épisode du 49.3", persiflait son entourage.

La démagogie en gros souliers
Un mot pour les Franciliens issus de l'immigration et les migrants "victimes de la guerre et des persécutions", un autre pour les "classes moyennes", une phrase pour tous les citoyens "quel que soit (leur) être sentimental et sexuel", Claude Bartolone ratisse large, veillant à n'oublier personne, mais sans  toutefois s'appesantir sur les oubliés de la croissance et les Français en recherche d'un emploi: la Grande Couronne est en effet une épine dans le pied de la gauche, puisque le PS a subi une lourde défaite lors des départementales de mars, perdant la Seine-et-Marne et l'Essonne.

Promettant une "Ile-de-France humaine", il a brossé à larges traits les trois "grandes causes" qui constitueront l'armature de son programme: la qualité de vie (transports, logement, "droit à la nature"), la jeunesse, la vitalité.
Dans le domaine stratégique des transports, le candidat a consacré un long développement à la sécurité des femmes, qui ne doivent pas être victimes d'un "apartheid sexuel" [question des signes distinctifs d'appartenance ?] qui les condamnerait à "disparaître de l'espace public". Il a aussi promis d'être attentif au volet routier, car - après 17 ans de présidence socialiste sous Jean-Paul Huchon - "il reste des Franciliens qui (...) n'auront d'autre choix que la voiture".
Il s'est aussi fait le chantre d'une "révolution écologique". "La politique de la région sera (...) d'inspiration social-écologique (...) Parce qu'on peut vivre avec 4% de déficit budgétaire, pas avec 4 degrés de plus".
Sur le logement, la jeunesse et la vitalité, il faudra attendre pour en savoir plus...

Le candidat socialiste s'ancre résolument à gauche
Bartolone a annoncé une campagne "participative" et le lancement le 1er juillet d'un "tour du projet" qui le conduira "à la rencontre des Franciliens", avant la présentation de son projet "à l'automne".
Il s'est engagé à présenter des listes "rajeunies, ouvertes, de toutes les couleurs de l'Ile-de-France". "La moitié de nos listes seront conduites par des femmes", a-t-il maintenu devant une Anne Hidalgo tout sourire. Elle-même avait appliqué ce principe à ses listes d'arrondissement pour les municipales de 2014.

Bartolone s'est peu attardé sur le projet de son adversaire des Républicains, Valérie Pécresse, préférant la polémique frontale, caricaturale et méprisante qui augure mal d'un fair-play à venir. "L'Ile-de-France a rendez-vous en décembre pour dire non à ces idées-là. Non à cette conception de la société, fracturée, atomisée. Non à ce mélange de conservatisme et de cynisme. Parce que tout cela porte un nom: le sarkozysme. Et quel que soit le nom et le logo derrière lesquels il se cache, non merci, on a déjà donné", a-t-il lancé.

Le ton de l'agression est donné. "C'était un vrai discours de gauche, avec une vraie énergie. On est toujours très réconforté par les parcours républicains", s'est félicitée Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la campagne.
Au début du meeting, un petit film avait rappelé les racines de Bartolone, "un fils de prolétaire, un enfant de Tunis, né de père italien et de mère maltaise": Bartolone a choisi d'exclure les autochtones d'Ile-de-France.
Plus tôt dans la soirée, le porte-parole de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier, avait dénoncé la "confusion des genres" entretenu par un candidat PS "perché aux frais de la République" -allusion au choix de Claude Bartolone de conserver la présidence de l'Assemblée, malgré son entrée en lice.

Sous tension, Manuel Valls incarne donc seul cet exécutif largement déserté par les intermittents Bartolone et Hollande, mais avec raideur et brutalité.

 

mercredi 6 mai 2015

Bartolone ne croit pas au succès de Hollande en 2017 et préfère se réfugier au Conseil régional

Le futur ex-président de l'Assemblée nationale tente de conquérir l'Ile-de-France

Quelle mouche a donc piqué Bartolone, ce matin?
Le président socialiste de l'Assemblée est sorti de la réserve qu'impose sa fonction: partisan, il a préjugé que Ménard serait un "menteur ou plus fasciste qu'on ne pouvait l'imaginer." Il estime que, ce que la gauche appela d'abord un "fichage" mis en place par le maire de Béziers n'est plus qu'un "décompte" des élèves musulmans, mais qu'il "est infâme" néanmoins, bien que pratiqué sournoisement et par nécessité par l'ensemble des maires, gestionnaires des cantines scolaires municipales.

La colère des acteurs politiques socialistes fait pendant à la haine des quartiers
La justice politique n'est pas une chose trop idéologique pour ne pas être laissée aux juges, mais Claude Bartolone la devance en lui montrant la voie. "C'est à la justice de faire son travail",  a concédé à regret le haineux qui préjuge des éventuelles suites à donner à ce mauvais procès des hypocrites contre le maire de Béziers. Le troisième personnage de l'Etat-socialiste dit le droit au juge: il assure que son adversaire politique est condamnable "moralement" et que "c'est aussi aux fonctionnaires de dénoncer ce genre de pratiques déshonorantes pour la République". 
Un appel indirect aux associations. C'est ainsi que le CRAN, qui est favorable aux statistiques ethniques, les refuse -au faciès- à certains maires. Ce député socialiste de Seine-Saint-Denis venait de s'emporter contre la publication des statistiques ethniques dont toutes les mairies disposent officieusement, ne serait-ce que pour les attributions de logements sociaux...  "Ca ne sert à rien, surtout dans un ancien pays colonial", prétend Bartolone. "Sur ma carte d'identité, c'est marqué 'né en Tunisie'", lance la petite tête prénommée... Claude.
VOIR et ENTENDRE ce représentant du pouvoir législatif s'abandonner à la colère, à la façon de Manuel Valls, acteur du pouvoir exécutif socialiste: 

Les égarements de Bartolone s'expliquent par sa reconversion politique et des arrières-pensées électoralistes. Sa colère -idéologique, politicienne et surjouée- révèle une ambition de retour à la sécurité de l'emploi. 


Bartolone se laisse tomber du perchoir


Après avoir abandonné la Seine-Saint-Denis qu'il gérait tant bien que mal, le président de l'Assemblée nationale a annoncé mercredi soir qu'il ne souhaite plus retrouver le 9.3, mais porter les couleurs de la gauche aux régionales, avec l'appui de l'Elysée, contre le socialiste Jean-Paul Huchon. "Je suis disponible pour être le candidat du rassemblement de la gauche".

Bartolone ferait don de sa personne à l'Ile-de-France. 
L'Assemblée nationale ne l'intéresse plus.  Mercredi soir, avant un meeting sur ses terres du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), Claude Bartolone, a révélé son intérêt pour l'Ile-de-France dès décembre prochain et dix-huit mois avant le renvoi annoncé de Hollande en Corrèze . 
"Si je dois être une solution, je ne me déroberai pas", a lâché le troisième personnage de l’Etat à son arrivée sur place, Martine Aubry à son côté, avant une réunion publique de soutien à la motion Cambadélis en vue du congrès PS de début juin. 
L’annonce du Tunisien 'Barto' a suffi à faire passer l’ordre du jour au second plan. "C’est une chance pour la gauche, pour notre région, c’est une bonne nouvelle", s’est illico félicité le patron des députés socialistes, l'ineffable Bruno Le Roux, lui aussi élu du département. Ajoutant: "Il y a nécessité d’une forme de renouvellement qui va nous permettre de rassembler la gauche". 


Coup dur pour la parité socialiste
Depuis cet hiver, les socialistes étaient à la recherche d’un troisième homme, capable de mettre fin au duel fratricide qui s’annonçait délétère entre le président sortant, Jean-Paul Huchon, et sa première vice-présidente, Marie-Pierre de la Gontrie. 
Ces derniers jours, à l’approche de la clôture des candidatures (théoriquement jeudi), la rumeur Benoît Hamon avait enflé dans les cénacles socialistes. Une menace à laquelle certains avaient toutefois du mal à croire, mais à laquelle Hollande répond par ce troisième homme, un rang qui risque de lui coller à la peau face aux candidats  Les Républicains (ex-UMP) et FN... "Il aurait décidé ça il y a trois mois", assure à propos de Benoît Hamon un anonyme néanmoins présenté comme un ténor. "Il était élu dans un fauteuil et devenait le sauveur de l’Ile-de-France mais là c’est trop tard: il ne peut pas faire campagne efficacement à la dernière minute", objectait lundi l'inconnu de la majorité.

Assez à gauche du PS pour contrer communistes et écologistes au premier tour?
 

Fin avril, le président de l’Assemblée nationale avait d'abord fait savoir à François Hollande qu’il n’était pas "candidat à la candidature". Cela revenait à laisser une porte entrouverte: Bartolone pouvait donc être candidat tout court, sans passer par la case primaire, à l'instar du "républicain" Hollande qui donne le signal de la mise des adhérents socialistes sur la touche. Face à la droite qui s’est mise en ordre de bataille derrière une femme, Valérie Pécresse, face à la menace de perdre la région la plus peuplée et la plus riche de France, l’ancien président de Seine-Saint-Denis, tente donc un coup. "Il veut être le candidat de tout le monde, du rassemblement de la gauche: c’est l’ADN de son combat politique", raconte l'un de ses proches.

Faute d'esprit, Bartolone donne son corps au PS. 
Après six mois de réflexion, le "faucon maltais", sombre, cynique, désabusé, relance le jeu socialiste sans répondre à de nombreuses interrogations. Les militants sont-ils déjà définitivement écartés du vote interne ? Combien de candidats prendront finalement le risque d'une veste électorale ?  Les proches de Marie-Pierre de la Gontrie ont-ils renoncé à opposer une femme à Valérie Pécresse ? Jean-Paul Huchon se laissera-t-il placardiser ? 
Outre, comme les autres, son ancrage francilien, Bartolone "la carpe", aurait deux atouts : l'onction de l’Elysée qui risque fort d'être un handicap et le blanc-seing de la direction du PS, où Jean-Christophe Cambadélis est transparent. Depuis 2008, Barto, qui n'a qu'une petite expérience ministérielle de trois ans auprès de Lionel Jospin, évincé en 2002, et l'ex-trotskiste Kosta, "le lapin", respectivement venus des écuries Fabius et Strauss-Kahn. Pour réussir, l'ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique ne pourra se contenter du générique: l'Ile-de-France a besoin du "princeps"...

mercredi 23 avril 2014

Délinquance: rage du MJS qui nie les faits et appelle à une chasse aux sorcières

Les Jeunes socialistes qualifient Le Progrès de journal "digne de l'extrême-droite"

Jeunes, mais dans le déni 

La relève socialiste peut être pire que ses aînés et le montre
Les "locaux" prioritaires dans la stigmatisation...
"Cachez ce sein  ces chiffres que je ne saurais voir" Les hypocrites refusent de voir la réalité en face et un petit tableau explicite du journal lyonnais Le Progrès met en rage le MJS. Un brin dans une provocation susceptible d'alerter de vrais jeunes, le titre du quotidien de Lyon, "Délinquance: à chacun sa spécialité", montre en clair quel type de population est spécialisé dans quel type de délinquance. Et c'en est trop pour les jeunes idéologues déformés par les profs de la FSU ! Il ne fallait pas, selon eux, informer les Français de l'identité des pirates de distributeurs de billets, des voleurs de ferraille ou des "petits vols", des gens du voyage, clandestins mais intouchables.

Les twittos et autres réseauteurs proches du Mouvement des Jeunes socialistes sont aussitôt montés dans les tours, accordant un large écho à ce document du 22 avril. Dans un communiqué publié sur son site, l'organisation parle d'un "journalisme de caniveau" et dénonce l'imprécision du tableau: "Qui sont les 'groupes des cités' ? Pourquoi les 'Rom' sont-ils classés aux côtés des Roumains, des 'gens du voyage', et des 'toxicomanes' ?" ont-ils ergoté.

Le MJS occulte l'enquête du Monde mais sort le bazooka contre Le Progrès

Dans la surenchère de leurs aînés, le propos est excessif et violent.
"Cette initiative désastreuse insulte des millions de citoyens et est digne d’un journal d’extrême droite. Il est temps que le Progrès retrouve le chemin du journalisme et cesse de copier Minute.
Le Progrès doit publier des excuses auprès des millions de femmes et d’hommes stigmatisés par cet encart."
Le secret des sources en question !
Le Progrès de Lyon (à gauche) ne fait qu'imiter Le Monde (à droite)
 avant lui et impunément
Les commentateurs affirment que Le Progrès ne fait pas mention de ses sources. Mais il leur suffit d'un titre pour s'enflammer, avant d'avoir lu la version payante de l'article incriminé où se trouve l'information qui les titille... L'objectif est clairement de détourner l'attention de la guerre politique qui secoue le PS sur la question des 50 milliards d'économies imposés aux Français et dont les clandestins sont affranchis. 
Le MJS fait donc de Twitter une machine à buzz d'enfumage et se borne à tweeter de simples articles mis en ligne.

Marie-Pierre de la Gontrie, vice-présidente de la région Île-de-France, se prête dignement à l'opération de désinformation, dénonçant un peu hâtivement une "infographie indigne" du Progrès... Que pense-t-elle - avec les jeunes coqs du PS - de la stigmatisation des "nationalités" par Le Monde ?
La vice présidente de région sera peut-être atterrée d'apprendre que Le Monde est également "indigne"... 

Lire PaSiDupes sur les développements orchestrés par le PS contre Le Progrès: lien

jeudi 19 mai 2011

PS: le député-européen G. Savary assimile le viol au libertinage


Gilles Savary soutient la thèse du complot contre DSK



Les socialos paranos
sont-ils si petits ?




Le député de Paris, Jean-Marie Le Guen, avait été le premier socialiste à réagir


Dimanche matin, à l’annonce de l’arrestation de Strauss-Kahn pour une agression sexuelle présumée. Plusieurs proches du patron du FMI se sont alignés ensuite sur sa réponse: un récit qui « ne ressemble en rien à DSK», avait-il prétendu...

Michelle Sabban avait déliré dans son sillage

Avec véhémence, la vice-présidente strauss-kahnienne du Conseil régional d'Ile-de-France a aussitôt soutenu la thèse d'un complot visant le directeur général du FMI.
" Je suis convaincue d'un complot international. C'est le FMI qu'on a voulu décapiter et pas tant le candidat à la primaire socialiste", a-t-elle assuré.
La groupie avait d'ailleurs ajouté que Dominique Strauss-Kahn est " l'homme le plus puissant après Obama", au point de jeter sa gourme sur la moquette des Sofitel.

" Ca ne lui ressemble pas. Tout le monde sait que sa fragilité, c'est la séduction, les femmes. Ils l'ont pris par cela ", a-t-elle encore déploré, sans compassion aucune pour la jeune femme.

Doutant sans doute de la mort de Ben Laden, Michelle Sabban a le sentiment qu'il s'agit d'une "nouvelle forme d'attentat politique". Sur quels éléments se fonde-t-elle pour mettre en doute les accusations d'une femme de ménage ?
Lien PaSiDupes

Jean-Paul Huchon grognon
Choqué par une « histoire incroyable, épouvantable », il en a renoncé à monter les marches du Festival de Cannes, par solidarité avec «son ami». Le président de région devait assister à la projection d’un film soutenu par l’Ile-de-France, intitulé « L’Apollonide, Souvenirs de la maison close ».

Camba irradié
Souvent présenté comme le premier lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis a lu, lundi à Solférino, une courte déclaration de soutien à son champion. Incrédule sur la « culpabilité » de celui-ci, le secrétaire national du PS, chargé de l’international, a rappelé « qu’ON avait promis à DSK le feu nucléaire» dès lors qu’il serait candidat... tout en se défendant d’être un «adepte des complots».

Marie-Pierre de la Gontrie au bord de la pâmoison
La secrétaire nationale du PS à la justice et aux libertés, qui connaît [bibliquement ?] DSK « depuis 17 ans », demeurait incrédule lundi soir sur La Chaîne parlementaire: « Cette histoire me paraît complètement invraisemblable», assurait-elle, avec des airs de vierge effarouchée. Pour la vice-présidente de la région Ile-de-France, le patron du FMI « subit la culpabilité de la justice américaine dans l’affaire Polanski ».

François Patriat endeuillé
Le président de la région Bourgogne avait lancé fin 2010 un appel pour soutenir la candidature de DSK, parle, ces derniers jours, d’une «période de deuil» pour les partisans de l’ex-ministre socialiste. A Public Sénat, il confiait aussi soupçonner «un coup monté», estimant que l’affaire comportait «trop d’invraisemblances».

Collomb de Lyon s'est encore trompé de monture
Le maire de Lyon a fait son entrée, l’air abattu, au Bureau national du PS, mardi: « Les choses sont terribles.» Le sénateur-maire de Lyon, qui avait soutenu Désirdavenir Royal au congrès de Reims en 2008, roulait depuis activement pour DSK. Début mai, il avait lancé avec Michel Destot, maire de Grenoble, le club « DSK 2012 Rhône-Alpes ».

Pierre Moscovici succédané de DSK ?
Voilà quelques mois, il disait qu’il se présenterait si DSK ne le faisait pas.
Il a appelé à « la prudence et à la décence » après l’inculpation du patron du FMI. «Cette nouvelle est un choc qui nous bouleverse», confiait l’ancien élève de Strauss-Kahn, que ce dernier a fait entrer rue de Solférino en 1984. Début mai, le député tenait, avec son courant « Besoin de gauche », un déjeuner DSK pour préparer son retour en France. Il va pouvoir réduire ses frais de bouche...

Arrivée, lèvres serrées, mardi au côté de Pierre Moscovici, au Bureau national du PS consacré à la crise DSK, la députée strauss-kahnienne Marisol Touraine n'a retrouvé l'usage de ses cordes vocales que ce jeudi. « Un moment douloureux pour lui - sa fonction le passionnait», gémit-elle, soulignant que l’accusé «réaffirme son innocence».

Gilles Savary lui a emboîté le pas, dès le 15 mai


DSK est un "libertin"...

Dans un article publié sur son blog et intitulé « Gibier de guet-apens », le vice-président du conseil général de Gironde et membre du conseil national du Parti Socialiste avait alimentéla rumeur, "confirmant ce qu'elle laisse poindre depuis plusieurs jours". Oui, « tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin ».

Le viol, acte "consensuel", selon un journaliste de BFMTV
Savary ne croît pas un instant à la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn: «
il serait tout de même hallucinant que ce dernier, instruit d’un premier incident mutuellement consenti pourtant au FMI, exposé par ses fonctions et sa présidentialisation française, se soit rué sur une femme de chambre ».
La lutte des classes continue
"Qui connait DSK sait que sa séduction n'a jamais manqué de répondant féminin au point de prendre un risque politique et personnel aussi fou !"

Evocation gratuite d'une possibilité de complot
«
A vrai dire, dans l’entourage de DSK, on s’attendait à des coups tordus. Si c’en est un, il est proprement insensé ! », car, reconnaît-il, cette affaire risque bien de ruiner la carrière de celui qui était pressenti pour représenter les socialistes en 2012.

Gilles Savary parle "d'affaire abracadabrantesque"
Le directeur général du FMI a été arrêté, placé en garde à vue et inculpé à New York pour agression sexuelle et tentative de viol, mais le député européen estime pourtant que '"rien exclure, c'est aussi ne pas exclure un guet-apens qui arrangerait beaucoup de monde en France…"

Macho fier de lui qui fait des envieux
Savary est admiratif de l'obsédé sexuel en faisant allusion aux attraits du directeur du FMI pour les plaisirs de la chair "Tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin, qui se distingue de biens d'autres par une propension à ne pas le cacher". "Il est aisé de piéger une personnalité aussi peu résistante aux attraits de la gent féminine que Dominique Strauss-Kahn", insiste lourdement Gilles Savary.

Tandis que la bande à DSK élucubre

Le New York Post a annoncé que DSK envisage de développer le scénario d’une relation consentie -voire enthousiaste- avec la femme de chambre de l’hôtel new-yorkais Sofitel, ce que conteste formellement Maître Shapiro, l'avocat de la femme de chambre violentée.
Le présidentiable préféré de la gauche est désormais sous le coup de sept chefs d’accusation et risque jusqu’à 74 ans de prison.

N.B.
Le député socialiste (1954) est professeur associé à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux et enseignant-chercheur à l'Institut d'économie régional du Sud-Ouest,avec, en tout et pour tout, une maîtrise en sciences économiques, un DESS d'aménagement du territoire et un DEA d'analyse régionale et urbaine, mais ceci expliquant cela, sa carrière comme membre des cabinets de Philippe Madrelle, président du conseil régional d'Aquitaine de 1982 à 1985, puis président du conseil général de Gironde de 1988 à 1992 y est pour beaucoup.
En 2006, il était l'un des porte-parole de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal.

Et c'est kiki prend la tête dans les sondages ?

François Hollande !
Flamby 1er donnera aux femmes un peu de repos...

mardi 7 décembre 2010

Inéligibilité de Huchon: le Conseil d'Etat subit la pression du PS

Le PS entrave la justice du Conseil d'État pour Huchon




Jean-Paul Huchon,
prêt au décollettage




Risque d'invalidation du président de la région Ile-de-France

L'heure est grave
D'ordinaire, le bureau national du PS se déroule à huis clos. Parfois, les dirigeants socialistes entendent des consultants extérieurs pour éclairer les débats. Mais jamais ils n'invitent un socialiste extérieur aux instances nationales à participer à cette réunion hebdomadaire. Or, mardi pourtant, Jean-Paul Huchon était invité à venir s'expliquer sur la menace d'invalidation de son élection à la tête de la région Ile-de-France.
« Cette invitation est une démarche solennelle et exceptionnelle, une marque d'amitié et de solidarité qui traduit l'incompréhension dans laquelle nous sommes », raconte Harlem Désir, le numéro deux du PS et spécialiste mou des démarches embarrassées que fuit le brutal premier secrétaire, Martine Aubry.

Indécence socialiste
Jean-Paul Huchon a été applaudi à son arrivée au bureau national. Devant le Conseil d'État, ses avocats auraient notamment soulevé une «question prioritaire de constitutionnalité» pour contester la conformité à la Constitution de la sanction demandée à l'encontre de l'élu socialiste. Les avocats plaident la non-proportionnalité de la peine encourue, l'inéligibilité, au regard de la faute présumée.

Chantage vertueux
Dans la foulée, les proches d'Huchon agitent la menace d'un «tsunami» politique si la sanction devait être prononcée. Pour l'un de ses avocats, Arnaud Lyon-Caen, ce serait un «revirement de jurisprudence» qui pourrait avoir des effets dans d'autres contentieux électoraux.

Union sacrée socialiste contre la justice et les magistrats

Tous les socialistes serrent les rangs derrière Jean-Paul Huchon
Sa Cynique Majesté Royal, il fut un temps, l'invitait à passer les vacances autour de la piscine du couple Hollande sur les hauteurs huppées de Cannes. Aujourd'hui, elle lui téléphone pour l'assurer de sa solidarité. Sans doute irait-elle jusqu'à abandonner la tête de sa région ?...

Martine Aubry a lancé à demi-mot une mise en garde au Conseil d'État.
«La décision n'est pas prise, mais j'aimerais mieux comprendre ce qui, à l'évidence, a l'air de se préparer au Conseil d'État », a dit le premier secrétaire du PS sur France Inter.
La Ch'tite Aubry s'immisce
« Il ne s'agit pas de faire pression sur le Conseil d'État, mais d'exprimer une interrogation forte », précise un proche - anonyme - de la Ch'tite Aubry.

PS, Front de gauche, Verts - renforcent leur intimidation de l'institution républicaine
Par écrit, les 142 conseillers régionaux de gauche accusent le rapporteur public, le magistrat Édouard Geffray, chargé de dire le droit, de mener une action politique avec « un seul objectif: sanctionner le président de région en le déclarant inéligible ».

Les élus partisans instrumentalisent la faute présumée, sans s'attarder sur les faits reprochés.

  • Rappel des débuts de l'aventure socialiste : 2008
  • La Cour d'Appel de Paris avait confirmé, le vendredi 21 novembre, le jugement du tribunal correctionnel qui avait déclaré le président (PS) de la région Ile-de-France coupable du délit de "prise illégale d'intérêt" et l'avait condamné à une peine de six mois avec sursis en février 2007. Huchon comparaissait pour avoir, en tant que président de région, contracté des marchés publics avec des entreprises qui, en 2004, avaient embauché son épouse Dominique Le Texier, intermittente du spectacle. Mais la Cour avait estimé qu'"il n'y a pas lieu" à prononcer la privation des droits civiques qui avait entraîné son inéligibilité. Jean-Paul Huchon restait donc éligible.

  • Rappel de l'épisode précédent: 2010, nouvelle infraction
    A moins de six mois des dernières élections régionales, Huchon avait mené une campagne publicitaire litigieuse sur le thème des transports.

    La gauche menace le Conseil d'État de rebellion


    " Si Jean-Paul Huchon doit être invalidé, invalidez-nous ! »
    Cela reviendrait à annuler le scrutin régional en Ile-de-France, ce dont on ne veut pas entendre parler au PS. Pas question de démissionner en bloc donc, seulement d'en agiter l'idée pour faire passer le message: si Jean-Paul Huchon est invalidé, ce sera le chaos."

  • L'alternative

    Si la décision de la cour suprême de justice attendue dans deux jours invalidait l'élection de J.-P. Huchon, seuls les postes du président et le dernier élu de la liste seraient de nouveau soumis à élection.
    Mais si les élus du PS décidaient de mener une fronde contre la justice ils prendraient en effet la responsabilité, non pas d'un chaos, mais d'un nouveau scrutin, cet fois démocratique.

    Les socialistes persistent et signent

    Harlem Désir insiste pour que le Conseil d'Etat déjuge son rapporteur.
    « Je ne veux pas parler de cette hypothèse. Pour l'heure, nous espérons que le Conseil d'État ne suivra pas les conclusion du rapporteur ».

    Le reste des troupes PS s'est employé à détourner la ligne de feu sur la majorité.
    Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, nie le droit de recours. « Le recours de l'UMP devant le Conseil d'État constitue un scandaleux déni de démocratie (…) L'UMP refuse de reconnaître le vote des Franciliens ».
    De son côté, la majorité socialiste du Conseil régional dénonce, en un chœur « solidaire », une « campagne odieuse » menée par Valérie Pécresse. Celle-ci oppose au PS son devoir « de respecter la justice de notre pays et de la laisser travailler en toute sérénité ».

    Les socialistes craignent des divisions internes

    Le groupe PS redoute qu'une annulation relance des tensions entre courants
    Si les conclusions du rapporteur sont suivies, les conseillers régionaux procéderont à une nouvelle élection du président. Or, les Verts restent en embuscade. « Normalement, il faudrait faire voter les militants pour désigner un candidat. Mais, au vu des circonstances et avec l'accord de Solferino, il est probable que l'on se mette d'accord sur un candidat, indique-t-on.»

    Le PS se prépare à la succession

    Deux noms sont évoqués pour le remplacement de Huchon, ceux des vice-présidents Marie-Pierre de La Gontrie, avocate de 52 ans, adjointe au maire de Paris, conseillère municipale du XIIIe arrondissement. (lien PaSiDupes),
    En 2009, elle se déclarait prête à accorder le 'droit d'asile' à Rama Yade: lien PaSiDupes

    et Jean-Paul Planchou, né en 1948 dans le Lot, proche de Jean-Pierre Chevènement, maire de Chelles et ex-député du XXe arrondissement de Paris, réélu au Conseil régional d'Île-de-France, 3e vice-président chargé du développement économique, de l'emploi, des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), du tourisme, de l'innovation et de l'Économie sociale et solidaire (ESS).
    En 2009, le maire de Chelles et ses adjoints PS, PCF et Verts étaient mêlés à l’affaire de l’emploi et du parrainage d’un clandestin expulsable.
    En mars 2009, J.-P. Planchou discutait avec la communauté musulmane de la concession d'un terrain public de 12.000M2 pour l’implantation d’une école coranique, favorisant ainsi le communautarisme au détriment de l'intégration et du vivre ensemble.

    Sans négliger la possibilité de l'émergence du jeune président du groupe PS, Guillaume Balas, 37 ans, professeur d’histoire-géographie à Enghien (Val-d’Oise et proche de Benoît Hamon.

    jeudi 5 novembre 2009

    Le PS se dit prêt à accorder le « droit d’asile » à Rama Yade

    Discrimination socialiste sur la couleur de peau ?
    Alors, Rama Yade, séduite par la "république du respect ?"

    "Nous accordons à Rama Yade le droit d'asile."

    Cette formule-choc de respect est signée Michèle Sabban (PS, ci-dessous à droite) et rapportée par Le Canard Enchaîné mercredi.
    Le PS n’a rien su faire de Rama Yade, mais il la découvre depuis l’ouverture et entend maintenant la récupérer!

    Après avoir dénoncé l’ouverture à gauche pratiquée par la majorité présidentielle, voilà que le PS s’est mis en tête d’aller reprendre les trophées pris à l’opposition. La vice-présidente PS du conseil régional d'Île-de-France a observé que la secrétaire d'État aux sports est "en délicatesse dans son propre camp". Il est vrai que mardi devant les députés UMP, François Fillon a annoncé que le gouvernement n’oublierait pas les incartades de la "préférée des Français" ...
    Or, Michèle Sabban a confirmé ses propos mercredi matin et persiste et signe: "Oui, je propose à Rama Yade d'être tête de liste du PS aux régionales dans les Hauts-de-Seine. Je suis convaincue que c'est une femme de gauche. Elle le montre à travers ses discours et les valeurs qu'elle défend."

    Dans Le Canard Enchaîné publié de cette semaine, Michèle Sabban tentait de justifier ses variations d’attitude : "Nous accordons à Rama Yade le droit d'asile. Les dirigeants de l'UMP peinent à lui trouver un point de chute pour les régionales. Elle est élue à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, et je sais sa proximité avec certains socialistes. Pour toutes ces raisons, je lui promets le meilleur accueil." Michèle Sabban explique son intention de faire part au président de la région, Jean-Paul Huchon, de son idée. Après coup !
    Ainsi, le PS n’a-t-il pas assez de francs-tireurs en son sein et prépare donc sa rénovation d’une bien étrange manière.

    Les joies de la parité…

    Mise au courant, l'équipe de campagne de Jean-Paul Huchon
    ne semble pas partager cet avis.

  • Marie-Pierre de La Gontrie (ci-dessus, à gauche), également vice-présidente du Conseil Régional d'Île-de-France, mais surtout porte-parole du président sortant et candidat à sa succession en mars 2010, assène: "Cette proposition est une plaisanterie. Cela ne peut être que cela. C'est hors sujet, cela n'a aucun sens politique." Voilà un jugement sain à l’adresse de la camarade Sabban.
  • François Lamy, bras droit de Martine Aubry, connu comme elle pour son sens de l'humour au 3e degré, joue dans la même tonalité et veut croire à une blague... et se met donc à rire sincèrement, avant de souligner "l'ironie de Michèle Sabban"... N’est-elle pas follement drôle cette blague raciste ? La Gontrie est nettement moins sensible à cet humour beauf. Lire PaSiDupes: lien 1 et lien 2

    Et si on allait en effet accuser à nouveau le PS de racisme ?...

    Apparemment pas du tout !
    La presse engagée a bien pratiqué son auto-censure militante...
    Sabban peut donc s'autoriser de lancer sous forme de piqûre de rappel : "Rama Yade est une adversaire politique nationale et locale, elle soutient la politique de Nicolas Sarkozy, dont elle est même un emblème. Nous la combattons en France et en Île-de-France."
    Fini de rire. Silence, on tourne, pour les Régionales.

  • Aucune organisation vertueuse ne s'indigne
  • Que fait SOS Racisme si ce n’est plus une association dont le but affiché est de lutter contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination raciale ?
  • A quoi s’occupe donc la LICRA ? La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (ou) ne luttait-elle pas jusqu’ici contre le racisme et l'antisémitisme ?
  • La Halde ,alors ?
    Ne s’agit-il pas de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, « compétente pour connaître de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie » ?

  • Le CRAN, peut-être ?

  • Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) n’est-il pas d’habitude plus prompt à revendiquer pour « l'égalité des droits entre tous les citoyens » ?

    Comment expliquer cette indifférence générale des vertueux à l’insulte PS à Rama Yade, d’origine sénégalaise ? Elle n’est ni gay, ni iranienne, ni afghane, ni palestinienne…
    Nouvelle du jour :
    Désormais, la
    Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen (LDH) ne s’élève plus contre le racisme et les discriminations.
  • vendredi 13 mars 2009

    Vallini plaque Aubry

    Vallini démissionne de la direction du PS

    Aubry ne fait pas de prévention auprès des rebelles des quartiers régionaux

    Elle donne plutôt dans le sécuritaire


    Mamie Nova a donc recadré le petit Dédé Vallini (Lien PaSiDupes) qui a tendance a prendre le PS familial pour un hôtel. Le secrétaire national à la justice n’aurait pas supporté que la mama lui dise de monter dans sa chambre.
    Dédé Vallini démissionne séance tenante de son job de secrétaire national à la justice.
    C’était déjà son hochet sous la précédente direction, celle du père François, son bon papa Hollande, l’un de ses proches, donc. Le fax aurait ébranlé les murs d’un cabinet de la Rue de Solférino, vers 15 heures, hier jeudi.
    Du côté de la direction, on fait les «surpris», alors que le bruit circulait dans les salles de rédaction. «Je n’avais pas du tout entendu dire qu’il était sur le point de démissionner», feint Benoît Hamon.

    Vallini était son propre chef

    Le déserteur aurait des «raisons personnelles», assure le juge Vallini soi-même. Honnêtement, «il ne s’agit en aucun cas d’un désaccord de fond» avec la première secrétaire, Martine Aubry. Reste qu’André Vallini ne se serait guère acclimaté au fonctionnement de la nouvelle direction. «André n’était pas très à l’aise depuis le début, glisse un autre proche de l’ex-patron du parti, François Hollande. Il aime bien qu’on lui fasse confiance totalement. Ce qui était le cas dans sa relation avec François.»

    Ancien président de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, donc responsable des indulgences corporatistes pour le juge Burgaud, et membre de la commission Balladur sur la réforme des collectivités, ce spécialiste politiquement correct des questions judiciaires et institutionnelles n’aurait guère apprécié de se voir réprimander, au téléphone, par la nouvelle patronne pour avoir pondu, en solo, un communiqué sur la réforme du juge d’instruction.

    La concertation n’était donc pas pratique courante sous le règne de Flamby 1er : il suffisait que les enfants fassent leurs devoirs. C’est l’éducation des enfants à l’autonomie , selon le père François.

    Les nouvelles règles de la famille recomposée socialiste


  • Dédé s’était émancipé du père absent et s’était mis à ses devoirs, sans en référer à Mamie Nova. «Elle l’a chopé pour lui expliquer qu’elle devait donner son aval avant toute expression, rapporte un autre hollandais. Il s’est fait gronder comme dans une cour d’école…» Une admonestation dont le député de l’Isère a pris ombrage. «Elle n’est même pas parlementaire», aurait-il murmuré, rageur devant ses petits camarades, des lèche-bottes qui auraient rapporté à la maîtresse…
  • Du côté du premier secrétariat, François Lamy, bras droit de Martine Aubry, philosophe sur le rapport entre «le je et le nous». Puis, «s’il regrette qu’André soit parti», il souligne aussi une«volonté affirmée de mise en cohérence de la parole socialiste, qui est une demande des militants. Ce qui est demandé à chaque secrétaire national, c’est de mettre son talent au service du collectif. Ce qui constitue peut-être une différence par rapport à la période précédente»…
  • Un autre membre de la direction le dit plus crûment, mais anonymement, vu la liberté d’expression Rue de Solférino : «L’époque de François, où chacun faisait ce qu’il voulait dans son coin, est finie. Martine exige du travail collectif. Et on ne peut pas dire que ce soit la première qualité de Vallini…»

    La nouvelle justice socialiste

    Hier soir, c’est une signataire de la motion Aubry lors du congrès de Reims, Marie-Pierre de la Gontrie, qui a été désignée pour remplacer André Vallini.
    Ironie de l’histoire : l’élue de la capitale occupe déjà, dans la nouvelle direction, le secrétariat national aux libertés publiques. Et ses récentes expressions sur ce sujet, connexe à celui de la justice, avaient été ressenties comme concurrentielles, et de ce fait fort «désagréables», selon un de ses proches, au député de l’Isère.

    Marie-Pierre de La Gontrie est une femme, mais elle n’est pas de couleur

    Cette avocate, née en Savoie en décembre 1958, est une élue conseillère de Paris (PS) en 1995 et 2001, dont Bertrand Delanoë fait son adjointe, chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations.

    Une polyvalente, une bonne à tout faire !
    Depuis 2004, elle est également première vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France chargée des finances après avoir été, lors de la mandature précédente, vice-présidente en charge de la culture :
    En décembre 2008, elle est nommée Secrétaire Nationale du Parti Socialiste chargée des libertés publiques et de la Justice.

    Le delanoïste Patrick Bloche (1956), maire d'arrondissement, le XIe de Paris après son mentor, Georges Sarre, et secrétaire national sans attribution, abandonne son emploi fictif et devient secrétaire national aux media.
  • jeudi 15 janvier 2009

    Remaniement au PS: Aubry irriteVallini

    Marie-Pierre de la Gontrie remplace Vallini à la justice

    La vice-présidente du Conseil Régional d'Ile-de-France prendra la succession d'André Vallini comme secrétaire nationale à la justice du PS, a annoncé mardi Harlem Désir lors d'un point presse au siège du parti.
  • Mme de la Gontrie (1958), également chargée des libertés publiques et signataire de la motion Aubry lors du congrès de Reims, remplace à André Vallini, qui a démissionné lundi pour "raisons personnelles"… Cette avocate est adjointe au maire de Paris, chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations. Elle est aussi première vice-présidente du Conseil Régional d’Ile de France, chargée des Finances.
  • Le delanoïste Patrick Bloche, qui est né en 1956 à Neuilly-sur-Seine et était jusqu’ici secrétaire national sans attribution, devient secrétaire national aux media. Il a succédé à Georges Sarre (CERES) comme maire du 11ème arrondissement de Paris, le 29 mars 2008. Il est connu pour avoir été le président de la Commission des Lois, et rapporteur de la proposition de loi sur le PACS dont il fut le coauteur avec Jean-Pierre Michel.
  • Selon la rumeur, l’autoritarisme de la première secrétaire est devenu insupportable au très permissif Vallini.